C’est quoi ça, un Marquis!!!

.

ANDRÉ LEFEBVRE

Le 15 mai 1756, dans la cuisine, chez Alexis Lefebvre fils de Gabriel-Nicolas, la famille, prend le repas du midi et discute des dernières nouvelles, toutes justes arrivées de Québec.

-Y parait, le père, qu’un nouveau chef d’armée est arrivé de France hier. Y s’appelle Montcalm; c’est un marquis. C’est lui qui va remplacer Deskiau à la tête des troupes.

Pierre, alors âgé de 8 ans, lève le nez de son bol à soupe aux pois et demande :

-C’est quoi ça, un marquis?

-Un marquis c’est un homme comme tout le monde, qui mesure entre 5 pi 2 po et 5 pi 7 po, mais qui se croit différent. Répondit son père.  Si Montcalm vient remplacer Deskiau et qu’y fait comme lui, les « sauvages » ne voudront pas combattre avec nous. Il a attaqué 3000 anglais avec 200 soldats et des indiens, après avoir désobéit aux ordres de Vaudreuil en divisant ses forces.

-Bof! Il n’était pas si mal que ça, finalement. Remarqua Louis-Alexis; Il avait compris la tactique indienne de l’embuscade. J’espère que Montcalm va la comprendre lui aussi, sinon…

– C’est certain qu’on ne peut pas combattre les Anglais comme y font en Europe. Ça n’a aucun sens.

-Moé j’pense que Vaudreuil devrait se fier seulement aux « coureurs de bois » pour battre les Anglais. Affirma Marie-Ursule, femme d’Alexis, en remplissant encore les bols à soupe (-Mets-moi un morceau de lard m’man! dit le jeune Pierre).  Y serait plus sûr que ses ordres soient suivis. À tout le moins, y serait assuré que ses hommes combattraient pour le pays et non pour les honneurs (Tiens mon ti-pit; un gros morceau de lard!

-Marci m’man.).

-En tous les cas, Montcalm a été reçu avec les plus grands honneurs à Québec. On verra bien comment il se comportera. Ajouta le fils aîné.

Ce ne fut pas très long avant que tous les Canayens se rendent compte de l’opinion de Montcalm à leur sujet. Celui-ci considérait comme de la lâcheté, de s’embusquer derrière des arbres pour combattre l’ennemi. Son « art de la guerre » exigeait que les armées se présentent face à face et s’entretuent au milieu d’une plaine à 50 pas l’une de l’autre, en une sorte de duel « honorable ».

En fait, il trouvait la façon « canayenne » de combattre tellement honteuse qu’il écrivit « J’aimerais mieux perdre une bataille que de la gagner avec l’aide des « Canayens ». C’est d’ailleurs ce qui lui est arrivé à sa quatrième bataille. Il a, cependant, gagné les trois premières avec l’aide des Canayens; celle d’Oswego en 1756, où ensuite, lors de son rapport au ministre, il s’excusa de la façon dont il avait gagné cette bataille. Il lui demandait d’assurer à sa Majesté que lorsqu’il combattrait en Europe, jamais il n’agirait d’une façon aussi téméraire. Il y avait fait 1,780 prisonniers. Celle du Fort William Henry en 1757 et finalement, celle de Carillon, où avec 3,600 combattants, il avait vaincu 16,000 soldats anglais en 1758 (et zut pour le Dernier des Mohicans de l’année précédente). Ce qui lui valut le grade de Lieutenant-Général, deuxième degré dans la hiérarchie militaire française. Ce n’est, cependant, pas le principe de Peter qui lui fit perdre sa quatrième bataille; c’est plutôt parce qu’il n’avait pas encore compris, depuis le tout début, que seule la manière canayenne pouvait combattre efficacement dans l’environnement du Canada.

