FRONT DE GAUCHE POPULISTE AU SERVICE DE LA DROITE MILITARISTE ? (La gauche s’agite pendant que les capitalistes passent à droite)

Bibeau.robert@videotron.ca   Éditeur   http://www.les7duquebec.com

 

 

Au temps des Fronts populistes patriotiques gauchistes

 

Le 20 janvier 2017, une manifestation est appelée à Washington DC par la gauche américaine afin de protester contre l’investiture de Donald Trump en tant que 45e président des États-Unis d’Amérique. Une question m’interpelle : « Pourquoi n’y a-t-il pas eu une telle manifestation de la gauche il y a huit ans, au moment de l’investiture de Barack Obama en tant que 44e Président ? » Serait-ce que la gauche bourgeoise le considérait dans son camp ?

 

le-populaire-4-mai-1936

 

Suite à la Grande Dépression des années trente, différentes gauches bourgeoises se sont rassemblées. En ces temps de grâce les gauches étaient imposantes alors qu’elles ne le sont plus maintenant. Pourtant, mêmes lilliputiennes les gauches sont multiples, il y a les gauches gauchistes, les gauches opportunistes (au centre) et les gauches réformistes (à droite de l’échiquier politique bourgeois). Dans les années Trente, elles forgèrent un front uni patriotique avec les partis politiques de la droite libérale démocratique (sic) afin de bloquer la montée de l’extrême droite qu’à cette époque on qualifiait de militariste (Japon, Chine), de corporatiste (Espagne, Portugal), de fasciste (Italie, Hongrie) et de nazie (Allemagne). La IIIe Internationale Communiste de George Dimitrov et de Joseph Staline apporta son prestigieux concours de « gauche » à ces Fronts unis populistes, patriotiques, chauvinistes ou le prolétariat était invité à fraterniser avec l’ennemi de classe bourgeois « libéralisé », afin de lui permettre de conserver le pouvoir contre leurs amis et concurrents capitalistes « extrémistes » droitistes et totalitaristes. Les communistes et les socialistes insinuaient ainsi que le capital « libéral » est préférable au capital « radical », intransigeant et vindicatif, fauteur de guerre et totalitaire. C’était oublier que le capital n’a qu’une seule vocation, qu’un seul item à son agenda stratégique, se valoriser – se reproduire – et se perpétuer… ou trépassé. L’option des guerres et des cruautés n’est jamais rejetée, par la gauche comme par la droite bourgeoise quand le vent de la crise menace le navire. La Seconde Guerre mondiale allait bientôt le confirmer.

 

En effet, dans le but d’atteindre cet objectif stratégique le capital « libéral ou totalitaire » sait qu’il doit faire des compromis et tantôt jeter du lest et concéder quelques miettes momentanées aux salariés prolétarisés, et tantôt serrer la ceinture de ses employés, montrer les dents, faire la guerre à ses concurrents et exterminer des millions de salariés en excédent en pleurnichant ou en vociférant, c’est selon. Il faut bien comprendre que ces deux tactiques – la tactique libérale démocratique électoraliste bourgeoise, et la tactique radicale totalitaire capitaliste se complètent et s’imbriquent (Bad cop, Good cop) et en aucun temps la grande bourgeoisie ne se sent menacée dans son pouvoir hégémonique, surtout si la go-gauche se porte garante de cette duperie « frontiste populiste ».

 

Le Front uni du compromis pour favoriser la bourgeoisie « libérale »

 

La seule chose qui est susceptible de varier suivant que la tactique douce libérale électorale est privilégiée contre la tactique dure totalitaire dictatoriale, c’est le niveau d’intensité de la répression utilisée. Le niveau d’intensité de la répression est déterminé par deux variables ; la première variable concerne la profondeur de la crise économique que le capitalisme subit, profondeur qui détermine l’ampleur des sacrifices qui seront imposés aux classes paysanne, prolétarienne et petite-bourgeoise, chair à canon et victimes des guerres impérialistes. Ainsi, lors de la Première Grande Guerre l’intensité des sacrifices imposés aux paysans, aux prolétaires et aux petits bourgeois dans les tranchées de massacres européens fut très grande, mais tous ceux qui purent se soustraire au front de guerre eurent la vie moins misérable et il fallut l’effondrement du front russe et la famine généralisée pour que la population russe se sente menacée par les exactions de la guerre. Elle réagit alors en rejetant la guerre impérialiste en bloc, ce que Lénine comprit plus vite et mieux que Trotski et que les autres bolchéviques avec son slogan révolutionnaire réformiste « Pain, Paix, Terre » parfaitement adaptée aux millions de moujiks paysans formant les rangs de l’armée et des peuples affamés de la Russie féodale tsariste. Par contre, lors de la Seconde Guerre mondiale, très rapidement les populations civiles furent prises en otage et mises à l’épreuve par cette guerre totale. En 1939 cependant, les effectifs de la paysannerie avaient régressé, compensés par la montée des effectifs prolétariens ouest-européens, nord-américains et japonais (pas chinois cependant, où les paysans formaient toujours l’essentiel du contingent).

 

En 1939, le prolétariat multiethnique a nourri le front uni de guerre gauchiste et fasciste bourgeois de la piétaille immolée et sacrifiée pour la Patrie adulée. Cette guerre totale par son intensité et l’étendue de ses atrocités demandait une intendance beaucoup plus grande. Les soldats des armées furent donc embrigadés dès les années Trente dans des milices communistes et fascistes afin d’apprendre très tôt à endurer une telle intensité de destruction sur et derrière le front pour le salut de la Nation. De fait, avec les bombardements allemands, japonais, britanniques et américains derrières les lignes le front était partout, les crimes de guerre permanents et les sacrifices constants pour les soldats comme pour les populations civiles.

 

La réaction de la classe ouvrière à une prochaine guerre mondiale

 

Le capital mondial sait parfaitement que la prochaine guerre mondiale avec ses vecteurs nucléaires, ses drones, ses fusées, ses bombes à neutrons et ses radiations sera mille fois plus intense, totale, globale, mondiale et destructrice que les deux précédentes. Dans ces conditions, il lui est impossible de prévoir quelle sera la réaction des populations et surtout impossible de prévoir la réaction des combattants sur le front – le front étant partout à la fois, à commencer par les villes – mégalopoles urbaines incontrôlables. Comprenez que les guerres localisées auxquelles on assiste présentement au Moyen-Orient et en Afrique sont des répétitions de ce qui frappera le monde entier lors du prochain conflit généralisé.

 

Ce qui nous amène à la seconde variable que nous évoquions précédemment et qui concerne la réaction appréhendée de la classe ouvrière et du prolétariat international. Un auteur révolutionnaire a écrit un jour que la guerre impérialiste entrainera la révolution prolétarienne ou alors la révolution prolétarienne conjurera la guerre impérialiste. De fait, nous savons aujourd’hui que c’est assurément la guerre impérialiste qui entrainera la Révolution prolétarienne. Établissons la comparaison entre la classe prolétarienne internationale lors des deux précédentes guerres mondiales et cette classe sociale aujourd’hui, à la veille de ce troisième conflit. Étudions cette classe sous trois variables fondamentales, ses effectifs, son organisation, et sa conscience de classe.

