À propos du bonheur

 

Une manière d’être …

«Une manière d’être qui parle d’un état de plénitude sous-jacent à chaque instant de l’existence et qui PERDURE à travers les inévitables aléas le jalonnant.» Voilà ce que Matthieu Ricard, moine bouddhiste et ex-scientifique dans sa première vie, dit sur le bonheur.

Cette définition du bonheur suppose qu’on ne peut le trouver à l’extérieur, mais en soi. Qu’il faut être un peu sage, et affranchi des conditionnements mentaux qui assombrissent notre vision pour y avoir accès.

Définition d’Épitecte sur le bonheur

«Il faut méditer sur ce qui procure le bonheur, puisque, lui présent, nous avons tout, et, lui absent, nous faisons tout pour l’avoir.»

Par où commencer?

Mais par où commencer pour obtenir ce précieux bonheur dont chacun a tellement soif?

S’il est difficile de changer le monde extérieur dans lequel nous évoluons, il est en revanche possible de transformer la manière de le percevoir. Voilà le secret d’un bonheur joyeux, paisible comme un tranquille matin d’été, qui n’a rien à voir avec le nombre de voitures qu’on possède, du succès que l’on obtient dans la société, de la santé ou de la sécurité financière, même si ces derniers sont des atouts précieux pour jouir de la vie, mais qui découlent d’un sentiment d’AVOIR plus que d’ÊTRE.

Même si nous agréons intellectuellement avec le concept que le bonheur découle d’un état d’être – d’une manière d’être – il n’en reste pas moins que le chemin est ardu pour y parvenir. Trop souvent, nous cherchons à AVOIR BEAUCOUP pour nous sentir mieux! Il n’y a qu’à voir les messages publicitaires véhiculés par les outils de télécommunication pour comprendre que la société nous incite à chercher à AVOIR beaucoup pour être heureux.

Qui ne s’est jamais dit «Si J’AVAIS plus d’argent, je SERAIS plus fort, capable, et je profiterais de la vie.»  «Si J’AVAIS l’amour dans ma vie, je SERAIS heureux, compatissant, généreux.»  «Si J’AVAIS un travail qui me passionne, je pourrais ÊTRE dynamique, MOTIVÉ.»  «Si J’AVAIS la santé, je SERAIS épanoui et j’apprécierais la vie.»

Malheureusement, nous procédons à l’envers du processus en voulant acquérir des biens et des richesses et du succès pour être heureux. Nous croyons au fond de nous que l’acquisition des biens et des richesses va nous rendre plus heureux. Pour un temps, c’est certain. Mais il manquera toujours quelque chose, nous voudrons toujours en avoir un peu plus. Nous connaissons tous beaucoup de gens qui «ont tout pour être heureux» et qui ne le sont pas.

Avoir pour être est un processus extérieur qui nous amène à dépendre des autres et des circonstances, alors qu’ÊTRE conduit à faire et par la suite apporte l’avoir, nécessairement puisque nous vivons dans un univers matériel et que nos pensées doivent se matérialiser. Nos pensées ont une relation avec la manifestation des circonstances de notre vie.

Cultiver la paix intérieure – le pouvoir de l’attention

«Celui qui connaît la paix intérieure, dit de nouveau Matthieu Ricard, n’est pas plus brisé par l’échec qu’il n’est grisé par le succès. Il sait vivre pleinement ces expériences dans le contexte d’une sérénité profonde et vaste, en comprenant qu’elles sont éphémères et qu’il n’a aucune raison de s’y attacher. Il ne saurait tomber de haut lorsque les choses tournent mal et qu’il doit faire face à l’adversité.»

Lorsque nous souffrons, nous cherchons instinctivement à trouver une solution à l’extérieur. Bien sûr, il est souhaitable de vivre en bonne santé, d’habiter une belle demeure, de trouver le partenaire idéal, d’avoir un travail gratifiant, d’être libre dans un pays en paix, d’avoir accès à l’éducation, de voyager, de contribuer au bien-être des autres (tout le monde préfère être riche et en santé que pauvre et malade), il n’en reste pas moins qu’en plaçant toutes nos attentes en-dehors de nous, nous ne pouvons qu’être déçus.

