DÉMOCRATIE EN PÉRIL !

Si la démocratie des riches est en péril, la démocratie du peuple, elle, est en devenir. Il n’y a pas qu’en Égypte, en Libye, en Tunisie, en Algérie, au Bahreïn et au Yémen que la démocratie populaire soit réprimée par les balles : dans tous les pays occidentaux, la démocratie du peuple est galvaudée sous les balles en sucre du despotisme et du népotisme.

Un journaliste dubitatif s’interroge : « Le système de « représentation démocratique » par l’élection à intervalles réguliers est-il devenu une astuce commode permettant à une oligarchie politico-économique, tout en augmentant son pouvoir et sa richesse, de mener le bon peuple par le bout du nez ? » (1).

Il lui faudra deux milles mots, au « bobo »,  pour nous embrouiller et pour effacer cette évidence de notre pensée. Pour ma part, je l’aurais formulée ainsi : une classe de riches oligarques qui stipendie une coterie politique complice ne serait-elle pas en train de nous mener par le bout du nez ? Mais si ; évidemment ! (Ma plume est un peu assassine pour ces gens que je n’aime pas trop…, par certains côtés, j’imagine que je fais moi aussi partie du lot… des bobos. » (2).

Ce reporter traîne dans les médias depuis quelques décades déjà et il vient tout juste de comprendre (non, excusez-moi, de s’interroger sur) le sens et le pouvoir réel de ce fameux bulletin de vote que les clercs à la solde des milliardaires proposent comme objectif ultime de toute « révolution », que celle-ci soit arabe, birmane, ivoirienne, iranienne, libanaise, afghane ou haïtienne, j’ai nommé la « démocratie  parlementaire avec alternance » : vous savez, bonnet blanc ou blanc bonnet… ?

Lui et ses semblables veulent nous faire croire que tous les peuples du monde sont à la recherche de ce « Graal », ce fameux bulletin de vote, à intervalles irréguliers ou réguliers (les Américains votent tous les six mois, et ce sont les plus dégoûtés de cette démocratie des riches : 50 % de votants, seulement, voire parfois moins) afin d’accomplir leur devoir citoyen, l’âme en paix et le ventre creux, debout devant l’usine délocalisée ou face aux champs dévastés, quand il n’ont pas été minés après les bombardements du défenseur de tous les bulletins de vote de l’humanité, le grand Obama Premier et ses armées de l’Otan meurtrier.
Cette réaction de révolte passive de larges couches de la population qui ne participent plus au processus électoral bidon inquiète le nouveau clergé séculier des éditorialistes, journalistes et autres analystes, qui y détectent une première phase de résistance susceptible, s’ils n’y prennent garde, de se métamorphoser en quelque chose de plus actif et de plus dangereux pour le système, à l’exemple de ces pays arabes qui ne décolèrent pas, mais pas pour le droit de voter, quant à eux. Non : pour celui de décider et pour celui de travailler et de manger.
Qui a donc osé commettre ce « détournement » de démocratie, demande le chroniqueur à qui l’on donnerait le Bon Dieu sans confession ? Les lobbies, répond la chercheuse écologiste : « tous les exemples récents, au Québec — dossiers de la construction, nomination des juges, gaz de schiste, amiante ou pétrole à Anticosti — témoignent de la puissance des lobbies sur la sphère publique ».

Comme si cet agiotage des riches n’était pas inscrit dans les gènes (les urnes) de l’enfant « démocratique », mais constituait plutôt un « glissement » de son historicité avilie : «  Le glissement est général, ajoute-t-elle en en donnant pour exemple la réduction de l’impôt sur les sociétés, qui coïncide avec l’augmentation des inégalités financières et sociales, ainsi qu’avec l’augmentation des risques pour la santé publique et l’environnement » (3).

Étrange ? Comment se fait-il donc que nous soyons si nombreux à avoir subodoré ce « glissement » et que plus de quarante pourcent (40 %) des détenteurs du privilège de déposer leur arme-bulletin dans l’urne contrôlée par les faiseurs de « démocratie » patentés se désintéressent totalement de ce soi-disant « privilège » ? Comment se fait-il que nous soyons si nombreux à répudier ce pseudo- droit magique ?  Pourquoi cette désaffection populaire pour un instrument aussi puissant que le bulletin de vote (à ce point, l’on peut rire…) (4) ?

Lors d’une assemblée de protestation contre les dégrèvements fiscaux accordés aux milliardaires, aux banquiers et aux industriels, un péquenot à l’air débonnaire soulignait qu’une élection était le plus mauvais moment de la saison des joutes électorales pour soulever une question sérieuse concernant l’iniquité des charges fiscales imposées à la « classe moyenne » et aux travailleurs !

En période de mascarade électorale, l’objectif des vendeurs d’illusions est de se demander jusqu’où ils peuvent mentir sans s’aliéner l’électorat : « Certains politologues en sont venus à écrire qu’un bon politicien, c’est quelqu’un qui se demande jusqu’où il peut aller entre les élections au profit de ses bailleurs de fonds sans risquer d’être défait au prochain test électoral » (5).

Machiavélique, le pamphlétaire a parfois de ces éclairs de lucidité dont il se défend cependant en les répudiant aussitôt (vous ne souhaiteriez tout de même pas qu’il perde son emploi !) Observez comment ce prestidigitateur retombe sur ses pieds : « Pour Marcel Gauchet, dans son oeuvre colossale La Démocratie d’une crise à l’autre (éditions Cécile Defaut, 2007), la « démocratie représentative » est historiquement victime de son succès contre les régimes totalitaires » (6).

Selon ce mécène, si la démocratie bourgeoise échoue, c’est tout simplement parce qu’elle a trop bien réussi !  Vous y comprenez quelque chose, vous ? Il n’y a que les intellectuels pour ainsi divaguer. C’est de votre faute, si les politiciens vous méprisent, nous susurre-t-il. C’est l’individualisme et la « méritocratie » qui sont coupables des exactions et des fourberies, jamais la classe des « méritants », nous dit-il,  non plus que la structure même du pouvoir pseudo-démocratique érigée par le « clan des lucides ».

Que de contorsions, pour approximer la vérité afin d’éviter de la dénoncer. S’il n’y prend pas garde, il finira par tout dévoiler, le reporter… Il lui faut donc effectuer une nouvelle pirouette et, pour cela, quoi de mieux qu’une sommité politicologue universitaire ? Vous avez peut-être pensé à Jean-François Lisée, à BHL  ou à Alain  Finkielkraut ? Que nenni : vous vous trompez ; le voici dans toute sa démagogie, l’Éric Montpetit, directeur du Département des sciences politiques à l’Université de Montréal. Ecoutons-le (ou, plutôt, lisons-le) : « Les choses ne se passent pas si mal. On déléguerait trop aux experts, qui ne sont pas plus neutres que n’importe qui ». « La solution », dit-il, « passe par des débats publics ouverts, lesquels sont malheureusement perçus dans la société comme des facteurs de chicane et de division. » (7).

Voilà, ne renversez surtout pas le système social, comme ces utopistes égyptiens, ces Tunisiens et tous ces Arabes qui s’emportent pour rien ! Débattez-en ! Vous en discutez déjà, me direz-vous ? Alors : manifestez ! Vous refusez de voter ? Alors : marchez ! Vous hurlez et aucun politicien ne vient, aucun milliardaire ne prend le soin de vous écouter ? Alors, débattez entre vous, toujours en pure perte, mais encore plus ardemment…Il en restera bien quelque chose, de vos rugissements lancés au vent glacé de février, car, voyez-vous, ils ne souhaitent pas vous entendre, ceux qui ont forgé ce système « démocratique » qui garantit leurs profits.

La démocratie parlementaire, avec son alternance, est le premier choix de la bourgeoisie, si le peuple sait bien voter. Sinon, il lui reste la dictature totalitaire, si vous ne savez pas bien faire.  La démocratie des riches est ben ouvert à vos commentaires, pourvu que vous payiez vos taxes…taxes…taxes (8)…et que vous restiez tranquilles.