À cette bataille de Carillon, sur les 3,600 hommes dont disposait Montcalm, il y avait, ses soldats français, les miliciens canayens plus 400 « coureurs de bois » et 300 Abénakis amenés par Lévis la nuit précédente. Dans son rapport, il n’a presque pas mentionné le courage des « Canayens » sauf en écrivant qu’ils s’étaient « bien comportés ». Dans sa « relation », il en dit un peu plus. Il n’a pas mentionné, cependant, que lorsque les Anglais sont arrivés au mur défensif français, Lévis voyant le danger, s’était dressé en criant : « En avant Canayens! ». À ce moment-là, ceux-ci occupés à canarder les barges des anglais pour retarder leur débarquement, s’étaient retournés et avait « poivré » les attaquants du fort, les faisant tomber comme des mouches. Ce cri de Lévis avait fait virer l’issu de la bataille. Montcalm décrivit cette victoire comme un « miracle » à ses yeux.

Pour connaître l’importance des Canayens dans l’esprit de Montcalm, il faut lire Pouchot lorsqu’il dit, dans son récit sur la bataille de Carillon : « Notre droite était sur la hauteur qui commandait la petite plaine de 200 toises, où le retranchement était à peine ébauché. Les troupes de la colonie et des Canayens occupaient cette plaine…. ». C’est sur la droite que Lévis tenait sa position; et c’est également à cet endroit que Montcalm décrit : « …cette colonne essuya le feu du régiment de la reine en tête (345 soldats) et celui des Canayens (400 coureurs de bois + 300 Abenaquis) en écharpe. Jamais combat ne fut si opiniâtre et ne dura si longtemps ». Il continue, ajoutant : « M. de Lévis qui était à portée des Canayens en fit venir à différentes fois des retranchements pour fortifier les endroits qui lui paraissaient affaiblis…Les 4 brigades canayennes commandées par les sieurs de Raymond, St-Ours, Lanaudière et Gaspé alternativement firent des sorties sur cette colonne (les Écossais) en la prenant par derrière et leur tuèrent beaucoup de monde…(Note : « En les prenant par derrière… » signifie que les Canayens venaient du bord du lac et non qu’ils étaient hypocrites) ». Le chevalier de Lévis, sur les 8 heures du soir, voyant une grande fusillade de la part de l’ennemi du côté de la montagne, fit crier à tous les Canayens de sortir de leurs retranchements pour aller faire reculer ceux qui fesaient encore ferme dans cette partie ». « Sortir de leur retranchements … » qui n’existaient pas selon l’ingénieur Pouchot. Le retranchement en question était les buissons de la petite clairière surélevée au bord du lac.  Suite à cette action canayenne, le lendemain matin au lever du jour, Montcalm s’aperçoit que les Anglais étaient tous allé se réfugier au fond du lac Saint Sacrement durant la nuit. Les Anglais étaient vaincus.

Pouchot indique également que Montcalm était plutôt « irrésolu » avant le combat, face à plusieurs situations qu’il rencontre lors de cette expédition. Il n’avait aucune confiance dans sa position défensive. Par contre, il savait que s’il reculait, les autres forts de la région étaient perdus. L’arrivée de Lévis, durant la nuit, avec ses 400 « canayens » et 300 « sauvages » remontèrent le moral de tous. Sauf que quelque semaines plus tard, Montcalm videra tous les forts de leur défense et annulera, de la sorte, le résultat de ces victoires, tout en libérant la route pour Amherst vers Montréal.

On doit également souligner ce que rapporte Pouchot, en disant : «  La même justice est due aux soldats de la colonie et aux Canayens qui occupaient le retranchement de la plaine qui était même hors de défense : mais par des sorties continuelles ils ôtèrent aux Anglais l’idée de s’étendre dans cette partie, où ils auraient pu aisément tourner le retranchement ». Il faut comprendre ici que ce « aisément » était à la condition qu’il n’y ait pas de Canayens pour en défendre l’accès. Il faut également en déduire que les Anglais redoutaient ces combattants canayens depuis très longtemps et avec raison puisqu’ils furent battus encore une fois, comme d’habitude, malgré que les fortifications y étaient nulles. Ajoutons que  » par des sorties continuelles » indique la mise en oeuvre des tomahawks et des couteaux de chasse de la part des « Canayens ». Il semble, selon la relation de Montcalm, que les Canayens n’avaient pas pu avoir de haches assez tôt pour faire suffisamment d’abattis pour se « retrancher ». Les « Canayens » étaient donc les moins « considérés » de cette armée; une sorte de « chair à canon ». D’après les « comtes rendus », ils ne le furent pas tellement plus, APRÈS la bataille non plus. Il est vrai que leur façon de combattre n’était pas « honorable ».

La recette employée par nos historiens pour valoriser la fierté de notre nation est, à tout le moins, quelque peu différente des autres nations. Par exemple, si on compare avec les États-Unis, chez nous on ne parle pas du tout de la VICTOIRE héroïque due à notre « nation », contre 16,000 Anglais à Carillon; on l’attribue même aux Français. Tandis qu’au USA, on ne cesse de parler de la DÉFAITE héroïque de près de 200 Américains, du fort Alamo, contre 7,000 mexicains. Remarquez que nous avons également notre propre « défaite héroïque » dans notre histoire. Ce fut celle de 22 « Canayens » qui combattirent pendant 10 jours, plus de 1000 Iroquois/Hurons pour retarder leur attaque sur Montréal. C’est la bataille du Long Sault en 1660. Qu’est-ce que notre histoire officielle en a fait? Elle en fait l’anecdote d’une escarmouche d’aventuriers qui voulaient voler les Iroquois et qui ont été vaincus parce que leur commandant était trop saoul pour lancer un barils de poudre adéquatement. On nourrit vraiment notre fierté avec du « junk food ».

On ne sait pas si Louis-Alexis, frère de Pierre Lefebvre et fils d’Alexis, participe à cette bataille de Carillon. Cela est très possible puisqu’il était âgé de 21 ans et qu’il n’est pas présent, avec son père, ni au mariage d’Augustin Lafond et de Marie-Louise Richard le 4 septembre 1758 à Batiscan, ni à celui de Jean-Baptiste Lanouet avec sa sœur, le 19 février 1759. Il faisait partie de la milice de Batiscan et devait donc se battre au sein des troupes canayennes durant la guerre de sept ans. Quant à Pierre, son frère, il n’était âgé que de 11 ans lors de la capitulation de Québec. Ce n’est donc qu’à l’âge de 18 ans, en 1768 (et peut-être beaucoup plus tôt), qu’il quittera la maison pour se rendre dans « les pays d’en haut ». Commençons tout de suite, à tenter de « deviner » son histoire.

Au départ, pour ceux qui apporteraient l’objection que les Anglais, après 1760, contrôlaient parfaitement la quantité  d’armes dans les mains des Canayens, ou qui croiraient que la traite des fourrures fut complètement bloquée, voici le nombre minimal identifié de contrats officiels de « voyageurs », signés ces années-là et que j’ai pu compiler . Il en manque certainement. Évidemment, c’est gens-là étaient armés :

1761 = 208 voyageurs, 1762 = 84 v, 1763 = 125 v, 1764 = 8 v, 1765 = 228 v, 1766 = 83 v, 1768 = 58 v, 1769 = 93 voyageurs.

Il faut, également, tenir compte des « coureurs de bois » sans permis qui n’étaient pas disparus du commerce et qui, eux, vue la famine d’après guerre, n’avaient certainement pas diminué leur commerce. Les décrets répétés de Haldimand, durant ces années, sur la remise des armes et sur le commerce illégal au Nord de Trois-Rivières, est assez éloquent. Il est même fait mention, pour Batiscan, du refus des habitants de remettre leurs armes. De plus, si Haldimand voulait tellement récupérer les armes des « Canayens », c’est que Murray, auparavant, n’avait pas réussi à le faire après trois ans d’effort.