 

Les effectifs de la classe prolétarienne

 

Du point de vue de ses effectifs – reflet de sa puissance – la situation présente est bien différente qu’au XXe siècle. Si au cours des deux premières guerres mondiales le prolétariat formait un petit contingent de soldats (Première guerre), puis un gros contingent de soldats (Seconde guerre), la paysannerie des pays occidentaux, et aussi celle des pays d’Afrique, d’Asie et d’Océanie constituèrent un effectif militaire important. Ainsi, les thématiques du contrôle de la terre et de ses ressources alimentaires, de l’espace vital, de la démographie galopante, de la race et de l’ethnie, des communautés d’appartenance – des thèmes véritablement paysans – furent prépondérant pour soulever la flamme patriotique des combattants. On sait déjà que ces thématiques archaïques, chauvines, xénophobes et rétrogrades auront bien peu d’influence sur les prolétaires soldats d’Occident et d’Orient lors du prochain conflit nucléaire mondial.

 

Le prolétariat industriel et des services forment aujourd’hui un immense contingent, des milliards d’individus (en incluant leur famille), largement urbanisés, socialisés, formés, éduqués, branchés et conscientisés, mécontent et même désespérés. Qui plus est, avec la crise économique qui s’approfondit ce prolétariat internationalisé est en voie de paupérisation accélérée. Le grand capital n’a aucune idée de la façon que ces centaines de millions de prolétaires réagiront dans une situation d’apocalypse nucléaire incontrôlée.

 

L’organisation des classes bourgeoise et prolétarienne

 

En termes d’organisation de classe, lors du premier conflit mondial la classe capitaliste bien que sérieusement divisée entre le camp impérialiste Allemand-Austro-Hongrois et le camp de la Sainte-Alliance Ouest européenne russe et Américaine n’était nullement menacée d’éclatement ou de bouleversement révolutionnaire si l’on excepte l’effondrement russe qu’un habile stratège politique bolchévique est parvenu à transformer en Révolution démocratique bourgeoise assurant le renversement du féodalisme tsariste et l’édification du capitalisme d’État, que Staline, le « Petit père des peuples » porta au pinacle préparant ainsi la grande victoire patriotique de 1945 et l’expansion momentanée du camp soviétique.

 

Lors de la Seconde Guerre mondiale, les tensions au sein de la classe capitaliste hégémonique mondiale avaient atteint un paroxysme à l’image des tensions antagonistes qui ébranlaient l’économie capitaliste en crise systémique. D’ailleurs, l’équilibre des forces entre les deux camps impérialistes était beaucoup mieux proportionné et n’eût été la nécessité pour le capital allemand de s’étendre vers l’Est – son aire d’expansion historique – il n’est pas assuré que l’Axe germanique aurait été vaincu en Europe. Le capital nippon quant à lui n’avait tout simplement aucune chance de l’emporter contre l’immense machine de guerre économique états-unienne comme l’histoire l’a démontré.

 

C’est parce que l’équilibre des forces entre les deux camps impérialistes rivaux était si serré que la bourgeoisie a été forcée de mener une campagne de mobilisation aussi intense auprès de la petite bourgeoisie, son fer-de-lance ; auprès de la paysannerie, sa force de réserve ; et auprès du prolétariat, son ennemi juré – dupé par les « frontistes » – qui présentaient les factions bourgeoises de la droite radicale – fasciste, corporatiste, salazariste, franquiste, militariste, et nazi – comme des démons enragés contre lesquelles les gauches gauchiste, opportuniste et réformiste devaient se liguer en s’accrochant au carrosse nationaliste patriotique de la bourgeoisie modérée – libérale – démocratique (sic), comme si la démocratie bourgeoise ne contenait pas en germe le totalitarisme fasciste ne demandant qu’à s’épanouir. Ainsi, depuis quelques dizaines d’années ce sont bien les capitalistes des nations et des pays dits « libéraux – démocratiques – parlementaires – électoralistes » bourgeois qui mènent des guerres d’extermination et des crimes de guerre génocidaires sans qu’ils soient besoin d’appeler la cavalerie fasciste à la rescousse. Donald Trump, pour un, ne fera que suivre les traces de ses prédécesseurs, et c’est justement cela que tente de masquer la « go-gauche » frontiste-utilitaire en laissant croire, comme dans les années Trente, qu’il y aurait deux classes capitalistes – l’une amicale avec laquelle le prolétariat est invité à forniquer, et une autre, dictatoriale, que le prolétariat est invité à contrer pour assurer le pouvoir des capitalistes démocratiques (sic). Ces deux visages de Janus cachent la même classe sociale antagoniste avec laquelle l’immense prolétariat international contemporain ne doit jamais lier son destin, et qu’il devra un jour renverser.

 

Il est évident qu’aucune des prévalences paysannes enregistrées en 1914 et en 1939 ne perdure encore aujourd’hui. La classe paysanne, que la bourgeoisie avait pu mobiliser pour se sacrifier pour la terre, l’espace vital, l’appartenance raciale, ethnique, clanique, religieuse, linguistique n’a plus du tout l’importance numérique ni tactique qu’elle avait à cette époque. La paysannerie s’est urbanisée, occidentalisée, prolétarisée et paupérisée en Orient, en Afrique comme en Occident ou elle migre massivement. Tout comme la petite bourgeoisie parasitaire, éternelle défenderesse de la fumisterie « frontiste – unificatrice » qui ne trouve plus preneur chez les prolétaires. L’unité de l’immense prolétariat planétaire n’est pas un objectif à poursuivre, ce sera un résultat qui viendra dans et par la lutte de classe, et non suite aux incantations dogmatiques des gourous des sectes gauchistes.

 

Pour le reste, il est évident qu’après trente années d’attaques répétées contre le mouvement ouvrier la classe est désorganisée et désemparée. La classe prolétarienne devra reconstituer ses forces et son avant-garde et nous croyons qu’elle le fera au cours de l’intensification de la lutte de classe pendant la crise économique et particulièrement suite à l’insurrection populaire que provoquera la guerre nucléaire. Toutefois, saura-t-elle prendre la direction de cette insurrection pour la transformer en Révolution prolétarienne ? Tout dépendra de son niveau de conscience de classe.

 

La conscience de classe

 

Venons en maintenant à la conscience de classe la dernière variable importante, mais non vitale pour l’instant, de cette problématique triviale. Un révolutionnaire célèbre a écrit un jour « Sans théorie révolutionnaire pas de mouvement révolutionnaire », c’était une erreur. La sentence matérialiste dialectique est plutôt « Sans mouvement révolutionnaire pas de théorie révolutionnaire et pas de conscience de classe révolutionnaire », suivant le précepte que la conscience suit le mouvement et ne le précède jamais. Pourquoi disons-nous que la variable « conscience de classe » n’est pas vitale pour le moment ? Parce que ce vecteur est une variable dépendante et non pas indépendante comme l’ont laissé croire les communistes, les marxistes-léninistes, les maoïstes, les trotskistes, et les autres gauchistes, opportunistes et réformistes.

