La Démocratie est une reine bien maquillée!!!

André Lefebvre

Au départ, la démocratie ne peut s’exprimer que d’une seule manière :

Le vote de chacun des individus représente une « voix » démocratique. Aussitôt qu’un vote augmente de « puissance représentative», nous sortons de la démocratie véritable.

La démocratie, « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », s’oppose au système monarchique, où le pouvoir est détenu par un seul individu. Il s’oppose également au système oligarchique où le pouvoir est aux mains d’un groupe d’individus. La seule vraie démocratie est le gouvernement du peuple par tous les citoyens

Le système de « démocratie représentative » que nous avons adopté, n’est pas vraiment un système démocratique. C’est, tout au plus, un système oligarchique qui peut se transformer assez rapidement en système monarchique déguisé.

Ainsi, aujourd’hui encore, il n’existe pas de définition, communément admise, de ce qu’est, ou doit être, la « Démocratie ». Il sera facile de comprendre pourquoi cette définition tarde à apparaître. À la suite de la lecture de cet article il vous deviendra évident que de définir la Démocratie avec plus d’exactitude, limiterait le pouvoir des « élus ».

Démocratie représentative :

Comme je le disais, notre genre de démocratie s’appelle « Démocratie représentative ». C’est un système politique oligarchique maquillé en démocratie. Très peu de personnes osent s’opposer à notre genre de démocratie. Il semble être un « droit acquis » intouchable de notre système politique. Et pourtant ce genre de démocratie est loin d’être …Démocratique.

Notre « démocratie représentative » repose, au départ, sur une base « partisane » ; la plupart du temps bipartite. Les candidats sont obligés de se joindre à un parti officiel, s’ils veulent avoir une chance d’être élus. Les possibilités d’élection d’un « indépendant » sont pratiquement inexistantes dans notre système électoral.

Résultat : l’adhésion à un parti ayant une philosophie sociale déterminée, restreint déjà l’opinion personnelle du candidat en lice. S’ajoute alors, à cette restriction, la responsabilité d’obéir au chef de parti. Ce qui enlève le peut d’individualité qui restait à l’opinion personnelle du membre du parti.

L’autre facette antidémocratique de notre système électoral est que les votes des individus n’ont pas tous la même valeur démocratique de base, c’est à dire : une voix = 1 vote.

La raison en est très simple : nous déterminons le nombre de sièges au gouvernement selon la géographie du pays au lieu de sa démographie. De sorte que le vote d’un individu résidant dans un comté peu peuplé est beaucoup plus important que le vote d’un individu résidant dans un comté peuplé. Le vote dans un comté habité par 10 personnes est dix fois plus important que celui dans un comté habité par 100 personnes ; puisque chacun des deux comtés ne peut élire qu’un seul représentant. Dans notre démocratie, une voix n’est pas équivalente à un vote.

Normalement, nous avons des élections à tous les quatre ans. C’est là, l’entente législative de notre démocratie. Ces quatre ans sont considérés comme la durée maximale d’un gouvernement sans recourir à une autre élection. Ce qui laisse l’illusion au peuple de « choisir » ses dirigeants à, au moins, tous les quatre ans.

En fait les choix du peuple n’ont que très peu d’importance puisque la représentativité du député élu est annulée par le système de parti. Le vrai pouvoir se retrouve dans les mains du « chef de parti » ; et les électeurs doivent se limiter à « choisir » parmi les « philosophies partisanes » qui sont en lice. De sorte que les « problèmes sociaux » qui touchent le peuple directement, ne sont pas abordés selon l’opinion du peuple, mais selon l’une ou l’autre « philosophie partisane » contrôlée par le chef du parti.

La « philosophie partisane », qui obtient le pouvoir, est alors libre de résoudre les problèmes sociaux sans que le citoyen ne puisse faire valoir son opinion avant les prochaines élections, c’est-à-dire : quatre ans plus tard.

Le résultat direct de ce système est que le parti au pouvoir se donne trois ans pour imposer ses vues, afin d’augmenter son propre pouvoir et d’assurer les intérêts du parti. Durant la dernière année, avant l’élection, le gouvernement se comporte alors en « défenseur des droits et intérêts » du citoyen (droits et intérêts qu’il a plus ou moins bafoué pendant trois ans), afin de se donner l’image d’un gouvernement efficace et honorable pour les élections qui approchent. C’est l’équivalent d’un type qui se douche et se rase pour le jour de son mariage, et qui ne répètera la procédure que… pour son mariage suivant.

