La hausse du salaire minimum (SMIC) n’est pas la panacée

Par Robert Bibeau.  Le 6.02.2019. Sur le webmagazine http://www.les7duquebec.com

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6.02.2019-mINIMUM wAGE-ENGLISH-ITALIAN

Hausse du salaire minimum, fallait y penser!

Au stade où en est la crise économique systémique du capitalisme, on pourrait parler d’agonie des marchés « libres » (sic). Il n’existe pas de nouveautés prometteuses qui pourraient laisser espérer une relance de l’économie mondialisée. Le dernier voile à tomber est la hausse du salaire minimum, le SMIC dit-on en France, comme panacée pour encourager l’automatisation, l’innovation et les hausses de productivité. (1)

 

Depuis 2016, la désaffection des militants sociaux devant les discours de la gauche mondialiste est évidente. C’est l’année où Donald Trump et le Brexit ont commencé à influencer les secteurs les plus fragiles de la petite bourgeoisie paupérisée et du prolétariat précarisé, le moment où les sondages des grands médias à la solde ont déclaré que la jeunesse américaine était devenue « socialiste » (sic) alors que les démocrates ont récupéré Bernie Sanders le « socialiste » (sic). Le salaire minimum (SMIC) a été le sujet des Primaires démocrates et les facultés universitaires d’économie ont commencé à produire toute une littérature qui présente la hausse du salaire minimum (SMIC) comme une alternative au néoprotectionnisme préconisé par Donald Trump. Ce que nous avons rapporté dans notre volume: « La démocratie aux États-Unis. Les mascarades électorales« .

 


 

Récemment, les Gilets jaunes français  ont récupéré ce cheval de Troie des mains de l’intelligentsia occidentale. Les Gilets jaunes réclament un SMIC à 1300 euros… Voici ce que la presse à la solde leur répond; « Pourquoi le SMIC n’a pas augmenté de 3% le premier janvier 2019 » :   https://www.rtl.fr/actu/conso/pourquoi-le-smic-n-augmentera-pas-de-3-au-1er-janvier-2019-7795813137

 

L’idée socialiste du salaire minimum (SMIC)

Cette idée « socialiste » va comme suit : la classe prolétarienne est écrasée sous les dettes alors que le salaire minimum en hausse réduirait l’étalement des salaires et les inégalités sociales, car un salaire minimum plus élevé modifie la répartition du capital en orientant les investissements technologiques vers les secteurs aux salaires plus élevés, augmentant d’autant la productivité sociale globale. Aujourd’hui, les preuves empiriques réfutent cette thèse. Pourquoi?

 

Pourquoi la hausse du salaire minimum gonfle-t-elle le nombre de bénéficiaires et très peu les salaires?

 

Comme dans toute théorie économique, les spéculations des économistes avaient un certain fondement pratique. Avec une classe ouvrière disloquée et affaiblie, dans une conjoncture de crise économique systémique et de salaires réels à la baisse, une entreprise préfère embaucher de nouveaux travailleurs précaires au salaire minimum plutôt que d’investir dans de nouvelles machineries et de nouvelles technologies afin de réduire les couts de production unitaires. Ce raisonnement de bon sens économique capitaliste s’applique non seulement aux grandes entreprises, mais à tous les investisseurs. 

 

« Pourquoi une chaine de restaurants risquerait-elle d’acheter une fourgonnette de livraison si elle pouvait engager des travailleurs qui utilisent leurs propres vélos et sont prêts à ne facturer quasiment rien et uniquement pour ce qui est réellement livré? On le constate la spirale de la précarisation et de la paupérisation semble sans fin. Pour régler ce problème légalement, disait la gauche, il serait intéressant d’investir socialement. » (2)

 

La critique marxiste est connue. Face à la crise, le capital s’acharne à accroitre l’exploitation en valeur absolue, c’est-à-dire à accroitre la plus-value absolue (allongement de la journée de travail, accélération des cadences, réduction du salaire à la pièce, etc.), ce qui signifie en moyenne moins d’heures travaillées pour une même quantité de marchandise produite. En augmentant la productivité de la force de travail – le nombre d’heures travaillé demeurant égal par ailleurs, le taux de profit a tendance à chuter, car la même valeur de force de travail est extraite grâce une plus grande quantité de capital. La manière de compenser cette baisse de rentabilité relative consiste à « augmenter la masse des marchandises produites », c’est-à-dire à tirer parti de l’amélioration technologique pour produire et vendre en plus grande quantité – à un prix inférieur – jusqu’à augmenter le profit total en termes absolus (mais non en termes relatifs/par unité produite).