Le bien-être versus le mal-être

Le sentiment d’altruisme fait naître chez celui qui l’exprime une joie qui transcende toutes les circonstances parce qu’elles ne viennent pas du dehors. Une expérience généreuse envers autrui nous détourne de nos préoccupations et nous ouvre la voie vers un meilleur être. Goûter à la splendeur d’un paysage, contempler un ciel étoilé, se laisser absorber par la tranquillité de la nature, les arbres, les fleurs, les plantes, les vallées et les montagnes, les lacs et les rivières, génère en nous un sentiment impersonnel et détaché, tout en gardant la saveur de la passion, et apporte une joie et un contentement qui viendront nourrir notre paix intérieure. La méditation produit le même résultat. Arrêter pendant quelques instants le tumulte des pensées qui se bousculent sans cesse dans le mental est reposant et nous met en contact avec la force du silence qui réside en nous. On prend du recul. On s’apaise. Ces actions sont du bien-être.

Son contraire est le mal-être qui reflète une vulnérabilité fondamentale à la souffrance, qui peut aller jusqu’au dégoût de vivre, au sentiment que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue parce qu’on est dans l’impossibilité de lui trouver un sens.

Distinction entre le bonheur extérieur et intérieur

Lorsque les conditions de vie ne sont pas trop oppressantes, la majorité des gens se déclarent satisfaits de la qualité de leur existence, surtout dans les pays développés. Le bonheur de ces personnes se maintient d’une façon relativement stable, parce que les conditions matérielles de vie dans les pays développés sont en général excellentes. Attention, ce bonheur est éminemment fragile. Que l’une de ces conditions vienne à manquer (la perte d’un proche, d’un emploi,  de la renommée, du succès), et ce sentiment de bonheur s’écroule. Ainsi, les gens ne font pas constamment l’expérience de la souffrance, mais ils restent vulnérables à une souffrance latente.

Il existe une confusion entre le plaisir et le bonheur. La nature du plaisir est instable et sa répétition peut conduire à la tiédeur. Matthieu Ricard dit : «Le plaisir s’épuise à mesure qu’on en jouit, comme une chandelle  qui se consume. Il est presque toujours lié à une action (faire). Le bonheur, à l’inverse du plaisir, naît de l’intérieur, il peut être influencé par les circonstances mais n’y est pas soumis. Loin de se transformer en son contraire, il perdure et croît à mesure qu’on l’éprouve. Il engendre un sentiment de plénitude qui avec le temps devient un trait fondamental de notre tempérament. Tandis que les plaisirs ordinaires se produisent au contact d’objets agréables et prennent fin dès que cesse le contact, le bonheur est ressenti aussi longtemps que nous restons en harmonie avec notre nature profonde.»

Le bonheur découle de la vraie connaissance

La recherche du bonheur ne consiste pas à voir «la vie en rose» ni à s’aveugler sur les souffrances et les imperfections du monde. Cette recherche consiste à percevoir la réalité des choses dans leur impermanence, d’où le perpétuel changement de la vie. Cesser de chercher le bonheur dans l’éphémère et l’impermanent.

Le bonheur va découler de la connaissance, non pas par une maîtrise d’une masse d’informations et de savoirs, mais la compréhension de la nature véritable des choses. Le grand obstacle à l’atteinte du bonheur est la perception que nous nous faisons de la réalité. Pour dissiper l’ignorance fondamentale qui conduit au mal-être, un moyen existe, celui d’une introspection lucide et sincère faite par la méthode analytique et contemplative.

Accorder du temps à notre vie intérieure

Si le bonheur découle de notre état intérieur, ne vaut-il pas la peine de consacrer du temps à améliorer notre condition intérieure, qui détermine notre qualité de vie? Il y a longtemps, Marc-Aurèle écrivait : «Regarde en-dedans de toi, c’est là qu’est la source intarissable du bien.»

Que pouvons-nous voir à l’intérieur? Nos pensées, nos émotions, nos intentions, nos déceptions, nos passions, nos haines, nos frustrations. Au-delà de tout ce remue-ménage, nous accédons aussi à un silence profond qui ressemble à celui de la nature, de son calme, de sa permanence. Cet état silencieux, quand il est cultivé par la méditation et l’attention, s’amplifie et apporte un contentement qui ne dépend de rien d’autre.

On s’émerveille de la performance, du dépassement de certains athlètes, de la réussite d’artistes, d’hommes d’affaires, qui ont dépassé leurs limites. Sur le plan de l’esprit, à l’intérieur, il est aussi possible de s’entraîner et d’améliorer notre qualité d’être.

Voici un commentaire du psychiatre Christophe André : «Le bonheur ne se décrète pas, ne se convoque pas, mais se cultive et se construit, peu à peu, dans la durée

Et cette phrase du philosophe d’Alain laisse à réfléchir : «On ne dit pas assez que ce que nous pouvons faire de mieux pour ceux qui nous aiment, c’est encore d’être heureux.

Le bonheur est une manière d’être, or les manières s’apprennent.

Carolle Anne Dessureault

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Carolle Anne Dessureault

Née au Québec, Carolle Anne Dessureault a occupé plusieurs postes en administration, dont celui de vice-présidente dans un parc technologique de la province. Elle est auteure de plusieurs ouvrages. Médaillée d’argent en art oratoire chez Toast Masters, elle a donné des centaines de conférences sur le bien-être intérieur. Elle a voyagé dans une trentaine de pays. Elle croit profondément dans l’épanouissement de la personne par la pratique de l’attention vigilante : la pleine conscience.

31 pensées sur “À propos du bonheur

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    8 décembre 2011 à 5 05 44 124412
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    Carole,

    Bonjour, pour la 1ere fois, nous ne serons pas en accord et c’est la raison, pour laquelle nous avons placé cet article en « article du moment » sur Les Voix du Panda »

    Là, vous touchez en quelques citations fantomes au plus profond de l’être.
    La communication est une chose être heureux et le bonheur ne sont nullement des faits.
    La santé est un bien matériel et parfois « violent ».
    Les psychiatres en certains cas sont encore plus dangereux que la modeste sagesse.
    Quand à axer, le « bonheur » vers la réflexion, n’est pas une action qui me donne une raison de vous rejoindre.
    Il y a bien des mélanges ou diverses actions s’entrechoquent avec d’autres, dans la mesure ou c’est ce que vous souhatiez démontrer vous y êtes arrivée.
    Le bonheur comme la vie sont plus difficile à porter, alors que le « plaisir » charnel ne peut se mesurer par une action, c’est un mérite ou un repos.
    La vrai connaissance c’est quoi ?
    Vous nous plonger dans un monde d’illusions ?
    La réalité est du concret, la contemplation est totatelement différente.
    Alors, les dés sont sur le manége et j’attends avec impatience vos réactions.
    Amicalement,
    Le Panda
    Patrick Juan

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      8 décembre 2011 à 7 07 34 123412
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      « La réalité est du concret, la contemplation est totatelement différente. »

      Personnellement, je ne suis pas très « contemplatif »; je suis plutôt « réaliste »; et cette « réalité » j’en prend conscience:

      « Je suis »; donc lorsque « je fais » quelque chose, je fais quelque chose « d’autre que moi ».

      Résultat: si je « fais mon bonheur », il m’est impossible de dire : « Je suis heureux »; car je ne peux pas « être » ce que « je fais ».

      Amicalement

      Elie l’Artiste

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        8 décembre 2011 à 18 06 20 122012
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        Bonjour Lartiste,

        On peut être réaliste, et aussi contemplatif. Pensez à l’Abbé Pierre qui a su créer des oeuvres humanitaires en France. C’était un grand contemplatif, il contemplait, puis passait à l’action. Mère Térésa aussi. Et bien d’autres, moins connus.

        JE SUIS, DONC LORSQUE JE FAIS QUELQUE CHOSE, JE FAIS QUELQUE CHOSE D’AUTRE QUE MOI
        Pourriez-vous préciser, je ne saisis pas le sens …

        SI JE FAIS MON BONHEUR, IL M’EST IMPOSSIBLE DE DIRE «JE SUIS HEUREUX» CAR JE NE PEUX PAS ÊTRE CE QUE JE FAIS
        Ouf … le bonheur est un état d’être, il est normal de dire Je suis heureux …

        En toute amitié,

        Carolle Anne Dessureault

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      8 décembre 2011 à 18 06 16 121612
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      Bonjour Patrick (Le Panda),

      Tout d’abord, merci de votre franchise pour exprimer vos réels sentiments sur l’article.

      Très humblement, voici une réponse de mon côté tout aussi sincère à vos propos :

      1) QUANT À AXER LE «BONHEUR» VERS LA RÉFLEXION, N’EST PAS UNE ACTION QUI ME DONNE UNE RAISON DE VOUS REJOINDRE
      Réfléchir à ce qui me procure du bonheur dans la vie me semble important. Réfléchir à ce qui me blesse aussi.

      2) LA SANTÉ EST UN BIEN MATÉRIEL ET PARFOIS «VIOLENT»
      Là-dessus, je suis parfaitement d’accord avec vous, et je peux en témoigner personnellement. J’ai subi cette année deux chirurgies au pied gauche – suite à une chute bête – qui ont amené plusieurs autre complications. Il est difficile d’être heureux lorsque la santé manque.

