Emprunts de «bon aloi», faux amis et traductions dites «littérales». La vieille chanson geignarde de l’anglicisme québécois

Tardivel_L'anglicisme_voilà_l'ennemi

YSENGRIMUS   Ah, sicroche de tornom! Les choses ont-elles changé tant que ça dans l’opinion des clercs-neuneus du Nouveau Monde depuis la causerie L’Anglicisme, voilà l’ennemi de Tardivel en 1879? C’est pas certain, pas certain pantoute. On rencontre encore bien des baîllonneurs impénitents et autoritaires qui racontent n’importe quoi et autres choses en se donnant des grands airs sur le fameux franglais d’ici. Je suis personnellement bien tanné de voir se perpétuer sans cesse l’hydre grimaçante de la vieille peur complexée et colonisée de l’anglicisme au Québec. On va donc se faire sans s’énerver une ou deux petites mises au point linguistiques et sociolinguistiques.. Hmm, entre bons (vrais) amis.

.
.

yao-ming-faut-pas-dire---tuxedo---faut-dire---smoking---sil-vous-plait----mais-sil-vous-plait

L’EMPRUNT SOI-DISANT DE BON ALOI. Il y aurait des anglicismes de «bon aloi» et d’autres non. On nous baille ça depuis des décennies. Or la notion de «bon aloi» n’a aucun statut analytique ou opératoire. C’est une formulation crypto-normative servant exclusivement à donner une apparence de légitimité descriptive au détenteur d’une compétence corrective trop souvent autoproclamée et biaiseuse. Plus le corpus des «mots de bon aloi» s’étend, plus la stabilité des critères sensés les légitimer s’estompe. Le seul critère qui reste finalement, c’est celui de la préférence subjective, habituellement émotive et fort peu imaginative, du personnage en position d’autorité dictant le «bon aloi». Ce personnage, dans la majorité des cas, s’aligne sur ce qu’il fantasme comme étant le choix français (entendre: étroitement hexagonal) et s’abdique devant ce choix ou pseudo-choix. Je ne vois vraiment pas pourquoi je dirais smoking (au lieu de tux ou tuxedo) ou bifteck (au lieu de steak) sous le prétexte, réel ou hallucinatoire, que les Français le font ou le feraient. Mes anglicismes directs, acculturés et bêtes valent bien ceux des autres et la formule selon laquelle il n’est de bon aloi que de Paris est parfaitement faisandée et dénuée des moindres qualités dialectologiques. Même les Parisiens d’ailleurs n’en veulent plus et la parisianité linguistique, notamment en matière d’anglicismes, est largement une fabrication coloniale (une fabrication de nous, donc). D’autre part, le xénisme, cet anglicisme un peu conjoncturel et ad hoc utilisé strictement pour faire smart ou pour «faire anglais» ne se cultive pas de la même façon d’un côté et de l’autre de l’Atlantique et il n’est certainement pas question de donner un chèque en blanc à nos amis Français (ou à leurs thuriféraires locaux) sur cette question. Je vais donc continuer de dire commenditaire et primeur et leur laisser sponsor et scoop, si ça les amuse tant (le cas échéant — n’oublions pas qu’on surestime largement la crispation des Français sur ces questions) de faire ricain à la manque quand ils disposent d’un mot parfaitement français pour ce dire. Le «bon aloi» n’est pas issu de papa commandant. Il n’en chuinte pas comme une humeur, n’en émane pas comme une vapeur, n’en jaillit pas subitement comme un vent. Il faut démontrer la validité de ce qu’on assume de défendre. Et, de fait, pour tout dire, le «bon aloi» absolu et transcendant n’est pas. Chaque formulation identifie une strate sociale et en émane. Et, variation sociolinguistique oblige, il n’y a pas d’autorité absolue en matière de langue et… surtout pas en matière d’anglicismes.

