De Lazare à St-Martin

Avez-vous remarqué toutes ces attaques contre les gauchistes,la distribution équitable de la richesse, les services publics ? On en veut beaucoup à la solidarité. Pourquoi ce recul d’une société qui semblait avoir appris à partager ? Normal, on est à passer au tertiaire…

Sans solidarité, il n’y a pas de société. Dans toute société, on oscille entre une lutte des classes plus ou moins ouverte et une union sacrée plus ou moins assumée, selon les circonstances; mais une certaine solidarité est toujours nécessaire. La solidarité, qui demande un partage, entraîne toujours des récriminations.

Il y a une tolérance à la récrimination, comme il y a une tolérance à l’injustice, mais une société doit se maintenir dans la zone des tolérances. C’est dans cette zone que se situe la « péréquation » dans son sens étymologique de rendre égaux. Un objectif de notre société depuis des lustres ?

Pourquoi la péréquation prend-elle un sens nouveau dans une économie tertiaire ? Parce que la prolifération des services permet des actions de solidarité qui ont un effet secondaire de péréquation qui inquiète. C’est cette péréquation circonstancielle qui apparaît menaçante.

Cette péréquation circonstancielle semble devenir insupportable, parce qu’elle veut distribuer des services et que, au contraire des biens, les services ne sont pas produits en masse. Dans l’industrie, quand l’investissement initial en machines est consenti, s’il y en a pour trois, il y en a pour quatre. Quand il s’agit de services, chaque service rendu, à quelques économies d’échelle près, a un coût/travail qui demeure constant. Le dernier service qu’on donne a un  » pauvre », quel que soit ce service, a exigé autant de travail – et coûte donc tout autant, en termes réels – que le premier service de même nature qui a été vendu à un « riche ». Les services que la solidarité nous impose de donner ont un coût REEL élevé.

Circonstance aggravante, contrairement à ce qui était le cas pour les biens industriels, les services les plus essentiels ne sont pas nécessairement les moins chers ; c’est souvent le contraire. Les nouveaux services que la science et la technologie rendent un à un disponibles ne viennent pas seulement ajouter un avantage additionnel aux services existants ; parfois, ils apportent enfin la réponse à un besoin qui n’avait jamais été satisfait auparavant, une réponse qui rend désuètes toutes les quasi-solutions antérieures.

Ces nouveaux services peuvent être essentiels, vitaux quand il s’agit de santé. La demande pour ces nouveaux services étant maximale lorsqu’ils apparaissent – et les ressources pour les fournir, étant alors toujours insuffisantes – ils sont toujours rares. Le coût du travail qu’ils exigent est gonflé et le prix en est donc élevé. Parfois, il apparaît trop élevé.

Dans une société industrielle, il était à l’avantage de tous d’optimiser le revenu de consommation pour maintenir la production en marche ; le bien général se confondait ainsi avec le bien particulier des défavorisés, auxquels il était avantageux que soit donné le nécessaire et même plus. Dans une économie de services, la demande pour les services excède l’offre. Il n’y a pas une surabondance de services, comme il y a un surplus de produits industriels, il n’y a jamais, au contraire, assez de services pour satisfaire pleinement tout le monde. Dans un univers de technologies en expansion, des trous noirs de pénurie de services apparaissent constamment.

Dans une économie tertiaire, il ne s’agit donc plus, comme dans la société industrielle mature, de répartir des surplus ; il s’agit de rendre équitable le partage de ces denrées rares que sont les compétences. On constate vite qu’il ne s’agit plus de laisser les miettes à Lazare sous la table, alors qu’on est déjà soi-même repu, mais de se priver d’une part de ce dont on a soi-même grand besoin. La solidarité exige tout à coup un vrai sacrifice. Il ne s’agit plus de donner libre accès à sa poubelle ; il faut, comme Saint-Martin, donner la moitié de son manteau.

