Dialogue avec Moshe Berg au sujet du MÉMORIAL DE L’HOLOCAUSTE à Berlin

YSENGRIMUS   Il y a quinze ans, on était en train de finir de construire le Mémorial berlinois aux juifs assassinés d’Europe ou Mémorial de l’Holocauste. Cette gigantesque installation extérieure est située au centre de Berlin (Allemagne), au sud de la Porte de Brandebourg, entre cette dernière et la Place Potsdamer. Elle a été aménagée sur les terrains rendus disponibles dans les anciens Jardins des Ministres par la démolition des installations frontalières est-allemandes en 1989-1990. Érigé en 2003-2005, cet important monument s’étend sur 19,000 mètres carrés (4.7 acres). Il est constitué d’un maillage régulier de 2,711 stèles monochromes de huit pieds (2 mètres 40) de longueur par trois pieds (un mètre) de largeur. Les plus hautes de ces stèles parallélépipédiques (des cubes rectangulaires, quoi, des rectangles à trois dimensions) font seize pieds (4 mètres 80) de haut, les plus basses font huit pouces (20 centimètres) de haut.

Les stèles les plus hautes du Mémorial de l’Holocauste font environ seize pieds (4 mètres 80) de haut
Les stèles les plus hautes du Mémorial de l’Holocauste font environ seize pieds (4 mètres 80) de haut
Les stèles les plus basses du Mémorial de l’Holocauste font environ huit pouces (20 centimètres) de haut
Les stèles les plus basses du Mémorial de l’Holocauste font environ huit pouces (20 centimètres) de haut
La totalité du Mémorial de l’Holocauste couvre 19,000 mètres carrés (4.7 acres)
La totalité du Mémorial de l’Holocauste couvre 19,000 mètres carrés (4.7 acres)

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Ysengrimus: Bon alors, Moshe Berg, tu es peintre et graphiste et tu reviens de Berlin. Tu as des choses à nous dire sur le Mémorial de l’Holocauste.

Moshe Berg: Je peux dire un mot sur moi-même d’abord?

Ysengrimus: Je t’en prie.

Moshe Berg: Je vis à Toronto, au Canada. Mes ancêtres sont des ashkénazes d’Europe Centrale mais ils sont arrivés en Amérique du Nord (États-Unis et Canada) vers 1885. J’ai des ancêtres qui ont vécu à Montréal, à New York, au Minnesota, à Calgary même. Mais aucun d’entre eux n’est mort dans les camps nazis.

Ysengrimus: Entendu.

Moshe Berg: Un de mes grands-pères fut un ancien combattant de la Deuxième Guerre Mondiale. Il est revenu du front et a ensuite vécu sa vie, sans moins sans plus, comme ton père je crois savoir, Ysengrimus.

Ysengrimus: Oui, un gars qui est allé à la guerre parce que c’était la chose à faire, qui est revenu, a fondé un foyer, sans se faire mousser.

Moshe Berg: Voilà.

Ysengrimus: Ce que t’es en train de me dire, c’est que t’es pas Anne Frank et que t’as pas l’intention de te faire passer pour Anne Frank.

Moshe Berg: Exactement. Je suis ni Anne Frank, ni Elie Wiesel, ni Martin Gray et aucun de mes ancêtres directs ne l’est.

Ysengrimus: Et, si je te suis bien, tu n’as aucunement l’intention de faire vibrer cette corde.

Moshe Berg: Voilà. Je respecte les morts. Je suis conscient du drame historique qui s’est joué autrefois en Europe. Mais, je suis né en 1970 à Duluth (Minnesota). Pour moi, tout ça, c’est de l’histoire, pas de l’histoire ancienne mais, quand même, de l’histoire. Quand je suis allé à Berlin, pour affaires, j’ai visité un peu les monuments de la capitale et je me suis retrouvé là. Je ne me suis pas esquivé. Mais j’ai alors abordé ce mémorial en peintre, en dessinateur, en monteur-graphiste.

Ysengrimus: En artiste.

Moshe Berg: J’espère bien, oui, modestement.

Ysengrimus: De toutes façon, les gens qui sont à l’origine de cette colossale initiative artistique prétendent que cette intervention tridimensionnelle gigantesque est exempte de tout symbolisme.

Moshe Berg: C’est comme ça que je l’approche, moi, oui… mais je suis pas certain que tout le monde respecte cet engagement.

Ysengrimus: Qu’est-ce que tu veux dire?

Moshe Berg: On va y revenir plus tard, si tu veux.