Ce serait le secret du développement des capitalistes chinois qui réinvestissent leurs bénéfices dans la production et dans l’amélioration de la productivité ce qui entraine une hausse des salaires et renforce à son tour la demande intérieure.

 

Qu’en est-il de ce modèle en pays émergents?

 

Mais la gauche et les économistes ont oublié quelque chose d’important: il ne suffit pas de produire plus de marchandises, encore faut-il vendre ces produits afin de réaliser la plus-value qu’ils renferment. La plus-value doit être réalisée et l’existence même d’un profit sur toute marchandise suppose que la demande est extérieure au travailleur qui a produit cette marchandise, car ces travailleurs n’ont pas le pouvoir d’achat pour absorber cette production excédentaire. 

 

En d’autres termes, s’il n’y a pas de nouveaux marchés à conquérir pour absorber l’augmentation de production, l’amélioration de la productivité provoquera une surproduction et ne fera que créer de nouveaux problèmes pour le capital. C’est pourquoi la mécanisation – la robotisation – et la numérisation de la production sont habituellement implantées au début du cycle d’accumulation capitalistique, lorsque la conjonction du crédit facile – qui crée une demande non solvable – et de l’accès à de nouveaux marchés permet d’écouler une production massive.

 

L’impérialisme économique et militaire

 

L’impérialisme peut être défini comme la résultante de l’impossibilité pour le capital national de réaliser toute la plus-value produite sur son marché intérieur où les travailleurs forment la grande majorité des consommateurs et ne peuvent acheter toute la marchandise qu’ils produisent (sinon où serait la plus-value?). Le capital national réagit alors en se lançant à la conquête de nouveaux marchés (guerre commerciale) et à la fin, une puissance impérialiste peut être conduite à détruire de grandes capacités productives (moyens de production et force de travail) dans une guerre meurtrière.

 

Prenons l’exemple de la Corée et de Taiwan pays émergents qui se sont beaucoup développés dans les années soixante-dix et quatre-vingt. Pour des raisons géostratégiques de guerre froide contre le bloc soviétique les États-Unis leur ont accordé un libre accès à leur immense marché intérieur. De même pour l’immense Chine (1,3 milliard d’individus) qui a bénéficié de la réduction globale des barrières douanières permettant aux entreprises occidentales de délocaliser leurs usines vers la Chine d’où elles approvisionnent leurs ex-marchés nationaux. C’est ce que les économistes bourgeois appellent la « mondialisation – globalisation » de l’économie impérialiste qui a permis de généraliser ces pratiques commerciales à l’échelle de la planète. Maintenant qu’il a été placé sous contrôle par le néoprotectionnisme américain, la machine productive chinoise trouve difficile de maintenir des taux de croissance à deux chiffres.

 

La valorisation du capital par la production de plus-value relative (amélioration des procédés de fabrication) ne fonctionne que lorsqu’il existe de nouveaux marchés pour assurer la demande. C’est pourquoi la menace protectionniste américaine et européenne remet en question la croissance chinoise et c’est pour cette raison que, dans une perspective historique, le mode de production capitaliste industriel-urbanisé et financiarisé a quitté sa phase ascendante, caractérisée par la croissance constante des forces productives, des moyens de production et de la production, lorsque les marchés émergents sont devenus insuffisants.

