LA FINALITÉ DU MODE DE PRODUCTION CAPITALISTE

Robert Bibeau. Éditeur.  http://www.les7duquebec.com

 

Il peut paraitre superfétatoire de polémiquer à propos de la finalité du mode de production capitaliste et des motifs de son développement inconséquent. Pourtant, cette question est au cœur de la contradiction fondamentale qui, tel un cancer, ronge ce mode de production moribond. Se basant sur une lecture superficielle des classiques marxistes un clan d’exégètes soutient que la finalité du capitalisme – y compris à son stade ultime, impérialiste – c’est de thésauriser, d’accumuler autant de capital que possible. En d’autres termes, ce qui ferait courir les milliardaires ce serait l’accumulation d’une immense fortune. Selon ces coryphées, l’application de cette loi d’airain entrainerait la concentration des capitaux entre les mains de ces privilégiés et serait la source de toutes les calamités sociales. D’où la panacée proposée par la gauche embourgeoisée, privilégions une répartition équitable de la richesse sociale.

 

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En apparence les faits semblent leur donner raison. À peine 10% des individus détiennent 86% des richesses mondiales. Les 1% les plus fortunés accaparent 46% du patrimoine global. Environ 10 millions de millionnaires, représentant à peine 00,15 % de la population mondiale, possèdent 42,700,000,000,000. U$D (42,7 mille milliards de dollars US) (1). Nous venons d’examiner l’avoir des particuliers, examinons maintenant les statistiques concernant les grandes entreprises. En France, par exemple, on observe une forte concentration monopolistique du capital productif : « mille entreprises de plus de mille salariés (3,4 millions de travailleurs) produisent près de 50 % du PIB ; alors qu’en bas de l’échelle industrielle, un million d’entreprises de moins de dix salariés (3,4 millions de travailleurs également) ont une existence précaire » (2). 

 

Il semble que le débat soit clos et que le nœud gordien soit tranché. La finalité du procès de développement économique et politique capitaliste serait l’accumulation monopolistique. En ce cas, la contradiction fondamentale du système capitaliste devrait voir s’affronter les forces d’accumulation opposées aux forces de distribution équitable du capital. Cette contradiction dialectique fondamentale entrainerait les crises économiques et, éventuellement, l’effondrement du mode de production capitaliste, incapable d’atteindre sa finalité, d’accumuler et de concentrer davantage de capital.

 

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Les faits économiques, financiers, monétaires et bancaires contredisent pourtant cette hypothèse. Si la finalité du mode de production capitaliste est d’accumuler et si accumulation et concentration s’accentuent, alors le système ne devrait pas connaitre de crises économiques. Certes, nous pourrions observer beaucoup de détresse sociale, l’extension de la pauvreté, énormément de hargne et de colère ouvrière, mais nous ne devrions observer aucune crise économique sous un régime poursuivant inexorablement sa marche en avant. Pourtant, à l’instant où l’accumulation-concentration du capital est la plus phénoménale de l’histoire mondiale, jamais la crise du système n’a été aussi profonde, au point de menacer de culbuter l’échafaudage boursier, banquier, financier.

 

Nombre d’économistes, dont Tom Thomas, présentent l’hypothèse que le système capitaliste d’accumulation détruira prochainement de grandes quantités de marchandises, de ressources et de moyens de production. Il écrit : « Pour que le capital puisse relever son taux de profit moyen et reprendre son procès de valorisation et d’accumulation, deux conditions complémentaires doivent être réunies au-delà du maintien à flot du système financier : première condition, détruire une grande masse de capitaux, non seulement sous leurs formes financières, mais aussi sous leurs formes matérialisées pour en réduire « l’excédent » et aussi pour pouvoir reconstruire un système de production qui permette – deuxième condition –  d’augmenter le taux d’exploitation (pl/Cv) alors que de réduire la composition organique du capital n’est, aujourd’hui, qu’une possibilité secondaire» (3). Les faits semblent lui donner raison, en un siècle (1913-2013) on dénombre deux guerres mondiales (1914-1918, 1939-1945), plusieurs guerres multinationales (1950-1953, 1954-1975, 1991-2001 et 2003-2011, 2012-2016) en plus de dizaines de guerres locales qui ont entrainé d’immenses destructions de ressources, de forces productives et de moyens de production, de destruction de capitaux en « excédent » finalement (4). Chacune de ces catastrophes (pour les ouvriers sacrifiés et les prolétaires massacrés) a relancé le processus de valorisation et stimulé le procès de reproduction élargie du capital en réduisant temporairement sa composition organique (Cv/Cc) et en inversant momentanément la tendance à la baisse du taux de profit, mais la crise systémique du capitalisme se poursuit.

 

La classe capitaliste monopoliste est présentement incitée à s’aventurer dans un nouvel holocauste ouvrier afin, non pas de détruire, des ressources stockées, des moyens de production engrangés et des forces productives inutilisées, mais pour relancer le procès de reproduction élargie du capital en dopant temporairement les taux de profits. Qu’ils le veuillent ou non, les capitalistes devront saccager une partie de l’humanité s’ils souhaitent remettre temporairement en marche leur mode de production moribond. L’impérialisme c’est la guerre disait un révolutionnaire. Un grand nombre de réformistes pensent, comme madame Christine Lagarde du FMI, que le système social et économique capitaliste est un bon régime économique, mais qui souffre d’un déséquilibre. La solution serait « Plus de justice distributive pour plus de croissance », et celle-ci de renchérir « le Fonds monétaire international (FMI) continuera de faire pression en faveur de biens et de services publics de qualité, la priorité étant la protection et l’augmentation des dépenses sociales visant à réduire la pauvreté et l’exclusion, a assuré Christine Lagarde. » (5).

 

Selon ces ploutocrates il revient à l’État « démocratique », transcendant les luttes de classes, d’assurer une juste répartition des fruits de l’exploitation capitaliste. « L’État providence », le Robin des bois des temps modernes, devrait chaparder quelques deniers aux financiers pour les donner aux déshérités. Moins d’accumulation et une meilleure répartition voila la panacée. Ce postulat utopiste découle de l’axiome précédent à l’effet que la finalité du système capitaliste serait l’accumulation des capitaux plutôt que leur réinvestissement valorisant pour un nouveau cycle de reproduction élargie. Pourtant, s’il y a présentement une crise économique ce n’est pas dû à un ralentissement du processus d’accumulation, mais aux ratés du processus de reproduction élargie. Le capital ne sait plus produire de plus-value en quantité suffisante pour son remplacement et son enrichissement. La crise économique n’est pas causée par les excès financiers d’une politique néolibérale délurée, mais par la baisse du taux de profit engendrée par la suraccumulation de capitaux inemployés et impossible à valoriser dans de telles proportions.

 

Depuis 2008, au-delà du sauvetage du système financier que les États bourgeois étaient obligés d’entreprendre de toute urgence il faut examiner comment les capitalistes et leurs fonctionnaires étatiques ont œuvré à redresser le taux de profit et à rétablir le crédit « Le capital constant est dévalorisé. Des entreprises en difficulté peuvent être rachetées à bas prix. Les prix des matières premières s’écroulent. Les salaires sont laminés sous la pression d’un chômage massif. Il y a là des facteurs favorables à un redressement des taux de profits » dans la situation concrète du capitalisme déclinant « Avec la crise, les lois du marché agissent et redressent les taux de profit. Néanmoins, ils sont limités, car, en même temps que ces phénomènes se produisent, la composition organique (Cc/Cv) reste élevée puisque l’importance du capital fixe reste prépondérante, que la consommation diminue en même temps que la quantité de travail vivant utilisée. Une forte destruction de capitaux marquée par des dettes non remboursées, des faillites, des fermetures d’usines est évidemment beaucoup plus efficace pour relever le taux de profit » (6).

 

Ici, on nous permettra une analogie. Au cours du procès de reproduction élargie de la vie en société, il est indubitable que la copulation entrainant le coït vaginal ou phallique est gratifiante. La nature et l’évolution en ont décidé ainsi de façon à inciter l’hominidé à poser fréquemment ce geste afin d’assurer la pérennité de son espèce. Il ne fait aucun doute cependant que le « Principe de plaisir » (Reich, 1986) n’est pas la finalité – la conclusion et la raison d’être de l’activité sexuelle, mais seulement une gratification incitant – le Moi sujet – à poser fréquemment ce geste et à se reproduire. La finalité est bien la reproduction anthropologique de l’espèce, son stimulant étant le « Principe de plaisir » et sa conséquence l’accroissement des populations selon la stratégie de survie adoptée par l’hominidé (7).

 

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Quel est l’intérêt de cette redécouverte de la finalité du mode de production capitaliste ? Pour la classe prolétarienne révolutionnaire ce principe primordial de l’économie politique du capital est crucial, car il indique que ce ne sont pas tant les statistiques à propos de l’accumulation et de la concentration du capital que l’on doit observer afin de comprendre l’enlisement et l’effondrement imminent de ce mode de production déclinant, mais bien les indices portant sur le ralentissement et l’essoufflement du procès de reproduction élargie de la plus-value, et les difficultés, non pas d’accumulation, mais de réinvestissement profitable du capital.

 

Les capitalistes financiers sont unanimes : l’accumulation-concentration du capital va bon train et les capitaux sont surabondants ; ce qui fait défaut ce sont les occasions d’affaires, les opportunités d’investir pour exploiter le travail salarié vivant, soutirer de la plus-value et reproduire le capital sont insuffisant ce qui engendre les crises systémiques du capitalisme.

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Les actions de résistance économique et de guerre politique menées par le prolétariat ne visent pas à obtenir une meilleure distribution des richesses au bénéfice des démunis, mais visent la paralysie de l’appareil reproductif. Moins de plus-value et moins de profits signifient moins d’argent à réinjecter dans le processus de reproduction élargie du capital et en bout de course la faillite et l’effondrement inéluctable de ce mode de production moribond. Rosa Luxembourg avait raison, la grève sauvage, générale, illimitée est le chemin vers l’émancipation.

 

 

 

(1) http://www.marianne.net/gerardfiloche/Il-n-y-a-pas-de-classe-moyenne-ni-des-classes-moyennes_a33.html

(2) Tom Thomas (2009) La crise. Laquelle ? Et après ? Page 75.

http://www.les7duquebec. com/7-au-front/la-politique-du-capital-dans-la-crise/.

(3) Le Crash s’en vient :  http://publications-agora.fr/pack/ssw3b/?code=ESSWP803&a=3&o=38&s=74&u=59913&l=614&r=MC&g=0

Et aussi  Tom Thomas (2009) La crise. Laquelle ? Et après ? Page 75.

http://www.les7duquebec. com/7-au-front/la-politique-du-capital-dans-la-crise/.

(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Cor%C3%A9e et http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerres_de_Yougoslavie et http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_Vi%C3%AAt_Nam et http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d’Irak

(5)  http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/378357/0-5-de-la-population-accapare-35-des-avoirs?utm_source=infolettre-2013-05-16&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

(6) Thomas (2009) La crise. Laquelle ? Et après ? Page 69.

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-politique-du-capital-dans-la-crise/

(7) La Fonction de l’orgasme, L’Arche, 1986. Orig. allemand Die Funktion des Orgasmus, trad. américaine The Function of the Orgasm, 1942, 1948, réimp. FSG, 1973  et aussi  http://www.robertbibeau.ca/fatima.html

 

9 pensées sur “LA FINALITÉ DU MODE DE PRODUCTION CAPITALISTE

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    22 juillet 2016 à 5 05 48 07487
    Permalink

    Bonjour, camarade

    Beaucoup de texte superfétatoire, encore, pour rappeler cette simple évidence:

     » Les capitalistes financiers sont unanimes : l’accumulation-concentration du capital va bon train et les capitaux sont surabondants ; ce sont les occasions d’affaires qui manquent ; les opportunités d’investir pour exploiter le travail salarié vivant, soutirer de la plus-value et reproduire le capital sont insuffisant ce qui engendre les crises systémiques du capitalisme.  »

    Sur-accumulation de capitaux et baisse tendancielle du taux de profit vont évidemment de pair…

    Tu nous dis également « que ce ne sont pas tant les statistiques à propos de l’accumulation et de la concentration du capital que l’on doit observer afin de comprendre l’enlisement et l’effondrement imminent de ce mode de production déclinant, mais bien les indices portant sur le ralentissement et l’essoufflement du procès de reproduction élargie de la plus-value, et les difficultés, non pas d’accumulation, mais de réinvestissement profitable du capital. »

    Effectivement, mais les « statistiques » en question permettent néanmoins de repérer, d’un point de vue géopolitique, quels sont les acteurs majeurs réel de ce grand cirque morbide qu’est le capitalisme. Et donc aussi de démasquer les discours démagogiques des uns et des autres, par rapport à la façon dont ils veulent impliquer les prolétaires dans leurs règlements de compte. Et tout d’abord, les prétentions « socialistes » de certains…!