      3) LE BONHEUR COMME LA VIE …. C’EST UN MÉRITE OU UN REPOS
      Je ne sais pas trop ce que vous voulez dire. Mais je crois que vous faites écho à l’écrit LE PLAISIR EST PRESQUE TOUJOURS LIÉ À UNE ACTION (FAIRE). Cette pensée n’est pas de moi, mais j’y crois, elle vient de MATTHIEU RICARD. J’ai beaucoup d’admiration et de respect pour Matthieu Ricard et sa profondeur d’esprit.

      4) LA VRAIE CONNAISSANCE?
      Évidemment, nous ne parlons pas de la connaissance des objets concrets, matériels qui se résument à une définition et à leur usage.
      Dans le sens où je l’entends, la vraie connaissance découle d’une compréhension intellectuelle alliée à l’expérience. intérieure. Exemple : Si je dis que respecter les autres consiste à les traiter avec égards, avoir un comportement décent (ICI JE M’EN TIENS À LA DÉFINITION DU DICTIONNAIRE POUR LE MOT RESPECT, CHACUN POUVANT DONNER SON INTERPRÉTATION, ON N’EN FINIRAIT PLUS), mais que dans mes actions, je suis méprisante avec eux, alors JE NE FAIS PAS L’EXPÉRIENCE DU RESPECT, je sais intellectuellement ce qu’est le respect, mais je ne le mets pas en pratique. IL Y A UNE COUPURE ENTRE LES DEUX. Mes parents nous enseignaient que L’EXEMPLE EST PLUS IMPORTANT QUE LES PAROLES, le comportement parle, on reconnaît un arbre à ses fruits, c’est dans ce sens que je mentionnais la véritable connaissance.

      5) LA RÉALITÉ EST DU CONCRET … LA CONTEMPLATION EST TOTALEMENT DIFFÉRENTE
      Oui, la contemplation est différente du concret et des gestes physiques que l’on pose. Mais, dites-moi, la nature de nos pensées n’est-elle pas tout autant différente? Nous ne voyons pas nos pensées, mais nous y croyons autant que nous croyons dans des choses concrètes, parce qu’elles sont en nous. La contemplation SE VEUT UNIQUEMENT UN BIEN-ÊTRE INTÉRIEUR DANS LEQUEL LE SUJET NE S’ATTACHE PAS À SES PENSÉES – le temps de sa contemplation) – IL NE FAIT QU’ÊTRE LÀ, ATTENTIF À CE QUI VIENT, SANS S’Y ATTACHER NI LE REJETER. C’est tout ce que je peux en dire pour le moment car il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet.

      6) VOUS NOUS PLONGEZ DANS UN MONDE D’ILLUSIONS?
      C’est l’inverse. Je fais la chasse aux illusions. Elles sont comme des mouches, elles sont tenaces.

      Voilà, en toute amitié,

      Carolle Anne Dessureault

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    8 décembre 2011 à 8 08 50 125012
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    Y’a queck chose qui marche pas. Cet article et le précédant n’apparaissent pas dans la liste « Actualité ».

    On a oublié queck chose???

    Amicalement

    André Lefebvre

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    8 décembre 2011 à 9 09 01 120112
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    J’ai remarqué l’importance de quatre mots qui mettent beaucoup de barrières. ‘’L’intention et l’attitude’’ ‘’la signification et le détachement’’. Peu importe ce que je veux dans la vie, si je n’ai pas l’intention de… je ne changerai jamais d’attitude. Aussi, si j’ai donné une signification particulière au bonheur, je dois commencer par m’en détacher. C’est-à-dire que plus je m’acharne à vouloir trouver le bonheur, plus je l’éloigne de moi et je confirme mon malheur. Alors que si j’enlève la signification, que je lâche prise (je me détache) et que je vie tout simplement mon moment présent (change d’attitude) je m’en approche.

    Commençons par les biens matériels. L’abondance commence et passe par le détachement matériel. Au lieu de rester accroché à mes bébelles, je profite de ce qui m’entoure sans en être attaché. De toute façon, je ne les emporterai pas au paradis. Ce qui me fait m’attacher à toutes ces choses, c’est la signification que je leur donne. Ce n’est pas la valeur de l’objet auquel je suis attaché mais à la signification que je lui ai donné. EX : Ce n’est pas la valeur de la bague en or qui compte, mais c’est parce que c’est la bague de ma mère, le cadre de ma grand-mère etc. On a mis plein de significations dans tout ce qui nous entoure et c’est ce qui nous empêche de trouver le bonheur, car on se crée plein d’attaches et plein d’attentes. On a placé plein d’étiquettes. Beaucoup de gens sont déjà dans l’abondance mais ne le vois pas à cause des significations (étiquettes) qu’ils ont mis en place. L’argent signifie le pouvoir pour certain ou la liberté pour un autre, ou la sécurité ou justement le bonheur etc. Alors si j’ai l’intention (je choisi) d’être heureuse, mon attitude va changer. Quand je vais enlever les significations du bonheur et que je m’en détache, je vais tout simplement vivre et profiter que le bonheur est déjà là à ma portée. Comme pour l’abondance, je vais profiter d’être déjà dans l’abondance car j’ai tout ce qu’il me faut autour de moi. Un toit, de la nourriture, des vêtements etc. Je vais par le fait même m’ouvrir et laisser entrer le bonheur qui est déjà là, car c’est d’accepter de sortir de l’illusion auquel j’ai donné des significations et porté des intentions particulières. Le vouloir et l’avoir me garde dans le faire (extérieur) alors que le détachement me garde dans mon être (intérieur). C’est une théorie bien personnelle du bonheur.

    Bonne journée

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    8 décembre 2011 à 11 11 37 123712
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    Que c’est agréable à entendre et que ça sonne bien à l’intérieur ce sage vécu de Mathieu Ricard, ces harmonieux propos de Carolle-Anne Dussereault et ce pratique enseignement de Viviane Jodoin! Merci! à vous… pour cette douceur matinale.

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    8 décembre 2011 à 16 04 57 125712
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    Le bonheur est définitivement en soi! Pourtant, il est difficile à atteindre. Ça exige énormément de patience et de discipline. Parfois ça prend toute une vie. Je vous souhaîte de trouver votre bonheur à Noël!

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    8 décembre 2011 à 18 06 25 122512
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    @Viviane Jodoin

    Merci pour ce texte juste et riche.

    Carolle Anne Dessureault

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    8 décembre 2011 à 18 06 27 122712
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    @Estelle

    Merci pour votre commentaire. Bonne journée,

    Carolle Anne Dessureault

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    8 décembre 2011 à 18 06 28 122812
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    @Céline Lagacé

    Comme vous avez raison … parfois ça prend toute une vie pour l’atteindre … faute de chercher au mauvais endroit.

    Moi aussi je vous souhaite de trouver votre bonheur à Noel.
    Carolle Anne Dessureault

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    8 décembre 2011 à 18 06 31 123112
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    @lartiste12

    Je fais suite à votre commentaire concernant cet article et le précédent qui n’apparaissent pas dans la liste ACTUALITÉ.
    Je vais m’informer, et par la suite, je ferai le suivi.

    Carolle Anne Dessureault

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    9 décembre 2011 à 13 01 14 121412
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    Le bonheur est une chose étrange qui n’a besoin que de nous. Quelque chose que l’on possède sans l’avoir acheté, en l’ayant appris et surtout apprivoisé. Une fois qu’il a ouvert ses portes, le chagrin peut entrer, le tumulte aussi, les luttes de toutes sortes, il attendra toujours présent, très patient, que l’on s’adresse à nouveau à lui. Il ne peut disparaître car tout ce qui le compose existe, a existé ou existera encore. Il est à lui seul tous ces oiseaux, toute cette musique, toutes ces peintures, tout cet art, tous ces paysages, tous ces sourires et ces yeux qui parlent, tous ces souvenirs, toute cette fébrilité, toute ces passions, tout ce qui est beau et bon et que le coeur chérit, tout ce à quoi l’âme se nourrit. Il rend fort et fragile à la fois. Il est fait parfois de renoncements, de choix, souvent de désirs, mais toujours d’une douce paix. Il joue à cache-cache derrière la fine pluie, l’odeur de la terre, le ciel bleu, blanc, pourpre. Mieux qu’un ami il sait être toujours là, car même la tristesse le fait cheminer avec nous, rassurant, prêt à nous faire sourire à travers les larmes. Il est à mon avis la chose la plus importante à enseigner.

    On peut le chercher longtemps là où il n’est pas. L’abstraction, une dose d’inconscience, une autre d’excentricité, de non conformisme, d’éveil, de curiosité, de contemplation, de réceptivité suffisent à lui toucher, Il est rassurant et on peut s’y abreuver à outrance.

    De toutes les choses que j’ai enseignées à mes enfants, celle-ci fût la première. Ils savent maintenant qu’une voiture qui rend l’âme ne les empêchera pas de voir un magnifique coucher de soleil. Ils savent que tous les chagrins ne pourront leur enlever ce qu’ils ont emmagasiné au fil des ans et que même la mémoire peut aussi sourire. Le bonheur c’est plus que la joie.

    J’ai personnellement complété ma formation bonheur 101 un jour où ma vie était un désastre à plusieurs niveaux, alors que je traversais plusieurs épreuves depuis quelques années déjà, comme si j’avais abouti au coeur d’une tornade destructrice. Trop de gens et de choses y sont passées, il me restait à peine de quoi prétendre à un minimum d’équilibre. La joie avait fui ma vie les pattes au cou depuis longtemps. J’avais ce courage qui caractérise les inconscients ou les masochistes ou, comme je l’ai découvert, les gens qui font leur bonheur même si pour ce faire ils doivent pelleter toute la neige du Québec, après avoir en vain pelleté les nuages. Ce jour là pourtant, j’ai eu une fatigue intérieure peu rassurante. Alors que je revenais chez moi, antre d’autres soucis tout aussi extrêmes, je suis passée devant une maison qui accueillait des sidéens en phase terminale. J’ai vu un jeune garçon, à peine la vingtaine, d’une maigreur à ne laisser planer aucun doute, qui marchait le long de la route. Derrière lui, le soleil brillait, la nature était jolie, montagne au loin. Comme s’il était possible que tout soit beau malgré tout. J’ai su à cet instant que l’ambiguité cruelle de la scène avait quelque chose de rassurant. Lui n’avait plus d’issue. A partir de cet instant j’ai totalement lâché prise, consciente que d’autres issues même inconnues existaient pour moi et confiante de ce que la vie elle-même a ce culot d’être tout simplement. Je remercie d’ailleurs ce jeune homme. Il fait partie de mon bonheur.

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    9 décembre 2011 à 14 02 28 122812
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    @Eylan

    Votre texte m’a beaucoup touchée, il respire la vie. On voit que vous êtes habituée à porter attention à ce qui vous entoure, à voir les choses telles qu’elles sont, comme en témoignent les dernières phrases de votre propos.

    Merci beaucoup et bonne continuation dans l’expression de ce que vous êtes,

    Carolle Anne Dessureault

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    9 décembre 2011 à 14 02 33 123312
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    Madame Elyan , aussitôt que j’ai 2 minutes , je vais faire parvenir à quelqu’un de bien une ou un diapo , qui dit tout et qui m’empêche encore plus de lâcher prise. === S’il aime , peut-être qu’il pourrait le ou la mettre ici. Merveilleux de réalité.
    P.S. La Vieille Europe l’ont reçu voila pas long.
    Jean-Marie De Serre.

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    10 décembre 2011 à 13 01 47 124712
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    Bonjour Chere Carolle-Anne.

    Ton texte est tres pertinent. Comme tu le precise si bien, le bonheur EST un ETAT.

    Par contre, je ne suis pas d’accord avec l’affirmation qu’il est plus facile de transformer la maniere de percevoir le monde exterieur que de le transformer.

    Fondamentalement parlant, le bonheur n’est rien d’autre qu’une acceptation de l’instant present, et ce, sans aucune attente.

    Au Plaisir …

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    10 décembre 2011 à 15 03 46 124612
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    Bonjour Madame Carolle-Anne Dessureault.

    Mon bonheur à moi je l’ai cultivé et construit au cours des ans(la durée) , mais où cela ne va pas c’est quand Monsieur Denis H. dit ( Les empires et notre destin) : que le village Gaulois avait la potion magique etc, J.M. S’ils résistent à l’envahisseur , c’est que l’OTAN EST EN SES MURS le 10 décembre 2011.
    La diapo. que je tente de faire connaître , que la Gaule chevelue et leurs Druides ont sûrement reçu montrent qu’ils n’avait pas la bonne  »POTION  » car ils sont toujours en guerre.

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    10 décembre 2011 à 15 03 54 125412
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    La diapo , les images sont vraies et les paroles sous les photos représentent presque tout ce qui a été discuté récemment. Ce sont peut-être ces images et ces paroles qui sont la vraie  »POTION »……….. Les  »Sorciers » valent bien plus que les druides.
    Jean-Marie De Serre.

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    10 décembre 2011 à 16 04 03 120312
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    @Guy Dessureault

    Cher Guy,

    Merci de ton commentaire sur mon article.

    Changer notre perception du monde est une facile de nous transformer, quand tu dis toi-même que LE BONHEUR N’EST RIEN D’AUTRE QU’UNE ACCEPTATION DE L’INSTANT PRÉSENT, ET CE, SANS AUCUNE ATTENTE … j’agrée avec toi … c’est la sagesse même à laquelle il faut tendre.

    Toutefois, ta définition du bonheur – bien qu’elle soit exacte – reflète ta façon de percevoir, le produit de tes expériences. N’es-tu pas d’accord?

    A bientôt,

    Carolle Anne

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    10 décembre 2011 à 17 05 10 121012
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    @Jean-Marie De Serre

    Bonjour. Ce n’est pas par impolitesse que je ne réponds pas à vos commentaires, c’est que je ne comprends pas le lien de vos propos avec mon article.

    Carolle Anne Dessureault

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    11 décembre 2011 à 13 01 55 125512
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    Bonjour Madame Carolle Anne Dessureault, pardonnez si j’ai mis un trait d’union à votre nom. === Vous en faites surtout pas si vous ne comprenez pas , je ne suis pas un vrai commenteur. === Par contre et vous n’êtes pas la première , quand on me dit que c’est pas clair , j’essaye de m’améliorer.

    Dans votre article , vous parlez d’avoir plus que d.être. D’Avoir beaucoup , pour se sentir mieux. Et surtout se laisser absorber par la tranquillité de la  »NATURE » , les aubres , les fleurs , les plantes , les vallées et montagnes , les lacs et les rivières.

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    11 décembre 2011 à 14 02 13 121312
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    Madame Dessureault , je viens de remarquer que je fais beaucoup de fautes , est-ce à cause de l’apéro ? Je ne saurais vous dire , mais je crois que je ne suis pas si en faute que cela. === Tcheckez-ben = >

    Avoir beaucoup pour se sentir mieux et  »ÊTRE » , <> , on dit : fais du bien à ton corps pour que ton  »ÂME » ait envie d’y rester.
    La tranquillité de la  »NATURE » , dans le diapo on dit : Quand le dernier arbre sera abattu , la dernière rivière empoisonnée , le dernier poisson capturé , alors seulement vous vous  » APERCEVREZ QUE L’ARGENT NE SE MANGE PAS » , Prophétie d’un Amérindiens Cree.

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    11 décembre 2011 à 14 02 32 123212
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    Madame Carolle Anne Dessureault , j’ai aussi une très belle vidéo de fleurs que j’aimerais vous faire parvenir. === Comme une photo vaut mille mots , la diapo plus haut , je ne sais comment vous la faire parvenir , peut-être que vous l’avez déjà vu ainsi que celle à l’endroit des fleurs , mais vu que c’est Noël bientôt , les deux sont pour moi très belle.

    Madame Carolle Anne , si vous voulez que je vous les transfère , reditesmoi. Mon adresse e-mail : jmdeserre@hotmail.com.

    Bonne fin d’après-midi ,
    Jean-Marie De Serrre.

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    12 décembre 2011 à 8 08 46 124612
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    Le bonheur, je dirais que c’est un accord entre le corps et l’esprit. Parce que tout est lié dans le corps humain. S’il y a fatigue physique, celle-ci se ressent sur le moral. Et ne pas avoir le moral peut engendrer certaines maladies : dépressions… Et justement, dans certaines maladies graves et longues (cancers..), les médecins parlent d’entourage, de soutien… Ils veulent nous dire que le moral est une base pour guérir. Le moral est une issue pour guérir de certaines maladies. Le moral peut donc s’avérer favorable dans le chemin de toute guérison. Et le moral, on l’obtient comment ?

    Je dirais que c’est le résultat de la combinaison de nombreux facteurs. Le moral, on l’obtient parce qu’on est bien dans sa tête. Comment l’obtient-on ? Je dirais par de l’épanouissement de SOI : faire des choses que l’on aime, pour SOI mais pas forcément. Faire aussi quelque chose pour les autres aboutit aussi à un épanouissement de SOI car nous ne sommes rien sans les autres. Que peut-on faire pour les autres ?

    En leur rendant service. Il faudrait toujours se dire : « Ne te demandes pas ce que les Autres peuvent faire pour Toi mais ce que Tu peux faire pour les Autres ». Cela serait bien évidemment beaucoup plus enrichissant pour SOI. Et celui qui s’enrichit intérieurement est heureux, je crois.

    Le bonheur passe déjà par ça car l’Etre Humain n’est rien, seul au monde. L’Etre Humain n’est rien sans les autres. Alors, Il doit être entouré, Il doit échanger et partager car nous avons TOUS quelque chose à apprendre de quelqu’un. On a TOUS besoin d’un plus grand que SOI pour nous transmettre son savoir.

