CANCER: toute la vérité, rien que la vérité… La vie sans Père Noel

PIERRE JC ALLARD

Une étude qu’on croyait avoir mise sur une haute tablette, hors de portée des enfants, vient de tomber entre toutes les mains.  Vous savez la chimiothérapie, le fleuron de la science médicale, notre Ligne Maginot contre le cancer ou l’on a investi tant de notre fric et de nos espoirs ?  Eh bien elle ne sert a rien !  Plus souvent qu’autrement, elle nuit…   Ce sont ceux qui l’ont bâtie qui nous le disent.

Nos ingénieurs en santé ont flambé le poignon au Casino, posés quelques blocs de béton au hasard, mais s’ils voient un casque pointu sur les crêtes des Vosges, ils ne pensernt pas plus a s’y réfugier en s’écorchant aux barbelés qu’a aller se terrer dans unevieille  tranchée à Ypres ou Verdun.  Atteints d’un cancer, 75% de médecins refuseraient le traitement par chimiothérapieChoquant, vous ne trouvez pas ?

Ils nous ont menti ?  Disons quelques sérieuses restrictions mentales,: le suggestio falsi et le suppressio veri des théologiens….  Et  alors ? Alors, on ne regarde plus papa et maman de la même façon le premier Noel où l’ont sait…  On vient, en voyant s’évanouir le Père Noel, de comprendre la notion de complot.  On cesse d’être un enfant.

Le premier impact de cette révélation/aveu sera une énorme perte de confiance. Peu importe que c’ait été « pour notre bien’. On ne leur pardonnera pas de nous avoir transformés en bourriques. Surtout, parce que l’on ne se pardonnera pas à soi-même d’avoir cru que le gros bonhomme passait par la petite cheminée et que les cadeaux se payaient en amour plutôt qu’en argent.  On a été bien naïfs.  Désormais on va se méfier.

C’est la conséquence la plus grave de cette entorse è la vérité,  car dans les faits, on se doutait bien que la chimio ne fonctionnait pas toujours et qu’en fait la médecine elle-même ne fonctionne vraiment JAMAIS, puisqu’on meurt toujours….  Ce ne sont donc pas les faits qui causent problème, ce sont les perceptions. La médecine nous a trompé.   Ça apporte un nouvel éclairage et ça oblige à regarder de plus près…

Ces examens de routine à grand frais, pour sortir en guise de diagnostic des colonne de chiffres sur tout que que contient votre corps  –  chiffres qui sont toujours  trop haut ou trop bas, car l’intervalle de confiance est devenu une notion gênante –  c’est bon pour la santé …  ou juste pour les fabricants de pilules de la veille, préventives de malaises qu’on n’a pas ressentis et que l’on n’aurait peut-être jamais eus ?   Méfiance…

Quelqu’un a-t-il  cherché une corrélation entre l’augmentation du nombre de cancers du poumon, il y a une génération, et l’universalisation de la radiographie pulmonaire ? S’est-on demandé, si les pays sous-développés où il y a moins de cancers, n’en auraient pas moins, en partie, parce qu’on en cherche moins ?  …  Des questions qui mènent à des conclusions parfois contradictoires, troublantes si la confiance n’est plus làé

Attention!  Ne pas dire ptout de go que la médecine moderne qui vit en symbiose avec le pharmacien est une salope,… mais elle mène une vie bien libre, et son Jules n’est jamais bien loin.

Triste, et il y a pire. La médecine qui nous a trompé… c’est la science qui nous a trompé. Scientifiques, comme les politiques, nous enfumeraient-ils donc quand ça les arrange ?  Comment dès lors avoir ce qui est vrai et ce qui est faux ?  Comment savoir pour les changements climatiques, c’est déjà bien confus .   Comment savoir pour la nocuité vraie ou supposés de l’aspartame, pour les vrais conséquences à moyen terme de Fukushima, pour celles de l’uranium appauvri épandu en Irak et en Libye ?  Savant chéri, tu m’as menti pour le Pere Noel.  Enlève ta main de mon entrejambes et, pendant qu’on y est, je voudrais  revoir ces photos de l’homme sur la Lune et des tours qui tombent … Je me méfie.

Evidemment, le gros problème, c’est cet « intervalle de méfiance qui va s’élargir », mais il y a aussi une révision à faire de nos objectifs en santé.  car prendre conscience de notre impuissance face au cancer ne changera rien aux statistique de décès – qui sont et resteront de une mort par habitant –  et, sauf impact que l’on e connaitra que plus tard, l’on ne mourra sans doute pas significativement plus tôt ou plus tard du cancer parce qu’on aura dû renoncé à un traitement dont on aura posé au départ qu’il est inefficace.   Les fats ne changeront pas beaucoup… Mais cette nouvelle donnée peut changer radicalement notre attitude face au cancer et face è la vie et la mort

Un traitement par chimiothérapie faisaitt oublier l’inévitabilité de la mort pour lui substituer la quête de quelques années de survie , même si, selon les mots de l’Ecclesiaste, « on dirait qu’on n y a pas pris de plaisir ». En enlevant cette distraction, on  ramène la question de la mort à son essentiel: un dur moment à passer  dont l’instant précis est infiniment moins important que la façon dont il se passera.

C’est une nouvelle attitude qui peut être l’occasion de réorienter nos priorités en médecine pour en finir avec des idées moyenâgeuses.  Nous faire accepter une perspective hédoniste, celle que sans encore le dire  notre société veut privilégier.

Dans une perspective hédoniste, la première priorité est mise sur une « médecine de sortie ». Tout est fait pour que chacun puisse avoir une mort sans souffrances, sans angoisses, sans anxiété.  C’est la priorité absolue, puisque c’est le seul mal dont il est certain que nous devrons tous être soulagés . Tout le reste vient après….

Quand le cancer n’a plus de cure crédible, il devient plus urgent Ide cesser de confondre à plaisir l’euthanasie – qui ne doit JAMAIS être imposée  – avec l’assistance médicale au suicide qui doit  TOUJOURS être facilement accessible à l’individu majeur et sain d’esprit.

Cet individu majeur et sain d’esprit doit avoir le chois de mettre fin à ses jours vie dans les conditions les plus douces.  L’Hédonisme est roi.  On doit bien sûr s’assurer que son choix est libre et réfléchi, mais il est indécent de s’ingénier à le contester et à le contrarier.  Il est au contraire raisonnable que l’individu soit préparé psychologiquement à ce choix par son éducation et que la sagesse populaire la favorise au lieu s’y opposer.

Ne vaut-il pas prendre cette approche hédoniste et mieux s’occuper de la mort inévitable et de ce qui la précéde plutôt que  que de conduire aveuglement la médecine dans le cul-de-sac d’un acharnement thérapeutique qui cache souvent des intérêt inavouables ?

A ce sujet, la prise de position des spécialistes en soins palliatifs au Quebec contre toute assistance médicale à la mort  n’est-elle pas  bien typique, dans son égoïsme et sa fermeture a toute discussion, de l’obscurantisme qui prévaut sur cette question ?  Quand la chimiothérapie apparait comme un leurre, ce  refus de tout faire pour rendre la mort plus douce ne devient-elle pas encore plus obscene, caricaturale dune médecine qui est partie du problème plutôt que de la solution ?

Je reviendrai sur cette attitude  dans un autre article.  Tenons nous en aujourd’hui au scandale de la chimiothérapie. Disons clairement qu’elle ne semble hélas, aujourd’hui, ni la solution ni même une voie rationnelle vers le modeste gain d’un court répit et d’un peu de bien être.  Il semble bien, au contraire, qu’il chercher ailleurs et chercher autre chose. Il ne faudrait pas que le désir de sauver la face ou de protéger un ivestissement prenne le pas sur une réorientation des traitements et des buts de la médecine.

Cela, sans affirmer trop rapidement que la voie de la chimiothérapie, soit définitivement bloquée ; il n’est pas certain que quiconque aujourd’hui en ait la certitude. Il est donc sans doute souhaitable que certains individus aient la noblesse et le courage de s’offrir comme cobayes pour l’avancement de la science, permettant ainsi que cette voie de recherche ne soit pas totalement fermée. Mais  l serait  répugnant que l’on obtienne leur collaboration à ces expériences en leur faisant miroiter de faux espoirs.

Il faut dire la vérité, toute la vérité et s’abstenir de promettre des rémissions miraculeuses que les statistiques ne confirment pas et une qualité de vie durant ces rémissions à laquelle il semble bien que les médecins eux-mêmes sont les derniers à croire.

Ce rapport sur la chimiothérapie crée une situation difficile dont les effets vont se faire sentir en cascades, sur la médecine, sur notre rapport  à la science, à la  loi et la gouvernance, à la religion et la morale, à notre vision du monde, à la vie et la mort.

On se souviendra du jour où ce rapport est venu tout déranger..  Peut ton vivre sans Pere Noel ?  Peut-on vivre sans une baguette magique ? Certes, mais il va falloir en discuter entre adultes.  Faison-le et nous nous en porterons mieux.

 

Pierre JC Allard

4 pensées sur “CANCER: toute la vérité, rien que la vérité… La vie sans Père Noel

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    17 juin 2013 à 10 10 55 06556
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    Les meilleurs médicaments sont vos aliments, première ligne de combat. C’est parfois difficile, il y a tellement de savoir à absorber pour faire les bons choix, un spécialiste s’impose encore une fois.

    Un spécialiste, confusion et malheur au menu!

    Nous sommes à l’ère des spécialistes en tout genre en ce 21ième siècle. La médecine moderne, lié à la pensée bourgeoise libérale depuis la fin du 19ième siècle, c’est considérable complexifiée. Les spécialistes en médecine se font légions. La chimie, qui s’est considérablement développée à partir des années 1930, a développée une influence considérable sur la consommation des produits chimiques complexes en médecine et en psychiatrie. Depuis la nouvelle libéralisation des marchés et la naissance du marché mondial en dollars américain, L’industrie pharmaceutique décupla son marché dans les années 1980-90 en médecine et en psychiatrie, c’est la principale cause de l’augmentation du coût de la santé en Amérique. La deuxième, c’est les assurances privés en santé. Y-a-il complicité entre la médecine nord-américaine et les compagnies d’assurances privées? Si, oui qu’elle en est sa structure et son réseau sociétal? Quel est le coût réel, pour la santé publique, de cette complicité? Que devrions nous faire?

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    28 juin 2013 à 10 10 28 06286
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    http://www.huffingtonpost.com/jane-ellen-stevens/the-adverse-childhood-exp_1_b_1943647.html

    http://www.cdc.gov/ace

    « The ACE Study findings suggest that certain experiences are major risk factors for the leading causes of illness and death as well as poor quality of life in the United States. Progress in preventing and recovering from the nation’s worst health and social problems is likely to benefit from understanding that many of these problems arise as a consequence of adverse childhood experiences. »

    « This can’t be true. People would know if that were true. Someone would have told me in medical school. » Felitti, MD

    « Ça ne peut pas être vrai, ça se saurait. Quelqu’un me l’aurait appris durant mon cours de médecine. »

    Voir l’image de la pyramide dans le texte gouvernemental. Puis faites le rapprochement avec la pyramide de Maslow.

    Et Freud qui le disait en 1896 et Alice Miller en 1982. Qui a mis le couvert sur la marmite ?

    Idem pour le « cancer ».

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    30 juin 2013 à 8 08 26 06266
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    Tout à coup, j’ai compris.

    Le vrai message de cette publication est : « Voilà ce qu’il faut faire pour que l’économie continue à croître. »

    Un mécanicien vient de découvrir ce qu’il faut faire à un moteur pour assurer son « obsolescence ». Et assurer la pérennité de son travail et celui de son industrie.

    La raison utilitaire du malthusianisme.

    Bonne journée.

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    2 juillet 2013 à 11 11 45 07457
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    Noté sur la page FB de Sabrina Gatti :

    According to a CDC study released earlier this year, just one year of confirmed cases of child maltreatment costs $124 billion over the lifetime of the traumatized children. The researchers based their calculations on only confirmed cases of physical, sexual and verbal abuse and neglect, which child maltreatment experts say is a small percentage of what actually occurs.

    The breakdown per child is:
    • $32,648 in childhood health care costs
    • $10,530 in adult medical costs
    • $144,360 in productivity losses
    • $7,728 in child welfare costs
    • $6,747 in criminal justice costs
    • $7,999 in special education costs

    Je crois que ces chiffres sont sous-représentés en regard des traitements médicaux, entre autres.

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