Lorsqu’un parti politique obtient le pouvoir majoritaire, notre système démocratique se transforme en « régime monarchique » d’une durée de quatre ans. Le chef du parti majoritaire devient le seul détenteur et administrateur du pouvoir et peut, pratiquement, faire à sa guise pendant toute la durée de son mandat. Il distribuera des « marques de confiance » à ceux qui assurent son pouvoir et ses intérêts présents et futurs, durant ce mandat.

Lorsqu’un parti obtient un pouvoir minoritaire, il ne lui devient possible d’administrer le pays qu’au moyen de « concessions officielles » avec l’opposition. Ces concessions cachent évidemment des « magouilles » au service du « bien »….. de chacun des partis en présence. Officiellement, on nous raconte que les deux partis se sont entendus pour assurer le « bien » de la population. Évidemment, le citoyen n’a aucun pouvoir de vérification sur ces affirmations gratuites. Il doit se contenter des « apparences ». Il ne sera fixé qu’après avoir subit les conséquences de ces « ententes à l’amiable ».

L’un des avantages extraordinaires du système « démocratique représentatif » est que les députés sont seuls à déterminer leur propre salaire. Ce qui est loin d’être un avantage démocratique du citoyen, on doit l’admettre. D’ailleurs, on se rend compte qu’à chaque fois qu’une période économiquement difficile se pointe à l’horizon, les députés se votent une augmentation de salaire quelques mois auparavant. C’est devenu un rituel.

Dans notre système démocratique canadien, il n’existe aucun moyen pour le peuple de défaire le gouvernement avant les élections. Seule l’opposition possède ce pouvoir, et exclusivement lorsque le gouvernement n’est pas majoritaire.

En réalité, malgré les apparences, les magouilles interpartis laissent au seul gouvernement la possibilité d’éviter ou de provoquer la « chute » du dit gouvernement. Si celui-ci ne veut pas d’élections, il se plie aux demandes de l’opposition. Évidemment, si les « sondages » sont positifs pour le gouvernement, celui-ci refuse alors toute demande de l’opposition qui doit, par la suite, se décider de renverser, ou pas, le gouvernement. Le pouvoir de l’opposition n’est qu’apparent. La décision véritable reste toujours aux mains du gouvernement.

Revenons au pouvoir réel du citoyen. Lors d’une élection, celui-ci donne un « mandat représentatif » à un député. Ce dernier fait toutes les promesses nécessaires avant son élection pour recevoir ce « mandat représentatif ». Ce qualificatif de « représentatif » se veut rassurant pour l’électeur; jusqu’à ce qu’il vérifie ce que ce « mandat représentatif » signifie en réalité. Voyons ce qu’est un mandat représentatif.

Le mandat représentatif est une forme de mandat politique qui possède la caractéristique d’être général, libre et irrévocable. C’est-à-dire que le représentant peut agir en tous domaines à sa guise car il n’est pas tenu de respecter les engagements qu’il aurait éventuellement pris devant ses mandants.

Le mandat représentatif, malgré son nom « prometteur », n’est pas du tout un mandat pour représenter l’opinion de l’électeur. C’est un « chèque en blanc » donné au député pour qu’il fasse selon son désir. Et ce « désir » est rapidement confiné à celui du désir du parti qui est, en réalité, le désir du chef de parti. Voilà le pouvoir exact et réel du citoyen, dans notre régime politique dit « Démocratique ». Il est évident qu’on peut tergiverser sur une multitude de détails caractérisant ce système politique ; mais si la base démocratique est fausse, le maquillage ajouté n’en fera pas une « vérité ».

Ce système n’est pas du tout « démocratique ». Il est oligarchique au sens que le parti au pouvoir (le groupe) est seul décideur des options à choisir sans aucune influence du peuple, et il se transforme rapidement en monarchie déguisée, lors de l’obtention du pouvoir majoritaire par l’un des partis. Le chef de parti devient alors un « roi » sans en acquérir le titre. À ce niveau, les chefs de parti n’ont aucun problème pour contrôler leur « égo ». Ils acceptent humblement de ne pas porter le titre de « roi », sans aucune objection.

C’est là le système politique actuel, dans toute sa réalité, qui défend notre « liberté » et nos « droits fondamentaux ».

Le système  démocratique « représentatif » peut facilement être expliqué et excusé par l’impossibilité apparente de pouvoir rapidement et constamment obtenir l’opinion du citoyen, sur chacune des options ou des choix pour régler un problème, ou déterminer une ligne de conduite. C’est cette difficulté d’échange d’informations qui limite l’expression de cette opinion du peuple à toutes les élections. Et on vient de voir, à quel point cette opinion des citoyens s’impose aux différents paliers du gouvernement. Le droit électoral du citoyen n’est pas beaucoup plus qu’une farce théâtrale présenté un jour de fête non férié, décrété environ tous les quatre ans.

La venue de l’électronique, change actuellement tout le parquet politique et social de nos sociétés. Pour la première fois dans l’histoire, il devient possible d’avoir accès rapidement à l’opinion du citoyen sur tous les sujets abordés par l’administration gouvernementale. Une possibilité de « référendum » ou encore de « pétition » instantané est assurée par les médias informatiques. D’ailleurs, l’an prochain, une expérience d’élection partielle, au moyen d’ordinateurs individuels des particuliers, sera tentée. Cette expérience permettra d’installer un système électoral informatique généralisé à travers le pays.

Il devient évident qu’avec un tel système informatique, nous aurons accès à la possibilité d’installer un système de « Démocratie  directe » où chacun des citoyens, après qu’on lui ait présenté les choix envisagés par le gouvernement, vote pour l’un des choix ou s’oppose à tous ces choix par un veto, obligeant le gouvernement à trouver d’autres solutions plus acceptables. Nous aurions alors un vrai système démocratique ; et chacun des citoyens serait obligé d’apprendre et d’accepter de prendre ses responsabilités personnelles inhérentes à la liberté de l’individu dans un système social.

Évidemment, il faudra que l’individu procède à un « embrayage » psychologique supérieur qui lui fera admettre l’égalité de tous les individus et le respect de chacune des différences. Ce qui aura pour résultat d’éliminer la notion infantile de l’existence d’une « élite sociale ».

La question est :

Allons-nous faire en sorte d’accéder à cette liberté individuelle, qui est un droit fondamental, ou allons-nous continuer de refuser nos responsabilités et nous laisser « diriger » comme un troupeau de moutons.

La réponse nous appartient.

André Lefebvre

avatar

Andre lefebvre

Mon premier livre "L'histoire de ma nation" est publier chez: http://fondationlitterairefleurdelyslibrairie.wordpress.com/ André Lefebvre

17 pensées sur “La Démocratie est une reine bien maquillée!!!

  • avatar
    10 mai 2011 à 1 01 08 05085
    Permalink

    Merci pour ce texte André. Je me permet de mettre ici en référence les deux (2) liens suivants. qui conduisent à des articles qui illustrent tes propres conclusions.

    Le premier est court et dit pourquoi notre démocratie ne fonctionne pas. Le deuxième conduit à une série de textes expliquant comment l’on pourrait la faire fonctionner….

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/10-un-gouvernement-a-contrat/

    http://nouvellesociete.wordpress.com/democratie-contractuelle/

    Pierre JC Allard

    Répondre
  • avatar
    10 mai 2011 à 5 05 57 05575
    Permalink

    «Ainsi, aujourd’hui encore, il n’existe pas de définition, communément admise, de ce qu’est, ou doit être, la « Démocratie ». Il sera facile de comprendre pourquoi cette définition tarde à apparaître. À la suite de la lecture de cet article il vous deviendra évident que de définir la Démocratie avec plus d’exactitude, limiterait le pouvoir des « élus ».»

    En fait, c’est le socialisme qui s’en rapproche le plus, quand il est respecté. Regardez par exemple, Chavez, qui a fait passer ses changements majeurs au sein de l’État, par des RÉFÉRENDUMS. Qui au monde, a fait comme Chavez, et organisé plus de 14 RÉFÉRENDUMS, où parfois, il mettait sa présidence en gage? Nommez-moi ces grands démocrates qui sauraient le détrôner.

    «Très peu de personnes osent s’opposer à notre genre de démocratie. Il semble être un « droit acquis » intouchable de notre système politique. Et pourtant ce genre de démocratie est loin d’être …Démocratique.»

    Les dieux de la démocratie, les présidents états-uniens, l’ont clamé comme la seule et unique démocratie. Et qui ose s’y en prendre, se bute à l’impérialisme d’un État surarmé, voyou de plus, qui ne se retient pas de s’ingérer dans les «démocraties» du monde, au nom de cette «démocratie».

    «la plupart du temps bipartite. Les candidats sont obligés de se joindre à un parti officiel, s’ils veulent avoir une chance d’être élus. Les possibilités d’élection d’un « indépendant » sont pratiquement inexistantes dans notre système électoral.»

    En effet, et pour cause, le financement, l’organisation, etc.. Quant aux partis, eux, ils sont d’emblée, tous capitalistes. Ils ne remettent donc pas le diktat de la bourgeoisie en question et ne s’y questionnent même pas. Tous veulent, ou promettent plutôt, de faire mieux les uns que les autres. Or, ils nous proposent tous un capitalisme, de diverses intensités. Le système ne garantie aucunement le partage de la richesse créée par ceux et celles qui la quémandent, il est donc lui-même, foutu et pourri d’avance. Les dés sont pipés. Ils sont brassés en fonction de ne jamais remettre en question l’hégémonie de la bourgeoisie comme seule actrice dans nos sociétés carburant au ô capital.

    Quant aux indépendants, il y en a bien quelques uns, mais même les médias, eux-mêmes également capitalistes, les boudent. Alors à quoi bon?

    Imaginez quand les conservateurs auront changé le mode de financement des partis! Ils nous ont promis de mettre fin au financement public des partis politiques, or, il n’y a rien de plus anti-démocratique que cette pratique. Désormais, les riches pourront financer leur parti de choix, celui qui défend les intérêts de riches, et les pauvres devront s’en remettre aux faibles moyens de leur parti respectif, défendant celui-là, les intérêts des pauvres. Comment des pauvres pourraient-ils concurrencer des riches, en termes de financements? C’est impossible. C’est antidémocratique et pourtant valorisé au contraire, comme la seule démocratie, par nos chers conservateurs (défenseurs des riches).

    «Résultat : l’adhésion à un parti ayant une philosophie sociale déterminée, restreint déjà l’opinion personnelle du candidat en lice. S’ajoute alors, à cette restriction, la responsabilité d’obéir au chef de parti. Ce qui enlève le peut d’individualité qui restait à l’opinion personnelle du membre du parti.»

    Sauf exception. Québec-solidaire n’a de chef que celui enregistré aux DGEQ et ce dernier n’a aucun pouvoir décisionnel sur le parti. Quant aux deux «chefs», ils ne sont en fait que co-porte-parole. Rien de plus. Ils ne peuvent donc, Amir et Françoise, que répercuter le choix de nos instances démocratiques, soit l’opinion recueillie par nos Congrès, où les délégués élus votent pour ces propositions.

    Mais ce n’est effectivement pas le cas des autres partis politiques. Ils ont tous un chef, qui décide malgré les instances démocratiques existantes dans leur parti respectif. C’est gênant.

    «La « philosophie partisane », qui obtient le pouvoir, est alors libre de résoudre les problèmes sociaux sans que le citoyen ne puisse faire valoir son opinion avant les prochaines élections, c’est-à-dire : quatre ans plus tard.»

    C’est ce que nous avons tenté de changer vis l’élection pour notre part, de porte-parole, plutôt que de chef de parti. Ainsi, la ligne de parti est large et nous ne sommes pas sans voix.

    «Le mandat représentatif est une forme de mandat politique qui possède la caractéristique d’être général, libre et irrévocable. C’est-à-dire que le représentant peut agir en tous domaines à sa guise car il n’est pas tenu de respecter les engagements qu’il aurait éventuellement pris devant ses mandants.»

    Toute une différence avec la députation cubaine. Elle est révocable. Le socialisme d’ailleurs, propose la révocabilité des élus, une indispensabilité.

    Bon, c’était intéressant André, mais là, je dois aller me faire exploiter mon labeur par un type qui ne fera pas plus que…., rien du tout à vrai dire. Il ne nous regarde même pas, ni ne nous parle. C’est un parasite sauvage, sans parole. Alors bon, je dois aller faire vivre ce paresseux, incapable de mettre la main à la pâte, comme tous les travailleurs salariés qui se lèvent le matin pour aller puncher leur ostie de carte.

    Répondre
    • avatar
      10 mai 2011 à 8 08 16 05165
      Permalink

      Avant l’élection tu travaillais pour une oligarchie; aujourd’hui, tu travailles pour une monarchie.

      Revenir à une autre oligarchie ne sera pas beaucoup mieux; mais bonne journée quand même.

      Amicalement

      André Lefebvre

      Répondre
  • avatar
    10 mai 2011 à 10 10 12 05125
    Permalink

    André,

    Bonjour, ce texte voyage bien, il est sur Les Voix

    du Panda.

    A ne pas en douter que le partage de la démocratie est plus qu’un symbole, c’est une vie de libertés, de partages et tout ce qui en découle.
    Je formule une petite réserve c’est celle ne pas partager les opinions de l’autre côté de l’Atlantique.
    La démocraie comme la liberté reste universelle, donc elle n’appartien à personne et à tout le monde, le tout c’est de la mettre en avant en avant ainsi que tu viens de le faire et de véhiculer, son impact juste pour comprendre, que sans fondation une maison ne peut tenir.

    Amicalement,

    Le Panda

    Patrick Juan

    Répondre
    • avatar
      10 mai 2011 à 11 11 15 05155
      Permalink

      « A ne pas en douter que le partage de la démocratie est plus qu’un symbole, c’est une vie de libertés, de partages et tout ce qui en découle ».

      À mon sens c’est surtout et totalement, une vie de « responsabilité » individuelle.

      Il ne serait pas logique que le peuple dirige sans être responsable.

      « Je formule une petite réserve c’est celle ne pas partager les opinions de l’autre côté de l’Atlantique. »

      Ne pas partager une opinion est un droit; ne pas énoncer sa propre opinion est anti-démocratique.

      La raison du non-partage est peut-être notre apprentissage nord-américain des grands espaces. C’est là, la seule différence entre nos apprentissages mutuels, à première vue.

      « La démocraie comme la liberté reste universelle, donc elle n’appartien à personne et à tout le monde,… »

      La démocratie est simplement un « système »; tandis que la liberté est un droit fondamental. Il y a une grande nuance.

      Amicalement

      André Lefebvre

      Répondre
      • avatar
        10 mai 2011 à 12 12 25 05255
        Permalink

        Tu joues avec les citations sans entrer dans le fond du probléme, que souléve l’article.

        La démocratie en aucun cas n’est un « système » si tel était le cas nous serions pleinement despostiques.
        Le 1ere vue du concept de l’apprentissage nord-américain auquel tu fais référence à ma pensée et mes actions ne veut rien dire, ou merci de m’en livrer les explications.
        Ce n’est pas la couleur de la peau de quelqu’un qui en fait sa valeur ou pas.
        Puis en indquant de tels propos cela subodore un encrage U.S.A. encore plus fort, et personne n’est l’esclave de personne et c’est avec malheur ce que nous sommes en train de devenir face à de tels arguments écrits que je ne partage nullement.
        La responsabilité individuelle ne correspond pas non plus à la démocratie, car un « homme » seul ne peut rien, dans le cas contraire merci de me l’expliquer.
        Savoir assumer les responsabalités de nos actes et un acte ou plusieurs du manque de fuites dans tous les sens.
        Il faut savoir s’ouvrir aux autres et voyager comme le bon vin et le bon fromage, donc il en va de même pour les valeurs de la liberté démocratique.
        Cordialement,

        Le Panda
        Patrick Juan

        Répondre
        • avatar
          10 mai 2011 à 13 01 57 05575
          Permalink

          « Tu joues avec les citations sans entrer dans le fond du probléme, que souléve l’article. »

          Pas vraiment puisque je réagissais à tes commentaires assez peux détaillés. De plus sois assuré que lorsque je parle de démocratie, je n’ai pas du tout l’envie de « jouer ».

          « La démocratie en aucun cas n’est un « système » »

          Ah non? Moi qui ne cesse de la comparer au socialisme. Mais la démocratie, c’est quoi alors?

          « Le 1ere vue du concept de l’apprentissage nord-américain auquel tu fais référence à ma pensée et mes actions ne veut rien dire, ou merci de m’en livrer les explications »

          Difficile de m’expliquer plus avant, puisque je ne comprends pas vraiment ce de quoi tu parles. Merci de me l’expliquer.

          « Ce n’est pas la couleur de la peau de quelqu’un qui en fait sa valeur ou pas. »

          Tu es rendu où dans la discussion? Certainement pas sur la route de l’article plus haut, ni de mon commentaire.

          « Puis en indquant de tels propos cela subodore un encrage U.S.A. encore plus fort,… »

          Ça n’a rien a voir avec les USA, ni la Chine, ni Tombouctou; nous parlons de responsabilités individuelles dans une société.

          « personne n’est l’esclave de personne et c’est avec malheur ce que nous sommes en train de devenir face à de tels arguments écrits que je ne partage nullement. »

          Ne partage pas si tu veux; mais n’insinue pas que même un seul de mes arguments, défendant l’autonomie individuelle et ses responsabilités, sont « esclavagiste »; sinon, tu vas faire rire de toi.

          « La responsabilité individuelle ne correspond pas non plus à la démocratie,… »

          La démocratie n’est pas individuelle; elle est généralisée à un groupe dont chacun des individus possède des responsabilités individuelles réprésentées par son droit personnel, égal à tous, d’une voix = un vote.

          Une fois le vote terminé, la responsabilité n’est pas transférée à l’élu, sauif dans une démocratie représentative, qui n’est pas une démocratie réelle. C’est ce qui est expliqué dans l’article.

          Dans une vraie démocratie, l’élu est un délégué pour aborder les problèmes déterminés par le peuple. Par contre, il ne peut pas prendre de décision sans demander l’opinion du peuple qui est le seul « décideur ».

          « Savoir assumer les responsabalités de nos actes et un acte ou plusieurs du manque de fuites dans tous les sens. »

          Je ne comprends rien à cette phrase; excuse-moi.

          « donc il en va de même pour les valeurs de la liberté démocratique. »

          Pour moi, démocratie présuppose « liberté »; par conséquent, liberté démocratique va de soi et ne peut pas être comparé à quoi que ce soit. À moins, qu’il existe une démocratie esclavagiste.

          Il serait peut-être important d’expliquer tes objections plus clairement; sinon, je risque de te laisser t’objecter à tout ce que tu voudras, sans pouvoir échanger avec toi. 😉

          Amicalement

          André Lefebvre

          Répondre
  • avatar
    10 mai 2011 à 10 10 31 05315
    Permalink

    Merci de m’indiquer qui parle d’une objectivité parfaite ?

    A ne pas en douter c’est comme le risque zéro non plus.

    Il es dommage que ces échanges ne figurent simultanément sur les deux lieux, les échanges seraient serainet plus conviviaux.

    L’article est trés lu sur Les Voix, mais ce sont les échanges qui font la valeur de tout article.

    C’est dommage, et cela sera peut-être une des causes de constater que quelle que soit la bonne volonté, sans participation, les ponts cédent et le pouvoir reste où il se trouve.

    Pour recevoir il faut aussi savoir donner.

    Je m’efforce de le faire et je suis un « homme comme un autre, donc cela m’aménera à un moment ou l’autre à un constat d’échec peut-être ou surement.

    Puis je ne pense pas que le « journalisme » naissant soit du voyeurisme.

    C’est une des causes essentielles qui font qu’Internet ne fleurit qu’au moment des élections.

    Ensuite ce sont des convictions personnelles qui ne jouent pas le role que nous devrions avoir.

    Le Panda
    Patrick Juan

    (C)

    Répondre
    • avatar
      10 mai 2011 à 11 11 23 05235
      Permalink

      « Merci de m’indiquer qui parle d’une objectivité parfaite ? »

      Avec plaisir: ce qui « parle » de façon objective parfaite est un « système automatique ».

      « C’est dommage, et cela sera peut-être une des causes de constater que quelle que soit la bonne volonté, sans participation, les ponts cédent et le pouvoir reste où il se trouve. »

      C’est évidemment un travail de répétition constant. Les écrits restent.

      « Pour recevoir il faut aussi savoir donner. »

      Pour apprendre à recevoir, il faut apprendre à se donner à soi-même dans le respect des autres. 😉

      « donc cela m’aménera à un moment ou l’autre à un constat d’échec peut-être ou surement. »

      L’échec est une « perception » personnelle; il n’a rien a voir avec la « réalité ». Rien n’est absolument sans « effets ». L’effet de valorisation personnelle n’a aucune importance.

      Amicalement

      André Lefebvre

      Répondre
      • avatar
        10 mai 2011 à 12 12 34 05345
        Permalink

        Pour apprendre à recevoir, il faut apprendre à se donner à soi-même dans le respect des autres.
        ==================
        Pardon, merci d’envoyer le décodeur, j’ai pas tout compris 🙁
        ==================
        L’échec est une « perception » personnelle; il n’a rien a voir avec la « réalité ». Rien n’est absolument sans « effets ». L’effet de valorisation personnelle n’a aucune importance
        ==================
        NON, cela ne peut venir que d’un effet de masse.
        Si a valorisation personnelle cela n’a aucune importance pourquoi le « capitalisme » a t-il besoin de tout gérér ? 😉
        L’échec est aussi une épreuve de masse, mais elle peut subsister individuellement 🙁

        Cordialement,
        Le Panda
        Patrick Juan (H)

        Répondre
        • avatar
          10 mai 2011 à 14 02 12 05125
          Permalink

          « Pardon, merci d’envoyer le décodeur, j’ai pas tout compris  »

          Il n’y a qu’un seul décodeur qui s’appelle : Réflexion; rien d’autre.
          Comme exemple cependant, je pourrais demander: Est-il possible d’aimer quelqu’un si on n’a pas apprit à s’aimer soi-même?
          Se servir du méme décodeur.

          « NON, cela ne peut venir que d’un effet de masse. »

          Est-ce la « masse » qui dit que tu es un échec? Personnellement, ce que dit la masse ne me touche pas beaucoup. Par contre, ce que je perçois de moi-même est d’une importance capitale. Cela s’appelle être responsable de soi-même à ses propres yeux. Je fais ce que mon jugement me diste sans m’influencer par les jugements d’autrui. J’accepte cependant la responsabilité du consensus final puisque j’y ai participé.

          « Si a valorisation personnelle cela n’a aucune importance pourquoi le « capitalisme »  »

          Le capitalisme n’est pas autre chose qu’un système créant de la richesse. Ce que l’individu ressent face à un homme riche n’a rien à voir avec le capitalisme.

          « a t-il besoin de tout gérér ? »

          Un système est un instrument de gestion. Difficile de ne pas laisser gérer ce système. L’individu n’est pas le capitalisme.

          « L’échec est aussi une épreuve de masse, mais elle peut subsister individuellement »

          L’échec de la masse, ça n’existe pas. Par contre la masse entraînée dans l’échec de l’individu qui prends toutes les décisions, cela existe dans le système monarchique et même oligarchique; et par coinséquent, dans la démocratie représentative. Dans le vrai système démocratique c’est pratiquement impossible.

          Amicalement

          André Lefebvre

          Répondre
          • avatar
            11 mai 2011 à 11 11 18 05185
            Permalink

            @André,

            Je t’avais promit de revenir me voici, car si tu ne viens pas à Lagardére, il viendra à toi !
            Il n’y a qu’un seul décodeur qui s’appelle : Réflexion; rien d’autre.
            La reflexion reste le décodeur de chacun il n’est pas universel, donc il reste à chacun la liberté de comprendre ce qu’il peut.

            Personnellement, ce que dit la masse ne me touche pas beaucoup. Par contre, ce que je perçois de moi-même est d’une importance capitale.
            Tu appelles cela comment ?
            Je me sens terriblement concerné par la masse dans le bon sens du terme.
            Quant à ce que je perçois moi-même n’est pas forcement sans erreur.

            Le capitalisme n’est pas autre chose qu’un système créant de la richesse. Ce que l’individu ressent face à un homme riche n’a rien à voir avec le capitalisme.

            Je doute que si tu avais érré dans les rues à la recherche d’une pitance, ou juste sur les routes pour des raisons indépendantes de ta volonté, tu puisses tenir ce genre de propos.

            L’échec de la masse, ça n’existe pas. Par contre la masse entraînée dans l’échec de l’individu qui prends toutes les décisions, cela existe dans le système monarchique et même oligarchique; et par coinséquent, dans la démocratie représentative. Dans le vrai système démocratique c’est pratiquement impossible.

            Alors merci de m’indiquer pourquoi les finances des U.S.A. comme les faillites des pays de l’U.E. font chûter toutes les places bourdiéres ?
            Ce n’est pas un effet de masse qui reprend le lendemain ce qu’il perd la veille ?
            A te lire si tu le souhaite,
            Cordialement,

            Le Panda

            Patrick Juan

          • avatar
            11 mai 2011 à 11 11 41 05415
            Permalink

            « Je t’avais promit de revenir me voici, car si tu ne viens pas à Lagardére, il viendra à toi ! »

            Comme Lamontagne quoi.

            « La reflexion reste le décodeur de chacun il n’est pas universel, donc il reste à chacun la liberté de comprendre ce qu’il peut. »

            On ne peut pas exiger plus.

            « Je me sens terriblement concerné par la masse dans le bon sens du terme. »

            Je suis plutôt concerné par l’individu et son bien-être.

            « Quant à ce que je perçois moi-même n’est pas forcement sans erreur. »

            Erreur ou pas, tu dois vivre avec et l’accepter.

            « Je doute que si tu avais érré dans les rues à la recherche d’une pitance, ou juste sur les routes pour des raisons indépendantes de ta volonté, tu puisses tenir ce genre de propos. »

            N’en doute plus, ça m’est arrivé pendant près de deux ans et, dans un pays étranger en plus.

            « Alors merci de m’indiquer pourquoi les finances des U.S.A. comme les faillites des pays de l’U.E. font chûter toutes les places bourdiéres ? »

            Parce qu’ils ne sont pas démocratiques mais oligarchiques et parfois même monarchiques déguisés.

            « Ce n’est pas un effet de masse qui reprend le lendemain ce qu’il perd la veille ? »

            Là tu viens de me perdre et tu ne pourras me reprendre qu’en explicant ce que cela signifie.
            😉

            Amicalement

            André Lefebvre

  • avatar
    10 mai 2011 à 14 02 54 05545
    Permalink

    André,

    Merci de tes précisions, je viens te répondre point par point démocratiquement et républicainement dans la ce que je consiqére comme une qualité:
    Homme Libre

    Mes réponses seront là, un peu plus tard, j’ai eu une journée chargée pour avoir le ressenti de la chaleur humaine des autres, cela est impirtant pour moi.

    Cordialement,

    Le Panda à bientôt,

    Patrick Juan

    Répondre
  • avatar
    10 mai 2011 à 18 06 11 05115
    Permalink

    (Y)

    Oui, maquillée comme une voiture d’occasion! – mûre pour le recyclage et non pas la revente…

    Répondre
  • avatar
    10 mai 2011 à 21 09 30 05305
    Permalink

    Ignatieff parlait de la « famille libérale ».
    L’expression est « drôle ».
    On dirait une réplique du film « Le Parrain ».
    😛
    POurquoi pas des élus indépendants qui voteraient pour des projets, des lois, des changements?
    Paraît que c’est compliqué à changer…
    Ça a dû être compliqué d’installer l’aberration que nous avons…
    Une semaine de votes. 6 tours. Et le dimanche on se repose …
    Bon! Je sens que j’ai besoin de repos…

    Répondre
    • avatar
      10 mai 2011 à 21 09 41 05415
      Permalink

      Gaétan, c’est ce que je trtavaille actuellement. J’espère terminé un brossage pour mon prochain article.

      J’ai comme une aptitude à simplifier les chose compliquées.

      C’est comme pour construire une maison, si tu commences par le solage, c’est assez facile à faire. 😉

      Bonne soirée

      André Lefebvre

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *