Décès de Michel Chartrand: un canyon dans nos vies

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Le décès de Michel Chartrand ne constitue pas seulement la fin d’une époque; c’est tout un monde qui s’écroule avec lui. Un monde de luttes, de rapports de force, de gains arrachés à coups de grèves et de batailles héroïques, d’amour fraternel entre des travailleurs partageant la même condition sociale et ayant la conviction que c’est de leur union que jaillira de meilleures conditions pour tous. Le départ de Chartrand ne signe pas seulement la fin de la vie d’un homme, mais peut-être aussi celle d’une certaine trempe d’hommes, ce ceux qui sont incorruptibles, qui ne se prostituent pas pour une parcelle de pouvoir et qui ne laissent jamais la realpolitik ou les petits calculs partisans assombrir la lumière de leurs idéaux.

Seulement quelques personnes ont changé ma vie et ma conception de la politique; Michel Chartrand fut l’une d’elle. Les Misérables, de Hugo, m’ont appris la valeur réelle d’une société où les hommes ne sont que des outils au service d’une économie capitaliste sans contrôle. Germinal, de Zola, m’a expliqué la valeur réelle de la révolte. Olivar Asselin m’a animé de sa fureur de franc-tireur qui ne renie jamais ses idéaux. Et Chartrand, finalement m’a illuminé avec la pureté de ses convictions et ses actions vaillantes – comme en 1949, à Asbestos, quand il a lancé « arrête de shaker, tu vas me manquer, crisse » à un policier qui le tenait dans sa mire de fusil – m’a convaincu de la nécessité de ne jamais édulcorer ses valeurs, de ne jamais baisser la tête quand on est convaincu de faire le bien et de le faire conformément à ses tripes. Il m’a aussi appris la valeur d’une saine colère, bien canalisée.

Chatrand, je l’ai rencontré deux fois, mais j’avais déjà lu sur lui, fait des travaux scolaires sur sa vie, et je connaissais et admirais ses combats.

La première fois où nos chemins se sont croisés, c’était en 2000, à la librairie Garneau, rue Fleury, où je travaillais alors. Il était venu à une séance de signature d’autographes, pour la parution d’un nouveau tome de sa biographie, et, à peine entré dans le magasin, il m’avait déclaré, d’une voix tonitruante, alors que je l’accueillais: « Êtes-vous syndiqués icitte? » J’avais envie de lui dire « chuuuuut », de lui demander de ne pas me nuire, de ne pas risquer ainsi mon gagne-pain. Puis, je me suis rappelé qui j’avais en face de moi, ses combats, son courage, ses profondes valeurs chrétiennes. Non, ce n’était pas à Chartrand de parler moins fort, mais peut-être à moi de le faire un peu plus. Ce n’était pas à lui de se conformer à mon statut de gagne-petit, mais à moi de relever la tête et d’exiger davantage. Telle était la force de cet homme!

La seconde fois, c’était lors d’une cérémonie funèbre, en 2001, alors qu’on se souvenait de Jacques Larue-Langlois, un de mes collègues à L’aut’journal, où j’écrivais alors. Je discutais politique, je ne me souviens plus avec qui, et Chartrand, s’étant retrouvé devant le jeune homme d’à peine vingt-un ans que j’étais alors, m’avait dit quelque chose du genre: « C’est bien intéressant ce que tu dis, jeune homme, mais que fais-tu concrètement pour changer les choses? » Et moi, je lui avais répondu, du tac au tac: « Monsieur Chartrand, j’étais candidat aux dernières élections provinciales et j’essaie de changer le monde à chacun de mes textes dans L’aut’journal. » Manifestement surpris, il s’était repris: « C’est bien ça, mon gars, c’est bien, continue! » C’était aussi ça, Chartrand, un homme qui sait reconnaître la valeur de l’action et qui, s’il se désespérait de voir que les jeunes d’aujourd’hui semblaient moins impliqués qu’auparavant, ne se résignait pas pour autant à espérer le changement.

Je voulais qu’on l’invite au rassemblement Québec vs. Cour suprême: la loi 101, notre seule voix! de dimanche dernier. Je m’étais dit, naïvement: ce serait peut-être une de ses dernières apparitions publiques, peut-être aimerait-il lancer un cri du coeur à la nouvelle génération. J’ignorais qu’il était à ce point malade; il est mort le lendemain de l’événement. Peut-être – et permettez-moi d’être candide – avons-nous pris le relai de son combat, peut-être a-t-il été, jusque dans ses dernières heures, fier de voir qu’après plusieurs décennies de morosité, une nouvelle génération tente de se lever, qu’elle désire se battre pour la langue, cet autre combat qui fut le sien, et qui lui valut l’opprobre des forcées armées alors qu’il avait refusé, en son jeune temps, de remplir un formulaire unilingue anglais. « Si on n’a pas le courage de prendre les moyens nécessaires pour sauver la langue française, il faut avoir le courage de dire aux générations qui s’en viennent qu’on s’en va vers une assimilation nécessaire à brève échéance », avait-il déclamé, en 1971.

Ce n’est pas un trou qui s’ouvre derrière nos dos avec le décès de Michel Chartrand; c’est un cratère. Un canyon qui se creuse de plus en plus rapidement sous nos pieds au fur à et mesure que nos géants nous quittent. Nous ne pouvons nous retourner sans risquer de tomber; il nous faut aller de l’avant et nous servir de l’expérience absolument fascinante d’une vie d’intégrité, de courage, de valeurs chrétiennes et sociales d’un homme qui, s’il était grand, nous est apparu comme un géant parce que nous étions petits ou courbés.

Repose en paix, Michel Chartrand. Tu as changé ma vie; tu as changé nos vies. Merci. Et oublie pas de syndiquer les travailleurs du paradis!

« Tout le monde devrait faire de la politique. En démocratie, c’est un devoir. Assumer des responsabilités à son niveau; voir à ce que le monde s’épanouisse. On est nés pour le bonheur, quel que soit notre handicap physique ou mental, quels que soient nos parents ou nos gênes. Et pour le bonheur, il faut un minimum: manger, se faire soigner, s’éduquer. Pis travailler. On s’épanouit par le travail! » -Michel Chartrand

Louis Préfontaine

26 pensées sur “Décès de Michel Chartrand: un canyon dans nos vies

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    16 avril 2010 à 1 01 59 04594
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    Un vrai syndicaliste !

    Droit et honnête, tellement à des années lumières de ceux d’aujourd’hui qui couchent avec la gouverne politique et friquottent avec la Mafia.

    Éteint comme d’autres personnages de la scène public québécoise que nous regrettons déjà beaucoup.

    Mourir en paix parmis ses enfants et petits-enfants. Il n’ya pas plus belle façon de partir.

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    16 avril 2010 à 23 11 24 04244
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    C’était un grand homme, une grande âme.

    @Minarchiste

    Vous ne lui arriverez jamais à la cheville.

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    17 avril 2010 à 0 12 56 04564
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    On ne peut rien enlever à Chartrand, ses bons et mauvais coup, ni son passé, Thérèse L. Et il est bien documenté et du domaine publique que Chartrand a été associé à des groupes fascistes (qui n’a pas nécessairement une signification aussi mal vue qu’on le pense généralement aujourd’hui) et qui est un peu mal expliqué dans le lien de Minarchiste.

    L’extrême droite n’est pas le fascisme, qui en fait, représentait à l’époque une troisième voie entre le communisme de gauche et l’hyper-capitalisme de droite. Le fascisme rejetait en bloc la haute finance des banquiers privés, de Wall Street et de la City de Londres.

    Il n’en reste pas moins qu’il a un passé assez spécial le monsieur Chartrand, il faut laisser ses préjugés et voir les choses objectivement. Évitez de déifier les hommes, nous sommes tous des humains, avec nos forces et faiblesses.

    Néanmoins, rendons quand même honneur à un homme qui a su vivre en accord avec ses convictions, intègre avec lui-même et d’un courage énorme. Il aura quand même apporté beaucoup.

    RIP

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    17 avril 2010 à 1 01 01 04014
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    Tu aurais pu vivre encore un peu
    Pour notre bonheur pour notre lumière
    Avec ton sourire avec tes yeux clairs
    Ton esprit ouvert ton air généreux

    à peine Ferrat qui vient de partir
    toi aussi Michel
    tu nous laisse ‘nous les manges de la marde’
    comme chiens galeux

    Au revoir Camarade.

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    17 avril 2010 à 3 03 47 04474
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    @ minarchiste

    J’ai lu le papier sur Chartrand-vieux-communiste-vieux-faciste.

    Tu n’es pas sérieux ? Il n’avait que 21 ans en 1938.

    S’il fallait cracher sur quelques anarchistes de ce temps là…

    Franchement ton commentaire est méchant…

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    17 avril 2010 à 11 11 39 04394
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    SVP-POUR PUBLICATION. MERCI

    MESSAGE DE CONDOLÉANCES ET SOUHAIT D’UN JOUR DE DEUIL NATIONAL À L’OCCASION DU DÉCÈS DE FEU MICHEL CHARTRAND, UNE ICÔNE DU PATRIOTISME QUÉBECOIS, UN HOMME JUSTE ET UN GRAND HUMANISTE ET SUGGESTION D’ÉRIGER UN MONUMENT EN HOMMAGE ÀSA MÉMOIRE. (Voir ci-joint communiqué du vendredi, 16 avril 2010, Honte au Premier Ministre , Jean Charest pour son argument simplet pour ne pas décréter un jour de deuil national suite au décès de feu Michel Chartrand)

    C’est avec tristesse que j’ai appris le décès de feu Michel Chartrand, lundi, le 12 avril 2010. Pour moi, il était un grand homme, une figure emblématique du mouvement syndical, une icône du patriotisme Québécois de la première heure et profondément voué à la justice sociale et aux causes des peuples opprimés des pays en développement en général et à celle de la Nation Palestinienne en particulier. Il était apprécié, aussi bien au Québec, au Canada qu’à l’extérieur du pays.

    Connu pour sa générosité légendaire, il était le frère des pauvres. Pour lui, il n’existait pas de différences de couleurs, de races… Il était surtout connu comme celui qui avait la détermination et la rage de débarrasser nos institutions gouvernementales d’habitudes malsaines, ce qui a fait de lui un adversaire redoutable pour ceux qui oppriment les pauvres et qui s’enrichissent aux dépens des Québécois.

    Contrairement à certains de nos politicards au fédéral, au national et au municipal, M. Chartrand a compris dès ses premières interventions politiques qu’un vrai patriote devait servir le Peuple et non se servir de lui.

    Il faut que l’Histoire Québécoise se souvienne de ce grand homme, unique en son genre, je souhaite qu’on érige un monument en hommage à sa mémoire.

    Les dirigeants des 4 partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale sont entrain de se battre pour le pouvoir et oublient ainsi les vrais enjeux des Québécois: lutter contre la pauvreté et l’exclusion; améliorer le statut des travailleurs ; contrer l’augmentation des taxes et les frais de scolarité et plutôt élargir le système d’éducation au plus grand nombre possible d’étudiants ; éviter un système à deux, voire à trois vitesses ; respecter sécuriser et rendre accessible les soins aux personnes âgées ; protéger l’environnement… Il aurait été plutôt souhaitable que le gouvernement Charest décrète une journée de deuil national afin d’honorer la mémoire de cet homme hors du commun.

    Quant à Stephen Harper, Premier Ministre du gouvernement d’extrême droite du Canada il a annoncé un jour de deuil national, suite au décès du président polonais Lech Kaczynski, le jeudi, 15 avril 2010. Il aurait été plus juste qu’il décrète aussi un jour de deuil national, samedi, le 17 avril 2010 à l’occasion des funérailles de celui qui a marqué l’Histoire du Canada et du Québec, feu Michel Chartrand.

    BÂTIR ENSEMBLE UNE NATION QUÉBÉCOISE PLUS JUSTE, PLUS ÉQUITABLE ET PLUS INCLUSIVE

    Très tôt, le grand patriote Michel Chartrand a compris que LE SILENCE DEVANT L’INJUSTICE EST UN CRIME et dénonçait les politicards qui veulent faire du Québec une ethnocratie dictatoriale qui mise sur les rivalités interethniques et interreligieuses
    afin d’accéder ou de se maintenir au pouvoir… Pas étonnant que ses plus grands calomniateurs et détracteurs se trouvaient toujours parmi les oppresseurs qui bafouent les droits élémentaires des travailleurs québécois et les béni-oui-oui. Québec a perdu aujourd’hui un de ses éminents patriotes de la première heure qui s’est engagé dès le début de 1940 dans la lutte pour l’émancipation des Québécois. Il faudra garder surtout en mémoire qu’il a démontré un grand exemple de courage et de persévérance lorsqu’il n’a pas hésité un seul instant de réclamer, haut e t fort, en 1941, aux autorités canadiennes, le respect de sa langue maternelle, le français.

    En tant que citoyen canadien, natif de Djibouti, issu d’une minorité ethnique et qui habite la capitale nationale Québec, depuis presque deux décennies, je trouve scandaleux et immonde que certains de nos politicards avides de pouvoir, veulent aujourd’hui phagocyter la charte des droits et liberté du Québec qui était la fierté de tous les Québécois, ici et ailleurs dans le monde en la transformant en une charte qui s’applique uniquement à certains « aryens » et à certaines « ethnies » ! Donc, pas étonnant de voir que ces représentants du peuples sont là pour se servir du peuple et non pas pour le servir.

    Pour ma part, je crois qu’à l’aube de ce 3e millénaire, le Québec a besoin de dirigeants qui savent écouter, partager les visions de toute la population et être juste envers tous les citoyens issus de toutes les origines et confessions comme l’a été feu Michel Chartrand. On ne peut pas bâtir une nation en piétinant sur les droits les plus élémentaires de ses autochtones et en opprimant ceux qui sont issus des minorités ethniques et religieuses.

    En ces moments difficiles, c’est avec une grande émotion que je présente mes plus sincères condoléances et mes profondes sympathies à sa conjointe, à ses enfants, à ses petits enfants et ainsi qu’à ses arrière-petits-enfants.

    Je suis certain que de là-haut, il veillera sur notre Nation Québécoise et qu’il intercédera pour faire rayonner le Québec comme il l’a toujours fait dans sa vie. Que Dieu l’accueille dans son paradis éternel.

    Merci M. Chartrand pour tout ce que vous avez fait pour le Peuple Québécois ! Merci pour l’exemple de courage et de ténacité envers la classe ouvrière québécoise et les sans-voix ! Merci pour votre droiture, votre intégrité et votre patriotisme !

    Ali Dahan,Ph.D. , Ex-Diplomate, apolitique
    Pacifiste mais jamais passif face à l’injustice

    947, rue de Bar-Le-Duc Québec, G1W 2N8
    Portable: 418-262 2504 Tél. et Fax: 418- 658-9244

    Québec, vendredi, le 16 avril 2010

    COMMUNIQUÉ

    HONTE AU PREMIER MINISTRE, JEAN CHAREST
    POUR SON ARGUMENT SIMPLET POUR NE PAS DÉCRÉTER
    UN JOUR DE DEUIL NATIONAL
    SUITE AU DÉCÈS DE FEU MICHEL CHARTRAND

    Cette après-midi, 16 avril 2010, je me suis rendu à Longueil, au salon funéraire où était exposé Michel Chartrand pour lui rendre un dernier hommage. J’ai appris d’une source digne de foi que notre Premier Ministre a eu le culot d’affirmer qu’il ne décrètera pas un jour de deuil national, ni le samedi, 17 avril 2010, jour des funérailles de Michel Chartrand, ni à une date ultérieure.

    M. Charest prétend qu’il ne peut pas décréter un jour de deuil national parce que la famille Chartrand n’en a pas fait la demande.

    Je trouve que cet argument ne tient pas la route et est bien simplet. On se demande alors si M. Charest voulait que la famille quémande cet hommage pour décréter un jour de deuil national !

    Je trouve que c’est un devoir et même une obligation pour le Premier Ministre de décréter un jour de deuil national pour ce grand fils du Québec que fut feu Michel Chartrand. Pire encore, pour éclipser la journée des funérailles, samedi, le 17 avril 2010, dédiée à la mémoire du grand patriote Michel Chartrand, notre Premier Ministre Jean Charest a non simplement choisi de ne pas participer aux funérailles mais se contente d’envoyer deux de ses ministres. Il a choisi en cette journée mémorable de convoquer un conseil général pour les dirigeants de son parti, le PLQ afin de commémorer la mort d’un de ses dirigeants !

    Que M. Charest arrête de jouer à ce jeu mesquin d’infliger à cette noble famille endeuillée une peine supplémentaire.

    En conséquence, je demande au nom de ceux qui croyaient à ce grand combattant de la justice sociale et de la liberté des Peuples que le Premier Ministre décrète un jour de deuil national, samedi, le 16 avril 2010 ou ultérieurement (Voir ci-joint mon message de condoléances , paragraphe 5) et qu’il s’engage à ériger un monument en sa mémoire
    (idem, paragraphe 4).

    Ali Dahan, Ph.D. Ex-Diplomate, apolitique
    Pacifiste mais jamais passif face à l’injustice

    947, rue de Bar-Le-Duc Québec, G1W 2N8
    Portable : 418- 262-2504 Tél. et Fax. : 418- 658-9244 Courriel : aldahan@oricom.ca

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    17 avril 2010 à 14 02 05 04054
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    Malgrés quelques tache a son dossier Chartrand etait un homme libre, ce que peut d’entre nous peuvent revendiquer. Il possedait une harmonie entre ses penssées , ses paroles et ses actions.
    RIP.

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    17 avril 2010 à 14 02 08 04084
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    @François M.

    Est-ce que j’ai dit quelque part dans mon commentaire que m. Chartrand était un Dieu?
    J’ai déjà rencontré ce grand personnage à quelques reprises et j’avais apprécié son humanité et son grand coeur. Et je suis assez âgée pour ne pas idéaliser les gens.

    Mais je suis aussi assez âgée pour reconnaître la mesquinerie et la petitesse quand je la rencontre. Je comprends que Minarchiste est un de vos amis, mais ça ne rend pas son attitude plus honorable. Je suis aussi certaine que ce m. a certaines qualités, mais pour l’instant son dogmatisme nous empêche de les voir.

    Merci Louis, pour lui avoir rendu l’hommage qu’il méritait et je dis m**** aux autres.

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      13 juin 2015 à 17 05 08 06086
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      AUX DÉPUTÉS – E – : ASSEMBLÉE NATIONALE DU QUÉBEC ET CHAMBRE DES COMMUNES ; MÉDIAS EN FRANÇAIS ET ANGLAIS ET SURTOUT AUX FORCES ÉPRISES DE JUSTICE ET DE PAIX…

      Ali Dahan, Ph.D., Ex-Diplomate
      Partisans de la Paix avec la la Justice pour toutes les Québécoises et tous les Québécois (CANADA)
      Partizans for Peace with Justice for All Quebeckers (CANADA)
      Partizans para el Paz con la Justicia para Todos los Quebequenses (CANADA)
      دحان علي دكتور
      (كندا) الكيبكين لكل العدالة مع السلام أنصار رئيس

      LE SILENCE FACE L’INJUSTICE EST UN CRIME
      (Ali Dahan, jeune Délégué officiel au Congrès Mondial pour la Paix à Berlin-Est, face à la
      redoutable STASI, la police politique de l’ex-Allemagne de l’Est, en mai 1968)

      «Nul homme qui aime son pays ne peut l’aider à progresser s’il ose négliger le moindre de ses
      compatriotes.» Mahatma Gandhi

      9 AOÛT 1930 – 1er JUIN 2015
      MESSAGE DE CONDOLÉANCES SUITE AU DÉCÈS DE FEU LE PROPHÈTE, DERNIER INDÉPENDANTISTE CONVAINCU ET HOMME DE PRINCIPE,
      MONSIEUR JACQUES PARIZEAU
      NOTRE NATION VIENT DE PERDRE LA DERNIÈRE GRANDE ICÔNE DU PATRIOTISME QUÉBECOIS.
      IL RESTERA VIVANT À TOUT JAMAIS DANS LE CŒUR DE TOUS LES PATRIOTES QUÉBÉCOIS.

      « Mon Dieu, je botterais le derrière de quiconque au Québec qui ne saurait parler l’anglais. En effet, à notre époque, un petit peuple comme nous se doit de le parler. »
      Jacques Parizeau (Time Magazine, 1992)

      Québec, le 2 juin 2015

      C’est avec une grande tristesse que j’ai appris le décès de feu Jacques Parizeau, ancien Premier Ministre du Québec, lundi, le 1er juin 2015. Pour moi, il était un grand homme, une figure emblématique du mouvement indépendantiste, une icône du patriotisme Québécois, profondément voué à la justice sociale. Il était apprécié, aussi bien au Québec, au Canada qu’à l’extérieur du pays.

      Comme d’autres patriotes qui ont connu le cheminement politique et l’intégrité de ce grand Monsieur, j’ai été profondément affligé d’apprendre le décès de ce prophète de l’indépendance de notre Québec.

      Un jour, le Mahatma Gandhi disait : « … Aucune loi ne peut créer ni réglementer un sentiment d’affection. Si l’on n’éprouve aucune affection pour une personne ou un système, on doit avoir le droit d’exprimer librement sa désaffection … ». Il semblerait que les intégristes ethniques et religieux qui gouvernent notre pays n’ont pas compris la prophétie de ce père de la non-violence. C’est pourquoi, ils attaquent comme des fauves les patriotes, comme ce fut le cas de Monsieur Parizeau qui défendait les intérêts de notre Nation.

      D’abord son cheminement prouve qu’il était un homme ouvert d’esprit et qu’il n’avait rien de mesquin ou d’opportuniste et encore moins d’inhumain. Monsieur Parizeau est allé étudier dans un environnement cosmopolite, à la London School of Economics (École d’économie et des sciences politiques de Londres) une des plus prestigieuses institutions universitaires au monde. Je me souviens que vers le milieu des années 1970, alors que je préparais mon deuxième doctorat à l’IUHEI-D de Genève, on avait un professeur d’économie de cette institution universitaire ( G. CURZON, Doctoral International Economics Class) qui faisait un aller-retour Londres-Genève seulement pour venir nous donner un cours qui durait moins de deux heures !

      Monsieur Parizeau qui était Premier Ministre du Québec avait la carrure d’un chef d’État et il a passé à un cheveu de l’être le 30 octobre 1995 et de faire ainsi partie de la trentaine de chefs d’État ou de gouvernement qui ont étudié à la London School of Economics. Et s’il avait continué d’être professeur d’économie, il aurait sans doute pu figurer parmi ceux de cette institution qui sont récipiendaires du Prix Nobel d’Économie…

      2 de 7…

      Ensuite, il s’est marié avec une grande dame qui a combattu la horde d’Hitler, les
      forces d’occupation nazies qui occupaient son pays natal, la Pologne et qui a survécu à l’un des camps de concentration le plus horrible de l’époque. Cette immigrante de la
      nation polonaise martyrisée a su insuffler un nouvel élan patriotique à notre grand indépendantiste Monsieur Parizeau. Après la mort de cette grande dame de lettres,
      dans sa verve indépendantiste, il a tout naturellement choisi de partager sa vie avec une autre figure emblématique de l’indépendance du Québec, Madame Lisette Lapointe-Parizeau. ex-Députée et actuelle Mairesse qui tente aujourd’hui de servir ses commettants d’une façon originale…

      « La souveraineté telle que nous la concevons est le contraire du repli sur soi »
      Jacques Parizeau, en 1994

      Dans les années 1960-1970, lors de la Révolution tranquille, Monsieur Parizeau était le plus grand économiste du Québec et l’un des grands bâtisseurs du Québec moderne.

      Il faut que l’Histoire québécoise se souvienne de ce grand Professeur d’économie de calibre international, unique en son genre, qu’il nous a laissé deux héritages qui l’immortalisent :

      1- La nationalisation des secteurs stratégiques de l’économie nationale.
      2- La création des instruments clés pour le développement du Québec.

      C’est pourquoi, il me fait penser à 2 de mes idoles de jeunesse qui oeuvraient pour la paix et la justice dans le monde (sans oublier mes deux mentors, les deux combattants anti-fascistes Professeur Jaromìr LANG et Me David Abraham CARLINER) :

      -Olof Palme, social-démocrate, Premier Ministre de la Suède, lâchement assassiné à Stockholm par des fabricants d’armes de destruction massive et par les va-t’en-guerre.
      « Je suis fier d’être un socialiste démocrate » Olof Palme

      -Bruno Kreisky, social-démocrate, Chancelier de l’Autriche, traîné dans la boue par certains obscurantistes sionistes, tout simplement, parce qu’il était un progressiste et un humaniste de confession juive.

      Il faut surtout garder en mémoire et instruire les plus jeunes qui ne l’ont pas connu que Monsieur Parizeau était un homme juste et un humaniste et qu’il nous a démontré un grand exemple de courage et de persévérance et surtout un franc parler. Il est toujours resté stoïque devant l’adversité, malgré les énormes difficultés qu’il a rencontrées de la part de quelques-uns de son propre parti, le Parti Québécois qui ont déformé son message et dénigré sa noble mission…

      3 de 7…

      Il a consacré la meilleure partie de sa vie à lutter pour l’indépendance nationale et la
      justice sociale de notre Québec. Hélas ! À l’instar de plusieurs autres indépendantistes
      de la première heure et de grands patriotes, on lui a infligé un grand châtiment en le forçant à démissionner suite à une seule erreur humaine… Mais, aussi paradoxal que cela puisse paraître, ses plus grands calomniateurs et détracteurs étaient pour la plupart issus de sa propre famille politique. Bien sûr, c’est parce qu’il n’était ni corrompu et encore moins un béni-oui-oui comme eux…

      Malgré qu’il fut l’une des figures emblématiques de la lutte pour l’indépendance nationale et qu’il était Premier Ministre et toujours membre de l’Assemblée Nationale, celui-ci fut humilié publiquement et traité d’une façon cavalière par des lâches, opportunistes et carriéristes de son propre parti. Ils rêvaient de prendre sa place et c’est pourquoi ils l’ont limogé puis ont transformé le Parti Québécois, Social- démocrate en un parti [Anti]Québécois, Social nazi…

      Cette trahison a beaucoup affecté Monsieur Parizeau et il a trop souffert de cette injustice, lui, qui a consacré toute sa vie à défendre ses idéaux afin de servir l’ensemble des composantes de notre Nation Québécoise.

      Contrairement à certains de nos politicards au fédéral, au national et au municipal, Monsieur Parizeau a compris dès ses premiers pas en politiques qu’un vrai patriote devait servir le Peuple et non se servir de lui.

      Le soir du Référendum du 30 octobre 1995, en faisant une déclaration malencontreuse, Monsieur Parizeau a commis une seule erreur humaine. Contrairement à plusieurs responsables actuels du PQ, lâches, opportunistes, racistes et carriéristes qui n’ont cessé de s’attaquer quotidiennement aux plus vulnérables de notre société québécoise et plus particulièrement aux AUTOCHTONES (voir le rapport accablant de ce 2 juin 2015, de Mme Marie Wilson, Commissaire de la Commission de vérité et conciliation : CRIME DE GÉNOCIDE CULTURELLE), les minorités d’origine ARABE (Chrétiens et Musulmans) et celles et ceux de confession musulmane.

      Malheureusement celles et ceux de son parti qui ont transformé le Parti Québécois Social-démocrate en un Parti [Anti]Québécois Social nazi sont celles et ceux qui l’ont dénigré le plus et ce, parce qu’ils voulaient tout simplement s’accaparer du pouvoir pour assouvir leurs intérêts personnels mesquins. C’est pourquoi, ils ne reculent devant rien, ils encouragent certains responsables de nos institutions québécoises pour les inciter à semer la haine et pousser les composantes de notre Nation l’une contre l’autre.

      4 de 7…

      Très tôt, le grand patriote Parizeau a compris que LE SILENCE FACE À L’INJUSTICE EST
      UN CRIME et dénonçait les politicards qui veulent faire du Québec une ethnocratie
      dictatoriale qui mise sur les rivalités interethniques et interreligieuses afin d’accéder ou de se maintenir au pouvoir… Pas étonnant que ses plus grands calomniateurs et détracteurs se trouvaient toujours parmi les oppresseurs qui bafouent les droits élémentaires des travailleurs québécois et les béni-oui-oui. Québec a perdu aujourd’hui un de ses éminents patriotes de la première heure qui s’est engagé pleinement dans la lutte pour l’émancipation des Québécois.

      En juin 1995, alors que j’étais un des Vice-présidents aux Relations internationales de la Société des Jeux d’hiver de Québec 2002, j’ai eu l’honneur et le privilège de faire partie de la délégation qui est allée à Budapest pour promouvoir la candidature de Québec pour l’obtention des XIXe Jeux Olympiques d’Hiver et mon Premier Ministre, Monsieur Jacques Parizeau faisait partie de cette délégation. J’ai eu la chance et le privilège de le côtoyer et j’ai trouvé que contrairement à d’autres, il n’était ni mesquin et encore moins raciste. J’ai constaté qu’il était bel et bien un homme de conviction, lorsque qu’il s’est retiré avec plusieurs autres personnes quand Madame Sheila Coops, alors Vice-première Ministre du Canada commença un discours bidon pour justifier en quelque sorte le vol des dits Jeux Olympiques par Salt Lake City (ÉUA)…

      Pour lui, il n’existait pas de différence de couleur, de race, de religion… Il était surtout connu comme celui qui a eu la détermination et la rage de débarrasser nos institutions gouvernementales d’habitudes malsaines, ce qui a fait de lui un adversaire redoutable pour ceux qui cherchent à s’enrichir aux dépens des Québécois.

      BÂTISSONS ENSEMBLE UNE NATION QUÉBÉCOISE PLUS JUSTE, PLUS ÉQUITABLE ET PLUS INCLUSIVE !

      Au lieu que notre Premier Ministre Philippe Couillard coupe les miettes destinées aux pauvres et à la classe moyenne et que son gouvernement et les dirigeants des trois autres partis politiques représentés à l’Assemblée Nationale se battent pour le pouvoir et inventent des problèmes inexistants pour monter les enchères en s’attaquant aux Québécois d’origine ARABE (chrétiens et musulmans) et ceux de confession musulmane, il aurait été souhaitable qu’ils consacrent plus de temps pour les vrais enjeux des Québécois : lutter contre la pauvreté et l’exclusion; améliorer le statut des travailleurs ; contrer l’augmentation des taxes et les frais de scolarité et plutôt élargir le système d’éducation au plus grand nombre possible d’étudiants ; éviter un système de justice à deux, voire à trois vitesses ; respecter, sécuriser et rendre accessible les soins aux personnes âgées ; protéger l’environnement ; aider les pauvres femmes monoparentales pour que nos enfants puissent aller à l’école le ventre plein et éviter ainsi qu’ils ne deviennent les proies des prédateurs pédophiles qui rôdent autour de nos écoles …

      5 de 7…

      Quant au fascisant, Stephen Harper, Premier Ministre du gouvernement
      conservateur d’extrême droite de notre pays le Canada, son petit larbin Mario
      Beaulieu, chef du BQ ainsi que son complice le mégalomane, Thomas Mulcair, chef du NPD qui a trahi les nobles idéaux progressistes de ses prédécesseurs, il semble bien que tous les trois sont en train de servir les intérêts multinationaux et de certains gouvernements étrangers plutôt que ceux de notre Nation Québécoise et nos populations du Canada.

      Pour ma part, je crois qu’à l’aube de ce 3e millénaire, notre Québec a besoin de dirigeants qui savent écouter, partager les visions de toute la population et être juste envers tous les citoyens issus de toutes les origines et confessions comme l’a été feu Jacques Parizeau. On ne peut pas bâtir une Nation en piétinant sur les droits les plus élémentaires des moins nantis et en opprimant les Autochtones (pour la défense de ces derniers la « Palme d’or » va au Très Honorable Paul Martin, ancien Premier ministre de notre pays, le Canada) et ceux qui sont issus des minorités ethniques et religieuses.

      En tant que Québécois et citoyen canadien, natif de Djibouti, issu d’une minorité ethnique et qui habite la capitale nationale depuis un quart de siècle, je trouve scandaleux, immonde et illégal que certains de nos politicards avides de pouvoir, veulent aujourd’hui phagocyter les droits de plusieurs de nos concitoyens issus de certaines minorités ethniques et religieuses et osent en 2015 se comporter envers les minorités comme le faisaient à la veille de la 2ème Guerre mondiale au temps du régime nazi en Allemagne du milieu des années 1920 jusqu’au 30 août 1939 et du régime fascisant de la France depuis 1940 contre leurs minorités ethniques et religieuse : mes frères Juifs et Tziganes…

      «Ce qu’écrit M. Parizeau, c’est le gros bon sens. Ça nous ramène aux vraies valeurs de tolérance et d’ouverture de la société québécoise. »
      L’Honorable Lucien Bouchard, ancien Premier ministre du Québec, au cours d’une entrevue accordée à La Presse.

      Aujourd’hui après avoir phagocyté la Charte des droits et libertés du Québec qui était la fierté de tous les Québécois, ici et ailleurs dans le monde, ces politicards veulent la travestir pour qu’elle s’applique uniquement à certains « aryens » ! Donc, pas étonnant de voir que ces soi-disant représentants du peuple sont là pour se servir du peuple et non pas pour le servir.

      Je suis certain que de là-haut, Monsieur Parizeau veillera sur notre Nation et qu’il intercédera pour la paix et la justice pour notre Nation Québécoise, comme il l’a toujours fait de son vivant. Que Dieu l’accueille dans son paradis éternel.

      Ce chantre de l’indépendance rejoint ses compagnons de lutte et les patriotes Québécois : sa première épouse, Alicja Poznańskà – Parizeau, Jean Lesage, Daniel

      6 de 7…

      Johnson père, René Lévesque, Pierre Bourgault, Marie Guérin-Lajoie, Robert Bourassa,
      Simonne Monet Chartrand, mon idole Feu Michel Chartrand…

      En ce moment difficile, c’est avec une grande émotion que je présente mes plus sincères condoléances et mes profondes sympathies à sa conjointe et compagnon de lutte, Madame Lisette Lapointe-Parizeau, à ses deux enfants : Me Isabelle et le Dr Bernard ainsi qu’à son frère Robert et tous les membres de sa famille…

      Merci Monsieur Parizeau pour tout ce que vous avez fait pour notre Nation Québécoise ! Merci pour l’exemple de courage, de ténacité à défendre les intérêts des Québécois ! Merci pour votre droiture, votre intégrité et votre patriotisme !

      Je salue le courage de notre Premier Ministre Couillard qui n’a pas hésité un instant à annoncer des funérailles d’État et pour que l’Édifice principal de la Caisse de dépôt porte le nom «Édifice Jacques-Parizeau».

      Ali Dahan, Ph.D., Ex-Diplomate, Apolitique, Défenseur des droits humains depuis l’âge de 16 ans (50 ans dont 25 ici chez nous au Québec et au Canada) ;
      CANDIDAT DANS JEAN-TALON, EN 2007, POUR LE POSTE DE DÉPUTÉ À L’ASSEMBLÉE NATIONALE DU QUÉBEC (Face à l’actuel Premier ministre du Québec) ;
      PACIFISTE MAIS JAMAIS PASSIF FACE À L’INJUSTICE.

      Portable : 418- 262-2504 Tél. et Fax. : 418- 658-9244 Courriel : aldahan@oricom.ca

      Ali Dahan, Ph.D., Ex-Diplomate, est le seul responsable du contenu de ce communiqué.

      SVP-POUR PUBLICATION INTÉGRALE OU EN PARTIE ET POUR DIFFUSION. MERCI

      7 de 7

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    17 avril 2010 à 15 03 44 04444
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    Thérèse L.

    Je ne fait que pointer un fait, ce qui n’enlève rien au personnage, comme je disais plus tôt. Non, vous n’avez pas dit qu’il était un Dieu. Et non, je ne connais pas vraiment le Minarchiste.

    Je rend aussi hommage à cet homme qui vient de nous quitter.

    Bien à vous,

    François M.

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    18 avril 2010 à 7 07 29 04294
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    @Thérèse L.

    Vous me dites m**** à moi ???

    Le minarchiste doit regretter amèrement l’intervention inappropriée qu’il a fait.

    Le Québec est en deuil d’un grand homme.

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    18 avril 2010 à 10 10 29 04294
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    @Therese:L’ouverture d’esprit et également un signe de liberté , tout comme la liberté d’expression. Nous avons le droit de ne pas être d’accord avec quelqu’un ou une opinion émise mais par contre de s’en prendre au  »conteneur » par des diatribes malsaines, et non au  »contenu » par un débat ouvert et intelligent et un manque flagrant de respect envers toute libertés intellectuel ce qui rejoint a mon avis très bien le  »moto » des médias de masse en ce qui concerne la marginalisation de la divergence d’opinion( qui plus et devrait être traiter comme une richesse et non ostraciser).

    Lorsque j’étais jeune ont ma apprit très jeune a ne pas pointer du doigt car se n’étais pas polie ;). Pour moi s’en prendre directement au messager et non au message revien au meme.

    Je vous laisse sur une  »quote » de Voltaire.

     » »je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai a mort pour que vous ayez le droit de le dire. ».

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    18 avril 2010 à 11 11 55 04554
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     » On reconnaît un arbre à ses fruits ».

    Michel Chartrand… phare dans notre nuit

    étoile au firmament, pour nous, tu luis

    suivre ta voie ennoblit

    ta famille autour de toi, unie

    sillons profonds, semeurs de vies

    forte-voix, dans le silence et le bruit

    ta pensée secoue l’apathie

    vivifie les petits

    ta conscience instruit

    juste colère construit

    ton esprit détruit l’ennui, pourchasse l’ennemi

    Chartrand, notre Ghandi

    coeur immense, jardin d’amour grandi

    ton âme repose maintenant en paix, avec Lui.

    ton âme repose en Lui.

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    18 avril 2010 à 15 03 03 04034
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    @Pierre Bourdon

    Je crois que vous avez compris que mon m***** s’adressait principalement à tous ceux qui sont trop petits pour saluer la grandeur quand ils la rencontrent, et non à vous.

    Bonne journée

    @Lleila

    La politesse et le conformisme ne font pas partie des valeurs fondamentales que je défends.

    Reprenez la phrase de Voltaire et remplacez le mot dire par faire et essayez-là à propos des viols, des meurtres, de la soumission, des entreprises qui polluent etc.

    Le relativisme moral, y en a marre. La liberté sans limite n’est plus la liberté. Entre un tueur et un honnête homme, il y a une différence qui n’est pas une richesse. Mais si vous voulez porter des lunettes roses, je ne peux pas vous en empêcher.

    Bonne journée quand même.

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    18 avril 2010 à 17 05 45 04454
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    Vous semblez pourtant assez forte dans la généralité, sans débat il n’y a aucune évolution. Sans choix ou idées divergentes c’est la dictature. D’ailleur qui sommes nous pour prétendre qu’une idée/opinion et meilleur qu’une autre?

    Si vous auriez prit le temps de lire mon texte et d’en comprendre le sens(ce qui d’après votre réponse, ne semble pas être le cas), vous auriez compris que je ne parle pas de politesse et de comformisme (comformisme étant en opposition a la divergence d’opinion) mais plutôt de méthodologie et de concept de base de la liberté(god given rights). Comparer une personne (minarchiste entre autre) et l’associer a un meurtrier un violeur et une entreprise démontre une étroitesse d’esprit et un mépris total pour la diversité des individus .

    Et dependement de votre definition du mot liberter votre jugement et assez eroner car la liberté total ne peut exister en societe en ce sens que votre liberté s’arrete ou elle empiete sur celle des autres. Donc si un individu s’empare ou jouis d’une liberté total c’est assurément au détriment des autres.

    Pour moi la liberté c’est être en harmonie avec ses pensées et pour y parvenir je n’est point besoin d’empiéter sur celle des autres ou de les rabaisser pour me valoriser a la fin de la journée.

    Tout ce que vous avez faite, se sont des comparaisons boiteuse exemple; Lleila écrit: »en ce qui concerne la marginalisation de la divergence d’opinion( qui plus est devrait être traiter comme une richesse et non ostraciser).  » ce a quoi vous reponder;  »Entre un tueur et un honnête homme, il y a une différence qui n’est pas une richesse.  »….

    …Et plus loin »Reprenez la phrase de Voltaire et remplacez le mot dire par faire et essayez-là à propos des viols, des meurtres, de la soumission, des entreprises qui polluent etc. »…

    J’espère que je n’est pas a vous faire un exposé sur le fait que vous avez complètement débordé hors du sujet de conversation en amenant des point non pertinent au sujet en cour. Dans aucuns autres billets du présent texte ces points ont été mentionné( le texte si haut parlant du décès de Mr.Chartrand). Peut-être que vous confondez votre  »défense » avec celle d’un autre billet?

    De plus ce que je constate en lisant d’autres de vos billets , ce n’est pas un manque de bonne volonté mais plutôt le fait que vos définitions de mots ne sont pas les même que la plupart d’entre nous, exemple ; liberté, capitalisme , richesse etc…Ce qui n’est pas mal en soit car nombreux sont les problèmes contemporains qui découle d’une interprétation erronée entre deux ou voir même plusieurs tiers.

    Pour reprendre une autre de vos phrase:
    Bonne journée quand même.

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    18 avril 2010 à 19 07 48 04484
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    Je n’aime presque aucune des idées de Chartrand.

    Selon moi, il jouait le jeu du pouvoir, même si n’en était probablement pas conscient. Jamais il a compris le rôle de la fausse monnaie dans l’oppression qu’elle exerçait sur les « petits ».

    D’ailleurs, et comme par ‘hasard’, aucun des « grands hommes de gauche » qu’encensent les prêtres des médias de masse parlent de ça…

    L’homme c’est une chose et seul Dieu (s’Il existe) peut le juger. Je trouve que ceux qui attaquent les personnes parce qu’ils n’aimaient pas leurs idées, devraient faire une introspection.

    En tout cas, il avait peut-être les meilleurs intentions du monde, mais cela change rien à rien.

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    18 avril 2010 à 22 10 27 04274
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    L’homme c’est une chose et seul Dieu (s’Il existe) peut le juger. Je trouve que ceux qui attaquent les personnes parce qu’ils n’aimaient pas leurs idées, devraient faire une introspection.

    +1 😀

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    18 avril 2010 à 22 10 42 04424
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    @ Lleila

    Merci.
    Le dire ou le penser c’est facile. Et je dois avouer -humblement- que c’est difficile de toujours faire ça.
    Surtout lorsqu’il y a des débats « enflammés »… mais je le regrette toujours après.

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    18 avril 2010 à 23 11 38 04384
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    « Nul n’est prophète en son pays… ».

    N’importe quoi. C’est sans doute parce que Michel Chartrand jouait tellement le jeu du pouvoir qu’il a été jeté en prison à plusieurs reprises!

    Michel Chartrand a consacré sa vie à la défense des travailleurs/euses. C’est la conscience qu’il avait des graves injustices faites à ces derniers qui l’a amené à se vouer à leur défense. Michel Chartrand incarnait ses idées, il était entier, prêt à mourir pour ses convictions. Il n’a jamais reculé devant qui que ce soit, ni viré capot.

    Grâce à cet homme à l’esprit universel, le Québec a fait des pas de géant. Seul le recul de l’histoire pourra nous permettre de saisir l’envergure de ce personnage plus grand que nature qui se tenait debout.

    Les ignorants ne sont pas à blâmer, surtout lorsqu’ils ignorent d’ignorer.

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    19 avril 2010 à 1 01 08 04084
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    Les ‘ignorants’ ne sont pas ceux que l’on pense.

    Les « grands » de ce monde hyper médiatisé, qu’ils soient de droite ou de gauche, sont souvent que des illusions, au plan des idées, bien sûr. Comme je disais, cela n’enlève rien aux efforts, aux belles convictions et intentions des uns et des autres.

    La réalité? (est-ce qu’elle existe encore?)
    Rien au monde détruisait plus les ‘petits'(et c’est encore le cas aujourd’hui et ce, plus que jamais) , que la monnaie inflationniste étatique. Et ni les ‘grands’ de la droite, ni les ‘grands » de la gauche, en parlent.

    Ce silence, est tout de même bizarre…

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    19 avril 2010 à 10 10 50 04504
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    Michel Chartrand conspuait le capitalisme financier, les gouvernements et les banques qui, au lieu de mettre l’argent au service des citoyens, les rendent esclaves du capitalisme prédateur.

    Chartrand a attaqué le capitalisme à temps et à contretemps. Je crois que c’est l’asservissement des classes laborieuses qui le mettait le plus en colère. Il disait que les « boss » ne cherchaient qu’une seule chose, faire des « affaires » sans considération pour le mieux-être des travailleurs/euses. Il reprochait aux banques de ne pas réinjecter l’argent dans l’économie sociale en y investissant.

    Michel Chartrand voulait que le peuple s’empare des leviers économiques pour enfin mettre l’argent à son service, en s’attaquant au système d’exploitation. Cette vision était au coeur de son action. Ce qu’il voulait réaliser au Québec cela s’appelle le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple.

    Michel Chartrand était parfaitement conscient des impostures du système financier qui sévit ici et partout ailleurs, avec la complicité des gouvernements mis en place grâce à leurs « généreuses » contributions.

    Avant même que nous venions au monde, il s’attaquait aux monopoles et cies. Tout au long de sa vie, inlassablement, il a tenté de nous faire prendre conscience de la dictature du Capital, de la supercherie que constitue le système financier et les politiques monétaires.

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    19 avril 2010 à 14 02 30 04304
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    @ Daniel Charette qui écrit:

    « Michel Chartrand conspuait le capitalisme financier, les gouvernements et les banques qui, au lieu de mettre l’argent au service des citoyens, les rendent esclaves du capitalisme prédateur. »

    Justement, l’argent est faux… tout le reste est symptôme de ça. Le libre marché n’existe plus dès l’instant où les ‘rois’ imposent une fausse monnaie monopolistique à tous. Notre système est basé sur les mêmes règles que le jeu de Monopoly. Si vous ou moi inventons de la fausse monnaie, nous ne passons pas GO et allons en prison. La LOI sur les banques permettent à ces derniers de le faire… légalement.

    « Chartrand a attaqué le capitalisme à temps et à contretemps. Je crois que c’est l’asservissement des classes laborieuses qui le mettait le plus en colère. Il disait que les « boss » ne cherchaient qu’une seule chose, faire des « affaires » sans considération pour le mieux-être des travailleurs/euses. Il reprochait aux banques de ne pas réinjecter l’argent dans l’économie sociale en y investissant. »

    Les classes existent, ‘grâce’ à l’existence de fausse monnaie étatique et des autres interventions de L’ÉTAT. C’est pour ça que je dis qu’il ‘travaillait pour le pouvoir’, sans le savoir, probablement. L’argent que les banques utilisent est inventé à partir de rien, ‘grâce’ à une LOI.

    « Michel Chartrand voulait que le peuple s’empare des leviers économiques pour enfin mettre l’argent à son service, en s’attaquant au système d’exploitation. Cette vision était au coeur de son action. Ce qu’il voulait réaliser au Québec cela s’appelle le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple.

    Je me répète, il avait sûrement les meilleures intentions du monde, mais l’enfer en est aussi vraiment pavé.
    Les leviers économiques sont ‘biaisés’ parce qu’ils sont basés sur une illusion. La démocratie par le peuple ne peut exister, si tout le pouvoir de la fausse monnaie étatique est entre quelques mains.

    « Michel Chartrand était parfaitement conscient des impostures du système financier qui sévit ici et partout ailleurs, avec la complicité des gouvernements mis en place grâce à leurs « généreuses » contributions. »

    Malheureusement pas du tout conscient. Mais il avait une volonté de fer et plein d’autres belles qualités, aussi.

    « Avant même que nous venions au monde, il s’attaquait aux monopoles et cies. Tout au long de sa vie, inlassablement, il a tenté de nous faire prendre conscience de la dictature du Capital, de la supercherie que constitue le système financier et les politiques monétaires ».

    Les cies sans fausse monnaie étatique et sans les autres interventions de l’état, ne pourraient JAMAIS devenir des monopoles. Il y aurait des milliers d’entreprises -de tailles raisonnables- dans tous les secteurs qui se feraient une saine compétition. Terminé le ‘capitalisme sauvage’… qui n’a -de toute façon- et avec ce que je viens de vous écrire, de sauvage que le nom, car tout est contrôlé par le ‘roi’ et ses rejetons, les monopoles ou oligopoles.

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    19 avril 2010 à 14 02 32 04324
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    « La LOI sur les banques permet à ces derniers de le faire… légalement. »

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    20 avril 2010 à 0 12 04 04044
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    Toute la vie de Michel Chartrand a été consacrée à son accomplissement en tant que personne, à sa famille, ses amis et ses frères humains. Touts ceux et celles qui le connaissent vous le confirmeront.

    Avait-il raison ou tort? Chartrand ne se posait pas ce genre de questions. Il se projetait dans l’action en écoutant son coeur, selon ses convictions, au service du vrai monde qui vivait de vrais problèmes. Même en prison, il prenait le parti des gardiens et on l’a jeté dehors!

    Chartrand a changé les choses qu’il lui a été possible de changer. Il a encouragé la solidarité entre les humains, entre les peuples, unis contre l’oppression, pour le changement nécessaire, au nom de la liberté.

    Le militant engagé que j’ai connu était bien réel, son combat de chaque instant, ses camarades, leurs luttes, leurs avancées, leur courage immense, leur folie, leur générosité, tout cela était bien réel, nous en avons tous été témoins.

    Personne, jamais, ne pourra effacer ça, c’est inscrit pour l’éternité dans le grand livre de la Vie!

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    20 avril 2010 à 22 10 44 04444
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    Bravo Daniel,
    c’est une manière résumé et précise d’exposer l’homme, comme la chanson disait: s’t’un bon citoyeeen, comme Chartand.
    il a toujours su dire avec le bon qualificatif ce qui clochait dans le système, étant adolescent on respectaient son audace…
    Sa en prendrait une couple comme lui de nos jours
    question de brasser la cal..e de ma..e un peu… sti

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