 

Disons d’abord que la conscience de classe ne peut dépasser l’état d’évolution et de maturation économique et politique d’une classe. C’est ainsi que Marx, qui fut un excellent analyste économique du mode de production capitaliste – pleinement développé dans l’Angleterre victorienne –, fut un piètre analyste politique sous l’Angleterre des torys où la classe ouvrière peinait à trouver ses marques de combat. Tant qu’une classe sociale est peu développée en tant que force productive – dans une société féodale tsariste en cours de transformation capitaliste par exemple – elle ne peut avoir une conscience de classe très aiguisée – très développée – très révolutionnaire. Lénine par exemple, avait une conscience de classe prolétarienne bien supérieure à la petite classe ouvrière russe vagissante, pour la simple raison que Lénine a vécu une grande partie de sa vie parmi le prolétariat ouest-européen avancé. Par contre, dans une société hautement mécanisée, robotisée, technicisée, et largement développée comme nous en connaissons aujourd’hui dans le monde entier, la conscience de la classe qui opère quotidiennement ces technologies, ces robots, ces moyens de production et de communication numérisés est aiguisée, de haut niveau, et cela peu importe les techniques de « containment », de « formatage » de la pensée, de propagande de masse et de fabrication du « consentement » que le capital pourra déployer pour subvertir cette conscience de classe qui inévitablement se développera en même temps que les contradictions qui ébranlent le mode de production (1).

 

Ceci étant, quelles sont les perspectives économique, politique, idéologique, sociale et militaire de la bourgeoisie en prévision du prochain conflit thermonucléaire ? Elles sont extrêmement difficiles et incertaines. D’une part, la gauche gauchiste, opportuniste et réformiste ne parvient plus à remplir sa mission de désorganisation de la lutte de classe prolétarienne puisqu’elle a perdu toute influence dans la classe qui répudie cette « avant-garde » dont elle se garde (ce que « l’avant-garde » gauchiste interprète comme une faiblesse de leur conscience de classe !) Ainsi, si les communistes ont pu agiter l’épouvantail du fascisme – de l’extrême droite et du nazisme  – pour soutenir l’aile libérale du capital – ils n’y parviennent plus aujourd’hui, discrédités qu’ils ont été par quatre-vingt-dix années de collaboration de classe et leurs cris trompeurs contre les prédateurs « lepeniste et trumpiste » ne font pas peur.

 

In memoriam, les frontistes de « l’avant-garde »

 

Entre l’aile libérale (churchillienne) et l’aile radicale (hitlérienne et stalinienne) du capital, il n’y a aucune différence fondamentale comme Churchill, Roosevelt, Staline, Hitler, Hirohito, Mussolini, de Gaulle, Mao et Tito l’ont démontré. Ce qui entrave les préparatifs de guerre impérialiste, ce ne sont pas les jérémiades des pacifistes, des altermondialistes, des écosocialistes et autres gauchistes, communistes, marxistes-léninistes, trotskistes, maoïstes et frontistes de service, mais ce sont les « Printemps » de soulèvement spontanés (même si jusqu’à présent récupérés) ; ce sont ces mercenaires djihadistes qu’ils recrutent et stipendient, puis dont ils perdent soudainement le commandement ; ce sont ces révoltes violentes, spontanées à Ferguson, à Dallas, à Oakland et dans les banlieues  et qu’ils ne pourront apaiser ni endiguer le jour du grand tumulte incontrôlé, le jour de l’insurrection populaire, avant la révolution des prolétaires.

 

Finalement, notre prédiction est à l’effet que la conscience de la classe ouvrière devance celle de la soi-disant « avant-garde » et qu’il n’y a aucune chance que les fronts unis de la bourgeoisie refassent surface en ces temps de crise économique systémique du capitalisme.  La classe ouvrière occidentale est trop expérimentée pour se laisser embobiner dans ces pièges alambiqués et c’est ce qui nous remplit d’espoir.

 

NOTE

  1. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/fute-le-proletariat-americain-comment-instrumentaliser-une-potiche/

16 pensées sur “FRONT DE GAUCHE POPULISTE AU SERVICE DE LA DROITE MILITARISTE ? (La gauche s’agite pendant que les capitalistes passent à droite)

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    21 décembre 2016 à 10 10 03 120312
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    Camarade,

    Très briévement.

    Bien que ton texte soit trés long, il est toutefois vide de contenu. On n’y apprend rien sauf sur ton narcissique et pseudo marxisme.

    Au lieu de perdre ton temps à écrire des textes aussi long inutilement, tu devrais simplement te poser la question suivante: au moment où nous nous parlons, est-qu’un un front uni contre le fascisme et la guerre tel qu’il fut développé par Staline inspiré par l’idée originale de Dimitrov pourrait étre envisageable et se matérialiser de nos jours, si jamais une crise économique profonde devait sévir ?

    Réfléchis-y une minute, quelle serait l’intérêt pour les sociaux-fascistes de s’allier avec des communistes du XXIe siécle ? Désolé de te l’apprendre, mais les communistes, j’entends le vrais communistes issues de la tradition de Karl Marx et Lénine, ont complétement été mis KO, mon cher, aprés l’effondrement de l’URSS. Il ne sert donc à rien de taper sur quelqu’un qui est déjà au plancher !

    Le seul front uni qui pourrait se construire au XXIe siécle, du moins au moment où nous nous parlons, est un front uni des tous les mouvements communiste et anticapitalistes du monde entier. Au delà de ça c’est de la pure fiction, du pur verbiage. Il faut que tu comprennes qu’il est révolue le temps où le mouvement révolutionnaire ouvrier faisait trembler la classe des capitalistes. Désolé de te l’apprendre, mais tu te trompes de siécles!

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    21 décembre 2016 à 18 06 11 121112
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    RECU DU CAMARADE ALONSO : alonsoquijano@

    Du Front Populaire il y a sa théorie et sa pratique.
    La théorie voulait une alliance de classes entre le prolétariat et la petite et moyenne bourgeoisie contre le fascisme. Qui dirigerait ce Front…ce n’était pas très clair mais en principe devrait être le prolétariat.
    La pratique a signifié l’alignement de la classe ouvrière sur les positions instables de la petite bourgeoisie plus ou moins réformiste. L’appui à des gouvernements bourgeois par la collaboration de classe. La subordination des partis communistes à la direction de la bourgeoisie; ou plutôt de l’ombre de la bourgeoisie car les partis qui disaient représenter les « classes moyennes » dès qu’il s’allaient aux communistes perdaient l’appui de ces mêmes classes moyennes. Espagne, Chili, Indonésie, France, etc sont des exemples terrible.
    Cela n’a pas empêché ni la guerre ni le fascisme.
    En fait le fascisme a été vaincu par l’URSS et les travailleurs communistes (ou socialistes, c’est selon) dans la plupart des pays européens. Les classes moyennes ou ont collaboré ouvertement ou se sont tenues tranquilles.
    Les puissances capitalistes qui luttèrent contre l’Allemagne, avaient une autre agenda: attendre l’affaiblissement de l’URSS et de l’Allemagne pour dicter leurs conditions. Ce plan ayant échoué, les US ont profité de l’affaiblissement de l’URSS pour liquider l’Allemagne nazie et s’emparer de l’Europe et, in fine, du monde.

    Le Front Uni est une tactique communiste destinée à siphonné les ouvriers social démocrates. Ses formes sont diverses mais c’est avant tout un Front parmi des partis se réclamant de la classe ouvrière. Voir les Congrès de l’Internationale Communiste sur ces questions.
    Revenir au Front Populaire signifie subordonner les communistes aux « progressistes de gauche » (voir Tsipras, Podemos, Mélenchon, Corbyn, Sanders etc.).
    La tactique du Front Uni, signifie avant tout reconstruire des partis communistes de la classe ouvrière. Du fait de la faiblesse actuelle des communistes, signifie soutenir ces mouvements ou personnalités lors des élections, seul terrain de rencontre avec eux, les soutenir donc « comme la corde soutient le pendu ». C’est à dire très critiquent dans le seul but de les siphonner de leurs travailleurs égarés et renforcer les communistes.
    En Allemagne en 1933 il n’y a eu ni Front Uni ni Front Populaire, seulement une capitulation pure et simple, le produit d’une tactique gauchiste qui mettait un signe d’égalité en être les sociaux démocrates et les nazis et qui attendait de la fatigue des masses du fascisme (« après Hitler c’est nous » disait Thaelmann) leur avenir. Le gauchisme va toujours uni à la couardise de droite.
    Il n’y a rien d’autre sur ces questions.
    Evidemment il faudrait revenir à la tactique du Front Uni.
    V.

