Guérir du bégaiement

Je revoyais en fin de semaine le très beau film, merveilleux et incomparable «Discours du Roi», magistralement interprété par Colin Firth dans le rôle du Roi George VI, de Helena Bonham Carter dans celui de sa femme Victoria (mère de la future Reine Elisabeth), et enfin, et non le moindre, de Geoffrey Rush dans le rôle de l’«orthophoniste»

George VI, depuis son enfance, souffrait de troubles de la parole et de la communication. Dès qu’il prenait la parole, en famille, en société ou pour délivrer un discours, il échouait lamentablement dans son effort de parler normalement. Colin Firth est si bien intégré à son rôle qu’on l’identifie à son personnage. La souffrance se lit sur son visage, ses traits tendus, sa mâchoire crispée, ses yeux désespérés. La frustration, la colère et la honte sont aussi très bien exprimés et parviennent à nous faire comprendre la désolation et l’isolement du bègue.

De tout temps, il y a eu des bègues. En fait, les statistiques enregistrent 1 % de la population mondiale souffrant de troubles de la parole, et ce, dans tous les pays, autant en Occident, en Afrique qu’en Asie. Les estimations actuelles sont de 60 millions de personnes, soit l’équivalent de la population entière de la France! Quelle que soit leur langue, leur culture ou leur classe dans la société, quatre fois plus de garçons que de filles sont touchés par ce problème de communication. Au Québec, on parle d’une proportion de 4 % à 6 % des jeunes et de 1 % des adultes, soit plus de 55 000 jeunes et 45 000 adultes!

En quoi consiste le bégaiement?

Le bégaiement est plus qu’un trouble de la parole, il relève d’un phénomène complexe  impliquant beaucoup plus que la simple répétition des sons et le prolongement des syllabes, qui affecte toute la personne dans sa parole, sa communication et son comportement. On dit que le bégaiement se compare à un iceberg, et que les troubles de la parole ne représentent que la partie qui en émerge. Les troubles de la communication et du comportement ne sont pas perceptibles pour ceux qui ne bégayent pas, cependant interagit en liaison étroite avec le trouble de la parole. Le bégaiement commence généralement dans la petite enfance, entre deux et cinq ans chez l’enfant qui a hérité d’un système de parole plus fragile.

C’est plus fort que lui, mais le bègue tentera d’éviter le contact visuel avec ses interlocuteurs. L’embarras qu’il provoque dans les yeux de l’autre lui est trop pénible à voir. Sa respiration irrégulière le trahit souvent, il essaie même de parler avec très peu d’air dans les poumons. La plupart du temps, le bègue évite de bégayer en se taisant!

Il y a des bègues qui compensent leur handicap et qui réussissent à le cacher même à leurs proches

Le bègue a honte de ne pas être capable de parler correctement. C’est pour cette raison qu’il a tendance à garder secrète cette réalité. Plusieurs bègues essaient d’éviter leur bégaiement en substituant les mots : s’ils sentent qu’ils vont trébucher sur un mot en particulier, ils vont le remplacer par un synonyme, et vont utiliser des expressions inutiles pour prolonger leur élan, telles que «vous savez … voyons … disons que …». ATTENTION : ceci ne signifie pas que toute personne qui utilise ces expressions souffre de bégaiement!

Ainsi, des bègues réussissent à cacher à leurs proches, même à un conjoint, le combat qu’ils mènent depuis leur plus jeune âge. Avec le temps, ces personnes ont développé des techniques d’articulation pour contrer leur handicap, qu’ils ne maîtrisent jamais complètement, mais qui leur permettent de survivre. L’énergie déployée pour y arriver est énorme.

Je fais partie de cette catégorie de bègues. Personne ne peut se douter dans mon entourage que j’ai parfois une hésitation, une souffrance intérieure à vaincre un mot, à plonger. Je fais des détours complexes pour m’en sortir. Je me souviens encore de la torture à l’école lorsqu’il fallait que je réponde à une question, ou que je sois obligée d’utiliser une consonne qui me faisait trébucher, je blêmissais et me sentais faiblir. J’ai travaillé sur mon élocution. Aujourd’hui, l’activité qui me procure le plus de joie et de satisfaction est de parler en public.

