Comment faire face collectivement aux calamités naturelles?

Bibeau.robert@videotron.ca      Éditeur  http://www.les7duquebec.com

 

La multiplication et l’intensification des catastrophes naturelles.

 

La multiplication des catastrophes naturelles telles que tremblements de terre, tsunamis, ouragans, typhons, cyclones, précipitations surabondantes, sécheresse et feux de forêt, érosion côtière et ensablement mettent en évidence l’incapacité du système économique, politique et social capitaliste de consacrer les ressources nécessaires afin de préparer les conditions – non pas pour empêcher ces calamités – mais pour faire face à ces désastres, pour en minimiser l’impact sur les populations, pour porter secours aux sinistrés aussi tôt que possible et pour reconstruire les infrastructures aussi rapidement que nécessaire (1).

 

Plutôt que de palabrer à propos de la façon d’empêcher ces catastrophes naturelles qui trouvent leurs origines à l’échelle interplanétaire, dans les profondeurs de la Terre et au fond des mers – sur lesquelles l’homme ne peut rien faire – les écologistes, les écosocialistes, les verts et les experts en tout genre, plutôt que de culpabiliser les populations victimes de ces cataclysmes, seraient mieux avisés d’organiser les secours collectifs pour faire face, minimiser les conséquences et récupérer rapidement après ces séismes. Mais ils ne le peuvent pas, car ce ne sont pas eux qui contrôlent l’attribution des ressources sociales dans nos sociétés privatisées et mondialisées.

 

Subventionner les industriels et les commerçants pourra-t-il sauver l’humanité?

 

Distribuer des subventions aux constructeurs automobiles, aux multinationales de confections de panneaux solaires, de thermopompes et d’autres sources d’énergie alternative, aux pétrolières, aux requins de la finance et à Amazon n’est pas la bonne façon de se préparer à faire face à Irma et à José; ou de contrer les feux sur la Côte d’Azur, au Portugal et en Californie; d’empêcher les tremblements de terre et les  tsunamis en Italie, en Indonésie et au Mexique; non plus que d’enrayer la désertification de l’Afrique et de l’Inde; de retarder l’effondrement des falaises côtières en Méditerranée et sur les plages de l’Atlantique; ou de contrer la fonte des glaciers, phénomènes inéluctables, cycliques et récurrents, que les mascarades des COP20 et COP21 et les résolutions de l’ONU interdisant le réchauffement climatique ne peuvent empêcher. Les blancs-becs du réchauffement climatique ne sont pas foutu d’empêcher le « diezelgate » ou d’atteindre les objectifs réduits du COP21 qui s’avère une supercherie pour justifier les subventions aux compagnies.

 

Quelle est la capacité du système économique à organiser les secours?

 

La question posée et à résoudre est de savoir si le mode de production capitaliste anarchique, paralysé par son développement individualiste narcissique, est à même de fournir l’infrastructure de production et de transformation des ressources et de proposer la superstructure sociale d’organisation des secours qui permette à l’espèce humaine de faire face à ces défis écologiques titanesques. Serait-il possible de réformer ce système social pour en faire un mode de production efficient et réactif comme le suggère la go-gauche réformiste, altermondialiste, éco-socialiste? La réponse est évidemment non. Ce mode de production basé sur l’extraction et l’expropriation de la plus-value et sur l’accumulation privée du profit à tout prix fait chaque jour la preuve de son incapacité incongrue à nous préparer socialement à faire face collectivement à ces défis croissants.

 

La réponse inefficace.

 

C’est la raison pour laquelle chaque catastrophe entraine davantage de dommages, de pertes en vies humaines, de retards dans les secours (quand secours il y a !), de délais dans la reconstruction, d’esquives pour ne pas rembourser les sinistrés, et pourtant nous ne sommes qu’à l’orée de ces cataclysmes naturels qui ne font qu’empirer en intensité, et se multiplier. Pendant ce temps, les marionnettes politiques se pavanent et font de la figuration, font minent de pleurer et de se préoccuper de la situation alors qu’ils augmentent les budgets militaires et préparent un cataclysme nucléaire plutôt que de hausser les budgets de secours aux sinistrés et de reconstruction des régions frappées par ces calamités.

 

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BANGLADESH (Nov. 27, 2007) Aerial view of the destruction left behind by Tropical Cyclone Sidr. Amphibious assault ship USS Kearsarge (LHD 3) and the embarked 22nd Marine Expeditionary Unit (Special Operations Capable) are conducting Humanitarian Assistance/Disaster Relief efforts in response to the Government of Bangladesh’s request for assistance after Tropical Cyclone Sidr struck their southern coast. The storm killed over 3,000 people and has left several hundred thousand homeless. The Department of Defense effort is part of a larger United States response coordinated by the U.S. Department of State and U.S. Agency for International Development. U.S. Navy photo by Mass Communication Specialist Seaman Christopher Lange (Released)

Le vieux modèle démocratique – populiste – obsolète.

 

Nous ne croyons pas qu’il suffira de réformer le vieux système ou de signer des pétitions de protestation pour quémander un changement de cap aux administrations publiques incompétentes et stipendiées par le grand capital mondialisé. Y croire, c’est porter foi au mythe démocratique bourgeois qui amène au pouvoir un polichinelle de droite pour remplacer un saltimbanque de gauche et vice versa. Il faut admettre que le soi-disant « peuple » n’a aucun pouvoir avec son dérisoire crayon de votation et que seul un renversement radical de ce mode de production moribond et « chaotique » pourra permettre à la classe sociale prolétarienne de s’emparer du pouvoir et de construire un nouveau mode de production à son image – social et collectif – au service de l’espèce humaine. Non pas pour tenter futilement de stopper les océans, mais pour s’organiser collectivement et consacrer nos ressources à faire face aux calamités naturelles qui nous menacent inéluctablement. La Terre change constamment et se transforme et l’homme – cet animal social – doit organiser collectivement sa survie au milieu de ces contingences que la classe capitaliste paralysée ne saura surmonter. Laissons place à la classe prolétarienne révolutionnaire.

 

 

 

 

 

Notes

 

 

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