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    22 décembre 2016 à 2 02 26 122612
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    Bonjour, Je ne sais pas si c’est une erreur de jugement ,que cela soit de l’article ou des deux commentaires ,mais la chose nouvelle est certainement que les « ouvriers,nos nouveaux ouvriers  » ne veulent surtout pas être reconnu comme des prolétaires. Alors s’il est évident qu’ils le sont, eux ne veulent plus en faire partie.pourquoi? je pense sincèrement que tout ce beau monde ,une forte majorité dans les faits trouve que cela dégraderais leur image,identité,personnalité.Ils pensent tous qu’ils sont « quelqu’un »! Alors pour l’identification politique c’est râpé.
    Alors,là ou l’article dit quelque chose de raisonnable et réaliste ,cela surgira d’en dessous .Les exclus,de ceux qui ce sont exclus,les exclus du moment (chômage). Parler de la guerre actuelle sous bannière religieuse ou fomentée,terroriste? voila ! bien le sujet épineux car le risque serait de reconnaitre que derrière cette devanture bien arrangeante pour faire de beaux massacres;il se cache plus que certainement un fond de raz le bol de toutes ces populations.Pour l’instant elles ont suivi les opportunités (religion etc) quand ces populations verront qu’ils ne sont que de la chaire à saucisse .il y aura là un grand danger pour nous et aussi une inconnue de taille sur le plan international.Oui! il y a une guerre,des guerres multiples organisées,mais une goutte d’eau et tout cela pourrait bien déborder.

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      22 décembre 2016 à 10 10 34 123412
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      @ Herve

      1) Cela importe peu que les petits-bourgeois en cours de proletarisation acceleree nie leur condition de proletaire et proclame qu’ils sont des entrepreneurs en faillite et dans le besoin mais digne tout petit capitaliste dechu. ON s’en christ de comment leur cerveau exige qu’il nie leur condition. Leur condition concrète va les terrasses et ils ne le savent que trop bien. ATTENDER que Donald ait appliquer l’ensemble de sa politique de faillite.

      2) Les guerres localisees – sanglantes et terribles il est vrai ne donneront pas les insurrections et les revoltes que vous anticiper = Les peuples ou ces massacres sont commis sont incapables de porter l’attaque jusqu’au cœur de l’empire (si on excepte quelques morts par terrorisme = la route fait plus de victimes que cela en un jour)

      3) La guerre thermonucleaire seule pourra rebrasser les cartes et pire – pas les premiers jours de guerre NON – tout le monde sera sous l’effroi comme lors de la 1ere et de la seconde, mais apres quelques annees de massacre sans fin et les radiations qui s’epandront alors la se levera un grand emoi, n’esssayer pas de le figurer – vous n’aurer jamais vu rien de semblable

      Pour le reste attendons de voir.

      Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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    22 décembre 2016 à 10 10 36 123612
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    Merci camarade.
    Tu aurais pu dire ce que tu « ne partages pas » et ainsi commencer une discussion fructueuse sur ces sujets.

    Autrement j’avais fait d’autres développements (que je mets en pièce jointe) sur la question du parti et de la conscience révolutionnaire (ou communiste).
    Luniterre l’a publié dans son blog sans trouver de commentaires. Peut-être qu’une discussion pourrait faire avancer le sujet. Je n’ai pas la science infuse.

    V. ALONSOQUIJANO

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    22 décembre 2016 à 10 10 51 125112
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    @ Robert Bibeau de la part de Gerard Bad

    Gérard Bad à Robert Bibeau

    Que nous racontes tu , d’ un coté tu reconnais que la théorie provient de la lutte de classe réelle et critiquant sans le dire le « Que faire « de Lénine et de l’ autre tu opposes le mouvement réel des ouvriers et paysans de Russie au génial Lénine dont la conscience de classe prolétarienne lui était venue de son immersion parmi le prolétariat ouest-européen avancé. Je te cite :

    « Lénine par exemple, avait une conscience de classe prolétarienne bien supérieure à la petite classe ouvrière russe vagissante, pour la simple raison que Lénine a vécu une grande partie de sa vie parmi le prolétariat ouest-européen avancé. »

    Comment peux tu avancer pareille sottise sachant que justement au sein même de l’ I.C le schisme s’ est fait sur le fait que Lénine ne comprenait pas la distinction entre la révolution russe et celle des pays industrialisés. Tout le débat entre lui et Rosa Luxemburg, puis de la gauche allemande (Pannekoek, Otto Ruhle,Herman, Gorter, Mattick, Rudolf ,Rocker) et la gauche italienne (Bordiga).

    Voir à ce sujet la réponse a Lénine de Gorter et surtout Fascisme brun fascisme rouge de Otto Ruhle ed. Spartacus.

    Tu donnes de plus en plus dans le journalistique, c’ est à dire l’opportunisme et c’ est navrant compte tenu de tes capacités.

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    22 décembre 2016 à 10 10 54 125412
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    @ Robert Bibeau de la rt de Reconstruction communiste Quebec

    Camarades,

    En complément à la critique du camarade Gérard Bad sur l’analyse du camarade Bibeau, j’aimerais ici simplement cité un extrait tiré de la brochure de Lénine intitulé « La maladie infantile du communisme, le gauchisme »

    «Les ouvriers avancés de tous les pays l’ont compris depuis longtemps, mais le plus souvent ils ne l’ont pas tant compris que pressenti avec leur instinct de classe révolutionnaire.

    D’où la « portée » internationale (au sens étroit du mot) du pouvoir des Soviets, et aussi des principes de la théorie et de la tactique bolcheviques. Voilà ce que n’ont pas compris les chefs « révolutionnaires » de la II° Internationale, tels que Kautsky en Allemagne, Otto Bauer et Friedrich Adler en Autriche, qui, pour cette raison, se sont révélés des réactionnaires, les défenseurs du pire opportunisme et de la social-trahison. Au fait, la brochure anonyme intitulée la Révolution mondiale (Weltrevolution), parue à Vienne en 1919 (« Sozialistische Biicherei », Heft II; Ignaz Brand), illustre avec une évidence particulière tout ce cheminement de la pensée, ou plus exactement tout cet abîme d’inconséquence, de pédantisme, de lâcheté et de trahison envers les intérêts de la classe ouvrière, le tout assorti de la « défense  » de l’idée de « révolution mondiale ».

    Mais nous nous arrêterons plus longuement sur cette brochure une autre fois. Bornons-nous à indiquer encore ceci: dans les temps très reculés où Kautsky était encore un marxiste, et non un renégat, en envisageant la question en historien, il prévoyait l’éventualité d’une situation dans laquelle l’esprit révolutionnaire du prolétariat russe devait servir de modèle pour l’Europe occidentale.

    C’était en 1902; Kautsky publia dans l’Iskra révolutionnaire un article intitulé « Les Slaves et la révolution ». Voici ce qu’il y disait :

    « A l’heure présente (contrairement à 1848), on peut penser que les Slaves ont non seulement pris rang parmi les peuples révolutionnaires, mais aussi que le centre de gravité de la pensée et de l’action révolutionnaire se déplace de plus en plus vers les Slaves. Le centre de la révolution se déplace d’Occident en Orient. Dans la première moitié du XIX° siècle, il se situait en France, par moments, en Angleterre. En 1848, l’Allemagne à son tour prit rang parmi les nations révolutionnaires… Le nouveau siècle débute par des événements qui nous font penser que nous allons au-devant d’un nouveau déplacement du centre de la révolution, à savoir : son déplacement vers la Russie… La Russie, qui a puisé tant d’initiative révolutionnaire en Occident, est peut-être maintenant sur le point d’offrir à ce dernier une source d’énergie révolutionnaire. Le mouvement révolutionnaire russe qui monte sera peut-être le moyen le plus puissant pour chasser l’esprit de philistinisme débile et de politicaillerie, esprit qui commence à se répandre dans nos rangs ; de nouveau ce mouvement fera jaillir en flammes ardentes la soif de lutte et l’attachement passionné à nos grands idéaux. La Russie a depuis longtemps cessé d’être pour l’Europe occidentale un simple rempart de la réaction et de l’absolutisme. Aujourd’hui, c’est peut-être exactement le contraire qui est vrai. L’Europe occidentale devient le rempart de la réaction et de l’absolutisme en Russie… Il y a longtemps que les révolutionnaires russes seraient peut-être venus à bout du tsar,’ s’ils n’avaient pas eu à combattre à la fois son allié, le capital européen. Espérons que, cette fois, ils parviendront à terrasser les deux ennemis, et que la nouvelle « sainte alliance » s’effondrera plus vite que ses devanciers. Mais quelle que soit l’issue de la lutte actuellement engagée en Russie, le sang et les souffrances des martyrs qu’elle engendre malheureusement en nombre plus que suffisant, ne seront pas perdus. Ils féconderont les pousses de la révolution sociale dans le monde civilisé tout entier, les feront s’épanouir plus luxuriantes et plus rapides. En 1848, les Slaves furent ce gel rigoureux qui fit périr les fleurs du printemps populaire. Peut-être leur sera-t-il donné maintenant d’être la tempête qui rompra la glace de la réaction et apportera irrésistiblement un nouveau, un radieux printemps pour les peuples. »

    (Karl Kautsky: « Les Slaves et la révolution », article paru dans l’lskra, journal révolutionnaire social-démocrate russe, n° 18, 10 mars 1902).

    Karl Kautsky écrivait très bien il y a dix-huit ans!

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      22 décembre 2016 à 11 11 17 121712
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      @ tous ces camarades qui me pourfendent de citations de Lénine, de Kautsky, Trotski, Bordiga, Luxemburg, Gorter, Herman, et combien d’autres….

      Camarades, vous n’aver rien remarque – rien vu – rien observe – rien constate ???

      Vous m’accabler et m’accuser de ne pas être orthodoxe, marxiste-léniniste, conforme, de ne pas suivre la ligne, et vous me rappeler à l’ordre = Mais camarade, je ne suis pas marxiste, ni léniniste, ni bordiguiste, ni trotskyste, ni réformiste, ni gauchiste, ALORS NON EN EFFET JE NE SUIS PAS LA LIGNE léniniste, la preuve n’est pas à faire je l’admet = je m’en confesse sans regret.

      Je suis prolétaire révolutionnaire si vous chercher une case ou me placer. Ceci signifie que je me donne le droit de prendre cher Marx et Lenine et nommer les tous ce qui a fonctionner (faits a l’appui visibles et constatables dans le présent) et de rejeter ce qui n’a pas fonctionne (faits à l’appui, visibles et constatables dans le présent)

      Question Dans quel pays ou région ou continent le mode de production communiste est-il en cours d construction en ce moment ??? Dans quel pays la classe prolétarienne est-elle au pouvoir directement ou via son Parti Communiste ou autre appellation ?? En Russie, en Chine, au Vietnam, en Corée, à Cuba ? OU SVP ???

      Ou et quand le mode d’organisation léniniste-bolchévique de centralisme démocratique et patati et patata a-t-il ete vainqueur et apporter la victoire de la révolution prolétarienne (pas paysanne ni du peuple et de nations – j’écris bien PROLéTARIENNE) et l’édification du mode de production communiste ???

      C’est à vous de vous justifier pourquoi vous continuer à prêcher ce qui n’a pas marché – à l’évidence quand on regarde l’état du monde actuel – et cesser SVP de me bombarder de citations de révolutionnaires dont les recettes n’ont pas fonctionner.

      La vrai question est bien – QUEL BILAN EUT-ON TIRER DE CES APPRENTISSAGES DU PASSE ET QUE PEUT-ON APPRENDRE DE CE PASSE QUI A échoué pour préparer l’avenir AVEC LA CLASSE PROLETAIRE – PAS CONTRE ELLE NI SANS ELLE ET SURTOUT SANS LA DICTATURE DU PARTI (on a vu ou cela nous a mener).

      OUI À LA DICTATURE DE LA CLASSE OUVRIÈRE CEPENDANT.

      Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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        22 décembre 2016 à 18 06 14 121412
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        LUNITERRE APPORTE SA REFLEXION

        Bonjour, camarades

        Je n’ai pas assez de temps pour m’investir dans ce genre de débat, actuellement, malgré l’intérêt indéniable qu’il présente. Le temps dont je disposais, j’ai préféré le consacrer au combat dans l’arène, car c’est de la que Spartacus est parti, si mes souvenirs sont bons… Évidemment, il s’agit, très modestement, de la petite arène médiatique d’Agoravox, où quelques hyènes de tous bords font parfois office de lions, ou du moins, se prennent pour tels…

        Juste quelques observations au passage…

        Il me semble qu’il fut un temps question de la validité du concept de baisse tendancielle du taux de profit. Effectivement, ce n’est pas parce qu’on trouve un truc dans les bouquins classiques du ML que c’est forcément toujours d’actu…

        Être ML, ce n’est pas réciter la doxa, mais analyser la réalité, à l’aide de l’outil le plus approprié, et s’il se trouve qu’il n’est plus assez affuté, on en repasse le fil, aussi bien à l’épreuve de l’analyse historique que du combat d’aujourd’hui et on voit comment le faire évoluer, si nécessaire.

        En ce qui concerne ce concept, il me semble s’imposer comme une évidence dans la perception des phénomènes impérialistes ces dernières décennies. Le cas de la Chine est exemplaire à cet égard, et c’est l’un des mérites du travail de Mylène Gaulard que de l’avoir remis en lumière, même si elle passe, et à mon avis délibérément, à côté d’une partie essentielle du processus, concernant le capital financier.

        Pour le reste, avant de parler de « front uni » ou de « front populaire », même avec nuance entre les deux, il faudrait déjà être capable d’avancer vers la naissance d’un noyau de résistance prolétarienne, c’est à dire capable d’intervention politique.

        Avant même d’en arriver à un programme politique élaboré, il faudrait déjà au moins être capable de définir une base minimum d’intervention commune. Cela ne signifie pas faire l’impasse sur le débat, mais commencer à mettre quelques idées et élément d’analyse l’épreuve de la pratique. Sortir du salon où l’on cause et descendre dans l’arène, non seulement « médiatique », sur le net, mais sur le terrain, parmi les prolétaires.

