Frais de scolarité: un mauvais combat

 
 
 

« Il faudrait vivement doubler les frais de scolarité ! Au moins pour commencer… Ensuite, il faudrait les augmenter sérieusement… »  ( pierre jc allard, circa 2005 … )

 
 
Je m’étais fait des ennemis en 2005, en contrariant ainsi la sagesse conventionnelle de la Gauche.  On a dit que mon commentaire était « inopportun ». Je suis souvent inopportun. Je suis un « in-opportuniste » littéralement invétéré qui préfère la vérité à Platon… Je sens que je vais me faire encore des ennemis.

Je sens déjà des milliers de petites aiguilles transpercer mon portrait et pas question que je laisse traîner une mèche de cheveux ou une rognure d’ongle. Je sens que tous les pouvoirs de la pensée magique vont s’activer contre moi. C’est comme ça que réagissent les tenants de la pensée magique quand on les contredit.

La pensée magique, c’est celle qui croit et affirme que ce qui est gratuit ne coûte rien, alors que ce qui est gratuit, en fait, est payé par quelqu’un d’autre. Parfois votre voisin, mais bien souvent par VOUS. Quand on comprend que la moitié du revenu brut des citoyens va à l’État bienfaiteur qui, directement ou indirectement, le redistribue, il ne reste qu’à sortir de la pensée magique pour comprendre, aussi, que c’est vous et moi qui payons ce qui est gratuit.

« Eux » aussi – les riches – payent une part de ce qui est gratuit, mais si vous croyez qu’ils en absorbent la grosse part, c’est que vous êtes sous hypnose. Ils sont peu, nous sommes nombreux et c’est surtout nous qui payons. Les choses pourraient être autrement, mais c’est une autre histoire. Hic et Nunc , Here and Now, « Icitte et Astheure,’stie », c’est surtout le monde ordinaire qui paye. Il paye, entre autres, l’éducation.

Le monde ordinaire, c’est ceux qui gagnent le revenu moyen. Disons le revenu moyen plus ou moins 100 %, pour ratisser large. Disons, encore plus largement, tous ceux qui gagnent entre rien du tout et 100 000 $ par année. Ils sont nombreux. Vous vous sentez chez-vous ? C’est eux – nous – qui payons l’éducation gratuite. On paye toute l’éducation de tout le monde. Oh, on peut demander des frais de scolarité, mais on ne couvre ainsi qu’une petite part des frais réels de l’éducation, l’équivalent d’un ticket modérateur.

Vous en êtes heureux ? Vous êtes d’accord avec cette proposition socialement progressistee ? Tout va bien ?  Tout va bien… Tout va bien… Tout… va… bien….  bbbzzzzzzzzz…     1, 2, 3 Click ! SNAP ! Sortez de la transe.

Ouvrez les yeux. Voyez-vous que, lorsque vous payez l’éducation gratuite du futur ingénieur, du futur MBA, du futur médecin spécialiste, vous êtes en train de financer à fond perdu le fond de commerce que constitue le diplôme du futur professionnel, lequel, dans 5 ou 10 ans et jusqu’à sa retraite, exploitera ce fond de commerce à SON profit ?

À SON profit et non au vôtre, car le futur spécialiste à 200 000 $ par année ne fera de cadeaux à personne. C’est l’État – vous, encore un fois – qui lui payerez alors, bon an mal an, 3, 4, 5 fois le revenu moyen de la population. Vous êtes bien bon. Seriez-vous prêt à payer aussi de vos deniers la construction de stations-services qu’on donnerait clef-en-main à des pompistes, lesquels vous vendraient ensuite l’essence au prix fort ? Non ? Où est la différence ?

Je suis un homme de gauche depuis bien longtemps, mais je nevois pas ce qu’il y a de socialement progressiste à faire payer par la classe moyenne la formation d’une élite qui gagnera plusieurs fois le salaire moyen de cette classe moyenne. Il y a ici un équivoque entre éducation et formation qu’il faut courageusement dissiper. Une vache sacrée à abattre.

