Âge obscur de Grande-Bretagne!!!

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(Parle-moi de ça, un « party » entre hommes!)

 

Évidemment, je « savais » bien que Merlin et le roi Arthur étaient des personnages légendaires. J’ai donc décidé de vérifier ce que les spécialistes en disaient. J’ai appris qu’ils ne peuvent ni affirmer qu’ils n’aient pas existé, ni confirmer leurs existences; un peu comme Dieu, quoi. Plusieurs d’entre eux identifient le roi Arthur à certains rois portants un autre nom (bon! Comme les Musulmans et les Bouddhistes font pour Dieu, alors).

Étant agnostique dans l’âme, comme à mon habitude, j’ai voulu vérifier si tous ces « spécialistes » disaient la vérité.

Au départ, j’ai trouvé que plusieurs spécialistes prennent le silence des historiens contemporains de l’époque, tel Gildas et Bède, comme une preuve de la non existence d’Arthur. Cet argument, qui semble très solide à première vue (comme tout argument de « spécialiste »), ne tient pas du tout (comme plusieurs arguments de « spécialistes »), puisque Gildas ne mentionne jamais le roi breton Vortigern par son nom et personne ne doute de l’existence de Vortigern, à cause de ce fait. J’ai décidé de creuser un peu plus et ce fut un travail passionnant.

Les aventures du roi Arthur, s’il a existé, se déroulent durant l’âge sombre de l’Angleterre. Celle-ci s’étend à partir du retrait de la puissance romaine de la province de Bretagne vers 410 et de la fondation des royaumes Anglo-Saxons, jusqu’à la fin de la conquête normande de l’Angleterre en 1066.

Dans le « Y Gododdin » (Poème de langue galloise de la tradition orale écrite au 8e ou 9e siècle) Arthur est mentionné.Dans cette ode composée par Aneirin au VIe siècle, on trouve qu’une seule mention du roi Arthur à qui il compare la valeur du guerrier Guaudur (j’en ai trouvé 10 de plus dans d’autres odes composées souvent plus tôt) . On lit :

Il avait l’habitude de faire approcher des corbeaux noirs devant les murs de la ville fortifiée.

Même s’il n’était pas Arthur, il fut presqu’égal en faits héroïques devant la barrière des boucliers, Guaudur!!!

Il est inhabituel dans les odes galloise de présenter un héros (Guaudur) comme étant moins valeureux qu’un autre héros (Arthur).  Mais il est indéniable que ceux qui écoutent connaissent parfaitement bien le héros Arthur et que la comparaison ne diminue pas la vaillance de Guaudur.  La date de création de cette ode oral précède celle où on  l’a écrit, évidemment. Elle fut, cependant, copiée en usant des mots gallois plus anciens que les autres textes gallois qui datent de 750 à 1100.

Dans une autre Ode galloise du milieu du 7e siècle, le « Marwnad Cynddylan », on pleure le héros Cynddylan et ses compagnons qui ont péri. On les compare à des « chiots » d’Arthur qui périssent devant la citadelle. Encore une fois les héros que l’on pleure sont comparés à Arthur.

La raison invoquée pour justifier l’appellation de cette période « âge sombre » est que les romains partis, les écrits ne se font plus. Cela est quelque peu surprenant puisque les missionnaires chrétiens avaient déjà mis les pieds en Angleterre depuis un bon bout de temps, à l’époque romaine et qu’ils ont nécessairement dû écrire sans arrêter de le faire. On n’a qu’à penser à St-Augustin qui mène un combat philosophique contre le Pélagianisme qui est une forme de Christianisme (très attrayante, en fait. Nous le verrons plus loin).

Augustin est mort en 430 ap J.C. Quant à Pélage ou Pelagius (v. 350- v. 420), il était un moine ascète « Pritani » dont les idées furent jugées hérétiques par l’Église. Son nom d’origine était « Morgan ». Ce qui nous fait penser(en tous les cas, me fait penser, moi) à la « sorcière » ennemie (ou amie) de Merlin et d’Arthur, la fée Morgane.

Il y a donc des périodes plus sombres que d’autres durant cet « âge sombre » de l’Angleterre.  Les données, surtout ecclésiastiques, sont assez nombreuses au sujet de cette époque. Voici un « calendrier » de cette époque en Grande-Bretagne :

407: Constantin III, auto-proclamé en Angleterre, envoie les légions romaines débarquer dans le nord de la Gaule. (Flavius Claudius Constantinus)  Il est un usurpateur romain du début du Ve siècle proclamé Empereur par ses troupes en Grande-Bretagne. Il quitte la Bretagne avec toutes ses troupes, laissant celle-ci sans défense.

409: Les Pictes et les Scots envahissent l’Angleterre depuis l’Irlande.

416: Concile de Carthage pour la condamnation du pélagianisme.

426 Loup est moine à Lérins puis devient évêque de Troyes en 426. Il réunit un concile dans sa cité et il est choisi par ses pairs, avec Germain d’Auxerre, pour aller prêcher en Grande-Bretagne contre l’Hérésie pélagienne qui s’y était propagée rapidement.

Germain d’Auxerre  lutta contre le pélagianisme en collaboration avec son ami  Hilaire, Archevêque d’Arles. Comme lui, il combattit l’hérésie particulièrement en Bretagne où il fut accueilli par le roi Elaf.

. Elaf était un roi ou un chef breton de la région du Hampshire. Il est mentionné dans la vie de Saint Germain d’Auxerre qu’il accueillit au cours d’un de ses voyages en Bretagne insulaire.

428: Départ des dernières légions romaines d’Angleterre contre l’avis des bretons chrétiens (incertain).

429: Premier voyage de Germain en Angleterre (avec Loup de Troyes) (Trois ans après la prise de décision).

432: Arrivée de Saint Patrick en Irlande.

444: Second voyage de Saint Germain (d’Auxerre) en Angleterre. Plus jeune, ses talents le font choisir par l’État pour « une haute charge gouvernementale et administrative » et il visite en personne les territoires dont il a la charge. Finalement, il fut élu évêque contre sa volonté à la mort de Saint Amasser.

Décès de Brice de Tours. Vers 430, après 33 ans d’épiscopat, il est accusé d’avoir mis enceinte sa servante (Il s’entourait toujours de jolies servantes). Il perdra alors sa charge et ira se disculper à Rome. Le jugement qui l’innocente est proféré par ordalie (jugement de Dieu lors d’une épreuve). À la mort de son successeur, en 437, il redevient évêque de Tours. Il est le patron des juges; c’est tout dire.

448 décès de Germain d’Auxerre âgé d’environ 67 ans..

449: Conquête de l’Angleterre par les Angles, les Saxons et les Jutes.

455: Création du Royaume de Kent par les envahisseurs saxons.

469: Après que les Bretons d’Angleterre fussent chassés de Bourges par les Goths, Childéric (père de Clovis) se rend près du « come »  Paul qui subit le siège des Saxons à Angers. Il le tue après avoir chassé les Saxons (Selon Frégédaire dans sa compilation de Grégoire de Tours, mais c’est contesté. D’autres disent que le « come » Paul fut tué par les Saxons).

Note : En 469, les Armoricains et les Bretons du roi Riothame (Ambrosius Aurelianus selon Léon Fleuriot; de toutes façon ce n’est pas Vortigern qui se déplace) débarquent sur la basse Loire avec une troupe estimée à douze mille hommes, pour secourir l’empereur Anthémius et tenter de rejoindre les Francs à Déols. Mais Euric (fils de Théodoric I) les en empêche et les vainc au bout de deux jours de combat. Les survivants bretons se réfugient dans le royaume burgonde où disparaîtra de l’histoire, le nom du roi Riothame.  Euric s’empare de la ville de Tours. Euric était devenu roi après avoir égorgé son frère Théodoric II en 466.

Le roi Riothame vint (d’Angleterre) selon Jordanes par la mer avec 12,000 hommes. Jordanes est un historien latin du VIe siècle. Tiré de Jordanes : « Euric, roi des Visigoths, voyant ces fréquents changements d’empereurs romains, entreprit d’étendre son autorité sur la Gaule entière. Informé de ses desseins, l’empereur Anthémius demanda aussitôt des secours aux Bretons. Leur roi Riothime en amena douze mille, et fut reçu dans la ville de Bourges à sa sortie des vaisseaux qui l’avaient  porté sur l’Océan. Euric, roi des Visigoths, à la tête d’une armée innombrable, marcha à leur rencontre; et, après un long combat, Riothime, roi des Bretons, fut défait avant que les Romains eussent pu se joindre à lui. Après avoir perdu une grande partie de son armée, il s’enfuit avec ceux qu’il put sauver, et se retira chez les Burgundions, nation dont il se trouvait rapproché, et qui, en ce temps, était alliée des Romains. ».

491: Fondation du Royaume du Sussex par les Saxons (South Saxe)

516: Fondation du Royaume du Wessex par les Saxons (West Saxe)

526: Fondation du Royaume d’Essex par les Saxons (East Saxe)

Malgré ces données, la période la plus « sombre » se situe au Ve et VIe siècle. Durant la majeure partie de cette période, l’Angleterre est divisée entre les régions contrôlées par les Anglo-Saxons et celles dominées par les Bretons. Cette période précède celle de l’arrivée des Vikings au VIIIe siècle. Les Anglo-Saxons prendront le contrôle de l’Angleterre au XIe siècle (vivant au XXIe siècle, je ne vois rien de très étonnant là-dedans; actuellement ils tentent de le faire partout).