 

Car, si l’investissement est bien, à terme, la clé de la croissance, comment peut-on espérer que cet investissement se développe quand la consommation reste bridée? On le voit, la question de la répartition des revenus est centrale pour maintenir la dynamique économique d’un pays. Espérer qu’en favorisant les plus riches on relance l’investissement ignore cette vérité vieille comme l’économie qu’il n’y a d’investissement que si les entreprises anticipent une hausse de la consommation. (3)

 

L’ogre étatique, ce super consommateur surendetté est au bout de sa laisse et ne peut envisager d’accroitre sa consommation alors que sa consommation représente déjà plus de la moitié du PIB national. Voyons le cas de la France :

 

« L’État français obèse et spoliateur employait 5.666.000 fonctionnaires au 31 décembre 2017, soit une hausse de 47 % depuis 1980, alors que la croissance de la population n’a été que de 24 %. Les dépenses publiques atteignent le chiffre démentiel de 57 % du PIB. La France représente 1 % de la population mondiale, 3% de la production mondiale, mais, à elle seule, 15 % des aides sociales de la planète » (4)

 

Ce capitalisme, celui de l’impérialisme et du déclin économique ne pourra être sauvegardé très longtemps, et on peut s’attendre que tout naturellement – sans qu’il soit question de psychopathes assoiffés du sang prolétarien – ce monde désespéré s’engage dans des destructions massives – équivalente à celle de la dernière guerre mondiale – afin d’éliminer le trop plein de capital fixe. Comprenez bien, cette guerre mondiale en préparation ne sera pas le résultat d’un complot ourdi par des banquiers malfaisants, mais le fruit des lois incontournables du mode de production capitaliste. Inutile de chercher à changer d’attelage gouvernemental au milieu du gué… c’est le système en entier qu’il faudra éradiquer.

 

Et les « libéraux » que disent-ils?

 

« Les libéraux d’aujourd’hui ne sont pas les champions du libre-échange et du capital ascendant qu’ils étaient au XIXe siècle. Ce sont les représentants, affublés de la rhétorique du XIXe siècle, des intérêts monopolistiques les plus réactionnaires au sein du capitalisme d’État dominant. Sa mission va toujours et sans ambigüité dans le sens de l’attaque directe contre les conditions de vie et de travail de la classe ouvrière. »

 

« Que disent les libéraux (de gauche comme de droite) à propos de tout ceci? Ils font leurs calculs et arrivent à la conclusion que fixer un salaire minimum proche du seuil de pauvreté ne peut que… créer davantage de pauvreté, de chômage. En outre, confirmant que, comme nous l’avions prévu, l’augmentation du salaire minimum augmentera le nombre de travailleurs ayant des salaires plus bas, la Banque d’Espagne estime que la hausse de 22% du SMI ne fera que faire augmenter le salaire moyen de 0,8%» (5)

 

La mécanique capitaliste à but lucratif est tellement cassée, tellement dysfonctionnelle et sans empathie pour la société et pour l’humanité, que le fameux « équilibre » qui permettait la reproduction du capital en mouvement ne peut plus valoriser suffisamment le capital pour rémunérer la dépense supplémentaire en force de travail. En payant en dessous de ce qu’il en coute pour assurer la reproduction de la force de travail – comme dans le cas de plus en plus répandu des travailleurs pauvres – le capital met sa propre survie en danger. En d’autres termes, la survie d’une « économie nationale viable » passe par la paupérisation du prolétariat et cela ne changera pas.

 

Conclusion

Quelle conclusion tirer de tout cela? Qu’il n’y ait pas d’illusions sur les correctifs et les réformes. Il n’y a aucun moyen de «redémarrer» le capitalisme sans passer par une guerre impérialiste. Il est temps de se lever et d’imposer nos besoins prolétariens sans se préoccuper des avantages du capital. Nous ne pouvons pas attendre que le capital «soit profitable» comme disent les syndicats. Nous devons nous battre pour des réductions du temps de travail et pour des augmentations de salaire pour tous et pour l’embauche de tous les chômeurs. Si le capital ne peut  le réaliser, cela signifie que le capitalisme est devenu inacceptable pour la société en général.

 


 

NOTES

 

 

  1. https://nuevocurso.org/por-que-no-funciona-la-subida-del-salario-minimo/?utm_medium=push&utm_source=suscriptores&utm_campaign=onesignal
  2. https://nuevocurso.org/por-que-no-funciona-la-subida-del-salario-minimo/?utm_medium=push&utm_source=suscriptores&utm_campaign=onesignal
  3. http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/rebond-boursier-dans-lattente-de-lexplosion-a-venir/
  4. https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201902021039882397-croissance-economie-france-espoirs/?utm_source=push&utm_medium=browser_notification&utm_campaign=sputnik_fr
  5. https://nuevocurso.org/por-que-no-funciona-la-subida-del-salario-minimo/?utm_medium=push&utm_source=suscriptores&utm_campaign=onesignal

 

À lire :  « La démocratie aux États-Unis. Les mascarades électorales« .

 

 

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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétarien depuis 40 ans. http://www.les7duquebec.com

12 pensées sur “La hausse du salaire minimum (SMIC) n’est pas la panacée

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    11 février 2019 à 9 09 33 02332
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    Salut Robert,

    « Récemment, les Gilets jaunes français ont récupéré ce cheval de Troie des mains de l’intelligentsia occidentale. » Pas du tout, les gens crèvent de faim. C’est tout ! alors ils ont besoin de plus d’argent.

    « En augmentant la productivité de la force de travail – le nombre d’heures travaillé demeurant égal par ailleurs, le taux de profit a tendance à chuter, car la même valeur de force de travail est extraite grâce une plus grande quantité de capital. » Ce serait vrai si on n’était pas dans la société de l’arnaque:

    http://mai68.org/spip/spip.php?article11966

    « ces travailleurs n’ont pas le pouvoir d’achat pour absorber cette production excédentaire. » C’est pourquoi Ford avait augmenté nettement ses salariés et produisait avec la Ford T, une voiture que ses salariés pouvaient se payer.

    Il est temps de se lever et d’imposer nos besoins prolétariens sans se préoccuper des avantages du capital. » Là, j’approuve tout à fait. C’est ce que font les Gilets Jaunes depuis le 17 novembre 2018.

    Bien à toi,
    do
    http://mai68.org/spip2

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      11 février 2019 à 12 12 49 02492
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      @ DO

      Vois-tu Do Nous prolétaires révolutionnaires nous ne luttons pas pour que le prolétariat puisse acheter un Ford T ou autre babiole
      Nous ne luttons même pas pour augmenter le pouvoir d’achat du prolétariat .. en fin de course …
      Nous luttons pour renverser le mode de production capitaliste qui sera LA solution à tous nos problèmes
      Nous ne voulons pas réformer pour sauver le capitalisme = Nous voulons l’éradiquer

      Je t’invite à lire les commentaires ci-dessous qui explicite encore davantage les mécanismes par lequel le SMIC n’est qu’une arnaque pour tromper la classe ouvrière qui doit cesser de suivre la petite-bourgeoisie et sa quête de justice et d’équité – impossible à atteindre sous le capitalisme injuste et inéquitable

      Nous disons réclamons 20% d’augmentation pour tous les salariés

      Merci pour ton commentaire DO

      Robert Bibeau

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        13 février 2019 à 11 11 43 02432
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        Salut,

        Oui je sais la révolution, c’est pas le réformisme.

        20 % d’augmentation, c’est absolument pas assez.

        Il faut minimum 3000 Euros.

        Et l’échelle mobile des salaires

        A+
        do
        http://mai68.org/spip2

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    11 février 2019 à 13 01 01 02012
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    COMMENTAIRES EN VRAC

    Il y a deux facteurs conduisant à l’écart relativement faible du salaire médian par rapport au SMIC : d’une part le fait qu’il y a de nombreux revenus effectifs inférieurs au SMIC (temps partiels, précaires, petits agriculteurs, personnes sans travail…), et d’autre part qu’il y a un certain « tassement », le SMIC ayant été revalorisé davantage que la moyenne des salaires pendant des décennies -d’où la très forte proportion de salariés qui ne décollent pas du SMIC ou sont absorbés par lui-même .

    @spartacus
    Les charges patronales sur le SMIC sont réduites, ainsi le SMIC net est env 1200€, le SMIC brut
    environ 1500€ et le cout incluant les charges patronales environ 1600€ (charges salar+patr env 1/3
    du total). Noter que le SMIC n’a augmenté que de 1,5% au 1er janvier et non 1,8 comme prévu, donc
    un peu moins que l’inflation, « compensé » par la hausse de la « prime d’activité », donc par les
    contribuables et non l’activité économique.

    Une hausse en pourcentage favorise les gros salaires, une hausse par montant est plus équitable, non ???????

    C’est en effet ce que radote la go-gauche qui ne cherche pas à détruire le mode de production capitaliste mais à le réformer pour le sauver.

    Ainsi une réclamation de hausse du SMIC ne bénéficie qu’aux bas salariés (s’ils l’obtiennent évidemment). RÉCEMMENT Macron leur a lâché un petit os de 100 euros par mois — voilà où mène la quête de « justice » sociale — d’équité — de fraternité et autres fadaises petites bourgeoises.

    OUI Nous sommes en faveur d’une réclamation générale qui favorise tout le monde y compris les soi-disant « gros salaires » qui n’existent pas sous le capitalisme (les gros salaires) — il n’y a que les petits-bourgs pour parler de « gros salaires ».

    Toutes richesses en société capitaliste est créée par le travail salarié… une hausse de 20% du salaire moyen ne fera que nous remettre un peu plus de notre surtravail actuellement exproprié par le capital.

    Le retour sur dépense d’énergie ouvrière (force de travail) sera équivalent pour tous soit (20%) voilà l’équité prolétarienne sous le capitalisme moderne.

    Tu es un bon analyste économique bourgeois Éric.
    Tu as totalement raison et tu décris mieux que moi L’ARNAQUE DU SMIC dans le détail… MERCI

    EN EFFET le SMIC est dans le domaine économique — salaire contre profit — l’équivalent des services sociaux dans le domaine social — Un étalon étatique bourgeois par lequel l’État capitaliste des riches régule le rapport entre les deux pôles antagonistes de l’activité économique capitaliste SALAIRE — PROFIT FORMANT en binôme le CAPITAL total.

    Ainsi, l’État capitaliste aime bien que les petits-bourgeois avide de « justice fiscale et sociale et économique » concentrent l’attention des prolétaires non pas sur l’exploitation et l’aliénation salariale MAIS sur la justice distributive des miettes salariales que le capital consent à ses esclaves salariés.

    Ainsi la hausse du SMIC — ce poteau-urinoir du capital — deviendrait le summum des revendications prolétariennes et agglutinerait encore davantage d’ouvriers autour de ce salaire médian misérable.

    L’étape suivante étant que L’ÉTAT FASCISTE décréterait toutes les hausses salariales autour du SMIC.

    À bas le SMIC étatique. Exigeons 20% d’augmentation pour tous les salariés et que l’État des riches nous foute la paix avec ses arbitrages capitalistes.

    Si le capital ne peut pas nous satisfaire alors que le capital dégage.

    Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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    13 février 2019 à 11 11 49 02492
    Permalink

    @ Do

    S’il faut demander 25 % ou 30% parfait j’embarque
    C’est le principe de se battre tous pour tous que je défends

    À BAS LES «FAKES NEWS» DE L’ÉTAT FRANÇAIS TERRORISTE
    Il flotte dans l’air de France comme une complicité gauchiste. Dès que les médias bourgeois agitent le chiffon rouge de l’antisémitisme (sic) la go-gauche se précipite pour propager ce «fake news» ridicule.
    Chaque fois que l’État du capital veut frapper le peuple – en Gilets jaunes – et renforcer les mesures de répressions – restreindre le droit de s’exprimer et de manifester – l’ÉTAT déploie cette vieille tactique éculée. Voici qu’une agence de l’État surgit exhibant l’épouvantail «antisémite» sur lequel la «classe politique» se précipite pour faire diversion et justifier de prochaines mesures répressives – contre les Gilets Jaunes.

    L’État bourgeois est en guerre contre les Gilets jaunes – lutte de résistance sociale où la question israélienne – sioniste – antisémite – n’a aucune importance – aucune présence – aucune audience pour le prolétariat français paupérisé qui exige des salaires à la hauteur de son travail.
    Voici la réplique des Gilets jaunes au coup monté de l’exécutif capitaliste.
    Nous, Gilets jaunes, nous battons pour le pouvoir d’achat de tous les français.
    Hausse immédiate des salaires de 25%
    Bloquons les ronds-points
    Organisons la grève générale illimitée

    http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs/gilets-jaunes-francois-boulo-est-lui-aussi-prone-et-donc-recupere-par-les-medias-du-pouvoir-video-2739/

    Répondre

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