–  Il est BON qu’une société paye à tous, toute l’éducation qu’elle donne à tous. Il est socialement progressiste que l’on augmente l’investissement dans ce tronc commun de l’éducation à la hauteur de nos moyens collectifs et en accord avec le consensus social.  Mais…

– Il est MAUVAIS qu’une société prenne sur elle – et fasse donc porter par tous – le coût de la formation spécifique dont l’acquisition bénéficiera à quelques uns seulement.

Une générosité d’autant plus perverse, que les bénéficiaires se situeront dans les classe les plus élevées de revenu. On a ainsi un transfert systématique de richesse, direct ou en moins prenant, des pauvres vers les riches de la société. Ce n’est pas le seul de ces tranferts, hélas, mais celui-ci n’est pas plus vertueux, du seul fait qu’il se camoufle derrière l’étudiant impécunieux pour enrichir à terme le professionnel bien nanti.

On devrait doubler, peut-être tripler, les frais de scolarité pour toute formation professionnelle qui excède du tronc commun. On devrait, en fait, vendre cette formation à l’étudiant au prix qu’elle coûte. Pas plus, pas moins. On ne devrait rien donner à celui qui poursuit des études professionnelles supérieures, car il n’étudie pas pour nous, il étudie pour lui. Il est à bâtir SON avenir. Il travaille activement à SON enrichissement.

Cela dit, même si collectivement ces compétences nous seront ensuite vendues et non données, la société, vous et moi, avons intérêts à ce qu’elles soient disponibles. . Nous devons donc faire en sorte qu’elles soient acquises. Comment pouvons nous faciliter la préparation des ressources humaines compétentes dont nous aurons besoin demain ? En PRÊTANT aujourd’hui à ceux qui ont prouvé leur aptitude et leur ferme volonté à suivre des études universitaires.

Il ne faut pas donner, mais prêter aux étudiants. Il n’y a rien de scandaleux à ce que le jeune professionnel entre dans la carrière avec une dette, tout comme commencerait ses activités avec une dette le fabricant ou le commerçant qui lancerait une affaire aussi rentable qu’un cabnet de dentiste… s’il pouvait trouver aussi facilement qui le finance !

Il faut prêter à l’étudiant, pour poursuivre ses études supérieures, les sommes nécessaire pour qu’il puisse non seulement payer des frais de scolarité qui deviendront beaucoup plus onéreux quand on vendra la formation à son coût, mais aussi pour vivre au-dessus du seuil de la pauvreté durant ses études sans faire autre chose qu’étudier. Etudier est son travail.

Dans une société vraiment juste et socialement progressiste, ce travail d’étudiant pourrait être rémunéré, comme tout autre travail, mais, comme nous l’avons dit, ceci est une autre histoire. Aujourd’hui, il est malsain qu’une caste de travailleurs-entrepreneurs – les étudiants – jouissent d’avantages disproportionnés dont le coût est assumé par les autres travailleurs qui ne sont pas plus riches qu’eux et qui ne sont pas, eux, sur une voie royale vers la bourgeoisie.

Que j’ai tort ou raison, ça se discute. Mais ça ne se discutera sans doute pas.  Il est typique de notre  société couillonne, que le débat sur les frais de scolarité – qui n’est qu’un aspect d’un problème plus large qu’est la garantie de revenu! –  ait été déjà détourné de son thème et s’en écarte de plus en plus.

On est d’abord venu à discuter du « droit » de bruler des voitures pour contester… puis au droit d’un quidam de discuter du droit de l’individu à se révolter contre un pouvoir qui l’opprime… puis au droit du journaliste de dire qu’un  quidam l’a dit…  et on en est aux discussions  sur les droits et les devoirs du journaliste…

Toutes ces dérivées en cascade ne disent pas que des bêtises, au contraire, mais il est emblématique de la pensée erratique divergente  ( voir le concept populaire: « noyer le poisson » ) qui est devenue le mode mental prédominant au Québec, que  rien n’en sortira, puisque ni le sujet initial du débat si les autres auxquels il aura donné lieu  ne seront discutés jusqu’à une conclusion.   Tout sur tout se règlera finalement en petits comités… et le peuple causera toujours.