(1)    (3) (5) (6) (7) Notre démocratie détournée ? Louis-Gilles Francoeur. Le Devoir. 19.02.2011. http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/317216/notre-democratie-detournee?utm_source=infolettre-2011-02-19&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

(2)    Renaud. Les bobos. http://www.youtube.com/watch?v=Omx94meg8cg

(4)   Comprendre la crise économique et financière. Première partie : la grogne populaire. Robert Bibeau 10.01.2011.    http://www.robertbibeau.ca/palestine/edito10.1.2011.html

(8)   Si vous payez le cognac. Plume Latraverse. http://www.justsomelyrics.com/1652449/Plume-Latraverse-Plume-Latraverse—Si-vous-pay%C3%A9-le-cognac-Lyrics

39 pensées sur “DÉMOCRATIE EN PÉRIL !

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    25 février 2011 à 4 04 06 02062
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    «Est-il sensé de penser que parce qu’une personne, un projet d’action ou un texte a recueilli au moins 50,001 % des voix des seuls votants pour ou contre, ce qui s’en suivra sera forcément bon

    « L’’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle est approuvée par beaucoup »

    « Il n’y a aucune espèce d’estime à avoir pour ce qu’on appelle généralement la démocratie. D’abord parce qu’elle n’a jamais existé, même pas chez les Grecs qui sont censés l’avoir inventée ; ensuite parce que ce qui en tient lieu a aussi mis « démocratiquement » au pouvoir des dictateurs , des assassins, des prévaricateurs, des obsédés sexuels et/ou des débiles ; mais surtout parce que rien ne permet de prouver, après un score serré ou non, que l’option ou la personne qui l’emporte à la seule majorité des suffrages considérés comme valides s’avèrera la plus souhaitable et surtout la plus sage et altruiste pour l’intérêt général ».

    « Dès que nous disons le mot « démocratie » pour nommer notre mode de gouvernement qu’il soit américain, allemand ou français, nous mentons. La démocratie ne peut jamais être qu’une idée régulatrice, une belle idée dont nous baptisons promptement des pratiques très diverses. Nous en sommes loin, mais encore faut-il le savoir et le dire ….. » (Feu Alain Etchegoyen, ex-commissaire général au Plan dans « La démocratie malade du mensonge » )

    « Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort, qu’ils ont forcément raison »

    « La dictature, c’est « Ferme ta gueule », la démocratie c’est « Cause toujours ». Autrement dit en 2011 : « Défoule-toi autant que tu veux sur les forums. Nous, les politiciens de droite comme de gauche, on continue comme avant. Et pas seulement à la buvette de l’Assemblée ou du Sénat »

    Le minimum pour limiter la casse, ce serait d’instaurer la cyberdémocratie au minimum semestrielle bien contrôlée, la votation à l’Helvétique, et la prise en compte du vote blanc dans le calcul du pourcentage et de la légitimité réelle de l’heureuse élue ou de l’heureux élu ou du texte ou de la décision.

    A défaut d’aristocratie (le gouvernement par les meilleurs, pas les aristocrates) ou de sophocratie (par les sages) dont le mode de désignation pas évident ne pourra être plus imparfait et irrationnel et plus peu efficace pour les plus à plaindre et les autres que les modes de votes actuels de nos irresponsables parlementaires quasi partout sur cette planète..

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    25 février 2011 à 5 05 47 02472
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    «C’est l’individualisme et la « méritocratie » qui sont coupables des exactions et des fourberies, jamais la classe des « méritants », nous dit-il, non plus que la structure même du pouvoir pseudo-démocratique érigée par le « clan des lucides ».»

    C’est en effet le conditionnement des travailleurs qui les poussent à se fermer les yeux sur le sort de leur pareil, de leurs semblables, par individualisme conditionné par les conditionnements environnant.

    Quand je travaille à conscientiser les travailleurs où je me fais exploiter avec eux par la bourgeoisie locale de Lanaudière que je ne nommerai point, ils sont fermés, bornés et ne comprennent aucunement les gains qu’ils feraient à se syndiquer, ou même, à partir leurs propres moyens de production via des coopératives.

    Les questionnements et les arguments sont toujours les mêmes, et ironiquement, ce sont en effet ceux de la bourgeoisie, relatés dans les couches pleines de P-K Péladeau, ou des autres médias de connivence avec l’ordre établi, la totalité donc.

    J’ai beau faire quelques gains, il y a toujours le type qui dit «mais lui, il a travaillé fort» (comme si les autres ne travaillaient pas fort, et comme s’il avait un méritomètre permettant le calcul des efforts de chacun…), ou même, «il est parti de rien» (comme si tout le monde ne partait pas de rien, et que les chances étaient véritablement égales, et non elles-mêmes, les conditions de divers facteurs conjugués, de conditionnements bref…).

    Le travail de longue-haleine n’est pas terminé, et dès lors que le prolétaire consentant de sa propre exploitation termine sa conversation avec le socialiste que je suis, il retourne à son labeur, puis termine sa journée par une grosse bouteille de courage, devant LCN, Canoë, ou quelconque autre torchon abrutissant, mais par volontarisme. L’aliénation volontaire quoi…

    Le clan des lucides est lui, supporté et relaté par les médias «officieux», même par les nôtres, ceux de la société d’État qui affirment par exemple, que Kim-Jong-Il est communiste et qu’il incarne à lui seul, la dictature DU prolétariat, mais il n’en est rien, et le prolétariat n’y voit rien non plus. Qu’est-ce que le communisme de toute façon, pour eux? Un moustachu sanguinaire sans doute, ou des tas de guérilleros en quête de pouvoir, et non le contraire, des guérilleros en quête de la destruction du pouvoir.

    Qu’importe, je partage vos observations néanmoins. Excellent article camarade. Le contrôle de l’information est omniprésent, l’intoxication devrais-je préciser. Et la brochette de candidats est plutôt libérale si je ne m’abuse, il n’y a pas de révolutionnaire à l’Assemblée nationale, ni même Amir Khadir, pour qui j’ai beaucoup de respect, ne propose une révolution, un changement économique par exemple. Des réformettes ici et là, mais rien de révolutionnaire. Q-s n’est pas un parti révolutionnaire, pas encore en tout cas. Nous n’avons pas besoin de réformes du capitalisme, il ne peut pas être plus humain qu’il ne l’est là, c’est un régime de riches, conçu par les riches, pour les riches. Ils sont et deviennent les seuls acteurs potentiels de toute cette machination.

    À mon avis, il faudra bien plus que de la dénonciation, il faudra un jour renverser le tout, quitte à……, vous savez quoi.

    «« La solution », dit-il, « passe par des débats publics ouverts, lesquels sont malheureusement perçus dans la société comme des facteurs de chicane et de division. » (7).»

    Ha ha! Vous savez quoi? L’entreprise où je me fais exploiter, elle crée ces débats entre travailleurs et patrons, où on doit laver notre linge sale. Mais qui dans le groupe, devinez, a perçu le poteau rose? Après ma première rencontre de ce type, un d’eux, un prolétaire, vient me voir et demande : «Alors, tu en penses quoi de cette réunion?». Je lui réponds vite que, pour moi, les patrons nous organisent avant que nous nous organisions. C’est un contre-feu comme dirait l’autre. Ça évite la syndicalisation. Ça permet la conciliation de classe, comme si les classes allaient finir par s’entendre sur l’exploitation d’une d’entre elles, à la longue, ce qui ne sera jamais le cas tant qu’il y aura des «NOUS», des marxistes, des prolétaires bien avertis.

    Les débats publics en feraient tout autant, à moins d’inciter, à la longue, ce qui n’équivaudrait jamais au poids de la propagande bourgeoise de fait. Nous ramerions contre le courant, bien que ce courant ne soit que celui d’une minorité parasitaire, celui de la bourgeoisie consenti par, des médias.

    @ Evolspir

    «mais surtout parce que rien ne permet de prouver, après un score serré ou non, que l’option ou la personne qui l’emporte à la seule majorité des suffrages considérés comme valides s’avèrera la plus souhaitable et surtout la plus sage et altruiste pour l’intérêt général ».»

    Effectivement, la démocratie n’est pas garante d’omniscience. Une «totalité -1» des humains pourrait croire que la Terre est plate, et voter en ce sens un décret interdisant de s’exprimer sur son contraire, elle n’en serait pas moins ronde.

    @ M. Bibeau,

    Vraiment, excellent texte!

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    25 février 2011 à 6 06 26 02262
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    Nous avons tous tendance à oublier ce qu’est la démocratie .

    Ce n’est pas un cadre donné une fois pour tous mais un organisme vivant qu’il faut protéger .

    Voter est nécessaire mais pas suffisant pour être en démocratie .

    Il faut que les gens soient éduqués . Il faut qu’ils soient informés . Il faut qu’il puissent se réunir pour parler ( l’agora ), s’exprimer et non être manipulés via des panels ou des enquêtes d’opinion .Il faut se débarrasser des « politologues » en cours , faiseurs d’opinion et payés par les accapareurs du pouvoir .

    Il faut encore une justice indépendante et efficace .Pour lutter contre les groupes de pression , les prédateurs , les accapareurs véreux et corrompus du pouvoir politique .

    Si nous acceptons qu’un groupe mette la main sur tout ça ou empêche tout débat , nous sommes dans une pseudo démocratie , un leurre démocratique , dans le cadre de la captation, du détournement de la démocratie par une minorité qui ne s’en prive pas .

    Bref, il faut être vigilant , mettre en place des individus responsables et de haute autorité morale pour garantir cette démocratie .Et l’adosser à des constitutions adoptées par une très large majorité .

    Tk.

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    25 février 2011 à 8 08 53 02532
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    Tous oublient que la démocratie, au départ, est individualiste.

    À sa base, ell est le choix de chacun des individus qui se fait valoir.

    Aussitôt que l’a majorité prend charge de tous, ce n’est plus de la démocratie; c’est un système autoritaire auquel tous doivent obéir et où toute reconnaissance individuelle n’a pas sa place.

    Les amérindiens n’acceptaient pas cette « autorité systémique ». Le chef tentait de convaincre le plus grand nombre d’individus pour faire quelque chose, et ceux qui n’étaient pas d’accord, ne le faisaient pas.

    La liberté de chacun, avec ses conséquences, était acceptée et intouchable.

    Peut-on vivre en société de cette façon?

    On ne le croirait pas mais eux y réussissaient. De plus, ils le faisaient en respect total des aptitudes de chacun des individus.

    C’est assez surprenant à constater.

    Mais comment adapter ce « systeme libre » à notre système de production/consommation?

    Je ne crois pas que cela soit possible. Mais je ne peux pas le certifier. Peut-être existe-t-il un moyen?

    Il faudra bien prendre une décision un jour.

    Amicalement

    Elie l’Artiste

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      25 février 2011 à 9 09 02 02022
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      Une société tribale rudimentaire, grande par son esprit et sa vie mais rudimentaire en terme de moyens de production et d’impact sur la terre peut fonctionner de la sorte avec quelques milliers d’individus.

      320 millions d’américains dans une société multiethnique fuckée complexe, divisée en classes sociales antagonistes ne peut se développer de la sorte.

      Désolé. Moi aussi j’aime bien Robinson Crusoé et le mythe du bon sauvage… mais ça disparait chaque jour davantage.

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        25 février 2011 à 9 09 07 02072
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        Robinson était seul sur son île; il lui était difficile de se servir de l’exclusion du groupe ».
        😉

        Amicalement

        Elie l’Artiste

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          25 février 2011 à 9 09 18 02182
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          D’ailleurs, cette réaction d’exclusion se manifeste inconsciemment dans notre soicété.

          De plus en plus, l’individu exclu de sa vie, ces imbéciles qui se croient indispensables à la survie.

          Le signe le plus évident est le nombre de participant aux dernières élections; sot 57% le taux le plus bas depuis 1927.

          Notre gouvernement actuel est « majoritaire » avec 1 vote sur 4 votes possibles.

          Une majorité de 25%; et c’est ce que nous appelons de la « démocratie ». (N)

          C’est d’ailleurs ma façon de procéder également, j’exclu de ma vie les « fuckés », élitistes et directeurs de consciences de cette foutue société qui m’entoure.

          Du moins je le faisais avant de m’impliquer dans des articles touchant la politique. ;-(

          Amicalement

          Elie l’Artiste

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            26 février 2011 à 9 09 56 02562
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            «De plus en plus, l’individu exclu de sa vie, ces imbéciles qui se croient indispensables à la survie.
            Le signe le plus évident est le nombre de participant aux dernières élections; sot 57% le taux le plus bas depuis 1927.»

            N’importe quoi. Le taux de participation aux élections descend parce que pour l’électorat, ce sont tous les mêmes, tous des serviteurs et des valets de la bourgeoisie. Réveillez-vous. Ils vont même jusqu’à confondre Amir Khadir avec un de ceux-là, par mécontentements additionnés, et forcément, par cynisme.

            Vous vous trompez donc. Et indéniablement, en Amérique du Nord, en Europe et dans divers autres nations en tout cas, la brochette de candidat se résume au libéralisme. Les socialistes sont mal vus, pour ne pas dire, diabolisés. Et il y a ces autres, le Parti socialiste français par exemple, qui ne propose rien du socialisme tel que Marx ou Engels le décrivait.

            L’habit ne fait pas le moine comme on dit.

            «Notre gouvernement actuel est « majoritaire » avec 1 vote sur 4 votes possibles.
            Une majorité de 25%; et c’est ce que nous appelons de la « démocratie ». »

            Erreur, c’est en fait une démocratie bourgeoise, où toutes les alternatives économiques sont exclues. Les gens en ont marre de ce système capitaliste à la con, où les pauvres font vivre les riches paresseux, incapables de gagner d’eux-mêmes leur vie. L’électorat en a marre des crosseurs et de leurs valets, qu’on choisit aux 4 ans. Ils veulent du véritable changement, et vont même, à tort, voté pour des partis encore plus extrémistes dans l’application des dogmes du capitalisme, en votant par exemple pour l’ADQ massivement en 2007.

            Il faut faire table rase et se débarrasser du capitalisme, il a causé assez de torts à l’humanité ainsi. Il faut faire la révolution.

            «C’est d’ailleurs ma façon de procéder également, j’exclu de ma vie les « fuckés », élitistes et directeurs de consciences de cette foutue société qui m’entoure.»

            Même de la bourgeoisie?

            «Du moins je le faisais avant de m’impliquer dans des articles touchant la politique. »

            Vous m’enlevez les mots des doigts.

            Solidairement.

            Sylvain Guillemette (C’est mon véritable nom)

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            26 février 2011 à 13 01 07 02072
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            « «Du moins je le faisais avant de m’impliquer dans des articles touchant la politique. »

            Vous m’enlevez les mots des doigts. »

            Ouais! Mais ça ne durera pas. :-S

            Amicalement

            Elie l’Artiste

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          26 février 2011 à 9 09 47 02472
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          @ Bibeau «320 millions d’américains dans une société multiethnique fuckée complexe, divisée en classes sociales antagonistes ne peut se développer de la sorte. »

          Ha ha! Bien dit!

          L’existence de deux classes en particulier, le prolétariat, exploité par la bourgeoisie, ne peut que laisser place à une lutte de classe, inévitablement. Et c’est ce que les adorateurs du capitalisme le plus pur oublient le plus souvent, que le corporatisme qu’ils dénoncent, ne naît pas de l’État, mais des contradictions existant sous le capitalisme.

          En tant que prolétaire moi-même, je ne pourrai jamais fermer les yeux sur mon exploitation, et ni inviter les autres de ma classe, à fermer les leurs.

          Le mythe d’un capitalisme sans État n’est que cela, un mythe, inatteignable, parce qu’il fait fi de ce fait, que la bourgeoisie vit du labeur de la majorité laborieuse, le prolétariat.

          La conciliation de classe n’est pas possible et la social-démocratie de la sorte, tire à sa fin en ce que le capitalisme ne cesse de cumuler les échecs économiques, donc sociaux par conséquent.

          Les capitalistes purs et durs rêvent du jour où le prolétariat votera lui-même pour son asservissement le plus total, et où les parasites minoritaires nommés bourgeois pour la cause, auront le beau jeu, sans intervention du «méchant État».

          Mais en réalité, lorsque nous abolirons l’État, ce sera parce que la véritable démocratie populaire aura renversé le salariat, le capitalisme, et que la conscience collective ne laissera plus place aux idées rétrogrades, défendant l’exploitation des uns par les autres.

          @ L’Artisete dit: «Robinson était seul sur son île; il lui était difficile de se servir de l’exclusion du groupe ».»

          Et les capitalistes ne sont pas seuls sur la Terre, il y a les autres, oppressés par ces premiers, et dont ces premiers tentent de faire fi sous diverses excuses imaginaires, tel que; l’exploitation n’existe pas, l’entrepreneur est méritant du fruit du labeur des créateurs de la richesse qui la quémandent par la suite, etc..

          Les capitalistes semblent donc vouloir ignorer, eux aussi, le facteur humain. Moi, je n’ai rien à gagner à me faire exploiter mon labeur, ni mes besoins, encore moins ma santé.

          À vous lire, on croirait que les bourgeois sont seuls sur la Terre… Ils devront, ces parasites, conjuguer avec la réalité un de ces 4, pourquoi pas là, étant donné que le capitalisme se meure…

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        26 février 2011 à 9 09 42 02422
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        «320 millions d’américains dans une société multiethnique fuckée complexe, divisée en classes sociales antagonistes ne peut se développer de la sorte. »

        Ha ha! Bien dit!

        L’existence de deux classes en particulier, le prolétariat, exploité par la bourgeoisie, ne peut que laisser place à une lutte de classe, inévitablement. Et c’est ce que les adorateurs du capitalisme le plus pur oublient le plus souvent, que le corporatisme qu’ils dénoncent, ne naît pas de l’État, mais des contradictions existant sous le capitalisme.

        En tant que prolétaire moi-même, je ne pourrai jamais fermer les yeux sur mon exploitation, et ni inviter les autres de ma classe, à fermer les leurs.

        Le mythe d’un capitalisme sans État n’est que cela, un mythe, inatteignable, parce qu’il fait fi de ce fait, que la bourgeoisie vit du labeur de la majorité laborieuse, le prolétariat.

        La conciliation de classe n’est pas possible et la social-démocratie de la sorte, tire à sa fin en ce que le capitalisme ne cesse de cumuler les échecs économiques, donc sociaux par conséquent.

        Les capitalistes purs et durs rêvent du jour où le prolétariat votera lui-même pour son asservissement le plus total, et où les parasites minoritaires nommés bourgeois pour la cause, auront le beau jeu, sans intervention du «méchant État».

        Mais en réalité, lorsque nous abolirons l’État, ce sera parce que la véritable démocratie populaire aura renversé le salariat, le capitalisme, et que la conscience collective ne laissera plus place aux idées rétrogrades, défendant l’exploitation des uns par les autres.

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      26 février 2011 à 9 09 33 02332
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      «Tous oublient que la démocratie, au départ, est individualiste.»

      Elle est individualiste, quand on ne considère que les individus, mais souvent, très souvent, voire tout le temps, des courants communs reflètent des intérêts communs, et non, un individualisme tel que vous en rêvez. Tout le monde a besoin de manger, de boire, d’avoir un toit, de se faire soigner, etc.. Mais individuellement, chacun ne l’affirme pas nécessairement et du fait qu’ils ne l’affirment pas, cela ne vous donne pas le droit de conclure qu’ils n’ont pas de besoins essentiels, tels que cités.

      Et du fait que l’on habite tous sur la même planète, la seule habitable que l’on connaisse, la coopération est inévitable, ou son inexistence laissera place à de vraies régimes autoritaires, à des dictatures, même si dans le fond, la démocratie est toujours une dictature de la majorité, sur ceux qui n’adhèrent pas aux volonté de celle-ci.

      Il y a des moindres mal inévitables en ce monde cher adversaire idéologique, que même vous, avec toute votre propagande, n’éviterai jamais, sauf en nous imposant ce modèle individualiste, qui fera indéniablement fi des besoins de chacun, pour le profit d’une minorité parasitaire et élitiste.

      «Aussitôt que l’a majorité prend charge de tous, ce n’est plus de la démocratie; c’est un système autoritaire auquel tous doivent obéir et où toute reconnaissance individuelle n’a pas sa place.»

      Les seules reconnaissances individuelles que le courant libertarien défends, ce sont celles qui briment l’existence des autres, de la majorité en l’occurrence. La droite voudrait que l’on respecte sa liberté d’entreprendre, mais ce terme même, utilisé pour travestir la réalité, soit l’exploitation de la masse laborieuse par la minorité détentrice des moyens de production et du capital par conséquent, fait également fi de l’inexistence du partage de la richesse, qui indéniablement, dans tous les modèles capitalistes de ce monde, jusqu’aux moindres États, vient créer des inégalités sociales, relatives à celles économiques.

      Le capitalisme pur et dur, c’est de la crotte, et le diktat par conséquent, de cette minorité se plaignant du diktat de la majorité dans le modèle socialiste.

      Mais je vous le dis, pour ma part, vaut mieux notre dictature prolétaire que la vôtre, bourgeoise. Elle reflètera au moins, la volonté de la majorité, ainsi que ses intérêts, qui ne sont certainement pas d’être exploités par toutes sortes de moyens, par la classe minoritaire bourgeoise que vous défendez en réalité.

      L’exploitation des humains par d’autres humains a assez duré. Il est temps de faire la révolution et de changer conséquemment, le modèle économique qualitativement, et non quantitativement, via des réformettes ici et là, laissant donc, encore une fois, place à l’exploitation de la masse par la minorité parasitaire. Il faut faire table rase des désirs de la minorité d’oppresser la majorité de quelconque moyen que ce soit.

      «Les amérindiens n’acceptaient pas cette « autorité systémique ». Le chef tentait de convaincre le plus grand nombre d’individus pour faire quelque chose, et ceux qui n’étaient pas d’accord, ne le faisaient pas.»

      Vous êtes sélectif, puisque de fait, les chefs amérindiens étaient élus…, comme leurs chefs de guerre.

      «La liberté de chacun, avec ses conséquences, était acceptée et intouchable.»

      La liberté des uns d’exploiter le labeur des autres, vient interrompre la liberté des uns de ne pas se faire exploiter par ces autres, et dans le modèle, par exemple actuel, nous n’avons que deux choix s’offrant à nous, totalitarisme… Nous avons le choix d’exploiter, ou d’être exploité. Pas terrible comme multiplicité des choix…

      «On ne le croirait pas mais eux y réussissaient. De plus, ils le faisaient en respect total des aptitudes de chacun des individus.»

      Je le répète, les chefs étaient élus et révocables même. Par exemple, après chaque guerre, le chef de guerre était révoqué. À la guerre suivante, ils réélisaient leur chef, en fonction de ses aptitudes, certes, mais selon leurs besoins également. Votre exemple est mauvais.

      Aussi, ils ne s’exploitaient pas entre eux, mais exploitaient, pour la communauté, les aptitudes de chacun. Vous devriez en apprendre sur ce fait, et constater que l’exploitation des uns par les autres n’est aucunement nécessaire pour notre émancipation.

      À mon sens, l’entreprenariat est possible dans une coopérative, l’entrepreneur et fait sa part, selon ses aptitudes, sans qu’il n’exploite qui que ce soit, et sans que qui que ce soit ne l’exploite. Tout le monde est content et le profit est réellement partagé. Le «tourneux» de manivelles fait sa juste part, selon ses aptitudes, une part que l’entrepreneur de fait, ne voudrait pas avoir comme fardeau. Tout le monde est content. Le comptable compte, le tourneux tourne, l’entrepreneur entreprend.

      «Mais comment adapter ce « systeme libre » à notre système de production/consommation?
      Je ne crois pas que cela soit possible. Mais je ne peux pas le certifier. Peut-être existe-t-il un moyen?»

      Les amérindiens étaient en pratique, pratiquement socialistes. Alors oui, c’est possible, mais seulement en admettant que l’exploitation des uns par les autres n’est pas une nécessité, mais pas du tout.

      Et je vais même aller plus loin encore! Les amérindiens géraient leur environnement selon leurs besoins, mais aussi selon les capacités de celui-ci à se régénérer. Ils étaient bien plus avancés que nous, et désormais, ils boivent l’alcool qu’on leur a servi, en guise d’asservissement de leur nation à la nôtre, et pour mieux les diviser, afin de mieux régner sur leurs nations. Triste histoire, mais au Québec par exemple, nos amérindiens sont nos «Palestiniens», on les a foutu en réserve, avec beaucoup d’alcool à boire. Affreux.

      «Il faudra bien prendre une décision un jour.»

      Déjà fait pour ma part, il faut renverser la dictature bourgeoise des capitalistes et mettre en place le socialisme. On verra pour la suite, mais n’allez pas me dire que le socialisme ne fonctionne pas, si vous n’avez pas d’exemple sérieux pour le démontrer. Le socialisme n’a jamais eu sa chance, il a toujours dû conjuguer avec l’impérialisme inévitable du capitalisme. Il est désormais confiné à une seule île sur toute cette Terre où les impérialistes ont mis des bases militaires, puis leur propagande haineuse de cette alternative réaliste et louable. Le socialisme, c’était le mal incarné dans les années Reagan et avant, même l’Église a pris part à cette machination, signe que mes ancêtres étaient sur le bon chemin pour parvenir à la fin de l’ordre établi.

      Le socialisme est toujours d’actualité, c’est vous qui ne l’êtes plus.

      Solidairement,

      Sylvain Guillemette

      (Question : Vous êtes passé de André Lefebvre à Élie l’Artiste, qui êtes-vous vraiment?)

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    25 février 2011 à 8 08 56 02562
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    C’est vrai, vous avez raison, il faudrait le BIEN et jamais le MAL. Il faudrait la démocratie participative et que personne ne sois assez milliardaires comme Péladeau pour s’emparer des médias et il faudrait que le soleil brille pour tout le monde et que mon opinion compte autant que celle de Desmarais et sa grosse Presse… Il faudrait le BIEN et jamais le MAL… Alors pourquoi ces capitalistes ne veulent rien comprendre croyez-vous ? Il faudrait les convaincre de se départir des moyens de production qu’ils ont accaparés ne croyz-vous pas ?
    Robert Bibeau.

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      25 février 2011 à 9 09 05 02052
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      Je ne sais pas; mais s’ils aiment tellement ces moyens de production, on pourrait les leurs laisser et qu’ils se démerdent seul.

      C’est le genre d’exclusion du groupe qui frappait ceux qui emmerdaient tout le monde dans une tribu amérindienne.

      mais il faudrait en accepter les conséquences; ce qui n’est pas demain la veille.

      Mais lorsqu’on travaillera comme des malades pour absolument rien, peut-être que cela nous fera accepter ces conséquences???

      Un autre budget comme le dernier et …peut-être…

      Amicalement

      Elie l’Artiste

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      25 février 2011 à 14 02 10 02102
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      Excellente réflection M. Bibeau

      …assez milliardaires comme Péladeau ou Desmarais pour nous soumettre artificiellement la popularité et le besoin d’une quatrième voie de droite à travers François Legault.
      Le mensonge de la démocratie non-particitative armée de propagande médiatique.

      DG

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    25 février 2011 à 16 04 44 02442
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    Legault, ce pauvre Legault Vous rappelez-vous MARIO le sauveur ??? Il a presque décroché le gros lot avec SIROIS comme organisateur. Les riches nous prépare un coup fourré messeiurs dames méfiez-vous.
    On a Harper à Ottawa, voudriez-vous pire à Québec ? Va falloir se décider à tous les dégommés ne croyez-vous pas ???

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    25 février 2011 à 22 10 17 02172
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    La relève ne se heurte pas dans les portillons de l’État. Lorsque tout concourt à lui dire que la démocratie se résume à des détournements de pouvoir et de richesse, pourquoi se donnerait-elle le mal de vouloir jouer les redresseurs de torts et les Don Quichotte? Quelle place est-on prêt à accorder aux idées jeunes et nouvelles au Québec? En ce qui concerne Legault, je suis prêt à lui donner l’occasion de s’expliquer et d’expliciter sa pensée. Cela nous reposera des dinosaures fossilisés qui sont incapables de renouveler leurs discours et qui ont pris possession de l’appareil d’État.

    Nonobstant ces remarques liminaires, j’aime le Québec et je ne voudrais en aucun temps vivre ailleurs, que ce soit dans le ROC ou chez nos voisins du Sud. Democracy is the worst form of government – except for all those other forms, that have been tried from time to time, écrivait Churchill.

    Pierre R. Chantelois

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      26 février 2011 à 17 05 00 02002
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      Un plus jeune dinosaure reste un dinosaure. Qu’il marche de reculons ou de côté.
      Rien de nouveau dans les huit pages de son exposé. Le sytème de santé n’est pas réglé, c’est pire qu’avant les promesses de Charest, et on détourne l’attention du peuple vers une nouvelle priorité; l’éducation.
      Ceux qui veillent au grains (les leurs) ont probablement calculé qu’il en coûterait moins cher, politiquement, de pointer l’éducation comme cible.
      Charest lui a coupé l’herbe sous le pied avec ses modifications scolaires projetées. Comme s’il était tout à coup urgent pour le peuple d’éduquer ses enfants en anglais en 6 ième année. Pendant que le peuple en discute(cause toujours), on oublie la priorité pour laquelle il a été élu démocratiquement; la santé(ferme ta geule).

      Legault est une tentative de plus d’essayer de nous faire croire à du nouveau, une nouvelle voie pour tenter de supprimer les mécontentements. Après les échecs des Lucides et des Libertariens, on a de cesse de vouloir nous exposer le leurre du Capital néo-libéral, ce lamentable échec financier que le peuple doit renflouer.
      Les médias (reportages et sondages de propagande) ne nous soumettent pas une nouvelle politique mais un nouvel acteur avec de vielles idées oubliées et abandonnées.


      «C’est un travers de notre démocratie de courir aveuglément aux réformes. On demande une réforme… et elle n’est pas plus tôt votée qu’on s’en détourne, qu’on court à une autre.» Aristide Briand 1862-1932

      DG

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      1 mars 2011 à 5 05 36 03363
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      Churchill était un con, et un tueur de masse en devenir, lui qui voulait buter du communiste et des p’tits Allemands innocents. Une chance que ses collègues l’ont retenu un tantinet.

      «En ce qui concerne Legault, je suis prêt à lui donner l’occasion de s’expliquer et d’expliciter sa pensée. Cela nous reposera des dinosaures fossilisés qui sont incapables de renouveler leurs discours et qui ont pris possession de l’appareil d’État. »

      Pas moi, pas du tout, c’est un pareil comme les autres, un valet de la bourgeoisie et il s’y lie d’ailleurs en la personne de Sirois. Et comme le dit si bien Denis dans ce commentaire précédent, un dinosaure, jeune ou vieux, c’est un dinosaure.

      Legault ne propose rien de neuf, il a sorti des mots magiques plutôt populistes à TMP, «baisser les dépenses», «augmenter les revenus». Wow! Surpris? Eh bien! C’est pourtant tout ce qu’on peut faire avec un budget honnête pour l’améliorer…

      Legault est comme les autres dinosaures, comme ces pseudo-lucides, qui savent mieux ce qui est bon pour les travailleurs que les travailleurs eux-mêmes. Ils savent surtout tous, ces lucides, ce qui est bon pour nos patrons, pour la bourgeoisie plus spécifiquement.

      Legault veut baisser d’avantage les impôts des entreprises au Québec, des impôts qui sont pourtant déjà les plus bas en Amérique du Nord!

      Legault nous traite d’immobilistes parce qu’on refuse de s’engager dans des projets que la bourgeoisie veut absolument développer, mais finalement, au final, nous avons nos raisons d’être immobiles devant des ravins de 1000 pieds.

      Legault propose du privé en santé, cela détruisant notre choix politique, créant deux classes de patients, et peut-être plus, en ce qui concerne les soins de santé. Et d’autant plus que, les patrons, la bourgeoisie, ceux qu’il sert réellement, auront sous sa tutelle, désormais la «liberté» d’entreprendre en exploitant nos maladies, via des moyens de soigner privés, qu’ils seront les seuls à pouvoir entreprendre dans ce système qui ne partage pas la richesse.

      Legault propose d’augmenter les frais de scolarité, mais déjà, toutes et tous n’ont pas accès aux hautes études, lesquelles sont pourtant accessibles à tous les Cubains qui, pour leur part, vivent dans un pays du tiers-monde.

      Legault, c’est un autre crotté à qui il ne faut surtout pas faire confiance. Legautl, c’est l’amie des Boss du Québec et des investisseurs étrangers, mais pas l’ami des Québécoises et des Québécois.

      Il ne sert pas mes intérêts supérieurs, il sert ceux de la bourgeoisie, bien évidemment, et ceux de la bourgeoisie viennent entrer en conflit avec les miens, d’exploité par ceux-là.

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    26 février 2011 à 0 12 34 02342
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    La bonne vieille citation éculée habituelle qui ne veut rien dire

    Le comportement du vieil ivrogne londonien fut-il admirable vis à vis de l’Indépendance de l’Inde ?

    Servait-il consciemment ou non, avant et après la guerre les intérêts des hyper-puissants Rothschild et de la City en général

    Oui la vr

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    26 février 2011 à 0 12 46 02462
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    (C’est parti tout seul. Pardon)

    Oui, Tankonalasante, la vraie démocratie ne se limite pas au vote

    Mais c’est le vote « démocratique » qui conditionne le degré de concrétisation de tout le reste.

    Et partout il n’est démocratique qu’en apparence ; déjà au niveau du fric qu’il nécessite pour l’emporter sur ses adversaires.

    Quoiqu’il en soit la démocratie, c’est censé être le gouvernement du peuple (majoritairement politiquement inculte et malléable), alors que ce n’est, dans les faits, que le gouvernement constitué de quelques personnes mandatées par les mandatés d’une fraction seulement éventuellement majoritaire de celles et ceux du peuple qui ont voté.

    Sachant que celles et ceux qui ne votent pas peuvent être aussi des réalistes politiquement cultivés qui se décarcassent altruistement pour leur entourage, mais, à juste titre, ne prennent plus au sérieux les politicards des échelons supérieurs à celui de leur commune.

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    26 février 2011 à 11 11 50 02502
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    Et même dans leur commune qui administre et dirige ces communes ? Dans une société donnée, la classe dominante, celle qui possède les moyens de production et le pouvoir idéologique et politique présentye comme NATUREL, allant de soit que les possédants ont raison, ou s’ils n’ont pas raison c’est qu’il y a quelques petits défectuosités au système en place qu’il suffit de corriger sans trop changer la structure fondamentale de l’édifice d’exploitation de l’Homme par l’Homme (qui peut être une femme de fer ou une milliardaire soit dit en passant).

    La démocratie doit être populaire et donc reposer sur le pouvoir de la seule classe majoritaire, révolutionnaire, la seule aux intérêts antagonistes avcec ceux de la classe dirigeante. Voilà les bases de la démocratie populaire fondée sur la prise de contrôle du pouvoir d’État, et du monopole de la violence légale.
    Il faut beaucoup de patience et beaucoup de temps pour militer en milieu ouvrier pour changer les mentalités et faire hausser le niveau de conscience. Et n’oublie jamais que c’est au cours du processus d’insurrection lui-même que le niveau de conscience des gens va faire un bond qualitatif prodigieux et que les yeux vont s’ouvrir.

    Bon courage à tous les révoltés de la terre.

    Robert Bibeau

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      1 mars 2011 à 5 05 55 03553
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      Merci robert, je me sens concerné. Et c’est effectivement bien difficile de réveiller nos camarades exploités, c’est qu’ils ne se sentent pas exploité, un peu comme cette vache laitière qui l’est pour son lait. On les traite bien, alors…

      Une belle cafétéria, un journal de Montréal distribué par l’employeur, que demander de plus, si ce n’est ces petits drapeaux du canadien pour décorer la charrette vous amenant au labeur?

      On s’amuse, mais c’est dangereux, en effet, de vouloir changer le monde. Ces temps-ci, et je suis nouveau à l’emploi, je me gâte en parlant de tout et de rien, toujours dans le contexte «le prolétariat doit s’émanciper».

      Ça fonctionne, mais lentement, et y en a toujours un pour la ramener avec, «mais moi, je ne veux pas gérer et me casser la tête avec la gestion…», alors qu’il est un fait que cette habitude n’est que la condition donnée d’un conditionnement. Car soyons francs, ne nous apprend t-on pas qu’il faille être exploité ou exploitant dès notre enfance? Les prolétaires ont de la difficulté à se voir diriger leurs moyens de production, ils n’y croient pas, à moins de le voir quelque part ailleurs…

      Je m’y efforce, je leur parle des coopératives, un salut pour nous, les prolétaires. Je leur parle du syndicalisme, et non des syndicats du Québec. Je leur parle du patronat et de ses «libertés» relatives au capital qu’il détient préalablement. Je leur parle du mérite, lequel ne se calcule pas avec un méritomètre, mais lequel pourtant, sert d’argumentaire pour défendre notre exploitation. Je leur parle des risques, qui sont non seulement partagés au prolétariat subissant les mauvaises gestions du patronat, mais qui en fait en réalité tous pris par le prolétariat, qui sue, qui se blesse et qui se tue au labeur, à la création de richesse qu’il quémandera ironiquement.

      Assez, en réalité, c’est table-rase qu’il faut faire. C’est la révolution qu’il faut amorcer. Le Québec ne peut y échapper. Les Québécoises et les Québécois ont certes besoin d’une conscience plus développée, mais nous ne pouvons attendre éternellement, et faut-il admettre que l’abrutissement volontaire est omniprésent, avec tous ces canaux abrutissants et la bière qui coule à flot.

      Comme ailleurs, nous ne pourrons attendre que la masse se réveille. Ailleurs, le peuple est dans la rue à exiger des changements qualitatifs, alors qu’ici, et monsieur Pierre R. Chantelois me le concède en écrivant ce qu’il écrit, on ne veut que des jeunes dinosaures. Patof ferait le travail, s’il présentait le même projet, avec d’autres mots.

      Le Québec dort un peu au gaz, admettons-le. Un Québécois qui parle à un Cubain averti et conscient de sa révolution, saigne du nez en jasant de la lutte de classe avec ce dernier. Ce n’est pas son «dada», pas sa tasse de thé.

      Solidairement,

      Sylvain Guillemette

      Alternative socialiste

      Québec-solidaire

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    26 février 2011 à 23 11 30 02302
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    Bonjour Robert,
    C’est sans contredit le meilleur billet sur le grand problème de la démocratie.
    Du moins dans sa forme actuelle, c’est-à-dire, la plus rongée et dans les prolongations des rats qui sapent les possessions des citoyens et de ceux qui présentent – avec des remèdes sous forme d’onguents – des solutions provisoire à un problème qui l’est de moins en moins.
    Aveuglement.
    Toutes les voies que l’on présentera ne seront que tentative de plastronner le problème qui est mondialisé.
    La démocratie actuelle ne peut trouver de solutions dans l’auto-guérison. Elle est la maladie qui se répand comme un cancer. ET elle nourrit ce cancer par la croyance naïve que les entreprises sont des sources de développements pour les pays.
    Quels pays?
    Comme au Wisconsin, quand le bout des cartes de crédits auront terminé de cacher les dettes et que c’est le citoyen qui paiera, on se révoltera.
    On y arrive…
    On a fait appel à la garde nationale.
    Belle démocratie!
    Ça ne vous rappelle pas quelques événements historiques?

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  • Ping : DÉMOCRATIE EN PÉRIL ! | LA VIDURE

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    27 février 2011 à 21 09 46 02462
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    Ai-je bien lu ??? Pensée jeune et nouvelle = Legault qui devrait s’expliquer ?? Mais il a produit une feuille de choux d’explication Legault avec 3 ou 4 mois de retard pour prendre bien son temps pour accoucher d’une merde comme celle que la LUCIDE PATTE à Bouchard nous a grattifier il y a quelques années. Qu’est-ce que tu veux qu’il explique de plus LEGAULT le jeune et fringuant aux vieilles idées nouvelles de REAGAN le septuagénaire et de Bush l’octogénaire ? NON mais il suffit d’écrire NOUVEAU sur un torchon pour que les crétins s’agglutinent ? Pas sérieux. J’ai autre chose ç faire excusé.

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      1 mars 2011 à 18 06 20 03203
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      Tout document, article, exposé, thèse, manifeste, traité de politique ou de philosophie, peut trouver au bout d’une «lecture sommaire» un commentateur qui le qualifiera de torchon sur lequel les crétins s’agglutinent… Et cela fait-il avancer le schmilblick? Le Québec est-il parfait? Non. Mais il n’a pas toutes les tares dont on veut bien le taxer. Et si maintenant le peuple du Québec voulait bien consacrer un peu de temps à discuter de ce qui peut être amélioré… comme l’idée d’être indépendant et de se gouverner?

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    1 mars 2011 à 5 05 56 03563
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    Robert, voilà le travail qui nous attend. Les prolétaires québécois dorment au gaz de schiste…

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    1 mars 2011 à 8 08 07 03073
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    Il ne faut jamais – jamais – cracher sur le prolétariat, cracher sur sa classe. Les prolétaires québécois ne dorment pas au Gaz de schiste ils savent que le jour ou ils s’éveilleront ca va faire mal, ce sera la guerre civile, des morts et le reste. Nous somems à côté de la superpuissance décadente. le jour ou nous nous mettrons en marche il faudra que ce soit sans retour… Alors on continue à travailler patiemment. Les GAZ de Schites je prépare un papier sur cette MERDE- la patte à Bouchard ne passera pas. (;-)))

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      1 mars 2011 à 12 12 45 03453
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      Je l’espère bien.

      Tous doivent y contribuer.

      Amicalement

      Elie l’Artiste

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    1 mars 2011 à 11 11 35 03353
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    Ohé du vieux rafiot des tovarichs québécois !

    Marx, ô Marx, pourquoi m’as-tu abandonné ?

    Il a coulé en route le bâteau qui ramenait ce livre au Canada ?

    Marx a tout expliqué à la perfection, et s’est complètement trompé sur ses conclusions.
    La plus-value, la baisse tendancielle du taux de profit, la loi de la concentration, la mondialisation, tout est lumineux, tout est parfaitement actuel. Mais le capitalisme n’accouche de rien, sinon d’une société cynique et désabusée, tournant sur elle-même dans un univers saccagé sous le fouet du marché. Le communisme n’est qu’un christianisme athée, une rédemption des humbles, une version kitsch de l’Evangile où l’argent, après avoir remplacé Dieu, serait à son tour aboli par la fraternité.
    Marx est mort, et le socialisme aussi. Enfin nous pouvons penser notre monde ! Après avoir analysé de façon très pédagogique les lois économiques de Marx, Bernard Maris nous montre l’impasse définitive où conduisent ces théories remarquables autant qu’impuissantes, et nous donne les clefs pour analyser notre mondialisation. Et pour envisager un au-delà du capitalisme.

    Karl Marx avait conçu, en 1844, le plan d’une « Economie » à publier en six étapes. Le Capital fut la première et la seule commencée mais inachevée, indique l’économiste et chroniqueur Bernard Maris en introduction de son livre, qui se propose de « parachever cette oeuvre ». Son court essai n’est pas vraiment un panégyrique de la pensée marxiste, mais plutôt une grille de lecture de la société. L’auteur inventorie au fil des chapitres les idées avancées par Marx – la loi de la concentration du capital, la baisse tendancielle du taux de profit, la théorie de la « valeur travail » – pour éclairer l’évolution ou la dégradation économique actuelle et ses dangers

    Marx a tout expliqué à la perfection, et s’est complètement trompé sur ses conclusions.
    La plus-value, la baisse tendancielle du taux de profit, la loi de la concentration, la mondialisation, tout est lumineux, tout est parfaitement actuel. Mais le capitalisme n’accouche de rien, sinon d’une société cynique et désabusée, tournant sur elle-même dans un univers saccagé sous le fouet du marché.
    Le communisme n’est qu’un christianisme athée, une rédemption des humbles, une version kitsch de l’Evangile où l’argent, après avoir remplacé Dieu, serait à son tour aboli par la fraternité.
    Marx est mort, et le socialisme aussi.
    Enfin nous pouvons penser notre monde ! Après avoir analysé de façon très pédagogique les lois économiques de Marx, Bernard Maris nous montre l’impasse définitive où conduisent ces théories remarquables autant qu’impuissantes, et nous donne les clefs pour analyser notre mondialisation.
    Et pour envisager un au-delà du capitalisme.

    Karl Marx avait conçu, en 1844, le plan d’une « Economie » à publier en six étapes. Le Capital fut la première et la seule commencée mais inachevée, indique l’économiste et chroniqueur Bernard Maris en introduction de son livre, qui se propose de « parachever cette oeuvre ». Son court essai n’est pas vraiment un panégyrique de la pensée marxiste, mais plutôt une grille de lecture de la société.

    L’auteur inventorie au fil des chapitres les idées avancées par Marx – la loi de la concentration du capital, la baisse tendancielle du taux de profit, la théorie de la « valeur travail » – pour éclairer l’évolution ou la dégradation économique actuelle et ses dangers.

    Il décrit ainsi la crise de 2007 comme un excellent exemple du schéma marxiste où, pour sortir de la crise, les Etats monétisent les créances pourries, les capitalistes spéculent sur la dette des Etats, et ces derniers, mis sous pression, décident de mesures d’austérité qui pèsent sur les salariés pour diminuer la dette et honorer la rente, provoquant ainsi la grogne sociale.