    Et ta conclusion:

    « Les actions de résistance économique et de guerre politique menées par le prolétariat ne doivent pas viser à obtenir une meilleure distribution des richesses au bénéfice des démunis, mais doivent viser la paralysie de l’appareil reproductif. Moins de plus-value et moins de profits signifient moins d’argent à réinjecter dans le processus de reproduction élargie du capital et en bout de course la faillite et l’effondrement inéluctable de ce mode de production moribond. Rosa Luxembourg avait raison, la grève sauvage, générale, illimitée est le chemin vers l’émancipation de la classe prolétarienne. »

    En fait, dans cette conclusion, tout tient dans la dernière phrase…

    Car la première est un non sens, sauf à accréditer la thèse réformiste qu’il serait possible de « redistribuer ».

    Même sous l’influence des réformistes, il n’y a pas « redistribution », en cas de succès des luttes revendicatives économistes, mais bien « réduction », même si généralement très provisoire, du taux de profit. La différence apparente est qu’en période de développement, favorable aux réformistes, cette réduction provisoire passe « inaperçue », c’est à dire sans entrainer de crise immédiate. Elle parait donc justifier leur discours, sauf que lorsque la crise est là, ils sont les premier à mettre un frein aux revendications « pour ne pas aggraver la crise »!!

    Quant à la chute « luxemburgiste », à quoi est-elle bonne sinon à réduire la lutte prolétarienne au mythe de la seule « grève générale », et à évacuer la nécessité d’organiser une résistance prolongée, y compris anti-impérialiste, au cours de laquelle une grève générale peut effectivement avoir un rôle important?

    Luniterre

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    22 juillet 2016 à 7 07 37 07377
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    @ Luniterre

    Je sais que tu sais que je ne préconise pas la « redistribution » des richesses. Je sais que tu sais que je suis contre toute bataille – lutte de classe – guerre – réformiste notamment visant la réduction des INÉGALITÉS, luttes que tu prétends être l’alpha et l’oméga de la lutte révolutionnaire prolétarienne.

    Ce que je nie vigoureusement justement. Et je ne rien de moins et rien de plus dans mon texte ci-haut. La lutte mystique et religieuse – des catéchumènes contre les « inégalités » distributives de la richesse sociale n’intéresse que les thuriféraire marxiste-léniniste et pas du tout les révolutionnaires prolétariens… justement parce qu’elle est futile et nuisible. Elle laisse planer l’espoir que l’on peut réformer le capitalisme qui est INÉGALITÉ c’est vrai mais ce n’est pas là son talon d’Achille – sa contradiction fondamentale – les INÉGALITÉS SONT la résultante de la contradiction fondamentale du mode de production capitaliste comme je l’explique expressément dans ce texte.

    Quelle est cette contradiction fondamentale du mode de production capitaliste ??? Répondre à cet énigme c’est trouvé la voie vers la lutte de classe prolétarienne.

    Pour ce qui est de la petite-bourgeoisie en cours de paupérisation et donc très aigrie parce que voyant son rêve de vie – « comme la grande bourgeoisie » – je n’en n’ai que faire

    Sorry camarade
    Robert Bibeau Éditeur. http://www.les7duquebec.com

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      23 juillet 2016 à 7 07 17 07177
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      Ton problème, camarade, c’est que tu prends tes désirs pour la réalité. Il est clair, et les communistes le savent tous, que la source fondamentale des inégalités sociales est l’antagonisme de classes qui structurent et a structuré toutes les sociétés jusqu’à aujourd’hui. Le problème toutefois consiste à amener ou développer une conscience de classes au prolétariat révolutionnaire afin qu’il renverse l’ordre établi et qu’il s’empare du pouvoir politique pour collectiviser le capital détenu par la classe capitaliste. Cet ordre établi nécessite donc une dictature et/ou un joug dominateur pour endoctriner et/ou aliéner la classe révolutionnaire source de la richesse des capitalistes et potentiellement dangereuse politiquement si elle prend conscience de son pouvoir politique objectif par sa force quantitative.

      «L’existence et la domination de la classe bourgeoise ont pour conditions essentielles l’accumulation de la richesse aux mains des particuliers, la formation et l’accroissement du capital; la condition du capital, c’est le salariat.

      Le salariat repose exclusivement sur la concurrence des ouvriers entre eux. Le progrès de l’industrie, dont la bourgeoisie est l’agent sans volonté propre et sans résistance, substitue à l’isolement des ouvriers résultant de leur concurrence, leur union révolutionnaire par l’association. Ainsi le développement de la grande industrie sape sous les pieds de la bourgeoisie la base même sur laquelle elle a établi son système de production et d’appropriation. La bourgeoisie produit avant tout ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables.»

      – Karl Marx in Manifeste communiste

      http://classiques.uqac.ca/…/manife…/Manifeste_communiste.pdf

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        23 juillet 2016 à 8 08 05 07057
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        @ Karl Marxtel

        Merci infiniment de prendre part au débat camarade… voilà un geste anti-sectaire que bien des « communistes devraient poser » plutôt que de se terrer dans leur dogme pétrifié qu’il ne comprenne même pas le plus souvent.

        Prenons l’un de tes arguments. Tu écris « Le problème toutefois consiste à amener ou développer une conscience de classes au prolétariat révolutionnaire afin qu’il renverse l’ordre établi  »

        Depuis LÉNINE et les bolchéviques cette marotte idéaliste a force de loi parmi les « communistes et les marxistes-léninistes et les maoïstes et les trotskystes » et le reste de la gauche bourgeoise. Pourtant, l’expérience désastreuse des bolchéviques devrait faire comprendre que l’on apporte pas la conscience de classe à une classe (pas plus le prolétariat que la paysannerie féodale, la bourgeoisie – etc.)

        Les conditions objectives des forces productives et des rapports de production coincés dans leurs contradictions antagonistes engendrent cette conscience = produisent = cette conscience de classe spontanément (l’Unique différence étant que les révolutionnaire prolétariens le perçoivent et l’articulent plus tôt que les autres prolétaires). Les conditions présentes de la crise économique engendrent ce type de prise de conscience parmi le prolétariat révolutionnaire d’où tu perçois plus d’activités de révolte – de résistance – encore confuse – anarchique – désorganisée il est vrai je le concède – mais tout cela va s’articuler avec le temps et l’approfondissement de la crise économique qui se transforme peu à peu en crise politique (ce que la petite-bourgeoisie gauchiste appelle LA STRATÉGIE DU CHAOS comme si le grand capital avait la moindre prise sur ces événements qui les transcendent totalement)

        Vois-tu camarade dans tout ce remue ménage – et à chaque fois qu’il y a un tel remue-ménage – la dernière fois étant les années 1970-1980 – la petits bourgeoisie gauchiste de toute obédience – s’avance pour faire la leçon à la classe ouvrière – pour s’emparer de la conscience de la classe ouvrière et pour la cloîtrer dans une secte dogmatique ou une autre – comme tu le faits présentement dans ton intervention.

        Dans ma prochaine intervention je répondrai à tes autres arguments « communistes »

        Robert Bibeau. Éditeur. http://www.les7duquebec.com
        ENCORE merci d’être sortie de ta secte pour nous confronter.

        Répondre
  • avatar
    23 juillet 2016 à 8 08 41 07417
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    @ Karl Marxtel

    Il est très intéressant de constater camarade Marxtel qu’après nous avoir asséner une turpitude à propos de la nécessité – pour les « communistes » d’apporter de l’extérieur la « conscience de classe de aux prolétaires » tu nous propose l’EXCELLENT EXTRAIT du Manifeste où Marx explique EXACTEMENT LE CONTRAIRE de ce que toi et toute la go-gauche bourgeoise prêchi-prêcha aux ouvriers.

    Voici cet extrait EXTRAORDINAIRE du manifeste que tu cites et que nous allons analysés « l’isolement des ouvriers résultant de leur concurrence, leur union révolutionnaire par l’association. Ainsi le développement de la grande industrie sape sous les pieds de la bourgeoisie la base même sur laquelle elle a établi son système de production et d’appropriation. La bourgeoisie produit avant tout ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables.»

    Marx affirme 1) L’isolement des ouvriers (isolement social en tant que vendeur de leur force de travail individuel – leur seul avoir propre)…. 2) Cet isolement concurrentiel – force spontanément – le prolétariat à s’associer – à s’unir – à se regrouper spontanément laisse entendre Marx – ce n’est pas le fruit du travail d’émulation et de regroupement associatif des « communistes » qui tu t’en souviendras ont donné naissance à de multiples grands syndicats partout dans le monde – syndicats qui après des années sont devenus des centrales d’affaires syndicales – des marchands de cartes et des collecteurs de cotisations et de subventions gouvernementales comme salaire (leur trente deniers) de leur travail en tant que courroie de transmission du capital. Tout ceci s’est produit spontanément avec la complicité ou malgré le désaccord des soi-disant « communistes » réduits à marchander leur participation aux élections bourgeoises avec les socialistes et autres gauches bourgeoises stipendiés.

    3) Marx poursuit en expliquant que spontanément – mécaniquement – indépendamment de la volonté du grand capital et de la grande industrie – les fondements de l’exploitation – de l’aliénation de classe du prolétariat autrement dit – sont sapés – et Marx conclut brillamment que LA BOURGEOISIE RODUIT SES PROPRES FOSSOYEURS. Marx n’écrit pas que les « communistes et autres gauchistes » apportent la conscience de classe révolutionnaire à la classe ds fossoyeurs du capitalisme – il écrit que ce sont les contradictions mêmes du développement du mode de production capitaliste – de part son incapacité à poursuivre sa finalité – produire du capital pour reproduire le capital et à travers ce processus – assurer la reproduction élargie de toute la société.

    Bref, camarades, en ces temps pré-insurrectionnel le problème qui confronte les prolétaires révolutionnaires n’est pas d’apporter la conscience révolutionnaire à notre classe ni même d’organiser notre classe dans une nouvelle secte gauchiste – une de plus – dirons-nous.

    Notre problème révolutionnaire est d’entraver – d’enrayer – de stopper – l’influence néfaste – contre-insurrectionnelle – contre-révolutionnaire – et même réactionnaire – qu’une multitude infinie de sectes (portant souvent le nom de PARTI), de clans, d’associations, de groupuscules de la gauche bourgeoise ont sur des segments de prolétaires dont ils entravent l’évolution révolutionnaire normale. Il ne faut pas apporter la conscience révolutionnaire à la classe (conscience que ces sectes ne possède surtout pas) la tâche présente est d’arracher autant d’éléments prolétariens que possible des griffes des groupuscules de la go-gauche.

    Mais attention, gardez dans vos sectes tout ce qui grouille et grenouille de petits bourgeois, de petites bourgeoises féministes, LGBT, de lumpen dégénérés, d’agents de police recyclés, d’étudiants carriéristes qui comme en 1970 – espèrent qu’une carrière de bureaucrate syndical – d’ONG subventionné – d’associatif contemplatif populiste les attend à la sortie de leur intronisation sectaire. Nous souhaitons vous confier cette ribambelle « d’expert » de la conscience révolutionnaire ouvrière (sic).

    Robert Bibeau. Éditeur. http://www.les7duquebec.com
    Ah oui gardez chez-vous aussi ces professeurs universitaires qui font carrière d’expliquer aux ouvriers qu’ils sont disparus de la société !?…

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    24 juillet 2016 à 13 01 03 07037
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    M. Louis Gaiffe de France me transmets cette question via courriel… réécrit par mes soins

    « Je cherche à comprendre comment s’est réalisée le renchérissement dramatique de la valeur de l’or ? En mars 1967 le lingot valait 5 555 francs ou 847 €. Il vaut actuellement 37 750 €, l’augmentation est de 4 457 %, à qui profite le crime ? Pourquoi existe-il une inflation continuelle ? Pendant cette période la pauvreté s’est aggravée en masse, les pauvres sont de plus en plus pauvres et de plus en plus nombreux et les riches de plus en plus riches. C’est qu’il y a un lien de causalité ? Est-ce à rapprocher de 2008 et de la crise des subprimes qui a eu le même effet, et ainsi de suite ? Et le FMI et la Banque Mondiale n’est-ce pas une arnaque des pays riches contre les pays pauvres ?  »

    NOTRE RÉPONSE DANS NOTRE ÉDITORIAL D MERCREDI PROCHAIN

    Robert Bibeau. Éditeur. http://www.les7duquebec.com

    Répondre
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