Pierre JC Allard


20 pensées sur “Frais de scolarité: un mauvais combat

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    19 mars 2012 à 3 03 11 03113
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    Je me demande à quoi il sert de vouloir éduquer nos jeunes, puisqu’ils tomberont d’autant plus, car plus sensibles, donc plus vulnérables, dans les pièges sociétaux en nous faisant tomber avec eux. Notre civilisation occidentale est beaucoup trop faible pour résister à l’homme fruste, grotesque et malheureusement le seul qui puisse survivre sur cette belle planète. En effet, il est vain de vouloir que l’espèce humaine évolue si on la garde dans un monde où l’individu ne pense qu’à détruire son propre nid.

    Tous nos efforts pour sortir de la ronde infernale d’assassins aveugles, de piètres dirigeants, de monstrueux imbéciles heureux sont restés vains car nous avons gardé des caractéristiques propres au cancer. Nous avons utilisé notre intelligence pour nous multiplier sans fin, dans l’espoir de devenir des Dieux. Nous ne sommes pas devenus des Dieux mais sommes restés des déments. Nous avons instrumentalisé jusqu’au moindre brin d’herbe, jusqu’au dernier des cailloux, mais nous avons refusé de considérer que nos outils étaient là pour nous aider, non pour détruire encore plus. Et la spirale infernale dans laquelle nous nous sommes installés est en train de nous absorber jusqu’au moindre de nos neurones. Nous sommes devenus des imbéciles heureux même plus conscients des désordres que nous infligeons au monde entier, simplement pour que notre système économique puisse perdurer.

    Je pense que notre espèce ne mérite pas le bonheur de vivre sur une planète aussi magnifique que la Terre. Elle devrait émigrer sur Vénus ou même Pluton. Elle est aussi froide que les glaces de Pluton et aussi perverse que les acides de Vénus.

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    19 mars 2012 à 5 05 42 03423
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    PJCA,
    Vous avez raison sur toute la ligne.

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    19 mars 2012 à 7 07 54 03543
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    PJCA

    Je me surprend moi-même à être en parfait accord avec votre raisonnement.

    Donc l’instruction (parlez ici d’éducation est farfelu) devrait être GRATUITE jusqu’au niveau où il donne accès à un emploi rémunéré au niveau moyen tandis que celle menant à la rémunération supérieure devrait être PAYÉE. Au niveau de l’équité sociale, il n’y a vraiment rien à dire, si les prêts sont accordés selon les aptitudes de l’étudiant.

    Par contre, ce n’est pas des « spécialistes comptables » qui pourront évaluer ces étudiants qui veulent s’orienter vers les « gros salaires ».

    Aujourd’hui sera dévoilé le « cheminement à suivre » de notre société québécoise. Malheureusement, ce sera un « spécialiste comptable » qui présentera SA solution. Je ne crois vraiment pas que SES solutions soient très « sociales ». Comme d’habitude l’équilibre sera visé par l’augmentation du prix du beurre compensée par la diminution du prix des raquettes « pattes d’ours ».

    Notre problème n’est pas « social » il est « comptable »; et ce n’est pas en engageant plus de « comptables » qu’on le solutionnera. C’est identique au problème administratif de la santé; cela ne se réglera pas en « ajoutant » des administrateurs.

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    19 mars 2012 à 9 09 20 03203
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    Bon moyen, en effet, de voir la majorité des étudiants se lancer dans les professions les plus payantes ( médecine, ingénierie) au détriment des professions moins avantageuses (enseignement, sociologie,sciences pures). Nous accusons déjà un manque sérieux d,enseignants.. Pourquoi l’empirer?
    Ne vaut-il pas mieux de demander à ceux qui ont de meilleurs salaires de rembourser l’état après leurs études par des impôts plus élevés?

