Mes coups de coeur à l’exposition « de Van Gogh à Kandinsky »

EXPOSITIONPARIS

CAROLLE ANNE DESSUREAULT :

En compagnie de mon amie Françoise, j’ai fait une visite au Musée des Beaux-Arts la semaine dernière où l’exposition de Van Gogh à Kandinsky vivait ses derniers jours. Autour du thème de l’Exposition universelle de Paris en 1900 qui accueillit 50 millions de visiteurs, on pénètre dans le monde de la peinture et de l’évolution de ses divers courants à cette époque. Ce que j’ai principalement aimé de cette exposition, en plus des textes présentés et des courts-métrages sur les pavillons qui s’échelonnaient en rubans le long de la Seine ainsi que sur les visiteurs qui se rendaient à l’Exposition (la mode des gens, leurs manières, la construction des deux superbes pavillons français, le Petit Palais et le Grand Palais), c’est l’approche globale de la peinture de ce début du siècle, pas seulement en France, mais également dans l’Europe du Nord, particulièrement en Allemagne.

Il n’est pas toujours facile de situer un peintre dans son environnement lorsqu’on parcourt une exposition consacrée uniquement à son oeuvre. Cette fois-ci, ce sont plusieurs artistes qui sont mis en scène, principalement de la France et de l’Allemagne, tout en faisant le lien entre le milieu politique, social et culturel qui les environnait et les échanges riches et créatifs qui se firent entre eux, échanges malheureusement brusquement interrompus par la Première Guerre créant une brisure de contacts créatifs.

J’ai aussi apprécié voir des tableaux moins connus de grands maîtres, tels Cézanne, Gauguin, Van Gogh. D’ailleurs, la célèbre peinture de ce dernier, Les Tournesols, n’y était pas exposée, ce qui permettait de passer plus de temps sur des oeuvres inconnues et d’élargir ainsi nos connaissances.

Donc, cette exposition m’a beaucoup enrichie et m’a aussi donné le goût de pousser un peu plus ma recherche sur le sens des divers courants de la peinture de cette période ainsi que des artistes qui ont suivi ces courants. Je vous livre cette recherche en toute simplicité et humilité considérant que ma démarche reste subjective et fragmentaire.

Mes coups de coeur
Avant de passer à la passionnante évolution des mouvements culturels de la peinture de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, permettez-moi de vous faire part tout de suite de mes coups de coeur sur l’exposition. J’aurais bien aimé repartir avec quelques-uns de ces tableaux !

CÉZANNE-POMMESETBISCUITS-3BLOCS    CÉZANNE-PAYSAN EN BLOUSE BLEUE
Paul Cézanne « Pommes et biscuits »                    Cézanne « Paysan en blouse bleue »
(Oeuvre en trois blocs horizontaux – 1880)              (1895-1898)

DELAUNAY-LA TOUR ROUGE              KIRCHNER-RUE À BERLIN
Robert Delaunay « La Tour Rouge »               Kirchner « Scène de rue à Berlin »
(1913 – Cubisme)                                           (1913 – Impressionnisme)

HENRIROUSSEAU-NOCEPAULKLEE-LECHATEAU
Henri Rousseau « La Noce »                        Paul Klee « Le Château »
(Art naïf – vers 1905)                                       (Expressionnisme)

Divers courants
Plusieurs courants se sont succédés ou chevauchés à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Voici les principaux :

L’IMPRESSIONNISME
LE NÉO-IMPRESSIONNISME
LE POINTILLISME
LE DIVISIONNISME
L’EXPRESSIONNISME
LE CUBISME

L’impressionnisme (1874 à 1886)
C’est l’époque en peinture la plus aimée du public qui s’échelonna principalement de 1874 à 1886. Nous connaissons tous les oeuvres admirées de Monet, Manet, Pissarro, Renoir, Degas. Et de Gauguin, Van Gogh et Cézanne à leurs débuts. Les impressionnistes privilégiaient l’impression instantanée à la construction de l’esprit. Les tableaux sont de petits formats, les coups de pinceau sont visibles et les angles de vue inhabituels, tranchant avec la tradition classique. Les impressions sont fugitives, la lumière y est présente et la vision de l’artiste domine – c’est son impression face au réel – et n’est pas soumise à une représentation de la réalité.

Les artistes peignent généralement en plein air. En choisissant librement les thèmes de leurs créations, ces artistes rompaient avec l’art traditionnel. En fait, ils se consacraient totalement à la vision et à une quête de lumière. Un art de vivre aussi dans de nombreux thèmes représentant la joie et les plaisirs de la vie. Pourtant, même s’ils peignaient pour exprimer des émotions, ils restaient liés à une représentation réaliste. Ils influencèrent énormément l’art moderne.
RENOIR-AUBORD DE LA MERAuguste Renoir « Au bord de la mer »

Même si les oeuvres de ces artistes se vendent aujourd’hui à des prix exorbitants, la plupart d’entre eux vivaient dans la pauvreté et la non-reconnaissance. En effet, les impressionnistes furent très critiqués à leurs débuts et ce n’est qu’après la fin de ce courant que certains purent vivre aisément de leur art, comme Renoir par exemple.

Le terme « impressionnisme » provient de l’humoriste Louise Leroy – critique à la revue Charivari qui se moqua du tableau de Monet « Impression soleil levant » et lui donna ce terme qui resta signifiant aussi perception et subjectivité. D’ailleurs, l’impressionnisme s’étendit à la musique pour les oeuvres jugées subjectives, par exemple, celles de Ravel et Debussy.

Les prochains courants allaient s’éloigner de plus en plus du monde du réel renonçant à tout caractère obligatoire dans leur art.

Le néo-impressionnisme ou postimpressionnisme (1885 à 1890)
Un courant imprégné de l’impressionnisme mais qui se démarque par sa technique picturale. Les postimpressionnistes veulent représenter un univers moins instinctif et retrouver des valeurs plus intellectuelles. Le terme « néo » crée une ambiguïté entre la mort et la renaissance. Les objectifs de ce courant s’opposent à l’impressionnisme en voulant redéfinir mieux les formes. Ils ne mélangent plus les couleurs pures sur la palette ni directement sur la toile, préférant procéder par des juxtapositions de petites touches. Ainsi, le mélange des couleurs s’effectue à distance, en un mélange optique. Les néo-impressionnistes ne pointillent pas, mais divisent. Ils ont aussi à coeur l’harmonie et l’ordonnance des lignes et des directions.

VANGOGH-LANUITÉTOILÉE-1889
Van Gogh « La nuit étoilée » –1889 (une année avant sa mort)

Parmi les peintres qui joignirent ce mouvement, citons Van Gogh, Surat, Signac, Pissarro, Cézanne.

Ces peintres veulent représenter un univers moins instinctif et retrouver des valeurs plus intellectuelles. Par exemple, Paul Cézanne ne voulait plus se limiter à l’impression ressentie, il cherchait à exprimer quelque chose de solide et de durable derrière l’impression. Cézanne fut aussi considéré comme le précurseur du cubisme.

Le pointillisme et le divisionnisme (1880 jusqu’à la fin du XIXe siècle)
SEURAT-LAPARADE    SEURAT-MUSÉED'ORSAY-
Seurat « La Parade »               Seurat « Le Cirque »

Il s’agit d’une peinture essentiellement optique résultant d’une recherche sur la lumière et les combinaisons de plusieurs couleurs. Les tableaux sont à observer à partir d’une certaine distance. Les artistes pointillistes projettent des petits points de couleur sur leurs toiles, points faits de couleurs pures ou complémentaires. Plusieurs peintres seront influencés par le pointillisme, entre autres, Pissarro, Signac.

Dans le tableau ci-dessus « Le Cirque » de Georges Seurat, l’artiste utilise la théorie sur les lignes et les couleurs pour exprimer des émotions. Pour le bonheur, les lignes sont montantes et combinées à des couleurs chaudes. Pour un sentiment de tristesse, ce serait des lignes descendantes avec des couleurs froides et sombres.