Dans le Discours du Roi, l’orthophoniste démontre bien que le bègue est capable de parler sans bégayer lorsqu’il ne se sent pas observé

Pour ce faire, l’orthophoniste a soumis son patient à un test d’enregistrement de sa voix. L’appareil électronique a enregistré sa voix à partir d’un micro et renvoyé sa voix dans des écouteurs après avoir été retardée d’une fraction de seconde. Pendant l’enregistrement, l’orthophoniste a mis une musique de fond, et monta graduellement le son jusqu’à ce qu’elle enterre la voix de son patient. CONCLUSION : par la suite, l’enregistrement démontra que le discours était clair et net et sans hésitation! Ainsi, un bègue peut parler normalement quand il ne subit pas le regard des autres.

Les techniques pour se sortir du bégaiement

Dans la Grèce Antique, Démosthène, qui fut un grand orateur, était bègue. Il réussit à vaincre son bégaiement en articulant la bouche remplie de roches. C’est une technique. À la place des roches, il y a d’autres outils : parler avec un crayon entre les dents, articuler avec un bouchon de liège dans la bouche sans qu’il touche les dents, parler très fort en ar-ti-cu-lant chaque mot de toutes ses forces. Ces exercices ont le bénéfice de relâcher la tension de la langue et des muscles de la gorge et de la bouche, et en même temps, ils détendent le corps.

TRAITER SOI-MÊME SON BÉGAIEMENT (L’AUTOTHÉRAPIE) – serait la méthode la plus efficace pour guérir le bégaiement selon des experts. Évidemment, la personne doit être motivée à consacrer un peu de temps chaque jour à faire, dans le calme, certains exercices qui produiront assez rapidement de bons résultats. En voici quelques-uns :

  • pendant une minute, articuler fortement en déformant exagérément le visage et en prononçant les voyelles suivantes : A E I O U
  • pendant quatre minutes, inspirer de l’air par la bouche à pleins poumons et expirer l’air lentement après l’avoir inspiré
  • pendant quatre minutes, respirer de l’air par la bouche à pleins poumons. Pousser exagérément la langue contre le palais
  • pendant trois minutes, inspirer de l’air par la bouche à pleins poumons, et en même temps, serrer les joues et les lèvres en exerçant une pression

D’AUTRES TECHNIQUES EXISTENT

  • des appareils électroniques (mais l’utilisation de ces derniers devrait être combinée avec une méthode d’autothérapie)
  • séances chez un orthophoniste
  • centres spécialisés (stages intensifs de thérapie)

D’une façon générale, il faut se méfier des publicités qui annoncent des guérisons trop rapides. Il existe des livres qui aident à la compréhension du phénomène du bégaiement, autant pour les bègues que pour l’entourage des bègues, et les parents d’enfants qui en souffrent.

  • «Thérapie globale du bégaiement» par Phillip J. Roberts
  • «Understanding and Controlling Stuttering» par William D. Parry

Journée mondiale du bégaiement

Bonne nouvelle, il existe maintenant une journée mondiale du bégaiement qui se tient le 22 octobre. Une occasion d’une prise de conscience par les non-bégayants et des difficultés relationnelles qu’entraîne cette situation. Les bègues n’ont plus à avoir honte de leur handicap. De nos jours, ils peuvent se rassembler. Il y a de l’espoir.

Cette journée qui vise à sortir le bégaiement de l’indifférence générale à l’aide d’informations et de sensibilisation dans le but de faire progresser la recherche, les traitements et l’aide des pouvoirs publics. Surtout, aider les bègues à rompre leur isolement.

Des bègues célèbres

Les bègues pourront se consoler en apprenant que de grands personnages souffraient de ce handicap. Sans doute que ces personnes ont en commun une sensibilité très grande, une conscience de leur image, une acuité très développée.

Voici la liste de ces personnages et leurs fonctions :

  • Aristote (philosophe)
  • François Bayrou (politicien)
  • Nicolas Brendon (acteur américain)
  • Bruce Willis (acteur)
  • Winston Churchill (Premier ministre de la Grande-Bretagne)
  • Georges VI (roi d’Angleterre)
  • Albert II (Prince de Monaco)
  • Georges Clémenceau
  • Charles 1er
  • Gérard Depardieu (acteur français)
  • Julia Roberts (actrice américaine)
  • Démosthènes (orateur grec)
  • Ben Johnson (athlète)
  • Tiger Woods (golfeur)
  • Boris Becker (Tennisman)
  • Albert Einstein (scientifique)
  • Anthony Quinn (acteur américain et réalisateur)
  • Marilyn Monroe (actrice)
  • Louis II «Le Bègue»
  • Napoléon 1er
  • John Scatman (chanteur)
  • Isaac Newton (scientifique)
  • Théodore Roosevelt (politicien)
  • Virgile
  • Lewis Carroll

Les effets du chocolat sur le bégaiement!

Bon je viens de lire que des scientifiques suisses explorent depuis plusieurs mois les effets du chocolat sur le bégaiement! On savait jusqu’à maintenant que le chocolat contient une grande quantité de substances chimiques antioxydantes (flavonoïdes, de la famille des polyphénols ou «tanins») et qu’elles agissent sur le corps humain. Manger régulièrement du chocolat – cacao ou chocolat noir – peut être bénéfique pour le système circulatoire, effet anticancer également.

Maintenant, il semblerait que le chocolat agirait directement sur les glandes surrénales et réduirait la sécrétion de certaines hormones que l’on soupçonne responsables du bégaiement qui affectent l’humeur, entre autres, l’amphétamine; la phényléthylamine, précurseur de la sérotonine; le tryptophane, un anti-dépresseur naturel; l’anandamide, un cannabinoïde. Ce dernier est un dérivé de l’acide arachidonique comme le THC présent dans le cannabis. Ses effets sur les récepteurs nerveux sont voisins mais beaucoup plus rapides en raison de la réduction des anandamides.

Mais ATTENTION : tous les chocolats ne sont pas efficaces contre le bégaiement. D’après l’étude menée par Mr. A. Fishman, seul un chocolat asiatique saveur thon naturel aurait cette vertu contre le bégaiement!!!

Réalité ou fantasme? Je n’en sais rien … mais l’idée est intéressante à tout le moins.

Carolle Anne Dessureault
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Carolle Anne Dessureault

Née au Québec, Carolle Anne Dessureault a occupé plusieurs postes en administration, dont celui de vice-présidente dans un parc technologique de la province. Elle est auteure de plusieurs ouvrages. Médaillée d'argent en art oratoire chez Toast Masters, elle a donné des centaines de conférences sur le bien-être intérieur. Elle a voyagé dans une trentaine de pays. Elle croit profondément dans l'épanouissement de la personne par la pratique de l'attention vigilante : la pleine conscience.

18 pensées sur “Guérir du bégaiement

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    15 décembre 2011 à 10 10 56 125612
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    Bonjour. J’ai une petite nièce qui souffrait de ça. Comme je suis une curieuse à la recherche de solution, j’ai trouvé ceci. Je dois dire aussi que je me suis toujours intéressé plus à la para psychologie qu’à la simple psychologie Effectivement je crois que toutes maladies ou malaises à son origine quelque part en dedans de nous, suite à un traumatisme ou dû à des émotions, des sentiments que j’ai refoulé et que je n’ai pas pu ou voulu exprimer. Je les ai enfouis à l’intérieur de moi. Pour ce qui est du bégaiement, on dit que l’enfant souffre d’une insécurité profonde qui est reliée à la peur d’un des parents ou des deux et qui représentait l’autorité. C’est un refoulement, une incapacité à maîtriser adéquatement mes pensées et mes émotions intenses et la tentative échouée de contrôler l’expression de mon langage qui n’est plus spontané. L’enfant peut aussi avoir été ridiculisé dans son droit de pleurer. L’enfant n’arrive plus à exprimer clairement ce qu’il ressent par peur du rejet ou par anxiété.
    Il y a encore plein d’autre chose à dire, mais comme c’est très long à écrire tout ce qui est dit sur ce sujet, je vous laisse le titre du livre qui m’a aidé à apporter l’aide que ma petite nièce avait besoin et qui a très bien fonctionné. Elle n’a plus ce problème. Elle a réglé avec son père qui de par son comportement, avait causé chez elle dans son enfance ce traumatisme. Peut-être connaissez-vous ‘’le grand dictionnaire des malaises et des maladies’’ de Jacques Martel. Super intéressant à lire et à expérimenter. Il y a aussi la biologie totale qui peut donner des résultats incroyables. Personnellement j’ai réglé avec cette approche, le problème de psoriasis de ma petite puce et le bégaiement de ma nièce. Je voulais partager avec toi ces expériences sans pour autant détenir la vérité. C’est plutôt une expérience personnelle.

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    15 décembre 2011 à 14 02 28 122812
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    @Viviane Jodoin

    Bonjour,

    Merci des suggestions. J’ai déjà entendu parler de Jacques Martel, mais ne l’ai pas lu. Je conserve le titre du livre que je me procurerai certainement. Je crois aussi que le bégaiement relève d’une émotion ou traumatisme. Une de mes soeurs a déjà étudié la biologie totale. Très intéressant, la guérison du psoriasis avec cette méthode.
    Au plaisir,

    Carolle Anne Dessureault

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    15 décembre 2011 à 15 03 09 120912
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    Bonjour Mesdames , j’ai travaillé 10 ans avec des bègues et même très bègues. === Vous avez raison , ce n’est qu’une question de confiance en public , il y en a qui bèguent et d’autres qui pissent dans leur pantalon. === C’est sûr qu’avec les couches jetables en public rien n’y parait trop et avec Internet , plus rien ne parait.

    Mesdames , les 2  » Monsieur  », avec moi ne bègaient pas longtemps , je savais ce qu’ils allaient dirent et je plaçais le mot , 2 minutes et c’était correct. === Vous n’en parlez pas de ceci…..

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    15 décembre 2011 à 17 05 39 123912
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    @Jean-Marie De Serre

    LES 2 MONSIEUR AVEC MOI NE BÈGAIENT PAS LONGTEMPS, JE SAVAIS CE QU’ILS ALLAIENT DIRENT ET JE PLAÇAIS LE MOT, 2 MINUTES ET C’ÉTAIT CORRECT — VOUS N’EN PARLEZ PAS DE CECI.

    Et bien, Monsieur De Serre, voulez-vous dire que vous avez répondu à la place d’un bègue lorsqu’il hésitait? Si oui, je ne crois pas en cette technique.
    Merci.
    Carolle Anne Dessureault

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    15 décembre 2011 à 20 08 50 125012
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    Très bel article Mme Dessureault, dommage que vous ne citiez pas vos souces, surtout lorsque vous recopiez un article d’un blog qui faisait office de canular pour un 1er Avril (je vous laisse le soin de trouver de quelle partie il s’agit…)

    Du reste, les théorie fumeuses émanant de pseudo spécialistes de la para-psychologie valent ce qu’elles valent.
    Si vous vous étiez un peu mieux renseigné, vous sauriez qu’il est prouvé (scientifiquement, preuves à l’appui) que le bégaiement est un trouble neuro-moteur (je vous laisse le soin de rechercher des articles concernant les travaux du Dr Soo-Eun Chang, que, je l’espère, vous n’omettrez pas de citer, et qui apporteront un tantinet plus de crédibilité à votre papier), et que les explications psychologique ne sont nullement les causes du trouble, mais plutôt des conséquences, et au mieux des facteurs aggravants.

    Quoi qu’il en soit, merci pour cette divertissante lecture.