    Pourquoi ne pas avoir l’éducatio¬n gratuite à tous les niveaux et rendre les étudiants imputables de leur de leurs actions.L’¬accès à l’universi¬té, à cause des sommes faramineus¬es que nous y investisso¬ns, devrait être accordé à ceux qui ont le talent et les aptitudes nécessaire¬s pour réussir, pauvres et riches.
    De plus, à chaque étape, l’étudiant devrait être en mesure de démontrer qu’il maîtrise bien le sujet.
    Nous avons trop d’étudiant¬s qui, pendant des années, traînent sur les bancs de l’universi¬té uniquement parce qu’eux ou leurs parents ont les argents nécessaire¬s à pareil farniente estudianti¬n.
    Et nous pourrions financer l’éducatio¬n universita¬ire en simplement récupérant des argents qui nous reviennent¬. Pourquoi avoir donné un congé d’impôt sur les gains de capitaux? Qui en profite? Les employés de Wal-Mart? Les enseignant¬s du secondaire¬?, les commis dans nos boutiques et dépanneurs¬? Un milliard que ça représente¬.
    Pourquoi ne pas prendre des mesures vigoureuse¬s contre le marché au noir qui nous prive, au bas mot, de 3 milliards de revenus par année? Trop difficile.¬..beaucoup plus facile d’augmente¬r les frais de scolarité.
    De plus ,l’éducati¬on est un droit. Le Canada, dont le Québec fait toujours partie, a signé il y a plusieurs années le pacte internatio¬nal voulant que chaque signataire viserait graduellem¬ent à implanter la scolarité gratuite à tous les niveaux. Avec l’augmenta¬tion des frais, nous faisons exactement le contraire. C’est vrai que la signature du Canada, ça ne vaut peut-être pas bien cher

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    19 mars 2012 à 9 09 54 03543
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    Si l’étudiant est indiviualiste et s’il n’est qu’un produit auquel il faut absolument lui attribuer une valeure économique un plus value. Si chacun se regarde le nombril et qu’il se réduise à parler qu’en terme de revenus et profits sans évaluer ce que vraiment une meilleure éducation peut globalement et réellement apporté à la société. Mais, alors oui vou avez totalement raison l’utilisateur payeur! Mais, pourquoi donc avons nous un système socialiste fonctionnant par intermittance? Pourquoi nous laissons nous influencer ainsi parles étrangers? Pourquoi notre politique est-elle tiraillée entre deux extrème? Pourquoi les étudiants sont-ils devenus si égoistes? Moi je crois que la question est bien plus complexe que simplement une question de rendement et une question de budjet. Cet enjeu est un enjeu de société. La question dépasse l’étudiant, le professeur et le gouvernement. À savoir, si, nous comme société voulons que nous donnions, et oui que l’on DONNE, que l’on transmet le savoir les connaissances gratuitement, indépendemment des ressources financière de l’étudiant. Je ne suis ni pour ni contre. Voyez je ne crois pas à preuve du contraire que la société québecoise soit assez mature pour former gratuitement ses étudiants. Malheureusement, l’étudiant ne réussi pas à me convaincre qu’il n’est pas un citoyen opportunisme et égoiste, n’étant lui-même que le reflet de notre société. Ce qui réitère le fait que je ne crois pas que nous sommes assez mature pour l’instant pour nous permettre un tel loisir. Je crois que le gouvernement a bien évaluer les enjeux. Dommage de constater ce que d’autres n’ont pas encore fait. Aux étudiants de nous prouver que nous avons tors, aux étudiants de nous prouver qu’il sont redevable à la société, aux étudiants de nous prouver qu’il ne changent pas de pays pour des considérations monétaires etc.
    Bonnes manifestations

