La langue dans nos mains

Publié aussi sur louispréfontainne .com

Les nouvelles statistiques sur le recul du français au Québec, dévoilées par Pierre Curzi, font état du même constat que celui que je fais souvent sur ce blogue: la situation linguistique est alarmante et si nous n’agissons pas énergiquement et rapidement, le français disparaîtra à moyenne échéance.

Or, que propose Pierre Curzi? Rien, pour le moment. « Pierre Curzi refuse pour l’instant de se prononcer sur des idées afin de renverser la vapeur ». Rien que ça! L’homme est un des députés les plus en vu du Parti Québécois, il est hyper-populaire, il fait face au gouvernement ayant un des taux d’insatisfaction de la population le plus élevé des dernières décennies, mais il ne propose rien.

Chaque chose ne devrait-elle pas être à sa place? Je m’attends du chercheur qu’il cherche, et du politicien qu’il gère les affaires publiques. Je demande au chercheur de présenter les faits, objectivement, sans les juger, et j’exige du politicien qu’il trouve les solutions permettant d’améliorer la société. Quand un député de la trempe de Curzi s’improvise chercheur et se montre incapable de trouver des solutions aux maux qui nous affectent, il y a un problème.

Ceci dit – rendons à César ce qui lui appartient – on ne saurait assez le féliciter d’être un des seuls au PQ à prendre position fermement, dès que l’occasion se présente, pour la protection de notre langue. On en prendrait des dizaines de députés comme lui.

Des solutions

Puisqu’il ne veut pas immédiatement donner ses solutions pour enrayer l’anglicisation du Québec, voici les miennes:

1) Appliquer la loi 101 au cégep.

Entre 1987 et 2007, le nombre d’allophones passant du secondaire français au cégep anglais a plus que doublé, passant de 17,7% à 37%. Parallèlement, ceux qui sont passés du secondaire anglais au cégep français sont passés de 5,8% à 0,5%. Même recul pour les anglophones: ils étaient 52,7% à passer du secondaire français au cégep français en 1987, mais plus que 39,5% en 2007 et si 4,7% passaient du secondaire anglais au cégep français en 1987, ils n’étaient plus que 1,7% deux décennies plus tard.1 La conclusion est claire: le cégep en français n’a plus la cote. Et puisque les études préparent le travail et que le travail est un des principaux vecteurs d’intégration linguistique, il est impératif d’appliquer la loi 101 au cégep afin d’assurer une éducation en français aux nouveaux arrivants et aux anglophones récalcitrants.

2) Mettre fin au sur-financement des universités anglophones.

Actuellement, les universités anglophones reçoivent 27% des subventions normées pour une population anglophone de langue maternelle de 8,2%. Le fait de financer ces universités à trois fois la hauteur du poids démographique des anglophones de langue maternelle contribue à faire de ces institutions des pôles culturels anglophones au coeur du Québec et enlève, de la même manière, des ressources vitales à des universités francophones qui crient famine. En finançant ces universités à la hauteur du poids démographique des anglophones de langue maternelle, c’est-à-dire 8,2% du financement total, on permettrait de limiter l’influence de la culture anglophone et on augmentera le potentiel d’intégration d’universités francophones mieux financées et davantage en mesure d’offrir des services aux nouveaux arrivants.

3) Réduire l’immigration et augmenter les incitatifs à la naissance.

Le taux de fécondité des Québécoises est en forte hausse, atteignant les niveaux du début des années 80, mais nous recevons toujours plus d’immigrants. Le ratio naissances/immigration était de 4,7 en 1982 (4,7 fois plus de naissances que d’immigrants reçus en une année). En 2007, le ratio est tombé à 1,8. Pour un nombre de naissances semblable, nous recevons trois fois plus d’immigrants. Proportionnellement à notre population, nous recevons davantage d’immigrants que la plupart des pays développés. Pourtant, nous ne sommes qu’une province et avons ainsi plus de difficulté à les intégrer que les autres pays. Curzi avait lui-même souligné le problème: qu’attend-il pour agir et demander une baisse de l’immigration?

4) Mettre fin au bilinguisme institutionnel.

Actuellement, et quoi qu’on puisse en penser, les services gouvernementaux sont bilingues. Pire: le gouvernement communique parfois en anglais ad vitam æternam avec les nouveaux arrivants, leur lançant effectivement le message que l’anglais constituerait une langue officielle au Québec. Comment pouvons-nous espérer intégrer en français quelqu’un qui, dans toutes ses relations avec l’État, peut utiliser l’anglais? Il importe de franciser tout ce qui touche au gouvernement du Québec. Vous voulez un service, un chèque, une carte d’assurance-maladie ou un permis de conduire? Apprenez notre langue et vous l’aurez. Ça, c’est du concret.

5) Appliquer la loi 101 aux écoles non-subventionnées.

La décision de la Cour suprême, l’automne dernier, d’invalider la loi 104, qui colmatait une brèche dans la loi 101, doit être combattue avec davantage de fermeté. C’est d’une guérilla juridique dont il est question; des groupes de pression anglophones, financés par le gouvernement fédéral, utilisent les tribunaux pour s’attaquer à la volonté démocratique des Québécois d’empêcher les mieux-nantis de contourner la loi 101 en envoyant un de leurs enfants dans une école non-subventionnée. Il faut donc appliquer la loi 101 à ces écoles et se préparer à utiliser la clause dérogatoire contre toute attaque de la Cour suprême dans la futur.

Ce ne sont là que quelques solutions. On aurait pu facilement en ajouter d’autres, notamment l’abolition de la loi 86, qui officialise l’affichage bilingue, une promesse que le Parti Québécois n’a jamais tenue…

Québec vs. Cour suprême: la loi 101, notre seule voix!

Face à l’incapacité de nos élites politiques d’avoir le courage de leurs convictions, il faut s’organiser par nous-mêmes, dans la société civile.

Voilà pourquoi j’aimerais vous inviter à un grand rassemblement pour la loi 101, qui aura lieu dimanche prochain, le 11 avril, au Monument National.

Véritable Moulin à paroles de la loi 101, l’événement consistera en une lecture de textes importants sur la langue au Québec, retraçant l’évolution linguistique de notre peuple depuis la Défaite de 1760 jusqu’à nos jours. De nombreux artistes seront sur place et, puisque j’ai colligé les textes moi-même, je peux vous assurer que ce sont des morceaux d’anthologie, des portraits vivants, des photographies du Québec en son âme profonde. Venez, vous ne serez pas déçus!

Face à l’inaction de nos députés et partis politiques, à leur pusillanimité, à leur refus de prendre position et de défendre clairement nos valeurs, il est de notre devoir de prendre le relais et de les forcer, par notre engagement, à faire le travail pour quoi nous les avons élus: nous représenter et promouvoir nos valeurs, dont le français en est une des principales!

Avons-nous un autre choix?

Louis Préfontaine

19 pensées sur “La langue dans nos mains

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    9 avril 2010 à 8 08 28 04284
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    Voici ce que je pense de tes suggestions:

    1) Appliquer la loi 101 au cégep.

    D’accord.

    2) Mettre fin au sur-financement des universités anglophones

    Pas d’accord. Si je comprends bien ton raisonnement, tu voudrais que les universités anglophones reçoivent 8,2% du financement total. Cela signifierait une baisse de 70% de leur financement étatique. Cela les obligerait bien sûr à fermer des départements, si ce n’est pas à fermer tout court.

    Bien sûr, si on considère que la langue est plus importante que le bien-être de la population, ce serait une bonne chose. Mais si on croit que le bien-être de la population est plus important que la langue, alors c’est mauvais.

    Il y a actuellement environ 32 000 étudiants à McGill. Lui enlever 70% de sa clientèle, ce serait priver 22 000 étudiants de la meilleure université au Canada (et 12ème au monde) et ce, principalement en médecine. Tu veux que nos futurs médecins fréquentent l’UQAM? Pas moi. Je veux qu’ils fréquentent la meilleure institution (http://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_McGill)

    Lorsqu’on a un Wayne Gretzky dans notre équipe, on ne le laisse pas sur le banc quand on perd par un but. Nous avons des problèmes en santé, ce n’est pas en détruisant McGill qu’on va s’améliorer. Par contre, oui, ce serait un peu mieux pour la langue.

    3) Réduire l’immigration et augmenter les incitatifs à la naissance.

    Partiellement d’accord. Réduire l’immigration, d’accord. Augmenter les incitatifs à la naissance, pas d’accord. Le programme de congé parental est déjà trop généreux, le système de garderie à 7$ est responsable de la moitié du déficit provincial (2G$ sur 4,5G$: http://www.iedm.org/main/show_editorials_en.php?editorials_id=810 , http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/dossiers/budget-quebec-2010/201003/30/01-4265848-un-deficit-zero-dans-quatre-ans.php) et chaque humain sur terre représente une ponction supplémentaire sur les ressources et l’environnement. Personnellement, je préfèrerais qu’il y ait 5 milliards d’humains riches que 10 milliards dont les 3/4 sont pauvres. À mon avis, augmenter la population humaine aggrave tous les problèmes. Mais ça ne vaut pas plus qu’une simple opinion.

    4) Mettre fin au bilinguisme institutionnel.

    Je ne suis pas d’accord. Beaucoup de documents sont disponibles en espagnol. J’aimerais que cela continue. Et comme l’anglais n’est pas inférieur à l’espagnol, je souhaite que ça continue aussi à être disponible en anglais.

    5) Appliquer la loi 101 aux écoles non-subventionnées.

    D’accord.

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    9 avril 2010 à 10 10 14 04144
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    Louis,

    Tu écris :
    ‘Vous voulez un service, un chèque, une carte d’assurance-maladie ou un permis de conduire? Apprenez notre langue et vous l’aurez. Ça, c’est du concret.’

    Si je suis la logique de ton article, les anglos ne payeraient plus d’impôt car ils ne parlent pas français. C’est logique, puisqu’ils ne pourraient recevoir de services sanspouvoir parler français.

    Dans ton scénario, auraient-ils droit à un interprète pour demander un service, comme un permis de conduire, ou seraient-ils tout simplement interdits de conduire tant qu’ils ne parlent pas français.

    Je connais bien des Québécois incapables d’écrire ou même de s’exprimer correctement. Certains sont des profs d’écoole. Ne devraient-ils pas également être interdits de conduire?

    Quant à l’enseignement dans les cégeps, il me semble que tu devrais t’inquiéter de la qualité de l’enseignement plutôt que la langue d’enseignement.

    Je remarque que tes articles ont toujours la même tendance xénophobe.

    Y a-t-il une raison particulière pourquoi tu te sens si menacé par l’utilisation de l’anglais?

    Ne crois-tu pas que l’utilisation exclusive du français a pour effet de maintenir les Québécois dans l’ignorance sur tout ce qui se passe ailleurs et les rend plus faciles à manipuler?

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    9 avril 2010 à 12 12 16 04164
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    D’accord avec Aimé , ce topic pue l’extrème droite ..

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    9 avril 2010 à 12 12 50 04504
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    @ Marc:

    Mais encore?

    Pourquoi étiqueter les idées, pourquoi ne pas DÉMONTRER avec des arguments calmes et intelligents, ce que vous trouvez inapproprié ?

    Moi la gauche pis la droite, je trouve que cela ne veut rien dire.

    J’analyse presque tout à travers CES prismes:

    « petits/faibles -vs- gros ou exploiteurs »
    ou
    « droits sacrés vs oppressions de ces droits »

    Pour ma part et au-delà du débat entourant les langues, je trouve que -oui- notre ‘ministère de la propagande immigrationniste’ fait venir beaucoup trop d’immigrants pour notre capacité d’accueil. Et cela au détriment de tous: immigrants, comme « habitants de longue date »…

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    9 avril 2010 à 12 12 58 04584
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    Pourquoi étiqueter les idées, pourquoi ne pas DÉMONTRER avec des arguments calmes et intelligents, ce que vous trouvez inapproprié ?
    Je t’emmerde capish ? j’ai rien à échanger ni à lire venant de toi, t,es barré , arrête de me parler, ou de m’interpeller .

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    9 avril 2010 à 13 01 22 04224
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    @ Marc:

    Il n’est pas mauvais, quand on on a eu raison, d’oublier que l’autre a eu tort. C’est en replaçant les pièces au point de départ qu’on peut jouer une autre partie.

    Cela dit, je suis bien heureux que se forment sur cette question des alliances entre commentateurs qui brisent l’idée qu’on pourrait se faire d’eux.

    C’est en restant des esprits libres – au sens de Montherlant – et en risquant d’être conspués par les deux parties dans tout débat, que les blogueurs apportent au paysage politique autre chose que les incessantes protestations de foi des médias traditionnels dont on sait d’avance qu’elles seront conformes à l’image qu’on veut se donner d’eux.

    Je reviendrai plus tard sur ce texte de Préfontaine que je crois tres important.

    Pierre JC Allard

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    9 avril 2010 à 13 01 25 04254
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    Désolé Pierre pour la réaction, y a des fois comme ça ou quelqu’un me hérisse tellement, chuis pu capable , le pardon ne fait pas partie de ma panopolie …. delete svp .

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    9 avril 2010 à 13 01 39 04394
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    Rien au monde ne me fait plus agir que la haine, que l’hypocrisie, que l’arrogance, que les manipulations, etc.