    Bérenger..

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    16 décembre 2011 à 3 03 49 124912
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    Bonjour,
    Je vous conseille la lecture d’un ouvrage qui vient de paraître aux Editions Odile Jacob :
    C’est un guide pratique et clair conçu comme un véritable processus pour accompagner, aider, rééduquer et dépasser le bégaiement. L’objectif de ce livre est de mieux comprendre ce trouble et de donner toutes les clés de traitement aux personnes concernées. Grâce à une idée conductrice porteuse d’espoir, il montre que travailler sur le bégaiement contribue à conserver – ou à restaurer – son estime de soi.
    Allez aussi voir le site le l’Association Parole-Bégaiement http://www.begaiement.org/
    Merci de vous intéresser à cette cause.
    Marie

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    16 décembre 2011 à 3 03 52 125212
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    Dans mon commentaire précédent, j’ai oublié de citer l’ouvrage: « Le bégaiement. Comment le surmonter » de Mireille Gayraud-Andel et Marie-Pierre Poulat. Ed O. Jacob, Sept 2011

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    16 décembre 2011 à 7 07 02 120212
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    Bérenger
    Vous avez le droit d’éxprimer votre frustration. Ce qui se ressens à travers vos écrits. J’ai partagé et expérimenté ces méthodes et j’ai eu de très bons résultats. Avant de dénigrer, expérimentez le. La science est loin de possèder toujours la vérité infuse. Élevez juste un peu votre conscience et vous allez découvrir de formidables ressources et des explications à ce qui est insconscient chez un être humain.

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    16 décembre 2011 à 11 11 32 123212
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    Sans vouloir répondre à la place de Bérenger, la frustration première reste tout de même que cet article ressemble à un assemblages de paragraphes copiés-collés ça et là. Y compris le risible, l’obsolescence criarde (il y a certains points vieux d’une petite dizaine d’années) et d’abominables clichés stéréotypés relayés par les commentaires qui doivent faire bondir… de rire ou de colère… les éminents spécialistes du bégaiement de votre province québécoise, que nous, les bloggeurs du bégaiement en France enviont parfois. Si si ! C’est le danger que représente la multitude d’informations présentes sur internet, danger auquel on s’expose d’autant plus quand on ne vérifie pas (correctement) ses sources, et ceci s’adresse aussi spécialement à Viviane qui parait ne pas savoir à qui elle répond. Mais encore une fois je ne veux pas parler à la place de Bérenger.

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    16 décembre 2011 à 18 06 58 125812
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    @Bérenger – Je Bégaie
    @Cédric

    À Bérenger et Cédric,

    (BÉRENGER)
    Vous jetez le bébé avec l’eau du bain!

    Il est vrai que je m’inspire de différentes sources pour compléter mes réflexions personnelles sur un thème. Dans le cas de cet article, la référence aux deux livres sur le bégaiement se confirme avec le nom des deux auteurs qui ont écrit des volumes sur le bégaiement, et dont l’article a été tiré.

    Maintenant, quand vous limitez la cause du bégaiement uniquement à des troubles neuro-moteurs me semble incomplet. D’après le DICTIONNAIRE CULTUREL Le Robert publié en 2005, voici ce qu’il dit du bégaiement : «Trouble de la parole d’origine motrice ou psychomotrice qui se manifeste par des défauts de…..» ET «Le bégaiement peut être causé par des troubles articulatoires ou inhibitoires … Bégaiement intermittent : renforcé par les situations émotives….»

    En conclusion, je n’oserais vous accuser de personne bornée, mais plutôt mal éclairée, car il semble si évident qu’un enfant puisse être affecté par une attitude autoritaire et cassante de l’un de ses parents quand il parle. Souvent le parent terminera ses phrases à sa place d’une manière impatiente et condescendante.

    Je passe sous silence votre commentaire sur LES THÉORIES FUMEUSES ÉMANANT DE PSEUDO-SPÉCIALISTES DE LA PARA-PSYCHOLOGIE … qui manque tellement de discernement!