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    19 mars 2012 à 12 12 25 03253
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    Bah oui! augmenter les frais de scolarité, de toute façon les jeunes décroche au secondaire qu’est-ce que ça peut ben faire alors. Faisons PAYER les riches! Pourquoi les pauvres payent les études universitaires pour les gens riches? Plusieurs étudiants de l’université Mc Gill vivent en haut de chez moi. Tous les week-ends, les jeunes font un GROS PARTY. Le 2 mars dernier, les étudiants ont fait un OPEN HOUSE, qui est devenu hors contrôle. La police à procédé a l’évacuation de tous les étudiants vers 2 heures du matin. Les étudiants ont été quittes pour une amende de 144 $ pour le bruit. Certains étudiants sont repartis intoxiquer par l’alcool avec leur véhicule luxueux sous le regard des policiers. Quand tu possèdes une BMW ou une Mercedes, pense que t’es capable de payer beaucoup plus pour tes frais de scolarité? Merci à messieurs JC ALLARD pour son article.
    100% d’accord avec vous.

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    19 mars 2012 à 14 02 26 03263
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    @Pierre JC Allard

    Félicitations pour cet article percutant et d’une clarté remarquable.

    Je suis à 100 % d’accord. Il y a longtemps que ce débat me rend mal à l’aise. À mon avis, plusieurs rehaussent «leur image» en prenant parti pour la revendication des étudiants, se croyant nécessairement plus ouverts et pour le progrès.

    Un homme me disait récemment qu’il appuyait les étudiants. Pourquoi lui ai-je demandé? Il a dit : «Je fais un très très bon salaire, mais l’impôt m’en enlève beaucoup. J’ai trois enfants, deux encore aux études. Moi, ça m’avantage comme parent que les frais de scolarité diminuent. Je récupère alors pas mal d’argent.»

    Merci de nous avoir donné cette profonde analyse de la situation.

    Il est bon de remettre les pendules à l’heure.

    Carolle Anne Dessureault

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    19 mars 2012 à 16 04 08 03083
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    Monsieur Allard , pourquoi avoir mis un Noir au début ? Je suis contre tous ceux qui en ont fait des esclaves. Mais récemment que l’on s’en serve pour s’abriller , je trouve cela pas trop correct. === Je viens de le vivre récemment. === Pourquoi ne pas mettre un Jésus-Christ de Blanc en premier si c’est pas correct ? Ti-Ben vous en empêche ?
    Jean-Marie De Serre.

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    19 mars 2012 à 21 09 24 03243
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    @ L’artiste

    Je suis d’accord avec votre commentaire… et ça ne me surprend pas. 🙂

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    19 mars 2012 à 21 09 28 03283
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    @ FR

    Parce que c’est ça, la sagesse conventionnelle de la Gauche… et que ça ne marche pas.

    PJCA

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      20 mars 2012 à 5 05 56 03563
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      Qu’est-ce qui fonctionne dans le monde actuel?
      Je vous accorde que les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres.
      Et l’on retourne doucement mais sûrement vers l’âge d’or du capitalisme: la journée de 12 heures; la semaine de 6 jours; une espérance de vie de 60 ans. Le paradis sur terre pour les vrais capitalistes.

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    19 mars 2012 à 22 10 02 03023
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    @ SD
    La nature humaine étant ce qu’elle est, je ne crois pas que la motivation première des étudiants soit le bien commun. C’est a la société de défendre au besoin le bien commun contre les interets particuliers.

    PJCA

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    19 mars 2012 à 22 10 05 03053
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    @ PL

    Le problème n’est pas que les étudiants aient un peu de fric, je souhaiterais qu’ils en aient davantage. Je crois simplement qu’il faiut le leur prêter et non le leur donner

    PJCA

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    19 mars 2012 à 22 10 27 03273
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    @ CAD

    L’individu ne veut le bien commun que s’il est placé dans la trajectoire incontournable de son bien individuel. Votre interlocuteur en est un bon exemple. La population ne souhaite que l’on finance la formation professionnelle que dans la mesure ou l’on forme prioritairement pour les besoins prioritaires de la population. L’etudiant qui assume les frais de sa formation va vers cette demande prioritaire … que reflete approximativement le revenu qu’il retirera de son travail.

    PJCA

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    19 mars 2012 à 22 10 53 03533
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    Les professeurs de niveau universitaire ou de collège technique devraient prendre des étudiants comme élèves ou apprentis, leur enseigner ou montrerce qu’ils ont besoin de connaître dans le domaine concerné, et être payés en partie durant la période de formation et en partie par la suite lorsque l’étudiant/apprenti travaille ou produit quelque chose.

    De cette façon, le professeur qui est le principal intéressé à partager son expertise contre une rémunération négocierait une entente directement avec l’étudiant/apprenti, qui est le principal interessé à acquérir l’expertise, et les deux principaux interessés asumeraient le risque de leur transaction, ce qui est tout-à-fait normal.

    Les ‘meilleurs’ professeurs ou ceux qui ont une expertise ‘utile’, ‘spécialisée’ ou ‘de valeur’ seraient plus en demande et auraient plus de travail, et feraient plus d’argent, alors que ceux qui n’ont pas ces qualités auraient moins ou peu d’étudiants et devraient s’améliorer ou changer de travail . Les lois du marché joueraient leur rôle. La qualité de l’enseignement irait en augmentant, le coût pour la ‘société’ serait nul, et plusieurs centaines de millions seraient économisés annuellement.

    Avec cette formule, on se débarasse de la bureaucratie et on se concentre sur l’acquisition de connaissances, en privilégiant la relation professeur-maître / élève-apprenti. Ça pourrait être fait assez facilement dans plusieurs domaines (pas tous évidemment), et ça ne couterait presque rien. L’enseignement n’a pas besoin d’être dans un édifice de 200 millions $ avec un complexe sportif.

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    20 mars 2012 à 14 02 21 03213
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    Monsieur François Ricard , cela fonctionne relativement bien encore dans ce monde actuel. === Les seuls qui en tremblent ce sont ceux en haut de la  »PYRAMIDE ». === Monsieur Ricard ,  »ici » tout comme moi , on vous a permis de vous exprimer. Par contre la journée où l’on fermera Les 7 du Québec , je dirai que plus rien ne fonctionne trop bien dans ce monde.
    Jean-Marie De Serre.

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    23 mars 2012 à 4 04 45 03453
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    @ AL. Une forme d’apprentissage est certainement une partie de la solution ( Voir Ivan Illitch)_même s’il faut alors mettre le paquet sur le contrôle des acquis. J’en parle ailleurs, mais ici on ne peut pas discuter de l’éducation/formation en général, seulement des frais de scolarité.

    PJCA

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    23 mars 2012 à 4 04 54 03543
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    @ FR

    je propose beaucoup de changements à la société actuelle, mais de la même façon qu’une mécanique doit tenir compte des lois de l’inertie et de la gravité, je me fixe comme pierre de touche de ne rien proposer qui ne soit conforme à la nature humaine: paresseuse, veule et égoiste.

    PJCA

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    23 mars 2012 à 5 05 00 03003
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    @ JMDS

    ;Je n’avais pas remarqué qu’il avait une petite teinte « Obama ». C’est le chapeau et la plume qui m’ont interpellé … Vous êtes sûr que ce n’est pas le soleil ? Soyez certain que ça s’adresse a tous les estudiants sans distinction…

    PJCA

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    23 mars 2012 à 13 01 08 03083
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    C’est sûrement le soleil , je suis de cette couleur déjà et l’on est qu’en mars. === Les vieux disait : en avril ne te découvre pas d’un fil. Alors comme on est en mars , la chemise a pris le bord.

    Personnellement , ce qui m’inquiète le 23 mars 2012 , c’est que tous les étudiants de cette  »PLANÈTE » , arrivent à comprendre que nous les vieux on a été manipulé  »INTELLECTUELLEMENT ».

    Le pire scénario qui peut arriver , c’est que les  »ÉTUDIANTS » , ne comprennent pas que l’on fait encore avec eux , ce que l’on a fait avec nous. === À leur dernière manifestation ils ont gagnés. === Faut que la réforme de la Planète se passe dans le calme.
    Jean-Marie De Serre.

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