Conséquence d’une famille monoparentale!!!

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ANDRE LEFEBVRE

Le 15 juin 1818 Joseph Aubry dit Francoeur épouse Madeleine Lupien à Maskinongé.  Ce Joseph Aubry est le fils de Josephe Sicard de Carufel, fille d’Amable Sicard de Carufel.  Le nouveau couple donnera naissance, le 3 décembre 1824, à François-Xavier Aubry dit Francoeur qui, lui, deviendra le grand  héros américain de 5 pi et 2 po, affublé de trois surnoms : « Le Napoléon des plaines, l’Écumeur des Plaines et Jambes de fer ».

Deux ans plus tôt, Marie Gervais, épouse d’Ignace Lefebvre depuis le 7 janvier 1811, donnait naissance à mon ancêtre Martin Lefebvre. Cette Marie Gervais était, elle aussi, la fille d’une Josephe Sicard de Carufel mais celle-ci, fille de Jean Sicard de Carufel, le frère d’Amable plus haut mentionné. L’arrière grand-mère des deux Josephe Sicard de Carufel, Geneviève Ratte, était la petite fille d’Abraham Martin propriétaire des Plaines d’Abraham.

Ces deux familles habitent l’Ormière de Maskinongé.

Martin et François-Xavier se connaissent puisqu’ils résident sur le même « rang » et que leur grand-mère sont cousines. Les deux garçons fréquentent la même école du rang. Martin parle souvent de son grand-père Pierre Lefebvre à François-Xavier.  Il lui raconte ses exploits dans les pays d’en haut et au Missouri. François-Xavier Aubry décidera, quelques années plus tard, d’aller faire fortune aux USA.

Après avoir quitté l’école du rang, François-Xavier Aubry devient commis pour M. Clément tenant un magasin général sur le rang « Grand-Trompe-Souris ». Après quelque temps d’apprentissage, il est engagé à St-Jean par un autre commerçant, appelé Louis Marchand. Il y travaille 3 ans. Entretemps, son père, Joseph Aubry, vend sa terre de l’Ormière et déménage sur le St-Maurice.

François-Xavier décide alors, à l’âge de 18 ans, de se rendre à St-Louis Missouri, près de Florissant, et s’y fait engager par Messieurs Moïse Lamoureux et Elzéar Blanchard. Ainsi débute son histoire héroïque que vous pouvez lire à :

http://www.archive.org/stream/cihm_24611#page/n7/mode/1up

François Aubry sera assassiné dans un « Saloon » de Santa Fe, propriété de deux de ses amis « Canayens » Joseph et Henri Mercure, au moyen d’un « Bowie knife » à l’âge de 30 ans. L’assassin âgé de 36 ans, un député du Nouveau Mexique, sera gracié. Il n’était évidemment pas « criminellement responsable » puisqu’il était saoul et ne savait pas du tout ce qu’il faisait. Remarquez que pour rendre François-Xavier incapable de se défendre, il lui avait lancer dans les yeux, le whisky  contenu dans son verre pour l’aveugler. Un peu comme notre renommée canadienne internationale de défenseur des droits humains se fait aveugler et assassiner pour participer à  l’inquisition « démocratique » actuelle envers des peuples qui sont pratiquement sans défenses.

Assez curieusement, l’assassin portait un revolver à la ceinture mais s’est servi d’un couteau; allez comprendre la psychologie de la « perte de contrôle momentanée ». Peut-être serait-il préférable de créer un registre de couteaux de cuisine au lieu de celui des armes de chasse?  Cela viendra sûrement si on continue de développer des « peurs insensées » dans la population. On ne se rend pas encore compte qu’il faut être « peureux » et « lâche » pour tuer inconsidérément des femmes et des enfants de la population. La solution n’est certainement pas d’encourager la peur et la lâcheté. On peut se sentir en sécurité en coupant le poing qui peu frapper; mais on perd alors la main qui peut caresser.

