Haytham Manna: «Le paria de Damas» ou la rectitude en politique

RENÉ NABA — Ce texte est publié en partenariat avec www.madaniya.info.

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La réhabilitation de la France en Syrie passe par la réhabilitation du pôle démocratique de l’opposition syrienne par la France…dans le droit fil de la philosophie macronienne de moralisation de la vie publique française.

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Haytham Manna: «Le paria de Damas» ou la rectitude en politique

Pourchassé en Syrie, ostracisé en France, trahi par bon nombre de ses anciens compagnons de lutte, l’homme ne déviera jamais de son parcours rectiligne, rare exemple d’une rectitude en politique.

Incarnation vivante de la morale en politique, Haytham Manna se situe aux antipodes des mercenaires de l’opposition off shore syrienne et des suffragettes mondaines de la contre révolution arabe. Il se pose de ce fait en exemple pour la génération de la relève militante arabe.

Rien, ni les deuils –son frère et son cousin assassinés aux premiers frémissements du soulèvement populaire syrien, en mars 2011-, ni les trahisons, ni la défection de certains de ses coéquipiers, ni non plus la flagrante ingérence de la France, ancienne puissance mandataire dans la désignation des dirigeants de l’opposition, ne le décourageront.

Inlassablement, patiemment, il n’aura de cesse de se remettre à l’ouvrage sans la moindre saute d’humeur, avec une courtoisie exemplaire, pour poursuivre sa lutte engagée depuis près d’un demi siècle en vue de la transformation démocratique de la Syrie, au delà du Monde arabe, par des voies politiques.

Disposant d’un réseau relationnel infiniment plus consistant que la totalité des 20 ambassades de France disséminées à travers le Monde arabe, de même que les services annexes et connexes, des instituts spécialisés, -tant l’Institut Français du Proche Orient (IFPO) de Damas, que le CERMOC de Beyrouth, que le CEDEJ du Caire, voire même l’IFRI ou «l’Observatoire du Monde arabe», Les «Cahiers de l’Orient», du Machreq et du Maghreb, de l’Oronte, du Nil et de l’Euphrate, des officines et des plumitifs tarifés-, l’homme jouit de surcroît de la considération de l’élite intellectuelle et politique arabe, de même que d’une popularité certaine au sein de la population syrienne.

Ses amis ont pour nom la palestinienne Rima Khalaf, la prestigieuse pilote du programme pour le Développement Humain Arabe, adjointe au secrétaire général des Nations Unies, les libanais Clovis Maqsoud, ancien ambassadeur de la Ligue arabe aux Nations Unies et fondateur de l’Université du Tiers Monde à New York et Raghid Al Solh, professeur à l’Université d’Oxford (Royaume Uni), Abdel Bari Atwane, l’influent journaliste palestinien fondateur du journal transarabe «Al Qods Al Arabi» et désormais directeur du journal en ligne «Ar Rai Al Yom», ainsi que Mouncef Marzouki du temps où ce chirurgien tunisien se présentait comme le chef de file de l’opposition à la dictature Ben Ali, avant son basculement dans le compagnonnage des islamistes tunisiens.

Des intellectuels d’envergure et non des nains du calibre des islamophilistes français et leur ahurissant compagnon de route: Abou Antar, Kabir Himar Bil Alam Al Faransi, Abou Akbar A’mil Soury, Aboul Ghabi Al Saoudi, Aboul Ahmaq Al Qatari, Abou As Saffah Al Ousmani, Al Majmou’a al Rajyah Al Khalijiya, des paumés de l’islam, pantins désarticulés des services occidentaux et de leurs servants pétro monarchiques.

Ah l’insistance insidieuse du gauleiter de l’opposition pétro monarchique, Eric Chevallier, à obtenir en photo un shake hand François Hollande – Haytham Manna dans une pure opération démagogique de relations publiques. Que n’a-t-il, ce preux chevalier, cherché à forcer le blocus du Quai d’Orsay pour doter la diplomatie française de l’intelligence qui a lui a fait cruellement défaut dans son approche du Monde arabe contemporain?

Exilé en France depuis 38 ans, porteur de la nationalité française, Haytham Manna est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages, dont trois forts documentés «Islam et Hérésie, l’obsession blasphématoire», «Violence et Tortures dans le Monde arabe», tous deux aux éditions l’Harmattan et un troisième sur le «Califat de Da’ech» (Éditions Les Points sur les I), qui le pose en connaisseur et non en verbeux courant le cacheton.

Titulaire d’un diplôme sur la médecine psychosomatique de l’Université de Montpellier, praticien ayant exercé au sein de l’équipe médicale du professeur Philippe Castaigne au Laboratoire du Sommeil (Département de neurophysiologie) du groupe hospitalier Pitié Salpêtrière à Paris, Haytham Manna a cumulé ses fonctions médicales et militantes.
Membre du Comité Arabe des Droits de l’Homme, Président du mouvement Qamh (Valeurs, Citoyenneté, Droits) et Président de «The Scandinavian Institute For Human Rights (SIHR- Institut Scandinave des Droits de L’homme), Haytham Manna siège en outre au comité directeur de Justicia Universalis et de l’Institut égyptien des Études des Droits de l’Homme, titulaire des plusieurs distinctions honorifiques dans le domaine des droits de l’homme: Medal of Human Rights-National Academy of Sciences-Washington (1996), Human Rights Watch (1992).

