DE PERFIDIA TROLLORUM

« Avec la désintegration accélérée des valeurs, et l’avènement d’une caste dirigeante corporatiste de salopards, née de la fusion entre le capital et le pouvoir politique….

Hmmm … Non.

« Considérant que la démocratie est soluble dans la corruption et que le précipité qui nous en reste est de dilution homéopathique… »

Hmm… Non plus.

1 000 mots pour dénoncer l’abjection, c’est court. Allons–y plus directement.

« Les medias traditionnels étant devenus une source de désinformation et le seul espoir pour la liberté étant la prolifération de médias-citoyens… »

Ouais, ça peut aller…. Ça tient encore de la parodie, mais il y a quelques saluts que les bons entendeurs devraient accepter. Mon sujet sérieux, c’est que le système a une peur terrible des blogues et que, n’étant plus dangereusement contesté ailleurs, il a toutes ses ressources pour infiltrer ce dernier bastion de la liberté d’expression, qu’elle soit de tendance gauchiste ou libertarienne.

La stratégie du système pour lutter contre la pensée indépendante, revendicatrice, contestataire ou simplement non-comateuse, ce n’est plus de la confronter, c’est de la discréditer. Cette approche, basée sur un total mépris de l’individu – présumé ignare, veule et cycliquement amnésique – a trouvé sa première manifestation, la plus ostentatoire. dans la dénonciation du « complotisme ».

Tous les gouvernants et la plupart des gens, en fonction directe de leur pouvoir, passant tout leur temps libre « hors-bombance & copulation » à concevoir et a exécuter des plans pour atteindre leurs objectifs, – en cachant soigneusement ces objectifs et leurs plans – on peut dire que comploter est la première activité de tous ceux qui ont un certain impact sur la vie de Quidam Lambda. Quidam Lambda étant, bien sûr, celui qui ne complote pas.

On n’est donc pas loin de la vérité en disant que, chaque fois que QL se fait blouser, il est victime d’un complot. Si la notion de complot disparaît de la Novlangue corporatiste, on comprend que QL ne peut plus se plaindre d’être blousé et, finalement, ne voit même plus qu’il l’a été… Il accepte qu’il vit dans « le plus pas-pire des mondes » Long live BB !

Après l’anticomplotisme, vient donc le trollisme comme procédés d’abêtissement populaire. Le trollisme procède en trois (3) étapes.

La première, simpliste, consiste à projeter l’anticomplotisme dans les échanges sur blogues. Un agent provocateur, souvent introduit tôt, quand un blogue naît et se développe, se crée une crédibilité en apportant une information peu connue, véridique ou au moins vraisemblable. Disposant souvent de ressources externes, il peut battre en brèche les opinions de quiconque n’a pas des dossiers bien étoffés. Le blogue litigieux est neutralisé.

Cette approche atteint sa perfection quand l’agent provocateur contrôle l’accès au site, en interdit l’accès aux non-croyants et peut donc ne garder en ligne que les commentaires critiques du système qu’il peut facilement réfuter. Au Québec, le site Antagoniste est un bon exemple de cette manipulation sans subtilité.

Quand les dossiers contestataires sont bien ficellés – parfois irréfutables – un deuxième niveau de trollisme devient cependant nécessaire. Il consiste en opérations-kamikaze. Un blogueur se sacrifie – c’est rarement son vrai nom et les avatars ne souffrent pas quand ils meurent – en disant tellement de stupidités, ou en s’écartant tellement des sujets traités, que Quidam Lambda perd patience et cesse de visiter le site-cible qui devient un fouillis d’insignifiances. On évite ainsi la diffusion d’idées dangereuses pour la bien-pensance.

La défense contre ce trollisme-kamikaze est d’abord de le dénoncer UNE FOIS, sans y attacher trop d’importance. Ensuite, d’éduquer Quidam Lambda à ne pas s’attarder à ce qui est hors-sujet. L’usage du tue-mouche sur un mur pastel ne vous fera pas une maison propre.

Ce processus d’éducation populaire va déjà bon train en Europe et surtout aux USA. La phrase talisman est : DON’T FEED THE TROLLS !

