Faire de la spéléologie au Québec

spéléo

CLAUDE BORDELEAU

Un beau dimanche après-midi idéal, 24°C, du soleil mur à mur, un petit vent agréable. Banal, dirons certaines personnes, rien d’excitant ou de stimulant. Chez certaines personnes c’est génétique, littéralement, ce besoin d’aventures, de découvertes, d’autres choses : ils possèdent certainement le gène DRD4 avec l’allèle 7R active. Dans un article paru en 2011 dans le Medical Science Monitor, deux médecins de la Charles University de Prague et leur collègue américain du Neuroscience Institute dans lequel ils font le point sur différents traits de personnalité attribués à l’allèle 7R. Leur conclusion est sans équivoque : des liens significatifs ont été établis à plusieurs reprises entre cet allèle et le goût du risque, une forte attirance pour la nouveauté, des capacités marquées pour la résolution de problèmes et une tolérance élevée au stress. Des traits de caractères qui pousseraient les porteurs de cet allèle à rechercher aventures et sensations fortes.

Franchement pour moi l’aventure c’est d’aller au dépanneur, mais, à pied et après le coucher du soleil. Je présume sans aucune honte que le gène DRD4 et l’allèle soient très récessif dans mon cas, Mais, cet après midi j’ai rencontré un camarade de Cégep, un ami longtemps perdu de vue, qui lui possède plus que certainement ce gène et qui doit être très actif. Déjà au Collège il pratiquait régulièrement la spéléologie sur une base régulière et ayant depuis ce temps compléter son cours de plongée, de la spéléologie sous-marine; et cela, ça prend indéniablement le fameux gène.

Je n’ai peut-être pas le gène de l’aventure mais celui de la curiosité lui est bien ancré et actif en moi et en route pour la spéléologie.

La spéléologie, affirment ses adeptes comme mon ami, donne la possibilité d’être un véritable découvreur. C’est explorer une nature méconnue et de découvrir des formes rocheuses surprenantes tout en s’évadant de son univers quotidien et de s’immerger dans un monde d’obscurité et de silence d’une nature totalement différente. En y réfléchissant bien et en imaginant une mise en situation d’être sous terre, dans l’obscurité et le silence comme nos ancêtres, pas si éloignés de nous quand on y pense bien.

Qui, enfant, ne s’est pas fabriqué sa propre caverne avec couvertures et coussins? Quelles sensations de paix et de sécurité nous habitaient durant ces moments. Mon allèle 7R serait-elle en train de s’activer?

Ici même au Québec de nombreuses grottes et cavernes, faciles d’accès, et la plupart d’entre elles d’exploration se prêtant à des explorations de niveau débutant, avec pas ou peu d’équipement, et peuvent se faire souvent avec un guide, avec ou sans réservation. D’autres demande une formation et un équipement au demeurant assez minimal comme : casque, lampe de poche, vêtements chauds. Par ailleurs l’École Québécoise de spéléologie donne de tels cours de formation pour apprendre à pratiquer la spéléologie en toute sécurité, celle-ci ne présente que très peu de risques, affirment les experts, et s’adresse autant aux petits qu’aux grands. Bonne idée de sortie familiale.

En consultant un article de M. Michel Julien, Les coups de cœur touristiques, parue le 22 mai 2013 dans l’e-magazine Coups de cœur pour le Québec ainsi que D’autres destinations spéléologiques dans plein air à la carte du Guide plein air du Québec les sites spéléologiques suivants ont attiré mon attention :

Caverne St-Léonard, longue de 40 mètres, d’origine glacio-tectonique, située dans l’arrondissement St-Léonard à Montréal. À la portée de tous non?

Caverne Laflèche à Val-des-Monts, au nord de Gatineau, possède près de 402 mètres de galerie sèche et des puits dont un de 15 mètres de profondeurs, elle peut être visitée à l’année mais avec une réservation.

Le trou de la fée, caverne de 68 mètres de long à Desbiens au Lac-St-Jean et qui est un phénomène rare car Le trou de la fée s’est formée dans le granit. Facile d’accès mais on doit faire une réservation.

La grotte de Cabtree située sur la rive de la rivière Ouareau, dans la région de Lanaudière, avec 133 mètres de galeries souterraines. Mais un casque, des vêtements chauds et une lampe de poche sont obligatoires.

La grotte de Boischâtel, la plus longue à l’est des Rocheuses avec ses 3 kilomètres de longueur et ses 4 mètres de hauteur. Située près de Québec et découverte en 1979, elle est spectaculaire. Cependant ses visites, si j’ai bien compris, sont pour les membres de la Société Québécoise de spéléologie.

Le trou du Diable qui est la propriété de la Société Québécoise de spéléologie qui y organise des visites. Le trou du Diable est à Saint-Casimir, dans le comté de Portneuf. Longue de 980 mètres c’est la deuxième plus grande grotte du Québec, un petit affluent de la rivière Sainte-Anne y coule.

La grotte de Saint-Elzéar-de-Bonaventure qui est la plus ancienne grotte connue du Québec, elle est située à l’intérieure des terres, derrière Bonaventure en Gaspésie. On y découvre des ossements d’animaux vieux de milliers d’années. Elle est très bien aménagée et ses visites guidées se font sur réservations.

La grotte de Lusk qui est une superbe grotte de marbre située près du lac Philippe dans le parc de la Gatineau. Il faut une heure de marche pour y parvenir et être muni d’un casque, de vêtements chauds et d’une lampe de poche mais les visites y sont libres et sans réservations, donc faites vous un forfait randonnée familiale, pique-nique et spéléologie.

Bien sûr nous sommes somme loin des grottes de Lascaux mais il y a une belle diversité de grotte facilement explorable au Québec et qui peuvent être une bonne occasion de sortie en famille ou entre amis. Moi je sens que mon allèle 7R commence à s’éveiller lentement et à me donner le goût de dépasser le visite au dépanneur du coin comme aventure. Demain je commence mon entraînement à la spéléologie : je prends le métro! Ben quoi, c’est un tunnel souterrain non? Et il faut bien commencer quelque part… Sans blague mon intérêt sinon mon besoin d’aventure est éveillé et si j’achète une lampe torche elle sera pourvue d’une bonne réserve de piles de rechange; aventurier mais prudent.

 

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Claude Bordeleau

Né à Montréal en 1950. Diplôme de technologue en chimie, carrière de 37 ans comme technicien en travaux pratiques au Collège Ahuntsic. Études en guitare populaire et piano classique, accompagnateur instrumentiste dans un groupe vocal et une chorale. Ceinture noire 3ième Dan en karaté, toujours actif dans le Groupe Karaté Sportif. But dans la vie: apprendre et devenir une meilleure personne à chaque instant, physiquement et spirituellement avec le plus grand sourire possible.

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