L’hypersexualisation, c’est trop…

Unknown

CAROLLE ANNE DESSUREAULT :

En déambulant devant les vitrines alléchantes des boutiques dans un centre d’achats l’an dernier, j’ai ressenti une lassitude émotionnelle devant les photos et posters commerciaux qui présentent des sous-vêtements féminins dans des corps de très jeunes filles, abondamment maquillées, provocatrices, aguichantes et sensuelles. J’ai ressenti une sorte « d’écoeurantite aigüe » en constatant la manipulation des adultes (généralement des hommes) qui photographient ces ados en les incitant à exprimer leur côté séducteur et sexy. Résultat : on oublie le soutien-gorge et la culotte, on ne regarde que le corps, les cheveux éblouissants, le regard d’ange encore pur qui tranche par contre avec un sourire équivoque, lascif. On imagine presque le regard du photographe posé sur le corps de l’enfant-femme qui lui fait croire qu’elle est une vraie femme. Il la pousse à la sensualité, il la félicite de son regard de vamp et de salope. Le mélange est parfait : innocence et concupiscence à la fois.

Je voulais ce jour-là m’acheter un soutien-gorge et une culotte, mais je n’ai rien acheté parce que je n’en avais plus le goût. J’avais plutôt du dégoût pour le constat triste d’une hypersexualisation de la femme dans notre société. Entrent dans cette catégorie les fillettes, les adolescentes, les jeunes femmes. Et dans l’ombre toutes celles qui veulent jouer à ressembler à ces femmes qu’on hypersexualise. Point. On se sert de ces jeunes personnes pour vendre aux plus âgées les vêtements qu’elles portent. Il n’y a pas seulement les sous-vêtements qui servent d’hypersexualisation : une petite robe; un collant; une chemise à demi-ouverte sur une poitrine naissante. Une marque de shampoing, des produits de beauté – et là, c’est le comble du ridicule, de présenter des crèmes rajeunissantes appliquées sur des épidermes de filles de treize ou quinze ans. En fait, tout est suggestif, trop exagéré, trop mensonger.

Tout ça m’a laissé une impression de pornographie organisée, légalisée, banalisée à force d’être répandue. On fait croire à la clientèle féminine avide de bien paraître qu’on veut bien la servir, mais pas du tout, c’est l’exploitation de l’image de la femme objet qu’on fait. C’est la réduction de la féminité à une fin avant tout sexuelle, objet de plaisir.

J’ai cherché sur Google des images de jeunes modèles comme vous les verrez ci-dessous. Puis, je suis tombée sur un article du Dr Boris Cyrulik, psychiatre, neurologue et éthologue qui dénonce l’hypersexualisation, comme suit : « Aujourd’hui on déguise les petites filles en friandises sexuelles dans une course à l’apparence, à la beauté, à la séduction, au culte de soi. Je ne peux pas accepter ce règne de la futilité et de l’instrumentalisation, qui fait le jeu des médias et de l’industrie de la mode et qui est si contraire à la dignité de la personne humaine. Il faut donner un peu de chair à ses principes, avec des décisions et des engagements politiques clairs. »

Quant à la scénariste française, Chantal Jouanno, qui a élaboré un rapport publié le 5 mars sous le titre : « Contre l’hypersexualisation », elle croit « qu’aujourd’hui les enfants construisent leur identité sur une régression de l’égalité homme-femme, sur le retour des stéréotypes qui se glissent dans les clips, les jouets, les émissions de téléréalité. Le danger est individuel mais aussi collectif : celui de voir naître une génération qui aura intégré dès le plus jeune âge, non par éducation mais par défaut, l’inégalité des sexes. Nous avons, en tant que parents et élus politiques, une grande responsabilité. »

À notre ère très axée sur l’image, on a fini pas banaliser l’exploitation du corps féminin. Ce ne sont plus des soutiens-gorges, culottes, bas ou camisoles qu’on montre vraiment, ce sont les poses lascives et suggestives de corps féminins.  Voici quelques pubs :

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LA SEMAINE PROCHAINE, L’ARTICLE PORTERA SUR LE SEXE ET LE PRODUIT.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Carolle Anne Dessureault

Née au Québec, Carolle Anne Dessureault a occupé plusieurs postes en administration, dont celui de vice-présidente dans un parc technologique de la province. Elle est auteure de plusieurs ouvrages. Médaillée d'argent en art oratoire chez Toast Masters, elle a donné des centaines de conférences sur le bien-être intérieur. Elle a voyagé dans une trentaine de pays. Elle croit profondément dans l'épanouissement de la personne par la pratique de l'attention vigilante : la pleine conscience.

14 pensées sur “L’hypersexualisation, c’est trop…

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    19 mars 2015 à 8 08 31 03313
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    @ Je vois que tu ne recule devant rien pour t’exprimer Carolle

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      19 mars 2015 à 9 09 16 03163
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      Bonjour Robert,

      Il n’y a pas que l’impérialisme stade suprême du capitalisme qui sème la confusion et le désordre social. L’hypersexualisation est un travers humain qui déshumanise un individu et l’éloigne de son intégrité en le traitant comme un objet. Il n’y a pas d’innocents. Utiliser et flatter un jeune enfant pour en faire un objet de marketing rentable est très bas.

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    19 mars 2015 à 10 10 02 03023
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    Oui Carolle et l’attaque que mène la bourgeoisie contre notre enfance et les adolescentes m’écoeure au plus haut point

    Ce sont des animaux et des bandits d’afficher ainsi nos enfants comme des marchandises au plus offrant – et ils nous font nous chicanés à propos du voile et du shador et le j-string pour enfant de 10 ans ???? Tabarnak.

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    19 mars 2015 à 12 12 28 03283
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    En effet, Robert, on peut dire « Tabarnak »

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    2 avril 2015 à 13 01 38 04384
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    L’hypersexualisation, c’est une histoire de société et de gens d’affaire qui veulent faire de l’argent. Les modèles utilisées pour les photos de lingerie et de plusieurs produits variés qui n’ont rien à voir avec le corps de l’individu en sont bien la preuve.
    «Notre produit vous offre la beauté d’une jeune adolescente de 15 ans! Notre produit vous fera ressembler à l’une des femmes les plus attirantes qui soit!» Que de bonnes excuses pour venir piquer l’intérêt d’une partie de la société qui, depuis plus d’un siècle, se fait constamment répéter que l’apparence est la seule chose qui compte.
    Oublions la confiance en soi et la personnalité, tout se joue sur les allures et ce, dès le plus jeune âge. Je ne suis même pas encore dans la vingtaine et pourtant j’aperçois la différence entre mes années et celles des enfants aujourd’hui. Lorsque l’on se promène dans les rues ou centre commerciaux, ce qu’on voit, ce sont des jeunes filles qui tente de recréer le regard aguicheur de ces magnifiques femmes retouchées sur les affiches, ce sont des jeunes filles qui ne comprennent ce qu’est l’attirance sexuelle et qui pourtant, se veulent le plus provocatrice possible.
    Cela m’attriste de voir que notre société, qui se veut criante d’égalité, est prisonnière d’une ribambelle d’idéaux de consommation et de dévalorisation sexuelle excessive pour qui la définition même de la beauté est une enfant de 15 trop maquillée.

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    2 avril 2015 à 21 09 15 04154
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    @St.Laurent

    Votre regard sur cette situation est lucide, sans fard. Je vous remercie d’avoir pris le temps d’exprimer votre opinion.

    « Cela m’attriste de voir que notre société, qui se veut criante d’égalité, est prisonnière d’une ribambelle d’idéaux de consommation et de dévalorisation sexuelle excessive pour qui la définition même de la beauté est une enfant de 15 trop maquillée. » C’est en effet un constat très attristant.