Au troisième niveau, le trollisme bien planifié ajoute à la dénonciation de tout ce qui est incompatible avec la soumission tranquille à la manipulation, l’utilisation de la zizanie : un arme qui a fait ses preuves. Le troll va déformer, progressivement s’il a tout son temps, l’interprétation qui peut être donné d’un commentaire de A à un article de B – et vice versa – jusqu’à ce que les auteurs concernés se sentent devenir des adversaires, puis des belligérants. Divide ut imperat

J’ai vu de mes yeux il y a des années, au Harry’s Bar, rue Daunou, un Français et un Américain unilingues en venir aux coups, après dix minutes d’un échange, bien anodin au départ, dans lequel s’était introduite une « bonne âme » pour leur traduire leurs propos respectifs. Facétieux ? Peut-être dans un bar, mais sur un blogue celui qui crée la zizanie souffre d’un désordre mental… ou exécute un sabotage bien orchestré.

Quand apparaît ce phénomène – Agoravox en est le creuset pour toutes les expériences-pilotes ! – c’est que quelque chose est apparu menaçant. Qui s’est senti menacé ? Pourquoi ? Le blogueur de bonne foi peut remonter la séquence des échanges et voir dans quelle mesure un tiers est intervenu qui a créé plus ou moins subtilement la zizanie.

Ceux que ce genre de choses passionnent peuvent alors se demander ce qui a servi de déclencheur pour mettre les trolls en action… Un peu plus de recherche et on peut même trouver qui diable peut bien avoir un intérêt à ce sabotage… Cette dernière recherche peut ouvrir des abcès.

Le but des 7 n’est pas d’ouvrir des abcès, mais de faciliter l’expression de toutes les opinions pour qu’en émerge plus de consensus… je mets cette phrase à dessein, pour que vous puissiez voir le trollisme en action. Si qui que ce soit répond que « rien n’est plus important que d’ouvrir les abcès »… je ne répondrai pas. Vous pourrez alors voir les trolls s’agiter au fond du piège :-))

Pierre JC Allard

16 pensées sur “DE PERFIDIA TROLLORUM

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    5 avril 2010 à 3 03 45 04454
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    C’est la panique !!!

    Il ne fait aucun doute que les médias alignés essaient de discréditer internet et leurs blogueurs afin de récupérer leur lectorat ou auditoire.

    C’est peine perdue, leur crédibilité en perd de jours en jour. Plus il ya de gens qui s’adonnent aux blogues et y trouve une certaine satisfaction à s’informer et à échanger, plus les médias traditionnels perd de la clientèle.

    Les trolls essaient de bousiller les échanges intelligents des commentateurs par tous les moyens.

    Tout récemment, suite au visionnement d’un reportage sur le 11 septembre à l’émission ENQUÊTES, il y a eu près de 300 commentaires entre les ‘thruthers’ et les ‘débunkers’. Certaines échanges étant devenus au-delà de la limite acceptable. Faudra t’il s’y faire.

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    5 avril 2010 à 14 02 19 04194
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    « Le but des 7 n’est pas d’ouvrir des abcès, mais de faciliter l’expression de toutes les opinions pour qu’en émerge plus de consensus »

    Désolé, mais moi et les « con-sens-suce », c’est 2.

    Désolé, mais je suis comme ça. Si vous ne voulez pas de quelqu’un comme ça ici, c’est ok avec moi.

    Je suis une tête chercheuse de « failles ».

    Partout où je vais, je suis comme ça. Depuis que je suis tout-petit, je suis comme ça. Presque tous mes profs m’adoraient ou m’haissaient. Tous ceux qui me connaissent, le savent. Je suis le plus grand « fatiguant » que le monde ait porté. Je protège les faibles et ‘fonce’ dans les paroles arrogantes et celles qui veulent oppresser les ‘petits’ (même s’ils elle contiennent de belles intentions et ou de belles paroles mielleuses). Je vois presque toutes les manipulations, même chez tous les plus habiles manipulateurs.

    Avec les chrétiens, je me chamaille (toujours poliment), avec les libertariens, j’ai eu des échanges très houleux, avec les gauchistes, oh là, là, que ce fut parfois, pas facile, avec les droitistes et les étatistes de tout acabit, je n’ai pas terminé.

    Appelez- moi un troll.

    Appelez-moi un semeur de zizanie.

    Appelez-moi ce que vous voulez.

    Imaginez-vous des intentions « cachées » de ma part, je vais prier encore plus et agir ailleurs.

    Je vois presque toutes les failles, dans presque tous les systèmes de pensée, dans presque toutes les idéologies et je combats toutes les oppressions, tous les idées oppressives/manipulatrices..

    J’ai toujours été comme ça et je ne changerai pas pour le sacro-saint « consensus ».

    Je n’ai à prouver à qui se soit (*à part Dieu?)
    😉

    That’s it, that’s all.

    Et j’aime même PJCA avec sa recherche de consensus et son désir de voir « son » collectif dominer les individus comme moi.

    C’est À VOUS de choisir. Vous me prenez comme je suis ou vous rester entre VOUS.

    😉

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    5 avril 2010 à 17 05 08 04084
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    PJCA,
    Pour ma part, ce texte est un bijou…
    Il y a un art de « converser ». Ce qui m’a fait penser ce matin que bloguer peut être parfois une sorte d’interview entre le blogueur et les « autres »…
    La question, la semaine dernière, sur Cyberpresse était la suivante:
    Croyez-vous en Jésus?
    C’est la pire question que j’ai pu voir de ma vie…
    _________
    Il y a cette référence au commentateur un peu beaucoup terroriste qui arrive avec sa bombe au ventre dans des intérêts divers mais loin de celui du sujet:
    http://gaetanpelletier.wordpress.com/2009/11/04/le-doute-est-leur-meilleur-produit/

    Et le mot « complotisme » est le plus souvent celui que l’on renvoie comme une balle pour se débarrasser de tout ce qui peut nuire à une certaine forme de pensée indépendante, réelle et véridique.
    C’est pratique d’avoir un tel mot…

    « La stratégie du système pour lutter contre la pensée indépendante, revendicatrice, contestataire ou simplement non-comateuse, ce n’est plus de la confronter, c’est de la discréditer. Cette approche, basée sur un total mépris de l’individu – présumé ignare, veule et cycliquement amnésique – a trouvé sa première manifestation, la plus ostentatoire. dans la dénonciation du « complotisme ».

    Tous les gouvernants et la plupart des gens, en fonction directe de leur pouvoir, passant tout leur temps libre « hors-bombance & copulation » à concevoir et a exécuter des plans pour atteindre leurs objectifs, – en cachant soigneusement ces objectifs et leurs plans – on peut dire que comploter est la première activité de tous ceux qui ont un certain impact sur la vie de Quidam Lambda. Quidam Lambda étant, bien sûr, celui qui ne complote pas. »

    Bonne journée!

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    5 avril 2010 à 23 11 40 04404
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    @ Sebas:

    Ni vous ni personne n’êtes visé et personne n’est choisi ou rejeté: ce sont les commentaires qui peuvent l’être. Ils le seront s’ils sont sans pertinence – et qui qu’en soit l’auteur – car ni la valeur de l’auteur ni celle de son commentaire ne sont en cause.

    Ce qui est en cause, c’est ce qui est au mauvais endroit Comme l’or sur le peau de cette fille dans le film de James Bond. Nous allons tout faire pour que ce site permette à toutes les idées de s’exprimer. Mais pas n’importe où, pas n’importe quand, ni n’importe comment.

    Sur cet article, par exemple, on peut se demander si le système a une peur terrible des blogues, si les blogues sont ce dernier bastion de la liberté, d’expression, si la stratégie du système est bien de discréditer et si c’est vraiment le signe d’un mépris de l’individu…. etc, etc. Ce texte est plein d’affirmation gratuites qui sont autant de perches tendues…

    Mais quand vous me dites que VOUS êtes fatigant, ou que vous affirmez avoir toujours été comme ça et ne pas vouloir en changer, j’en prend acte avec équanimité, mais que pouvons nous en discuter ?

    « Converser », comme dirait peut-être, Gaetan, c’est s’assurer que le domino que l’on place a un point commun avec celui qui était la… Si vous parlez de Cain quand on parle de fraternité et de Lot quand on parle de piété filiale, loin de moi l’idée de négliger les leçons bibliques… Mais ne nous éloignons pas trop…

    Cet article ne vous visait pas vous. Si ce chapeau se perdait, ils seraient quelques-uns sur ce site à pouvoir le réclamer; vous vous êtes seulement manifesté le premier.

    Je ne visais pas « les trolls sur les 7 » mais les milliers de « schlemiels » – un mot juif ici incontournable et sans équivalent – qui errent sur la Toile et que nous accueillerions tous avec la même sympathie que nous témoignons déjà à ceux dont la providence nous envoie parfois la visite.

    Soyez persuadé que Yan n’a pas perdu son temps et je vous aime autant que vous m’aimez; mais, cela dit, si vous ou d’autre jetez des peaux de bananes, surtout dans les virages sémantiques ou d’autre blogueurs se précipitent, il faudra bien les enlever.

    PJCA

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    6 avril 2010 à 0 12 19 04194
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    «Mon sujet sérieux, c’est que le système a une peur terrible des blogues et que, n’étant plus dangereusement contesté ailleurs, il a toutes ses ressources pour infiltrer ce dernier bastion de la liberté d’expression»
    De quel système parle-t-on ici ?

    Tout votre texte semble dénoncer un complot organisé par ce système pour attaquer les blogues.
    Mais pour accepter votre argumentation, ce que vous appelez «système», je le nommerais «philosophie de vie», «système de valeurs». Est-ce qu’on parles de la même chose ?

    «La stratégie du système pour lutter contre la pensée indépendante, revendicatrice, contestataire ou simplement non-comateuse, ce n’est plus de la confronter, c’est de la discréditer. »
    Et à mon avis (et expérience) les meilleures armes pour contre-attaquer sont la raison, la réalité et la logique. Ces gens ( ce système ? ) a pour but d’éteindre la raison. Et face à un raisonnement (une déduction) logique, basé sur la réalité, ils sont sans défenses et se mettent à crier des bêtises.
    Ils sont si facilement mis à nu que c’en est drôle.

    Pour terminer, je me poses la question suivante: que vaut les commentaires sur un blogue ( comme celui-ci justement… 🙂 )? La plus que très grande majorité des lecteurs ne lisent que le texte du billet et parfois parcourent quelques commentaires.
    Ce sont toujours les mêmes qui commentent sur un blogue.
    Ces commentaires sont le plus souvent qu’autrement, uniquement un simple «oui» ou «non»… «Bravo» ou «idiot»….
    (Evidemment qu’il y a des exceptions ! )…

    Mais la force des blogues n’est pas dans l’échange quasi-interractif d’idée mais bien dans la possibilité d’exprimer son point de vue et pour le lecteur, de choisir ses «fournisseurs» d’idées….

    Les commentaires dans un blogue me semblent secondaires.

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    6 avril 2010 à 4 04 25 04254
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    @ PJCA

    Vous écrivez:

    « Mais quand vous me dites que VOUS êtes fatigant ou que vous affirmez avoir toujours été comme ça et ne pas vouloir pas en changer, j’en prend acte avec équanimité, mais que pouvons nous en discuter ? « 

    Comprenons-nous bien, mon objectif n’est pas de « fatiguer » mes interlocuteurs pour mon plaisir. (ou provoquer pour provoquer). « Fatiguant » dans le sens que je vois bien que cela puisse « énerver » certaines personnes qui ne sont pas prêtes à remettre en question leurs croyances (politiques idéologiques ou autres) ou leurs attitudes. Je vois presque toutes les failles de raisonnement des individus, leurs manipulations ou leurs hypocrisies (conscientes ou non) par rapport aux sujets qu’ils traitent, etc, par rapport à la façon qu’ils agissent, etc. Presque toujours et en tout lieux et même en moi. 😉 Je suis toujours en train de méditer, de prier, de faire de l’introspection, etc. Je n’ai pas demandé d’être comme ça, Je suis, tout simplement. Certains aiment ça, d’autres aiment mieux fuir en utilisant toutes sortes de tactiques (conscientes ou non). Je comprends ça aussi, car ce n,est pas évident de vivre comme ça. Parfois ce fut lourd pour moi aussi, mais aujourd’hui, je suis en paix avec moi et mes défauts/qualités.
    Je répète, si vous n’aimez pas que je trouve vos failles, dites-le-moi-le, et je vais aller ailleurs. 😉

    Certaines personnes, dont vous, cherchent le consensus avant tout. Pas moi. Je m’explique: ultimement, moi aussi j’aimerais que tous puissent arriver à un consensus. Par contre, selon moi, pour que ce consensus soit possible, il faut que tous admettent qu’il y a une réalité objective pour chaque chose et qu’on veuille bien chercher cette réalité en tout. Cela peut être long et parfois pénible, mais le résultat en vaut l’effort. Si c’est de cette « sorte » de consensus que vous cherchez, j’en suis. 😉

    Par exemple,

    Vous croyez que la solidarité imposée par un état est un noble objectif
    Pas moi, je considère que la solidarité libre est trop précieuse et noble pour être imposée.

    Vous croyez que la collectivité est plus importante que les individus.
    Pas moi, je considère que rien au monde n’est plus important que la protection des droits sacrés des individus.

    Vous croyez qu’une monnaie étatique imposée à tous et dont la valeur n’est basée sur rien de concret, est bonne.
    Pas moi, je crois que cette monnaie sera toujours inflationniste et donc injuste pour les « petits ». De plus, je crois que tous les humains sont faillibles et donc, l’idée de donner ce pouvoir (de contrôler la monnaie), à des humains, se termine toujours de la même façon : mal. Et l’histoire est de mon côté sur celle-là. Je connais la nature humaine, parce que je l’observe depuis longtemps et parce que je ME connais. Seriez-vous capable de résister au pouvoir ultime que procure le contrôle total d’une monnaie ? Seriez-vous capable de ne pas en fabriquer plus qu’il faut, si votre coeur saigne pour une bonne cause ? Etc 😉

    Et pour en arriver à un « consensus » sur ces questions, il faut pouvoir en discuter de façon franche et honnête. Ce qui ne semble pas être votre objectif.

    ***

    Vous écrivez:

    « Si vous parlez de Cain quand on parle de fraternité et de Lot quand on parle de piété filiale, loin de moi l’idée de négliger les leçons bibliques »

    Voilà, je crois bien que nous arrivons enfin à la source de votre inspiration pour ce dernier texte. Voilà ce dont vous vouliez discuter depuis le tout début, n’est-ce pas ? Ça aurait tellement plus simple d’aller droit au but. Mais passons, chacun ses façons de faire et je reconnais -d’avance- que je peux me tromper sur ce détail précis. 😉

    Bon récapitulons l’origine de cette « zizanie » (sic)

    Philippe ouvre une discussion
    J’émets plusieurs commentaires qui n’ont rien de spirituel ou religieux.
    Plusieurs font exactement la même chose.
    Jusque là, « tout va sur des roulettes ».

    Et là, vous arriver avec votre concept de « dictature bienveillante », où personne ne pourra contester les pouvoirs en place et où tout sera beau, beau, beau. Vous aviez même dit que la production sera augmentée facilement. Etc et etc.

    Et moi j’étais en train de lire un livre sur CE sujet. Il parlait EXACTEMENT de cette utopie dangereuse.
    J’ai donc décidé d’émettre mon commentaire.

    Et d’autres aussi.

    Ensuite, Marc n’a pas aimé que je fasse ce lien « spirituelo-politique ».
    Il a attaqué mes idées
    J’ai défendu les miennes.
    Et ensuite il a commencé à attaquer ma personne, toutes les religions, mon intégrité, celle de tous les croyants, Etc

    La suite, tout le monde qui était impliqué, la connait.

    Bon, vous disiez que vous ne vouliez pas « toucher aux abcès » et que le consensus est votre désir le plus cher. Je ne sais donc pas ce que vous pouvez répondre.

    Mais, les miracles sont toujours possibles.
    😉

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    6 avril 2010 à 4 04 32 04324
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    @ Francois J qui écrit:

    « Les commentaires dans un blogue me semblent secondaires. »

    Pas certain de ça, mais vraiment pas. 😉

    Selon moi, la beauté des blogues « libres », c’est justement « le tout », i.e., le texte qui ouvre la discussion ET les échanges. Je suis un maniaque de blogues et ce depuis des années et des années. Et ce que je constate, c’est que personne ne détient toute la réalité en lui. Tout le monde voit des éléments du puzzle que d’autres voit pas. Chacun à un angle différent pour parler de la même chose, etc. Et c’est la somme de tout ça, qui fait « notre » force et la mienne aussi. 😉 J’apprends énormément et autant avec les « chercheux de failles » (comme moi), qu’avec ceux qui émettent leurs idées dans les blogues.

    C’est aussi -un peu- ce qui était supposé être la base de la démocratie et des jurys.

    Je soumets cet extrait de Wikipédia pour réflexion:

    « La Sagesse des foules est un livre écrit par James Surowiecki, publié en 2004, traduit en français en 2008, à propos de l’agrégation de l’information dans les groupes, résultant en décisions qui, selon l’auteur, sont souvent meilleures que celles d’individus isolés du groupe. Le livre présente de nombreux cas d’études et anecdotes pour illustrer sa thèse, et touche à plusieurs domaines dont l’économie et la psychologie. Surowiecki se penche également sur l’émergence des marchés prédictifs en tant qu’outil d’exploitation de la sagesse des foules.

    Le titre est une allusion à la Folie des foules de Charles Mackay, publié en 1841.

    Il est communément admis que les gens deviennent bêtes lorsqu’ils se réunissent en foule. Pourtant, ce livre traite d’un certain nombre de situations pour lesquels ce constat s’avère totalement erroné : des situations pour lesquelles la perception et la résolution d’un problème sont plus efficacement réalisées par une foule que par n’importe quel individu donné. Comme premier exemple, Surowiecki cite une anecdote de 1906 issue du scientifique britannique Francis Galton. Galton – qui croyait fermement à la supériorité des experts sur la foule stupide – se rend à un marché de bétail où un concours a lieu. Il s’agit de deviner le poids d’un bœuf après qu’il a été abattu et « débité ». Galton note plusieurs centaines de paris (787), et découvre que leur moyenne est 1197 livres alors que le poids réel du bœuf est 1198 livres !

    Au-delà de la théorie de « la rationalité limitée » de l’économiste Herbert Simon, Surowiecki donne dans ce livre de nombreux exemples de problèmes pour lesquels la foule possède une grande « sagesse ». Il propose ainsi une classification en trois catégories :

    * les problèmes de connaissance, tels que deviner le poids du bœuf ;
    * les problèmes de coordination, tels que sélectionner la meilleure heure pour aller travailler afin d’éviter les embouteillages, sachant que chaque conducteur se pose la même question ;
    * les problèmes de coopération, tels qu’obtenir que plusieurs équipes indépendantes et ayant des intérêts personnels travaillent ensemble pour améliorer les résultats globaux d’une compagnie alors que ce travail va à l’encontre de leurs intérêts personnels.

    Surowiecki discute alors ce qu’il considère comme la recette pour le succès dans l’intelligence de foule :

    * la diversité : avoir des personnes de divers milieux avec des idées originales ;
    * l’indépendance : permettre à ces avis divers de s’exprimer sans aucune influence ;
    * la décentralisation : laisser ces différents jugements s’additionner plutôt que de laisser une autorité supérieure choisir les idées qu’elle préfère.

    Suite:
    http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Sagesse_des_foules

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    6 avril 2010 à 6 06 43 04434
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    @ François J

    « De quel système parle-t-on ici ? »

    En une phrase: de l’encadrement politique, économique, juridique et social mis en place par une classe dirigeante résultant de la fusion corporatiste « gouvernance-capital ». Mais en moins lapidaire, je vous invite à ce texte:

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/01-systemes-et-societes/

     » Tout votre texte semble dénoncer un complot organisé par ce système pour attaquer les blogues.
    Mais pour accepter votre argumentation, ce que vous appelez «système», je le nommerais «philosophie de vie», «système de valeurs». Est-ce qu’on parles de la même chose ? »

    Le « système » repose sur une communauté d’objectif, basée sur une convergence des intérêts qu’on a peu à peu appris à mettre en évidence en restant dans des non-dits. C’est ainsi que les producteurs de napalm, durant la guerre du Vietnam, pouvaient envoyer l’AFL-CIO marcher dans la rue pour défendre leurs emplois… Les complots naissent spontanément. C’est leur concordance qui transforme pratiquement l’ensemble en un systeme… et en fait un vaste complot.

    «La stratégie du système pour lutter contre la pensée indépendante, revendicatrice, contestataire ou simplement non-comateuse, ce n’est plus de la confronter, c’est de la discréditer. »

    « Et à mon avis (et expérience) les meilleures armes pour contre-attaquer sont la raison, la réalité et la logique. Ces gens ( ce système ? ) a pour but d’éteindre la raison. Et face à un raisonnement (une déduction) logique, basé sur la réalité, ils sont sans défenses et se mettent à crier des bêtises.
    Ils sont si facilement mis à nu que c’en est drôle. »

    Tout à fait de votre avis; c’est le but de ce blogue. Mais il faut tenir compte du fait que la plupart des gens n’ont ni l’information ni même l’intérêt permettant d’être ouvert à une déduction logique. Il ne faut donc pas négliger la construction d’une majorité effective à partir d’une manipulation qui scotomise simplement les aspects rationnels. C’est le rôle des médias… et c’est la que les blogues deviennent dangereux pour le « systeme ».

     » Pour terminer, je me poses la question suivante: que vaut les commentaires sur un blogue ( comme celui-ci justement… )? La plus que très grande majorité des lecteurs ne lisent que le texte du billet et parfois parcourent quelques commentaires.

    Ce sont toujours les mêmes qui commentent sur un blogue. Ces commentaires sont le plus souvent qu’autrement, uniquement un simple «oui» ou «non»… «Bravo» ou «idiot»….
    (Evidemment qu’il y a des exceptions ! )…

    Mais la force des blogues n’est pas dans l’échange quasi-interractif d’idée mais bien dans la possibilité d’exprimer son point de vue et pour le lecteur, de choisir ses «fournisseurs» d’idées….

    Les commentaires dans un blogue me semblent secondaires. »

    Je suis d’accord que l’essentiel du blogue est de véhiculer des idées – ou, ici, d’en permettre la confrontation. Mais l’impact des commentaires, s’il est secondaire, n’en est pas pour autant négligeable. D’où une intervention comme la mienne dans cet article

    PJCA

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    6 avril 2010 à 6 06 58 04584
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    @ Sebas:

    Ce que vous êtes est pleinement accepté. Vos idées le sont pour discussion, sans aucune réserve. Le fait que vous soyez prolixe n’est qu’un inconvénient mineur… et vous n’êtes pas le seul :-))

    Ce qui a pu poser problème dans votre cas – et je répète que vous n’avez pas le monopole du trollisme – c’est la pertinence de certaines de vos interventions dans un contexte donné. C’est un choix que VOUS faites.

    Ce présent commentaire est un apport très intéressant au débat: c’est de ça qu’on parle ! Comme Foch au Sénégalais… Continuez.

    Un complotiste pur et dur penserait qu’il y a deux personnes en vous… je préfère ici la réaction du croyant et je suis heureux de votre épiphanie.

    PJCA

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    6 avril 2010 à 7 07 34 04344
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    @ Sebas:

    Toujours en rapport avec cet article, sur des points marginaux.

    1. Concernant mon interêt primordial pour les questions bibliques. Sur ce détail précis, vous vous trompez.

    2. Je ne vois pas que vous ayez cherché à créer la zizanie dans vos propos sur le fil de PD. Je répète que vous n’avez pas le monopole du trollisme.

    3. Je n’ai pas dit que je ne voulais pas toucher aux abcès. ( Parler de trolls, en soi, est crever un abcès). J’ai dit  » Le but des 7 n’est pas d’ouvrir des abcès, mais de faciliter l’expression de toutes les opinions pour qu’en émerge plus de consensus »

    Vous soulevez aussi certaines question qu’il serait hors sujet de discuter ici. J’y répond brièvement sur le babillard.

    PJCA

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    6 avril 2010 à 12 12 27 04274
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    @ PJCA

    Vous écrivez:

    « Ce que vous êtes est pleinement accepté. Vos idées le sont pour discussion, sans aucune réserve. Le fait que vous soyez prolixe n’est qu’un inconvénient mineur… et vous n’êtes pas le seul 🙂 ) »

    Nous sommes souvent le prolixe d’un autre (j’ai du chercher la signification de ce mot.). Mais dans mon cas, j’avoue, j’ai le verbe facile, et ça aussi je me le fait reprocher depuis longtemps. Un autre aspect de moi à mettre dans la colonne des défauts. 😉

    ***

    Vous écrivez:

    « Ce qui a pu poser problème dans votre cas – et je répète que vous n’avez pas le monopole du trollisme – c’est la pertinence de certaines de vos interventions dans un contexte donné. C’est un choix que VOUS faites. »

    Je réponds à ça:

    « Astérix, il m’a traité de troll »

    « Troll ? Qui a dit ? Troll? ? »
    😉

    Et je termine en disant: nous sommes tous le troll de quelqu’un d’autre, surtout de celui qui ne veut pas entendre nos idées/répliques. 😉

    Et encore une fois: nous pouvons aussi dire que c’est VOUS qui avez dévié la discussion avec votre « dictature bienvaillante » (qui n’avait aucun rapport avec le billet de Philippe, soi dit en passant) et c’est MARC qui m’a attaqué de façon virulente. Corrigez-moi, si je me trompe. 😉

    D’accord, j’avoue que ma réponse à votre commentaire, était quelqu’un peu dérangeant (surtout pour les athées en croisade), mais dites-vous bien que votre commentaire sur notre avenir, est resté en travers de la gorge….
    Et à lire les répliques de certains autres « trolls » (i.e. les « vôtres », pas les « miens » 😉 ), je n’étais pas le seul à voir cela comme un épeurant commentaire…

    ***

    Vous écrivez:

    « Ce présent commentaire est un apport très intéressant au débat: c’est de ça qu’on parle ! Comme Foch au Sénégalais… Continuez.

    Un complotiste pur et dur penserait qu’il y a deux personnes en vous… je préfère ici la réaction du croyant et je suis heureux de votre épiphanie. »

    Je réponds:

    Ah monsieur dit que je suis troll et ensuite dit que devrais continuer de manger du sanglier…

    Et monsieur insinue que je serais 2 personnes, mais veut-il dire que je dois toujours être comme lui, i.e. parfaitement lisse, du matin au soir ? 😉

    Sérieux, merci, je constate que nous allons -peut-être- nous entendre, et non je ne suis pas parfait et non, je ne réponds pas toujours -exactement- de la même façon, car je suis un humain avec ses humeurs normales (et je les exprime… peut-être trop à votre goût ?) et 2, je m’adapte toujours à mes interlocuteurs. 😉

    p.s.
    C’est avec tous ces échanges que nous pouvons constater un des limites d’internet. C’est tellement difficile d’apprendre à connaître quelqu’un à travers ce médium. D’un autre côté, une fois que nous connaissons (ou que nous sommes rassurés par rapport aux intentions de l’autre), cela nous donnent la possibilité de nuancer/creuser nos idées avec encore plus de profondeur…

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    6 avril 2010 à 12 12 36 04364
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    @ PJCA qui écrit:

    « Concernant mon interêt primordial pour les questions bibliques. Sur ce détail précis, vous vous trompez. »

    Dans quel sens?
    En tout cas, j’ai hâte de vous lire dans la future section « b: Dieu et religions » du babillard. 😉

    ***

    Vous écrivez:

    « Vous soulevez aussi certaines question qu’il serait hors sujet de discuter ici. J’y répond brièvement sur le babillard. »

    J’ai lu et je vais -éventuellement- répondre. Je suis content de lire vos commentaires et j’espère que nous pourrons aller jusqu’au bout… de nos dissensions intellectuelles… pour -peut-être- en arriver à un consensus. 😉

    et désolé pour les nombreuses fautes.

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    6 avril 2010 à 16 04 06 04064
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    Je vous re-souhaite la bienvenue et je serai heureux de poursuivre les discussions jusqu’a consensus. Puisque nous fermons les portes du temple de Janus, en attendant le babillard religion, je ferai sans doute un article : « Pour en finir avec Dieu » où nous pourrons tous faire preuve d’une grande largeur de vue… 😉

    PJCA

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    6 avril 2010 à 23 11 57 04574
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    @PJCA:
    «En une phrase: de l’encadrement politique, économique, juridique et social mis en place par une classe dirigeante résultant de la fusion corporatiste « gouvernance-capital ».»
    Je vais laisser de coté cette phrase mais j’ai lu le texte «Systèmes et sociétés» et je confirme que l’on parle de la même chose. 🙂

    Mais ce que j’ai trouvé le plus intéressant à la lecture de ce texte est comment cette analyse est différente de la mienne pour le même sujet. ( Et j’en suis d’accord sur les grandes lignes à première lecture ).
    Votre texte a une approche qu’on pourrait qualifier de Top-Down: il y a ce que l’on peut observer un système dans la société, ce système est la personnalité d’une société, comme si celle-ci était une entité consciente. Et cette entité est constituée d’individus.

    Mon analyse est exactement le contraire: bottom-up. Des individus vivent en communauté, donc échangent (en autre) des valeurs, ces valeurs en viennent à définir une certaine personnalité à cette société. Mais avec une analyse centré sur l’individu, on est loin d’arriver au concept d’une entité «système» telle que vous la décrivez. Ce sont DES systèmes (une multitude), qui sont alors mieux définis par un ensemble de valeurs communes qu’une entité tel que décrite dans votre texte.

    Je ne peux dire pour l’instant si cela est pertinent ou non mais je trouve la différence de focus très intéressante compte tenu de la différence de nos opinions.

    Mais ce n’est pas le sujet du billet et je ne voudrais pas me faire traiter de troll… 🙂

    @Sébas et PJCA:
    Vous avez raison pour les commentaires, c’est secondaire mais pas impertinent pour autant.
    De toute façon, si c’était si impertinent, que suis-je en train de faire présentement ? 🙂

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    7 avril 2010 à 0 12 46 04464
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    @ Francois

    « Mon analyse est exactement le contraire…  » Je ne crois pas. Le « bottom-up », que vous voyez comme une réalité présente, me semble simplement un objectif souhaitable en voie de réalisation.
    Voyez ce lien:

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/08/31/la-gouvernance-eclatee/

    Je développe aussi beaucoup cette dichotomie « top-down/bottom-up » dans un sens qui se rapproche de votre optique, dans d’autres textes qui ne sont pas encore sur ce blogue, mais sur le site « Nouvelle Société »

    http://nouvellesociete.org

    PJCA

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