    Je n’ai ni haine ni rancune contre qui ce soit. Malgré les attaques que je ne méritais pas. PJCA,. svp, arrêtez de d’insinuer que j’étais le seuls responsable des attaques d’un autre. Parler de religion ne mérite pas ce genres d’attaques. Et je n’ai pas attaqué Marc directement, jamais.

    Et je vais toujours dénoncer ceux qui étiquettent les gens ou les idées. Et les répliques-incendiaires ne m’intimident pas. Et cela vaut pour Marc ou n’importe qui d’autre.

    Et vous êtes encore et toujours bienvenu de répliquer de façon calme et intelligente.

    Extreme-droite = pas un argument et cela cause encore plus de haine et d’incompréhension.

    Et même si vous ne voulez pas discuter calmement (avec moi), je vais toujours répliquer de la même façon vis à vis de TOUTES les répliques semblables. Je ne personnalise pas les débats d’idées. Ma réplique, n’a aucun, mais aucun rapport avec vous personnellement.

    Je répète, je n’ai aucune rancune ni haine en moi, même si cela peut vous paraitre impossible. 😉

    J’espère que cela va -enfin- clore cette petite chicane.

    p.s.
    Je suis toujours prêt à quitter, si Marc et PJCA le demande. J’ai comme l’impression que la haine des personnes croyantes vous « solidifient ». Alors, entre athées, je vous laissez haïr -les personnes comme moi- en paix 😉

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    9 avril 2010 à 14 02 07 04074
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    @ Sebas:

    J’ai déjà dit plusieurs fois, ici en particulier que vous n’aviez pas le monopole du trollisme , que les 7 n’excluent pas les gens, mais que ce sont les commentaires qui sont supprimés, quand ils sont injurieux ou hors-d’ordre.

    J’ai dit aussi que vous étiez le bienvenu… si comme vous le dites vous-même, vous vous astreignez à « répliquer de façon calme et intelligente« .

    Pierre JC Allard

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    9 avril 2010 à 14 02 53 04534
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    @ PJCA

    D’accord, j’accepte tout ce que vous faites, tant que vous le faites de façon « transparente » et égale pour tous… 😉

    Pourquoi avoir écrit ça:

    « Il n’est pas mauvais, quand on on a eu raison, d’oublier que l’autre a eu tort. C’est en replaçant les pièces au point de départ qu’on peut jouer une autre partie. »

    Si ce n’est mettre de huile sur le feu… je m’appelle Jeanne d’Arc 😉

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    9 avril 2010 à 14 02 56 04564
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    « Si ce n’est pas mettre de l’huile sur le feu »

    Et pour le trollage, je vous ai déjà répondu:

    NOUS SOMMES TOUS LE TROLL D’UN AUTRE, surtout de celui qui ne veut pas entendre nos répliques/arguments. 😉

    C’est encore de l’étiquetage -trop- facile, qui épargne à la personne qui l’utilise, des explications clairs et précises

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    9 avril 2010 à 15 03 46 04464
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    @ Jeanne-d’Arc:

    Marc a compris que c’est à lui que je faisais une observation. Si vous voulez bousculer les autres hors du bucher pour y rester seul, je ne puis que vous offrir mon briquet :-))

    Vous pouvez répondre à ce commentaire – pas plus de 1000 mots – et je n’y ajouterai rien. Mais, SVP, revenez ensuite au sujet de Louis, qui est important. Vous m’obligeriez en mettant vos autres idées sur le trollisme directement sur le babillard

    Pierre JC Allard

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    9 avril 2010 à 16 04 08 04084
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    Ok, ok, ok, je ne ferai pas un vrai troll de « moi moi-même ».

    Et j’avoue que j’aurais pu être plus doux avec Marc…
    Je vais même plus lui parler directement… pour ne plus l’embêter (sauf s’il me le demande).

    Et Louis Préfontaine a raison: trop d’immigrants pour notre capacité d’accueil, bon.

    Avouez que je suis sage.
    😉

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    9 avril 2010 à 18 06 15 04154
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    @ PJCA

    «les 7 n’excluent pas les gens»

    J’en connais pourtant… 😉

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    9 avril 2010 à 21 09 13 04134
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    Pour revenir au sujet…
    Pierre Curzi, je m’interroge – et je suis admiratif devant un artiste qui se lance en politique – s’il n’y a pas des « réflexions » et une certaine ligne de parti au P.Q.
    @ Darwin,
    Connaître des noms n’est rien… Ils sont connus à travers une fourmilière de blogues… Et sous différents noms.
    C’est un jeu inintéressant et vide…

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/7a77-rue-internet-62905

    …il ne semble n’avoir pas songé un instant que certaines personnes pourraient utiliser cette liberté d’expression pour contraindre, harceler ou faire taire les autres. Ainsi, Internet fut rapidement infesté par le même genre de personnes détestables qui existent dans le « monde réel », tels les racistes, les fanatiques, les sectaires et les sexistes, pour ne rien dire des empêcheurs de tourner en rond, des imbéciles dopés, des cyber-harceleurs et d’autres indésirables toujours prêts à violer la vie privée, à voler des identités, à harceler d’anciennes copines ou des collègues de travail, et qui en général empoisonnent la vie de d’autres internautes. Pis encore, ils le font en exploitant les caractéristiques mêmes qui devaient faire du cyberespace une telle utopie : pas de lois, pas de barrières ni de frontières, pas de gouvernement ni de police, et un anonymat presque parfait. Les résultats sont venus confirmer la Loi de Gresham appliquée au cyberespace : la mauvaise parole chasse la bonne. »
    Loi de Gresham

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    9 avril 2010 à 22 10 00 04004
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    @ Gaëtan Pelletier

    «la mauvaise parole chasse la bonne»

    Qu’est-ce qui est bon, qu’est-ce qui est mauvais ?

    Voyez vous, si je n’interviens pas plus souvent ici, c’est justement pour cela. Par contre, je suis bien conscient que pour d’autres, c’est ma parole qui est mauvaise.

    «J’en connais pourtant…»

    Peut-être n’ai-je pas été assez clair. Je voulais simplement dire que je connais au moins une personne que les 7 ont exclue. La question n’est pas de savoir si cela était justifié ou pas, simplement qu’il est inexact de prétendre que «les 7 n’excluent pas les gens».

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    9 avril 2010 à 22 10 48 04484
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    @ Darwin:

    Ce n’est pas la personne qui est exclue, c’est son ou ses commentaires illégaux, incluant ceux qui seraient jugés diffamatoires et dont nous serions complices.

    Si une personne prétend qu’elle a été exclue, qu’elle soumette un commentaire hic et nunc. Si son commentaire est acceptable il restera en ligne, sinon il sera supprimé. Si elle récidive, son pseudo sera barré, ce qui ne l’empêchera pas de revenir sous un autre avatar… si elle enfreint la loi elle fera l’objet d’une plainte en justice.

    Dans les autres cas, si des commentaires nuisent à la bonne compréhension ou au déroulement harmonieux des échanges, ils seront déplacés… vers un autre fil ou ils resteront disponibles. C’est renvoyer dans la voie quelqu’un qui s’est aventuré à contre voie dans un sens-unique. Je ne crois pas qu’on puisse parler alors d’exclusion…

    PJCA

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    9 avril 2010 à 23 11 16 04164
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    En réaction personnelle à l’article de LP:

    1) Appliquer la loi 101 au cégep.

    Toute l’éducation publique au Québec, du primaire à l’universitaire inclusivement, devrait être exclusivement en français. L’école privée est permise aux frais de ceux qui la fréquentent

    2) Mettre fin au sur-financement des universités anglophones

    Une institution d’enseignement au Québec doit être subventionnée au prorata de la part de ses activité qui se déroule en français. Rien n’empêche McGill de donner des cours ou de publier des thèses en français, comme rien ne devrait lui interdire d’en traduire à ses frais tout ou partie, en quelque langue que ce soit.

    3) Réduire l’immigration et augmenter les incitatifs à la naissance.

    Réduire l’immigration de façon sélective, OUI. Une politique nataliste relève d’un problématique plus large et dépend d’autres facteurs. En discuter ici créerait des malentendus.

    4) Mettre fin au bilinguisme institutionnel.

    OUI. J’en précise les conditions aux deux (2)articles que je mets ici en référence.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/09/17/188-quebec-francais-1/

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/09/18/189-quebec-francais-2/

    5) Appliquer la loi 101 aux écoles non-subventionnées.

    NON. C’est une mesure qui interfère avec la vie privée et qui va nuire à l’image du Québec sans commune mesure avec les bénéfices qu’on pourrait en tirer.

    Il faut (…) se préparer à utiliser la clause dérogatoire contre toute attaque de la Cour suprême dans la futur.

    OUI. Mais choisissons les bonnes causes

    Venez, vous ne serez pas déçus!

    J’y serai.

    Pierre JC Allard

    Répondre

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