DÉFLATION, LE DERNIER TOURMENT AVANT LA GRANDE DÉPRESSION

Robert Bibeau.  Producteur. http://www.Les7duQuebec.com

 

Depuis des années nous attestons que s’il y a crise économique systémique globalisée ce n’est pas faute, pour les États bourgeois, de tenter de réguler le mode de production capitaliste pour l’empêcher de culbuter. Toutes les marionnettes politiques s’y emploient, mais sans résultats. C’est que ce mode de production est dépassé et ne peut être réformé. Les lois inéluctables qui le régissent le mènent droit au précipice. Récemment, nous avons eu vent d’un exposé fort éloquent que je vous conseille fortement. Le texte et la vidéo sont disponibles à cette adresse : « Comment la déflation va tuer l’économie » (1).

 

L’analyste dubitatif, s’interroge « Comment la déflation va tuer l’économie ? ». Étrange question n’est-ce pas ? Comment peut-on « tuer » l’économie d’un pays ?  Un pays dont l’économie aurait trépassé serait décapité. Ne nous formalisons pas de cette métaphore et examinons les données fournies par le spécialiste.  L’auteur écrit « Le FMI et maintenant l’OCDE viennent de réviser à la baisse leurs prévisions de croissance pour 2016, sur fond de krach financier rampant. Avec au tableau une inflation qui continue inexorablement de décélérer à l’échelle mondiale, et des anticipations à long terme qui décrochent en dépit des solutions monétaires extrêmes mises en œuvre depuis 8 ans pour endiguer le mouvement. Si l’on ajoute à cela une nouvelle montée d’angoisse sur les créances douteuses qui minent certains bilans bancaires, une question surgit inévitablement. Et si la déflation*, jusqu’ici différée ne venait tuer nos derniers espoirs de reprise ? La décélération de l’activité (économique) ne va-t-elle pas emporter nos dernières lignes de défense, au moment où les États et les banques centrales auraient épuisé leurs munitions ? »

 

Nous reviendrons sur ces concepts de « dernières lignes de défense, et de munitions des banques centrales » (sic). Poursuivons notre investigation et voyons ce que postule l’analyste : « Imaginer que nous sommes installés dans un nouveau régime permanent de taux zéro (taux directeur des banques centrales, NDLR), auxquels les banques centrales ne font que s’adapter. C’était d’ailleurs déjà l’argument de Ben Bernanke en 2005. L’épargne est structurellement en excès alors que les taux (d’intérêts, NDLR) baissent ainsi que l’inflation. Cette baisse structurelle des taux nominaux a pour effet mécanique d’augmenter la valeur des titres à revenu fixe, mais aussi celle de l’immobilier et des actions corporatives (voici dévoilé le mystère des fièvres boursières cycliques et catastrophiques. NDLR). Et cette inflation des actifs absorbe la liquidité (la monnaie. NDLR) émise par les banques centrales (ce qui explique qu’il y ait surplus monétaire, mais peu d’inflation des prix. NDLR). L’explosion des bilans des banques centrales (de la dette. NDLR) serait ainsi un ajustement nécessaire pour assurer la liquidité des marchés (liquidité des marchés signifie la circulation de l’argent – ce faux capital – dévalorisé alors que les banques centrales s’endettent afin de soutenir leur monnaie dévaluée. NDLR). Tout cela installerait un nouveau paysage de taux durablement à zéro et sans inflation. Qui n’aurait pas de conséquence sur la qualité de l’investissement, puisque les détenteurs de capitaux continuent à exiger une rentabilité économique et financière élevée aux entreprises (ce qui est pure fumisterie puisque l’activité économique fléchissant le rendement réel ne peut qu’être décevant. Les bulles boursières absorbent momentanément les surplus de liquidités monétaires avant le krach boursier inévitable. NDLR). Dans ce nouveau régime, il y aurait deux rendements clés. Celui de la dette et de l’épargne sans risque égal à zéro (sans risque prétend-il alors que les monnaies dévaluent et que la récession s’étend mondialement. NDLR). »

 

Le scribe présente ce scénario utopiste en faisant mine de ne pas savoir que les détenteurs de capitaux volatiles exigent des rendements élevés qu’ils ne peuvent obtenir dans un contexte de récession – baisse de la production – mondialisée où le capital ne trouve plus à se valoriser (ne trouve plus à produire une abondante plus-value) d’où présentement, le capital s’intoxique de monnaie utopique. C’est la pyramide de Ponzi des banques centrales en cavales et de la monnaie en panade.

 

Le scénariste économiste nous réserve quelques surprises, poursuivons la lecture de ses pronostics « Un taux de rendement du capital productif nettement positif (ce qui est en partie normal compte tenu du risque) et ne s’indexant pas à la baisse sur le premier. Un fort levier positif permanent en somme. La question à laquelle je ne sais répondre, car ce cas de figure n’est écrit dans aucun manuel, c’est : ce régime peut-il être stable ? Mon intuition forte, c’est qu’il ne l’est pas. Car un levier positif excessif permanent est terriblement distorsif (sic). C’est une machine à enrichir certains, ultra minoritaire, ceux qui peuvent s’endetter pour acheter des titres d’entreprise (1826 milliardaires, quelques centaines de milliers de millionnaires et quelques centaines de corporations multinationales que les bobos conspuent impuissants, et dont ils réclament futilement que l’État bourgeois les taxes et les exproprient…  NDLR). Et ce biais de répartition est précisément ce qui mine les débouchés (marchés). On ne voit pas ce qui ferait que le jeu s’arrêterait à zéro. Bref, même si j’essaie de me dire qu’il s’agit d’une nouvelle normalité, avouons qu’elle est difficile à penser comme un régime stable. »

 

Le spécialiste, n’ayant jamais lu un manuel d’économie politique matérialiste, s’avance et proclame son ignorance, ce qui décontenance. Depuis un siècle nous savons que la hausse de la composition organique du capital (Cc/Cv) réduit le taux de profit moyen, et affecte directement la valorisation du capital, son accumulation et, en définitive la reproduction élargie du capital. L’ensemble de l’économie capitaliste tient dans la loi de la valeur monsieur l’économiste. Le chant du cygne de l’économie politique capitaliste a commencé, mais il n’est pas terminé. En d’autres termes, générer des dividendes – des profits – avec de la monnaie crédit alors que les taux d’intérêt sont à zéro et que la production des marchandises et des services est en baisse ne peut fonctionner à moins d’admettre que tout cela explosera dans une super bulle spéculative à venir (un vendredi noir vous-vous souvenez ?), ce que le scribe appelle « les dernières lignes de défense et de munitions des banques centrales terriblement distorsif. » Effectivement, il a raison le larron !

 

Le thuriféraire poursuit : « L’impression est bien que la politique monétaire est embarquée dans une fuite en avant, face à un monstre financier qui est devenu « too big to fail », et qu’il faut à tout prix le protéger d’une déflation des prix d’actif. Les taux zéro et le Quantitative Easing (QE) semblent bien la réponse à cette vulnérabilité systémique de la finance qu’un processus d’adaptation à un nouvel équilibre de l’économie réelle.  Et dans cet environnement de taux zéro, il semble bien que la quête de rendements amène les intermédiaires à s’exposer à des risques croissants.  Et ce dans un contexte de plus en plus instable qui dégrade leur bilan. Bref, il est bien difficile de se départir de l’idée que nous sommes sur le fil du rasoir, notamment si la croissance mondiale devait caler. »

 

Elle est pourtant déjà « calée » la croissance mondiale comme le rapporte le FMI, la Banque mondiale et l’OCDE. Seule la performance des corporations multinationales dans quelques pays comme la Chine, l’Inde et l’Allemagne parviennent à laisser croire que l’économie mondiale n’est pas encore en récession globale, en marche vers la Grande Dépression.

 

Et l’expert de spéculer : « On peut bien sûr toujours imaginer quelque issue positive à court terme. Celle notamment ou les investisseurs sortiraient peu à peu du segment obligataire, pour se replier vers les actions, dont on a dit maintes fois qu’elles étaient loin d’avoir éclusé le potentiel de hausse que permettrait en théorie un régime permanent de taux zéro. Bref, une nouvelle vache à lait pourrait encore quelque temps différer la grande culbute. Mais là encore, on ne peut s’empêcher de penser que c’est reculer pour mieux sauter dans un nouvel épisode de débat déflation. »

 

L’économiste devrait savoir que dans plusieurs secteurs comme celui des technologies numériques les cotes boursières ont « éclusé » bien au-delà de leur potentiel de hausse et que cette vache à lait est une utopie déjà tarie dont il ne faut plus rien attendre, sinon le déclin.  Le larbin est malin, il sait d’instinct que sans production – sans travail productif -, pas de valorisation du capital, et sans valorisation du capital pas de dividendes à distribuer si ce n’est de la monnaie plombée, comme celles qu’encaissent depuis des années les spéculateurs boursiers et les milliardaires mafieux, pour des actifs « titrisés » sulfureux, qui ne demandent qu’à imploser, voguant d’un krach boursier au dernier. La machine économique manufacturière et financière capitaliste marche presqu’à vide et pour l’heure les quelque 400 plus grandes corporations multinationales qui contrôlent 60 % de l’économie mondiale évitent de détruire leurs concurrents (elles tentent des OPA cependant), les lois de l’économie politique capitaliste les amenant, tôt ou tard, à se confronter directement pour le contrôle hégémonique du processus de reproduction élargie du capital. C’est alors que le mythe du « too big to fail » se transformera en désastre – déflation et Grande dépression des « too big to survive ».

 

La classe prolétaire n’a rien à braire de ces guerres grégaires entre multinationales précaires, si ce n’est de prendre acte de ce conflit de classe interimpérialiste qui affaiblit notre ennemi irréductible et qui prépare les conditions objectives (et subjectives) de l’insurrection populaire que le prolétariat devra transformer en révolution prolétarienne ou périr.

 

 

Référence : http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/comment-la-deflation-va-tuer-l-economie-554664.html

 

En complément, lire : MANIFESTE DU PARTI OUVRIER (2014) http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

 

 

9 pensées sur “DÉFLATION, LE DERNIER TOURMENT AVANT LA GRANDE DÉPRESSION

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    28 avril 2016 à 4 04 17 04174
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    Bonjour Robert,

    un peu trop réductrice l’analyse, mais bon, aller au delà semble être déjà au dessus des capacités des pseudos experts, surtout ceux chargés de propager le mensonge sur le processus économique.

    Structurellement, le système capitaliste est une pyramide de Ponzy ou plutôt, une cavalerie, car il se justifie, toujours structurellement, uniquement par la croissance économique, elle même s’appuyant sur la guerre économique. Si celle-ci s’arrête, le système s’écroule mécaniquement, non pas en raison du manque de profit capitaliste, mais par assèchement de capitaux vers les masses populaires, dès lors où la croissance économique ne permet plus au capital de redescendre vers les classes prolétariennes et d’autant plus accéléré que la fiscalité ne joue plus son rôle redistributrice.

    Donc, il n’y a pas de crise de production ou surproduction lié au manque de producteurs et de consommateur, mais au fait de la concentration excessive de l’épargne. Toutefois, là où tu semble faire erreur, c’est sur le fait que ce n’est pas le capital en lui même qui a besoin de la croissance économique, mais uniquement l’intérêt, car à la différence du capital, l’intérêt ne peut être perçu que dans l’économie réelle.

    Ce qui signifie deux choses:

    1) en raison de la concentration extrême du capital, celui ci peut supporter des taux très faibles, voir même zéro ou encore négatif, car ce capital ne créant que l’éclatement de bulles spéculatives et la faillite des petits épargnants, se maintient, aujourd’hui, par le biais de l’exonération et de l’évasion fiscale.

    2) Cependant, il accroit et accélère l’assèchement monétaire des prolétaires et pousse ces derniers à la révolte. Autrement dit, la chute du système est toujours dû à la révolte des prolétaires lorsque le déséquilibre structurel devient insupportable, jamais des capitalistes eux mêmes, bien que ce soit leur méthode qui pousse à la révolte et donc à sa faillite.

    La réponse des maîtres du système est toujours la même…. LA GUERRE TOTALE ! Celle ci ayant pour but de faire passer la faillite monétaire comme conséquence de la guerre et non comme cause. Et de recréer la dynamique de la croissance économique pour aller vers une autre faillite !

    toutefois, la solution choisie par les maîtres du système semble un peu différente, il semble que leur but est de recréer un monde bipolaire comme celui de la guerre froide, à la Orwell, Mais en réalité, cela ne peut pas fonctionner. La seule alternative, pour sauver leur système, est le chaos généralisé avec destruction de tous les systèmes de communications modernes.

    Mais pour le prolétaire, sa seule alternative, c’est la responsabilité économique telle que définit comme la capacité de répondre de ses droits et devoirs envers autrui. Il n’en existe pas d’autre !
    Or, bien que tout le monde ne cesse d’invoquer la responsabilité, bien trop peu la soutienne en tant que telle, soit, dans son équilibre entre droit et devoir, car ce que les gens comme toi ne veulent pas comprendre, c’est que le prolétaire ne peut que raisonner en terme d’équilibre et non de déséquilibre structurel entre droits et devoirs.

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    28 avril 2016 à 9 09 56 04564
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    Merci infiniment pour ce commentaire développé et fort intéressant.
    Allons-y méthodiquement

    1) Vous écrivez : « assèchement de capitaux vers les masses populaires, dès lors où la croissance économique ne permet plus au capital de redescendre vers les classes prolétariennes et d’autant plus accéléré que la fiscalité ne joue plus son rôle redistributrice. » A) Justement il n’y a pas de « CROISSANCE ÉCONOMIQUE » EN PÉRIODE DE DÉFLATION-RÉCESSION-GRANDE DÉPRESSION.
    B) Il y a insuffisance de production de plus-value – je ne dis pas tarissement mais insuffisance d’où baisse du taux moyen de profit en phase de déflation
    C) la fiscalité n’a pas pour fonction sous le capitalisme de REDISTRIBUER la richesse = pas du tout. Elle a pour fonction de recueillir des fonds afin d’assurer la reproduction de la force de travail. L’activité économique périclitant il est normal que les revenus de l’État périclite et les services soient sous AUSTÉRITÉ.

    2) L’Intérêt est une des formes de répartition de la plus-value produite par le travail de la classe ouvrière – la partie SURTRAVAIL NON PAYÉ AUX PRODUCTEURS. La production réduisant sous la crise systémique – la plus-value est réduite et l’intérêt (une portion de la plus-value servant à payer la rente) est réduit automatiquement. L’INTÉRÊT DONT TU PARLES ne trouve plus à se réaliser. Mais diras-tu – les monceaux d’intérêts – DIVIDENDES – PROFITS BOURSIERS – INTÉRÊTS BANCAIRES SURMULTIPLIÉS que l’on enregistre sont la preuve de mon erreur. Que nenni. CES MONCEAUX D’INTÉRÊTS – PROFITS SPÉCULATIFS – ARGENT DS MILLIARDAIRES TOUJOURS PLUS MILLIARDAIRES SONT de la fumée – des dollars de singes – de la monkey money – de l’argent inexistant sinon sur livre comptable qui s’évaporera au prochain crash boursier comme celui de 2008 nous l’a enseigné.

    3) Ton point deux est parfait – je suis d’accord.

    4) ici aussi tu as raison TU ÉCRIS  » Et de recréer la dynamique de la croissance économique pour aller vers une autre faillite ! » VRAI »

    5) La où tu erres parce que trop influencé par les théories « conspirationnistes » c’est quand tu en appelles aux MAITRES DU SYSTÈME. Ca n’existe pas les maîtres du mode de production capitaliste. Ca n’existe pas une assemblée secrète de conspirateurs. Les monopoles s’entredéchirent et s’assassinent mutuellement – les milliardaires s’avalent les uns – les autres . L’histoire de l’humanité est l’histoire de la lutte des classes = pas de conspirateurs maitres du système QU’ILS NE CONTRÔLENT EN RIEN = PAS DU TOUT. LE MODE DE PRODUCTION CAPITALISTE A SES PROPRES LOIS QUE LES MILLIARDAIRES APPLIQUENT SCRUPULEUSEMENT COMME DES FONCTIONNAIRES DU CAPITAL DISAIT MARX, ET son fonctionnement lui-même l’entraine à son auto-destruction inexorablement en passant par la guerre militaire inévitable après que toutes les autres formes de guerre (économique, financière, boursière, monétaire) aient été épuisé.

    Encore merci pour ton commentaire de haut niveau théorique.

    Robert Bibeau Producteur Les7duQuébec.com

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      29 avril 2016 à 3 03 22 04224
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      Bonjour Robert,

      ma foi, tu as raison sur les deux points que tu souligne.

      En effet, sous le système capitaliste, il n’y a pas de redistribution au sens social, mais uniquement au sens de reproduction de la force de travail. Merci de me le rappeler !

      Et tu as encore raison sur le fait qu’il n’est pas nécessaire de faire appel à des « maitres », c’est de ma part un abus de langage volontaire, mais que finalement, est une erreur.

      Car effectivement et c’est un point fondamental du principe de relation de causalité, c’est bien le système de pensée qui oblige les capitalistes à agir ainsi car sinon, ils cesseraient tout simplement d’êtres des capitalistes ! Autrement dit, et c’est une subtilité difficile à appréhender, une fois posé la volonté de domination et d’exploitation, donc, par des « maîtres », le système qui découle de cette volonté s’impose de lui même et dès lors, le maître devient effectivement l’obligé du système, mais parce que ce système sert spécifiquement sa volonté de domination et d’exploitation. C’est donc une relation de causalité circulaire, récurrente où la cause et la conséquence se renvoient l’une à l’autre.

      Enfin et nous sommes d’accord, le système capitaliste est structurellement un système de cavalerie, donc, conduisant systématiquement à ses crises et faillites.

      la preuve contient toute dans le déséquilibre de l’échange par la plus-value pour la production et par l’intérêt pour la monnaie, mais qui ont la même fonction, prélever l’impôt particulier. C’est le principe des vases communiquant, mais où le sens est unique, donc, où un vase se remplit tandis que l’autre se vide systématiquement et qu’il faut donc alimenter continuellement pour permettre au seconde de se remplir en permanence.

      Le premier problème, c’est que le premier vase est remplit avec le surplus du second, mais comme ce dernier réclame toujours son impôt, il faut toujours augmenter artificiellement le liquide. On entre là en cavalerie.

      Le second problème et qui fait s’écrouler le système, c’est que le contenu du premier vase est fait d’êtres humains qui ont des besoins et qui, au fur et a mesure de l’automatisation, deviennent inutiles, obsolètes au système capitaliste et doivent alors êtres « supprimés ».
      Le troisième problème, qui découle des précédents, c’est que, s’agissant d’êtres humains, ils ne peuvent êtres réformés comme une simple machine, la morale l’interdit, aussi, il faut soit provoquer des guerres, soit abandonner le système capitaliste.

      mais il n’y a pas d’alternative, soit c’est la guerre totale, soit c’est l’abandon du système capitaliste et encore une fois Robert, il n’y a pas d’autres alternatives que la responsabilité économique. Ici, c’est toi qui erre !

      Car si tu admet que l’iniquité et les crises systémiques du système capitaliste repose sur le déséquilibre structurel dans l’échange économique, alors, la solution ne peut être que dans l’équilibre de ce même échange et qu’un équilibre est toujours sur la base d’une égalité. Or, quel que soit le mode de production, cet échange est toujours entre un travail exécuté et sa valorisation sociale, dès lors que l’outil de production est rendu à sa fonction primordiale, soit, servir la société et non quelques individus trônant au dessus d’elle.

      cet équilibre, égalité, est donc l’échange entre un droit et un devoir, donc, avec un droit impliquant un devoir et un devoir appliquant un droit, où, nul ne peut prétendre à plus de droits qu’il n’accomplit de devoirs et nul ne peut se voir exiger plus de devoirs qu’il ne réclame de droits.

      Une fois cette base posé, le système qui en découle devient évident, et peut être définit ainsi

      l’intérêt général est la somme des utilités particulières, définit par les besoins de chacun, dans les limites de contraintes jugés supérieures que sont le respect des autres formes de vie et des droits/devoirs intergénérationnels.

      On peut le formuler aussi en écrivant que le laisser faire économique commence là où s’arrête les nécessités du contrat social et s’arrête là où commence les contraintes jugés supérieures.

      Le laisser faire économique est la variable d’ajustement.

      mais j’attends toujours celui qui s’associera pour développer ce système, car bien que je le connaisse, je ne l’écrirai pas tout seul.

      A bon entendeur !

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