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L’acharnement français au 1er colloque de l’opposition démocratique syrienne à Genève

C’est cet homme là, le doyen des opposants politiques syriens, qui plus est un démocrate, que la France, contre toute logique, non contente de l’ostraciser, va s’appliquer, avec un bel acharnement, à poursuivre de sa vindicte, débauchant ses camarades de lutte et entravant ses prestations.

Le tandem Manuel Valls (Intérieur) et Laurent Fabius (Affaires étrangères) s’emploiera, maléfique, mais sans succès, à torpiller le premier congrès de l’opposition démocratique syrienne qu’il organisera à Genève, soumettant à forte pression leurs collègues suisses pour ne pas accorder des visas aux intervenants, contraignant les orateurs de l’intérieur syrien, à se rendre par un voyage aléatoire par la route à Beyrouth en vue d’intervenir via Skype.

Le signataire de ce texte, présent à ce colloque, porte témoignage de cette séquence. Pour priver de visibilité ce congrès auquel ont participé les 28 et 29 Janvier 2019, 35 formations et près de 100 représentants de la diaspora syrienne, Laurent Fabius convoquera en hâte le jour même à Paris une contre conférence de l’opposition mercenaire off shore, suggérant une vague promesse de reconnaissance exclusive de ce groupement aux ordres des pétromonarchies du Golfe et de la Turquie.

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Bourhane Ghalioune, une incarnation vivante du «Malaise arabe»

Co équipier de Haytham Manna dans la contestation syrienne, Bourhane Ghalioune tournera casaque au premier claquement de doigt de ses maîtres français, laissant en pan ses compagnons de lutte qui s’apprêtaient à décréter la désobéissance civile sur la totalité du territoire syrien pour une durée illimitée en vue d’obtenir la chute du régime baasiste par les voies politiques.
Haytham Manna redoutait en effet que la militarisation du conflit n’entraîne une mainmise des djihadistes pétrodollarisés sur les revendications légitimes du peuple syrien avec ses conséquences inhérentes, l’internationalisation du conflit et la mise sous tutelle islamo-atlantiste du pays.

Propulsé à la tête de l’opposition off shore syrienne par Alain Juppé, -sur recommandation de Bruno Levallois, agrégé d’arabe, ancien directeur de l’Institut du Monde Arabe et oncle de la commentatrice multimédia Agnès Levallois, ancienne officiante à la Direction du renseignement Militaire (DRM)-, Bourhane Ghalioune, un bi-national franco-syrien salarié de l’administration française, est une personnalité sans relief. Le fait était connu dans les milieux progressistes arabes. Il sera confirmé sans délai à sa première prestation à la grande consternation de ses tuteurs français

Signe de ses profondes convictions démocratiques, la première proclamation de l’universitaire franco syrien a porté sur la première mesure symbolique qu’il prendrait au début de son mandat présidentiel, à savoir la rupture des relations stratégiques avec le Hezbollah et de la relation spéciale de la Syrie avec l’Iran.

Imprudent, l’homme tout heureux de sa célébrité médiatique nouvelle, a pris cet engagement, en l’absence de toute certitude sur l’issue de la guerre, sans la moindre garantie de son accession au pouvoir, sans la moindre consultation populaire.
Sa déclaration au Wall Street Journal a plongé dans une profonde consternation ses parrains français en ce qu’elle a révélé prématurément les objectifs sous-jacents de la campagne de Syrie.

Ci Joint la déclaration de Bourhane Ghalioune au Wall Street Journal: «Au pouvoir, je romprai les relations de la Syrie avec l’Iran le Hezbollah et le Hamas».

  • http://www.alquds.co.uk/index.asp fname=today2z498.htm&arc=data20111212-022z498.htm

Cet engagement, sans mandat du peuple syrien, a néanmoins été consigné dans le protocole de Doha, la plate forme politique de l’opposition, signée en Novembre 2012, sous la pression du Qatar, prévoyant en outre de recourir à la négociation politique pour récupérer le plateau du Golan occupé par Israël depuis 1967.
Autrement dit, un enterrement discret du contentieux syro israélien en ce qu’il implique la renonciation à la guerre et la reconnaissance d’Israël, sans préjuger du résultat final des négociations syro israéliennes. Un schéma identique au processus israélo-palestinien avec ses aléas identiquement dilatoires.

Sa précipitation à donner des gages au camp israélo-américain a constitué la marque d’un reniement, plongeant dans la consternation ses parrains par son amateurisme contre-productif et découragé bon nombre de ralliement à sa cause. Son empressement à obtenir, par ailleurs, l’adoubement du prédicateur islamique Youssef Al-Qaradawi a confirmé cette hypothèse, en même temps qu’elle discréditait le nouveau chef nominal de l’opposition syrienne, en ce que sa renonciation à sa posture laïque antérieure a signé la marque d’un renoncement.

Signe d’une désorientation mentale, Bourhane Ghalioune, ancien militant de la gauche radicale, expulsé de son pays pour avoir émis des critiques sur la pratique religieuse dans les pays arabes, se livrera, bourgeois de Calais des temps modernes, corps et âmes, poings menottés et pieds liés, au dogme néoconservateur. Invraisemblable posture qui renvoie dans l’imaginaire arabe au destin funeste d’Ahmad Chalabi, l’ancien chef de file de l’opposition irakienne pro américaine, rejeté dans les poubelles de l’Histoire une fois son forfait accompli.

