LA CHINE IMPÉRIALISTE

Image Flickr par Wolfgang Staudt

LE VENT D’EST

Le vent d’Est, dominant, rugit depuis quelque temps, depuis l’amorce de la dernière grande crise économique mondiale (2008). Crise financière et monétaire dont l’Occident ne parvient pas à s’extraire alors que le géant comptant un milliard trois cents millions d’habitants est parvenu à s’en extirper rapidement.

Tous les indicateurs économiques le confirment : la Chine, moins touchée par le cataclysme de 2008, est déjà à marche forcée vers le sommet des palmarès économiques et industriels internationaux.

Les Américains laissent entendre que le PIB (Produit intérieur brut) chinois ne les rejoindra pas avant 2030; pendant ce temps les Chinois laissent braire, restent cois, et  cumulent aisément les records de production, de construction et de capitalisation. Il n’y a que trois records mondiaux que les Américains conservent jalousement; premièrement, ce sont les paumés les plus endettés de la planète; deuxièmement, ils cumulent les plus lourdes dépenses d’armement (50 % des dépenses militaires mondiales ce qui grève  davantage leur dette); troisièmement, ce sont les plus gros consommateurs – gaspilleurs – à crédit des deux hémisphères.

Mis à part les « bobos », qui d’autre pourrait sérieusement penser que l’empereur de l’embonpoint-armé dirige effectivement l’assemblée des chefs d’États du G7 aussi insolvables que lui ?  Pendant que Barak Obama parade, entouré de ses alliés endettés, l’impérialisme chinois poursuit son ascension fulgurante et tente de repartager les marchés, les sphères de matières premières et d’hydrocarbures et de redéfinir la division internationale du travail, de l’extraction de la plus value et de la répartition de l’usufruit à l’avantage de la classe des capitalistes monopolistes d’État chinois et de ses comparses (Alliance de Shanghai).

Ce conflit mondial titanesque, qui a connu de nouvelles escarmouches en 2008, est un combat entre le camp, en déclin mais toujours dominant, du Bloc transatlantique (États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Pays-Bas, Belgique, Canada, etc.) et le camp des aspirants regroupé autour de l’Alliance de Shanghai (Chine, Russie, Iran, Kazakhstan, Ouzbékistan, Syrie, etc.) prétendant au trône de leader de l’impérialisme mondial.

Le social impérialisme chinois n’est pas un avatar totalement étranger à l’impérialisme mondialisé; il représente plutôt la section du capital financier internationalisé la plus prospère, son opposition à l’impérialisme états-unien porte sur le repartage des supers profits tirés de la spoliation des pays néo-coloniaux ainsi que sur le repartage de la plus value extorquée aux prolétariats des pays industrialisés.

LE « PRINTEMPS ARABE »

Le « Printemps arabe » – qui ne s’est toujours pas transformé en révolution arabe – le maillon faible de la chaîne impérialiste (1) découle de cette titanesque confrontation inter-impérialiste. Que voulez-vous, les peuples arabes chôment assis sur les plus grandes réserves mondiales d’hydrocarbures et pour cela ils sont l’objet de toutes les convoitises, mais leurs marchés domestiques ne présentent pas un grand intérêt étant donné deux faits rédhibitoires : premièrement, les faibles prébendes que l’impérialisme international abandonne sur place (royautés et redevances); deuxièmement, l’accaparement  exclusivement monarchique et compradore de ces aumônes tombées de l’escarcelle des milliardaires occidentaux. Ces aumônes étant réinvesties sur les bourses d’Occident par les sultans et les présidents de pacotille, il est inutile de mettre en place un appareillage sophistiqué pour récupérer ces capitaux, car ils réintègrent d’eux-mêmes les flux de circulation monétaire impérialistes.

Les peuples arabes, écartés du repartage de ces miettes et abandonnés aux oubliettes, se sont récemment révoltés; mais sitôt lancés, les mouvements anarchiques des insurgés ont été récupérés par les services secrets occidentaux, sionistes et arabes, qui les ont réorientés en direction d’élections « démocratiques » bourgeoises que tous les « bobos occidentaux » (chercheurs universitaires et alter mondialistes) saluent comme de grandes avancées arabes depuis la trahison de la place Tahrir au Caire (2).