    Le bonheur, c’est communiquer, se transmettre des savoirs. Il ne se limite pas qu’à SOI. Le bonheur, c’est de donner aux autres pour mieux recevoir. L’Etre Humain est fait de cela : on donne pour recevoir. Le contraire ne serait pas logique. Et là, on en arrive à l’Amour qui dit qu’il faut donner pour recevoir. L’Amour ne pèse pas le pour et le contre, si je peux dire.

    L’Etre Humain amoureux donne sans se poser la question de recevoir. Le bonheur, c’est donc d’AIMER, de PARTAGER, de DONNER, de RECEVOIR du SOUTIEN et de L’AMOUR.

    Le bonheur, c’est aussi être entouré des personnes que l’on aime.

    Le bonheur, c’est aussi une multitude de choses ajoutées les unes aux autres : des petits instants de plaisir qui se construisent au quotidien.

    Le bonheur, c’est tout ce qui fait qu’on est bien, quand on ne demande rien de plus.

    Le bonheur, c’est atteindre le sentiment de satisfaction. C’est le pouvoir de se contenter de choses ESSENTIELLES et de ne pas courir après la consommation matérielle.

    Le bonheur, c’est revenir parfois et même toujours aux vraies valeurs qui nous habitent.

    Le bonheur, c’est d’ETRE SOI-MEME. C’est ETRE avant d’AVOIR et surtout ne pas AVOIR pour ETRE.

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    12 décembre 2011 à 12 12 08 120812
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    @Sandy 39
    Merci de vos propos fort pertinents, frais et véridiques.

    J’aime LE BONHEUR C’EST LE POUVOIR DE SE CONTENTER DE CHOSES ESSENTIELLES ET DE NE PAS COURIR APRÈS LA CONSOMMATION MATÉRIELLE. Voilà, c’est vrai, et ce POUVOIR de le faire demande beaucoup de travail personnel.

    Être soi-même, c’est être relié au SOI supérieur, être avant avoir.

    Bonne journée,

    Carolle Anne Dessureault

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    12 décembre 2011 à 14 02 30 123012
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    Madame Carolle Anne Dessureault , aux deux adresses que vous m’avez indiquer , j’ai fait : test et on m’indique fallure. === What happens with you ?
    Jean-Marie De Serre.

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    13 décembre 2011 à 9 09 52 125212
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    @ CAD

    Toute action ne pouvant produire un changement que dans le temps, alors que le bonheur est un état et donc du domaine du présent, ne peut-on pas en déduire que le bonheur n’est toujours que l’acceptation de ce qui est… ce qu’aune action, mais seule une prise de conscience totalement passive peut nous donner ?

    PJCA

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    13 décembre 2011 à 10 10 10 121012
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    à PJCA

    Bonjour Pierre,

    Merci de ton point de vue. J’abonde pleinement dans ton sens pour dire que le bonheur est l’acceptation de ce qui est … Cependant, accepter ce qui est ne donne pas toujours le bonheur (cela dépend des circonstances et des épreuves), mais au moins apporte une certaine paix au fond de soi.

    UNE PRISE DE CONSCIENCE TOTALEMENT PASSIVE PEUT NOUS DONNER LE BONHEUR. Je comprends ici par Prise de Conscience TOTALEMENT PASSIVE, une action dans la non-action.
    Bonne journée,

    CAD

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    13 décembre 2011 à 10 10 15 121512
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    @Jean-Marie De Serre

    Si vous avez reçu mon courriel,c’est que l’adresse est bonne … elle sera inscrite dans le haut à EXPÉDITEUR.

    CAD

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    14 décembre 2011 à 13 01 01 120112
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    Bonjour Madame Carolle Anne Dessureault , je n’aurais ps dû écrire === What happens whith you ? But , what happens with me. I beg your pardon.

    Par contre , il y avait 2 adresse et parfois pour enlever la douleur je dois prendre 4 apéros. === Faut que je vous dise aussi que où je demeure , === c’est 15 jours plus tard comme ils disent. === J’ai reçu déjà Monsieur A.L. ou André Lefebvre dans courrier indésirable……..
    Dans la diapo que vous avez reçu , il y a quelque chose qui ne va pas et je vais trouver. === Je vous redirez , chez vous.
    Jean-Marie De Serre.

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    14 décembre 2011 à 14 02 28 122812
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    Madame Dessurault , je viens de tenter de vous envoyer ceci === >
    === > sacrifice ça pas marché. === I a’m sorry , mais je vous disais : que dans la diapo , on parle du vent mais pas de  » L’AIR ». Et que sans air sain , allo la  »PLANÈTE ».

    Bonne fin d’après-midi Madame CAD , pas sûr que l’appéro soit si dérangeant que cela.

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