De toute façon, neuf années auront suffit à François-Xavier Aubry  pour devenir un des grands héros de l’Ouest Américain. Aucun « Étatsuniens » ne sait qu’il est né à l’Ormière de Maskinongé; et si quelqu’un d’entre eux le sait, il n’accepte pas de le dévoiler et s’efforce de l’oublier. Tout comme pour Langlade « père du Wisconsin, ils évitent de reconnaître leurs héros comme étant des « Canayens » qu’ils appellent, à l’époque des « Créoles ». Tout au plus daignent-ils, parfois, appeler « Français » ceux qu’ils refusent d’appeler « Canayens ». Il est vrai que Lafayette s’était battu à leur côté, tandis que les « Canayens », depuis toujours, leur flanquaient des raclés.

Le copain d’enfance de François-Xavier, Martin Lefebvre, ne quitte pas sa région (mais son frère aîné et l’une de ses soeurs le feront)  et deviendra Charpentier-Menuisier, pour, éventuellement aller travailler à Montréal. Plusieurs des générations suivantes de cette lignée s’établira dans cette ville; sauf certains membres de la famille qui retourneront sur une terre pour traverser la Grande Crise de 1929.

De ses neufs frères et sœurs, Ignace jr, l’aîné des garçons, épousera Félicité Picard le 10 janvier 1843. Vers 1857, il vendra sa terre et le couple déménagera avec ses huit enfants à Oconto, au Wisconsin. Ils y auront trois autres enfants et leur nom de famille se transformera en « Lafave ». La sœur d’Ignace jr, Sophie, fera le même trajet avec son époux où, eux aussi, y termineront leur vie.

Les autres frères et sœur resteront au Canada :

Marie-Claire naît le 30 juillet 1811. Elle est la première-née. Vous remarquerez qu’elle est soit une enfant prématurée ou qu’elle fut le résultat d’une relation pré-maritale. Elle décède fin juillet 1885 à St-Alexis-des-Monts. Elle épouse Honoré Généreux le 8 novembre 1842 à Louiseville, âgée de 31 ans.

Julie née le 17 octobre 1817 à Maskinongé  épouse David Picard dit Dequoi, fils de Joseph Picard-Dequoi et d’Élisabeth Lefebvre (fille d’un certain Pierre Lefebvre et de Marguerite Bélanger), le 22 novembre 1842 à Ste-Ursule de Maskinongé, âgée de 25 ans. Après le décès de Julie Lefebvre, David Picard épousera Marie Lessard. Le frère de David, nommé François, épousera aussi une dénommée Julie Lefebvre, fille de Charles Lefebvre et Angélique Stuart.

Marguerite née le 29 novembre 1820 à Maskinongé  épouse, à l’âge de 50 ans, un veuf, Alexis Lupien, âgée de 50 ans (lors de son mariage, sa mère Marie Gervais est morte depuis 9 ans) et ensuite Benoni Guimond en secondes noces. Elle décèdera le 15 janvier 1912 à Ste-Ursule de Maskinongé.

Martin sr, mon ancêtre direct, naît le 10 novembre 1822 à Maskinongé. Il épousera Suzanne Turner le 25 octobre 1847 à Ste Ursule et, vingt ans plus tard, lors d’un second mariage à Montréal, Catherine Casavant dit Ladébauche.

Jean est né le 25 septembre 1824 à Maskinongé. Je n’ai aucune autre information sur lui.

Élisabeth née le 8 juin 1826 décèdera le 25 avril 1830, âgée de cinq ans à Maskinongé.

Alexandre né le 22 octobre 1828 décèdera le 24 juillet 1829, l’année suivante.

Sophie née le 8 août 1830 à Maskinongé, épouse Pierre Mino (veuf de Lucie Lambert) le 5 novembre 1866, âgée de 36 ans (sa mère Marie Gervais est morte depuis 5 ans). Elle décède à Marinette, Wisconsin, aux USA. Voici ce que l’on trouve à son sujet aux USA :

        PIERRE (PETER) PRUDENT MINEAU was born 14 October 1814 in Louiseville, Maskinonge, Quebec, Canada and died 20 September 1900 in Marinette, Marinette Co., Wisconsin. He married  LUCIE LAMBERT 25 July 1836 in Louiseville, Maskinonge, Quebec, Canada, daughter of AUGUSTIN LAMBERT and M.JOSEPHTE CARON. She was born 02 August 1816 in Louiseville, Maskinonge, Quebec, Canada and died 18 May 1866 in Saint Paulin, Maskinonge, Quebec, Canada. He married SOPHIA LEFEBVRE November 1866 in Saint Justin, Maskinonge, Quebec, Canada, daughter of IGNACE LEFEBVRE and MARIE GERVAIS. She was born 08 August 1830 in Louiseville, Maskinonge, Quebec, Canada.

Francois né le 16 août 1834, baptisé à Louiseville, épouse Léocadie Beland, fille de Godefroy Béland et Émérence Vanasse le 11 janvier 1859 à Ste-Ursule de Maskinongé. Ils n’ont qu’un seul fils, semble-t-il, nommé Maxime qui épousera Julie Mailloux. François décède le 5 novembre 1923 à St-Alexis-des-Monts.

On remarque rapidement que les filles d’Ignace sr ne sont pas du tout pressées de prendre un époux. Julie née en 1817, se marie à 25 ans, ce qui est « presque » normal; mais Marie-Claire, née en 1811 se marie à 31 ans, Sophie (née en 1830) à 36 ans et Marguerite (née en 1820) à 50 ans. On sait également que leur grand-mère Josephte collard vit avec elles jusqu’en 1835. On peut penser que son influence y est pour quelque chose, puisqu’elle est la preuve vivante qu’une femme peut très bien vivre, sans pour autant être « en couple ». C’est là la seule conséquence, d’être issus d’une famille monoparentale, que  j’ai pu remarquer. On pourrait, peut-être, ajouter que les filles « Lefebvre » sont dotées d’un caractère qui ne s’en laisse pas imposer beaucoup par la gens masculine; du moins celle de ma lignée. Conséquemment, les hommes Lefebvre se laissent assez facilement influencer par leur épouse et sont attirés par les femmes de « caractère ». Par contre, ils s’en laissent imposer seulement jusqu’à un certain point; car, eux aussi savent qu’une femme peut très bien vivre « sans être en couple. » Mais, bof; c’est quand même « pas si pire » puisqu’ainsi va la vie et surtout: « tout passe ans la vie ».

Leur mère à tous, Marie Gervais, épouse d’Ignace sr Lefebvre, décède le 20 juillet 1861 âgée de 70 ans. Sa mère à elle, Marie Sicard de Carufel, lui survivra encore 8 ans. Le père Ignace sr, fils de Pierre Lefebvre, décède quelques jours avant son 88e anniversaire de naissance, le 16 septembre  1876,  à St-Alexis-des-Monts.  Il vivait soit chez sa fille Marie-Claire ou chez son fils François. Cela se déroule 13 ans avant la naissance de mon grand-père; ce qui me rapproche énormément de Pierre Lefebvre décédé au Missouri.

À noter que sur l’Acte de donation de la terre de Pierre Lefebvre à son fils Ignace, datée du 1er février 1813, Josephte Collard est identifiée comme « veuve » de Pierre Lefebvre. C’est ainsi que la lettre de son fils Laurent fut interprétée. Lors des contrats d’achat et de vente de 1806 et 1807, on spécifiait qu’elle n’avait pas de nouvelles de son époux depuis plus de 14 ans. On y apprend également que Laurent est toujours dans les pays d’en haut à cette date de 1813.

Lors du recensement de 1851, une certaine Marie Picard âgée de 92 ans demeure chez Ignace et Marie Gervais âgés respectivement de 62 et 60 ans. Qui est cette Marie Picard? L’identifier donnera peut-être une partie de la solution au sujet de Pierre Lefebvre puisqu’elle serait née en 1759. En réalité cette Marie Picard est plutôt Marie-Josephe-Madeleine Sicard de Carufel, mère de Marie Gervais, née en 1769 et non 1759. Picard est une erreur d’inscription du recenseur ainsi que 92 ans qui devrait être 82 ans. Elle décède le 21 février 1869 âgée de cent ans. Elle est dite veuve de Didace Bélanger. Par contre, les deux témoins à son décès sont les même que ceux au décès de Marie Gervais en 1861, soit Maxime Baril et Paul Gervais. Marie-Josèphe-Madeleine Sicard de Carufel, née en 1769, mère de Marie Gervais, a épousé Augustin Gervais le 25 août 1788.  Augustin décède le 3 juin 1813 à Maskinongé. Marie Sicard a épousé Didace Bélanger le16 janvier 1815. Sa sœur appelée également Marie-Josèphe, mais non « Madeleine », née en 1771, épouse Pierre Lafond dit Mongrain le 28 janvier 1793. Ouf! Un ragot de bigamie fut évité de justesse!

À savoir comment vivait la famille d’Ignace sr?

La réponse est: « comme les autres familles » de son époque, malgré qu’il soit, lui-même, issu d’une famille monoparentale. Elle se suffit à elle-même avec les produits de sa terre et assurément des produits de chasse et de pêche autour de la maison. Nous sommes dans les années 1815 à 1840 et, encore en 1929, mon grand-père Delphis, probablement « psychopathe barbare et armé »,  vivait encore de la chasse sur sa terre à l’Épiphanie, durant toute la grande dépression. Le menu «style dépression » comportait: terrine de chevreuil le matin, rôti de chevreuil le midi et steak de chevreuil le soir. Menu tout de même préférable à celui disponible aux « civilisés désarmés» de Montréal, où on brûlait les encadrements de portes et de fenêtres pour crever de faim près du poêle. Sans mentionner cette odeur « revitalisante » enveloppant la ville dont les « pôvres barbares » vivant retirés dans les terres volées aux patates, loin de la civilisation « productive » des villes, n’ont pas l’avantage « incontestable » de bénéficier.

À suivre

André Lefebvre

 

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Andre lefebvre

Mon premier livre "L'histoire de ma nation" est publier chez: http://fondationlitterairefleurdelyslibrairie.wordpress.com/ André Lefebvre

Une pensée sur “Conséquence d’une famille monoparentale!!!

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    20 février 2013 à 9 09 37 02372
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    La clef c’est les grands-mères :

    http://les7duquebec.org/7-de-garde/limportance-du-qi-dans-la-reussite/

    « La plupart des analyses effectuées par Herrnstein et Murray proviennent des données du National Longitudinal Survey of Youth (NLSY) et ont pour objectif de mettre en évidence le rôle du QI dans la vie quotidienne. Il en ressort de ces analyses que le QI a une valeur prédictive au moins égale à l’éducation de la mère. Dans la plupart des analyses présentées, néanmoins, l’importance relative du QI de la mère dépasse considérablement celui de l’éducation maternelle. Ceci est très vrai en ce qui concerne la qualité de l’environnement familial. Cette donnée est d’une importance cruciale dans la mesure où, bien souvent, les enfants à faible QI grandissent dans des familles instables et chaotiques.

    « Cela indique deux choses.

    « Soit le faible QI de l’enfant est dû essentiellement au QI hérité de la mère, sous-entendant que l’environnement familial n’y est pour rien,

    « soit le développement cognitif de l’enfant a été perturbé par l’instabilité de l’environnement.

    « Dans ce cas, une interrogation persiste : pourquoi le QI de ces mères était faible pour commencer ? »

    « L’hypothèse du 60-80% génétique pourrait fournir un début de réponse.

    « Il y a plusieurs façons de tester cette hypothèse. Pour commencer, il se trouve que le QI de l’enfant dépend en grande partie du QI de la mère. En comparaison, l’éducation de la mère n’exerce pratiquement aucun effet. Ce facteur n’exerce pas non plus un impact très important sur le taux de décrochage scolaire et il se trouve que ce qui est réellement déterminant est le QI de l’enfant. »

    Amicalement.

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