Aujourd’hui, les révoltés du Caire, de Tunis, de Benghazi, de Bahreïn, du Yémen, de Syrie et d’ailleurs tentent de donner un second souffle à leurs révoltes avec tout ce que cela pose comme problèmes quand les rangs des insurgés sont infiltrés d’autant d’agents policiers. Bref, fort probablement que les peuples arabes pourront bientôt choisir leur dictateur à même une liste de 30 prestidigitateurs adoubés par les mêmes coteries qui dirigent toujours leurs pays. Voilà le résultat de ces révoltes trahies.

LA CHINE « COMMUNISTE » ?

La Chine est-elle une puissance impérialiste ascendante ou un pays « socialiste » dans lequel prospèrent 805 000 nouveaux millionnaires « communistes », comprenant plusieurs milliardaires « socialistes » propriétaires de grandes entreprises de production industrielles, ainsi que des spéculateurs financiers « prolétariens » inscrits aux bourses de Shanghai et de Hong-Kong et 70 députés « révolutionnaires » de l’assemblée « populaire » chinoise qui ensemble cumulent 80 milliards de devises américaines (3) ?

La Chine est un pays où survivent également des centaines de millions de prolétaires ne possédant en propre que leur force de travail à vendre sur le souk de l’emploi, le marché de l’esclavage salarié, fluctuant alternativement entre des phases de chômage aigu et des phases de plein emploi, comme dans tous les autres pays capitalistes (4).

LA CLASSE CAPITALISTE MONOPOLISTE CHINOISE

La classe capitaliste monopoliste chinoise est divisée en trois segments, chaque segment correspondant à un mode différent d’accumulation du capital. Un premier groupe est formé d’apparatchiks – bureaucrates de l’appareil monopoliste d’État –. Ils gèrent les grands conglomérats industriels nationalisés (industrie lourde, armements, aérospatiale et haute technologie), ainsi que les grandes entreprises chinoises de transport, des services et des communications. Cette section constitue le cœur de la nouvelle classe capitaliste monopoliste d’État chinoise. Leur richesse provient de leurs salaires très élevés et des immenses avantages qu’ils s’octroient à partir des revenus des entreprises et des services qu’ils administrent. Ils réinvestissent leur pécule et consolident ainsi leur position capitalistique (5).

Une deuxième section est constituée des entrepreneurs propriétaires privés de manufactures et d’entreprises de toutes sortes qui produisent en partie pour le marché de consommation national et en partie pour remplir les contrats de sous-traitance offerts par les entreprises étrangères qui ont délocalisées leurs usines en Chine (accessoires et pièces automobiles, textiles et vêtements, produits synthétiques et plastiques, métallurgie primaire, etc.). Ils sous-traitent également pour les grandes entreprises chinoises monopolistes d’État. Ces capitalistes sont souvent basés à Hong Kong, à Macao, à Taiwan, ainsi que dans les zones spéciales d’industrialisation le long de la côte Est de la Chine. Ce segment constitue lui aussi une base importante de la classe capitaliste monopoliste chinoise; son capital financier est intimement lié au capital financier des autres puissances impérialistes et aux intérêts des grandes entreprises étrangères donneurs d’ouvrage.

Une troisième et dernière section de la classe capitaliste chinoise est formée des intermédiaires et des gérants « communistes » des entreprises impérialistes étrangères installées en Chine pour y exploiter la main d’œuvre locale sous payée. Se greffent à cette section des gestionnaires « socialistes » de portefeuilles de placements, des spéculateurs « prolétariens », des banquiers « révolutionnaires » et d’autres requins de la finance ainsi que des revendeurs « maoïstes » qui écoulent leurs produits essentiellement sur les marchés étrangers. Ceux-là forment la section compradore de la classe capitaliste monopoliste chinoise dont les capitaux s’amalgament inextricablement au capital financier international.

La nature compradore de cette partie de la classe dirigeante chinoise ne fait aucun doute. La Chine sous-traite, dans des conditions épouvantables pour son propre prolétariat, la fabrication de la pacotille et des vêtements dont l’Occident a besoin et qu’elle paie en dollars dévalués transformables en bonds du trésor américain en faillite. Une grande partie de la production manufacturière occidentale ayant été délocalisée en République Populaire de Chine – et dans une moindre mesure en Inde – la Chine présente  sous certains aspects l’image d’un impérialisme de sous-traitance avec parmi ces compradores une mentalité de rentiers qui retirent leurs bénéfices de l’exploitation de leur propre peuple travailleur.
Cette forme d’exploitation est semblable à celle que l’on rencontre dans plusieurs pays néo-coloniaux – arabes notamment – et rien ne distingue ce segment compradore chinois de la classe dirigeante d’Indonésie, d’Égypte, d’Algérie, de Libye, de l’Inde ou du Congo.
Cette composition complexe – en trois segments – de la classe capitaliste monopoliste  chinoise et les luttes internes qu’elle engendre au sein du Parti bourgeois hégémonique explique les hésitations, les fluctuations et les retournements inattendus de la politique étrangère chinoise (elle n’a pas imposée son veto à la résolution à l’ONU préparant  l’agression contre la Libye, puis la Chine a regretté de ne pas l’avoir fait). Les contradictions entre les impérialistes mondiaux sont très féroces en ces temps de crise économique sévère et les chemins pour parvenir au sommet (repartage des zones d’influences, des marchés et des ressources) sont et seront parsemés de nombreux conflits régionaux – Iran, Soudan, Syrie, Libye, autres pays arabes, Congo, Côte d’Ivoire, Mauritanie, Sénégal, autres pays africains, Palestine-Israël, Afghanistan, etc. – (6) avant de se transformer en conflit ouvert mettant directement aux prises les deux camps dans un nouvel affrontement mondial cataclysmique.

LA CHINE IMPÉRIALISTE

La section bureaucratique monopoliste d’État d’abord, la section spécialisée dans la sous-traitance et le segment compradore ensuite, s’appuient tous sur le contrôle exclusif de l’appareil monopolistique d’État (législatif, juridique, fiscaliste et répressif) pour assurer leur expansion impérialiste sur les divers marchés mondiaux afin de réaliser le profit maximum pour leurs investissements. Par ses origines bureaucratiques, la première section contrôle le Parti « communiste » hégémonique et l’État « socialiste » chinois. Ces trois segments sont devenus la nouvelle bourgeoisie dans un système de production déjà largement monopolisé, protégé de la concurrence étrangère et dont la pérennité est garantie par cet appareil d’État sous son contrôle exclusif. Les trois segments participent directement à l’exploitation du peuple chinois, à extraire la plus-value – dans les grandes usines en conglomérats et dans les grandes entreprises de transports et de communication – du travail de la classe ouvrière et à la mise aux enchères du travail salarié chinois pour le bénéfice de leurs alliés et concurrents impérialistes internationaux.
Par ailleurs, le capitalisme chinois est exportateur de capitaux et entrepreneur de gros oeuvres dans les pays néo-coloniaux mais aussi dans certains pays riches comme le Canada (mines du Nunavut, forêt de Colombie-Britannique, hydrocarbures de l’Alberta et Plan Nord du Québec). En ce sens, l’économie chinoise, déjà fortement en expansion (2e économie mondiale en terme de valeur de la production) contient en germe la double nature contradictoire de l’impérialisme contemporain. La classe dirigeante chinoise se comporte exactement comme n’importe quelle classe exploiteuse d’une grande économie occidentale sans pour autant contrôler le moindre levier économique  international embûche que l’impérialisme américain pose devant l’expansionnisme chinois. À titre d’exemple, la Chine n’est pas cooptée au G8 ni à l’OCDE, elle n’a pas droit de veto au FMI malgré qu’elle le finance fortement (7); la Chine est traitée comme quantité négligeable à l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) malgré qu’elle soit le premier pays exportateur et le deuxième importateur mondial, de même à la Banque mondiale malgré que ses réserves de devises étrangères soient, et de loin, les plus importantes au monde (2,45 mille milliards de dollars US) et qu’à elle seule elle prête davantage aux pays en développement que la Banque mondiale (8).
La dépendance de la Chine à l’égard du marché et du dollar américains place ce pays à la merci des restrictions que les États-Unis pratiquent à son égard (interdiction d’achat de certaines entreprises, blocage de certains marchés technologiques – aérospatiale, micro processeur, armement sophistiqué telle la technologie des drones –. À titre d’exemple de cette dépendance chinoise vis-à-vis du marché nord américain, la société WalMart, la plus grande entreprise au monde (1,9 millions de salariés) spécialisée dans la grande distribution (404 milliards de chiffre d’affaires annuel – 2009), importe 70 % de ses produits de Chine populaire. La faillite de WalMart créerait de graves problèmes aux entrepreneurs chinois (9). La Chine peut donc concurrencer les États Unis mais elle ne peut pas mettre ce pays en faillite…pour le moment.
Le capitalisme monopoliste d’État en Chine est caractérisé par la dictature d’une bureaucratie parasitaire ancienne, restreinte en nombre et fortement capitalisé (0.03 % des riches chinois cumulent 60 % du PIB national) qui connaît une expansion extérieure limitée par ces contraintes que nous venons d’énoncer et dont il est difficile de mesurer jusqu’à quel point et jusqu’à quand les impérialistes du Bloc transatlantique parviendront à l’entraver (10).
En résumé, la Chine présente une économie capitaliste monopolistique d’État en phase de maturité, basée d’une part sur l’exploitation de la classe ouvrière – qui constitue le moteur de la contradiction principale (entre le travail et le capital) – et d’autre part sur la conquête des marchés extérieures, mais aussi caractérisée par une intégration inachevée au système impérialiste mondial, intégration qui est cependant en voie de parachèvement.

Si un jour elle le fut, la Chine n’est déjà plus un pays socialiste mais constitue réellement la puissance impérialiste montante à l’échelle internationale. La Chine ne constitue pas pour autant le plus grand danger pour les peuples du monde ni l’une des trois composantes d’un univers impérialiste tri polaire (théorie fumeuse des Trois mondes). La Chine est un pays impérialiste que l’immense prolétariat chinois devra renverser (abattre) tout comme le prolétariat de chacun des pays impérialistes a pour mission de détruire la structure étatique et sociale qui les opprime et les exploite.

Avec l’expansion rapide de l’impérialisme chinois, le prolétariat chinois est devenu le contingent le plus important – entre 240 et 300 millions d’individus – et le fer de lance du prolétariat mondial. Sur lui repose la responsabilité de tracer la voie vers l’émancipation de toute la classe et de ses alliés (11).

(1) Le maillon faible. Les révoltes arabes.  http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article5043

(2) http://www.legrandsoir.info/La-revolution-avortee.html et  http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-revolution-democratique-88459

(3) http://www.ledevoir.com/international/asie/323664/le-sans-gene-des-nouveaux-riches-chinois La répartition de la richesse dans le monde. Rapport Global Wealth Databook (en anglais) du Crédit Suisse.
(4) http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/etats-unis-chine-la-grande-87177 et  http://www.centpapiers.com/comprendre-la-crise-economique-et-financiere-2/56027

(5) http://french.peopledaily.com.cn/Economie/7110542.html Hausse de 42 % du chiffre d’affaires des entreprises centrales chinoises.
(6) Multiples conflits dans le monde http://www.mondialisation.ca/

(7) La Chine a prêté 50 milliards de dollars au FMI afin qu’il prête au pays en développement.  Courriel Internet 10.06.2011.

(8) http://french.peopledaily.com.cn/Economie/7113960.html
(9) http://fr.wikipedia.org/wiki/Walmart

(10) http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/comprendre-la-crise-economique-et-86958

(11) http://www.melchior.fr/Nombre-de-travailleurs-dans-l.6557.0.html, soit 740 millions de salariés en Chine dont 180 millions dans l’industrie et le bâtiment et 240 millions dans les services. http://www.questionchine.net/article.php3?id_article=1802

38 pensées sur “LA CHINE IMPÉRIALISTE

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    29 juin 2011 à 1 01 56 06566
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    Je ne reprendrai pas, ici, tout le commentaire que j’ai fait sur les 7 du Québec; mais il y manque le fait que la Chine fut « ouverte » au capitalisme pour subvenir au manque de consommateurs occidentaux, ce qui paralisait la production.

    Ma question est: où se trouvent, dans ce tableau, les « dirigeants capitalistes » qui ont demandé la « création » de nouveaux consommateurs?

    Amicalement

    Elie l’Artiste

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    29 juin 2011 à 11 11 46 06466
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    J’ai suivi ce déroulement pendant plus de 3 heures en visionnant le débat à l’Assemblée Nationale sur France 3.

    Un tourbillon comme un « essaim » d’abeilles se mit à tourbilloner lorsque le 1er Ministre et le Président de l’Assemblée se léve comme un seul homme, pour applaudir à faire naitre des larmes d’espoirs pour tous les autres.

    Il faut à présent comprendre que si nous avons pu parler de ces régions et de faits extraordinaires qui défont le monde par le négoce d’armes et l’avidité du pouvoir, c’est simple à comprendre il faudrait encore bien des hommes de leurs valeurs et de tous leurs accompagnants.
    Tous les sites blogs et forums dignes de ce nom, devraient essayer de mettre à LA UNE de leur fronton LA LIBERATION de ces hommes aux couleurs et religions diverses pour bien démontrer que nous sommes disposés à nous battre pour faire valoir les véritables conceptions de toutes les libertés.
    Je souhaitais avant tout que vous ayez l’information, pardon pour certaines maladresses, mais je suis heureux au nom de la démocratie Républicaine.

    Merci à vous tous, et toutes mes pensées à leurs familles.
    A présent à vous de faire ce que vous pensez juste, merci pour eux et pour tous les OTAGES du monde.Puis que les véritables idées de libertés circulent en temps réels, c’est la valeur aussi de ce que nous sommes, de ce que vous êtes, si vous le voulez.

    Amicalement,

    Le Panda
    Patrick Juan.

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    29 juin 2011 à 14 02 21 06216
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    La performance économique de la Chine est principalement attribuable au fait que l’on détruit volontairement depuis plus de 40 ans l’économie des É-U.

    Pour le reste, c’est facile de faire de l’argent quand t’as des millions d’esclaves qui gagnent 200 $/mois et que tous les dirigeants des pays occidentaux font tout en leur pouvoir pour détruire leur capacité de production interne et prennent l’argent des contribuables pour stimuler l’économie des pays émergents.

    Anyways, la Chine a ses propres problèmes. Les centaines de milliards qu’elle détient en obligations américaines ne valent à peu près rien, et quand les É-U vont être placés sous la loi martiale (d’ici quelques semaines ou mois), les Chinois vont brailler parce que plus personne n’achètera leurs cochonneries.

    C’est là qu’on va voir que l’économie de la Chine n’est pas mieux que les autres. :-O

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      29 juin 2011 à 14 02 23 06236
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      Mais je m’en contrecâlice de la Chine. Je ne vis pas en Chine. Je vis au Canada. Fuck la Chine et surtout, fuck les cochonneries ‘Made in China’.

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        29 juin 2011 à 15 03 14 06146
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        On se détent AMOUREUX DE LA LIBERTÉ volée (;-))

        Tu es rendu à te mettre en colère contre toi-même, tu réponds à tes propres messages maintenant. Si tu avais le quotient intellectuel sufisant, tu lirais attentivement les textes que l’on te propose et que l’on peaufine minutieusement et tu verrais si tu en avais les capacités mentales que tous tes arguments triviaux et arrièrés – chauvins en passant – sont analysés et déjà répondus dans l’article.

        Tu ne dois pas lire que les articles tu dois aussi lire les verbes d’action les pronoms relatifs, les compléments d’objet directs, les circonstanciels et les adverbes, les adjectifs et les noms propres. Ca s’appel une phrase, un ensmble de phrases forme un paragraphe qui élabore une idée…

        Bonne lecture en LIBERTÉ mon aimé…. pas aimable

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          29 juin 2011 à 17 05 04 06046
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          M. Bibeau,

          J’ai lu votre article et je n’ai rien à redire sinon ce que j’ai dis plus haut.

          C’est facile d’admirer la réussite financière et économique de la Chine, mais comment peut-on dissocier ceci du fait que les gouvernements des pays occidentaux ont permis que leurs économies respectives passent d’un stade d’auto-suffisance à un stade de dépendance (interdépendance qu’ils disent les globalistes).

          Ceci n’est pas arrivé par hasard, mais est le fruit de décennies durant lesquelles les politiques adoptées ici ont encouragé cette évolution.

          Les États-Unis ont vendus leurs chantiers maritimes, certains de leurs ports et une partie de leurs infrastructures à la Chine. Leurs usines de fabrication ont été déménagées en Chine.

          La Chine est là ou elle est, économiquement, parce qu’on l’a placé là, aussi simple que ça.

          Elle possède des moyens de production que nos dirigeants lui ont donné… en échange de quoi exactement?

          C’est pour â que je dis, fuck la Chine et fuck les cochonneries Made in China. On a assez de problèmes dans notre propre cour. On devrait commencer par faire le ménage ici.

          Mais c’est juste mon opinion, vous n’êtes pas obligé d’être d’accord.

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            29 juin 2011 à 18 06 23 06236
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            @ Robert Bibeau,

            Tu conclus ton article comme suit :

            ‘Avec l’expansion rapide de l’impérialisme chinois, le prolétariat chinois est devenu le contingent le plus important – entre 240 et 300 millions d’individus – et le fer de lance du prolétariat mondial. Sur lui repose la responsabilité de tracer la voie vers l’émancipation de toute la classe et de ses alliés (11).’

            Puis, tu mets la note (11) en bas de page qui renvoi à un site Web qui réfère uniquement à des statistiques de l’OCDE. Aucune mention de la ‘responsabilité e tracer la voie vers l’émancipation de toute la classe et de ses alliés’, comme tu suggère dans ta conclusion.

            Donc, tu prends ça de ou ta belle conclusion, Robert?

            Est-ce une opinion purement personnelle ou un extrait d’un pamphlet du parti de Mao?

            Je sens qu’on va encore une fois s’amuser.

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            29 juin 2011 à 18 06 28 06286
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            @ Robert Bibeau,

            ‘Il n’y a que trois records mondiaux que les Américains conservent jalousement; premièrement, ce sont les paumés les plus endettés de la planète; deuxièmement, ils cumulent les plus lourdes dépenses d’armement (50 % des dépenses militaires mondiales ce qui grève davantage leur dette); troisièmement, ce sont les plus gros consommateurs – gaspilleurs – à crédit des deux hémisphères. »

            Et sait-tu pourquoi c’est comme ça Robert?

            C’est ça que tu devrais te demander au lieu de cracher sur les Américains.

            Les USA et les Américains, ce n’est pas la même chose.

            Les USA sont en guerre contre les Américains.

            Mais je sais que tu ne comprends pas ça, et c’est pour ça que c’est impossible de te prendre au sérieux.

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          29 juin 2011 à 17 05 16 06166
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          En passant Robert, tu beurre pas mal épais dans les insultes. C’est facile. Tu veux voir si je suis capable?

          Tu a écris un bel article, appuyé de sources crédibles comme Le Devoir, People Daily et Oulala. Félicitations, c’est du beau travail.

          En plus, tu nous met en garde contre la montée de la Chine. Merci bien. Je prends des notes.

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            29 juin 2011 à 17 05 35 06356
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            Je pense que t’es surtout frustré que j’ai démoli la fable 9-11 que t’as tenté de nous faire avaler dans un de tes articles précédents, et ton appel à la guerre contre la drogue dans ton dernier article avant celui-ci.

            Là, pour être ‘safe’, t’as écris un article sur un pays à l’autre bout du monde que personne ne connait vraiment, appuyé de quelques références, afin de redorer un peu ta crédibilité.

            C’est de bonne guerre, mais ne vient pas déverser ton fiel d’injures sur moi, parce que t’as eu l’air fou dans les autres articles que t’a écris.
            (H)
            Tsé veux dire.

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      29 juin 2011 à 15 03 28 06286
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      En fait, la Chine a commencé sérieusement à investir son argent en Europe, tel qu’annoncé cette semaine, et diversifie ainsi son panier financier pour se mettre à l’abri de la chute éventuelle de l’économie et du dollar US.

      Ils ne sont pas cons, les Chinois. Le gouvernement incite même le peuple depuis des mois à acheter rapidement des métaux précieux tels que l’or et l’argent. Et ils sont en train de racheter les États-Unis peu à peu!

      Finalement, les États-Unis vont finir par appartenir aux Chinois!

      Pas si certain qu’il faut se foutre des Chinois!! 😉

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    29 juin 2011 à 21 09 42 06426
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    @ RB

    Excellent article, mais la conclusion repose sur l’hypothèse que la conscience de classe sera plus forte que celle de l’appartenance ethnique. C’est une inconnue. La fibre ethnique et à plus forte raison « raciale » est facile a faire vibrer pour créer des « unions sacrées ».

    Jaures a été assassiné et n’a pas empêché que des millions de prolétaires partent joyeusement crever dans les tranchées pour défendre les intérêts de leurs capitalistes respectifs. Même l’arrivée des communistes en Russie n’a pas fait désarmer les travailleurs sur le front ouest

    Un jour, bien sûr, le travailleur chinois aura sans doute plus d’exigences, mais ce sera dans un autre contexte. Chinois. Notre civilisations aura passé la main.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/12/28/la-chine-eveillee/

    PJCA

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    29 juin 2011 à 22 10 56 06566
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    M. Allard

    Il est vrai que le chauvinisme national est un danger en Chine comme ici comme en France. Récemment j’entreprenais une dscussion avec des camarades français et je leur faisais remarquer qu’ils souffraient de ce chauvinisme hérité de leur période coloniale (imaginez les communistes approuvaient le projet colonial sous prétexte qu’il apportait la civilisation aux noirs africains)

    Et bien ces gauchistes ont refusés le débat parce que je leur mettais sous le nez leur chauvinisme dont ils doivent absolument se débarrasser.

    En Chine en sera-t-il autrement ? pas au début mais avec le temps assurément.

    L’ethnie est une valeur un sentment d’appartenance qui doit disparaitre pour que naisse la nouvelle société sans classe.

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    30 juin 2011 à 0 12 02 06026
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    @Robert Bibeau,

    ‘Les Américains laissent entendre que le PIB (Produit intérieur brut) chinois ne les rejoindra pas avant 2030; pendant ce temps les Chinois laissent braire, restent cois, et cumulent aisément les records de production, de construction et de capitalisation.’

    Records de production,de construction et de capitalisation…de quoi tu parles au juste?

    Il n’existe aucun moyen de vérifier les records dont tu parles et aucun moyen de vérifier les 3/4 des affirmations contenues dans ton article.

    Tout ce qu’on sait avec certitude, c’est que plusieurs sociétés nord-américaines produisent maintenant en Chine, en Inde ou dans d’autres pays sous-développés (parce que c’est ce qu’ils sont), que nos magasins sont remplis de biens de piètre qualité fabriqués en Chine et que nos gouvernements encouragent les transactions commerciales avec cette dictature mlitaire (parce que c’est ce que c’est).

    Pour ce qui est de mettre le nez de tes copains dans la réussite de la Chine, ça prend un estie de gros con pour ne pas comprendre que la Chine réussit parce que c’est une dictature qui compte sur des millions d’esclaves pour fabriquer ses produits et qu’elle bénéficie de l’aide des traîtres qui dirigent les gouvernements occidentaux.

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      30 juin 2011 à 23 11 38 06386
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      @ RB

      Considérant la façon dont l’Occident a traité la Chine, ne croyez-vous pas probable que leur sentiment d’appartenance se prolonge au delà du point où ils seront les plus forts ? Et cette crainte rendra bien dangereuse cette période…

      C’est quand l’Allemagne durant les années « 30 a rejoint la puissance hégémonique de l’époque (UK) pour la production d’acier – puis l’a rapidement doublée ! – que la guerre est devenu probable. Quand on a projeté que la flotte allemande dépasserait la flotte britannique en moins de 10 ans, cette guerre est devenue inévitable.

      PJCA

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      1 juillet 2011 à 0 12 02 07027
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      @ AL

      « … une dictature qui compte sur des millions d’esclaves pour fabriquer ses produits »

      Dire « esclaves » ou « travailleurs » est un choix de mots qui véhicule simplement un préjugé. La part du revenu résultant du travail qui est accaparée par les « non-travailleurs » serai-elle supérieure en Chine ? La coercition pour forcer a produire en Chine serai-elle plus dure que celle qu’exerce la simple nécessité de survie dans un régime dit de « libre entreprise » ?

      « … elle bénéficie de l’aide des traîtres qui dirigent les gouvernements occidentaux. »

      Cette « traitrise » est-elle autre chose que la décision pour chaque entrepreneur de maximiser son profit sans égard aux autres, qui en font tout autant ? Philosophie de base du régime capitaliste…

      http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/02/23/le-chant-des-sirenes/

      PJCA

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