Journal de Montréal et l’Agence QMI font-ils du bon journalisme?

Le cahier Votre Argent du Journal de Montréal du 23 mai présente un article de Simon Lord, journalistes à l’Agence QMI. On y dénonce le fait que les travailleurs autonomes payent 2 fois plus de cotisations à la Régie des rentes du Québec (RRQ) qu’un employé salarié.

Raymond Viger Dossiers Économie, Médias, Journal de Montréal

Image Flickr par APH-Photos

Le principe de base des cotisations de la Régie des rentes du Québec (RRQ), comme d’autres charges sociales (Assurance-maladie, assurance-emploi…) est qu’une partie de la cotisation est payée par le salarié et l’autre partie par l’employeur.

Le principe de base d’un travailleur autonome est d’être son propre employeur. Il est donc normal et pertinent que le travailleur autonome paye 2 fois plus de cotisations que l’employé salarié. Cela a toujours été et c’est juste et équitable que ce le soit ainsi.

Prenons l’exemple d’un mécanicien salarié qui est payé 20$ de l’heure. Son employeur va facturer à ses clients un taux de 60$ à 80$ de l’heure pour couvrir ses dépenses, sa promotion et… LES CHARGES SOCIALES que coûtent son employé.

Le travailleur autonome et ses charges sociales

Le travailleur autonome ne doit pas facturer 20$ de l’heure à ses clients. Il doit facturer un montant qui lui permettra de payer ses dépenses et ses CHARGES SOCIALES en tant qu’employé et en tant qu’employeur. Les charges sociales d’un employé représente 16% du salaire brut. C’est donc dire qu’un salarié qui gagne 20$, s’il veut devenir travailleur autonome et garder le même niveau de vie et s’il n’a pas d’autres dépenses, doit facturer un minimum 23,20$ de l’heure.

Le mécanicien qui est travailleur autonome devrait exiger un taux horaire entre 40 et 80$ de l’heure en fonction de ses dépenses. Ce qui lui laisse suffisamment de marge bénéficiaire pour couvrir les cotisations de la Régie des rentes du Québec (RRQ) autant en tant qu’employé qu’en tant qu’employeur. S’il ne facture pas assez cher, le travailleur autonome ne devrait pas se plaindre au Journal de Montréal mais plutôt prendre une formation sur la mise en marché de son entreprise.

Comment se fait-il que le journaliste de l’Agence QMI, Simon Lord n’a pas relevé ce questionnement? Comment se fait-il que le cahier Votre Argent du Journal de Montréal publie un tel article sans se poser plus de question?

Questions sans réponses

Ne trouvez-vous pas curieux que le Journal de Montréal publie des nouvelles déjà paru depuis 3 jours sur le site Internet de Canoe?

Est-ce normal que Simon Lord qui signe l’article pour l’Agence QMI dans le Journal de Montréal, signe le même article sur le site de Canoe avec une adresse courriel de TVA?

Article de Simon Lord publié le 20 mai sur le site Internet Argent de Canoe et qui a été repris le 23 mai par le Journal de Montréal.

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2 pensées sur “Journal de Montréal et l’Agence QMI font-ils du bon journalisme?

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    28 mai 2011 à 8 08 41 05415
    Permalink

    Parce que les tenants du discours capitaliste, comme Simon Lord, se fichent éperdument du bon sens et des contradictions. Ce sont des capitalistes, il ne faut pas leur demander trop. Être cohérent et écrire des articles bâclés d’une teinte idéologique de droite de toute évidence, ça n’est pas donné à tous ces perdants qui bourrent les couches pleines de P K Péladeau.

    QMI, c’est de la merde et toujours totalitaire. Les articles y sont présentés comme le fruit du travail des pseudo-journalistes comme Simon lord, mais ce dernier, comme ses camarades exploités par leur employeur, ne sont en réalité que des mercenaires du crayon et reprennent pour la plupart, la propagande des «Fox News» de ce monde, ou les diatribes des «Elgrably», incapables de faire le poids contre le bon sens et les faits.

    Cet article, comme les autres de QMI, va dans le sens des employeurs et de la division des travailleurs, pour le profit des employeurs, là encore.

    QMI n’est qu’un autre de ces laquais qui sert la minorité parasitaire bourgeoise, en plus d’être fièrement une bande de crottés qui scabbent les «jobs» des autres, plus courageux de se battre pour leurs droits ceux-là.

    QMI, c’est de la merde et ce qui pourrait arriver de mieux pour le Québec c’est que toute l’équipe de QMI prenne l’avion et que ce denier crash. Je le pense sincèrement. L’humanité du Québec serait ainsi départie de serviteurs des parasites du Québec, hostiles aux droits des travailleurs salariés, majoritaires au Québec comme partout dans le monde.

    QMI, ça ne devrait pas exister, mais ça existe parce que des types comme Simon Lord n’ont pas de jugement et qu’ils lèchent abondamment les couilles de leurs employeurs, pour être gratifiés et éclaboussés de capitaux par la suite. Ils carburent au fric et sont en ce sens prêts à écrire n’importe quoi.

    QMI s’apparente aux multiples torchons du même acabit, et ne peut que servir les intérêts de la minorité parasitaire bourgeoise. Le contraire serait une aberration et si Simon Lord allait dans le sens des intérêts des salariés, il serait congédié.

    Simon Lord est un de ces mercenaires qui préfère s’enrichir en léchant les couilles de ces parasites bourgeois qu’il défend visiblement, bec et ongles.

    Simon Lord ne peut pas être objectif, son employeur le paie pour ne pas l’être!

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    28 mai 2011 à 8 08 49 05495
    Permalink

    Et ne tentez surtout pas le débat avec ces gens là, car de toute façon, Canoë efface les messages qui remettent en question le régime bourgeois. Canoë censure.

    Même si vous y êtes poli, on peut effacer vos messages s’ils dérangent l’ordre établi et en même temps, on peut y laisser les nostalgiques de Pinochet vomir leur fiel sur la «gogauche» et les syndicats, quitte à les laisser dire qu’il faudra «nuker» Cuba, cela ne gêne pas Canoë.

    Canoë, c’est de la merde, comme l’équipe qui le fait vivre et comme son propriétaire.

    J’ai un bon conseil pour vous monsieur Viger. Ne lisez plus ce torchon totalitaire, vous serez dispensé de leur propagande à sens-unique, voire totalitaire, puisque faisant fi des faits et des alternatives.

    Canoë, ça pue le bourgeois. Il y a longtemps que je ne lis plus ses couches pleines, à ce crotté de Péladeau, ce voyou, ce parasite incapable de travailler par lui-même pour gagner sa vie.

    Paresseux, p’tit criss pourri gâté.

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