Après 1760, à Michilimakinac, existait une association de « traiteurs » qui possédait un immense entrepôt et magasin général de toutes sortes de marchandises. On y trouvait 100,000 livres de farine, 50,000 livres de porc, 1,000 gallons d’eau de vie etc… Cette entreprise se composait d’une trentaine d’associés « canayens » dont un certain Lefebvre. Leur fond de commerce était évalué à 500,000 dollars. Ils faisaient la traite jusqu’au pays des Illinois. Cette association opérait déjà, 20 ans avant la Compagnie du Nord-Ouest. On l’appela la compagnie de Mékinaw et elle fut absorbée par celle de John Jacob Astor en 1811.

De 1763 à 1770 et même plus tard, l’administration anglaise au Canada ouvrait très peu de nouveaux territoires autour des Seigneuries existantes. Ce qui empêchait les enfants des habitants de se procurer des terres à défricher. Les parents qui divisaient leur terre pour donner à leurs enfants, les condamnaient donc à la pauvreté complète. En 1768, Pierre, ne voyant pas comment il pourrait avoir une terre à lui, puisque celle de son père devait revenir à son frère aîné, décide de partir. À noter cependant, qu’on ne peut pas trouver de contrat de voyageur à son nom. Il devient alors un « coureur de bois ».

-Le père, j’ai décidé d’aller m’installer dans les pays d’en haut. Ça n’me sert à rien de rester icitte, j’ne pourrai jamais avoir une terre où m’installer.

-Ouais, c’est vrai que les Anglais ne donnent pas de nouvelles terres à défricher aux « Canayens ». Tu pourrais aller vers Albany; comme ça tu resterais quand même en contact avec la famille. Plusieurs de tes cousins y font toujours des affaires.

-C’est c’que j’pense aussi. J’vais passer par Oyster river, voir la région de ma grand-mère Adams, puis aller voir jusque sur la Susquehanna. J’pourrai peut-être m’y installer. Sinon j’irai vers le pays des Illinois dont parlait toujours l’oncle Jacques-François. Ce pays-là m’a toujours semblé très attirant.

-C’est un pays sauvage où tu n’trouveras pas tellement de possibilités, sauf la traite de fourrures. Les fermes y sont installées différemment qu’ici ou que sur la Susquehanna. Les maisons sont regroupées et les lots sont extérieurs aux villages dans une terre commune comme font les indiens. Mais… tu pourrais attendre encore quelques années avant de partir.

-Plus j’attendrai, plus j’perdrai du temps. J’pensais partir la semaine prochaine. Pierre Frigon s’rend à Albany et m’a demandé de l’accompagner.

-Frigon est un bon homme; tu n’auras pas de problème avec lui. Tu devras préparer ta mère à ton départ. Y te reste trois jours, ce qui ne sera pas de trop.

Il semble que Pierre s’installe, finalement, dans la région de la Susquehanna où il peut encore faire de la traite des fourrures avantageusement. Il doit cependant traverser les Appalaches, ce que les Anglais n’osent pas. C’est là, pour lui, un grand avantage. Ses expéditions devaient se faire à pied ou à cheval. Lorsqu’il allait trapper, l’hiver, Pierre avait deux chiens pour tirer son équipement, installé sur une longue « traîne-sauvages ». Au printemps il partait en expédition de traite, au-delà des Appalaches, avec deux chevaux dont l’un portait son équipement pour faire la traite. Il revenait à l’automne et reprenait sa vie de trappeur. Sa vie se déroulait appuyée sur son autonomie personnelle dont il avait l’entière responsabilité et le contrôle complet. Aujourd’hui, nous trouverions que sa vie n’était pas du tout, facile; mais lui la trouvait « normale » et fascinante. Par contre, il n’avait pas prévu la « politique économique » qui s’installait graduellement et qui grugerait, d’un seul coup, son autonomie.

Il vécu ainsi dans sa « maison » de trappeur, près de la Susquehanna, jusqu’en 1777 où la révolution américaine devint alors vraiment déterminée. Un certain James Secord, résidant dans la région, regroupe 54 de ses voisins et se joint au Butler’s Rangers pour combattre les insurgés. Ce James Secord deviendra le beau-père de l’héroïne de la guerre de 1812, Laura Secord. Pierre ne s’enrôle pas avec eux mais les accompagne à la bataille d’Oriskany, gagnée par St-Leger et ses Canayens contre les révolutionnaires. Il les escorte ensuite jusqu’à Québec.

À noter au sujet de Laura Secord: lorsqu’elle parvint à avertir le lieutenant Fitzgibbon de l’arrivée des Yankees, ce fut un capitaine Canayen nomme Dominique Ducharme qui leur fit face avec 300 Iroquois et qui les fit prisonniers. M. Harper devrait le mentionner dans sa version de notre histoire. Ce Dominique Ducharme revint, ensuite, rapidement au Québec pour participer à la victoire de Chateauguay avec Salaberry.

Dominique Ducharme  est un autre grand héros Canayens que l’histoire devrait reconnaître.

http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?&id_nbr=3883

Pierre Lefebvre arrive à Yamachiche, en 1778, avec un groupe de réfugiés de la Susquehanna et d’Albany.

À suivre

André Lefebvre

avatar

Andre lefebvre

Mon premier livre « L’histoire de ma nation » est publier chez:

http://fondationlitterairefleurdelyslibrairie.wordpress.com/

André Lefebvre

4 pensées sur “C’est quoi ça, un Marquis!!!

  • avatar
    2 janvier 2013 à 20 08 41 01411
    Permalink

    Mes respects pour le travail laborieux. Merci de nous partager des pages d’histoire.

    Nous allons finir par nous rencontrer au passé. 🙂 Mes ancêtres, du côté de ma mère (Lesieur Désaulniers), sont originaires de Yamachiche (descendants de Charles Lesieur, seigneurie Grosbois).

    Répondre
  • avatar
    3 janvier 2013 à 9 09 58 01581
    Permalink

    L’histoire de Charles Lesieur de Yamachiche est une autre belle histoire qui démontre le système social et économique de l’époque avant la conquête versus après celle-ci. Charles et son frère achètent la moitié de la Seigneurie de Gros Bois.

    Lorsque mon ancêtre passe par la région, il touche plutôt à l’histoire de Conrad Cugy; un autre propriétaire de la région.

    L’histoire de votre famille apporterait une autre facette importante de la nation Canyenne. Je ne peux que vous encourager à la développer et la rendre publique.

    Répondre
    • avatar
      3 janvier 2013 à 10 10 17 01171
      Permalink

      J’ajoute que Jean Baptiste Lesieur dit Desaulniers signe un contrat de voyageur le 30 avril 1745 avec Charles Tessier et compagnie, pour se rendre à Michilimakinac.

      C’est un « aller-retour » pour la somme de 150 livres. On le dit « Habitant » de Yamachiche. Il ne semble pas avoir signé d’autres contrats « officiels ».

      Répondre
      • avatar
        4 janvier 2013 à 21 09 48 01481
        Permalink

        Dommage que vous ne soyez pas passé (au passé) chez les miens. Nous aurions pu prendre le thé. (F)

        Merci de ces détails. Je me suis heurtée à plusieurs portes closes au sujet de ces ancêtres. Il y avait parmi eux des hommes publics et je crois que cela a pu compliquer l’accès à certaines informations d’ordre plus privé.

        Jean Talon avait concédé à Pierre Boucher sieur de Grosbois, gouverneur de Trois-Rivières, puis de Boucherville, la seigneurie que ce dernier nomma Grosbois, dont il vendit une partie aux deux enfants aînés de sa nièce, maintenant veuve de Charles Lesieur, soit à Charles Lesieur 2e et son frère Julien et il vendit une autre partie à son fils Lambert Boucher de Grandpré qui semble l’avoir revendue plus tard en partie ou en totalité à Conrad Cugy qui était l’ex-secrétaire du gouverneur de la province de Québec, Frederick Haldmimand. Lesieur et Cugy semblaient liés à ce fief Grosbois dont le régime seigneurial fut aboli en 1854.

        Bonne route et au plaisir de lire la suite de votre récit.

        Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *