CETTE ÉLECTION BOURGEOISE NE CONCERNE PAS LE PROLÉTARIAT

Robert Bibeau. Directeur  LES7DUQUEBEC.COM

Une campagne électorale « démocratique » bourgeoise

 

La conscience est le fruit du rapport qu’entretient  la pensée avec la pratique. Ceci signifie que le mouvement, la pratique, l’action  précèdent la conscience et la détermine. S’il y a une chose dont  le prolétariat canadien a pris conscience à travers sa pratique de lutte de classe, c’est de la vacuité des élections « démocratiques » bourgeoises sous la dictature du capital totalitaire.

 

C’est un fait avéré que tous les partis politiques accrédités auprès du Président des élections  peuvent présenter des candidats dans les différentes circonscriptions électorales fédérales. C’est également une réalité observée que seuls quelques partis soutenus par le grand capital peuvent espérer l’emporter dans cette échauffourée verbeuse que les ploutocrates du capital soutiennent de leurs offrandes obséquieuses.

 

Les campagnes électorales bourgeoises n’ont pas pour objectifs de régler les calamités  engendrés par la crise économique systémique sur laquelle les capitalistes n’ont aucune prise. Non plus que d’apaiser la misère sociale provoquée par la crise du capitalisme mondial. Une campagne électorale « démocratique » bourgeoise est un moment d’intense confrontation entre les représentants des différentes factions de la classe capitaliste hégémonique se disputant le terrain du scrutin afin de déterminer quelle faction placera l’appareil d’État sous son bras, à son service prioritaire, mais non exclusif.

 

Ainsi le Parti Conservateur du Canada de Stephen Harper est le champion des pétrolières canadiennes. Il affronte le Parti Libéral de l’écurie des industriels manufacturiers, qui souffrent particulièrement en ces temps de récession économique. Cette dernière faction s’est dotée d’un deuxième challenger – histoire de stimuler la concurrence, faire monter les enchères et mystifier les badauds, benêts sensibles à  l’alternance – bonnet rouge – bonnet orange – et – inversement. Le Nouveau Parti Démocratique (NPD) de Tom Mulcair représente le grand capital, mais recrute sa base militante parmi l’aristocratie syndicale, la petite-bourgeoise cléricale, les ONG subventionnées, les miséreux dépendants de l’aide sociale, et parmi les Bobos professionnels de la supposée « classe moyenne » (sic) en cours de paupérisation accélérée.  Il en est de même du Parti Vert, de misérables « Bobos » qui n’ont tout simplement pas compris que jamais le capital ne pourra stopper la destruction de la planète sur laquelle repose la spoliation et l’exploitation de la classe ouvrière unique productrice de plus-value. Oublions le Bloc Québécois réminiscence des vieilles antiennes nationalistes chauvines québécoises, désuètes en cette époque de globalisation et de mondialisation. La classe ouvrière l’a compris depuis belle lurette.

 

Quelques sectes de la gauche bourgeoise telles le Parti Communiste du Canada et le Parti Communiste du Canada (marxiste-léniniste) font de la figuration et accréditent de leur présence insignifiante la mascarade électorale bourgeoise sans aucun espoir de sauver leur dépôt.  La bourgeoisie apprécie leur présence lénifiante, car ainsi elle peut affirmer que la « démocratie » bourgeoise c’est pour tout le monde, y compris pour ces zombies heureux de contribuer ainsi  à fourvoyer les ouvriers sur la véritable nature de ces élections bidon.

 

La vraie nature des élections « démocratiques » bourgeoises

 

Pendant ces campagnes électorales, la bourgeoisie, à travers ce colletage électoral, se lance un défi  à elle-même. Elle invite chaque parti de ses sous-fifres politiques à se pavaner, à mentir, à promettre monts et merveilles et ainsi à se mériter la mainmise sur l’appareil d’État pour le maintenir au service de la classe capitaliste et sauvegarder le mode de production impérialiste. Chemin faisant, le bourgeois invite les petits bourgeois, et la populace, à voter afin d’affirmer sa résignation et pour témoigner de son consentement à maintenir sur pied cette dictature du capital sur la classe ouvrière réduite au silence et à l’obéissance. La classe ouvrière n’a que faire de cette procession électorale et parlementaire.

 

Le taux d’abstention est le seul et unique score qui intéressera les révolutionnaires  prolétariens le soir du scrutin (19 octobre 2015). Nous observerons ainsi  le nombre de prolétaires qui méprise cette mascarade électorale bourgeoise et qui affirme ainsi leur conscience de classe mûrissante par la pratique militante. Inutile de se déplacer  pour  voter pour le capital dans ses oripeaux rouge, bleu, orange ou vert. Ainsi, nous affirmerons notre rejet du mode de production capitaliste moribond. La classe prolétarienne doit faire sa propre politique et ce ne sont pas les élections bidon de l’ordre bourgeois qui nous  offriront le moyen de le faire.

 

Cette élection bidon n’offre rien de bon à la classe ouvrière.

 

Pour compléter vos informations sur l’alternative ouvrière : http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

 

 

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