Il devient maintenant évident que l’époque du roi Arthur doit se trouver avant les Vikings; donc, au Ve ou VIe siècle. Il est à remarquer que le roi Arthur est un seigneur supposé Breton (en fait, selon les odes, il est « Welsh » c’est-à-dire Gallois) qui aurait organisé la défense de la Grande-Bretagne face aux envahisseurs saxons et angles à la fin du Ve siècle ou au début du VIe siècle. Je l’ai déjà mentionné, deux historiens principaux traitent de cette époque. Gildas « Le Sage » et Bède « le Vénérable »; et, aujourd’hui, André  le « Soupçonneux » va s’y mettre lui aussi.

Sachant que l’historien Bède « le vénérable » est un Anglo-Saxon, il devient possible qu’il ait eu intérêt à effacer l’histoire du roi Arthur« Breton ». Par contre Gildas « le Sage », historien plus ancien que Bède de deux siècles, était, lui, vraiment Breton; mais ses manuscrits furent recopiés au Moyen Age par un moine de l’abbaye de Saint-Gildas de Rhuis. Le « recopieur », l’’abbé Vital, semble être, selon Ferdinand Lot, l’auteur de la Vie de saint Gildas qu’il aurait écrite vers 1060.

Quant à André « le Soupçonneux », arrivant 15 siècles après les événements, il ne pourra pas faire beaucoup plus que de compiler les différentes infos et voir s’il pourrait déceler des failles chronologiques et des « intérêts particuliers » susceptibles d’agir à cette époque. Ce qui n’est pas tellement difficile à faire, on doit l’admettre.

J’ai pu lire « Mélanges d’histoires bretonnes » de Ferdinand Lot. Sa conclusion semble être que le manuscrit original de Gildas fut complètement corrigé au cours des 400 années qui ont suivi sa rédaction. Nous verrons ce qu’en disent nos deux historiens au cours des articles qui viendront.

André Lefebvre

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Andre lefebvre

Mon premier livre "L'histoire de ma nation" est publier chez: http://fondationlitterairefleurdelyslibrairie.wordpress.com/ André Lefebvre

16 pensées sur “Âge obscur de Grande-Bretagne!!!

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    21 janvier 2014 à 13 01 29 01291
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    Les commentaires étaient fermés. Je reviens « corriger » mes articles tellement souvent que parfois j’oublie de ré-ouvrir les commentaires. Et comme il faut le faire à chaque fois…

    Toutes mes excuses.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    21 janvier 2014 à 13 01 59 01591
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    J’aime bien cette histoire atypique.

    Certes Merlin et Arthur n’auraient pas existé, tout comme les dragons.

    Toutefois, on connaît l’origine de ceux-ci.

    Il s’agissait de troupes romaines qui étaient précédées par un gonfanon rouge, comme une langue de feu, et comme ces troupes étaient nommées des Dracos, elles devinrent les dragons cracheurs de feu dans l’imagination des peuples qui durent se battre contre les dragons…

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    21 janvier 2014 à 14 02 37 01371
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    Bien sûr que nous pouvons trouver des pistes historiques dans le folklore breton pour refaire l’histoire que les crétins de « spécialistes » n’ont pas fouillés durant toutes leur vie de recherche dans les manuscrits et les bibliothèques de Grande Bretagne.

    Ici même au Québec les historiens ont totalement caviardé un héros du peuple qui travaillait dans les mines du grand nord, les mines de charbon, il pesait trois cent livres et mesurait sept pieds, les mineurs l’avait nommé Gros Jambon. (Réal Giquère, lien)

    Et un autre Honoris Causa pour André (lequel?) le Edward Gibbon des 7 du Québec.

    Dans la deuxième moitié du IV siècle après J-C, le draco a triomphé comme enseigne militaire, et l’historien Ammien Marcellin décrit ainsi ceux qui ornent le défilé des troupes de l’empereur Constance en visite à Rome : « …tout autour on voyait flotter les dragons attachés à des hampes incrustées de pierreries, et dont la pourpre, gonflée par l’air qui s’engouffrait dans leurs gueules béantes, rendait un bruit assez semblable aux sifflements de colère du monstre, tandis que leurs longues queues se déroulaient au gré du vent ».

    ref: http://fr.wikipedia.org/wiki/Draco_(histoire)#Le_Draco_chez_les_Romains

    Draco rouge des légions romaines (image)

    DG

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      21 janvier 2014 à 14 02 46 01461
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      N’était-ce pas un dénommé George qui aurait vaincu ces dragons ? Il me semble avoir lu cela et ne parviens pas a mesouvenir ou ni quand.

      P-ê son nom entier était George-Arthur, apr`s tout, z’ont tous des ‘middle name’ ces brigands 🙂 !

      bonne journée

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        21 janvier 2014 à 14 02 56 01561
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        La légende de St-Georges est basée sur un réalité. St-Georges vécu à l’époque de l’Empereur Dioclétien et son combat contre le Dragon est une allégorie représentant le combat de la Chrétienté contre « le Mal ».

        C’est probablement le même combat qui s’est déroulé à l’époque d’Arthur en Angleterre; et probablement le même dragon.

        Il est supposé avoir été décapité en 303 (pas le dragon; St-Georges).

        Amicalement

        André Lefebvre

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          21 janvier 2014 à 19 07 23 01231
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          y’avais un autre St-Georges, ici même au Québec.

          Il avait aussi la réputation de décapiter, il se vendait au gallon.

          C’est une autre histoire et est peu ou pas documentée.

          bonne soirée

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            21 janvier 2014 à 19 07 25 01251
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            Merci de la précision.

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      21 janvier 2014 à 14 02 48 01481
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      Qui pourrait douter de l’existence de « Gros Jambon »?

      Personnellement, j’ai ai deux tranches dans mon frigo. Alors…

      À noter que vos « crétins de spécialistes » ont fouillé énormément les archives, les odes et le « folklore breton. D’ailleurs. ils le « fouillent » encore aujourd’hui. Rien n’est terminé.

      Mais l’important n’est pas Arthur; l’important est d’éclairer au maximum cette période de l’histoire d’Angleterre.

      Les étendards représentant des dragons sont loin d’être une « objection » à l’existence d’Uther Pandragon. Mais nous y reviendrons.

      Amicalement

      André Lefebvre

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        21 janvier 2014 à 15 03 10 01101
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        Vous ne semblez pas saisir le cynisme de mon commentaire, ou vous patinez.

        DG

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          21 janvier 2014 à 15 03 24 01241
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          Que dire de l’ironie du mien. 🙂

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            21 janvier 2014 à 15 03 37 01371
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            Au contraire, que les dragons aient leur origine dans les dracos romains est une preuve que Pendragon a réellement existé et qu’il était comme Clovis un général romain probablement.

            Une réalité qu’on a bien sûr totalement effacée pour rendre plus sublime la gloire du Franc pur et barbare sans tache romaine, bref un pur produit du terroir. Ce n’est que récemment (années 90) que des historiens ont insisté sur le Clovis romain et non pas résolument Franc.

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            21 janvier 2014 à 15 03 42 01421
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            Assez d’accord avec votre commentaire Damian.

            Amicalement

            André Lefebvre

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            21 janvier 2014 à 15 03 44 01441
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            Je veux dire qu’il était probablement un chef autochtone qui se serait battu contre les Romains pour finalement céder à leur mode et avantages et finir en notable romanisé, l’attraction des bains et autres délices.

            D’ailleurs, les Romains se battaient rarement, puisqu’il y avait tant d’avantages à être citoyen Romain (pain garanti et protections) que les peuples investis ne demandaient qu’à se rendre et profiter des bénéfices de cette civilisation ultime.

            Montaigne en parle, car il avait noté ces détails qui savent transformer l’histoire en réalités pratiques.

            Imaginez les peuples qui accepteraient aujourd’hui de devenir le 56 ou 58ème état des Etats-Unis, ils font la queue, nul besoin d’armée pour les envahir, il suffit d’une chaîne de restauration rapide…

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            21 janvier 2014 à 15 03 49 01491
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            Sauf que les romains et les « romanisés » avaient presque tous quitté la Grande-Brteagne à l’époque dont on parle.

            Vous verrez dans les prochains articles.

            Remarquez que de répéter ce qui a déjà été dit augmente notre savoir individuel, mais n’augmente pas nos connaissances générales. Plusieurs ne le comprennent pas.

            Amicalement

            André lefebvre

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            21 janvier 2014 à 15 03 55 01551
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            C’était une supposition.

            Ce qui est intéressant, c’est que l’histoire contient des pages encore inexplorées. C’est comme cette histoire d’un Jésus dont aucun historien Romain n’a vraiment parlé, et regardez l’ampleur de la postérité du personnage ou du groupe de personnages derrière ce nom.

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            21 janvier 2014 à 15 03 59 01591
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            … à mettre en relation avec ce que Einstein a dit à propos de Gandhi. « Un jour, les générations futures se demanderont si un tel homme a jamais existé ».

            C’est ainsi que naissent les légendes. Aujourd’hui, on se demande si Shakespeare a bien été Shakespeare, Corneille aurait été Molière, et il y en a d’autres…

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