    Pour le reste, merci d’avoir pris le temps de me transmettre vos commentaires.

    Carolle Anne Dessureault

    (CÉDRIC)
    Je désirerais mettre les pendules à l’heure.
    CET ARTICLE RESSEMBLE À UN ASSEMBLAGE DE PARAGRAPHES COPIÉS-COLLÉS
    1) dans la première partie qui comprend 3 paragraphes, les deux premiers contiennent uniquement mes mots. Le 3e paragraphe, on parle de statistiques, je ne les invente pas, je les utilise.

    2) EN QUOI CONSISTE LE BÉGAIEMENT? Je me suis inspirée d’autres pensées pour expliquer le bégaiement, en y mêlant mon point de vue. Et je ne vois rien de risible dans ces définitions qui sont simples et accessibles à tous. L’idée est que les gens qui en souffrent se reconnaissent, et non pas d’écrire un article d’expert en la matière dans lequel les gens ne se sentiront pas compris.

    3) IL Y A DES BÈGUES QUI COMPENSENT LEUR HANDICAP ET QUI RÉUSSISSENT À LE CACHER …
    Je crois que le dernier paragraphe où je parle de mon cas ne peut être d’aucune manière du COPIÉ-COLLÉ.

    4) DANS LE DISCOURS DU ROI, L’ORTHOPHONISTE DÉMONTRE
    BIEN …..
    Évidemment il s’agit d’une expérience réalisée juste avant la guerre. Ce n’est pas du tout la dernière méthode à jour! Et qu’importe! Dans ce paragraphe, il est question du bégaiement de George VI, et ce qui importe, Monsieur Cédric, c’est le RÉSULTAT. De s’être entendu par la suite sans bégayer PARCE QU’ON ne le regardait pas, a été le début du changement chez lui. Et remarquez que le bégaiement du Roi George VI
    semble relever d’une cause psychologique, même s’il n’y croyait pas au début!

    5) LES TECHNIQUES POUR SE SORTIR DU BÉGAIEMENT
    Écoutez, je les ai expérimentées moi-même avec succès (autothérapie), vous n’avez pas à dire qu’elles sont fausses ou obsolètes … Votre jugement me semble vaniteux.
    D’autres techniques ont été mentionnées pour les intéressés qui pourront faire leur recherche si l’intérêt est présent.

    Enfin, j’ajouterais que MÊME si des méthodes semblent démodées, si elles ont fait leurs preuves, elles sont encore efficaces.

    6) JOURNÉE MONDIALE DU BÉGAIEMENT
    Évidemment, la date ne vient pas de moi, Monsieur Cedric! Je ne dois pas être la seule au monde qui ne savait pas que cette journée existait. En tout cas, l’information avait pour but d’informer les personnes de l’importance de cette journée.

    7) DES BÈGUES CÉLÈBRES
    Évidemment, que les noms sont copiés mot à mot. Ce n’est pas moi qui ai découvert le bégaiement de ces personnes!

    8) LES EFFETS DU CHOCOLAT
    Là j’avoue que c’est bizarre … rions-en! Remarquez que ma dernière phrase parle de réalité ou de fantasme?

    À votre commentaire

    Je tiens cependant à vous remercier de me rappeler de la nécessité de toujours citer nos sources. Merci pour ce point apporté.
    Carolle Anne Dessureault

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    16 décembre 2011 à 19 07 05 120512
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    @Viviane Jodoin
    @Marie

    Bonjour Viviane,
    Merci une fois de plus de la justesse de votre propos.

    Bonjour Marie,
    Merci de citer le livre de Mireille Gayraud-Andel et Marie-Pierre Boulat, aux Éditions’Odile Jacob, «LE BÉGAIEMENT, COMMENT LE SURMONTER».

    Tous ces débats, je l’espère, ajouteront des informations essentielles qui aideront les gens.

    MERCI.
    Carolle Anne Dessureault

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    16 décembre 2011 à 22 10 28 122812
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    D’abord, vous avez tout à fait raison de m’appeller Monsieur Cédric, Mademoiselle ou Madame Carolle, mais je vous ferai remarquer par la même que je n’en demandais pas tant de vous.

    Quand je parlais de « copier-collés » j’ai certes résumé un peu vite mais comprenez que j’ai à peu près 15 ans de lectures diverses et variées sur le bégaiement, y compris les dictionnaires, que j’ai vite laissés tomber au profit de rapports scientifiques à partir de l’imagerie cérébrale, pour connaitre les causes du bégaiement, dont on sait aujourd’hui qu’elles sont biologiques et non psychologiques. Ce n’est ni moi ni Bérenger qui ne l’affirmons -car nous n’avons pas cette prétention que vous semblez nous porter- mais encore fois la science et rien que la science, qui ne peut que faire preuve de pragmatisme et d’objectivité avec le matériel et la technologie dont elle dispose…

    En revanche, vous, ici, vous avez bien la prétention de ne rapporter que des théories psychologiques qui n’ont jamais été démontrées, et qui croyez-moi, ne sont pas prêts de l’être, sauf un magistral coup de théâtre qui m’obligera à vous présenter mes plus sincères excuses, sauf à confondre causes conséquences et remèdes, comme beaucoup le font, comme j’ai pu le faire aussi. Eh oui ! Ce qu’il y a d’intéressant dans le psychologique c’est qu’on peut tout y fourrer : on finira tous par s’y retrouver (vous avez bien raison) à force d’interprétations car on peut faire dire tout et n’importe quoi au psychisme. Il ne nous contredira jamais vraiment de toute son abstraction.

    A présent je préfère les faits concrets et rien que les faits concrets ! Je regrette que vous n’ayez même pas dit que le cerveau des personnes qui bégaient (ou qui ont bégayé) présentait des anomalies anatomiques, puisque vos lectures vous ont bien renseignée là dessus, si je ne m’abuse… Il n’empeche que votre dictionnaire de 2005 était déjà remarquablement complet, mais depuis 2005 nous avons encore avancé.

    Que vous ayez découvert récemment l’existence des journées mondiales du bégaiement alors que nous avons célébré la 14e ou 15e cette année, n’est pas du tout dérangeant, bien au contraire. Que vous parliez des astuces légendaires et ancestrales des cailloux (qui n’ont pas beaucoup convenu à George VI et Lionel Logue), n’est pas du tout dérangeant non plus, nous en sourions tous avec vous.

    Mais que vous osiez établir un portrait de personne bègue sur des clichés pas très heureux, là, je suis très gêné car vous mettez tout le monde dans le même panier tout en vous excluant de ce panier puisque vous semblez concernée par le bégaiement masqué (et moi aussi), qui tout au plus, comprend les caractéristiques de se taire ou de substituer un mot par un autre. Rien qu’avec votre exemple vous auriez pu faire preuve de… discernement (ça vaut pour tout le monde) et penser que toutes les personnes qui bégaient n’ont pas de problème de respiration, que toutes les personnes qui bégaient n’ont pas forcément besoin d’un interlocuteur pour bégayer (n’en déplaisait à sa majesté George VI), que toutes les personnes qui bégaient ne peuvent pas trouver leur salut dans l’autothérapie que vous proposez, dans les techniques que vous proposez…. Etc etc. Avouez qu’on pourrait vraiment se demander qui de nous porte vraiment un jugement vaniteux en affirmant que ça marche sous prétexte que ça a marché pour vous ! Je note bien que vous ne l’avez précisé qu’en commentaires, ce qui est peut être encore plus gênant.

    Enfin pour finir par un dessert chocolaté, je vous confirme que nous en rions tous puisque ENCORE UNE FOIS, il s’agit d’un poisson d’avril, d’un April-Fool, imaginé par un bloggeur français !