Il n’est pas sûr que tous les sociétaires – ou même une majorité d’entre eux – veuillent donner la moitié de leur manteau. Une société, apprivoisée depuis des générations à une solidarité qui se manifestait par le partage facile des biens primaires et industriels toujours excédentaires, continue, pour un temps du moins, à générer un consensus social fort pour un partage similaire des services. A mesure que les factures des services arrivent et que l’on prend conscience du coût de ce partage, toutefois, celui-ci apparaît à beaucoup comme trop exigeant.

La réalité d’une offre de services systématiquement inférieure à la demande nous ramène donc aux règles d’un « jeu à somme nulle » … et ce ne sont pas des règles qui incitent à la solidarité. Il ne faut donc plus espérer obtenir facilement un consensus solide pour le type de péréquation tous azimuts que justifiait l’abondance des biens industriels. Pour une péréquation des services, il faut revenir à une gestion prudente des ressources; la même gestion de pénurie qui prévalait pour tous les biens avant la révolution industrielle.

Ce qui apparaît comme un retour en arrière sur la spirale de l’enrichissement laisse pressentir le même égoïsme qui prévalait avant que la révolution industrielle n’ait apporté l’abondance. Dans une économie tertiaire, le consensus social pour le partage du coût des services vit donc des phases de rejet de plus en plus fréquentes. Ce qui crée un dilemme et conduit à un mensonge.

Le dilemme, c’est que, d’une part, le consensus pour la prise en charge par l’État du coût des services essentiels se lézarde, mais que, d’autre part, nous devenons chaque jour de plus en plus interdépendants. Toute mansuétude mise à part, ce n’est pas parce que le coût de la solidarité n’est plus dérisoire qu’on peut se passer de la solidarité.

Le mensonge, c’est que, confrontés à cette nécessaire solidarité – et à une population qui consent en principe au partage, mais se rebiffe quant elle en vit les conséquences et doit payer la note – les gouvernements choisissent aujourd’hui de tenir un discours de solidarité, mais de ne pas y donner suite. ON MENT ! Les apparences remplacent la réalité et, dans ce contexte de maquillage, même les services que l’on devrait pouvoir rendre sans grands sacrifices ni discussions risquent de ne plus être rendus !

Un risque paradoxal, à l’opposé de ce que devrait apporter le passage à une économie tertiaire. La gouvernance et tous les partis politique de quelqu’importance ont aujourd’hui cessé de parler de solidarité. Pourtant, sans solidarité, cette société mourra.

Pierre JC Allard

N.B.: Je serai absent et ne pourrai répondre aux commentaires tout de suite. Mac Arthur, là même où je suis, avait dit  » I’ll be back !  »

22 pensées sur “De Lazare à St-Martin

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    1 mars 2010 à 12 12 40 03403
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    M. PJCA écrit sur le Blogue de la Cyberpresse:

    Mettant la foi au dessus de la raison, les religions n’ont donc aucun arbitrage qui ferait consensus et en sont réduites a se battre. Non seulement les religions sont donc toutes bêtes, mais elles sont toutes méchantes. Encore un peu de civilisation et elles disparaitront, comme le cannibalisme.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/en-3-minutes/

    Pierre JC Allard

    http://blogues.cyberpresse.ca/edito/2010/02/27/lintolerance-des-dieux/#comment-55805

    Vous, vous mettez votre foi dans l’État avec un « É » majuscule…

    (La raison en prend pour son rhume… et surtout la liberté des individus…)

    Et il y a d’autres (comme moi), qui placent leur foi en Dieu, et -surtout- qui ne cherchent pas à IMPOSER leurs façons de vivre à tous et ce, en passant par la VIOLENCE de l’état…

    Oui, oui, souvent la religion sert de prétexte pour dominer « son prochain ». Mais enlève TOUTES les religions, et il y aura toujours se désir de dominer « son citoyen »…

    ***

    Vous croyez que sans « État fort », il n’y aura qu’anarchie, égoïsme, individualisme, etc

    Et pourtant;

    -JAMAIS dans TOUTE l’histoire humaine connue, l’État n’a été aussi « fort », omniprésent, envahissant, etc.

