Arrière, les livres !

C’est une provocation. Je prendrais le dernier livre souffreteux par la main avec compassion pour lui faire traverser la rue… Mais il reste que cette chère vieille chose a fait son temps et que je n’irai pas au Salon du Livre cette année. Je n’ai raté les Salons, au cours des dernières décennies, que quand  je n’étais pas à Montréal. Cette année, je décide de ne PAS aller au Salon du livre. Je tourne la page.

Pourquoi ? Parce que, comme c’en est le slogan cette année sans qu’on y voit l’ironie, le Salon du Livre  est  » Une affaire de famille ». C’est la grand messe d’une clique qui veut se garder un droit de cuissage sur la culture. En fermant leur porte aux éditeurs électroniques, il y a quelques années, les éditeurs, libraires et autres serviteurs du papier contre la pensée ont raté un virage crucial. Ils sont devenus une partie du problème contre la solution et ils vont maintenant disparaitre. Les choses changent…

L’Histoire commence avec l’écriture. Dans ce qui vient avant, on cherche des traces, après on lit les signes. Si l’humanité a fait quelques pas depuis 5 000 ans, c’est surtout parce qu’on a pris des notes et qu’on a ajouté une mémoire collective à nos mémoires individuelles. On a vite compris qu’on voyait plus loin si on grimpait sur les épaules des autres. Celles des « géants », comme Bernard de Chartre l’aurait dit et comme Newton l’a fameusement répété. Or, les épaules des géants, ce sont les textes qu’ils nous ont laissés.

Quand est venue l’imprimerie, des nains on pu se joindre aux géants pour amonceler leurs pierres et la pyramide du savoir s’est élevée plus vite. Lecture, réflexion, découverte, science, techniques… En haut de la pyramide du savoir, à laquelle chacun peut contribuer, on a trouvé l’industrie et l’abondance. Quand le Times, pour marquer l’An 2 000, a choisi Gutenberg comme « Homme du Millénaire », ce n’était vraiment pas bête.

Malheureusement, quand le savoir apporte la richesse, le pouvoir est jaloux du savoir. L’Église, d’abord, s’est approprié l’écrit et a bâti un mur d’interdits : ne montait pas qui voulait à la pyramide du savoir. Pas les femmes, pas les pauvres, pas les autres… Alors la pyramide a grandi, mais moins vite que si on avait tous pu y grimper et apporter son caillou. Dommage…

L’Église est partie, mais même aujourd’hui, ne monte pas qui veut au savoir. Il y a un guichet et un prix à payer pour lire et savoir. A l’entrée, comme cerbères, il y a la faune des éditeurs, imprimeurs, distributeurs, agents, libraires et que sais-je qui barbotent autour du livre, pour contrôler et faire payer l’accès à l’écrit et à la culture. Oh, il y a bien quelques petits sentiers qui permettent de se faufiler et d’atteindre la connaissance sans payer le prix qu’en exigent ceux qui la tiennent en otage, mais il faut se battre… ou tricher.

Heureusement, avec l’Internet, est venue la possibilité concrète de donner à tous l’accès à toute connaissance et à toute culture. Le temps est venu de la bibliothèque universelle, virtuelle, globale, exhaustive. L’objectif  final, c’est que tout ce qui a été écrit et qu’on a conservé, tout ce qu’on a publié et tout ce qu’on publiera soit disponible en ligne.

Pas seulement la littérature, dite grande ou petite, mais aussi les journaux, les périodiques, les manuels et tout le corpus des travaux de recherche scientifique que leurs auteurs souhaitent publier et qui constituent l’état de la science et de la technique. Il faut que tout ça puisse apparaître à l’écran de l’usager et être imprimé à sa discrétion SANS FRAIS. Il est impérieux qu’on abatte le guichet et qu’on mette hors d’état de nuire  ceux qui sont en fait les geôliers de la culture.

Crucial, car si tous peuvent avoir accès à tout ce que la mémoire collective a accumulé, chacun partira de plus haut pour aller poser sa pierre. La pyramide grandira BEAUCOUP plus vite. C’est la voie du progrès, du développement, de l’enrichissement comme du plaisir qu’apporte la culture. L’humain a choisi l’arbre de la connaissance. Il faut en cueillir tous les fruits et inviter tout le monde à table. TOUT ÊTRE HUMAIN A DROIT À TOUTE LA CONNAISSANCE. Nous devons tous avoir accès à tout ce qui a été écrit depuis toujours. C’est notre patrimoine.