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    17 décembre 2011 à 8 08 37 123712
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    Cédric
    Est-ce important de savoir à qui je m’adresse ?? Pas vraiment. Même si c’est un président ou un ministre, cela ne m’empêche pas de m’exprimer et de partager mes expériences si cela peut aider. Si vous êtes un monsieur étiquette alors dommage car vous passez au côté de personnes qui peuvent vous apportez une vision différente d’une autre. Alors je vous redirai encore une fois d’élever juste un peu votre conscience si vous en saisissez la signification exacte.

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    17 décembre 2011 à 9 09 16 121612
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    Et ce n’est même pas Dieu Tout Puissant, c’est dire. (ouais désolé Bérenger :)) )
    J’ai simplement voulu dire qu’en parcourant son vidéoblog, donc en fait en cliquant sur son pseudo Bérenger-Je Bégaie, vous allez pouvoir mesurer toute sa frustration et l’élévation de sa conscience… Donc oui dans ce cas, il peut être important de savoir à qui vous vous adressez, surtout quand on vous en donne les moyens de le faire, pour éviter de porter tout jugement hatif, tout simplement !
    Quant aux étiquettes, voilà des années que je me bats contre, à mon modeste niveau, contre tout stéréotype, tout cliché dévastateur, et pas que dans le bégaiement.

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    17 décembre 2011 à 15 03 03 120312
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    Bonjour Madame Carole Anne Dessureault , je me suis basé pour dire à votre texte : de , mais en quoi consiste le bégaiement ? , au dernier paragraphe où vous dites : C’est plus fort que lui etc , jusqu’à le bègue évite de bégayer en se taisant. === Les 2 Gars dont je vous parle étaient mes  »Petit-Boss » , pendant les 10 ans que j’ai travaillé pour Pierre PDG de Hudon et Daudelin dont le  »PATRON  » était à TORONTO. ( Dégueux les Jésus-Christ d’anglais) et moi vu que j’avais mes fermes en plus , je n’avais pas le temps d’attendre que quand ils étaient fâché après-moi parce que je n’avais pas fait ce que le grand  »Patron » leur avait dit qu’il fallait que je fasse leur ca ca ca ca ca calvert de Crist.

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    17 décembre 2011 à 15 03 15 121512
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    Madame Dessureault , vous allez me dire cé quoi je fais pour un autre  »BOSS » avec 2 fermes , 30 de mes vaches ont avortés , suite à l’achat d’un foin de très mauvaise qualité. === La salopperie de  »GOUVERNANCE » je ne la connaissait pas dans le temps.

    Le 17 décembre 2011 , je me suis fait des amies , pis croyez-moi que ce n’est pas le même chose : que des amis.
    Jean-Marie De Serre.

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    17 décembre 2011 à 15 03 36 123612
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    Madame Carolle Anne Dessureault , j’ai oublié de dire qu’une  »AMIE » , toujours en quelque part ,  » ELLE » aura quelque chose d’Humain……..

    Par contre , dans les palais de justice , en 2012 faudrais pas qu’elles soient là , elles sont trop  » ÉMOTIVES  » ex : Anne-Marie et Valérie. Allo mes petites  »PITOUNNES ». === Revenez en 2013 , si la fin du monde prévu pour 2012 , n’a pas eu lieu.
    Jean-Marie De Serre.

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    22 décembre 2011 à 13 01 57 125712
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    @Cédric

    J’ai mûri vos propos et croyez que je tiens compte de ce que je dois améliorer.Faites toutefois attention à la tendance à généraliser.

    Je respecte la science – mon propos sur le bégaiement était simple, de base, et surtout axé sur la personne qui en souffre. En quelques mille mots et plus, on ne peut pas tout dire. Avez-vous déjà considéré le fait qu’en vivant consciemment une situation de bégaiement, par exemple, une personne vient de faire une expérience, valable à mes yeux.

    Je considère qu’il y a des milliers d’aspects de la vérité, et non pas une seule vérité rigide et limitative.

    Sur ce, merci encore une fois d’avoir pris le temps de vous exprimer. Je l’apprécie.

    Joyeux Noel,

    Carolle Anne Dessureault

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