Comment augmenter les ressources contre l’intimidation?

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Arrêtons d’engager des psychologues!

Les spécialistes ne cessent de nous dire qu’il faille engager plus de psychologues dans les écoles pour contrer l’intimidation. Et si nous ne visions pas les bons objectifs?

Raymond Viger Dossiers Éducation, Taxage et intimidation, Décrochage

Les spécialistes veulent des spécialistes. Pour contrer l’intimidation, il faut des travailleurs terrains. Des gens capables de mobiliser une communauté contre un fléau social comme l’intimidation.

Un travailleur de milieu capable de réunir autour de la même table la direction d’école, l’enseignant, les parents autant de la victime que du bourreau, la police, le CLSC, la DPJ ou toute autre ressource nécessaire à l’intervention qu’il doit accomplir.

Le travailleur de milieu a un profil d’organisateur communautaire. Et ça, avec ou sans diplôme. Parce qu’un diplôme ne donne aucune expérience terrain.

J’ai connu un psychologue responsable d’un gros organisme communautaire qui mentionnait en conférence:

Je croyais que l’on pouvait tout faire et tout guérir avec un diplôme de psychologue. C’est quand j’ai commencé à m’ouvrir à d’autres techniques d’intervention et que j’ai utilisé celles qui étaient pertinentes à l’intervention en cours que j’ai commencé à être bon. Les dix premières années de mon travail comme psychologue j’ai été dangereux.

Un psychiatre a aussi déjà dit:

95% des interventions qui doivent être faites peuvent l’être directement par les personnes concernées sur le terrain. Ce n’est que dans 5% des cas que des spécialistes devraient intervenir.

Ce ne sont pas les connaissance de l’intervenant qui comptent pour faire un bon travail. C’est sa capacité de mobilisation, de facilitateur pour que le milieu trouve ses propres solutions.

Parce qu’il n’existe pas une solution miracle au taxage. Chaque cas est différent. Chaque milieu de vie est différent. Et les solutions pour atteindre nos objectifs sont tout aussi variées.

Il ne s’agit pas de saupoudrer quelques millions à droite et à gauche pour contrer l’intimidation. Il s’agit d’engager le bon personnel au bon endroit, d’être capable de lui faire confiance et de l’appuyer dans ses interventions.

Autre texte sur le Taxage et intimidation

9 pensées sur “Comment augmenter les ressources contre l’intimidation?

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    7 janvier 2012 à 0 12 35 01351
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    Cher Raymond

    Votre « Arrêtons d’engager des psychologues! » me dérange. Ceci dit, je ne suis pas psychologue. J’ai oeuvré au sein de maisons de jeunes durant de longues années à titre d’intervenant et des intervenants comme les travailleurs de milieu sont essentiels, je vous l’accorde. Mais il est de ces spécialisations comme la psychologie qui se doivent d’être intégrées dans les équipes formées pour contrer l’intimididation parce que ces gens possèdent des connaissances qui sont vitales à la résolution de problèmes.

    Des fois j’ai l’impression que des téléromans à la « Virginie » ou à la « 30 vies » viennent dorer un peu pas mal l’aura du travailleur social qui, bien qu’indispensable, n’a pas les réponses que de longues années d’étude et de recherche en psychologie ont à offrir au comportement de jeunes « intimidateurs » et à la guérison de jeunes « intimidés ».

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    7 janvier 2012 à 2 02 31 01311
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    Salue à tous, et Bonne Année !

    Engager des spécialistes pour régler des problèmes domestiques, cela relève de l’hypocrisie la plus pure. Ce qu’il faut absolument considérer, c’est d’abord la prévention. Et cela se prépare dès que l’enfant est en âge de comprendre. Si l’enfant est violent à l’école, il l’est chez ses parents. L’éducation, dans le temps, était le pillier de notre société. Maintenant que c’est le système qui éduque, et que les parents ne sont plus que des géniteurs, on voit ce que cela donne. Heureusement, toutes les familles ne délèguent pas leurs responsabilités en matière d’éducation, car sinon, nous serions, pour survivre, obligés d’abattre les mômes qui nous emmerderaient dans notre sphère personnelle. Et là, on pourrait se poser des questions sur la bienséance de la politique menée depuis les années soixante-dix en matière d’éducation.

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    7 janvier 2012 à 4 04 02 01021
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    L’école est devenue une jungle,elle est à l’image de la société ou l’on vit.

    Je pense sérieusement que quand les allocations familiales donnent des sous chaque mois il devrait avoir un papier avec expliquant comment on éduque les enfants ,mettre l’accent sur la laicité ,et avec des menaces de couper un jour toute allocations en cas de dérives grave de leurs rejeton et vous verrez que ça irai déjà pas mal.

    On prend le cas des musulmans ,maghrébins,nord africains bref les arabes en général ,l’éducation est complètement différente de l’européen,le garçon (le male) est mis sur un pied d’estale et si par malheur il a des soeurs et bien c’est toute une armée de nanas qui sont à ses service et fonctionne qu’aux rapport de force résultat ,c’est le taxage et l’intimidation à l’école.

    P.S je suis d’origine arabe je m’appelle « mohamed donc ce n’est point par racisme ou autres islamophobie mais c’est la vérité .

    L’éducation c’est de tout petit et c’est tout les jours sans arret et c’est très fatigant alors quand une famille a 4 ou 5 enfants je peut vous dire que c’est pratiquement impossible ,en fait c’est l’islam qui est devenu problèmatique!

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    7 janvier 2012 à 4 04 57 01571
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    Le taxage peut prendre bien des formes, mais il est le produit d’une seule situation: celle où la force prime le droit. On corrige cette situation en remettant la force au service du droit, c’est a dire en ajoutant des ressources pour faire respecter l’ordre et le bon droit. Celui qui est taxé doit être protégé et ne PLUS AVOIR PEUR. Le « bully » qui taxe n’a rien a foutre d’un sermon. Il a besoin d’une sévère correction qui lui enlevera définitivement le gout de recommencer.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2007/10/15/14-le-service-de-la-police/

    PJCA

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    7 janvier 2012 à 7 07 28 01281
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    La première fois que j’ai entendu parler d’intimidation à l’école, j’avais plus de 30 ans; et c’est un intimidateur qui m’en a parlé. En fait, il s’en vantait.

    C’était exactement le genre d’éducation qu’il avait reçu dans sa famille. Pour eux, l’intimidation était la base de leur survie dans la société. Ils ont, au fil des années, adouci leur comportement, mais ont toujours gardé ce « principe » de base. Tous ont « réussi » dans la vie; alors comment leur faire accepter qu’ils ont tord.

    Une chose est évidente, s’ils vivaient dans un monde où tous les individus adhèrent à ce même principe, eux-mêmes n’y survivraient pas cinq minutes.

    Ce n’est pas les discours de « spécialistes » qui peuvent annuler « l’éducation » reçu dans le milieu familial; et ce n’est pas à l’école qu’on y parviendra non plus. Surtout si les parents croient mordicus que pour réussir, il faut absolument écraser ses voisins.

    Elie l’Artiste

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    7 janvier 2012 à 7 07 34 01341
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    Reste à découvrir comment faire valoir nos droits quand, même les autorités sociales s’empressent à se servir de l’intimidation pour « contrôler » la population à chaque fois que le peuple défends ses droits.

    Le problème n’est pas dans les écoles; il est dans notre société.

    Elie l’Artiste

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    7 janvier 2012 à 7 07 49 01491
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    Bonjour Blink.

    Sur le terrain et dans l’intervention au quotidien, il est préférable d’avoir des intervenants généralistes. Les psychologues sont importants mais n’ont pas à être dans l’intervention au jour le jour. 95% des interventions peuvent être réalisées par un intervenant généraliste. Pour le 5% restant, on fait une référence au psychologue qui est rattaché au CLSC ou une autre institution dans le réseau. Parce qu’il est important de travailler en réseau.
    Sans dévaluer le travail des intervenants généralistes, le salaire d’un psychologue est beaucoup plus élevé que celui-ci. Cela permet qu’avec le même budget on peut engager plus d’intervenant, donc une meilleure présence et un meilleur encadrement pour les jeunes.

    Raymond Viger

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    7 janvier 2012 à 12 12 30 01301
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    « Cela permet qu’avec le même budget on peut engager plus d’intervenant, donc une meilleure présence et un meilleur encadrement pour les jeunes. »

    Mais comme les résultats sont nuls, si la question d’argent est primordiale, aussi bien ne pas s’en occuper du tout et cela ne coûtera rien.

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