C’est le devoir et ce doit être la responsabilité de la société de s’approprier toute connaissance et toute culture et de les mettre gratuitement à la disposition de tous ses citoyens. C’est à l’État, mandaté par nous tous, de rémunérer les auteurs et tous les créateurs pour les motiver à produire plus et mieux, mais la propriété de ce qui est pensé et créé ne peut être que collective et son usage ne peut être que libre pour tous. L’État qui ne le fait pas ne fait pas son travail.

Pour nous, francophones, c’est  la culture française qu’on trahit en ne le faisant pas, car la prochaine génération ne prendra connaissance que de ce qui aura été numérisé. Or, la Bibliothèque Nationale de France, qui détient 13 000 000 de documents, n’a réussi à ce jour à en numériser que 300 000 en format texte – environ 2% ! – et l’Association des archivistes français déplore la disparition de la Direction des archives de France, diluée dans une « Direction générale des patrimoines de France »…

Pendant qu’on tergiverse, Google a numérisé 10 000 000 de documents aux USA, presse le pas et part même en croisade pour sauver aussi les « petites cultures », numérisant tout gratuitement, contre l’engagement d’un accès public gratuit. C’est ainsi qu’on est à compléter la numérisation de la bibliothèque de Barcelone, en catalan… Google est le Chevalier qui vient abattre le mur et libérer la pensée. Il y parvient en deux (2) opérations dont les effets se complètent.

La première, c’est cette numérisation de tous les documents écrits. Un travail colossal, mais indispensable dont j’ai parlé il y a longtemps. La deuxième, c’est une procédure pratique et efficace que Google vient d’annoncer, pour rémunérer ceux qui écrivent.

Il était difficile de payer sur Internet de tout petits montants. Google va intervenir pour consolider les petits paiements de chaque lecteur à tous les auteurs… et les versement à chaque auteur de ses nombreux lecteurs. Chaque auteur pourra ainsi devenir autonome et vendre lui-même sa prose, dont Google fait aussi la promotion méthodique. Intelligente. Gratuite.

Aujourd’hui, l’auteur ne touche que 6, 8 ou 10% des 20, 30, 40 euros que coûte un bouquin. Via l’Internet et Google, l’auteur ne touchera peut-être que 1/100e ou 1/200e de centime du mot pour ses écrits, mais à ce prix, des dizaines ou des centaines de milliers, voire des millions de gens voudront le lire…. C’est par là que passe la rentabilité future du métier d’écrivain.

Numérisation et micro-paiements permettent de briser les barreaux de la prison et de libérer la pensée. Google, bien sûr, veut aussi numériser la France, à la rage folle de l’élite de ce qui y scribouille. Le Syndicat national de l’Edition française (SNE), ne veut pas comprendre que Google est là pour aider notre vieille connaissance, Quidam Lambda –  héritier de la même culture que le SNE et qui paye sa quote-part de son entretien – mais à qui on n’envoie pas des exemplaires gratuits des espoirs au Goncourt et au Renaudot, lui. pour avoir son avis.

Le SNE ne comprend pas que QL, qui paye pour ses livres, en a marre de les payer au prix fort, pas pour mettre du beurre sur les épinards des écrivains, mais pour faire vivre la faune des geôliers de la culture. Le SNE qui a visiblement fait le choix de grenouiller et de grouiller, monte aux barricades contre le projet Google.

Le 4 septembre dernier, le Ministère de la Culture et de la Communication a adressé, ses observations au tribunal américain chargé de vérifier la légalité des ententes entre Google et les autres intervenants. Le SNE allégue que l’intervention de Google est “non conforme” au droit de la propriété intellectuelle et au droit de la concurrence.

Même son de cloche à l’occasion des auditions de Google Books devant la Commission européenne : “Cette affaire (intervention Google gratuite) pose une question de principe” : le respect du droit d’auteur qui garantit la rémunération des créateurs et fonde la diversité culturelle », qu’il nous dit le  SNE….

Bullshit (selles de bœuf) ! Tout le monde est pour la rémunération des créateurs. Il faut seulement affirmer que c’est à l‘État de le faire, selon le consensus social et d’assurer ainsi vraiment l’égalité d’accès au savoir et à la culture. Tout le monde est aussi pour la diversité culturelle. Il faut simplement cesser de dire des âneries et favoriser la diffusion des diverses productions culturelles si on veut qu’elles survivent.

Il est temps de dire que, comme vecteur d’un message, enveloppe d’une oeuvre, contenant d’un contenu, le livre est l’accessoire. C’est un bel objet qui a sa place dans les musées, mais il n’y a plus de raison pour que tout ce qui est écrit ne soit pas accessible à tous. Il est temps que l’âme de l’écrit échappe à son enveloppe matérielle et s’envole, immortelle, sur les ailes de Internet. LIBRE.

Vivement la pensée en liberté ! J’aurais préféré que l’État la libère, mais peut-on espérer une bonne action de ceux qui ont imaginé HADOPI ?  Ici, c’est Google le preux chevalier. On peut trouver que Du Guesclin est laid et dire qu’on n’aime pas les Bretons… mais c’est lui qui vient sauver la France.

Le SNE et ceux qui le soutiennent concoctent une mixture délétère de chauvinisme et de corporatisme qui leur permettrait de momifier la culture francaise. Il faut les ignorer. Tout ce qu’à pensé l’homme est à toute l’humanité. Google va numériser ? Vivement Google. En France et au Québec.

Les livres ? J’adore… Mais la culture ne passe pas par là.   Le Salon du Livre, rencontre annuelle de élites québécoises cultivées, est un événement touchant, mais qui nous retarde.  Bien gentil, mais aussi  anachronique que le Bal des Débutantes ou une neuvaine à Ste-Anne. C’est l’édition électronique qu’il faut encourager, Pas la promotion des bouquins à 30 ou 40 dollars.

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Pierre JC Allard

15 pensées sur “Arrière, les livres !

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    23 novembre 2009 à 5 05 37 113711
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    Salut Pierre,
    Je vais parler du contexte sur le cout du livre.

    De mémoire et approximativement, du temps des manuscrits copié par des copistes (moines), un livre coutait le salaire d’une vie d’un paysan. Avec le début de l’imprimerie, autour d’une ou deux années de salaire. Aujourd’hui un livre de poche coute environ 1h d’un salaire moyen au Quebec. Les livres coutent plus cher au Quebec qu’en France. Pourquoi ? Sans doute que les gens lisent moins.

    A ce niveau là plus les bibliotheques municipales avec consultation gratuite, le prix n’est plus vraiment une barriere a la connaissance c’est plus l’interet, le temps libre, la formation initiale etc …

    Ensuite il faut pas mettre l’etat partout. il faut faire attention avec les monopoles privés ou pseudo-monopole comme un Google.

    Ensuite dans toute la masse de roman, on peut en jeter 90% sans que la connaissance y perde qqchose et tout les livres techniques completement dépassé. J’ai pas l’ame d’un archiviste systématique et compulsif. La masse de document noie ce qui est interessant et le fait disparaitre sous la masse de nouvelle publication. L’internet accroit davantage ce phénomene. Tout le monde écrit sur tout et c’est souvent des conneries. :mrgreen:

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    23 novembre 2009 à 8 08 34 113411
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    Bravo ! je suis 100% d’accord avec vos propos.

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    23 novembre 2009 à 19 07 02 110211
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    Je crois que nous allons obligatoirement en arriver là.
    Il y a de la résistance. Pour le moment, en français, on peut trouver sur des sites de téléchargement des oeuvres en format électronique piratées. Si en français elles sont rares, en anglais je n’ai pas fouillé mais on se doute qu’elles sont plus nombreuses.
    Le journalisme aussi est en train d’en prendre un coup. Certains disent que l’on «s’improvise» journaliste. Dans le cas des journalistes de «papier», combien ont une formation en journalisme? On sait que souvent les journaux préfèrent les «stars» qui font vendre. Et pour vendre, eh! ben! souvent du n’importe quoi. Parfois de l’excellent. Comme dans tout…
    Le coût.
    Si je ne me trompe dans le livre, le vendeur recevrait aux alentours de 40%. Et l’écrivain… 10%. Certains gros vendeurs peuvent négocier leur pourcentage. Il reste toutefois que la vieille recette perdure. Essayez d’envoyer un manuscrit par email…
    Il y a quelques années je fouillais les maisons d’édition française. Pas de manuscrit électronique. Encore du papier…
    Aujourd’hui, je ne sais pas. J’ai souvenir que vers l’an 2000 un éditeur français de Paris avait lancé une maison en ligne pour dénicher des auteurs. J’y ai trouvé des manuscrits extraordinaires mais pas «à la mode». Autrement dit pas «vendable». Entre autres le récit d’une dame racontant toute l’histoire de sa famille et de l’entreprise familiale. De 17XX à nos jours. Plat? Passsionnant! La dame écrivait comme Hugo.
    Mais qui était intéressé?
    Je dirais qu’environ 1 manuscrit sur mille est passé en format papier. Et encore… L’éditeur a fermé ses portes au bout de 8 mois.
    L’Histoire montre qu’une fois payé un auteur s’engage dans un processus de création souvent avantageux pour tout le monde.
    Même dans le domaine de la musique où l’on chevauche entre deux moyens: le DC existe encore, mais pour combien de temps?
    Si au moins on numérisait tout le classique français dégagés de droits d’auteurs.
    _____
    Les lecteurs électroniques.
    Ils sont semble-t-il beaucoup meilleurs qu’avant… Et imaginez le nombre de livres que l’on peut traîner en voyage!
    Mais il reste encore du travail à faire.
    Certains sont en larmes devant la possible disparition du livre de papier. Je sais, ça sent bon ! 🙂
    Mais les générations à venir oublieront sans doute ce format.

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    23 novembre 2009 à 20 08 18 111811
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    Bonjour pierre,

    Vous écrivez :

     »C’est le devoir et ce doit être la responsabilité de la société de s’approprier toute connaissance et toute culture et de les mettre gratuitement à la disposition de tous ses citoyens. C’est à l’État, mandaté par nous tous, de rémunérer les auteurs et tous les créateurs pour les motiver à produire plus et mieux, mais la propriété de ce qui est pensé et créé ne peut être que collective et son usage ne peut être que libre pour tous. L’État qui ne le fait pas ne fait pas son travail. »

    Wow! Je ne suis pas du tout d’accord avec vous. Il faut réduire la taille de l’État et le sortir de nos vies quotidiennes, pas le contraire. La propriété de ce qui est pensé, de ce qui est produit par mon cerveau appartient à MOI et à MOI seul, non à l’état ou une autre fiction de l’esprit, comme la  »société ».

    Le jour ou nos pensées ou nos créations intellectuelles appartiendront à l’état, on sera vraiment très avancé dans l’agenda communiste.

    Non merci pour moi!

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    23 novembre 2009 à 21 09 53 115311
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    @ PN:

    « on peut en jeter 90% sans que la connaissance y perde qqchose  »

    Qui va décider du 10% qu’on garde ?

    PJCA

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    23 novembre 2009 à 21 09 56 115611
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    @ GP:

    A peu près tous les grands classiques de la littérature sont déjà en ligne. Le référencement n’est pas toujours à point et souvent ils n’ont été que scannés, avec les annotations et les ratures… mais on peut trouver. Vivement Google tout de même !

    PJCA

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    23 novembre 2009 à 22 10 19 111911
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    «La propriété de ce qui est pensé, de ce qui est produit par mon cerveau appartient à MOI et à MOI seul, non à l’état ou une autre fiction de l’esprit, comme la ‘’société”.»

    Heureusement, car on ne voudrait pas être copropriétaires de plusieurs pensées.

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    23 novembre 2009 à 22 10 20 112011
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    @ AL:

    Pas question de donner la propriété de la création littéraire à l’État; seulement le mandat de distribuer entre les écrivains, en prenant pour critères les déchargements des lecteurs, le budget qu’on consacrerait à la littérature.

    En l’absence de tout favoritisme et avec un budget refletant l’interett de la population pour la littérature, quiconque écrit et est lu pourrait gagner sa vie de sa plume

    PJCA

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    24 novembre 2009 à 7 07 19 111911
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    > En l’absence de tout favoritisme et avec un budget refletant l’interett de la population pour la littérature, quiconque écrit et est lu pourrait gagner sa vie de sa plume.

    Et puis on serait jamais malade aussi. :mrgreen:
    Ba pourquoi ne pas demander ?
    Demandes et tu recevra !

    Au fait j’ai besoin d’argent Pierre pour mon séjour a Rome, tu peux me preter l’argent que tu as gagné avec tes écrits sur le net. :mrgreen:

    Utopiaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhaaaaaa

    Sinon j’ai pas dit qu’il fallait jeter 90% de roman. C’était une facon de parler pour eviter de vouloir tout garder. Dans la réalité, le tri se produit pas tjs avec la qualité comme principal critere. Imagine si on conservait tout ce qui s’écrit sur le net.

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    24 novembre 2009 à 8 08 42 114211
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    Pierre,
    Les etats occidentaux sont sur-endetté. Le canada/Qc n’arrive pas déja a assurer les soins de santé de maniere satisfaisante. En californie, il libere les prisonniers faute d’argent. L’etat providence tire a sa fin. Ca fuit de tout les cotes, et tu voudrai rajouter des dépenses. 😆

    Nous sommes de plus en plus taxé. Qui va payé pour tout ces services ?

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    24 novembre 2009 à 13 01 15 111511
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    @ PN

    Vous avez une vision fausse du coût de cette initiative. On ne donne pas des livres a 30 ou 40 $; on donne des pixels qui ne coûtent rien… La dépense a assumer, c’est celle des droits d’auteurs pour les livres qui est aujourd’hui minime dans notre société.

    A peine 100 millions d’euros en France, pour un budget du Ministère de la culture de 2,8 milliards en 2009. En fait, le coût de la publicité excede celui des droits d’auteurs ! On peut doubler la production et tripler le nombre des auteurs sans difficulté. Il suffit de dire fermement à Jules et a Prosper que les demoiselles n’ont plus besoin d’eux…

    PJCA
    .

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    24 novembre 2009 à 19 07 02 110211
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    > quiconque écrit et est lu pourrait gagner sa vie de sa plume

    > La dépense a assumer, c’est celle des droits d’auteurs pour les livres

    Pierre,
    Oui j’avais bien compris mais les droits d’auteurs dans la litterature ne permettent de vivre de sa plume pour une majorité d’auteurs. Il faut plutot compter un salaire annuel moyen par auteur et le multiplier pour avoir le budget adéquat pour votre hypothese : gagner sa vie de sa plume.

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    24 novembre 2009 à 20 08 13 111311
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    @ PN: Oui, calcul intéressant à trois variables;

    1- Combien les Québecois (ou les Français) depensent-ils anuellement en « littérature », incluant revues et journaux avec les livres, puisque le modèle prévoit le rémunération de TOUT ce qui est publié ?

    2 – En supposant une distribution de forme Pareto du revenu généré, combien d’écrivains à plein temps, à temps partiel et d’occasionnels peut-on « faire vivre » sur cette somme ?

    3- Quel tarif par mot doit-on mettre en place pour divers types de littérature, pour optimiser la satisfaction des auteurs et du lectorat ?

    Les deux premiers termes sont objectifs et faciles a trouver; le troisieme pourrait faire l’objet de spéculations, mais aussi être fixé par tâtonnement de façon totalement empirique.

    PJCA

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    25 novembre 2009 à 3 03 18 111811
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    @PJCA
    2. Avec ce nouveau mode de répartition, on ne fait que divisé le même gateau mais avec des parts souvent plus petites avec les nouveaux bénéficiaires.

    3. >Quel tarif par mot doit-on mettre en place

    Ca succite un style verbeux et me rappelle que Balzac ajoutait sans doute de longue description a ses romans avec ces publications journalistiques, payés au mot. J’aime pas le remplissag qui allonge inutilement le récit.

    Les auteurs concis, les poetes et les auteurs mathématiciens seront souvent pénalysés CQFD. 😉

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    25 novembre 2009 à 12 12 46 114611
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    @ PN:

    Oui, la condition préalable est de répartir au départ le même gâteau. Ensuite, on cuira un plus gros gâteau si plus de gens en veulent.

    Balzac ? On peut faire pire…. Le taux pour tous les types n’est pas le même; c’est justement le débat à engager.

    Ceux qui se seront pénalisés eux-mêmes, ce sera ceux qui en auront trop mis… et qu’on ne lira pas.

    PJCA

    Répondre

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