    Parmi les dangers qui nous menacent à plus long terme, il déplore « l’association pérenne de la dictature et du marché ». Comparaison n’est pas raison mais faisant le constat que « la Chine devient un modèle pour le capital international », il souligne que « cette fascination éprouvée par les milieux d’affaires pour (ce pays) en 2010 n’est pas sans rappeler cette fascination pour les fascismes en 1930. « Mieux vaut Hitler que le Front populaire », disait-on, et « mieux vaut la Chine que la Sécu »,dit-on aujourd’hui », écrit-il. L’empire du Milieu « n’échappera pas au problème de l’espace vital, ni au désir de puissance politique », met encore en garde le chroniqueur.
    L’auteur estime que si Marx est convaincant lorsqu’il analyse les rouages du capitalisme jusqu’à la dévastation du monde, ses conclusions sont fausses, et qu’il nous abandonne ainsi au moment crucial où il faudrait proposer une renaissance. L’essai de Bernard Maris est une base de réflexion, même pour ceux qui ne pensent pas, comme lui, que le capitalisme arrive sans doute à son terme.

    Présentation de l’éditeur

    Changer le monde ! Qu’est ce que Marx dirait de ça ?

    Depuis 1929, on n’avait pas vu ça : c’est vraiment, la crise ! On va refonder le capitalisme mondial, réformer le système,
    Dans un style vivant, pédagogique et caustique, Bernard Maris tire toutes les conclusions qui s’imposent du Capital de Karl Marx. Avec des dessins d’Honoré. Si après ça, l’économie vous semble toujours austère, on ne peut plus rien pour vous !

    Le Capital, suite et fin, illustré par Honoré, est paru partiellement sous forme de feuilleton dans Charlie.
    Bernard Maris est économiste, chroniqueur à France Inter et à Charlie Hebdo (sous le pseudonyme d’Oncle Bernard). Il a éclairé la lanterne économique de plus de 30 000 lecteurs avec ses Antimanuels d’économie (Bréal), ou, plus récemment, dans Plus belle la crise, (Les Échappés) avec tous les dessinateurs de Charlie Hebdo.
    Honoré est dessinateur à Charlie Hebdo et Lire.

    Il fallait oser reprendre cet appel désespéré de Jésus agonisant sur la croix et doutant de sa mission. Pour l’auteur, en effet, Marx nous a ouvert un chemin d’espoir, conduisant de l’exploitation à la bonne société. Mais, loin d’un avenir meilleur, la croissance détruit la planète, le doute et le désespoir l’emportent: « Marx, je n’entends plus Le temps des cerises, mais les acouphènes de l’immonde périphérique. » Ce n’est évidemment pas un livre d’économie qu’a écrit Bernard Maris, ni même un livre d’analyse sociale, même si le début semble être une présentation des thèses de Marx. A la sauce Maris, c’est un mélange de moquerie et de provocation, d’allusions chrétiennes pimentées de psychanalyse, de brio d’écriture et de raccourcis iconoclastes, qu’il sait manier comme personne.
    Marx a tout expliqué à la perfection, et s’est complètement trompé sur ses conclusions.
    La plus-value, la baisse tendancielle du taux de profit, la loi de la concentration, la mondialisation, tout est lumineux, tout est parfaitement actuel. Mais le capitalisme n’accouche de rien, sinon d’une société cynique et désabusée, tournant sur elle-même dans un univers saccagé sous le fouet du marché.
    Le communisme n’est qu’un christianisme athée, une rédemption des humbles, une version kitsch de l’Evangile où l’argent, après avoir remplacé Dieu, serait à son tour aboli par la fraternité.
    Marx est mort, et le socialisme aussi.
    Enfin nous pouvons penser notre monde ! Après avoir analysé de façon très pédagogique les lois économiques de Marx, Bernard Maris nous montre l’impasse définitive où conduisent ces théories remarquables autant qu’impuissantes, et nous donne les clefs pour analyser notre mondialisation.
    Et pour envisager un au-delà du capitalisme.
    Il fallait oser reprendre cet appel désespéré de Jésus agonisant sur la croix et doutant de sa mission. Pour l’auteur, en effet, Marx nous a ouvert un chemin d’espoir, conduisant de l’exploitation à la bonne société. Mais, loin d’un avenir meilleur, la croissance détruit la planète, le doute et le désespoir l’emportent: « Marx, je n’entends plus Le temps des cerises, mais les acouphènes de l’immonde périphérique. » Ce n’est évidemment pas un livre d’économie qu’a écrit Bernard Maris, ni même un livre d’analyse sociale, même si le début semble être une présentation des thèses de Marx. A la sauce Maris, c’est un mélange de moquerie et de provocation, d’allusions chrétiennes pimentées de psychanalyse, de brio d’écriture et de raccourcis iconoclastes, qu’il sait manier comme personne.
    A l’aide de textes révélateurs, souvent peu connus, Maris nous présente non pas une introduction à Marx, mais la lecture très personnelle d’une oeuvre à la fois fascinante, foisonnante et désespérante. Après l’avoir montée au pinacle (« tout ce qu’avait prévu Marx s’est réalisé »), il entreprend de la déconstruire. Marx a bâti un « christianisme athée », souligne-t-il pertinemment: il nous a fait miroiter le paradis, mais c’est l’enfer qui nous attend, parce que la violence humaine est toujours au coeur de nos sociétés. Il a su expliquer comme nul autre le fonctionnement et l’évolution du capitalisme, mais, contrairement à ce qu’il affirmait, cela ne débouche sur aucune autre meilleure société. Bon, admettons (même si certains raccourcis sont difficiles à accepter). Mais alors, maintenant, on fait quoi Bernard?
    Marx, ô Marx, pourquoi m’as-tu abandonné?, par Bernard Maris
    Les échappés, 2010, 154 p., 17 euros.

    « Demain, les Esquimaux seront capables de faire des voitures dans un monde incapable d’absorber de nouvelles voitures », écrit Bernard Maris. Derrière cette cocasserie se cache le quatuor marxiste : aliénation à la plus-value, surproduction, baisse tendancielle du taux de profit, paupérisation. Or la lutte finale qui devait suivre se fait attendre. L’économiste de «Charlie Hebdo» tente de montrer l’erreur du vieux Karl. Il n’y parvient pas vraiment, disent ses adulateurs, mais son livre est l’occasion d’une agréable séance de vulgarisation.

    Etc.

    Marx est mort.

    Dieu, le Vrai, la Source de l’Amour fraternelle, pas celui caricatural des religions, heureusement pour nous, vit toujours

    😀 😀 😀 😀 😀 😀

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    1 mars 2011 à 14 02 27 03273
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    Repose toi EVOLSPIR.
    Tu es pénible à lire, si pénible que je n’y suis pas parvenu en trois tentatives. Je me fatique après deux paragraphes de circolocutions hirsutes et rocambolesques.

    Tu voulais juste écrire que Marx est mort avec tout ce charabia ??? Bon ben Marx est mort… pour toi. Tu vois comme c’est facile (3 mots puis tu te reposes et nous aussi).

    Robert Bibeau

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      1 mars 2011 à 15 03 11 03113
      Permalink

      Comme je n’ai fait que copier/coller des présentations du livre sur divers sites Internet sauf deux des trois premières phrases et les deux dernières phrases …..

      😀 😀 😀 😀 😀

      Le marxisme comme l’athéisme sont aussi des religions et comme toutes les religions, ils ont leurs dogmes, leurs prêtres, leurs grands prêtres et surtout ils asservissent leurs fidèles

      😀 😀 😀 😀 😀

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    2 mars 2011 à 5 05 35 03353
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    Comme disait Churchill, la démocratie ( sous entendu parlementaire ) est le pire des régimes , à l’exclusion de tous les autres . . Le problème , c’est, en fait, que les pauvres votent le plus souvent pour les riches ! Peut être parce qu’ils espèrent à leur tour profiter ainsi un peu du gâteau , ou parce qu’ils sont influencés par les médias contrôlés par les riches ,ou parce que, comme autrefois, le vilain se tournait plutôt vers le seigneur . . Sans doute n’aiment-ils pas voter pour ceux qui n’ont rien ou ne sont pas influents dans la société . . ?

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