Ysengrimus: Bien sûr. Le monument d’abord. L’objet d’art avant tout.

Moshe Berg: C’est un très bel objet. C’est puissant, c’est brut. C’est très prenant. C’est fort.

Ysengrimus: C’est vaste en surface?

Moshe Berg: Ouf, gigantesque. L’équivalent de deux terrains de football. On ne peut pas s’approprier l’œuvre. On peut seulement se perdre en elle. J’y ai passé quatre heures, à faire des croquis, à rêvasser, à digresser… à transgresser. Mais j’aurais pu y rester bien plus longtemps. On s’y engloutit et c’est incroyablement monotone mais riche en détails aussi. Les détails qu’on y trouve malgré ce que l’artiste nous fait, qui est, par opposition à notre recherche, uniformisant.

Ysengrimus: Tu as aimé?

Moshe Berg: Beaucoup. Je crois que c’est remarquablement réussi. Mais c’est pas spécialement juif, hein, ou même allemand, ou européen. C’est un monument d’art universel. Une réflexion implicite sur la puissance et la souffrance. Le monument s’impose à nous, il nous enveloppe, il nous enserre, il nous tourmente, il nous possède, il s’appesantit sur nous. Mais on pense pas obligatoirement à l’Holocauste. Moi, j’ai surtout pensé à la dépression.

Ysengrimus: La dépression? Laquelle? [en anglais, depression, renvoie autant à une condition psychologique qu’à la crise économique]

Moshe Berg: La dépression mentale, oui? La détresse psychologique… sous le poids omniprésent des contraintes du monde contemporain. On peut penser à la dépression économique aussi, tiens, ta réaction me fait faire le rapprochement. Tout ce qui est de l’ordre d’une puissance lourde et inexorable, d’un son lancinant et monocorde qui nous obsède et finit par lentement nous rendre fou.

Ysengrimus: On sent la concrétude de l’œuvre?

Moshe Berg: Oh solidement. C’est le plus grand morceau d’art concret au monde. [concrete art, jeu de mot signifiant «art concret ou «art en béton»]

Ysengrimus: Et son uniformité, on la sent aussi?

Moshe Berg: Oui… mais là, et c’est l’aspect le plus intéressant, notre entendement entre dans une révolte, sourde d’abord puis de plus en plus ouverte. On se lance dans ce labyrinthe d’uniformité et on y recherche les particularités, les incongruités, les bizarreries. On se raccroche aux fluctuations de disposition, la merveilleuse variation de la hauteur des stèles (alors que largeur et longueur, elles, ne changent pas, pour dire). On se braque de plus en plus souvent les yeux sur l’horizon urbain, qui annonce fatalement le moment où, bon an mal an, on se sortira de ce truc. Mon ami, que ça peut être rassurant parfois des petits immeubles ordinaires au bout de la vue. Ou alors, on se replonge dans le sein du monstre et on s’y prend à se chercher des rigoles d’eau, des fissures, des craquelures. On devient un véritable combattant des doigts et des yeux, contre l’uniformisation. Et là, oui là, il y a comme une lointaine et fugitive esquisse de ce qui devait fonder le quotidien subtilement résistant, dans un camps concentrationnaire. Inutile de dire que, si on rencontre quelqu’un, il ou elle nous tire d’une sorte de cauchemar, mais un cauchemar éteint, comme si on rêvait à des cendres, à une mer de boue, ou à un mur sans fin.

 

C’est le plus grand morceau d’art concret au monde
C’est le plus grand morceau d’art concret au monde
On se braque de plus en plus souvent les yeux sur l’horizon urbain. Mon ami, que ça peut être rassurant parfois des petits immeubles ordinaires au bout de la vue.
On se braque de plus en plus souvent les yeux sur l’horizon urbain. Mon ami, que ça peut être rassurant parfois des petits immeubles ordinaires au bout de la vue.

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Ysengrimus: Tu sembles renouer avec le symbolisme.

Moshe Berg: Oui et c’est là que je trouve que ceux qui disent que ce monument est exempt de symbolisme le trahissent un peu. C’est quoi encore la formule consacrée des dépliants touristiques?

Ysengrimus: Bouge pas, j’ai ça ici: «Ce mémorial vise à représenter un système présumément ordonné mais ayant perdu le contact avec toute rationalité humaine». Tout un symbole, en effet. Mais, bon… m’autorise-tu une petite clarification, Moshe?

Moshe Berg: Je t’écoute.

Ysengrimus: Je crois qu’il y a maldonne ici parce qu’on confond le symbolique et le figuratif. Je crois que la description de la charge symbolique du dépliant publicitaire peut parfaitement s’appliquer, tout en émanant d’une pièce d’art brut, non figurative. Je dis ça, en ce sens que cette installation ne représente pas je sais pas, des tables de loi, un ange, un golem, des soldats, des résistants, une armée d’ombres, un ghetto, la facade d’un camp de concentration. Ce sont des rectangles de béton disposés comme on disposerait des rectangles de béton si on instaurait quelque chose comme un ordre bétonné.

Moshe Berg: C’est pas une sculpture, un montage, un dessin, un tableau ou un graphisme. C’est clair. Ça ne représente pas autre chose que soi. Certains ont dit que ça ressemblait à un cimetière, c’est pas vrai. Ça ressemble plus à des camions poids-lourds dans un grand embouteillage qu’à un cimetière. Un cimetière, c’est un espace dont la disposition est complètement différente. De haut, ça ressemble plus à une ville.

Ysengrimus: Et cette ressemblance à des camions ou à une ville est un investissement ex post que fabrique notre entendement contemporain. Ils n’ont pas sculpté des esquisses de camions ou de villes, ces artistes là, juste là.

Moshe Berg: Non, non. Aucunement. Toute ressemblance à quoi que ce soit dans ce projet est parfaitement fortuite. Cela ne représente pas. Cela est… passivement… et tout simplement.

Ysengrimus: Voilà. Comme tu l’as dit tout à l’heure, c’est pas de l’art figuratif, c’est de l’art brut. Mais ce que je cherche à te dire c’est que le fait d’être exempt de dimension figurative ne le rend pas exempt de dimension symbolique. Tu comprends parfaitement, en tant qu’artiste éduqué dans les cadres de l’art moderne, que ce n’est pas figuratif mais tu nous décris en même temps, en faisant état de ton expérience d’appréhension intime de l’œuvre lors de ta longue promenade, son implacable dimension de symbole, de prise de parti [statement] philosophique presque.

Moshe Berg: Oui, je pense que je comprends ce que tu veux dire.

Ysengrimus: Et cette charge symbolique, le fait, bon, de «viser à représenter un système présumément ordonné mais ayant perdu le contact avec toute rationalité humaine» est voulu par les concepteurs, lui, contrairement à nos moments figuratifs parasitaires (cimetière, embouteillage de camions, ville).

Moshe Berg: Je te suis mais il y a une dimension symbolique du concept initial que je ne reconnais pas.

Ysengrimus: Laquelle?

Moshe Berg: La judéité…

Ysengrimus: La judéité? Mais elle n’est pas imposée par l’œuvre, la judéité.

Moshe Berg: Non, tu ne trouves pas non plus? Elle est imposée par quoi alors?

Ysengrimus: Par son titre. Par son titre et par toutes les décisions afférentes. Présence d’un musée de l’Holocauste sous l’œuvre, urgence et souci légitime de commémorer magistralement la Shoah au cœur de l’ancienne capitale du Reich. Les transgressions même sont des échos malpolis, toc et dissonants de la judéité de l’œuvre. Graffitis, commentaires idiots, objections agressives. Quenelle d’Alain Soral.

Moshe Berg: C’est tout ça qui judéise et re-judéise cette œuvre. Oui, oui, je te suis, là-dessus.

Ysengrimus: Tu vois, si c’était intitulé Depression et c’était planté dans un terrain vague de la banlieue de Duluth (Minnesota), même par un artiste juif…

Moshe Berg: Il y en a beaucoup, à Duluth.

Ysengrimus: Ce serait alors parfaitement exempt de judéité… tout en ne perdant rien de cette dimension symbolique oppressante et «dépressante» que tu as décrit si bien et qui, elle, s’installe en nous de par l’œuvre.

Moshe Berg: C’est ce que tu as dit. C’est pas un Golem ou des tables de loi. La judéité de ce monument lui est donc extérieure. Elle est là par obligation, par décision…

Ysengrimus: Par devoir, Moshe, par devoir de mémoire.

Moshe Berg: Oui, oui. C’est donc pour ça que je suis ému malgré ma ferme distance critique, légitime elle aussi, de juif moderne face à la larmoyance d’Anne Frank et de Martin Gray.

Ysengrimus: Tu es ému dans l’universel, en tant qu’artiste.

Moshe Berg: Et, d’autre part, j’exécute, un peu mécaniquement, mon devoir de mémoire en tant que juif. Ce sont deux choses séparables.

Ysengrimus: Deux dimensions distinctes de l’œuvre, pour causer ronron.

Moshe Berg: J’aime pas Anne Frank ni Martin Gray mais j’aime ce monument. Je suis pas un juif passéiste et larmoyant pour autant.

Ysengrimus: Aucunement, ton émotion d’artiste et ton regard critique sur l’intendance de la mémoire de la Shoah coexistent parfaitement, sans se nuire.

Moshe Berg: Je vais te confier un petit secret, alors.

Ysengrimus: À mes lecteurs et lectrices aussi?

Moshe Berg: Bien sûr.

Ysengrimus: On t’écoute.

Moshe Berg: Je suis pas allé voir le musée, sous terre. Ça me barbait de me gâcher cette belle expérience plastique par du rituel, de retourner me plonger dans ces atermoiements de juifs d’Europe du siècle dernier, qui me concernent finalement peu, moi, juif canado-américain du siècle présent.

Ysengrimus: M’autorises-tu une petite analogie parisienne.

Moshe Berg: Je t’écoute.

Ysengrimus: Quand je suis monté au sommet de l’Arc de Triomphe à Paris, monument autrement plus ronron, vieillotte [sic] et nunuche que le Mémorial de L’Holocauste de Berlin, il y avait un petit musée de la guerre, au bout de l’escalier en colimaçon. De Napoléon à nos jours etc… J’ai pris poliment acte de la présence de ce dispositif commémoratif mais je l’ai pas visité.

Moshe Berg: Je te suis.

Ysengrimus: Je suis monté directement au sommet de l’Arc, sur le dessus, à l’extérieur. L’Avenue des Champs-Élysées devant moi, l’Avenue de la Grande-Armée derrière moi, et cette extraordinaire Place de l’Étoile, dont j’étais temporairement le centre et le sommet, m’ont touché par leur géométrie convergente interne, pas par leur symbolisme externe. Je sais ce que je suis, depuis cette visite. Je suis de la Place de l’Étoile mais pas de la Place Charles-de-Gaulle-Étoile…

Moshe Berg: Excellente analogie, mon bonhomme. On s’en fiche un peu de la «grande armée» bonapartiste mais on s’émeut encore des grands architectes et des grands urbanistes «empire».

Ysengrimus: Voilà. Tu me fais comprendre, cher Moshe, que le Monument de l’Holocauste de Berlin est d’abord une œuvre d’art, ensuite un cénotaphe. L’admirer, c’est se camper dans le grand. Controverser sur lui sans fin, pour ou contre ou mitoyen, c’est se cantonner dans le mesquin.

Moshe Berg: Et je te dis que même des juifs pensent de plus en plus qu’il est parfaitement légitime de s’émouvoir face au beau sans avoir à se culpabiliser face à l’absurdité cruelle, même celle que nos semblables ont subi.

Ysengrimus: Alors… cette installation artistique monumentale, elle le vaut, le détour?

Moshe Berg: Oh absolument.

Ysengrimus: Si je passe à Berlin la voir, j’irai voir le musée du dessous aussi, tiens. Si un juif peut prendre de la distance face au drame absolu, un non-juif peut aussi, tout aussi légitimement, s’en imprégner.

Moshe Berg: Absolument. Je respecte ça totalement.

Ysengrimus: Je te raconterai.

Moshe Berg: J’y compte bien. Merci de ton accueil, Ysengrimus.

Ysengrimus: Shalom et paix.

Moshe Berg: Shalom et paix. Et vive le beau, le simple et le vrai.

 

[Dialogue traduit de l’anglais par Paul Laurendeau (Ysengrimus)]

Berlin-Holocaust-Memorial

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Ysengrimus

Voir ici: http://ysengrimus.wordpress.com/about/

22 pensées sur “Dialogue avec Moshe Berg au sujet du MÉMORIAL DE L’HOLOCAUSTE à Berlin

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    4 juillet 2014 à 6 06 14 07147
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    Sources visuelles complémentaires sur le Mémorial de l’Holocauste de Berlin:

    Descriptif (factuel muet) :
    http://www.youtube.com/watch?v=SX8kivBbaB0

    Descriptifs (avec allusions historiques) :
    http://www.youtube.com/watch?v=_wgke23Hfuw

    Amateur muet :
    http://www.youtube.com/watch?v=dveyhjf2-9Y

    http://www.youtube.com/watch?v=g9-AHzcwhg0

    http://www.youtube.com/watch?v=HYeNt-cgjqg

    Une femme fait sentir son angoisse dans le Mémorial :
    http://www.youtube.com/watch?v=X08v4SR5sLQ

    Sous la pluie :
    http://www.youtube.com/watch?v=dsgmG21oCUk

    Steles in the heart of Berlin – Memorial to the murdered Jews of Europe, reportage descriptif détaillé avec des commentaires à chaud de visiteurs (2005, en anglais);
    http://www.youtube.com/watch?v=tI-OZwJQlPQ

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    4 juillet 2014 à 8 08 27 07277
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    L’art contemporain c’est formidablement décadent tout comme le vent qu’on produit pour le justifier. L’idéologie et l’économie de l’art contemporain c’est franchement du vent de spéculations verbaux et monétaires tout comme la finance, ça se gonfle de vent en forme de rumeurs spéculatifs et ça enfle dans la démesure de sa prétention…

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        4 juillet 2014 à 11 11 13 07137
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        T’es qu’un vieux décadent en phase de dégénérescence complète comme l’est l’empire américain dégénéré, tu vas bientôt disparaître. Nous la nouvelle génération nous créerons un monde nouveau, le tien va être bientôt disparaître avec ta génération. Le vraie Art revivra et on oubliera l’art contemporain décadent de ta génération. Tiens! je vis être gentil avec toi je te laisse en paix avec tes vices de vieux croûton.

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          4 juillet 2014 à 11 11 19 07197
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          « Art dégénéré »… notion hautement suspecte.

          Vive l’art moderne, vive l’art brut, vive Dada. Non à l’art conventionnel figurativo-fascisant pour crypto-antisémites à cyber-pseudos multiples.

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            4 juillet 2014 à 11 11 23 07237
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            Dada est un symbole de la décadence de la culture occidentale blanche.

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            4 juillet 2014 à 11 11 49 07497
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            Oui mais tu comprends-tu, on en veut pas de ta « culture occidentale » blanche-blême…

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    4 juillet 2014 à 11 11 00 07007
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    SAVIEZ-VOUS QUE

    1) l’holocauste s’est produit il y a plus de 70 ans
    2) Que dans les camps de la mort il y avaient notamment des tsiganes – roms – gypsies – gens du voyage – que c peuple a faillit disparaître totalement et biens d’autres catégories d’esclaves prisonniers dont les communistes allemands.
    3) que depuis il y a eu entre autre l’holocauste au RWANDA – au Cambodge

    4) Où sont les Mémorial à tous ces charniers plus récents ? Où sont les milliers de films pour nous relater tous ces génocides plus récents ? (au Viêt-Nam notamment par la faute de gens biens placés à l’AIPAC -américain) ?

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      4 juillet 2014 à 11 11 17 07177
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      Il s’est produit des holocaustes avant les nazis et après les nazis. N’oublie pas le grand holocauste d’Amérique du nord qui a duré près de trois cent ans.

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        4 juillet 2014 à 11 11 29 07297
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        Tiens je vais faire pipi dans une bassine en plastique et y mettre une statue de plastique de Jésus-Christ, ça deviendra sûrement une chef d’œuvre d’art contemporain.

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          4 juillet 2014 à 11 11 51 07517
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          Gâcher du bon pipi frais et pur sur de l’art religieux toc. Faux art moderne typique. Enfin…

          Oui… essaie.. Tu verras bien que c’est pas si simplet et pas si facile, l’art moderne.

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            4 juillet 2014 à 12 12 13 07137
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            J’oubliais le plus important, il faut être membre du réseau pour justifier l’appellation d’artiste contemporain. Je n’ai pas payé ma cotisation donc je ne peux être un artiste contemporain. Un artiste contemporain a créé le Piss Christ et les critiques étaient unanimes, c’est un chef d’œuvre d’art contemporain.

            L’art contemporain c’est très facile, ce qui est pas facile c’est sa justification, ça prend de véritables connaissance linguistiques sur le sujet pour construire un discours légitimant un déchet d’art contemporain, une cause politique en est un parfait exemple.

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            4 juillet 2014 à 12 12 46 07467
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            Un autre beau poncif réac en vogue ça, le « tout réseau »…

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            4 juillet 2014 à 17 05 50 07507
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            Les poncif réac staliniens tout comme les poncif réac libéraux vont bientôt disparaître. Les générations futures renoueront avec l’art de vivre véritable et ne connaîtront pas ces déchets marchands de l’art contemporain bourgeois.

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            4 juillet 2014 à 22 10 42 07427
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            Le brimborion « stalinien » à tous bouts de champs, mon balutin que c’est lassant…

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    5 juillet 2014 à 15 03 43 07437
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    Bergggg quel pseudo art!

    Si on regarde l’ensemble on dirait la vague comme au stade quand les amateurs de sport encouragent leur équipe. Ça fait sport marchand. Pour en finir Moshe Dayan est historiquement bien plus intéressant que Moshe Berg, son Art de la politique est impressionnant ce qui ne veut pas dire que j’approuve tout ce qu’il a fait.

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    7 juillet 2014 à 9 09 43 07437
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    Mes commentaires par rapport à l’œuvre, au commentaire suscité par cette œuvre, et aux commentaires du commentaire :

    L’aspect de cimetière te gicle à la figure quand tu regardes l’installation de haut ; les items sont alignés en rangées et colonnes, et inscrits dans un parcellaire urbain qu’on interprète dès le premier abord comme typique des cimetières. Du reste, cet aspect de « Boulevard des allongés » s’impose sournoisement dans les premiers instants que le visiteur passe dans l’installation : on y domine tous les items du secteur, qui passent alors sans problème aucun pour des tombes. Le fait qu’Alain Soral s’y laisse « prendre » montre assez l’imposture intellectuelle du gars : il quenellise en bon petit mini-facho direct là ou ça fait tombe, et évite soigneusement de se mettre en scène confronté à la suite, qui pourtant dément prodigieusement les interprétations nées du premier contact.

    Pour mieux saisir l’intention apparente du concepteur, ce que dit Moshe me semble assez utile : dans cet ouvrage, on est enfermé vague après vague dans un univers de plus en plus uniformisant, étouffant, tueur de toute singularité. La recherche du micro détail différenciateur devient soudain acte crucial de résistance, né de la soif absolue de trouver, pour l’humain noyé la-dedans, quelques échos de son humanité. L’installation illustre magistralement l’imposition de l’ordre concentrationnaire dont toute la finalité se résume à extirper cette humanité des humains. Qu’Alain Soral n’aille surtout pas s’y frotter montre bien tranquillement qu’il n’est qu’une petite bite inculte et sans consistance.

    Donc, LOL.

    Et c’en est assez causé de cette plate verrue, à un détail près (petit détail de l’histoire). Passons aux Tziganes, communistes, homos etc. dont cette installation exprime ouvertement le statut, tel qu’il peut être vécu de l’intérieur. Soral, inerte cérébralement sans jamais faillir, fonce dans tous les panneaux avec un panache et une absence absolue d’agitation neuronale qui le rend ici tout à fait précieux, car il nous fournit à son corps défendant (ne parlons pas d’esprit, hein) la clef d’interprétation de l’installation : alors comme ça il parait que les pédés se donnent des rendez-vous dans cet endroit ? Voilà bien le moment, n’est-ce pas, ô terne satellite dieudonnesque, de parler d’art dégénéré.

    Cependant, quoi de plus explicite, pour des homos, que ce jardin des monstres où s’impose sans aucun moyen d’y échapper le sentiment terrible que là, on parle de toi ? Ce jardin est un avertissement. Le petit jet d’ordure d’Alain Machin en est une parfaite réclame. Allez donc, à votre tour, queneller ces gueux de la Dieudosphère en reprenant à votre compte le mot célèbre de 68, et en le modernisant : nous sommes tousses des êtres humains, et on vous pisse à la raie, tas de croutes rancies anti-anti, anti, anti…

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      7 juillet 2014 à 10 10 00 07007
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      Bien vu cette analyse du dénigrement des homos se rencontrant sur ce site vaste et polymorphe. Les homos, troisième groupe ciblé par le nazisme… et Soral… de concert.

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    13 juillet 2014 à 16 04 31 07317
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    Merci Monsieur Berg. Enfin un juif sensible et intelligent qui ne transige pas avec sa distance critique face à son héritage MAIS AUSSI qui ne se fait pas insidieusement traiter de « sioniste » tous les deux minutes par un sagouin mal intentionné.

    Merci Messieurs Berg et Ysengrimus. Ce bel échange poli et éclairant sur l’art de rues et ses émotions repose de toute les ordures anti « S » qui circulent sans fin sur le web en ce moment.

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    19 juillet 2014 à 5 05 37 07377
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    Il serait fort intéressant de savoir ce que Monsieur Berg pense du récent bombardement de Gaza.

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