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    6 avril 2015 à 16 04 57 04574
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    «Écoeurantite aigüe», c’est le cas de le dire. Des photos qui pourraient et devraient se faire censurer en raison de leur caractère pornographique s’accumulent jusqu’à ce que nos rues et nos têtes en débordent. À force d’y être confronté, notre cerveau en ébullition ne peut même plus réaliser que tout cela est révoltant. Oui, c’est révoltant. Depuis quand est-ce devenu acceptable de vendre une petite culotte en rabaissant une jeune fille à un tas de chair? Depuis quand est-ce devenu acceptable d’oublier l’intelligence et la personnalité de la femme pour la traiter comme un morceau de viande? Comment voulez-vous que la jeune fille combatte ses complexes en se faisant dire mille fois par jour que la seule manière de se faire remarquer par les autres est en étant parfaite? Et que pour en faire autant, son corps ne doit être ni trop gros, ni trop squelettique; il ne doit être ni trop grand, ni trop petit; il ne doit être ni trop blanc, ni trop noir. La présente critique est vrai, est authentique, est sincère. Elle est un cri du cœur et de l’âme d’une femme comme les autres qui ne peut pas croire le décalage, ou plutôt l’abysse, entre la réalité et la publicité. L’auteure a raison: c’est immoral, c’est anormal. Que faut-il faire, à présent, pour revenir en arrière? Est-ce même possible?
    De l’autre côté de la médaille, par contre, se trouve la présence de l’homme. Oui, le féminisme pur et dur les critiquent et a parfois raison, mais les hommes sont, à quelque part, victimes aussi. Ils sont victimes d’une société qui les pousse à avoir soif de pouvoir, de domination. Ils sont victimes d’une société qui les tente en faisant défiler sans arrêt des images de fesses et de seins sous leur nez. Comment voulez-vous qu’ils agissent devant une femme qui ne cherche qu’à se faire diriger, qui ne cherche qu’à se faire violer? Je n’excuse pas leur discrimination, je ne le ferai jamais, mais je me demande ce que la femme ferait, elle, si elle était quasi forcée à exercer un pouvoir démesuré sur l’homme.

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    6 avril 2015 à 21 09 11 04114
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    @Quinoa

    J’aime beaucoup votre réaction – une révolte saine devant l’abaissement du corps de la jeune femme qui prend sa valeur dans son rôle d’objet.

    Dans cette exploitation de l’hypersexualisation, existe une grande complexité. Une pub marketing faite par des agences bien reconnues et dites sérieuses, des gens qui se présentent bien, et un système constitué du pouvoir de l’argent et de l’attrait de l’image et la recherche justifiée en apparence d’une jeune mannequin la plus aguichante tout en restant enfant. Comment s’étonner par la suite que des jeunes se sentent perdus et ne savent pas qui ils sont ?

    Merci d’avoir commenté.

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    7 avril 2015 à 13 01 51 04514
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    De nos jours, de voir de jeunes enfants habillés comme leurs parents est commun, c’est même devenu la mode. Comme tout le monde dit cela est beau à voir. Par contre, cette tendance ayant des allures tout à fait anodines, est la base d’un véritable problème qui ne cesse de prendre de l’expansion. Inconsciemment, nous amenons nos enfants à l’hypersexualisation.

    Effectivement, il est facile de prendre conscience de la gravité du problème. Partout où nous allons, il nous est possible de le constater : les jeunes filles s’habillent de façon inappropriée. Effectivement, la société joue un grand rôle dans cette situation grave qui est devenue tout à fait normal pour plusieurs. Par contre, nous ne pouvons pas justifier se laisser-aller que de cette manière, car les parents, ceux qui laissent leurs fillettes se vêtir de jupes courtes et de chandail décolletés, alors qu’elles sont encore considérées comme des enfants, sont aussi en tords de toléré cette mode. Est-ce normal de voir une mère achetée un soutien-gorge à motifs à sa fille, qui est plate comme une galette et qui ne semble pas avoir plus de 10 ans? Vraiment décourageant. On peut très bien voir que les parents y mettent de leurs touches pour encourager le phénomène qu’est l’hypersexualisation.

    Non seulement les tenues vestimentaires dévoilent cette nouvelle tendance à l’hypersexualisation, mais leurs comportements aussi! De savoir que de jeunes filles proposent de faire des fellations pour être plus populaire à l’école ou pour relever un défi lancé par ses amies est inacceptable et renversant! Où sont les parents? Ne voient-ils pas que leur fille n’a pas l’âge pour porter tous ses vêtements dégradants qui la rendent vulnérable à la pratique d’activités sexuelles? Évidemment la réponse est non! Non, les parents sont trop occupés au travail pour s’en rendre compte. Les jeunes filles n’ont donc comme seul modèle que ces autres jeunes filles qui posent pour leurs boutiques préférées ou encore leurs actrices préférées. De plus, trop pressés pour s’obstiner, les parents de ses jeunes sont prêts à tout accepter pour obtenir la paix. Dernièrement, j’ai parlé à la mère d’une amie de ma cousine. Elle me comptait qu’elle venait chercher sa fille, de 9 ans, pour se rendre dans une boutique de «piercing» afin que cette dernière se fasse percer le nombril. Lorsque j’avais cet âge, il y a donc 10 ans de cela, je jouais encore à la poupée et mon habit préféré était constitué de short de basket-ball et d’une camisole Hello Kitty. Réveillez-vous chers parents! Il est toujours temps d’améliorer la situation, mais pour cela, les parents doivent reprendre leurs rôles et s’imposer. Nous devons agir auprès des adolescents en général et les sensibiliser sinon c’est peine perdue.

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    7 avril 2015 à 20 08 35 04354
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    L’hypersexualisation est un fléau épidémique d’une génération grandissante qui tarde à se faire dénoncer. Notre société actuelle semble immunisée à ses images qui, quelques décennies auparavant, aurait fait couler beaucoup plus d’encre. Pourtant, il ne suffit que de lever la tête pour apercevoir l’ampleur de cette maladie commerciale.

    Malheureusement, le problème ne se résume pas qu’à l’immoralité de cette pratique. Déguiser des adolescentes de 15 ans en jeunes femmes entraine des répercussions bien plus importantes qu’une industrie sans valeurs morales. L’image de la femme telle que les produits commerciaux la présente mine et handicape la confiance en soi d’une génération tout entière. Rien de pire qu’un modèle inatteignable et inventé de toute pièce pour lancer des millions de jeunes filles à la recherche de l’impossible.

    Bien que l’hypersexualisation entraine bien des débats concernant l’inégalité des sexes et les publicités choquantes, rien ne retiendra plus mon attention et mes préoccupations que la confiance minée de jeunes filles bombardées d’images hors d’atteinte.

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    7 avril 2015 à 21 09 17 04174
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    Je vais simplement commencer par dire que je suis tout à fait d’accord avec votre position. La société est tellement superficielle de nos jours que des tops modèles peuvent nous vendre presque n’importe quoi.
    D’un autre côté, c’est vrai que la sensualité et la nudité vend, surtout chez les hommes. Le problème c’est qu’ici, le public cible est constitué de femmes. Je ne comprends pas ce qui pousserait une femme à acheter un produit qui les dégrade au rang de simples objets sexuels aux mains des hommes. Les femmes se sont battues pendant longtemps pour essayer d’atteindre l’égalité avec les hommes et je trouve dégoutant que notre génération soit si superficielle qu’elle est prête à jeter aux poubelles tout le progrès qui a été fait en banalisant de telles publicités.
    Pour en revenir aux hommes, ils ne se posent pas de question à savoir si le produit est bon ou non, tant qu’il est présenté par une belle femme très légèrement vêtue. Mais comme vous l’avez mentionné dans votre texte, on parle de nos jours de jeunes filles, d’adolescentes. L’âge de ces filles est définitivement inapproprié et on se demande même où est la limite entre publicité et pornographie juvénile.
    La société se demande encore pourquoi les jeunes filles veulent toutes être minces et belles et pourquoi elles ressentent autant de pression à atteindre «l’idéal féminin», même si la réponse est droit devant eux. On voit ce genre de publicité partout et elles sont présentées aux jeunes filles comme la perfection. Non seulement est-ce dégoutant mais c’est aussi triste de savoir qu’en plus de dévaloriser les femmes et de les montrer comme des objets sexuels, ce genre de publicité fait en sorte que les adolescentes, de nos jours, se sentent mal dans leur peau.

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    7 avril 2015 à 22 10 44 04444
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    Alors que les femmes d’hier se sont battues comme des forces nées afin d’obtenir une certaine égalité entre les sexes, nous voilà, nous, femmes d’aujourd’hui, prêtes à retourner à la case départ, là où nous étions que des objets. Oui, aussi stupide que cela puisse paraître, l’hypersexualisation transforme le corps des jeunes filles en vulgaire petit jouet. Le plus absurde dans cette histoire, c’est que notre société qui, soit dit en passant, ne jure que pour l’égalité, en est fière. Aujourd’hui, notre aire bourre le crâne de nos enfants dès leur plus jeune âge avec ses publicités mensongères. Mais où croyez-vous que cela nous mènera? En effet, nous fonçons droit devant une sexualisation bien trop précoce. Les médias ne nous vendent plus des objets, mais bien ce que ces objets feront de notre corps. D’ailleurs, notre survalorisation de l’apparence et, par le fait même, de la sensualité nous détruisent à petit feu. Qu’attendons-nous pour sensibiliser notre génération future sur ce phénomène destructeur d’estime? Arrêtons aujourd’hui cette épidémie de trouble alimentaire en s’immunisant contre l’hypersexualisation.

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    8 avril 2015 à 8 08 54 04544
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    @Laurence Pépin
    @St.Lawrence
    @St-Laurent
    @Anne-Marie

    Tout ce que vous dites révèle bien le malaise profond qu’engendre une hypersexualisation, qu’elle provienne des faiseurs d’images publicitaires, de la mode, ou de la naïveté des parents. Le plus grand dommage est fait sur l’estime de la personne. Pourquoi notre société n’apprend-elle pas aux jeunes à s’aimer, à aimer ce qu’ils sont en fonction de leur responsabilité, de leur force intérieure, de leurs talents, leurs qualités en tant que personne. Les jeunes et aussi les adultes, nous sommes tous dans le même bateau, croient qu’il faut faire quelque chose de spécial pour être estimé par un autre. Conséquemment, leur valeur se bâtit sur la cote que leur attribuent les autres. Selon moi, c’est une forme de contrôle de l’être masqué sous un système qui se dit libre et concurrentiel.

    Merci à toutes pour vos témoignages qui démontrent que vous êtes conscientes du phénomène. Vous devenez des modèles qui peuvent avoir une grande influence sur d’autres.

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    5 juillet 2018 à 8 08 03 07037
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    @ Carolle

    Le Psychiatre Weileim Reich a écrit que si la religion fut l’opium des peuples au cours des deux précédents modes de production (esclavagiste et féodalisme-servage) LA SEXUALITÉ SERAIT LE NOUVEL OPIUM DES PEUPLES sous le mode de production capitaliste.

    Ce qui m’amène deux remarques:

    1) Le psychologue Cyrullik est bien en deça de la réalité quand il déclare : « qui fait le jeu des médias et de l’industrie de la mode et qui est si contraire à la dignité de la personne humaine. Il faut donner un peu de chair à ses principes, avec des décisions et des engagements politiques clairs. »

    La sexualisation est l’agression ultime contre le prolétariat – une agression contre nos enfants et contre nous tous. Cette agression, menée notamment par les médias bourgeois, l’industrie de la mode, et par bien d’autres canaux ne sert pas que l’industrie de la mode mais tout le système économique-politique-idéologique capitaliste et cela dans le monde entier. Cette agression vise à ravaler l’être humain au rang de marchandise – de bétail sexuel – et à nier sa conscience d’être.

    2) Les conséquences de cette attaque globale contre l’humanité ce sont les viols, les agressions sexuels, les meurtres – l’insécurité sociale omniprésente et la dépolitisation des populations. Les villes deviennent comme des jungles que le capital abandonne aux mafias – composantes essentielles de l’oppression de classe.

    3) Alors, quand je vois les femens – les minettes « libératrices » féministes et la go-gauche de tout acabit – S’ACHARNER contre les femmes portant le foulard – alors que toute la société a été transformé en un vaste bordel dégénéré asphyxiant notre conscience prolétarienne = ON NE SE DEMANDE PLUS POUR QUI ROULE LES FÉMINISTES ET LA GAUCHE « LIBÉRATRICE ». Les riches ont autant besoin des mafias que des gauchistes.

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