        Cela suppose que nous ayons quelques constats d’évidences en commun…

        Lorsque je vois ressortir de l’histoire le parallèle « fascisme brun/fascisme rouge », j’y vois plutôt une des racine historique de la « chasse aux sorcière » entreprise aujourd’hui par de supposés « antifas », qui ressemble fort à une roue de secours ou courroie de transmission des « valeurs démocratiques » de l’empire US. Il ne s’agit pas, la non plus, d’idéaliser la révolution bolchévique, mais de tirer des leçons positives de cette « expérience » qui s’étend sur plusieurs décennies et sur un tiers du globe à son apogée, même si elle fut vaincue au final. L’échec est, pour le moins, relatif.

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    22 décembre 2016 à 18 06 24 122412
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    ALONSO S’EXPRIME SUR LA QUESTION DE LA GAUCHE

    Je n’oserait accuser quiconque d’être ceci ou cela vu l’état lamentable de toutes les courants se réclament du communisme (à tort ou à raison). Je penserai plutôt à unir qu’à diviser, à un truc comme la I ere Internationale à ses débuts où il y avait de tout à l’intérieur. Heureusement les 150 ans passés et surtout les apports théoriques de Lénine ont dégagé, un peu, le terrain.

    D’ailleurs ces courants (ML, révisionnistes, trotskistes, bordiguistes etc.), face aux question libyenne, Syrienne, Afghane, Yougoslave, sur le Wahhabisme, sur l’immigration, sur les élection (en général), etc. etc. se trouvent aujourd’hui divisées en trois courants (principaux car il y des subdivisions là dedans) et cela partout au monde.
    Et si elles sont des courants internationaux, ils ont donc une base de classe, idéologique, etc.

    Comme ce division: droite, centre et gauche, traverse tout le mouvement idéologique qui se réclame de la classe ouvrière on voit des trotskistes balancer des anathèmes à d’autres trotskistes, des M-L se fractionner depuis l’extrême-droite à l’extrême gauchisme, des révisionnistes de tous couleurs et nuances, etc.

    On ne peut juger que sur pièce chaque fois qu’un problème important (nouveau ou du présent)se présente. C’est sur, ces tendances de droite, centre et gauche s’ankylosent mais parfois il y a des changements dans leur sein.

    Il faut donc défendre la gauche et cela exige la défense de l’idéologie scientifique et de sa méthodologie (in fine, la théorie matérialiste de la connaissance, l’approche de la vérité par approximations successives, la méthode des masses quoi, et la critique impitoyable et sans aprioris de tout le mouvement communiste et autres se réclamant des travailleurs.

    Vaste programme! Mais, y a t-il une possibilité de « reconstruire » quoi que ce soit sans faire ce boulot?
    V

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      22 décembre 2016 à 18 06 26 122612
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      Alonso poursuit ses commentaires sur la gauche et le parti

      Je réponds…autant que je peux.

      Ces partis répondent à l’état de conscience des travailleurs, sous des formes diverses. La question: qui de ces courants a raison en est une autre (ou si une de ces courants est vraiment prolétaire ou pas).
      Ta question se résume à :sont-ils nécessaires? C’est un vieux débat déjà tranché. Autrement il faut abandonner le ML pour l’anarchisme (et encore une de ses courants car d’autres s’approchent des thèses léninistes).

      Les causes de leur ‘disparition’ (j’aurais mis ‘affaiblissement’ important)ne s’expliquent que par les 60 ans de relative (important) développement des forces productives donc du capitalisme, par la défaite de l’URSS et par une décadence idéologique dont il faut trouver (et cela sans aprioris d’aucune sorte) les racines.

      Mais cela s’explique à partir des outils d’analyse du matérialisme historique et dialectique. Par une méthodologie scientifique rigoureuse. Je ne connais pas d’autre moyen d’explication et…de dépassement de cette crise. Si quelqu’un a mieux qu’il le dise. En tout cas, les « explications » apportés par d’autres sont infiniment plus faibles et erronées.

      Autrement, Luniterre devrait publier bientôt (?) un document sur la situation internationale. Il est en train de le corriger car mon français écrit est mauvais (je suis un « immigré » non francophone) et il m’a dit que dans l’état c’était peu compréhensible.
      Là dessus je propose la thèse suivante: les anciennes catégories (révisionnistes, ML, trotskistes, bordiguistes, etc) ont perdu beaucoup de leur validité (sauf dans l’interprétation de l’histoire du mouvement communiste et ouvrier) et il arrive qu’aujourd’hui ces courants, devant une situation interne comme internationale concrète se divisent sous les mêmes lignes de partage qu’en 1914 et avant. C’est à dire en un courant de droite, un de centre et un, (très minoritaire comme toujours) de gauche.

      Ainsi, lors des récentes agressions impérialistes qui répondent à leur stratégie de maintient de leur hégémonie mondiale, tous ces courants ce sont divisés. Quelques uns ont soutenu ouvertement les agressions impérialistes et leur propagande, d’autres se sont placés « au milieu » et les autres se sont placés dans la seul ligne possible pour des marxistes léninistes, le soutient au petit pays agressé contre l’agression impérialiste malgré la nature du pays ou de son leader du moment.
      Nous nous trouvons en fait devant le même panorama dont se trouvèrent les socialistes lors de la I er Guerre Mondiale. La crise politique et des organisations qui s’en est suivie, ressemble à la crise d’aujourd’hui qui est avant tout une crise d’orientation politique, une crise idéologique. Pour résumer brutalement il faut revenir à Hegel, Marx et Lénine.

      Il faut donc tout d’abord nettoyer les Etables d’Augias de la pensée communiste (tâche énorme et qui prendra temps mais surtout qui ne peut aboutir sans un réveil des luttes ouvrières, à mon avis). Il faut revenir aux fondamentaux. La pratique passe aujourd’hui pour revenir aux classiques mais surtout réapprendre la Méthodologie communiste quoi, aujourd’hui, dans l’état de fait du mouvement, est la Méthode du Front Uni à l’intérieur pour accumuler des forces et la Méthode du Front Uni anti impérialiste à l’extérieur.

      Si on réussi cela, on aura fait une très grosse contribution à l’avenir de l’humanité (je pese mes mots) car le capitalisme promet un très sombre avenir et inévitablement il trouvera opposition.
      Il faudra à ce moment le fouger l’outil idéologique nécessaire. Les organisations, qui ont une longue et riche théorie derrière viendront avec.
      V.

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        22 décembre 2016 à 18 06 51 125112
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        Robert ré pond à ALONSO

        Tes efforts sont méritoires, mais inutiles – futiles – tu dilapident tes énergies à tenter de catégoriser ces gauches, ces droites, ces centres et à chercher à comprendre leurs tendances. Tu ne construira jamais l’unité de la sorte entre des gourous – leurs sectes qu’ils protègent précieusement même s’il elle ne comprend que 100 sectaires dogmatiques ou moins. Qu’as-tu à faire de ces gens qui ne cherchent qu’à recruter un péquenot de plus dans leur écurie ? Laisse tomber tout cela.

        1) Si c’est l’Unité qui te préoccupe sache qu’elle viendra à son heure quand le mouvement révolutionnaire ouvrier sera en marche – il ne l’est pas en ce moment, d’où ces gourous sévissent avec leur clique. La classe ouvrière leur imposera l’unité dans le combat ce sera le premier geste de dictature du prolétariat Mais ils ne le savent pas alors laisse les rêver.