    -JAMAIS l’État n’a fait autant de lois, de règlements, de politiques pour contrôler ses « sujets »;

    – JAMAIS l’État n’a eu autant de pouvoir pour contrôler nos relations, nos mariages, nos contrats entre adultes consentants, etc (code civil, politiques ministérielles, etc et etc);

    -JAMAIS L’État a eu autant de pouvoir sur nos corps, en nationalisant nos soins de santé…

    -JAMAIS l’État n’a eu autant de pouvoir sur nos esprits, en nationalisant notre instruction -et même- notre éducation.

    -JAMAIS l’État n’a eu autant de pouvoir sur notre revenu… en nationalisant nos étalons d’échanges (i.e. monnaies étatiques, qui plus est, devenues artificielles)

    -etc

    et JAMAIS DANS L’HISTOIRE CONNUE il y eu autant de gens dépendants de drogues légales ou illégales; JAMAIS dans l’histoire connue il y a eu autant de gens vivants seuls; JAMAIS dans l’histoire connue les gens se sont autant endettés, etc, etc, et etc.

    CONCLUSION ?

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    1 mars 2010 à 13 01 47 03473
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    Redemption song Lyrics
    Artist(Band):Bob Marley

    Old pirates, yes, they rob I;
    Sold I to the merchant ships,
    Minutes after they took I
    From the bottomless pit.
    But my hand was made strong
    By the hand of the Almighty.
    We forward in this generation
    Triumphantly.
    Won’t you help to sing
    These songs of freedom?
    ‘Cause all I ever have:
    Redemption songs,
    Redemption songs.

    Emancipate yourselves from mental slavery;
    None but ourselves can free our minds.
    Have no fear for atomic energy,
    ‘Cause none of them can stop the time.
    How long shall they kill our prophets,
    While we stand aside and look? Ooh!
    Some say it’s just a part of it:
    We’ve got to fulfill the Book.

    Won’t you help to sing
    These songs of freedom?
    ‘Cause all I ever have:
    Redemption songs,
    Redemption songs,
    Redemption songs.

    /Guitar break/

    Emancipate yourselves from mental slavery;
    None but ourselves can free our mind.
    Wo! Have no fear for atomic energy,
    ‘Cause none of them-a can-a stop-a the time.
    How long shall they kill our prophets,
    While we stand aside and look?
    Yes, some say it’s just a part of it:
    We’ve got to fulfill the book.
    Won’t you have to sing
    These songs of freedom? –
    ‘Cause all I ever had:
    Redemption songs –
    All I ever had:
    Redemption songs:
    These songs of freedom,
    Songs of freedom.

    http://www.youtube.com/watch?v=ci7r_ayacVc&feature=related

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    1 mars 2010 à 22 10 14 03143
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    Je suis d´accord que l´Etat utilise la violence. Je pense que l´on peut accepter que c´est ainsi philosophiquement et même politiquement. Même la justice est franchement un vulgaire appendice de l´Etat et/ou des plus forts.
    Je ne vois cependant pas très bien comment un capitalisme sans frein et sans régulation pourrait nous mener à plus d´égalité dans le nécessaire partage de la richesse de la planète (et de la nation qui nous acueille) et à plus de bonheur. Il me semble que c´est justement l´absence de régulation qui cause les pauvretés parfois terribles dans la plupart des pays de ce monde, pourtant à régime capitaliste. Espèrons que ce sera la pauvreté qui disparaitra et pas la religion, comme semble le souhaiter Allard. Ce serait bien mieux.
    La raison ne suffit pas, bien entendu.

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    2 mars 2010 à 12 12 04 03043
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    @ sopadeajo,

    Vous présumez que le terme « laisser-faire » signifie qu’il n’y aurait aucune règle et qu’on aurait une licence pour voler et frauder à notre guise. Rien n’est plus faux. Le rôle légitime du gouvernement est de nous protéger de la fraude ou du vol. Là où il y a un problème c’est que de nos jours, beaucoup des règlementations favorisent les uns au détriment des autres et c’est ça qui fait que la richesse est distribuée inégalement. Ce sont ces règles que nous voulons éliminer.

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    2 mars 2010 à 15 03 36 03363
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    Je n´ai pas parlé du « laisser-faire », « laisser-passer », et je n´ai pas dit que vous êtes des voleurs. (où voyez vous ça dans mon texte?). Pas du tout. Les voleurs sont les grandes compagnies qui n´ont pas vraiment de vraie compétiteurs, qui sont de fait seuls sur le marché, sans que le capitalisme soit capable de diversifier: par exemple Microsoft qui détient plus de 90% du marché mondial sans que personne puisse entrer en compétition avec eux, sauf peut être Google s´il se décide vraiment à entrer dans l´élaboration de systèmes d´exploitation (en ligne ou non). Mais Google a à son tour l´ambition d´être les seuls sur le marché, de tout bouffer et de ne rien laisser à personne d´autre. La tendance dans le capitalisme est malheureusement à réduire le nombre d´entreprises en compétition ,de plus en plus , jusqu´à n´en laiser que quelques dizaines peut être.
    Ainsi, le capitalisme sauvage, à mon avis, s´engoufre vers une position de dictature de marché, antidémocratique où ils ne seront que quelques grandes entreprises qui contrôleront tout, l´economie, mais aussi la politique et les instruments répressifs comme l´armée ou la police, ne laisant que les miettes au reste du monde, au reste des nations.
    Comme de plus on ne peut plus conter sur la gauche qui est devenue mafia d´une part et droite acritique et capitaliste conformiste d´autre part -les partis socialistes surtout-; il n´y a plus de vraie résistance contre un capitalisme sans loi qui fera tout ce qu´il voudra sans frein y compris nous obliger à acheter et consommer.
    Comment faire por que le capitalisme se démocratise???

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    2 mars 2010 à 16 04 04 03043
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    @sopadeajo

    Vous faîtes fausse route.
    Les monopoles que vous blâmez sont inévitablement le résultat d’interventions étatiques qui n’ont rien à voir avec le capitalisme et le libre-marché.

    Vous parlez de Microsoft comme du capitalisme sauvage? Comment est-ce que cette entreprise a réussi à gagner autant de parts de marché et à devenir aussi puissante: grâce à ses brevets.

    Un brevet n’est rien d’autre qu’une mesure étatique visant à procurer un avantage compétitif à une entreprise en particulier.

    Les brevets sont émis par l’État et protégés par l’État, à la pointe du fusil. Dans un véritable libre-marché, les brevets (et la propriété intellectuelle) n’existent pas, ce qui rend les monopoles impossibles.

    La plupart des interventions étatiques créent des injustices semblables. Le protectionnisme, les subventions et la règlementation excessive permettent à des entreprises de limiter la compétition, solidifier les barrières à l’entrée et dominer leur industrie.

    Ça me rappelle ce texte:

    http://minarchiste.wordpress.com/2009/09/17/anatomie-dun-ignorant-economique/

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    2 mars 2010 à 17 05 31 03313
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    @ sopadeajo

    Je n´ai pas parlé du « laisser-faire », « laisser-passer », et je n´ai pas dit que vous êtes des voleurs. (où voyez vous ça dans mon texte?).

    Vous parliez d’un capitalisme sans règles, c’est habituellement comment les gens font allusion au libre-marché ou au « laisser-faire ». Je n’ai pas dit que vous disiez que traitiez qui que ce soit de voleur, mais que vous impliquiez qu’une dérèglementation amènerait un système sans foi ni loi qui favoriserait les voleurs et les fraudeurs.

    Les voleurs sont les grandes compagnies qui n´ont pas vraiment de vraie compétiteurs, qui sont de fait seuls sur le marché, sans que le capitalisme soit capable de diversifier: par exemple Microsoft qui détient plus de 90% du marché mondial sans que personne puisse entrer en compétition avec eux

    Comme Minarchiste l’explique très bien, les monopoles existent généralement grâce à une intervention quelconque de l’état qui limite la compétition comme un brevet, un permis de pratique, des subventions, des tarifs, etc.

    Sans la protection de l’état, la seule façon qu’une compagnie pourrait obtenir une position de monopole est si celle-ci offre un meilleur service à un meilleur prix que tous ses compétiteurs et elle doit nécessairement continuer de maintenir ce niveau de service indéfiniment pour garder sa position dominante. Dans de telles circonstances, je ne verrais pas un tel monopole comme un problème, et vous?

    Ainsi, le capitalisme sauvage, à mon avis, s´engoufre vers une position de dictature de marché, antidémocratique où ils ne seront que quelques grandes entreprises qui contrôleront tout, l´economie, mais aussi la politique et les instruments répressifs comme l´armée ou la police, ne laisant que les miettes au reste du monde, au reste des nations.

    Ce à quoi vous faites allusion est plutôt du corporatisme sauvage. C’est le copinage entre le pouvoir politique et les corporations. Ça n’a rien avoir avec un marché libre.

    Comme de plus on ne peut plus conter sur la gauche qui est devenue mafia d´une part et droite acritique et capitaliste conformiste d´autre part -les partis socialistes surtout-; il n´y a plus de vraie résistance contre un capitalisme sans loi qui fera tout ce qu´il voudra sans frein y compris nous obliger à acheter et consommer.

    Vous avez complètement raison là-dessus. La gauche et la droite ont un but commun d’asservir la population par le biais de l’état. Ils utilisent la force de l’état pour nous imposer leur propre vision sans tenir compte des désirs des autres.

    Le vieux paradigme gauche/droite est dépassé, c’est maintenant une lutte entre la liberté individuelle et l’oppression du corporatisme fasciste.

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    2 mars 2010 à 22 10 21 03213
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    « Le vieux paradigme gauche/droite est dépassé, c’est maintenant une lutte entre la liberté individuelle et l’oppression du corporatisme fasciste. »

    D´accord. Il n´ya plus aucune différence entre la gauche et la droite, du moins en Europe. Même plus dans les intentions. Les faits nous montrent que ce sont les mêmes chiens avec différents colliers, qui ne veulent que le pouvoir pour le pouvoir, comme la pire des mafias. J´ai suivi de près ce qu´ont fait les gouvernements socialistes en Espagne et dans ses régions ou villes .Il est difficile, impossible même, de trouver pire qu´eux. Identiques en tout à la droite la plus dure, sauf qu´ils continuent d´être stalinistes (et il faut demander pardon à Staline, de le comparer avec ces salauds mafieux et certainement fascistes) et qu´ils continuent à mentir en disant qu´ils sont de gauche, qu´ils sont la libération d´on ne sait plus quoi, tout en faisant exactement la même politique économique (et même sociale) que la droite, situant leurs amis mafieux (socialistes) comme chefs des entreprises contrôlées par l´état les régions ou les villes.
    La mafia socialiste de droite contrôle donc ainsi complètement l´état et la nation. Et le pire c´est que les socialistes ne cherchent rien d´autre que ça. Toute la rhétorique libérationnelle socialiste n´est qu´un mensonge fasciste, effectivement.

    PS: une jeune étrangère islamique s´est faite expulser du Québec parce qu´elle allait en clase de français avec son voile. Il faudrait être plus tolérant avec d´autres cultures, d´autres anthropologies. Ces femmes sont habituées à porter le voile d´une manière naturelle. Elles ne font pas de mal et nos cultures ne sont pas agressées ni certainement pas en danger. Il ne faut pas suivre l´exemple bête et méchant de cette dérive qu´est Sarkozy.
    http://www.elmundo.es/elmundo/2010/03/02/internacional/1267565657.html

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    2 mars 2010 à 22 10 40 03403
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    « Sans la protection de l’état, la seule façon qu’une compagnie pourrait obtenir une position de monopole est si celle-ci offre un meilleur service à un meilleur prix que tous ses compétiteurs et elle doit nécessairement continuer de maintenir ce niveau de service indéfiniment pour garder sa position dominante. Dans de telles circonstances, je ne verrais pas un tel monopole comme un problème, et vous? »

    C´est vrai que Microsoft, dont nous parlons comme example, utilise l´état pour faire adopter son système d´exploitation (dans les ordinateurs pour l´enseignement).
    Cependant cette utilisation de l´état n´explique pascomplètement cette absolue domination du marché. Puisque Apple Mcintosh ne compte pas (ordinateurs spécifiques au système d´exploitation) et trop chers; il ne reste que le software libre et gratuit qui pourtant n´arrive pas du tout à concurrencer Microsoft. Je crains en cela qu´une analyse plus poussée des perversions économiques que le capitalisme provoque, doive être faite. La loi de l´offre et la demande ne peut, elle seule, garantir le développement harmonieux des nations et du monde, même si le marxisme n´en est, lui non plus, capable.

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    2 mars 2010 à 23 11 08 03083
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    Comment, également, expliquer la différence de richese entre les nations. Entre les étatsunis ou la Suisse et le Mexique ou le Guatemala, par exemple. Le climat (qui peut influer sur l´économie) étant le même au Texas, en Floride et en Californie qu´au Mexique comment expliquer que le Mexique est plus pauvre que les étatsunis?

    Ce que je veux dire c´est qu´il semblerait qu´il n´y a pas un seul capitalisme, mais plusieurs puisque le capitalisme en Bolivie se comporte d´une manière très différente à celui du Québec, sans que l´on puisse certainement affirmer que l´un des deux états de l´exemple intervient bien plus que l´autre . Et pourquoi seuls les capitalismes étatsunien, canadien , les européens et le japonais fonctionnent à peu près convenablement tandis que les autres, tous les capitalismes du tiers monde, ne fonctionnent pas bien et sont source de pauvreté et d´inégalités?

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    3 mars 2010 à 9 09 45 03453
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    @sopadeajo

    Vous dîtes:

    « Comment, également, expliquer la différence de richese entre les nations. (…) c´est qu´il semblerait qu´il n´y a pas un seul capitalisme »

    Vous devriez réviser votre définition du mot capitalisme. C’est simplement la liberté économique, et vous faîtes fausse route en comparant la liberté économique de divers pays.

    Ce qui explique la différence de richesse des nations est essentiellement leur niveau de liberté économique. Plus il y a d’intervention étatique, moins il y a de liberté économique et donc plus le pays s’apauvrit. C’est aussi simple que ça! Voir cette petite étude:

    http://minarchiste.wordpress.com/2009/12/04/taille-de-letat-et-pauvrete/

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    3 mars 2010 à 12 12 46 03463
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    Il n´y a pas, vous le savez fort bien, monsieur minarchiste, d´intervention étatique dans l´économie des pays pauvres du tiers monde à fortes inégalités. Les gouvernements de ces pays sont trop occupés à dépenser l´argent qu´ils s´auto-octroient, et à suivre les recommendations du FMI et des étatsunis, pour s´immiscuer dans une économie colonisée, qui appartient en général au capitalisme étatsunien. La pauvreté de ces pays vient du fait que tous les bénefices de leur économie nationale vont aux grandes corporations étatsuniennes qui ont colonisé économiquement ces pays. C´est le vol colonial.

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    3 mars 2010 à 12 12 55 03553
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    Comment, également, expliquer la différence de richese entre les nations.

    Et pourquoi seuls les capitalismes étatsunien, canadien , les européens et le japonais fonctionnent à peu près convenablement tandis que les autres, tous les capitalismes du tiers monde, ne fonctionnent pas bien et sont source de pauvreté et d´inégalités?

    Le monde dans lequel nous vivons est extrêmement simple.

    Plusieurs personnes croient qu’il est compliqué ou qu’il se complexifie…

    Erreur… ce n’est qu’une illusion pour ne pas que nous prenions conscience de toutes simples réalités.

    La compartimentation/spécialisation des connaissances n’aident en rien… pour avoir une vue globale du monde…

    Le capitalisme monopolise le libre marché, car cela est inscrit dans son « adn ».

    La monnaie étatique EST l’item #1 qui cause cela

    Les brevets, subventions, règlementations, étatiques, etc, jouent un rôle secondaire dans cette folie…

    Et c’est ça qui arrive inévitablement…lorsqu’un pays adopte la fausse monnaie:

    Ainsi, le capitalisme sauvage, à mon avis, s´engoufre vers une position de dictature de marché, antidémocratique où ils ne seront que quelques grandes entreprises qui contrôleront tout, l´economie, mais aussi la politique et les instruments répressifs comme l´armée ou la police, ne laisant que les miettes au reste du monde, au reste des nations.

    La gauche appelle ça le néolibéralisme, alors -qu’à terme- il n’y aucune liberté possible, dans une monde qui adopte la fausse monnaie.

    La loi de l´offre et la demande ne peut, elle seule, garantir le développement harmonieux des nations et du monde

    Au contraire…

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    3 mars 2010 à 13 01 01 03013
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    Les pays où semble fonctionner ce « capitalisme »(comme le Japon, le Canada, les États-Unis, etc), utilisent l’état et les organismes supra-étatique pour dominer le monde.

    Mais ces pays sont aussi en train de « tomber »

    Leurs citoyens ont des taux d’endettements insupportables.

    Les inégalités de richesse s’accroissent à la vitesse grand V.

    Dites merci à la fausse monnaie (surtout).

    Je me répète, le monde dans lequel nous vivons est extrêmement simple.

    Ce sont les illusionnistes médiatiques et « experts » en complexification qui voilent l’horrible simplicité des perversions de notre système…

    Philippe dit vrai:

    Vous avez complètement raison là-dessus. La gauche et la droite ont un but commun d’asservir la population par le biais de l’état. Ils utilisent la force de l’état pour nous imposer leur propre vision sans tenir compte des désirs des autres.

    Le vieux paradigme gauche/droite est dépassé, c’est maintenant une lutte entre la liberté individuelle et l’oppression du corporatisme fasciste.

    Je me répète encore:

    C’est très simple à comprendre, mais il faut absolument cesser de croire les « illusionnistes »

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    3 mars 2010 à 13 01 10 03103
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    @ sopadeajo (encore)

    Je vais vous simplifier cela au maximum:

    Prenons 3 entrepreneurs:

    A

    B

    C

    L’entrepreneur A sort de l’école et est « bien branché » dans des « réseaux influents »

    L’entrepreneur B est un gars vivant à la campagne… qui travaille fort, etc, mais qui n’est pas « branché »

    L’entrepreneur C est un gars vivant en Chine.

    Bon, dans un monde 100% libre, il y aura probablement de la place pour les.

    Par contre, dans notre monde étatique actuel, Monsieur A va pouvoir emprunter de l’argent de Monopoly à un taux de beaucoup inférieur aux 2 autres entrepreneurs.

    Il va aussi pouvoir demander à ses « amis » de passer des lois pour empêcher C d’exporter ses « trucs » ici.

    Monsieur B, à terme ne sera pas capable de rembourser ses prêts… et A l’achetera.

    Entre en scène l’OMC (une patente étatique), qui donnera la possibilité à la Chine d’avoir un taux de change fixe… ce qui donnera à C, un avantage impossible à battre pour A.

    Etc, etc, etc

    SANS INTERVENTIONS ÉTATIQUES, A, B C POURRAIENT EXISTER, et tant que les 3 sont innovateurs, travaillent forts, etc, ils pourront évoluer dans le marché libre…

    ***

    Bon, dans le monde que nous vivons ESSAYEZ de trouver UN seul cas où il n’existe pas d’avantages ÉTATIQUES qui « tuent » le libre marché et la libre compétition ?

    Bonne chance…
    🙂

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    3 mars 2010 à 13 01 12 03123
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    Oups:

    « Bon, dans un monde 100% libre, il y aura probablement de la place pour les 3 »

    « Bon, dans le monde dans lequel nous vivons, ESSAYEZ(…) »

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    3 mars 2010 à 13 01 27 03273
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    Voici LA réalité (à méditer):

    « Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées (i.e. FED ou autres banques centrales), contrôlent leur monnaie’ (par le principe de la réserve fractionnaire), les banques et toutes les CORPORATIONS qui fleuriront autour des banques vont priver les gens de toute possession ‘d’abord par l’inflation’ ensuite par la déflation/récession ‘jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront ‘sans maison et sans toit’ sur la terre que leurs parents ont conquise.»

    Thomas JEFFERSON (1743-1826)

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    3 mars 2010 à 14 02 16 03163
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    @sopadeajo

    Vous dîtes:

    « Il n´y a pas, vous le savez fort bien, monsieur minarchiste, d´intervention étatique dans l´économie des pays pauvres du tiers monde à fortes inégalités.  »

    Et ensuite vous dîtes:

    « Les gouvernements de ces pays sont trop occupés à dépenser l´argent qu´ils s´auto-octroient »

    Donc, selon vous, il n’y a pas d’intervention étatique, mais le gouvernement dépense….c’est plutôt contradictoire comme discours!

    Prenons des exemples que vous avez vous-mêmes mentionné: le Guatemala. Les dépenses gouvernementales en % du PIB y représentent 9.3% comparativement à une moyenne de 6.0% pour l’ensemble des 140 pays de ma base de données.

    Cependant, les dépenses de l’État ne sont pas la seule source d’interventionnisme. En Bolivie, la protection des droits de propriété est médiocre (2.7/10 selon le Frazer Institute), tout comme l’intégrité du système judiciaire (5/10), l’enforcement des contrats (4/10), les barrières protectionnistes non-tariffaires (3.8/10), les restrictions sur les investissements étrangers (3.5/10), la flexibilité du marché du travail (3.8/10), règlementation générale des entreprises (4.9/10), etc.

    Comme vous pouvez le constater, la Bolivie est un pays où la liberté économique est très faible. Selon le Frazer Institute, elle se classe 103e sur 140 pays. Le Guatemala se classe 42e.

    Vous devriez vérifier vos prémisses…elles vous mènent à de fausses conclusions.

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    3 mars 2010 à 21 09 35 03353
    Permalink

    « Les gouvernements de ces pays sont trop occupés à dépenser l´argent qu´ils s´auto-octroient  »

    « Donc, selon vous, il n’y a pas d’intervention étatique, mais le gouvernement dépense….c’est plutôt contradictoire comme discours!»

    Je parlais de leurs salaires, vous n´avez pas de sens de l´humour.

    Lse données que vous offrez ne sont que du petit vent sans importance.

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    10 mars 2010 à 10 10 04 03043
    Permalink

    @sopadeajo

    « Lse données que vous offrez ne sont que du petit vent sans importance. »

    Sans importance? Je vous démontre que les pays les plus riches sont les pays où la liberté économique est la plus élevée et que les plus pauvres sont ceux où la liberté économique est la moins élevée. Que vous faut-il de plus?

    Affirmer bêtement que c’est sans importance (comme vous le faîtes) est loin d’être suffisant pour réfuter mon affirmation; c’est plutôt prétentieux, paresseux (intellectuellement) et même insultant.

    « Et les etatsunis ont toujours fait du protectionnisme économique,  »

    Je n’ai jamais dit le contraire. Tous les pays font du protectionnisme à différents niveaux. C’est une forme d’intervention étatique parmi tant d’autres.

    C’est la quantité totale d’interférence étatique qui compte, et c’est ce que l’Institut Frazer mesure.

    Même si la liberté économique est loin d’être parfaite aux États-Unis, elle est quand même beaucoup plus grande qu’au Guatemala ou au Bangladesh. Ça explique largement l’écart de richesse.

    Les pays les plus libres sont les pays les plus riches. Vous n’arriverez jamais à prouver le contraire. Les données sont trop probantes.

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