.
.

yao-ming-faut-pas-dire---mannequin---faut-dire---top-model---sil-vous-plait----mais-sil-vous-plait

LA TRADUCTION DITE LITTÉRALE. C’est là un autre serpent de mer souvent invoqué pour fustiger mais, de fait, fort mal décrit. Ainsi, par exemple, contrairement à ce qu’affirment certains olibrius, le tour téléphone intelligent n’est pas une «traduction littérale» d’usage. C’est d’abord un terme. En ce sens que c’est une unité retenue par une instance officielle de terminologie (québécoise). Son défaut n’est pas dans sa soi-disant dimension de «traduction» mais bien dans son intelligibilité en tant que syntagme (si vous me pardonnez le jargon). Les Français (qui restent numériquement majoritaires en francophonie) n’ayant pas retenu ce terme, ils le décodent au sens littéral analytique (plutôt que comme syntagme synthétique) et le résultat est inintelligible et, de fait, ridicule (on semble imputer de l’intelligence à un objet). C’est ça et rien d’autre qui rend le tour téléphone intelligent difficilement utilisable (surtout dans du texte visant un public hexagonal). Exemples converses en français: carte orange, fromage blanc. Les Québécois, ici, n’attrapent pas le syntagme et pensent à n’importe quelle carte de couleur orange ou n’importe quel fromage de couleur blanche et ça semble inintelligible, imprécis ou redondant. Pour le ridicule en matière de décodage littéral des syntagmes, il faut aller chercher le français glace à l’eau, qui ne remplacera jamais le terrible popsicle au Québec attendu que de la glace à l’eau, quand on la décode au mot à mot, surtout dans un pays nordique, c’est fatalement aussi imbuvable que de l’eau aqueuse ou du sel salé. Ces syntagmes québécois et français n’ont strictement rien à voir avec de la traduction, littérale ou autre. Au contraire, c’est leur irréductibilité franco-française ou franco-québécoise qui les rend difficiles à faire circuler en francophonie. Ce sont des tours régionaux, sans plus. L’anglais n’y est pour rien. La notion de traduction littérale ne doit pas être utilisée à tort et à travers, chaque fois que ça nous arrange, mais vraiment au sens précis, fort et… littéral, justement. Exemple: Fait sûr d’adresser les issues (sur: make sure to adress the issues) pour «assure toi de traiter les questions importantes». Ce tour surprenant existe chez les francophones de l’Ontario. Voilà une vraie traduction littérale. Un mot pour un mot, au mot à mot et, surtout, à syntaxe stable et sans aucun résidu. Pour l’anglais smartphone ou le plus rare intelligent (mobile) phone, une traduction littérale serait *intelligent téléphone (comme on disait autrefois paie-maitre pour pay master). C’est pas ça qu’on observe. Le fait est, l’un dans l’autre, que fin de semaine et téléphone intelligent ne sont aucunement des traductions littérales. Ce sont simplement des solutions françaises plus ou moins heureuses à un problème lexicologique ou terminologique spécifique. Exemple dans l’autre sens de traduction littérale: lily of the valley (sur lys de la vallée, le nom anglais du muguet) est une traduction complète dont la syntaxe est maintenue intégralement (traduction ici vers l’anglais — en plus on change de fleur, ce qui arrive plus souvent qu’on pense, dans ce genre de mésaventure). Autres exemples de traductions littérales (lexicales et syntaxiques) dans notre belle culture: tomber en amour (sur to fall in love) pour «tomber amoureux», à la fin de la journée (sur at the end of the day) pour «arrivé au bout du compte». y a rien là (sur there is nothing there) pour «c’est simple comme bonjour », qu’est-ce que tu penses que tu fais là (sur what do you think you are doing) pour «tu joues à quoi là?» Certains cas de traductions littérales sont strictement lexicaux (en ce sens qu’ils affectent un mot unique): plombeur pour «plombier», exploder pour «exploser», paquet (sur package) pour «liasse de documents». Redisons-le: au mot à mot, dans une traduction effectivement vraiment littérale, tu as tous les mots et la syntaxe reste constante. Noter, dans le cas de qu’est-ce que tu penses que tu fais là, que le final affaiblit la cause littérale. C’est du dégradé, tout ça. En tout cas, et quoi qu’il en soit de la légitimité réelle ou voulue du fait universel de passer d’une langue à une autre, nos bons compatriotes qui utilisent ces tours font de la traduction, c’est certain. Littérale ou non, peu importe finalement. Quand ces tours sont intelligibles en francophonie et qu’ils me bottent bien, je les utilise sans frémir. Ceux qui me barbent, je les laisse de côté. Tant qu’à américaniser son style, autant le faire par la traduction malicieuse que par le xénisme béat. Pensez-pas?