        2) Si c’est la ligne politique et la méthode matérialiste dialectique qui te préoccupe alors vas-y – fait comme moi ne demande rien à personne – ne demande aucune approbation aux gourous fantasques et aux donneurs de leçons. Fait tes études de la situation concrète aujourd’hui et si elles ne concordent pas avec celles des mitres du MARXISME-LENINISME ALORS TANT PIS. L’important c’est que tes études – analyses collent à la réalité observable par nos sens

        3) Exemple il est évident – clair et limpide que la tactique des fronts populaires n’a pas su arrêter le fascisme et la guerre = la preuve la seconde guerre a bien eue lieue et elle a couter 50 millions de morts minimun au prolétariat. DEUX attitudes face à cette évidence. LE DOGMATIQUE FAIT COMME SI L’HISTOIRE N’AVAIT PAS EU LIEU ET REPREND LA LECTURE DES CLASSIQUES DIMITROV entre autre et tente de refaire l’expérience quia déjà échouer. Le pragmatique pour qui les résultats compte et qui veut être utile à sa classe NON PAS LUI PRÊCHER UN BRéVIAIRE MAIS CONSTRUIRE l’unité et la force de sa classe – constate l’échec patent, évident, observable et se dit BON LES CLASIQUES ONT FOIRéS, la bible n’est pas un instrument utile = reprenons l’analyse depuis le début.

        4) Autre exemple Il est clair et évident que le MODE DE PRODUCTION COMMUNISTE NE PRéVOST NULLE PART SUR Terre – alors A) on accuse la pensée magique révisionnsite venu de nulle part d’avoir fait échouer TOUTE ET CHACUNE DES EXPéRIENCES. ce que tu fais dans tes écrits B) On reprend l’analyse depuis le début et on s pose la bonne question POURQUOI CES MLTIPLES échecs ??? Et oublions les classiques et notre conformité aux saintes écritures.

        Merci de ta patience Alonso

        robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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    23 décembre 2016 à 15 03 50 125012
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    Robert

    Sur le fait qu’il ne peut y avoir de mouvement révolutionnaire sans un contexte

    révolutionnaire, la gauche allemande et italienne sont d’ accord sur ce point avec des nuances. Les bordiguistes veulent former dés maintenant le parti de classe international pas une Internationale réunion de partis nationaux. C’ est déjà un immense progrès. La gauche allemande considère aussi le contexte global pour se déterminer, certains considèrent que la « contre révolution est toujours opérante » d’ autres pensent que le capitalisme est en bout de course, mais que le prolétariat n’ est plus apte à agir il cherchent le sujet révolutionnaire.

    En ce qui me concerne, je pense que le prolétariat mondial est toujours en expansion, mais que celui-ci est fortement contaminé par l’idéologie bourgeoise, notamment au travers des évènement sportifs et de tous les gadgets de la consommation. Il y a une lutte idéologique à mener à ce niveau sachant que la gauche allemande se refuse de mener pour ne pas violer la « fausse conscience prolétarienne » en réalité pour ne pas se mouiller à faire du porte à porte comme les témoins de Jéhovah qui ne cessent de développer eux et les autres religions. Sur ce point les maoïstes ont raison il faut la pratique, sans pratique sociale nous restons des taiseux.

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      24 décembre 2016 à 9 09 36 123612
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      Robert Bibeau repond aux taiseux et autres forfanteries

      J’ai lu avec attention l’appel de Michel Labelle quand il écrit ET JE LE CITE “Il est à l’effet de «relancer» le mouvement communiste international ayant pour base un programme politique commun enrichi et amélioré par l’expérience des luttes historiques assorti de points communs parmi les mouvements ouvriers qui pourraient susciter des interventions pratiques communes au cours desquels nous pourrions mettre à l’épreuve nos diverses interprétations politiques de manière à nous mettre en mouvement pour unir nos forces quand cela s’avère possible, mais toujours sur une base pratique.”

      Difficile à comprendre cette phrase mais il me semble qu’elle appelle à RECONSTRUIRE LE MOUVEMENT COMMUNISTE INTERNATIONAL …. Si j’ai bien compris, je ne crois pas que cela soit judicieux, NI PERTINENT à ce moment-ci.

      1) Un tel “mouvement – parti – organisation – structure” flotterait dans l’air – sur du vent – puisque le mouvement prolétarien n’est pas lui-même massivement en mouvement

      2) Je répète que la bonne sentence et en cela je suis contre Lénine est : “Sans mouvement ouvrier révolutionnaire pas de théorie révolutionnaire et pas de partis de la Révolution” selon le précepte que la conscience suit le mouvement et ne le précède jamais.

      3) Dans l’histoire du mouvement ouvrier Chaque vague révolutionnaire concrète a été accompagné d’une croissance énorme des organisations révolutionnaires (J’ai écrit CES au pluriel) à la faveur de ces montées puis, quand ces vagues du mouvement ouvrier révolutionnaire se sont brisées – fracassées sur le mur de la réaction – les organisations révolutionnaires ont soit disparues, (ce qui était la chose à faire), soit elles se sont maintenues et elles ont dégénérées = je n’ai pas besoin de les nommer.

      4) NOUS sommes TRÈS TRÈS loin d’avoir tirés les bilans qui s’imposent de ces échecs répétés des divers mouvements ouvriers révolutionnaires des temps passés (Vous aurex noté que je n’ai pas écrit des mouvements communistes, social-démocrates, marxiste-léninistes, etc. car ces organisations ne m’intéressent pas seul devrait nous intéresser le mouvement ouvrier révolutionnaire). Les mouvements de classe sont pérennes jamais leurs structures organisationnelles.

      5) Je donne un exemple précis : À LA QUESTION POURQUOI CES éCHECS RéPéTéS DES VAGUES OUVRIÈRES RéVOLUTIONNAIRES ??? POSERIONS-NOUS TOUS LE MÊME DIAGNOSTIQUE – DONNERIONS-NOUS TOUS LA MÊME RéPONSE ???? Alors que de cette réponse dépend la suite de l’engagement militant dans le mouvement de la classe.

      – IL Y A ENCORE TANT À FAIRE AVANT QUE LE MOUVEMENT OUVRIER SE SOULÈVE = ET NOUS DEVONS L’ATTENDRE. IL SERA NOTRE BOUFFéE D’AIR FRAIS

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    24 décembre 2016 à 12 12 28 122812
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    Alonso se positionne

    Oeil de Faucon dit : « En ce qui me concerne, je pense que le prolétariat mondial est toujours en expansion, mais que celui-ci est fortement contaminé par l’idéologie bourgeoise, notamment au travers des évènement sportifs et de tous les gadgets de la consommation. Il y a une lutte idéologique à mener à ce niveau sachant que la gauche allemande se refuse de mener pour ne pas violer la « fausse conscience prolétarienne » en réalité pour ne pas se mouiller à faire du porte à porte »

    En fait, la dynamique social, la montée ou chute de la combativité des classes sociales et de leurs partis répondent à des lois que tant Marx comme Lénine ont défini.

    Aujourd’hui la crise du capitalisme, qui ne touche pas encore toute la population salarié aussi brutalement que lors des guerres o des crises aiguës, donne encore un certain répit à la bourgeoisie.

    La conscience se trouve toujours en retard par rapport aux phénomènes qui se développent (la crise économique et les menaces de guerre) mais elle commence à se réveiller. Toutes les manifestations de révolte dirigées par la petite bourgeoisie de gauche (les Sanders, Mélenchon, Corbin, Tsipras, Podemos) l’essor de nouveaux adversaires et les défaites de l’impérialisme US (comme cette dernière à Alep) montrent que nous vivons une période très instable de recherche des solutions.

    Mais la crise méthodologique (la ‘prépondérance’ du gauchisme dogmatique et sectaire), la crise provoquée par la chute de l’URSS et par le décadence idéologique des partis (de toutes les courants) se réclamant du communisme, la force encore très grande des forces réactionnaires va faire du chemin de reconstruction d’un mouvement ouvrier conscient, donc marxiste-léniniste nécessairement, assez longue (sauf si un puissante mouvement de ceux qui aujourd’hui sociologiquement sont la majorité au monde (les travailleurs) se déclenche ou par un débordement du vase capitaliste ou par la menace qui signifierait une guerre entre les puissances capitalistes.

    Notre tâches est tout d’abord de nettoyer les Etables d’Augias de la pensée communiste, trouver, revenir à Hegel, Marx, Lénine et tous les apports corrects des autres figures qui se réclament du marxisme (et rien d’autre, car toutes autre « pensée » est bien en deçà du marxisme).

    Cela passe par la discussion la plus ouverte et la plus large possible sur des questions comme La conscience de classe, ses origines et son développement, la théorie du parti, le Centralisme Démocratique, la Méthode d’approches successifs, la Dialectique matérialiste et tout ce qui a été mis de côté, oublié, renié, abandonné. Tout s’est perdu …et l’honneur aussi.

    Le révisionnisme a abandonné toute la théorie marxiste léniniste; les gauchistes en ont fait une caricature sectaire, dogmatique, absurde.

    Le prolétariat a continué de lutter mais toutes les médiations, les compromis nécessaires, les étapes ou ont été des prétextes pour arriver à la mangeoire de l’Etat (les révisionnistes) ou des déclarations lyriques sans suite tout en récitant des généralités connues de tous mais sans suite, quand cela n’a pas été des dénégations appuyés sur les réalités et la pratique des pays le plus arriérés (les dogmatiques sectaires) tels les maoïstes.
    Si on ne sort pas de là, tout est foutu; mais on en sortira, ou plus tôt ou plus tard car la nécessité va créer l’organe.
    Récemment, autour de la question syrienne on a vu avec horreur des partis dits communistes et même révolutionnaires se placer du côté de l’impérialisme et seule une infime minorité appuyer la seule perspective juste: celle du Front Uni Anti Impérialiste contre les agresseurs et se troupes par procuration.

    Ici en France, et cela depuis l’agression contre la Libye, le NPA a proposé rien de moins qu’un appui à peine déguisé à la politique impérialiste. Lutte Ouvrière, comme d’habitude, a joué les Ponce Pilates et s’en est lavée les mais, le PCF a fait encore pire en soutenant le gouvernement pro-sioniste d’Hollande. La VP Partisans, soi disant « maoïste » s’est placée aussi « au milieu » faisant objectivement le jeu des plans impérialistes.

    Les anciennes catégories ne veulent plus rien dire si chaque fois qu’un problème important se pose, on se trouve avec un spectre aussi divers. Il faut tout repenser et c’est cela notre première tache.
    Autrement je vous file un très bon article sur la question syrienne, d’un tout petit groupe qui se dit trotskyste mais que tout marxiste-léniniste qui connait ses principes pourrait signer de deux mains.
    Bonne Fêtes à tous.
    V.

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      24 décembre 2016 à 12 12 29 122912
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      1) Je vous invite à relire les textes ci-dessus que nous avons reçu de nos camarades Gérard et Alonso.

      2) Il souligne que : a) le prolétariat est en expansion = VRAI b) qu’il a la conscience contaminée = vrai, mais cela est sans aucune importance à mon humble avis. Le fait que la petite-bourgeoisie et que les marxistes-léninistes et autres gauchistes, qui se croient l’avant garde, soient contaminer par l’idéologie bourgeoise est bien plus grave et lourd de conséquences multiples.

      3) UN EXEMPLE : Quel est l’importance que les ouvriers s’intéresse au sport, ou qu’ils recherchent divers objets de consommation ??? Cette préoccupation origine directement de la petite-bourgeoisie altermondialiste – écosocialiste contaminée par l’idéologie bourgeoise environnementaliste – du réchauffement climatique et patati et patata. Même que les environnementaliste disent que le drame de la classe ouvrière c’est qu’elle surconsomme (Aller dire cela aux chômeurs et aux gens des comptoirs alimentaires, aux assistés sociaux et aux travailleurs pauvres) et en Afrique… et en Asie du Sud-Est … ah c’est merdeux de petits-bourgeois.

      4) Un camarade note que la conscience retarde par rapport au réel – à la lutte de classe. YES, certainement, c’est ce que je répète sans cesse. La différence entre vous et moi est que j’attribue ce retard à la pseudo – avant-garde qui prétend donner des leçons à notre classe sociale. L’autre point est que j’ai totalement confiance dans la classe prolétarienne qui au cours des montés de luttes imposées par le capital (à son corps défendant – il n’aura juste pas le choix) la conscience de classe va murir en un rien de temps… car elle est déjà cristalliser, prête à exploser, c’est juste que tourner sur votre nombril marxiste-léniniste vous ne voyer que votre secte et pas la classe.

      5) Prenons un autre exemple : La guerre en Syrie que le camarade salut comme une victoire du peuple syrien contre l’impérialisme yankee – occidental… La go-gauche parle de LIBéRATION DE ALEP = RIDICULE – Combien de fois faudra-t-il vous expliquer qu’aucune guerre n’est mener par le prolétariat international ou national en ce moment (dirigé par le prolétariat et dans son intérêt). Toute les guerres sont des guerres impérialistes. À ALEP le camp impérialiste russo-chinois-iranien-syrien a gagner sa guerre contre le camp américano-OTAN

      6) Quel est la position révolutionnaire prolétarienne (Marxiste si cela vous fait plaisir de nous cataloguer) sur cette guerre de massacre ? Nous nous réjouissons que le camp impérialiste russo-chinois ait déloger les mercenaires-terroristes de l’autre camp pour la simple raison que le prolétariat syrien pourra panser ses plaies en paix – enfin (seul notre classe nous préoccupe ne pas l’oublier). MAIS en aucun temps nous appelons cela une LIBéRATION OU UNE VICTOIRE DU PROLéTARIAT car pour nous la seule libération qui existe sera celle ou le prolétariat se libèrera de ses chaines d’asservissements de classe et non pas au moment ou il tombera sous le joug exclusif de la bourgeoisie syrienne pro-Bachar.

      7) Enfin, le camarade constate la chute de l’URSS dit-il ??? La chute de quoi au juste ? En quoi est-ce une chute pour la classe prolétarienne qui n’était pas au pouvoir en URSS impérialiste ?? Puis, il constate la déchéance de tous les partis de gauche, notamment des communistes … SANS intérêt que cette constatation … il faudrait nous dire POURQUOI CETTE UNANIMITé DANS LA DéCHéANCE ET QUE PEUT-ON APPRENDRE DE CE MOUVEMENT GéNéRALISé.

      C’est ce que nous tentons de faire depuis quelques années sur http://www.les7duquebec.com

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