C’est le peintre Signac qui change le nom de pointillisme par celui de divisionnisme. On appelle aussi ce courant Chrono-luminarisme, une caractéristique de la peinture néo-impressionniste – technique picturale consistant à appliquer sur un support des petites touches de couleurs pures juxtaposées. Plutôt que de mélanger leurs couleurs sur une palette, les peintres divisionnistes juxtaposaient deux couleurs pures directement sur la toile (voir plus haut à « néo-impressionnisme ». Exemple : une petite tache bleue à côté d’une petite tache jaune donne l’impression du vert.
DIVISIONNISTE-SEURAT-UNDIMANCHEAPRES-MIDI...
Seurat « Un dimanche après-midi à l’île de Jatte »

Le peintre Signac prendra la tête du mouvement à la mort de Seurat en 1891, décédé à l’âge de 31 ans. Signac fera évoluer le style vers des touches de couleur de tailles plus importantes.
SIGNAC- ST-TROPEZ,L'ORAGE-1985Signac « St-Tropez, l’Orage »

Le fauvisme (1905 à 1910)
On les appelait « Les Fauves » par plaisanterie parce que les artistes avaient recours à de larges aplats de couleurs pures dans la réalisation de leurs tableaux. En 1905, un scandale est provoqué à une exposition par la simplification du dessin. Les artistes fauves se concentrent avant tout sur les couleurs. Matisse et Braque ont fait partie de ce courant au début du XXe siècle qui ne dura que cinq ans – de 1905 à 1910. Le mouvement est caractérisé par une libération de la couleur, l’instinct et la provocation. Son principal précurseur fut Henri Matisse.
FAUVISME-HENRIMATISSE-LUXE,CALME ET VOLUPTÉ-1905 BRAQUE-MAISONSÀL'ESTAQUE
Matisse « Luxe, Calme et volupté »      Braque « Maisons à l’Estaque » 1908

L’expressionnisme (au début du XXe siècle jusqu’après la Première Guerre)
Au début, ce courant ne connaissait pas de frontières. C’et après la guerre qu’on le relia à l’art allemand. Au début du XXe siècle en Europe du nord puis par la suite en Allemagne. Ce mouvement réagissait à l’impressionnisme français et à la société en général.
KANDISKY-ARABESKIRCHNER-«OTTO ET MUELLER À L'ATELIER»
Kadinsky « Les Arabes »                          Kirchner « Otto et Müller à l’atelier »

L’expressionnisme s’inscrit dans la continuité du fauvisme. Deux groupes vont se former. En 1905, c’est la fondation du Die Brücke (Le Pont) par Kirchner, Müller (l’épouse de Kirchner) et Amiet. En 1912, c’est la fondation du Blaue Reiter (Le Cavalier Bleu) qui réunit Kandinsky, Franz Marc, Jawlensky et Klee.

Pour ces artistes, l’inspiration doit couler librement. Ils se préoccupent moins des aspects formels et se séparent du fauvisme. Pour les Allemands qui accordent plus d’importance au contenu que la forme, ces artistes dérangeaient et furent accusés par les Conservateurs d’être un danger pour la jeunesse du pays. À noter que l’expressionnisme fut condamné par le régime nazi qui le considérait comme un art dégénéré.

Les peintres de cette vision se détournaient de la réalité pour inspirer une réaction émotionnelle de grande intensité au public. C’était aussi une réaction contre la société. Souvent nourrie d’une vision pessimiste, les tableaux étaient peints de couleurs violentes aux lignes acérées.

Le cubisme (1907 à 1914)
Paul Cézanne est considéré comme le précurseur du cubisme qui consiste à observer un sujet à partir de différents points dans l’espace en même temps, c’est-à-dire l’acte de se déplacer autour d’un objet pour le saisir à partir de plusieurs angles successifs fusionnés en une seule image.

Une pensée de Cézanne en 1904 était de traiter la nature par le cylindre, la sphère, le cône, le tout mis en perspective pour que chaque élément se diriger vers un point central. Les lignes parallèles à l’horizon donnent l’étendue et les perpendiculaires à l’horizon donnent la profondeur. Selon Cézanne, c’est la recherche d’une théorie esthétique conceptualisée.

Le précubisme ou la phase césanienne se déroule entre 1906 et 1910. Cette période concerne Georges Braque, Picasso, Matisse et Delaunay.
CUBISMEPRÉ-CÉZANNE-MONTSTE-VICTOIRE-1897BRAQUE-COMPOTIERETCARTES-1913
Cézanne « Mont Ste-Victoire »                    Braque « Compotier et cartes »
1897 (Phase cézannienne)                                                     1913

Fin du XIXe siècle – phase postcézannienne
De 1910 à 1912 – cubisme analytique
De 1912 à 1914 – cubisme synthétique
De 1914 à 1921 – cubisme orphique (sens et expression du sujet)

Comparaisons de quatre oeuvres de Paul Gauguin au cours de sa carrière
Il est intéressant de voir l’évolution d’un artiste au cours de sa vie. Voici trois oeuvres de Paul Gauguin. La première est purement du type impressionniste alors que la deuxième s’abandonne davantage à une perception subjective.
GAUGUIN-APPARTEMENT DE GAUGUIN RUE CARCEL - 1881 GAUGUIN-RUE JOUVENET À ROUEN - 1884
« Appartement rue Carcel »                        « Rue Jouvenet à Rouen »    
«1881                                                          1884
gauguin-FAATURUMA - copieGAUGUIN-CAVALIERS SUR LA PLAGE-1902
« Faaturama »                                      « Cavaliers sur la plage »
1891                                                          1902

http://www.universalis.fr/encyclopedie/neo-impressionnisme/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pointillisme

 

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Carolle Anne Dessureault

Née au Québec, Carolle Anne Dessureault a occupé plusieurs postes en administration, dont celui de vice-présidente dans un parc technologique de la province. Elle est auteure de plusieurs ouvrages. Médaillée d’argent en art oratoire chez Toast Masters, elle a donné des centaines de conférences sur le bien-être intérieur. Elle a voyagé dans une trentaine de pays. Elle croit profondément dans l’épanouissement de la personne par la pratique de l’attention vigilante : la pleine conscience.

13 pensées sur “Mes coups de coeur à l’exposition « de Van Gogh à Kandinsky »

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    29 janvier 2015 à 7 07 11 01111
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    Je l’ai vue aussi, en compagnie de mon épouse. Se coller la face à six pouces d’une toile de Braque et imaginer entendre le bruit de la brosse et de sa respiration: tripatif.

    L’originalité de cette expo résidait dans l’impact sur d’autres peintres (ici, des allemands, ce qui est intéressant aussi, en soi) des coups de tonnerre des maitres. Cela pourrait être sous-titré « épigones à l’action ». C’est pour constater que pointillisme et fauvisme, ça marche pas toujours de soi, que l’idée seule ne suffit pas, qu’il faut autre choses.

    Et ces expressionnisme allemands sont intéressants dans leurs propres traditions. Ils sont, notamment, des portraitistes très étranges.

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    29 janvier 2015 à 13 01 01 01011
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    @ Carolle MERCI – Merci pour cet article et ces photos des tableaux magnifiques – ça nous change de la noirceur politique contemporaine.

    Mais n’oublions pas que la peinture comme tous les arts reflète la névrose d’une époque. Quelle est la peinture de notre temps Carolle ? Y a-t-il une exposition du temps présent qui présente la peinture d’aujourd’hui ?

    Merci de nous la signaler…

    Robert

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      29 janvier 2015 à 20 08 47 01471
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      Bonjour Robert,

      Je trouve ton commentaire intéressant, il me fait réfléchir.

      Je te reviendrai avec cet art sur notre temps bientôt.

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    29 janvier 2015 à 13 01 20 01201
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    Ce genre d’articles est juste une sorte de devoir fait à la maison par une écolière qui veut entrer au lycée et qu’elle pense que ce petit devoir peut faire un article diffusé parce qu’il ne faut pas gâcher du travail scolaire et pour mieux retenir la leçon toute neuve qu’elle a reçue. Et ceci fait du journalisme citoyen une sorte d’espace ou chacun écrit un article sur des choses qu’il vient de découvrir. Comme ces « tableaux inconnus de Van Gogh » qui font bien sourire.

    Je veux dire que le ridicule c’est vouloir informer au sujet de domaines qu’on vient juste d’explorer, comme si personne ne l’avait fait auparavant. Il y a assez de petits ouvrages et de sites de vulgarisation de l’histoire des arts. Et vraiment recopier ou reformuler un peu des documentations offertes au musée, ou trouvées sur le net, ça ne saurait faire une chose écrite ou alors que pour son seul usage privé. C’est du remplissage et fait par une directrice de rédaction, ce qui est clairement l’indice de la non-valeur du journal qui voudrait être un journal et lu, et qu’il ne l’est pas. 😀

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    29 janvier 2015 à 13 01 42 01421
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    … et c’est bien pour toutes ces raisons que cet article comprend de nombreuses erreurs de noms et de raccourcis tels qu’ils déforment les faits. Si je voulais m’informer sur les arts, je ne lirais pas un article de « Télé Star ». Même si certains articles de ces journaux télés sont mieux écrits que celui-ci.
    Il reste que les nazis ont soutenu l' »expressionnisme » à ses débuts et le « Bauhaus expressionniste » ou le « Bauhaus » de Weimar (avant qu’il s’installe à Dessau) en particulier pour des raisons révolutionnaires mais d’extrême-droite, tout comme les fascistes italiens ont favorisé et soutenu le « futurisme » qui était une forme de l »‘expressionnisme » en Italie. En Allemagne, les nazis se sont détournés de l' »expressionnisme » après quelques années, pour mieux correspondre au goût général du public et pour mieux imposer leur démagogie. Et la chose est encore plus compliquée et ce ne sont pas quelque lignes qui sauraient expliquer ou dire tout ce glissement. Mais pitié, cessez de balancer des faits aussi bruts et sans la moindre explication historienne, car c’est tout sauf la vérité historique, et ça favorise les doutes. Car que pensera un lecteur, quand il verrait une photo de nazis en plein échange et débat avec des architectes du « Bauhaus expressionnistes » et à propos de la construction de cités pour les ouvriers de l’Allemagne des années 30 ? Ce lecteur penserait que vous avez menti ou que la vérité est ailleurs, et c’est comme ça que le révisionnisme apparaît, quand on n’informe pas exactement sur les faits. Dire que le nazis on qualifié l' »expressionnisme » de dégénéré est vrai, mais ce n’est pas la vérité entière, car avant ce retournement, les nazis avaient considéré qu’il s’agissait de l’art Allemand dans sa modernité la plus avant-gardiste. Et ce n’est que pour des raisons électoralistes que les nazis ont changé leur fusil d’épaule. Et tous les documents historiques le prouvent. Et que dire de l’auteur qui n’évoque pas une seule fois le concept d' »avant-garde » alors qu’elle cite les écoles qui l’ont composée. C’est bien de commencer à étudier l’histoire de l’art quand on est enfin retraitée, mais de là à vouloir l’enseigner même un peu, il est un gouffre qu’on appelle le ridicule.

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    29 janvier 2015 à 14 02 22 01221
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    Les « soviets » ont aussi été favorables à l' »expressionnisme » en Russie, au « suprématisme » de Malevitch ainsi qu’au « constructivisme », ils en ont fait l' »agit-prop » et tous instruments pour la propagande soviétique. Puis, ils se sont retournés contre ces artistes pour les torturer et les réduire et les emprisonner dans des camps. Parce que les « soviets » avaient compris que le peuple n’adhérait pas à ces « avant-gardes » et donc elles devenaient un risque pour le pouvoir. Et c’est ainsi que les « soviets » ont opté pour un retour à l’architecture néo-classique et gigantesque et pour le « réalisme socialiste » que le peuple comprenait mieux car plus lisible. Et ce fut une régression artistique majeure qui a eu lieu dans les trois pouvoirs contraignants des années 30. Et donc, il faut bien savoir qu’en leurs débuts, tous ces artistes n’étaient en aucune façon des résistants à ces fascismes mais qu’ils ont participé à leurs constructions et qu’ils ont simplement été évincés et trahis. D’ailleurs beaucoup d’expressionnistes se sont battus sur les champs de bataille en 14 et par nationalisme Allemand. Et rien n’est simple, de la même façon que Picasso a bien profité de ses amitiés Allemandes pendant la seconde guerre mondiale, et qu’il n’a rien fait pour sauver son ami Max Jacob, alors qu’il le pouvait… Tous ces résumés de l’art que vous venez d’écrire et qu’on verrait plutôt à l’usage de résumer ou d’annoncer un documentaire télé, sont une forme d’hagiographie de saints laïcs et surtout parce qu’ils sont tous morts et qu’ils ont cet avantage pour vous de ne jamais contredire vos discours simplistes. C’est pour cette raison que les peuples aiment tant les peintres et artistes morts. Et que dire enfin de cet article qui veut parler des artistes dans un journal « les 7 du Québec » qui est bourré depuis trois semaines d’articles faisant l’apologie des auteurs et des pouvoirs commanditaires de l’attentat à Charlie-Hebdo. C’est une honte sans fond.

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      29 janvier 2015 à 21 09 06 01061
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      Bonsoir Demian,

      Vous en avez long à dire sur l’agacement que vous apporte cet article, ou beaucoup sur le coeur.

      Bon, pour commencer je ne prétends pas enseigner. Je voulais juste exprimer le contentement que j’ai eu à visiter cette exposition pleine de beauté et la passion que j’ai mise à « faire mes devoirs d’écolière « de première année» à vos yeux. Et puis après ? Je ne prétends à rien, sinon à rester moi-même. Je ne suis pas experte en art, c’est bien évident et je n’essaie pas de le cacher. Mais je suis amoureuse de la peinture et je note que vous vous êtes bien amusé en lisant « ces tableaux inconnus de Van Gogh », c’est puéril n’est-ce pas ? N’allez surtout pas simplifier cette phrase à outrance en pensant que je n’ai jamais visité de musées. Chaque fois, c’est une maille de plus ajoutée à mon tricot de connaissances éparses.

      Concernant l’expressionnisme et la position du nazi à son sujet, je n’ai pas pris mes références sur Internet – mais du Musée des Beaux Arts.

      Relisez mon article car j’explique que je présente « ma recherche personnelle, qui est subjective et fragmentaire » et ne prétends présenter un travail détaillé en profondeur.

      Cela dit, je ne vois pas le rapport entre présenter cet article et les récents attentats de Charlie Hebdo. Justement, nous sommes ouverts à plusieurs sujets et la vie continue. Parler d’une exposition de peinture qui m’a émue fait aussi partie de la libre expression.

      Avec tous mes respects, monsieur West,

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    29 janvier 2015 à 15 03 30 01301
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    Ah oui, Paul, moi aussi j’ai eu ce réflexe de me coller à quelques pouces de plusieurs tableaux qui me fascinaient. Il y avait les 4 Cavaliers de Paul Klee que je n’ai pas inséré dans l’article. Et surtout un très beau tout petit abstrait mais d’une finesse extraordinaire, de Franz Marc « Les Fleurs aux couleurs vives ».

    Même si j’ai des préférences sur les courants d’art de cette période, je crois que je les aime assez tous. Il est passionnant de découvrir ce qui motivait une personne à peindre d’une façon plutôt que d’une autre, ce qui révèle beaucoup ce qu’elle est.

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    30 janvier 2015 à 9 09 37 01371
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    @ Carolle

    Il est excellent ton article – intéressant et ça nous change de l’éternel politique que l’on retrouve très souvent sur LES 7 DU QUÉBEC – dont je suis coupable moi aussi je ne le nie pas.

    Merci pour cet article Carolle.

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    30 janvier 2015 à 10 10 31 01311
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    J’aime bien quand l’auteur de l’article dit que la troisième et la quatrième œuvres de Gauguin présentées « se rapprochent du symbolisme ».

    Alors que Gauguin (qu’elle écrit Gaugin au passage et sans le corriger après deux jours) est le fondateur du « symbolisme » donc ses œuvres de la période symboliste font plus que se rapprocher de ce courant, elles l’ont fondé.

    C’est une belle tranche de rigolade. 😀

    C’est ce genre d’erreur que font ceux qui parlent d’une chose qu’ils viennent d’approcher, sans en connaître les premiers mots et concepts. Bref, un connaisseur peut et doit vulgariser, mais un ignorant qui veut dire le peu qu’il sait, il dit n’importe quoi et d’emblée. Et surtout il croit que tous sont ignorants comme lui-même, et que les œuvres qui lui sont inconnues, le sont pour tous. Où a-t-on vu un journaliste écrire qu’un fait est inconnu, alors qu’il ne l’est que pour lui-même. Ce phénomène est un indice sérieux de l’espacement de l’inculture dans la zone internet. Ce que je ne sais pas n’existe pour personne et ce que je dis est la vérité universelle, bref l’inculture qui agit comme dans une secte utopiste qui veut déchirer tout de l’ancien monde et tout refaire pour enfin cesser de souffrir d’être inculte. Le monde serait si bien s’il ne fallait pas étudier l’art pendant plus de dix ans pour savoir en parler, car il s’agit d’histoire avant tout, et on ne devient pas historien en fast-foodant deux feuillets distribués aux musée.

    Si vous étiez vraiment humble, vous n’annonceriez pas d’autres textes sur l’art avec des collages de documentations, vous comprendriez que vous n’aidez pas cette discipline et ragotant des bribes mal cousues entre-elles. Vous désinformez.

    Si vous vous étiez tenue à décrire vos impressions devant des œuvres, vous auriez touché juste car c’est un domaine qui n’appartient pas aux arts, mais au spectateur. Et tout est permis dans la description des sentiments devant les œuvres, car elles sont créées pour ça.

    Mais vouloir en dire trop, ce serait s’improviser journaliste de guerre et se faire filmer devant un théâtre de guerre et y présenter tout l’historique des siècles passés qui ont conduit à ces bombes et bien sûr après un survol de cet historique à peine digéré depuis que vous avez pris votre petit-déjeuner à l’hôtel 4 étoiles des touristes même pas dilettantes.

    Je me doutais de la réponse que vous donneriez, genre tout le monde a le droit de dire l’histoire de l’art et de recopier des documents pris dans les salles d’attentes des musées. Et, parce que vous avez mal lu mon commentaire, vous répondez que vous n’avez pas pris les infos sur le net mais que vos références sont le musée… blah blah blah ! Oui ! et c’est bien ce qui est triste. N’importe qui se dit rédacteur en chef d’un journal aujourd’hui et grâce aux correcteurs de grammaire et d’orthographe et aussi grâce à la non-lecture permanente, tellement il y a de propos ajoutés pour ne rien dire. Et c’est là tout votre travail. Brouiller les connaissances par ajout de parasites verbeux qui ne font même pas texte, mais bavardages de chez Marie-Claire.

    J’attends votre dossier sur les opérations à cœur ouvert et vos résumés dont les références seront la faculté de Médecine, aussi quelques articles sur l’astronomie, il en manque !

    Et puisque pour vous, toutes les expressions, même celles des terroristes et des apologistes de ceux-ci, participent de la variété que vous cultivez dans votre journal, pourquoi ne pas diffuser une rubrique révisionniste assumée, car il y aurait la plupart de vos auteurs qui pourraient la fournir avec les archives de ce journal. Tout ce qui changerait serait peut-être que vous assumiez enfin la ligne éditoriale contre la culture occidentale et contre les sociétés ouvertes et libres, et dire enfin ouvertement que votre ligne éditoriale est favorable aux dictatures de toutes origines.

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    30 janvier 2015 à 10 10 47 01471
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    « Ravel et de Bussy » au lieu de Ravel et Debussy. 😀
    « Jean Renoir « Au bord de la mer » » au lieu de Auguste Renoir. 😀

    « Parmi les peintres qui joignirent ce mouvement, citons Van Gogh, Surat, Signac, Pissarro, Cézanne. » mais qui est donc ce Surat ? 😀

    Et ce n’est que le plus visible.

    Et l’auteur qui, en réponse à mes commentaires, affirme qu’elle n’a pas pris les infos sur le net, et qu’elle a pris pour référence le musée, alors qu’elle a mis en fin d’article et comme sources wikipedia et l’universalis sur le net. C’est inouï de contradictions et de peu de pertinence.

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      30 janvier 2015 à 17 05 24 01241
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      Demian,

      Ah, j’avoue avoir fait quelques erreurs d’orthographe, et m’être mal exprimée en parlant de rapprochement du symbolisme et non du symbolisme pur de Gauguin. Erreur aussi sur la particule « de » dans le nom de Bussy. Toutes corrigées.

      Vous vous égarez quand vous lisez dans le commentaire qui vous est adressé que je dis ne pas avoir pris mes références sur Internet mais du Musée. À préciser : je parlais d’une information prise du Musée concernant l’attitude du nazi face aux artistes impressionnistes.

      Maintenant, je continuerai à élargir mes connaissances autant que je le voudrai et ce n’est pas votre condescendance qui m’en empêchera. Si j’étais parfaite, je n’aurais pas besoin de le faire.

      Demian, je vois que vous prenez un plaisir méchant à relever chaque nuance et virgule incorrecte de mes articles juste pour rabaisser mon image et rehausser la vôtre. Vous avez peut-être beaucoup de connaissances, mais votre intelligence s’arrête là. Je ne vous envie pas du tout.

      Merci tout de même d’avoir souligné certains points importants que j’accepte en toute humilité.

      Quant à la vision de notre magazine, vous n’en savez rien du tout. Cessez donc de dire que nous sommes favorables aux dictatures de toutes origines.

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