.
.

yao-ming-faut-pas-dire---chefferie---faut-dire---leadership---sil-vous-plait----mais-sil-vous-plait

LES FAUX AMIS: PARFOIS DE BONS VIEUX AMIS. Les cas comme avatar, éventuellement ou figurer, des classiques aussi, je les décrirais, sans rougir, avec la notion de faux amis (vieille désignation colorée et vive, mais descriptivement plutôt heureuse, pour attaquer l’anglicisme sémantique). C’est patent dans le cas, par exemple, de application au sens de «candidature» qui nous rappelle l’époque héroïque où on appelait un chef de gare un agent (sur station agent) et du pain grillé des rôties (en traduisant toast). Des cas comme image en mouvement sont plus difficiles à catégoriser. Comme balle molle (pour soft ball) ou chien chaud (pour hot dog) c’est un cas mixte faux amis et/ou traduction. On sent en tout cas que l’anglais ravaude l’affaire et que le français résiste. Le Dada de Troie, en somme. Le critère d’intelligibilité auprès des locuteurs est finalement un bien meilleur guide que tous nos cadres descriptifs, toujours plus ou moins défaillants quand les corpus s’élargissent. Souvenons-nous quand les vieux disaient Moi, pour un… (sur I for one), moi tiku j’y comprenais rien. Je trouvais ça confusant (pour reprendre un beau monstre créé autrefois par mes étudiantes anglophones sur confusing) et l’expression a fini par mourir avec ma génération. L’intelligibilité française a prévalu, sans trompettes. Parfois, en plus, le fustigeage [sic] de ces tours se complique de préjugés enfouis pas vargeux-vargeux pour personne et qui n’ont absolument rien à voir avec l’adstrat anglais. Il y a des têtes croches partout, pour reprendre un mot bien de chez nous. Les Français aiment pas chandail (lui préférant pull, qui n’existe même plus en anglais, ayoye) pourtant bien présent dans leurs dictionnaires et français au boutte, à cause du souvenir de l’étymon marchand d’ail. Ça rend une odeur populaire. Certains de nos compatriotes tournent le dos à barbier (à cause de barber et malgré Figaro, pourtant barbier de Séville) pour des raisons tristement analogues. En plus, ça rendrait une odeur archaïque. Moi, entre populaire/archaïque français ou chic/tendance anglais, vous vous doutez que mon choix est fait… Mais cette partie là est une opinion strictement personnelle, n’est-ce pas. L’un dans l’autre, pour tout dire comme il faut le dire, j’accepte pas de me faire dire qu’il faut pas dire chien chaud (qui est attesté, marrant, un brin surréaliste et savoureux… surtout avec de la moutarde jaune fluo et vapeur —certainement pas steamé), que c’est une traduction fausse amie de mauvais aloi et que le mot français «est» hot dog. Pouah… c’est quoi le critère, autre que celui du conformisme rampant, veule et sans imagination?

.
.

Insistons pour dire que ces classifications descriptives (calques, faux amis, traductions littérales, emprunts directs) n’ont aucune validité normative, de la même façon que les désignations normatives (barbarismes, solécismes ou le monstrueux «anglicisme de culture») n’ont aucune validité descriptive. Tant et tant que, finalement, souple et sans complexe, ma solution est sereinement subjectivée. J’invoque des critères descriptifs certes. Mais je les maintiens lâches, moirés, souples, pour arriver à des solutions empiriques, colorée, sociologiquement marquées, mais toujours intelligibles. Et je me méfie comme de la peste des grandes explications normatives improvisées pour faux savants roides et mal avisés en mal de psychologie des profondeurs et de nature des choses dans les mots. Elles ne sont habituellement que la légitimation de ce qui est usuel (pour moi) et le rejet (fallacieusement) documenté de ce qui est dépaysant (venu de l’autre). Il n’y a pas si longtemps, les baîllonneurs au «bon aloi» nous disaient, au Québec, de ne pas dire à cause que, une soi-disant traduction littérale (dans l’utilisation descriptivement impropre de cette notion) de because. Voilà des oiseaux qui n’avait pas lu Le Discours de la Méthode où la majorité des causales sont introduites sans sourciller par à cause que. Si on ne peut plus invoquer le modèle de Descartes ès langue française, je vous demande un peu ce qu’on va manger l’hiver prochain… Tintouin…

Chien chaud, Hot dog, Westmister de Carole Spandau
Chien chaud, Hot dog, Westminster de Carole Spandau

.

avatar

Ysengrimus

Voir ici: http://ysengrimus.wordpress.com/about/

21 pensées sur “Emprunts de «bon aloi», faux amis et traductions dites «littérales». La vieille chanson geignarde de l’anglicisme québécois

  • avatar
    17 avril 2015 à 5 05 43 04434
    Permalink

    On pourrait dire coupé de ville parce que les américains le disent mais on pourrait pas dire maison de ville (faudrait dire townhouse) pour éviter l’anglicisme?

    Le reste à l’avenant.

    Marre.

    Répondre
  • avatar
    17 avril 2015 à 13 01 16 04164
    Permalink

    C’est pas « Plus le corpus des «mots de bon aloi» s’étend, plus la stabilité des critères sensés les légitimer s’estompe » c’est « …censés les légitimer… » ! Pour un linguiste, vous ne maîtrisez pas tant ! 😀

    Répondre
  • avatar
    18 avril 2015 à 7 07 52 04524
    Permalink

    Laurendeau vos propos sont xénophobes et ils injurient toute une culture . Vous faites comme ceux qui haissent ceux à qui ils doivent tant. Vous aimeriez tant que le Québec ne doive rien à la France. Au lieu de vous réjouir d appartenir à une des plus grandes cultures. Et je me demande bien qui vous ne traiteriez pas de Drieu puisque ça vous arrange. Vous êtes impulsif, aigri et querelleur. Bref vous éructez tout seul et il ne vous reste plus que vos pires détracteurs comme seuls et derniers lecteurs car il faut bien s’amuser de la chute des destructeurs.

    Répondre
    • avatar
      18 avril 2015 à 8 08 15 04154
      Permalink

      Gélinas, lis ceci attentivement, c’est à toi que ça s’adresse, en fait. Surtout le boutte: Vous aimeriez tant que le Québec ne doive rien à [placer l’instance valorisée ici].

      Moi j’aime la France: MA FRANCE.

      Répondre
      • avatar
        18 avril 2015 à 9 09 18 04184
        Permalink

        Laurendeau vous tombez dans l’incantation, ce qui n’exorcise pas votre pensée profonde qui se lit en filigrane. Thiers aussi disait aimer la France il le criait sur les tribunes tout comme l’autre Adolphe (l’autrichien) qui hurlait son amour de Deutschland.

        Répondre
        • avatar
          18 avril 2015 à 11 11 47 04474
          Permalink

          Restons dans le sujet du billet et résumons-nous.

          J’entends fermement dire chien chaud vapeur et non hot-dog steamé et cela fait de moi un xénophobe qui n’aime pas la France?

          Ça s’arrange vraiment pas dans les transistors à Ti-Oui-Ouest et à Gégé-la-Picosse…

          Répondre
  • avatar
    18 avril 2015 à 12 12 10 04104
    Permalink

    il le criait sur les tribunes tout comme l’autre Adolphe (l’autrichien) qui hurlait son amour de Deutschland.

    Point-Goodwin

    Répondre
    • avatar
      18 avril 2015 à 12 12 54 04544
      Permalink

      laurendeau-en-rabbi

      Humour Ashkénaze dans la catégorie « mème de la semaine », tout aussi insignifiant?

      Répondre
      • avatar
        18 avril 2015 à 13 01 25 04254
        Permalink

        Ouf

        C’est tout ce que tu trouves à faire avec ta liberté d’expression, mon pauvre? Pas fort.

        Et pourtant: j’aime profondément le Québec. Exactement comme Plume Latraverse, je suis totalement fier d’être québécois.

        Répondre
        • avatar
          18 avril 2015 à 13 01 55 04554
          Permalink

          Laurendeau il me semble que le point Godwin vous revient puisque vous avez traité un de vos interlocuteurs de Drieu et en plus vous avez traité la France actuelle de Vichyste. Encore une fois vous faites le contraire de ce que vous annoncez. Tout comme vous vous annoncez communiste et vous agissez en gros et gras proprio arrogant du site. Rien que de très normal finalement. On connait la fin de l histoire.

          Répondre
          • avatar
            18 avril 2015 à 14 02 00 04004
            Permalink

            Attrapons la tauraille par la corne mon petit Occident (West).

            Question: la France est-elle oui ou non en train de devenir néo-vichyste?

          • avatar
            18 avril 2015 à 14 02 51 04514
            Permalink

            Vous demandez si la France est néo-vichyste,et c’est bien votre manière de xénophobie car vous parlez de la France comme de la ménagère de 50 ans et que vous l’avez au préalable désignée dans la foule. Bref le classique délit de sale gueule et appliqué aux maudits Français. Vous êtes un redneck québécois comme il y en a plein. Vous ressemblez tant à ce que vous dites haïr et juste parce que vous flippez d’être vieux. Ça va pas s’arranger.

