La Révolution d’octobre et les luttes de libération nationale. Le droit du peuple catalan à disposer de lui-même

Bibeau.robert@videotron.ca  Éditeur http://www.les7duquebec.com

 

Le droit des nations à disposer d’elles-mêmes.

 

Le principe du « droit des nations à disposer d’elles-mêmes » dissimule sa vraie nature chauvine et bourgeoise sous le masque de l’imaginaire lutte contre l’oppression nationale et contre la réelle exploitation de classe, confondant l’une et l’autre afin de placer l’une au service de l’autre. Nous nous expliquons, Bruno Guigue écrit : « En 1916, Lénine publia ses fameuses Thèses sur le droit des nations à disposer d’elles-mêmes, sans doute l’un de ses textes les plus féconds. La lutte pour l’émancipation nationale distrait le prolétariat de la révolution socialiste, lui disent ses camarades. Lénine leur répond que le socialisme signifie la lutte contre toute forme d’oppression, y compris l’oppression nationale. À rebours de l’orthodoxie socialiste, il prend au sérieux la question de l’autodétermination nationale, récusant un internationalisme abstrait » (1).

 

Samir Amin proclame quant à lui que : « Sans la Révolution d’octobre il n’y aurait pas eu de Révolution chinoise (1949), pas eu de Révolution vietnamienne (1975), pas eu de Révolution cubaine (1959), de Révolution algérienne (1963), bref, il n’y aurait pas eu cette capacité des peuples d’Asie et d’Afrique à reconquérir leur indépendance nationale, et enfin il n’y aurait pas eu la naissance de ces puissances « émergentes » comme la Chine. Autrement dit, la Révolution d’octobre a inauguré la transformation du monde moderne » (2).

 

Nous sommes d’accord avec ces auteurs à l’effet que la Révolution russe d’octobre 1917 fut, comme la Révolution française précédemment, la plus grande révolution sociale bourgeoise et antiféodale du XXe siècle. Elle marqua le début d’une suite imposante de révolutions nationales bourgeoises antiféodales que la go-gauche qualifia abusivement d’anticoloniales et d’antiimpérialistes. Ces multiples révolutions tiers-mondistes furent toutes, sans exception, des révolutions de soi-disant conquête de l’« indépendance – autodétermination nationale ». En d’autres termes, des luttes pour la construction de l’État national bourgeois sur les ruines des anciens rapports de production féodaux, aristocratiques et absolutistes impériaux. Ces anciens rapports de production féodaux étaient parfois portés par la noblesse locale, parfois par l’aristocratie impériale, parfois par d’anciens nobles territoriaux ou par des membres des castes dominantes (Inde-Népal) que les puissances coloniales avaient pris soin de maintenir en place afin de servir de marchepieds, de garde-chiourmes et d’entremetteurs entre elles et les populaces régionales asservies (les « peuples » comme les appelles la go-gauche occidentale). Aucune de ces luttes de soi-disant « autodétermination nationale » n’apporta « libération ou indépendance » et toutes amenèrent au pouvoir les bourgeoisies nationalistes qui prirent simplement le relai des anciens conscrits aristocratiques dont ils renégocièrent les ententes – les traités – et les accords commerciaux et financiers. Trois exemples parmi d’autres.  Les pays africains « libérés, indépendants et autodéterminés » (sic) du joug colonial français se lièrent à leur puissance néocoloniale par l’entente sur le franc CFA de la Françafrique administrée par la Banque de France. Depuis 2016, le Vietnam socialiste est membre de l’Accord de partenariat Transpacifique (TPPA) imposé par l’impérialisme américain son ancien bourreau. Enfin, la Russie ex-soviétique absorba dans son Ère d’ingérence impérialiste les pays « indépendants et autodéterminés » de l’Europe orientale après la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, la Russie impose son dictat aux ex-républiques soviétiques asiatiques « autodéterminées et libérées ».

 

Lénine ne s’est pas trompé il s’est adapté.

 

Lénine, avait compris, au cours de la Grande Guerre des tranchées patriotiques, ou Boshs, frogues et Beefs s’entretuaient à l’exemple de dizaines d’autres nations et peuples européens – dont notamment les ethnies de toutes les Russies – qu’il était impossible d’enjamber les luttes de pseudo indépendance nationale bourgeoises pour la constitution des frontières douanières, fiscales et juridiques en vue du renforcement des forces productives nationales pour la production de plus-value et pour le développement des marchés et des capitaux nationaux, ce que nous avons présenté dans notre dernier ouvrage sur la question nationale (3). Aussi, quand les bolcheviques s’emparèrent de la direction de la Révolution russe antiféodale visant à renverser l’aristocratie tsariste, ils ne pouvaient transformer cette insurrection populaire en révolution prolétaire (faute de prolétaires et faute d’un développement suffisant des forces sociales productives) et ils assurèrent donc la victoire de la révolution nationale bourgeoise contre l’oppression féodale (et impériale pour les peuples non russes) qu’ils eurent l’opportunisme d’appeler la Révolution socialiste non pas des prolétaires, mais des peuples de Russie. On comprendra bien plus tard que le mode de production socialiste n’existe pas, et que socialisme signifie ici capitalisme d’État populiste comme phase transitoire vers l’éventuel mode de production communiste prolétarien…qui n’est jamais apparu.

 

De la révolution nationaliste bolchevique au « Petit père des peuples ».

 

Depuis l’imposition, par la IIIe Internationale communiste de cette ligne politique opportuniste – réformiste – nationaliste, plaçant les mouvements ouvriers, socialistes et communistes, à la remorque des objectifs des bourgeoisies nationalistes, des dizaines de guerres interethniques ont été déclenchées dans les Russies tsaristes, de Saint-Pétersbourg à Vladivostok (9 000 kilomètres et quelques centaines de peuples et de nations à soi-disant libérer politiquement sans les libérer économiquement), dont les bolcheviques ont longtemps pensé avoir forcé l’unité (du temps de Staline notamment), jusqu’à ce qu’un certain Boris Eltsine désacralise tout ceci et d’un trait de plume révèle que les racines chauvines, xénophobes, racistes, religieuses, ethniques des multiples paysanneries féodales, et ensuite soviétiques, n’avaient nullement disparu des Russies orthodoxes du capitalisme étatique populiste.

 

C’est que la souveraineté – l’autonomie – le droit de disposer de son sort national et la liberté politique ne précède pas le développement des forces productives et l’indépendance économique, mais lui succède. Elles en sont les résultats, et non les prémices. Seule la conquête de l’autodétermination économique peut engendrer la souveraineté politique, jamais l’inverse. Les rapports de production sont forgés pour servir les forces productives. L’empire soviétique dépendant des technologies capitalistes occidentales pour ses hausses de productivité, et lié au capital occidental pour son commerce international ne s’est jamais totalement autodéterminé, et il a succombé, pas du tout sous les coups de la ridicule « Guerre des étoiles », qui n’a jamais eu lieu, mais sous les coups du capital financier international. L’URSS du capitalisme d’État industriel n’a pas su muter vers le capital financier, si ce n’est en s’immolant pour renaître sous l’Ère Poutine, le milliardaire de l’ex-KGB.

 

Les communistes ont dilapidé leurs acquis de sympathie ouvrière.

 

À travers le tiers-monde, dans nombre de ces luttes de soi-disant « libération nationaliste pour acquérir le droit caméral de disposer d’eux-mêmes » ce sont des communistes, des socialistes, des Vietcong, des Khmers rouges, des castristes, des guévaristes, des sankaristes qui dirigèrent la lutte au nom de la paysannerie et de la bourgeoisie nationale sous prétexte, comme disait Lénine, que le « socialisme signifie la lutte contre toute forme d’oppression », pour le droit des bourgeoisies nationalistes d’opprimées leur prolétariat nationalisé. Aucune de ces multiples luttes antiféodales, et anticoloniales, pour constituer un État régalien capitaliste (libéral) ou socialiste (capitaliste d’État populiste) n’a jamais engendré une société prolétarienne édifiant le mode de production prolétarien communiste. La Corée du Nord elle-même récuse son appartenance communiste ou socialiste et préconise un galimatias nationaliste chauvin appelé « Juche ». La Chine des milliardaires psalmodie encore quelques rapsodies écrites par Mao et en rit. L’URSS fut l’expérience qui parvient à maintenir l’illusion le plus longtemps (75 ans de « socialisme réel » (sic) affirment les nouveaux opportunistes) jusqu’à ce qu’une estafette brise le miroir aux alouettes.

 

Qu’est-ce que le mouvement communiste international a obtenu d’avoir organisé et dirigé le sacrifice suprême de millions de paysans et de prolétaires dans des holocaustes nationaux pour construire les bases sociales du capitalisme d’État qui enrichiront plus tard leurs millionnaires vernaculaires chauvins ? Ils ont obtenu des sinécures dans l’oligarchie bourgeoise nationale et un profond mépris de la classe ouvrière internationale qui ne veut plus entendre prononcer les mots « communisme, socialisme, dictature du prolétariat, révolution, pas davantage que nationalisme et indépendance nationale ». Ces misérables ont pris sur leurs épaules les crimes de la bourgeoisie et les illusions de la petite-bourgeoisie. Aucune section « nationale » du prolétariat mondial ne s’est libérée économiquement, politiquement ou idéologiquement de la dictature bourgeoise en passant par la trappe nationaliste chauvine. Quel triste bilan après un siècle d’affrontement ! Heureusement, on apprend de ses erreurs et maintenant nous savons avec Rosa Luxembourg que le nationalisme est incompatible avec l’internationalisme prolétarien quoiqu’en dise Lénine.

 

La première révolution prolétarienne, qui est à venir, sera dirigée par le prolétariat. Sans étape nationale préalable, elle visera directement le renversement de l’État capitaliste bancal et l’élimination de la propriété sur les moyens de production, de communication et de commercialisation et elle sera internationaliste et pas nationaliste, assurance d’une véritable indépendance d’une classe autodéterminée.

 

À SUIVRE :  L’ILLUSTRATION CATALANE.

 

NOTES

  1. Bruno Guigue (2017). L’étincelle d’octobre II. https://www.legrandsoir.info/1917-2017-ii-l-etincelle-d-octobre.html
  2. Samir Amin (2017). Révolution d’octobre et mouvements de libération nationale” https://vimeo.com/239809567?from=outro-embed
  3. Robert Bibeau (2017). Question nationale et révolution prolétarienne sous l’impérialisme moderne. L’Harmattan. https://www.amazon.ca/Question-nationale-r%C3%A9volution-prol%C3%A9tarienne-limp%C3%A9rialis/dp/2343114749/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1496234995&sr=8-1&keywords=Robert+Bibeau
  4. https://www.legrandsoir.info/1917-2017-ii-l-etincelle-d-octobre.html

 

 

 

 

33 pensées sur “La Révolution d’octobre et les luttes de libération nationale. Le droit du peuple catalan à disposer de lui-même

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    1 novembre 2017 à 5 05 44 114411
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    Bravo Robert et nous allons enfoncer plus profondément le clou sur cette illusion des lutte de libération nationale ( programme du wilsonnisme) que rosa luxemburg avait bien cerné à l’origine. Quant a la Catalogne nous allons bientôt voir qu’il ne s’ agit que d’une grandiose manipulation.

    GB

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      1 novembre 2017 à 8 08 34 113411
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      @ GB

      Merci d’avoir rappeler que WILSON ex-président USA fut le maitre à penser de Lénine en cette matière de nationalisme libertaire.

      Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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    2 novembre 2017 à 10 10 38 113811
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    @ R Bibeau

    Et les mafieux de Bruxelles et d’ailleurs feront autant de nations que leurs besoins de diviser pour régner l’exigeront !

    Trotski voulait bien diviser l’empire Russe et la Russie en petits états. C’est bien Staline qui a réglé la question des nationalités. C’est sans doute une des causes de la haine viscérale dont il est victime de la part des grands capitalistes et de leurs fidèles serviteurs les gauchistes trotskistes.

    RM.

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    2 novembre 2017 à 10 10 44 114411
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    Vous vous trompez monsieur

    Staline a poursuivi la politique de Lénine – Staline fut un excellent léniniste et c’est la raison pour laquelle il fut placé à la tête du parti bolchevique.

    Staline avait compris – contrairement à Trotski – que soutenir les luttes pour l’autodétermination (bidon) des multiples peuples – nations – ethnies – communautés – de toutes les Russies revenait à permettre à chaque bourgeoisie locale ou régionale de se développer et de maintenir son emprise sur cette ethnie, cette communauté, ce peuple ou cette nation mais à travers le PARTI UNIQUE – BOLCHEVIQUE – ET À L’INTÉRIEUR DE LA CONFÉDÉRATION SOVIÉTIQUE « SOCIALISTE » (sic)

    D’AILLEURS Staline ne fut pas long à opérer la nationalisation – regroupement des terres au grand dam des paysans floués – à mécaniser l’agriculture (une nécessité) et à lancer l’industrialisation au pas de charge selon le vœux des bourgeoisies locales regroupées dans le Parti unique bolchevique.

    Trotski n’a jamais rien compris de tout ceci.

    Par contre, vous devriez vous comprendre, que l’Union européenne partant d’un contexte bien différent, applique exactement la tactique de LÉNINE- STALINE pour fédérer les multiples entités européennes tantôt soutenant l’État central, tantôt encourageant une communauté locale mais toujours tentant de solidifier (sans succès) la puissance du capital impérialiste européen NOTRE SEUL ET UNIQUE ENNEMI À ABATTRE.

    C’est le message que cet article tente de propager.

    Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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    2 novembre 2017 à 10 10 47 114711
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    @ R. Bibeau

    Comme on dit: pousse mais pousse égal. Avec ou sans révolution d’octobre, d’autres peuples auraient quand même réclamé leur indépendance. Quand on abuse d’une partie de la population, cette population cherche de mille et une façons à se protéger ou à se soustraire d’un pouvoir abusif au service de lui-même ou d’une poignée de riches. Avec des chefs d’état larbins au service d’une poignée d’oligarques de l’Union Européenne ou Europaïenne , il y aura de plus en plus de peuples qui voudront se soustraire à des politiques capitalistes sauvages.

    JL

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      2 novembre 2017 à 11 11 15 111511
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      @ JL

      Tu as raison JL, avec ou sans la Révolution d’octobre – le monde féodal aurait continuer à évoluer jusqu’a l’émergence en son sein du mode de production capitaliste bourgeois qui lui requiert – nécessite – commande – l’édification des frontières commerciale, juridique, fiscale, diplomatique, et militaire dite nationale et de son État national bourgeois. Mais disons que Samir AMIN indique simplement que Octobre a faciliter les choses et placée la gauche au service du capital nationaliste chauvin.

      Par contre je ne comprends pas bien comment vous pouvez soutenir ceci : « Avec des chefs d’état larbins au service d’une poignée d’oligarques de l’Union Européenne ou Europaïenne , il y aura de plus en plus de peuples qui voudront se soustraire à des politiques capitalistes sauvages. »

      Ma question est la suivante relativement à la citation ci-haut : En quoi la séparation de la Catalogne ou de toutes autres régions SOUSTRAIRA LE PROLÉTARIAT CATALAN DES POLITIQUES CAPITALISTES SAUVAGES ???

      La pleutre bourgeoisie catalane chante la gloire de l’euro, de l’Union européenne en qui elle voue la plus grande soumission, et elle compte augmenter les taxes et accroître les politiques d’austérités qu’elle a déjà commencer à appliquer dans son pré-carré.

      Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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    2 novembre 2017 à 11 11 33 113311
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    @ RM pour une seconde prise.

    Alors je vais tenter d’être plus explicite.

    Les trotskistes n’ont fait que poursuivre la politique léniniste et stalinienne de pseudo autodétermination des soi-disant « nations opprimées » sans se rendre compte les nigauds trotskistes que cet appel qui ORIGINE BIEN DE LÉNINE ET PAS DE TROTSKI = CET appel de Lénine ne valait que le temps de fragiliser les aristocraties féodales (de Russie ensuite du tiers-monde), mais qu’il fallait répudier CES MAGOUILLES NATIONALISTES CHAUVINES DÈS qu’une faction de la bourgeoisie nationale avait établi son pouvoir hégémonique sur la NATION « LIBÉRÉE – AUTODÉTERMINÉE « (SIC).

    LE dindon de la farce léniniste – stalinienne et trotskiste étant toujours le prolétariat INTERNATIONALISTE QUI N’A PAS DE PATRIE faut-il le rappeler

    Dans mon volume sur la question nationale paru récemment j’explique pourquoi une nation ne peut être opprimée. https://www.amazon.ca/Question-nationale-révolution-prolétarienne-limpérialis/dp/2343114749/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1496234995&sr=8-1&keywords=Robert+Bibeau

    ROBERT BIBEAU http://WWW.LES7DUQUEBEC.COM

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    2 novembre 2017 à 11 11 38 113811
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    @ Robert Bibeau

    il n’empêche que ces révolutions anti-coloniales et anti-impérialistes ont été portées avant tout par les ouvriers et les masses paysannes, en particulier les soldats d’origine paysanne, et que ce sont ces classes qui ont été massivement promues socialement, en apportant une culture de classe différente de celle de la vieille bourgeoisie historiqie, et que l’industrialisation anti-impérialiste a été lancée, faisant de pays à la périphérie du capitalisme, des centres de production aujourd’hui en voie de dépasser les capitalistes occidentaux dans une alliance de classe objective bourgeoisie nationale-paysannerie-classe ouvrière-petite bourgeoisie contre l’impérialisme et les bourgeoisies compradores locales. Parfois, les ouvriers ont joué un rôle pionnier, parfois les soldats, parfois les paysans et parfois les bourgeois nationalistes. Tout cela joue dans le cadre de contradictions au sein du peuple …qui parfois deviennent des contradictions antagonistes. Mais la ligne de clivage central dans ces pays reste celle entre la bourgeoisie compradore, oligarchique, pro-impérialiste et la bourgeoisie nationale, nationaliste, anti-impérialiste. Il n’y a pas d’impérialisme chinois ou russe comme il y a un impérialisme américano-ouest-européo-japonais.

    C’est donc un processus accéléré de modernisation qui a rompu avec le féodalisme, permis de rattraper le capitalisme et développé les prémices idéologiques et sociales du socialisme. Ce n’est évidemment pas encore une révolution socialiste, c’est une révolution coalisée bourgeoise-populaire qui permet d’entrevoir le socialisme au loin. Et cette révolution ne s’est pas réalisée en utilisant les moyens et les idées des révolutions bourgeoises classiques, d’Occident. Ce qui en soi représente déjà un dépassement des révolutions bourgeoises et ouvre des chemins nouveaux qui ne peuvent à terme qu’être socialistes, vu que ces révolutions ont créé les bases économiques et sociales du développement du prolétariat.

    Si on analyse les débats au sein du Parti communiste chinois, on voit bien que les tendances révisionnistes bourgeoises ont peur des tendances révolutionnaires prolétariennes qui continuent à se manifester en Chine et au sein du PCC. La tendance bourgeoise doit composer avec la tendance prolétarienne car la bourgeoisie nationale chinoise a d’un côté le danger de l’impérialisme et des bourgeois compradores chinois et d’un autre la menace d’un regain de luttes des classes la visant. Ce qui explique son opportunisme, et s’il y a opportunisme, cela veut dire que le bateau peut tanguer vers la droite mais aussi vers la gauche. Il en va un peu de même en Russie, en Iran, au Viet-nam, en Afrique du Sud, au Venezuela, en Corée démocratique, en Syrie, etc …. Là où la bourgeoisie nationale a le pouvoir, mais pas tout le pouvoir et se trouve menacée par la bourgeoisie impérialiste et ses agents compradores locaux. Il y a une différence fondamentale entre un Viet-Nam et une Indonésie, ou entre une Chine et une Arabie saoudite.

    BD

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    2 novembre 2017 à 11 11 41 114111
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    Bonjour

    Je souhaite apporter quelques précisions sur les circonstances de cette révolution qui seront les mêmes pour celles qui suivront.
    Les luttes ouvrières du 19 ème siècle et début du XX ÈME revendiquaient des améliorations des conditions de travail.
    Nous n étions pas comme aujourd’hui dans une société d abondance Où l on produit de tout. La pénurie était très forte et le niveau de productivité très faible dans les entreprises.
    Les mouvements ouvriers se sont donc constitués sur ce terreau fertile pour la social démocratie (voir le Front populaire )
    Tant que le capital pouvait distribuer les quelques miettes de ses profit à l aristocratie ouvrière, celle ci pouvait en tirer des bénéfices conséquents et faire en sorte que les mouvements sociaux ne débouchent pas sur une remise en question du système.
    Aujourd’hui le réformisme est mort et avec lui toutes les illusions semées notamment depuis 68 sur la cogestion
    On a une situation de.blocage de l accumulation capitaliste

    Pour en revenir à 1917, pour Staline, il s agissait de démarrer le processus de l accumulation primitive du capital puisque l industrie était très peu développée.

    D où l importance donnée à l État, baptisé socialiste , car C était plus commode d’imposer de cette manière un système qui ne pouvait en aucun cas être remis en cause puisqu’il était soi disant l émanation du peuple!

    Jusque dans les années 60, il se devait de concurrencer le capitalisme privé.

    Les révolutions du XX ÈME siècle on toutes eu comme point commun l amélioration du système capitaliste car on ne pouvait encore imaginer autre chose.

    Les luttes de libération nationales ont également servi de base au développement de la petite bourgeoisie chargé d administrer à la place des États colonialistes le capital du moins le niveau secondaire car les États impérialistes eux possèdent les centres décisionnels et technologiques ainsi que bancaires.

    Tant que perdure la concurrence entre États et la recherche de la productivité la plus forte l idéologie nationaliste est présente.

    Mais dans la situation actuelle de blocage de l accumulation capitaliste des pistes nouvelles pour sortir de la crise peuvent être bien plus radicales que celles du siècle dernier car le capital en a de fait réuni tous les ingrédients.

    Et ce seront les prolétaires qui pourront s en emparer car il y a qu eux qui ont intérêt à faire la révolution eux qui sont exclus de la société eux qui voit face à eux se dresser toute la technologie qui leur serait utile pour se débarrasser du trop plein de travail répugnant. ..

    Pierre Lehoux

    L ‘Association des Amis du Manifeste
    BP 60005 17101 Saintes cedex
    Tel : 06 83 99 17 86
    Blog : http://rcpc.over-blog.com

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      2 novembre 2017 à 12 12 23 112311
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      @ Pierre Lehoux

      Merci pour votre contribution. Je suis d’accord avec vous que

      1) Le mode de production capitaliste devait et s’est développé tant qu’il n’a pas harnacher toutes les forces productives sociales que ses rapports de production sont à mêmes de manager – gérer – administrer – assurer la reproduction élargie (ce que les marxistes appellent L’ACCUMULATION)

      2) et cela aussi bien sous le capitalisme « libéral » que sous le capitalisme d’État totalitaire

      3) JE NE SUIS pas d’accord quant tu poses le diagnostic que L’ACCUMULATION est bloquée. EN effet, tu oublies que le capitalisme en phase impérialiste poursuit son expansion en Chine et en Inde et en Afrique où il parvient mondialement à poursuivre la reproduction élargie du capital mondial (ce que tu appelles l’ACCUMULATION)

      4) TU commets une erreur quand tu écris ceci : « Tant que perdure la concurrence entre États et la recherche de la productivité la plus forte l idéologie nationaliste est présente. » La concurrence entre ÉTATS est secondaire et subordonnée à la concurrence entre alliances économiques impérialistes. Ce ne sont pas les États qui sont à la recherche de hausse de productivité mais les grands trusts capitalistes internationaux = leurs ÉTATS supranationaux ou nationaux ou régionaux sont leurs fiers larbins – thuriféraires dans cette recherche

      5) La révolution prolétarienne ne surviendra pas tant que le processus de reproduction élargie du capital sera en expansion (donc terminée l’expansion en Chine – Inde et Afrique ce qui n’est pas pour tout de suite).

      6) ENFIN, je crois que tu as raison d’écrire ceci :  » Et ce seront les prolétaires qui pourront s en emparer car il y a qu eux qui ont intérêt à faire la révolution eux qui sont exclus de la société eux qui voit face à eux se dresser toute la technologie qui leur serait utile pour se débarrasser du trop plein de travail répugnant.  » Mais je le formulerais différemment. A) Les prolétaires seront forcés – obligés – contraints de renverser le mode de production capitaliste ç commencer par son État sous-fifre ou alors ils périront, ce qui sera une autre façon d’éradiquer le capitalisme. B) NON les prolétaires ne sont pas exclus de la société – c’est impossible de les expulsés car alors le capitalisme disparait. Ils sont surexploités par les hausses de productivité CA OUI. C) TU as totalement raison de souligner que nous prolétaires sommes totalement en harmonie avec l’expansion de la technologie et que ce n’est pas la machine notre ennemie mais le PROPRIÉTAIRE DE LA MACHINE.

      mERCI POUR TON INTERVENTION

      ROBERT BIBEAU http://WWW.LES7DUQUEBEC.COM

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        3 novembre 2017 à 12 12 19 111911
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        Bonjour,

        Eh bien oui il s’agit d’accumulation car le capital par définition doit s’accumuler pour s’étendre mondialement et se concentrer dans des mains de moins en moins nombreuses.
        En effet c’est le capital additionnel, produit de la plus-value, qui doit se réinvestir dans la production mais du fait du rendement décroissant de la productivité (coûts d’investissement trop élevé et diminution de la main d’œuvre – donc moins de plus-value- ainsi que la baisse des prix entraînée par l’augmentation de la productivité) tout cela entraîne une baisse du taux de profit et l’impossibilité pour le capital de se réinvestir dans la production. A cela s’ajoute la stérilisation des capitaux dans les sphères financières.
        On peut alors parler de blocage du système même si, ici ou là, des segments du capital peuvent enregistrer une embellie mais qui sera de courte durée (augmentation considérable du chômage en Chine et ailleurs dans le pays de la périphérie.
        Voilà mon analyse et je ne pense pas qu’elle puisse trouver contradiction dans les faits…car tout concoure à dévaloriser le capital…et là on peut examiner dans le détails tous les facteurs de cette dévalorisation.
        Pierre Lehoux

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          3 novembre 2017 à 16 04 02 110211
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          @ M Lehoux

          Vous y êtes presque
          Vous écrivez ceci : « du fait du rendement décroissant de la productivité (coûts d’investissement trop élevé et diminution de la main d’œuvre – donc moins de plus-value- ainsi que la baisse des prix entraînée par l’augmentation de la productivité) tout cela entraîne une baisse du taux de profit et l’impossibilité pour le capital de se réinvestir dans la production. »

          Non il n’y a pas de rendement décroissant de la PRODUCTIVITÉ. Vérifiez vos chiffres – on observe pas de RENDEMENT DÉCROISSANT DE LA PRODUCTIVITÉ AU CONTRAIRE – TANT QU’IL Y A augmentation de la productivité tout se passe bien pour le capital.

          Par contre, il y aurait effectivement problème pour le capital si production de plus-value diminuait drastiquement – car contrairement à ce que vous répétez à la suite des traducteurs de MARX (et je crains que ce soient eux les fautifs) c’est bien la production de PLUS-VALUE qui est l’objet de l’accroissement de la production des marchandises (de leur valeur du moins) = L’ACCUMULATION ÉTANT la conséquence de ces hausses de production = de la valorisation du capital en définitive.

          Je vous en donne une preuve immédiate. Toutes les statistiques démontent que le capital s’accumule (en quantité) de plus en plus et dans un plus petit nombre de mains de multimilliardaires. Si c’est la l’objectif du mode de production capitaliste PERSONNE NE DEVRAIT PARLER DE CRISE ÉCONOMIQUE SYSTÉMIQUE. Un système qui remplis adéquatement sa mission historique n’est pas en crise = il est au contraire resplendissant de santé économique. POURTANT, même les capitalistes et les banquiers admettent que la crise – le krash boursier l’effondrement économique sont éminent ??? Pourquoi ce pessimisme en pleine accumulation record ???

          Parce que l’accumulation n’est pas l’objet de ce mode de production. C’est la valorisation, la circulation – la reproduction du capital 1$ donnant 2$ et ensuite 3$ puis 4$ = ce cycle infini est bloqué = enrayé = le capital est accumulé et disponible mais il ne trouve plus d’occasion d’affaires = il ne trouve plus moyen de se reproduire = de se multiplier en mettant de la force de travail en production de plus-value. Le capital accumulé est en jachère – inoccupé = paralysé = donc mort et non productif et c’est cela la crise du capitalisme

          Du capital qui n’accomplit plus son cycle de reproduction élargie (surmultiplié)

          Et cela n’est pas la faute ni des capitalistes ni des prolétaires qui tous les deux subissent les lois de ce mode de production qui a été utile pendant un siècle ou deux mais est aujourd’hui paralysé – incapable d’être rafistolé – réformer – réparer – et que les petits-bourgeois voudraient sauvegarder et que nous PROLÉTAIRES RÉVOLUTIONNAIRES SAVONS BIEN QU’IL FAUT L’ÉRADIQUER = LE DÉTRUIRE = L’EMPÊCHER DE NUIRE POUR en construire un nouveau mode de production prolétarien et donc communiste (le mot communiste ayant ici le sens que lui donnait Marx = pas celui de Lénine, Staline, Trotski, Mao ou le PCF et les autres (:-))

          Merci infiniment pour ton intervention = toi au moins tu as le courage de nous confronter et du débat jaillit la lumière contre sectarisme et dogmatisme dont nous avons rien à faire.

          robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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            9 novembre 2017 à 5 05 30 113011
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            Voilà bien le nœud du problème…
            Tant que l’on ne l’aura pas clairement identifié on ne comprendra pas les causes de la crise.
            La productivité a été jusque dans les années 70 le moteur du redémarrage après la deuxième guerre mondiale. A cette époque on pouvait espérer des augmentations de salaires car d’une part le prix des marchandises baissaient, mais également du fait de l’expansion du capital, sa capacité à soumettre les capitaux les plus faibles dans les pays de la périphérie dits émergents, et à les rapatrier massivement.
            C’est ce que l’on appelle les miettes de capital qui revenaient aux prolétaires des pays du centre (dits riches).
            Mais du fait de la robotisation, de la mécanisation et de l’informatisation le coût du capital constant et fixe s’est accru alors que dans le même temps le capital variable (la part que le capitaliste consacre au renouvellement de la force de travail), s’est amoindrie
            C’est ce que l’on appelle la hausse de la composition organique CC/CV.
            Hors c’est une tendance à la dévalorisation du capital en général qui affecte l’ensemble de la production et du capital, y compris financier ce qui explique pourquoi l’argent va en majorité accroître le crédit qui ne s’investit pas directement dans la production puisqu’il se stérilise dans les placements.
            D’où la difficulté pour le capital d’augmenter la part de capital additionnel nécessaire et le blocage de la production et de la réalisation de la plus value.
            Les profits ne vont plus dans la production. Le coût de celle ci est devenu telle que la productivité est devenue moins rentable (à ratio constant).
            D’où les difficultés actuelles

  • Ping : Une « béquille de gauche » de l’anticommunisme et de l’anti-soviétisme… | tribune marxiste-léniniste

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    4 novembre 2017 à 11 11 45 114511
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    En réponse à M Bibeau et à son dernier torchon manipulatoire :

    « La Révolution d’octobre et les luttes de libération nationale. Le droit du peuple catalan à disposer de lui-même. »

    Un simple lien vers un « introuvable » de Lénine…

    Concernant le droit des nations à disposer d’elles-même, c’est le texte de Lénine le plus fondamental sur la question, écrit en 1914, en réponse à Rosa Luxemburg. Texte introuvable sur les sites gauchistes et pseudo-« marxistes », y incluant « marxists.org », du reste, qui se veut pourtant une référence « incontournable »…

    Introuvable ailleurs qu’à la BNF, où l’on peut accéder gratuitement à un exemplaire numérisé à partir des « éditions sociales » de 1973.

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6566x/f1.image
    Du_droit_des_nations_a_disposer_d_elles-memes__Lenine__PDF

    https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/11/du_droit_des_nations_a_disposer_d_elles-memes__lenine.pdf

    **********

    Dans ce livre Lénine répond essentiellement à l’argumentation gauchiste de Rosa Luxembourg, qu’il estime comme la plus cohérente et représentative de cette tendance sur ce point, et traite par le mépris ses simples thuriféraires, fustigeant crument, au passage, l’inconstance des positions de Trotsky, qui n’appelle donc pas de réponse… !

    Un texte au style à priori difficile parce que « daté » par les circonstances historiques concrètes, mais qui n’en est que plus passionnant, non seulement sur le plan historique, mais sur le plan de la compréhension dialectique de cette problématique, précisément à partir de situations concrètes différentes les unes des autres.

    Par extension de cette méthodologie dialectique on peut resituer la problématique dans notre contexte actuel et faire l’analyse des cas concrets qui surgissent constamment dans l’actualité mondiale, sans tomber dans des généralités dogmatiques et auto-satisfaisantes comme c’est le cas dans la prose manipulatoire de M Bibeau, par exemple!

    http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-lutte-de-liberation-nationale-catalane-le-droit-du-peuple-catalan-a-disposer-de-lui-meme/

    http://mai68.org/spip2/spip.php?article916#forum733

    Manipulation ultra-gauchisante, en apparence, mais qui ne sert que de renfort d’appoint, de « béquille de gauche » à l’idéologie anticommuniste ambiante, en réalité. Et de plus, anti-soviétisme de base, archi-rabâché par le système et fort « bienvenu » par lui, à l’occasion du Centenaire d’Octobre!

    Luniterre

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      4 novembre 2017 à 11 11 59 115911
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      @ LUNITERRE

      Comme tu sais j’accepte toute proposition de débat – de discussion – et jamais je ne me désiste

      Mais devant ton dernier discours injurieux je ne sais quoi répondre. De fait, il n’y a rien à répondre devant une suite d’insultes qui manifeste ton impuissante argumentation.

      Pourquoi tu ne prendrais pas une – deux – trois arguments que défend LÉNINE et que pour ma part – dans les traces de Rosa Luxemburg je défend – avec évidemment une immense avantage sur ROSA, moi j’écris en 2017, après un siècle d’histoire qui manifestement a donner tors aux thèses léninistes et raison aux thèses Luxembourgeoises – comme on dit au Québec – « rien qu’à voir on voit bien » que nul part les luttes de soi-disant « libération nationale » n’ont libéré que le grand capital – et leurs thuriféraires bourgeois nationaux qui peuvent aujourd’hui vendre les prolétaires aux enchères

      Merci tout de même pour ton post = mais de grâce calme toi STP … aligner les insultes hystériquement comme tu le fais ne nous fait pas avancer sur le plan des faits. Et chacun sait déjà que tu es un excellent MARXISTE-LÉNINISTE DOGMATIQUE ET SECTAIRE À SOUHAIT COMME LA IIIe Internationale vous l’a enseigné.

      robert bibeau http://www.les7duquebec.com

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    5 novembre 2017 à 1 01 16 111611
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    IIIème internationale ?

    Malgré mon âge déjà avancé, je n’ai pas eu l’honneur de connaître cette période, et encore moins, celle d’y être formé…

    J’ai bien un penchant pour le Kominform, mais de la période Jdanoviste, et même Andreï Jdanov a, hélas, péri avant ma naissance…

    Quelques points intéressants, néanmoins, dans votre débat avec M Lehoux…

    Cependant, parler d’accumulation primitive du capital pour le socialisme (communisme>>>phase de transition) est une absurdité par définition.

    Le socialisme vise à répondre aux besoins sociaux, et crée donc des valeurs d’usage. Néanmoins la répartition, à ce stade, se fait encore en fonction de la valeur-travail.

    Dans la mesure où la société comprend une bonne partie de la population qui n’est pas en situation de travailler (enfants, personnes âgées, malades, etc..) il y a donc nécessité d’une répartition qui n’est possible que par une organisation collective capable de la planifier, l’État prolétarien, ne vous en déplaise…

    Au final il y a donc nécessité de produire au delà de la seule nécessité des producteurs eux-même et de répartir autrement que de façon strictement équitable entre producteurs.

    L’échange entre producteurs persiste non seulement en valeur-travail, mais s’étend, également en valeur-travail, aux besoins collectifs de la société.

    (Cf. Critique du Programme de Gotha)

    Faut-il pour autant parler d’accumulation de capital ?

    En réalité, c’est le seul sens possible de vos propos concernant la négation du socialisme.

    Effectivement, dans le système actuel, le capital ne s’élargit réellement en valeur qu’à travers la plus-value, mais il n’a pas d’objectif de création de valeur d’usage ayant une utilité sociale.

    Pour le capitaliste, la différence entre capital « réel » et capital « fictif » est insignifiante tant qu’il n’est pas confronté à la crise. Ce n’est qu’avec l’expérience de nombreuses crises qu’il apprend à « gérer », c’est à dire à limiter les dégâts autant qu’il le peut, faute de pouvoir enrayer la baisse tendancielle du taux de profit.

    M Lehoux nous dit :

    « A cela s’ajoute la stérilisation des capitaux dans les sphères financières. »

    On supposera qu’il fait allusion aux « Quantitative Easing » et autres processus du même genre…

    Or à l’évidence, loin d’être des facteurs de crise, ces « blocages » sont précisément les emplâtres que le capital mets sur ses jambes de bois fêlées pour continuer à tenir debout…

    Il n’ y a donc, à l’évidence, pas de crise d’accumulation du capital, mais bien une crise de «valorisation», au sens du Livre I …Baisse du taux de profit oblige.

    Mais là encore, où nos points de vue divergent totalement, c’est sur la fonction du stade impérialiste.

    Il n’a pas seulement comme fonction d’étendre le capitalisme, comme mode de production, à toute la planète, ce qui n’est, du reste,qu’une fonction incidente, en quelque sorte, ni même de créer forcément de nouvelles zones de valorisation du capital, ce qui revient au même, mais plutôt de les « renouveler » en quelque sorte…

    L’extension du capitalisme n’a sans doute pas encore atteint toutes ses limites, dans les zones économiques les plus arriérées, mais le processus de « renouvellement » a déjà commencé, et depuis longtemps, avec les guerres impérialistes et néo-colonialistes, et ces dernières décennies, avec la stratégie du chaos qui abouti à la « création » de « zones à reconstruire », pourrait-on dire.

    C’est l’aboutissement du processus de pourrissement déjà décrit par Lénine, mais que vous refusez de voir, car il condamne vos « théories » du développement « ultime » des forces productives du capitalisme qui amènerait en quelque sorte la «crise finale » et pousserait quasi-mécaniquement le prolétariat à faire la révolution, selon vous…

    Alors que la crise chronique actuelle est une crise de « stase » dans le pourrissement du capitalisme/impérialisme. Il peut donc y avoir un nouveau « krach » type 2007-2008, voir plus violent, mais pas nécessairement de « krach final », ni même de conflagration générale, alors qu’une quantité de conflits « locaux » ou « régionaux » suffisent à « régler » positivement les comptes entre bandes capitalistes rivales sans trop de risques de tout perdre pour l’une ou l’autre.

    Dans ce maelström de rivalités, reste -t-il des fractions de bourgeoisies « nationales » cherchant à construire encore des îlots plus ou moins grands de développement endogène ? Et quel est le degré d’ « indépendance » relative de telles fractions ? Et quel peut être encore leur rôle dans un front anti-impérialiste ? Ce sont là d’autres questions, d’autres pommes de discordes fondamentales entre nous, et qui ont aussi rapport à l’héritage théorique du ML, mais celles décrites ci-dessus suffiront pour ce post…

    Luniterre

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      5 novembre 2017 à 11 11 19 111911
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      @ Luniterre

      1) Je ne comprend pas du tout l’intérêt pour les lecteurs de connaitre ton âge – en comparaison de Jdanov = à moins que tu tentes de dire par là que tu ne peux avoir été influencé par la ligne politique de la IIIe Internationale puisque tu n’a jamais fréquenté de visu ces individus ??? J’espère que ce n’est pas ce que tu laisses entendre ??? Car alors on serait en droit de demander que fais-tu en compagnie de Proudhon, de Robespierre et de Boukarine ???

      2) J’espère que je verrai le jour ou tu cessera de réciter mécaniquement le catéchisme « socialiste – communiste » écrit par ceux de la IIIe Internationale et du Kominform et que tu te baseras sur tes observations et tes enquêtes – lectures – statistiques etc. personnelles du monde qui t’entoure.

      3) Ainsi, pour ma part il me chaud très peu de savoir que dans le manuel d’économie politique soviétique Staline ait donné sa définition de l’économie socialiste de transition vers le communisme comme vous dites M. Luniterre.

      4) Une telle analyse PERSONNELLE PLUTOT que de radotage de concepts que vous ne comprenez pas vous éviterait de vous embourber et d’afficher votre ignorance. VOUS écrivez ceci : « Cependant, parler d’accumulation primitive du capital pour le socialisme (communisme>>>phase de transition) est une absurdité par définition. Le socialisme vise à répondre aux besoins sociaux, et crée donc des valeurs d’usage. Néanmoins la répartition, à ce stade, se fait encore en fonction de la valeur-travail. »

      5) En effet vous écrivez une chose et son contraire. A) Pas d’accumulation primitive sous le socialisme mais – pas de plus-value non plus MAIS nécessité de produire de la valeur d’usage – et de commercialiser (que vous dissimulez sous le mot « répartition ») en fonction de la « valeur-travail » (sic) autre mot cache-sexe pour dissimuler le mot VALEUR MARCHANDE (valeur travail ça n’existe pas dans le sens que vous lui donnez ici).

      6) Rassurez-vous je n’imposerai pas aux lecteurs de lire une critique complète de tous ces concepts auxquels vous ne comprenez rien deux derniers points cependant VOUS écrivez « Dans la mesure où la société comprend une bonne partie de la population qui n’est pas en situation de travailler (enfants, personnes âgées, malades, etc..) il y a donc nécessité d’une répartition qui n’est possible que par une organisation collective capable de la planifier, l’État prolétarien, ne vous en déplaise… » Des mots mon cher Luniterre que des mots. Ainsi, OUI il y a nécessité d’une « répartition » comme vous dites, « répartition » qui se déroulant via l’argent, le crédit, est en réalité une « marchandisation – commercialisation » assurant l’accumulation du capital pour son réinvestissement pat l’ÉTAT SOCIALISTE, qui même dissimuler sous le mot « prolétarien » est en fait capitaliste, ne vous en déplaise. Vous ne devriez pas porter foi à tout ce que la littérature soviétique et de la IIIe Internationale a écrit mais vérifier de visu la réalité qui vous entoure.

      7) Je termine. Si comme vous le dites toute cette période historique qui va disons de 1917 à 1953 disons (choisissez d’autres dates si vous le souhaitez) SI l’État prolétarien soviétique socialiste construisait le « socialisme comme mode de production de transition vers le communisme » et s’il en fut de même à des dates différentes pour tout le camp socialiste (une vingtaine de pays je crois) POURQUOI cet échafaudage s’écroula-t-il soudainement – instantanément – un certain 5 mars 1953?? L’Histoire de l’humanité serait-elle l’histoire de grandes personnalités ?

      Merci de ton intervention, cher Luniterre.

      robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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      5 novembre 2017 à 11 11 33 113311
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      @ Luniterre

      1) J’apprécie beaucoup plus la seconde partie de votre intervention qui porte justement sur la situation économique mondiale contemporaine. Vous ne pouvez évidemment plus vous dissimuler derrière les livres des classiques (qui n’ont pas écrit sur la période 2008 – 2018) ce qui vous oblige à vous avancer et vous compromettre .

      2) Votre effort d’explication du développement du mode de production capitaliste en phase impérialiste déclinante sont louable et il synthétise bien ce que l’on peut lire présentement parmi la go-gauche de tout acabit.

      3) Nous prendrons donc la peine d’écrire prochainement un article à partir de la deuxième partie de votre post… très éclairant…

      Merci encore pour votre intervention.

      Robert bibeau http://www.les7duquebec.com

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        5 novembre 2017 à 14 02 12 111211
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        .

        Je reprends l’essentiel de mon texte sur le socialisme, et je tente de voir en quoi vous avez répondu…

        « Cependant, parler d’accumulation primitive du capital pour le socialisme (communisme>>>phase de transition) est une absurdité par définition.

        Le socialisme vise à répondre aux besoins sociaux, et crée donc des valeurs d’usage. Néanmoins la répartition, à ce stade, se fait encore en fonction de la valeur-travail.

        Dans la mesure où la société comprend une bonne partie de la population qui n’est pas en situation de travailler (enfants, personnes âgées, malades, etc..) il y a donc nécessité d’une répartition qui n’est possible que par une organisation collective capable de la planifier, l’État prolétarien, ne vous en déplaise…

        Au final il y a donc nécessité de produire au delà de la seule nécessité des producteurs eux-même et de répartir autrement que de façon strictement équitable entre producteurs.

        L’échange entre producteurs persiste non seulement en valeur-travail, mais s’étend, également en valeur-travail, aux besoins collectifs de la société.

        (Cf. Critique du Programme de Gotha)

        Faut-il pour autant parler d’accumulation de capital ?

        En réalité, c’est le seul sens possible de vos propos concernant la négation du socialisme. »

        La seule référence livresque mentionnée ici est celle de la Critique du Programme de Gotha…

        Qui est de Marx, et non de Staline…

        Et comme vous êtes incapable de remettre sérieusement en cause cette définition, même archi-résumée, du socialisme, vous l’attribuez à Staline, dont vous avez fait votre « bête-noire »…

        En espérant que l’ « image noire » que les médias du système ont forgé de Staline vous dispensera d’une démonstration rationnelle au delà de votre assimilation simpliste et archi-rabâchée selon laquelle : socialisme=capitalisme d’État…

        C’est donc vous qui rabâchez votre bréviaire gauchiste, et non moi mon supposé « catéchisme ML »!

        Vous avez le droit de rejeter l’expression valeur-travail telle que je l’utilise ici, pour simplifier l’exposé dans un post qui n’est pas une thèse, mais qui reste cohérente avec la Critique du Programme de Gotha, et d’une manière générale, à son principe même.

        Éventuellement, cela devrait vous amener à rejeter ce texte de Marx, du reste, tout comme l’a déjà fait cet autre « maître-à-penser » du gauchisme, qui traite ici Marx de « stalinien » …avant l’heure… !! « Maître-à-penser », j’ai nommé Tom Thomas, pour le cas où il vous aurait échappé…

        Remarquez bien, il aurait été plus cohérent de conclure que Staline était marxiste, tout compte fait…

        Mais pas pour autant à l’abri de la critique.

        Concernant la contre-révolution Khrouchtchevienne vous faites mine d’ignorer les études parues à ce sujet sur TML, à moins que réellement vous ne les ayez pas lues… Les revoici donc en liens, incluant, celles qui abordent cette question, de manière plus générale, dans le contexte de l’histoire de l’URSS :

        https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/10/01/1917-2017-octobre-est-la-et-si-le-bolchevisme-etait-encore-une-idee-neuve/

        https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/18/doctobre-a-la-chute-de-lurss-problematique-du-rapport-de-force-et-de-la-superstructure/

        https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/14/un-siecle-apres-la-revolution-doctobre-1917-comprendre-lhistoire-de-lurss/

        https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/06/de-la-nature-de-classe-de-la-contre-revolution-khrouchtchevienne-nouveau-debat-avec-locf/

        https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/05/prix-du-petrole-effondrement-des-cours-et-effondrement-dune-theorie-pseudo-marxiste-leniniste/

        https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/15/de-juillet-a-octobre-ou-comment-la-petite-bourgeoisie-voit-les-revolutions/

        Évidemment toutes ces études sont faites d’après les documents russes d’origine et d’époque, dans la plupart des cas, y incluant les textes de Trotsky, Boukharine, Preobrajensky, etc…, pas vraiment les amis de Staline ! Quand aux études sur la situation actuelle, de l’impérialisme chinois, par exemple, elles s’appuient également sur les docs économiques d’ »époque », c’est à dire contemporaines, et sur ce point votre mauvaise foi n’a manifestement pas de limite…

        Exemples : (…que vous connaissez pourtant, et donc ici à destination de vos lecteurs!)

        https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/01/de-la-structuration-maoiste-de-la-bulle-chinoise/

        https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/03/08/en_relisant_lenine_qui_parlait_deja_de_chine/

        Derrière ce lien, une suite qui fait « compilation », en quelque sorte :

        https://tribunemlreypa.wordpress.com/chine-capitalisme-ou-socialisme-aux-racines-du-maoisme/

        etc… le reste à découvrir, pour vos lecteurs, sur TML et Solydairinfo, également !

        Quant à vos prétentions pathétiques à « redéfinir » l’impérialisme en ressortant les vieilleries révisionnistes les plus poussiéreuses, j’y ai déjà répondu largement sur TML, et j’y reviendrai donc également, si nécessaire.

        Luniterre

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          5 novembre 2017 à 16 04 55 115511
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          @ lUNITERRE

          1) Je suis patient et j’ai espoir qu’un jour avec vous nous traiterons d’idées, de concepts sans épithètes … un jour peut-être … je sais que c’est difficile pour toi … mais essais

          2) Tu écris :  » Et comme vous êtes incapable de remettre sérieusement en cause cette définition, même archi-résumée, du socialisme, vous l’attribuez à Staline, dont vous avez fait votre « bête-noire »…

          3) Tu appliques aux autres tes propres manies. J’ai bien lu ta définition de socialisme et n’étant nullement dogmatique JE ME FICHE DE QUI EN EST L’AUTEUR MARX, LÉNINE STALINE OU BOUKHARINE JE M’EN CHRIST. Je ne fonctionne pas comme toi, mord d’effroi à penser que tu pourrais critiquer un grand penseur ML Moi je m’en fiche seul la vérité m’agite.

          4) Non je n’ai pas fait de Staline ma bête noire – Je sais que les dogmatiques cherche tous à trouver de quelle secte êtes-vous surgit. D’AUCUNE dans le sens que je les ai toutes reniés = toutes sans exception = je suis-anti sectaire = anti-dogmatique et contredire Marx ne me fait pas un pli sur la bedaine Ma position sur Staline la voici une fois pour toute. La révolution russe fut une révolution démocratique bourgeoise afin de faire accoucher la société tsariste féodale arriérée du mode de production industrielle capitaliste. Ce qui fut fait par le parti bolchevique sous la direction de Lénine. À la mort de Lénine le parti bolchevique se devait de sacrer le militant ayant le mieux compris que l’heure était à la consolidation de ce mode de production capitaliste en Russie soviétique (déjà plus soviétique incidemment) et clairement STALINE S’IMPOSAIT BIEN DAVANTAGE DU SNORO TROTSKI OU TOUT AUTRE. Ce qui fut fait et STALINE a accomplit sa mission mieux que quiconque et il a construit en peu de temps une superpuissance industrielle et militaire hors paire qui a tenu tête et écraser l’Allemagne nazi

          5) Contrairement à la go-gauche à laquelle vous faites référence je ne dis nullement que STALINE A TRAHI LA RÉVOLUTION RUSSE – je dis qu’il l’a accomplit magistralement et la portée à un sommet = non pas vers le mode de production communiste – pas d’avantage que BISMARK ne porta l’Allemagne vers le communisme ou encore Napoléon III ou Cromwell en Angleterre ne menèrent vers le communisme si ce n’est qu’en faisant traverser à ces pays le mode de production industrielle bourgeois ils les faisait approcher de l’étape suivante COMMUNISTE. Staline fut un instrument de l’histoire que des gens comme vous (de gauche comme de droite) avez placer dans la mauvaise case historique. Et non on ne peut en vouloir à un personnage d’avoir été ce que l’histoire a voulu qu’il soit.

          6) Je termine avec LA CONTRE RÉVOLUTION KROUTCHEVIENNE. L’histoire la plus loufoque dont accouche la go-gauche occidentale. A) Première observation, étrange que toute la go-gauche ait unanimement convenu de ce mythe ubusesque et anti-matérialiste. b) Un homme = une clique de bourgeois anti-communiste = se serait dissimulé dans un parti communiste authentique – leader mondial dans la chose prolétarienne – aurait fermenter – progresser – engraisser – multiplier – à l’insu de tous pour un jour sans aucune base matérielle économique capitaliste – bourgeoise sans rapport de production capitaliste – sans rien – attendant à l’affut (des millions d’individus à ce qu’il semble) attendant leur heure – aurait surgit de nul part sinon du placard – pour s’emparer de la direction prolétarienne d’un grand parti COMMUNISTE EN DROITE LIGNE DE Marx-Lénine (j’ajoute ceci pour flatter votre dogmatisme pointu). B) L’histoire de l’humanité est l’histoire de la lutte de classe basée la dite lutte sur le mode de production en construction. Si le mode de production communiste était en cours d’édification c’est ce mode de production qui aurait du l’emporter car l’histoire ne revient pas en arrière vers les ancien rapports de production moribond.

          7) EXEMPLE En France suite à la révolution démocratique bourgeoise – industrielle – la restauration tenta de revenir vers le passé – elle n’a pas duré et leur héros malgré sa bonne volonté de restaurer n’a pas su empêcher le rouleau compresseur de l,histoire de mener vers la société française vers le capitalisme puis sa phase impérialiste.

          8) Il n’y a pas eu contre-révolution Kroutchevienne mais adaptation par Kroutchev de la société russe en croissance puis par petit pas jusqu’a Gorby puis Poutine la transformation du capitalisme d’état soviétique vers le capitalisme financier poutinien dans une suite logique de transformation

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      9 novembre 2017 à 9 09 09 110911
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      Le krach final sera la mort de la planète. Il ne peut y avoir de disparition du capitalisme sans que les prolétaires organisés en classe sociale (le prolétariat) ne puissent y mettre un terme.
      Pourquoi cette affirmation ? Parce que le capital est d’abord et avant tout un rapport social qui induit la propriété privée et les séparations sociales qu’elle entraîne.
      Ce n’est pas un rapport entre des choses comme on le lit trop souvent. Ces choses telle la marchandise, sont des produits du capital, de ce rapport entre classe dominante et dominée, entre puissances intellectuelles et exécutants.
      Tant que ce rapport existe, on ne peut mettre fin à ce système.
      Ce n’est pas par exemple en prélevant sur les profits ou en « s’attaquant au capitalisme financier » jugé unique responsable de la crise que l’on modifiera les rapports sociaux de production.
      La seule solution c’est la révolution. C’est de mettre à bas l’État bourgeois qui est le poste de commandement du capital, en premier lieu.
      Et cette tâche incombe forcément au prolétariat.
      Nous sommes dans une période historique de ce point de vue, période d’abondance, où l’on produit de tout et de n’importe quoi mais où l’outil de production qui fait face aux prolétaires pourrait lui être bénéfique s’il s’empare du pouvoir.

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        9 novembre 2017 à 13 01 33 113311
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        @ Amis du Manifeste

        Merci pour tes informations et tes post (polis je t’en félicite – il y a moyen de débattre sans s’insulté)

        Tu écris ceci :  » le grand capital – sa capacité à soumettre les capitaux les plus faibles dans les pays de la périphérie dits émergents, et à les rapatrier massivement. »

        Je ne le dirais pas ainsi. En effet le capital ne soumet pas d’autre capital comme un maitre soumet son esclave salarié. Le capital s’absorbe – s’intègre – circule et se transforme au cours de son cycle de reproduction élargie (de sa valorisation).

        Il est important de s’en tenir à cette formulation car ta formulation entraine des erreurs tactique dans la lutte de classe. UN EXEMPLE. LES SOI-DISANT luttes de « libération » nationale (qui n’ont jamais libérés personne même pas les capitalistes des pays colonisés) visaient à sortir le capital NATIONAL DES PAYS ASSUJETTIS de la « SOUMISSION » ce qu’ils n’ont jamais fait nulle part…aucun exemple à fournir.

        Ce que ces luttes de pseudo libération n’ont servis qu’à modifier le rapport de sujétion – intégration – place et importance de ce capital dans la circulation désormais international du grand capital. EXEMPLE CONCRET Crois-tu que le référendum catalan étant gagnant et respecté par Madrid et le gouvernement catalan proclamant l’indépendance qui serait imaginons salué par le monde entier y compris par Madrid – crois-tu dis-je que le rapport d’intégration – sujétion – du Grand capital catalan serait modifier internationalement ??? Plus ou moins soumis – intégrée via les échanges monétaires – bancaires – fiduciaires – conseils d’administration cooptés etc. qu’il ne l’était avant le référendum ???

        D’aucune façon la place du grand capital catalan dans la sphère mondial du capital demeure inchangée et la pseudo indépendance n’a absolument aucune incidence dans la puissance relative de ce capital – et il en serait de même référendum ou pas pour le grand capital madrilène

        La bataille politique des factions nationalistes chauvines (catalane, madrilène ou espagnole) ne porte nullement sur des questions de gros capitaux elles portent exclusivement sur la question du contrôle de l’appareil d’État bourgeois que les petits-bourgeois contrôlent et qui constituent leur vache à lait = leur fonds de commerce = le prolétariat conservant l’assurance que dans ou en dehors de l’union espagnole leurs taxes et leurs impôts resteront soit inchangés ou pire augmenteront suite à l’accentuation de la crise économique systémique qui balaiera la Catalogne comme le reste du monde capitaliste internationalisé

        La question nationale est un reliquat du mode de production capitaliste pré-mondialisé dont le prolétariat n’a plus rien à faire

        Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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          10 novembre 2017 à 13 01 39 113911
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          Le capital est bien segmenté en deux niveaux :
          – les capitaux principaux sont ceux détenus par les pays du Centre, c’est à dire ceux qui ont la supériorité technologique et financière (USA, UE principalement). Ils sont propriétaires des brevets et des industries à travers le monde. Les capitaux se fixent dans les pays dits émergents et gonflés des profits ils retournent dans les centres décisionnels.
          – les capitaux secondaires sont ceux détenus par les oligarchies compradores au service des multinationales. ils permettent de vampiriser les peuples par le biais de la dette des PED vers les centres impérialistes en mettant en place les ateliers à bas coût qui jettent des millions de paysans dans le prolétariat. Mais également de réduire le coût des matières premières en créant « un climat favorables » aux investissements en entretenant une armée, une police, bref un État des plus répressifs.
          Ce sont des capitaux qui permettent à cette bourgeoisie locale de se maintenir au pouvoir.
          C’est toujours en développant la division du travail que le capital accroît sa capacité d’absorption de la richesse social en en lutte contre la baisse tendancielle du taux de profit.
          Appropriation privée, division sociale du travail et domination sont toujours de concert.

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  • Ping : De la IIIème Internationale à la crise actuelle du Capital… | tribune marxiste-léniniste

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    5 novembre 2017 à 17 05 02 110211
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    @ LUNITERRE

    1) Je suis patient et j’ai espoir qu’un jour avec vous nous traiterons d’idées, de concepts sans épithètes … un jour peut-être … je sais que c’est difficile pour toi … mais essais

    2) Tu écris :  » Et comme vous êtes incapable de remettre sérieusement en cause cette définition, même archi-résumée, du socialisme, vous l’attribuez à Staline, dont vous avez fait votre «bête-noire »

    3) Tu appliques aux autres tes propres manies. J’ai bien lu ta définition de socialisme et n’étant nullement dogmatique JE ME FICHE DE QUI EN EST L’AUTEUR MARX, LÉNINE STALINE OU BOUKHARINE JE M’EN CHRIST. Je ne fonctionne pas comme toi, mord d’effroi à penser que tu pourrais critiquer un grand penseur ML Moi je m’en fiche seul la vérité m’agite.

    4) Non je n’ai pas fait de Staline ma bête noire – Je sais que les dogmatiques cherche tous à trouver de quelle secte êtes-vous surgit. D’AUCUNE dans le sens que je les ai toutes reniés = toutes sans exception = je suis-anti sectaire = anti-dogmatique et contredire Marx ne me fait pas un pli sur la bedaine Ma position sur Staline la voici une fois pour toute. La révolution russe fut une révolution démocratique bourgeoise afin de faire accoucher la société tsariste féodale arriérée du mode de production industrielle capitaliste. Ce qui fut fait par le parti bolchevique sous la direction de Lénine. À la mort de Lénine le parti bolchevique se devait de sacrer le militant ayant le mieux compris que l’heure était à la consolidation de ce mode de production capitaliste en Russie soviétique (déjà plus soviétique incidemment) et clairement STALINE S’IMPOSAIT BIEN DAVANTAGE DU SNORO TROTSKI OU TOUT AUTRE. Ce qui fut fait et STALINE a accomplit sa mission mieux que quiconque et il a construit en peu de temps une superpuissance industrielle et militaire hors paire qui a tenu tête et écraser l’Allemagne nazi

    5) Contrairement à la go-gauche à laquelle vous faites référence je ne dis nullement que STALINE A TRAHI LA RÉVOLUTION RUSSE – je dis qu’il l’a accomplit magistralement et la portée à un sommet = non pas vers le mode de production communiste – pas d’avantage que BISMARK ne porta l’Allemagne vers le communisme ou encore Napoléon III ou Cromwell en Angleterre ne menèrent vers le communisme si ce n’est qu’en faisant traverser à ces pays le mode de production industrielle bourgeois ils les faisait approcher de l’étape suivante COMMUNISTE. Staline fut un instrument de l’histoire que des gens comme vous (de gauche comme de droite) avez placer dans la mauvaise case historique. Et non on ne peut en vouloir à un personnage d’avoir été ce que l’histoire a voulu qu’il soit.

    6) Je termine avec LA CONTRE RÉVOLUTION KROUTCHEVIENNE. L’histoire la plus loufoque dont accouche la go-gauche occidentale. A) Première observation, étrange que toute la go-gauche ait unanimement convenu de ce mythe ubusesque et anti-matérialiste. b) Un homme = une clique de bourgeois anti-communiste = se serait dissimulé dans un parti communiste authentique – leader mondial dans la chose prolétarienne – aurait fermenter – progresser – engraisser – multiplier – à l’insu de tous pour un jour sans aucune base matérielle économique capitaliste – bourgeoise sans rapport de production capitaliste – sans rien – attendant à l’affut (des millions d’individus à ce qu’il semble) attendant leur heure – aurait surgit de nul part sinon du placard – pour s’emparer de la direction prolétarienne d’un grand parti COMMUNISTE EN DROITE LIGNE DE Marx-Lénine (j’ajoute ceci pour flatter votre dogmatisme pointu). B) L’histoire de l’humanité est l’histoire de la lutte de classe basée la dite lutte sur le mode de production en construction. Si le mode de production communiste était en cours d’édification c’est ce mode de production qui aurait du l’emporter car l’histoire ne revient pas en arrière vers les ancien rapports de production moribond.

    7) EXEMPLE En France suite à la révolution démocratique bourgeoise – industrielle – la restauration tenta de revenir vers le passé – elle n’a pas duré et leur héros malgré sa bonne volonté de restaurer n’a pas su empêcher le rouleau compresseur de l,histoire de mener vers la société française vers le capitalisme puis sa phase impérialiste.

    8) Il n’y a pas eu contre-révolution Kroutchevienne mais adaptation par Kroutchev de la société russe en croissance puis par petit pas jusqu’a Gorby puis Poutine la transformation du capitalisme d’état soviétique vers le capitalisme financier poutinien dans une suite logique de transformation que tous les autres pays SANS EXCEPTION Y COMPRIS CUBA ET LA CORÉE ont suivi è leur sortie de la mystique « socialiste »

    9) Ca n’existe pas le mode de production socialiste de transition vers le communisme – ce qui existe c’est le mode de production « socialiste » de transition vers le capitalisme financier

    Désolé de détruire l’idéologie – le mythe sur lequel vous aviez construit votre vie

    Nous devons tout reprendre depuis l’origine mais avec un siècle d’expérience accumuler pour qui veut écouter – regarder – enquêter. De grâce ne m’emmerder pas avec le Programme de Gotha – Marx n’avait aucune expérience pour imaginer le mode de production communiste à venir – ça suffit les incantations.

    Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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    5 novembre 2017 à 19 07 38 113811
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    .

    Pour ma part, je n’ai pas la prétention de résumer l’histoire de l’URSS dans un simple post, et donc le lecteur curieux de quelques éléments de réponse à ces questions se reportera utilement aux liens mentionnés ci dessus, entre autres, et à d’autres encore, au fil de nos recherches sur TML, qui n’ont pas non plus la prétention d’être achevées, tant le sujet est vaste…

    Le lecteur pourra éventuellement y constater que les « incantations », s’il en est dans ce débat, ne sont pas de notre fait…!

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/10/01/1917-2017-octobre-est-la-et-si-le-bolchevisme-etait-encore-une-idee-neuve/

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/18/doctobre-a-la-chute-de-lurss-problematique-du-rapport-de-force-et-de-la-superstructure/

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/14/un-siecle-apres-la-revolution-doctobre-1917-comprendre-lhistoire-de-lurss/

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/06/de-la-nature-de-classe-de-la-contre-revolution-khrouchtchevienne-nouveau-debat-avec-locf/

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/05/prix-du-petrole-effondrement-des-cours-et-effondrement-dune-theorie-pseudo-marxiste-leniniste/

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/15/de-juillet-a-octobre-ou-comment-la-petite-bourgeoisie-voit-les-revolutions/

    Bonne lecture à tous!

    Luniterre

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    6 novembre 2017 à 9 09 09 110911
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    .

    Dans l’approche d’une définition du socialisme postée ci-dessus, il y est exprimé la fonction sociale de répartition collective :

    « Dans la mesure où la société comprend une bonne partie de la population qui n’est pas en situation de travailler (enfants, personnes âgées, malades, etc..) il y a donc nécessité d’une répartition qui n’est possible que par une organisation collective capable de la planifier, l’État prolétarien, ne vous en déplaise… »

    Ce à quoi M Bibeau objecte que cette répartition est nécessairement capitaliste…

    « Ainsi, OUI il y a nécessité d’une « répartition » comme vous dites, « répartition » qui se déroulant via l’argent, le crédit, est en réalité une « marchandisation – commercialisation » assurant l’accumulation du capital pour son réinvestissement pat l’ÉTAT SOCIALISTE, qui même dissimuler sous le mot « prolétarien » est en fait capitaliste, ne vous en déplaise. »

    Dans le « communisme » de M Bibeau il n’y a donc pas de répartition planifiée…

    Assez logiquement on en conclut que dans ce « communisme » là, chacun se « démerde »… comme il peut !

    Dont acte !

    Effectivement, le fait de continuer d’utiliser un système monétaire comme unité de compte n’est pas sans poser quelques problèmes…

    Toutefois, les autres types de système de répartition, jusqu’ici, et sauf, à la rigueur, pour des communautés réduites et peu évoluées économiquement, n’ont pratiquement jamais fonctionné durablement.

    Utiliser une unité de compte, quelle qu’elle soit, formellement monétaire ou non, pose les mêmes problèmes, de toutes façons.

    C’est donc la lutte idéologique et politique qui fait la différence et permet de progresser vers le communisme.

    Des systèmes d’échange en nature étaient déjà en place et fonctionnels, cependant, en URSS, entre l’État prolétarien, les SMT et les Kolkhozes, avant la mort de Staline. Pratique qu’il a défendu, entre autres, contre les révisionnistes, de droite comme « de gauche », lors du XIXème Congrès, peu avant sa mort, en 1952. A ce sujet, lire « Les problèmes économiques du socialisme en URSS » :

    https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/11/les-problemes-economiques-du-socialisme-en-urss.pdf

    L’abolition de ce système, comme la liquidation des SMT, a nécessité encore 7 ans de lutte contre-révolutionnaire de la part des khrouchtcheviens. Une lutte qui avait commencé bien avant ce XIXème congrès, évidemment. Le XXème, en 1956, étant néanmoins un tournant essentiel, et même un point de bascule décisif, dans le rapport de forces.

    Donc, non, la contre-révolution n’est pas le fruit d’un individu sorti d’un placard, ni sans origines et bases économiques dans la lutte de classe, qui n’avait, de toutes façons, pas cessé depuis 1917.

    Au fil de l’histoire de l’URSS elle a simplement pris d’autres formes que celles d’Octobre. Et quoi qu’on en pense à priori, c’est un fait et il est évidemment nécessaire de l’étudier pour comprendre et tirer des leçons utiles, avant de porter des jugements, et surtout à l’emporte-pièce comme le fait M Bibeau.

    Le lecteur curieux se reportera donc aux liens déjà mentionnés ci-dessus, dans les posts précédents.

    Luniterre

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      6 novembre 2017 à 10 10 17 111711
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      @ Luniterre

      1) Vous : « Dans le « communisme » de M Bibeau il n’y a donc pas de répartition planifiée…mmAssez logiquement on en conclut que dans ce « communisme » là, chacun se « démerde »… comme il peut! »

      2) Camarade, il n’y a pas de « communisme » de M. Bibeau. Vous aurez remarquer que je ne tente JAMAIS de décrire – présenter – le mode de production prolétarien – communiste. J’écris le nom mais jamais aucune description. POURQUOI ? Parce que j’ignore totalement ce que sera ce nouveau mode de production. Je sais seulement qu’il sera très – fondamentalement – différent du mode de production capitaliste-socialiste – (impérialiste) = comme phase suprême

      3) Si Marx en 1860 ou Lénine en 1917 ou Staline en 1940 ont tenté de le décrire = ils ont eu tort, car depuis ces époques les forces productives, les moyens de production – les technologies – les sciences ont immensément évolués – progresser de façon que Marx ne pouvait l’imaginer et comme disait Marx, la société nouvelle git au sein de la société ancienne et elle la transcendera, mais encore faut-il lui donner le temps d’accouché.

      4) Le temps approche pour cet accouchement révolutionnaire – encore quelques dizaines d’années et nous aurons une meilleure idée approximative de ce nouveau mode de production prolétarien – communiste à inventer. Ce ne sera pas moi ni vous qui l’inventerons mais la classe ouvrière et prolétarienne en devenir. Je n’ai pas les connaissances requises pour imaginer cette nouvelle société.

      5) Non monsieur LA PROPAGANDE et la lutte sur les fronts politique et idéologique ne peuvent tenir lieu de rempart contre les lois de l’économie capitaliste VOUS écrivez : « C’est donc la lutte idéologique et politique qui fait la différence et permet de progresser vers le communisme. »
      C’est le développement de l’économie capitaliste (même si appelée – socialiste) qui fait avancer – murir les contradictions fondamentales du système qui se REFLÈTE dans les batailles politiques et les débats idéologiques en dernière instance – l’idéologie étant la dernière instance de la chaine de gouvernance = la moins importante

      6) C’est d’ailleurs ce que les maoistes et tous les opportunistes staliniens, trotskystes, léninistes et les autres tous les autres ont fait – ils ont commencer par prétendre que l’idéologie = les idées menaient et transformaient le monde et que s’appuyant sur une économie capitaliste ils pouvaient à force de contorsion idéaliste – idéologique, politique en faire une économie socialiste puis communiste.

      7) Les forces productives n’étaient pas suffisamment développées et elles ne le sont pas encore suffisamment mais tout progresse et quand l’heure sera arrivée tu le sauras – la classe ouvrière te le fera savoir.

      robert bibeau http://www.les7duquebec.com

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        6 novembre 2017 à 23 11 17 111711
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        .

        Il est bien évident que la base économique reste déterminante par rapport aux superstructures idéologiques, mais la lutte des classes s’exprime bien in fine dans les superstructures, tout en révolutionnant les infrastructures, et l’idéologie continue bien évidemment de jouer un rôle essentiel dans la lutte de classe, après la prise du pouvoir par le prolétariat, ce que vous êtes en train de nier, de par le fait, dans ce dernier post !

        Actuellement, l’idéologie continue de jouer son rôle pour maintenir le système actuel debout, y compris avec l’aide de ses kollabos gauchistes de tous poils, « luxemburgistes » et autres…

        Effectivement, affirmer la prééminence de l’idéologie, de la superstructure, sur l’infrastructure, c’est bien à la fois un travers dogmatique et opportuniste, et que nous critiquons particulièrement, sur TML, comme l’une des tares de l' »extrême-gauche » française, mais pas que…

        https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/08/18/doctobre-a-la-chute-de-lurss-problematique-du-rapport-de-force-et-de-la-superstructure/

        Néanmoins, la dialectique matérialiste prend donc nécessairement en considération l’action en retour des superstructures et de l’idéologie sur la transformation des infrastructures. C’est ce qui la distingue notamment du matérialisme mécaniste dont vous vous faites le chantre par cette négation clairement affirmée.

        Donc il ne s’agit pas de faire de cette lutte un prétendu « rempart contre les lois économiques », idée qui n’est exprimée nulle part dans mes écrits, et qui en est même carrément aux antipodes…!

        Ici encore vous donnez toute la mesure de votre mauvaise foi en déformant délibérément mes propos!

        La lutte dans les superstructures accélère le mouvement de transformation en cours. Toutefois lorsque des mouvements contradictoires se forment dans les infrastructures et que les forces en luttes sont à un point d’équilibre, le mouvement peut s’inverser dans le sens des forces régressives sous l’effet de l’influence de l’idéologie opportuniste rétrograde, ce que vous niez également, de par le fait.

        Une conception mécaniste du matérialisme, telle que la votre, va aussi avec une conception linéaire de l’histoire, qui est celle que vous développez ici.

        Enfin, ni Marx, ni Engels, ni Lénine, ni Staline n’ont prétendu décrire le communisme achevé, mais ils ont simplement tenté, dans les situations concrètes qui étaient les leurs, de traduire au mieux les revendications prolétariennes pour la réalisation des besoins sociaux immédiats dans la phase de transition, telle qu’elle se présentait à eux, comme rupture avec le capitalisme.

        Pour Marx, c’était à l’occasion de la Critique du Programme de Gotha, et même si cela n’a pas abouti, à l’époque, en Allemagne, ce sont bien les principes fondamentaux de la transition qui y sont ébauché, en rupture avec les lois fondamentales du capitalisme, qui restent toujours la strate base, la plus profonde, de ce système.

        Il ne s’agit pas d’en faire une sorte de recette de cuisine politicienne gauchisante, bien évidemment, mais d’en comprendre les fondamentaux, qui vous ont totalement échappé, manifestement.

        Lénine s’en est inspiré, essentiellement dans l’État et la Révolution, en Septembre 1917, ce qui ne l’a pas empêché d’évoluer en fonction des circonstances concrètes qui se sont formées par la suite.

        Staline aussi, en 1952, au moment de faire le premier vrai bilan du socialisme et de démarrer une nouvelle phase du processus, mais qui n’a donc pas vu le jour, eut égard à l’influence déjà dominante du révisionnisme.

        https://tribunemlreypa.files.wordpress.com/2017/11/les-problemes-economiques-du-socialisme-en-urss.pdf

        Il ne s’agit donc pas de lire dans le marc de café, mais d’analyser les conditions concrètes de la transition.

        Luniterre

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          6 novembre 2017 à 23 11 38 113811
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          .

          CORRECTIF

          lire:  » la strate à la base, la plus profonde… »

          Luniterre

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