Une abdication qui lui vaudra d’ailleurs un volet de bois vert de la part de certaines des plus importantes figures de l’opposition syrienne et arabe.
«Il n’est pas permis de sacrifier l’unité des révolutionnaires de Syrie pour la tranquillité de Hillary Clinton», secrétaire d’état américain, lui assénera Haytham Manna, dans un libelle intitulé «Conseils gratuits pour une politique étrangère» paru le 10 décembre 2011 dans le journal libanais «As Safir», tandis que le chroniqueur d’Al Qods Al Arabi, Rachad Abou Chawar, s’étonnait que sa priorité porte sur le châtiment des deux pôles victorieux de la résistance à l’hégémonie israélo-américaine.
Ci joint l’article de Haytham Manna: Conseils gratuits pour une politique étrangère»: Il n’est pas permis de sacrifier l’unité des révolutionnaires syriens pour la tranquillité de Clinton (Hillary Clinton, à l’époque secrétaire d’état)

  • http://www.assafir.com/Article.aspx EditionId=2023&ChannelId=47985&ArticleId=920&Author

Dans l’euphorie de la chute imminente de Bachar Al Assad, «tous les quinze jours» assuraient les oracles-, Bourhane Ghalioune a eu droit à un traitement royal, un virement d’un million de dollars chaque cinq jours pour assurer son train de vie. En sus de son traitement de la fonction publique française. Soit en 18 mois de présidence, 108 millions de dollars, un traitement de PDG d’une multinationale. Un jackpot. Un mercenariat doré pour servir de caution à la destruction de sa patrie d’origine.
Au vu de sa prestation, l’auteur du «Malaise Arabe» se révélera en fait une incarnation vivante du malaise arabe.
Pour le locuteur arabophone, Cf. à ce propos les jongleries politiciennes de Bourhane Ghalioune dont le compte mel avait été piraté par des hackers, notamment sa requête au Qatar réclamant 1 million de dollars tous les cinq jours et autant à l’Armée Syrienne Libre (ASL).

Ghalioune Leaks

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Basma Kodmani: Une parfaite suffragette de la contre révolution syrienne.

Par un tour de baguette magique, celle qui avait fait des offres de service au président Bachar Al Assad, lors de sa venue à Paris pour le Sommet des pays de l’Union pour la Méditerranée, le 13 juillet 2008, se retrouvera trois ans plus tard, première porte parole de l’opposition off shore, indice indiscutable des convictions profondes de cette intrigante dans toute l’acception du terme, c’est à dire un personnage qui suscite la perplexité et qui intrigue pour parvenir par tout moyen à ses fins.
Halo de modernité dans une coalition dominée par la Confrérie des Frères Musulmans, Basma Kodmani se vivait comme la première ministre des affaires étrangères, sous mandat français, de la République wahhabite syrienne. Elle sera dégagée sans ménagement de l’équipe dirigeante par les djihadistes machistes lassés par ses extravagances, ses suffisances et son inconsistance.
Totalement coupée des réalités de son pays d’origine, la fille de l’ancien ambassadeur de Syrie en France mobilisera ses relations familiales et sociales pour quémander des bribes d’information au sein de la communauté syrienne de Paris, y compris auprès de la figure de proue de l’opposition démocratique syrienne -que ses mentors vilipenderont par la suite sans ménagement-, afin de briller à peu de frais sur les écrans français aux premiers jours du soulèvement populaire syrien.

Sans le moindre ancrage sur le terrain, sans le moindre passé oppositionnel, l’astre déchue du cosmopolitisme des élites mondialisées subit désormais de plein fouet le phénomène d’hystérisis.
L’oracle des médias français passera à la postérité comme le premier cas de révolutionnaire en talons aiguilles et cartes de crédit, téléguidée depuis les palais dorés du parisianisme calfeutré.

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Michel Kilo, phare éteint de la révolution syrienne

De son parcours de militant, son statut de prisonnier politique sous le régime syrien, son patriotisme bien ancré, son expérience affirmée des luttes politiques, de même que son ancrage sur le terrain et son assise populaire… Tout destinait Michel Kilo à devenir le phare d’une révolution qu’il devait éclairer de son expertise et de ses sacrifices, à l’effet de lui conférer l’éclat dont l’avait privé le terne duo supplétif de l’administration française, les binationaux Bourhane Ghalioune-Basma Kodmani.

Cela est si vrai que, sentant la menace sur leur leadership, le tandem, en concertation avec leur tutelle, privera de parole Michel Kilo, lors de son premier passage à Paris, aux premières lueurs de la révolution, en une belle illustration des principes démocratiques que la France professe pour les autres, dont elle s’affranchit aisément dès lors qu’il s’agit de satisfaire ses appétits de domination.

Tout destinait ce chrétien syrien communiste à rallier le camp de l’opposition démocratique, et non l’opposition commanditée pétro monarchique. Tout, son intégrité, sa sobriété, son expertise, son prestige, sa légitimité. Tout, sauf que le diable se niche dans les détails. Sa jonction avec Firas Tlass, le fils de l’ancien ministre de la défense, dont il bénéficiera de sa bienveillance matérielle, sa commensalité nouvelle avec Bandar Ben Sultan, du temps de la splendeur du chef du djihad mondial, dont il empruntait régulièrement le jet privé pour des consultations dinatoires, tous ses reniements successifs le conduiront à sa participation au «Weinberg Founders Conference», des entretiens indirects avec les Israéliens via l’administration américaine, une démarche fatale à sa réputation. Fatale à son destin.

Le sursaut interviendra au terme de cinq ans de dérives. Un constat sans ambages: «L’Arabie saoudite est un pays qui ne connaît ni la démocratie, ni les Droits de l’Homme. Un pays à qui fait défaut le sens de l’arabité et de l’Islam. L’Arabie saoudite et les autres pétromonarchies du Golfe souhaitent la destruction de la Syrie et non l’instauration de la démocratie dans ce pays, proclamera l’ancien commensal du prince Bandar Ben Sultan, le pince des ténèbres djihadiste.

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Saleh Mousleh, une mauvaise manière faite à l’alliance kurdo arabe en Syrie.

L’élection de Haytham Manna à la co-présidence de la coalition de l’opposition démocratique syrienne, en partenariat avec une vice présidente d’origine kurde, la militante Ilham Ahmad, a scellé, le 15 Décembre 2015, son alliance avec Saleh Mouslem Mohammad, le chef du Parti de l’Union Démocratique (PYD).
Conscient de la forte valeur symbolique de cette alliance, Haytham Manna s’emploiera, obstinément, à lui donner corps, refusant de siéger à la table des négociations inter-syriennes de Genève en l’absence de son partenaire kurde, objet d’un veto d’Ankara qui considérait le PYD comme la branche syrienne des rebelles kurdes de Turquie, le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).

Contre toute attente, la loyauté de Haytham Manna sera payée, en retour, par une épouvantable déloyauté de son partenaire kurde, ralliant sans crier gare une coalition armée sous l’égide des États-Unis, laissant à son sort l’opposant syrien, moins de trois mois après la signature d’un pacte qui devait avoir valeur d’exemple et constituer l’indice tangible d’un dépassement des clivages ethnico-religieux qui entravent la vie politique de Syrie depuis l’Indépendance de ce pays en 1943.

Trois mois après sa défection, Saleh Mouslem, toute honte bue, retournait en septembre 2016, à Genève pour se plaindre auprès de son ancien partenaire de l’ingratitude américaine à son égard, sans se douter un instant des effets de cet opportunisme bas de gamme sur la fiabilité du leadership kurde, notamment sur le fait de savoir si l’inconsistance kurde ne pourrait nourrir de vives suspicions à l’égard d’un groupement toujours volontaire à se porter à l’avant poste des menées anti arabes du camp atlantiste.

Ci joint la prophétie de Robert Ford sur le sort réservé aux supplétifs kurdes dans la stratégie américaine

Comme ce fut le cas en Irak avec les Peshmergas de Massoud Barzani, faisant office de pisteurs à l’invasion américaine de l’Irak et du PYD, les nouveaux supplétifs de l’armée américaine dans le Nord de la Syrie, quand bien les Américains ont participé avec les Turcs à la capture du chef charismatique du mouvement indépendantiste kurde de Turquie, Abdallah Oçalan.

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Le Mic Mac du journal Le Monde avec Haytham Manna

Amplificateur multiplex du Quai d’Orsay, sa roue dentée, le journal le Monde, du trio millionnaire BNP (Berger, Niels, Pigasse) fera de ses ses colonnes des de meurtrières, faisant office de drones tueurs de toute pensée dissidente quand bien même pertinente.

Atteint, non de mégacéphalie, mais de mégalo céphalite, le syndrome de la grosse tête, du fait de son imposition à la tête d’une des meurtrières, Ignace Leverrier crachera son venin sur son ancien bienfaiteur, allant même jusqu’à lui dénier toute représentativité, alors que selon un sondage confidentiel de l’administration américaine de l’époque, Haytham Manna, sans soutien financier ni médiatique, bénéficiait de 29 pour cent d’opinion favorable au sein de la population syrienne, infiniment plus que la totalité de l’ensemble des figurants de l’opposition off shore syrienne, leur force de frappe médiatique, leur trésor de guerre, leurs magouilles, leurs mensonges.

Tour à tour bibliothécaire, puis archiviste durant ses deux passages en Syrie, en fait chiffreur de l’ambassade de France à Damas, «l’œil borgne sur la Syrie» du Journal Le Monde est redevable à Haytham Manna de son jonction avec la branche syrienne de la confrérie des Frères Musulmans, notamment de Sadreddine Bayanouni.

Ce faux nez des services français trépassera l’été 2014, sans avoir vu se réaliser son rêve d’une République Syrienne wahhabite, gouvernée par les djihadistes dont il aura été l’idiot utile, au même titre que deux autres pensionnaires français de Damas, François Burgat-Burqa et Jean Pierre Filiu.

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Le paradoxe français: Principale usine occidentale à produire des terroristes et principale victime du terrorisme islamiste

Engagée dans une sarabande mortifère -Toulouse-Montauban (2012), Charlie Hebdo, Isère et Paris-Bataclan en 2015, puis Nice et Saint Etienne du Rouvray, en 2016, la France s’est propulsée, paradoxalement, au rang peu envieux de «principale usine occidentale à produire des terroristes», selon l’expression du politologue américain William McCants et de principale victime du terrorisme islamiste.

S’explique aisément dans cette perspective, l’hécatombe politique en France en 2016. Les principaux dirigeants français du désastre de Syrie ont été ainsi projetés vers les oubliettes de l’histoire, à l’automne 2016 à l’occasion de la pré sélection de la compétition présidentielle. Tous d’un coup, dans un magistral coup de pied populaire à leur auguste postérieur: François Hollande, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Manuel Valls, auparavant Laurent Fabius. Pour solde de tout compte.

Unique pays au Monde à avoir donné quitus à l’organisation terroriste «Jabhat an Nosra», qui «fait du bon travail en Syrie», unique pays au Monde à avoir décerné la Légion d’Honneur au prince héritier d’un Royaume incubateur du djihadisme takfiriste éradicateur, la France, circonstance aggravante, est aussi l’un des rares pays au Monde à gratifier d’un poste envié le responsable d’un des désastres majeurs de son histoire contemporaine: Le ronfleur des forums internationaux.

Promouvoir à l’un des postes les plus prestigieux de la République, le Conseil Constitutionnel, un homme passible de poursuites pénales pour apologie du terrorisme, donne la mesure de la déflagration mentale de la nomenklatura française, particulièrement la caste des apparatchiks socialistes.

Exiger une résolution contraignante sur la Syrie à l’ONU, de la part d’un pays qui a outrepassé le mandat onusien sur la Libye relève à tout le moins de la désinvolture. Organiser une contre conférence de l’opposition syrienne off-shore, le 30 janvier 2013 à Paris, le jour même de la tenue à Genève de la conférence de l’opposition démocratique syrienne, c’est-à-dire l’opposition non parrainée financièrement par le Qatar, la Turquie et la France constitue indubitablement une mauvaise manière faite à la démocratie.

Affermer son droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU à des considérations mercantiles, -la réduction du déficit de la balance commerciale française par la promotion des intérêts du complexe militaro industriel français et la pérennisation de pétromonarchies déconsidérées- et substituer une politique sunnite à sa traditionnelle politique arabe expose le pays à de sérieuses déconvenues.

Sept veto opposés par la Russie et la Chine aux innombrables projets de résolution français condamnant à charge, uniquement à charge, le régime syrien, sans la moindre mention des nombreuses turpitudes du terrorisme islamique -dont elle était, paradoxalement, l’alliée privilégiée-, ont exposé la France à de retentissants camouflets diplomatiques, faisant de la «Patrie des Droits de l’homme» l’un des grands perdants de la guerre de Syrie.

Le journal libanais «Al Akhbar», influent quotidien des cercles intellectuels et politiques arabes, résumera en termes simples l’équation que représente Haytham Manna sur l’échiquier syrien dans un article intitulé «Haytham Manna et ses compagnons de lutte: dissiper les illusions» http://www.al-akhbar.com/node/175623, dont voici en substance le contenu en français:

«Haytham Manna dispose de trois qualités qui l’habilitent à devenir une personnalité symbolique
-Un combattant de la première heure des Droits de l’Homme
-Un patriote syrien à l’attachement inébranlable envers son pays et à sa souveraineté malgré les pressions et sollicitations

-Un intellectuel proche du peuple», est il écrit.

A croire que les décideurs occidentaux ont voulu privilégier la médiocrité des Arabes afin de perpétuer leur domination sur le Monde arabe et de se prévaloir à bon compte de leur prétendue supériorité intellectuelle.

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Haytham Manna: Le paria de Damas et de Paris

Haytham Manna, «le Paria de Damas», est tout à la fois le récit d’un parcours individuel, d’un combat politique, d’une vie consacrée à la promotion des Droits de l’homme dans le Monde arabe et au triomphe à la démocratisation en Syrie.

Avec, en filigrane, le portrait en grandeur nature du pouvoir syrien, de ses dérives, ses errances, ses déviances et ses abus, des trahisons de l’opposition syrienne mercenaire sous la coupe pétro monarchique, en même temps qu’un portrait en creux du dévoiement moral et du suicide politique de la France, le plus tonitruant protagoniste du conflit de Syrie du camp occidental.

Haytham Manna est l’homme au parcours exemplaire, du respect de la volonté du peuple syrien et de sa diversité, du refus de la vassalisation de la Syrie. Un exemple vivant du refus de la Syrie de devenir une «République bananière».
Un ARABE, non un LARBIN, qui entend être traité comme tel et non comme cireur des babouches de ses anciens colonisateurs.
Un coup de tonnerre permanent dans le sommeil dogmatique de la plus hideuse et la plus criminelle coalition de la polémologie contemporaine.
Au terme d’un siècle d’ingérence en Syrie, culminant avec l’amputation du district syrien d’Alexandrette et son rattachement à la Turquie, et de la destruction programmée de ce pays anciennement sous mandat français, la réhabilitation de la France passe par la réhabilitation de son comportement à l’égard d’un homme au parcours rectiligne, d’une droiture exemplaire qui force le respect que tout homme doit avoir pour la personne humaine: Haytham Manna, le paria de Damas et de Paris. Le véritable titre que l’ouvrage aurait dû porter au vu du parcours de son auteur.

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Epilogue

Le camouflet majeur d’ Emmanuel Macron à ses deux prédécesseurs et à la cohorte des islamophilistes.

Le président Emmanuel Macron a infligé, jeudi 22 Juin 2017, un camouflet majeur à ses deux prédécesseurs, prenant sur le conflit syrien le contre pied de Nicolas Sarkozy, le post gaulliste atlantiste, et de François Hollande, le socialiste philo sioniste motoriste.

Dans une interview à huit quotidiens européens, à la veille de son premier sommet européen, M. Macron a levé le préalable de l’éviction du président syrien Bachar Al Assad comme condition à un règlement politique, accordant la primauté à la «guerre contre le terrorisme».

«Bachar Al Assad n’est pas l’ennemi de la France», a asséné le Jupiter de France à une caste politico-médiatique en phase aiguë de delirium tremens.

Opérée au grand désappointement de la cohorte des éditocrates, islamophilistes, ces «idiots utiles du terrorisme islamique» qui ont pour nom François Burgat Burqa, le nouveau Bachagha de l’islamologie néo-colonialiste, son poulain Thomas Pierret, Jean Pierre Filui, mal remis de son «chemin de Damas», en passant par Stéphane Grimaldi, «le charlot de Caen», à Nicolas Tenzer, Nicolas Hénin, Bruno Tertrais, Ignace et Franck Leverrier, Pierre Puchot au complotiste Rudi Reischatg de la «Règle du Je» égotique, enfin à Romain Caillet et Nabil En Nasri, deux djihadologues auto-proclamés et naturellement le thésard longue durée deu chef de meute Burqa.

Pour aller plus loin sur les intellectoidales français, véritables branquignolles de la pensée stratégique académique (Nicolas Tenzer, Bruno Tertrais, Nicolas Henin, Stéphane Grimaldi etc..), ce lien :

Cette révolution copernicienne paraît destinée en priorité à permettre à la France, le plus faucon des états occidentaux dans la guerre de Syrie, à récupérer un strapontin dans le forum diplomatique après sa relégation au rang de pays «affinitaire.

Durant cette période surchargée d’opérations d’intoxication et de désinformation, téléguidées depuis Aleppo Media Center, sans le moindre esprit critique, le doyen des opposants politiques syriens se refusera au rôle d’opposant mercenaire, malgré toutes les tentatives de séduction corruptive. portant haut le flambeau de la démocratie en Syrie, il se refusant au rôle de passeur de plats des anciennes puissances coloniales occidentales et de porte serviette des régimes les plus obscurantistes du Monde arabe.

Ignoré, snobé, en dépit de ses épreuves personnelles, ses deuils familiaux, cet opposant syrien de premier plan, Haytham Manna, a représenté tout au long de cette séquence l’espoir d’un renouveau démocratique en Syrie, au delà dans le Monde arabe.

La réhabilitation de la France en Syrie passe par la réhabilitation du pôle démocratique de l’opposition syrienne par la France et l’incrimination judiciaire d’Abdel Halim Khaddam, l’ancien pro consul syrien au Liban réfugié en France après avoir ponctionné l’économie libanaise pendant vingt ans, du temps de son partenariat affairiste avec Rafic Hariri; un recentrage dans le droit fil de la philosophie macronienne de moralisation de la vie publique française.

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René Naba

Journaliste-écrivain, ancien responsable du Monde arabo musulman au service diplomatique de l’AFP, puis conseiller du directeur général de RMC Moyen-Orient, responsable de l’information, membre du groupe consultatif de l’Institut Scandinave des Droits de l’Homme et de l’Association d’amitié euro-arabe. Auteur de « L’Arabie saoudite, un royaume des ténèbres » (Golias), « Du Bougnoule au sauvageon, voyage dans l’imaginaire français » (Harmattan), « Hariri, de père en fils, hommes d’affaires, premiers ministres (Harmattan), « Les révolutions arabes et la malédiction de Camp David » (Bachari), « Média et Démocratie, la captation de l’imaginaire un enjeu du XXIème siècle (Golias).

7 pensées sur “Haytham Manna: «Le paria de Damas» ou la rectitude en politique

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    3 octobre 2017 à 3 03 46 104610
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    Haytham Manna a surtout signé en 2002 l’appel au président Bush pour lui demander qu’il envahisse l’Irak, se mettant ainsi au service de l’empire de la rectification plutôt que celui de la rectitude. C’est un rabatteur qui semble chargé de repousser dans le camp impérialiste les gens de gauche hésitant à rompre avec leur rectitude, et ensuite à les perdre comme lui-même s’est perdu, dans les sables de la confusion.

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      3 octobre 2017 à 6 06 26 102610
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      Non Non et Non. Infâme, ignoble et déshonorant de la part de ceux qui font circuler ce genre d’ordures.

      Suis étonné que le post porte la signature d’un tel auteur, habituellement plus circonspect et plus avisé des techniques de la manipulation de l’opinion, à moins qu’il n’ait succombé à son tour au virus de la complotiste.

      C’est un fake news qui revient régulièrement. Il avait été mis en circulation à l’époque par des opposants jaloux de sa notoriété et de intégrité. En fait des mercenaires de l’administration Bush jr américaine qui se sont distingués dans la guerre de Syrie.
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      Le journal irakien qui avait publié son nom volontairement pour donner crédibilité à la requête des Arabes serviles s’est rétracté le lendemain. Mais le fait que la trace a subsisté sur la toile. Des esprits mal intentionnés continuent d’user de cet argument usé

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        3 octobre 2017 à 13 01 25 102510
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        Je vous considérais comme quelqu’un de sérieux mais je vois que vous semblez avoir changé. Sans doute le poids des années au service Diplomatique de l’AFP.
        1°- Je n’ai pas de leçon à recevoir de vous concernant la situation en Syrie.
        Mes camarades à moi, pour certains, y sont morts les armes à la main en combattant le sionisme ou dans les lâches attentats de « votre » – pardon, de « vos » – prétendues « oppositions ».
        Plusieurs étaient des journalistes professionnels et une quarantaine d’entre eux ont été tués entre 2011 et 2014, non compris ceux qui ont été enlevés ou blessés. Vous trouverez les noms de 37 d’entre eux dans la première partie de mon enquête publiée sous le titre 56 et sous-titrée L’Etat français complice de groupes criminels. Je leur rend hommage.
        Très certainement avez-vous eu une pensée semblable pour vos confrères syriens morts en couvrant la guerre mais votre article à ce sujet a dû m’échapper…
        2°- Vu le ton de votre intervention, je me contenterai de constater que vous évitez de répondre aux trois questions importantes que j’ai soulevées: la nouvelle Constitution syrienne est la plus démocratique du monde arabe, les prétendues « oppositions » n’ont aucune légitimité populaire, des millions de syriens manifestent leur opposition à la guerre et leur soutien au président qu’ils ont réélu. Comme journaliste, vous avez bien sûr le souci des faits. Ces photos commencent à briser le mur du silence. AFP compris. N’hésitez pas à les montrer.
        Pourquoi ne pas aller tenir votre discours sur Manna et les autres forces de « l’opposition » devant les étudiants qui cessent leurs études et demandent à recevoir une formation militaire pour s’engager défendre leur pays, à l’Université de Damas ou, encore mieux, à l’Union des Journalistes? Eux, sont démocrates et se battent. En République arabe syrienne.

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          4 octobre 2017 à 7 07 34 103410
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          Réponse à Isambert

          Le papier « Haytham Manna le paria de Damas » faisait le portrait de l’opposition syrien, comme son titre l’indique, mais vous avez voulu le dévier:

          primo: En me rendant responsable des omissions de l’AFP, dont je n’en suis plus membre depuis trente ans,
          deuxio: en me vantant la constitution syrienne de 2012

          A Propos de l’AFP, dont je m’honore d’avoir appartenu à son staff de correspondants de guerre, mes papiers sur la Syrie, abondants, figurent sur mes sites renenaba.com et http://www.madaniya.info. Ils portent témoignage de ma cohérence intellectuelle. Ils compensent largement les insuffisances de la presse française, dont vous m’en imputez partiellement la responsabilité du fait de l’AFP. Ils pourraient enrichir accessoirement votre réflexion en la matière.

          En ce qui concerne la Constitution syrienne de 2012. Le sujet était tout bonnement hors de propos. Vous le mentionnez bien, datant de 2012, même la plus avancée du Monde arabe, elle arrivait un peu tard, un an après le déclenchement du soulèvement populaire, et surtout, trop tard, 47 ans après un règne continu du Clan Assad; pis, douze ans après la venue au pouvoir, par une succession héréditaire hautement démocratique, de son fils Bachar., supposé être la relève moderniste.

          En poste à Beyrouth et à Damas, j’ai souvent était en butte aux tracasseries du pouvoir syrien et à sa censure pour complaire à leurs partenaires en affaires, le milliardaire saoudien Rafic Harri, dont le partenariat a provoqué de considérables dommages au Liban.

          La Syrie a ponctionné l’économie libanaise pendant Les 30 ans de sa présence militaire au Liban et en contrepartie des Libanais meurent pour défendre l’intégrité de la Syrie, via le Hezbollah et le PPS , remportant de batailles décisives d’Al Qoussayr et Qalmoun, alors qu’une large fraction de l’élite syrienne devenait mercenaire des pétromonarchies participant à la destruction de son propre pays.

          Pour rappel, c’est Hafez Al Assad qui a autorisé Rafic Hairi dans le but de complaire à l’Arabie saoudite de mettre la main sur le centre ville de Beyrouth pour une bouchée de pains, 75 millions de dollars, en vue de déblayer les destructions et édifier à la place de luxueux immeubles, valorisant la fortune de Hariri, d’un coup de 7, 5 milliards de dollars. Le centre Beyrouth est désormais le socle de la puissance financière de Hariri, faisant de cette famille farouchement anti syrienne un élément incontournable de la vie politique libanaise…AU PROFIT DE l’Arabie SAOUDITE.

          C’est Hafez Al Assad qui a nommé Abdel Halim Khaddam, –à l’époque ministre des Affaires étrangères, puis vice président de la République syrienne– pro consul de Syrie au Liban, conduisant à la conclusion d’un pacte affairiste sunnite entre Khaddam et Hariri, en vue du pillage systématique du Liban, ponctionnant l’économie du pays de 5 milliards de dollars par an (taxes sur l’aéroport et le port

          C’est Hafez Al Assad enfin qui a nommé Ghazi Qana’an, commandant en chef des forces syriennes au Liban, auteur d’une transaction honteuse avec Rafic Hariri: l’octroi de la nationalité libanaise à 40.000 arabes sunnites de la plaine de la Beka’a, faisant perdre à la ville de Zahlé son caractère de grande ville chrétienne du Liban, devenant une ville mixte. En contrepartie, Ghazi Quan’an a touché 800 millions de dollars. Il a payé de sa vie cette manipulation. Bachar Al Assad lui a demandé de se suicider lors de l’enquête du l’assassinat Hariri, les officiels syriens que Ghazi ne prennent la route de la trahison que Khaddam.

          In fine, n’oublions pas l’alliance du pouvoir baasiste durant la guerre du Liban avec les milices phalangistes, les meilleurs alliés d’Israël dans la zone, contre les Palestiniens, notamment lors du siège du camp palestinien de Tall Zaatar.

          Lorsque nous aurons purgé ce dossier, nous pourrons à loisir nous livrer à un exercice de droit constitutionnel comparatif.

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      3 octobre 2017 à 12 12 55 105510
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      Exact. Et l’AFP, que connaît bien René Naba n’a jamais publié une seule dépêche sur les protections et les soutiens de dirigeants français à des organisations criminelles, souvent issues des recrutements organisés par ses réseaux dans les pays arabes. Je pense que vous serez d’accord avec moi pour dire que l’Histoire a montré que les combattants de la démocratie sont au cœur des masses qui font l’Histoire et non réfugié chez les agresseurs de leur peuple. Je partage complètement votre analyse sur son parcours et son rôle.

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    3 octobre 2017 à 5 05 57 105710
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    Non René Naba, les Syriens qui font la démocratie sont en Syrie!
    Il paraît à lire cet article qu’Haytham Manna « lutte depuis près d’un demi-siècle en vue de la transformation démocratique de la Syrie, au-delà du monde arabe, par des voies politiques ». L’article serait comique s’il n’était écrit par l’un des journalistes français habitués de traiter de l’histoire du Proche-Orient ( laissons le « middle » aux anglo-saxons). Trois remarques: la Syrie s’est dotée de la Constitution la plus démocratique du monde arabe le 26 février 2012. Ce serait bien de le rappeler… L’opposition existe au sein de l’Assemblée du peuple à Damas, ne serait-ce qu’au travers des députés communistes et des indépendants. Ce serait bien de la rappeler également. Ceux qui luttent pour la démocratie sont en en Syrie et s’y battent les armes à la main pour commencer par chasser les occupants de leur pays. Ce serait toujours bien de le rappeler, par exemple en donnant la parole aux membres des Comités de défense populaire… Que fait Haytham Manna en Occident, entre les salons feutrés de Genève et de Stockholm? Collecterait-il des fonds pour aider les millions de Syriens qui manifestent dans les rues des grandes villes de Syrie contre la guerre et leur soutien au président Assad qu’ils ont réélu? Pour ce qui est des portraits de la prétendue « opposition » qui ne représente rien sinon les intérêts des Etats impérialistes, René Naba devrait préciser ses descriptions. Il les trouvera dans le tome 1 de 56 – L’Etat français complice de groupes criminels (IS Edition). Avec quelques photos de la mobilisation du peuple syrien, mobilisation également absente du « demi-siècle de lutte de Haytham Manna pour la transformation démocratique de la Syrie ». Juste ciel, que d’oublis…

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      3 octobre 2017 à 13 01 21 102110
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      Ah Bon?? Mais de quel droit vous faites usage de ce ton pontifiant.
      Votre ignorance ne vous autorise pas à tant de prétention,de morgue et de suffisance
      Relisez bien le texte.

      Primo: Haytham est pourchassé par les autorités syriennes depuis la décennie 1979, alors que les grandes démocraties occidentales accueillaient à bras ouverts tant Hafez (Bill Clinton à Genève en 1995 et Jacques Chirac en Juillet 1998 à Paris) que Bachar Al Assad (Jacques Chirac en 2000 à Paris et Nicolas Sarkozy en 2008 lors du défilé militaire célébrant la prise de la Bastille).

      Deuxio: Haytham Manna a eu son frère tué dans les premiers jours du soulèvement syrien en 2011 et son cousin germain, mort sous la torture un mois après. Les démocrates syriens n’ont pas vocation à se faire décimer, particulièrement la famille de Haytham Manna, pour satisfaire votre besoin morbide de voyeurisme.
      Tertio: Je connais personnellement Haytham Manna, comme beaucoup d’autres syriens qui s’agitent dans la basse cour de leur anciens colonisateurs. J’ ai observé son mode de vie d’une grande modestie et son abnégation, son dévouement à la cause d’autrui, recueillant bon nombre de réfugiés syriens en France et ailleurs en Europe, et quêter pour leur trouver gite et couvert.
      Quarto: J’ai même été témoin du chantage exercé par des puissances occidentales pour le faire fléchir, le soudoyer pour l’exhiber en guise de trophée de guerre. C’est donc en connaissance de cause que j’ai rédigé ce texte, alors que vous êtes mus par une ignorance crasse des difficultés du combat quotidien. Honte à vous. Cessez de vous pavaner juste pour étaler votre ignorance palpable.

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