  • Ping :Qu’est-ce qu’une caricature antisémite? | Les 7 du Québec

  • Ping :Qu’est-ce qu’une caricature antisémite? « Le Carnet d'Ysengrimus

  • Ping :Emprunts de «bon aloi», faux amis et traductions dites «littérales». La vieille chanson geignarde de l’anglicisme québécois « Le Carnet d'Ysengrimus

  • avatar
    22 mars 2019 à 17 05 37 03373
    Permalink

    @ Ysengrimus

    Je souscris totalement à ce billet qui met les points sur les i, et j’ajoute que vous n’avez pas de leçon à recevoir des deux commentateurs ou de quiconque aussi frenchie qu’il puisse être, c’est-à-dire croire qu’il est le digne descendant de la France républicaine, bourgeoise, hautaine, gâtée, bobo, chichi, et j’en passe, et que tout autre français lointain qui ne le soit pas ne peut être qu’un redneck xénophobe et ingrat envers la ‘’patrie’’ ! non seulement c’est méchant et haineux, mais c’est n’importe quoi… et c’est ne pas admettre les nombreux traits culturels ridicules et complexes que ces français révèlent sur eux-mêmes au premier venu et à la première occasion et qu’ils ne soupçonnent même pas car trop imbus d’eux-mêmes et trop confiants en leur suprématie supposée en matière culturelle! Ce billet vient démontrer tout simplement que ces français-là sont à mille lieux de se douter de leurs tares culturelles et linguistiques, et que c’est l’une des raisons qui fait que la France ait perdu autant d’influence stratégique que de capital sympathie, influence politique, économique, scientifique, intellectuelle car n’inspire plus confiance ni ne démontre de l’ouverture d’esprit ne serait-ce qu’envers les francophones, à l’opposé des anglais qui eux n’ont jamais été aussi chiens envers les anglophones ou leurs ‘’compatriotes’’ du Commonwealth ou les américains qui eux ont su investir la langue et l’ouvrir aux autres pour en faire un réceptacle efficace qui plus tard imposera sa culture, son capitalisme, son corpus académique et scientifique dans une langue ouverte au monde ! bref, pour les mêmes causes, la France à aussi perdu son capital sympathie autant par les francophones que les non francophones dont certains apprennent le français sans l’associer inévitablement et uniquement à la France et son contexte culturel devenu par la force des choses limité et circonscris dans le folklore et le chichi de la métropole !

    Je crois pour ma part que cette maladie culturelle d’une certaine France chichi, bobo, xénophobe et hautaine a résulté puis culminé suite à la fin de la colonisation au Maghreb et en Afrique, pour se fixer dans le paysage d’une France livrée à elle-même pour la première fois depuis fort longtemps, et devenir un complexe caractéristique d’un chauvinisme français maladif surtout chez des Parisiens et autres arrivistes, faux bourgeois et plouc recyclés… dont certains ont fait carrière à la télé, le cinéma, la politique et le journalisme en France et qui ont largement détourné, récupéré, confisqué pour le bénéfice de la France tout ce qu’ils ont pu sur le plan culturel et linguistique et ont voulu l’ériger en règle inviolable !

    Heureusement que c’est pas tous les français qui sont comme ça, et heureusement que les français qui ont légué une certaine grandeur à la France ont été tout sauf cela ! artistes, poètes, écrivains, philosophes, musiciens, scientifiques, cuistots, cinéastes, acteurs, gentilshommes ou tout simplement comiques… ils ont ri de tout et ne se prenaient pas autant au sérieux…et ce n’est qu’ainsi qu’ils ont pu conquérir les gens un peu partout dans le monde!

    Et pour ceux qui ne l’auraient pas compris, j’utilise moi même chez Ysengrimus des expressions françaises et anglicismes français sans qu’il m’est jamais coupé les couilles ni exclut du blog pour autant!

    Répondre
    • avatar
      23 mars 2019 à 8 08 08 03083
      Permalink

      Et rappelons, pour mémoire, que les pires flics à l’anglicisme de toc, ce sont encore nos colonisés complexés locaux, totalement non-hexagonaux, cuistres en diable, et pédantissimes.

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *