LA PATENTE À FRANÇOIS LEGAULT (Vie et mort d’un avatar) !

Par Robert Bibeau

Les estafettes

D’où provient ce soudain « engouement spontané et populaire » pour cette affaire qui a nom La Coalition pour l’avenir du Québec (CAQ) de François Legault ? Comment comprendre qu’une telle météorite s’abatte sur la tête du peuple québécois se reposant benoîtement devant sa chaîne télé – cette machine à occuper le cerveau et à distiller la pensée unique  –   ce pauvre peuple que l’on baratine avec de lourds sondages trafiqués par la firme Léger & Léger présentant ce « déjà-vieux » politicien éculé comme le parangon de la « nouveauté » (1) ?

Le tasseau à Legault est l’homme d’affaires Charles Sirois, ex-magnat des télécommunications (ex-PDG de Téléglobe Canada, société acquise à vil prix du gouvernement fédéral qui crée ainsi des milliardaires grâce aux entreprises publiques qu’il privatise ou nationalise selon les besoins de ses estafettes) (2). Charles Sirois est aujourd’hui Président du conseil de la très grande banque torontoise CIBC (2e au Canada, présente dans 110 pays) attestant ainsi que la querelle linguistique anglophone – francophone est un leurre que les bourgeoisies anglophone et francophone canadiennes utilisent pour diviser le peuple canadien sur des bases chauvines (3).

Je ne voudrais pas laisser entendre que le  SDPF (Sans Domicile Politique Fixe) François Legault n’est pas intelligent et son sergent Sirois tout autant. Toutefois, ces deux là ne sont pas des pointures à mener une révolution de palais. Peu ou prou de Jean-Marie Le Pen parmi ces gentlemen, et pour Marina on repassera. Alors, qui sont-ils ? Quel est leur mantra ? Que veulent-ils au juste ?

Rappel historique

Pour comprendre le rôle et le jeu de ces deux étoiles filantes au firmament de la politique québécoise, je vous invite à une rétrospective politique. Pour les fins de la démonstration, nous analyserons l’ascension puis la perdition de l’appareil adéquiste  (Action Démocratique du Québec) de ses débuts en 1994 (dans un sous-sol de banlieue où ce groupe amateur s’exhibait devant quelques groupies d’un certain âge sachant mieux exécuter les danses en ligne que de karaoké le RAP) jusqu’à sa descente aux enfers suite à l’élection catastrophique de 2008.

Le machin-à-Mario Dumont prit son envol après son pèlerinage au Club de Réforme de Montréal où un aréopage de grands capitalistes québécois l’avait convoqué  pour l’intimer de bien orienter le programme de son parti, ce qu’il fit. Après ce Canossa les sondeurs d’opinion reçurent l’ordre de faire quelques ajustements aux sondages « démocratiques populaires » réclamant du changement avec l’ADQ comme mouvement « d’avant-garde ». Le battage publicitaire fut ahurissant. Le parrain Marcel Dutil, fut enjoint de rejoindre ce petit club « Bonne entente » en train de se métamorphoser en parti politique majeur (4). L’industriel beauceron recueillit auprès de ses amis l’argent requis pour accréditer la chose-à-Mario qui, du coup, passa des clubs amateurs aux ligues majeurs. Observons la montée en puissance puis la déchéance de la patente-à-Mario.

Résultats électoraux de l’ADQ (5)

Élections                                            Députés                     % du vote exprimé

Septembre 1994                                     1                                           6,4 %
Novembre 1998                                      1                                         11,8 %

Avril 2003                                               4                                         18,8 %

Mars 2007                                             41                                        30,4 %

Décembre 2008                                      7                                         16,3 %

Sondage 2011                                        4                                         11,0 %

Après l’élection déconfiture de 2008, Mario abandonna le bateau à vau-l’eau et les quelques matelots restés sur le paquebot firent mutinerie sous la houlette du mégalomane Gilles Taillon. Aujourd’hui, le machin ne regroupe plus que quatre députés et se prépare à une nouvelle dégelée lors des prochaines élections provinciales. Si nous parvenons à comprendre l’histoire de l’ADQ nous parviendrons à anticiper ce que sera l’avenir de la CAQ à Legault, ce dernier n’étant qu’un « remake » sophistiquée du premier.

Que s’est-il passé pour que, d’un club amateur les riches en fassent le parti de l’Opposition officielle à l’Assemblée nationale du Québec et qu’ils le transforment ensuite en épave en cours de naufrage ? Que s’est-il donc passé en quinze années pour que s’étiole ainsi une si belle destinée ? Nous y reviendrons. Auparavant examinons le fonctionnement du système « démocratique » québécois.

La pseudo démocratie

Le premier constat que l’on doit faire, c’est qu’en démocratie vox populi n’est jamais vox dei. « Tous les discours sur le suffrage universel, sur la volonté du peuple, sur l’égalité des électeurs seront un pur mensonge, car il ne peut pas exister d’égalité entre exploiteurs et exploités, entre le détenteur du capital et de la propriété et l’esclave salarié. ». Le vote de la populace est chose manipulable et modelable à volonté par les médias à la solde et ce vote peut être orienté dans un sens ou dans un autre selon les intérêts de la classe en possession de l’argent, des médias et du pouvoir. Que peut faire un parti populaire sans moyens financiers ? On arguera que le NPD (Nouveau Parti Démocratique) a remporté de nombreux sièges aux dernières élections canadienens (2011) !  Certainement, pour la raison que les médias à la solde avaient donné leur aval à ce renversement de la tendance électorale parce qu’une fraction des riches de l’Est du Canada a finalement décidé de laisser tomber le Parti Libéral qui n’apparaissait plus capable de battre le champion de la fraction de l’Ouest de la classe capitaliste (les magnats des hydrocarbures).

Au Québec tout comme dans l’ensemble du Canada, le système parlementgaire bourgeois est calqué sur le système parlementaire britannique avec vote uninominal (un tour) la plupart des circonscriptions (125 et 308) ayant approximativement le même nombre d’électeurs et couvrant un territoire immense aux ressources naturelles abondantes et regroupant en moyenne une faible densité de population. Le pays et la province furent longtemps colonisés par l’impérialisme britannique puis, entre les deux guerres, l’impérialisme états-unien prit la relève. Au cours des années 1940, la classe capitaliste monopoliste canadienne s’érigea en classe impérialiste mondiale et poursuivit l’exploitation des ressources du nord, des réserves indiennes et dans le sillage de l’impérialisme américain elle se lança à la conquête des marchés mondiaux (Amérique du Sud et Afrique), de leurs sources de matières premières – 9 entreprises minières canadiennes sont parmi les plus importantes au monde – (6). Si le Canada siège au G7 ce n’est pas que son économie est la 7e plus importante au monde (elle n’est qu’au 10e rang nominal et au 19e rang par habitant), mais parce que le Canada assure automatiquement  une deuxième voix docile aux propositions américaines (7).

Dans la province de Québec les capitalistes québécois francophones et anglophones sont totalement intégrés à cette structure de propriété financière et industrielle et ces riches siègent sur les conseils d’administration des entreprises du reste du Canada et vice versa. C’est ce qui explique que le Québec ne fera jamais l’indépendance parce que la grande bourgeoisie québécoise n’a aucun intérêt à cette séparation. Seul le mammouth Jacques Parizeau, une fraction bureaucratique, une fraction de la moyenne bourgeoisie québécoise et une frange des « bobos » (universitaires et artistes) ont intérêt à soulever cette menace à la face du Canada afin de hausser le prix de leur adhésion à la constitution canadienne.

Le petit peuple sert de monnaie d’enchère dans cette saga indépendantiste où les péquistes jouent tantôt au yoyo référendaire, et tantôt au « bon gouvernement ». La haute bourgeoisie québécoise est cosmopolite et mondialisée, à titre d’exemple Paul Desmarais résidant dans Charlevoix contrôle via sa société de gestion une centaine d’entreprises actives dans une dizaine de pays couvrant les cinq continents. Même chose pour la famille Bombardier-Beaudoin, etc.

La table étant mise décrivant le substrat économique et financier de la légende à Mario, revenons à l’analyse politique de cet éphémère afin d’établir ensuite le parallèle avec Legault l’avatar.

Le système électoral

Dans un tel système économique, étatique, juridique et judiciaire, la classe dirigeante s’accommode très bien d’un système électoral uninominal entraînant la constitution de deux vastes coalitions – partis politiques qui alternent tous les huit ans environ à la gouvernance de l’État. Au début de la Confédération, le Parti Libéral alternait avec le Parti Conservateur, puis les noms ont changé et ce furent les Libéraux et l’Union Nationale, puis les Libéraux et le Parti Québécois. Si l’on excepte quelques différences esthétiques et verbales (souverainiste vis-à-vis fédéraliste), ces deux partis sont quasi identiques et s’échangent le pouvoir sans bouleversement étatique. Dans un tel système un tiers parti n’est jamais qu’un accident temporaire voué soit à l’opposition éternelle ; soit à remplacer l’un des deux vieux partis en décrépitude ou alors à disparaître après une ronde plus ou moins longue sur la piste électorale (Action libérale NMationale, Rassemblement créditiste, RIN, Parti Égalité, NPD-Québec).

La montée récente du NPD au niveau fédéral signifie que la couche des bureaucrates syndicaux et la classe des industriels de l’Est du Canada est mécontente de la gestion du pouvoir par les capitalistes pétroliers de l’Ouest et par les financiers de Toronto et qu’elle n’a pas trouvé dans le Parti Libéral du Canada l’alternative à opposer à leurs concurrents. Il se pourrait qu’une nouvelle alliance regroupe le NPD et les représentants du Parti Libéral du Canada. Sinon, à la prochaine élection, le NPD perdra son « glamour » et le Parti Libéral renaîtra de ses cendres comme le Parti Conservateur l’a fait avant lui.

La patente à Legault

Au Québec, quand le grand capital désire moderniser les politiques de son État providence pour les riches, il exprime ses desiderata directement aux chefs des deux grandes formations politiques susceptibles de constituer le gouvernement .Ceux-ci se chargent aussitôt de réorienter la plate forme électorale de leur parti respectif. Si les chefs rechignent ou ne parviennent pas à ajuster leur programme, la grande bourgeoisie appointe alors un club sélect de penseurs « lucides » chargés de diffuser sa propagande et de battre le rappel des polémistes, des journalistes, des faiseurs d’opinions et d’élections afin d’accroître la pression sur ces chefs politiques poltrons. Si enfin cette dernière manoeuvre ne fonctionne pas suite à la résistance de la base électorale, conséquence de la lâcheté des roitelets qui dirigent ces deux vieilles formations (incapables de démanteler les restes de « l’État providence » pour les pauvres et de renforcer « l’État providence » pour les  riches), alors la bourgeoisie sort de son chapeau magique un Mario électrique ou un Legault électronique, un avatar, un vieux « nouveau » bonhomme dissimulant sa menace derrière un sourire engageant et des mots enjôleurs comme « moderniser, transformer, rajeunir, efficacité, changer, travailler plus pour gagner plus, et patati et patata. ».

Le columniste Alain Dubuc fait dire aux québécois ce qu’ils n’ont jamais dit et probablement jamais pensé mais ce n’est pas important : ce que les électeurs disent ou pensent, ce qui importe, c’est ce que les politiciens véreux font de ce mécontentement populaire orageux. Voici les mots d’ordres que Dubuc colporte de la part de ses patrons en haut lieu « Une rupture avec le consensus traditionnel sur l’État (État providence pour les pauvres NDLR), le syndicalisme (à mâter NDLR), la fiscalité (augmenter les impôts des pauvres NDLR), et donc un discours à droite du centre. » (8). « Puisque vous regimbez, chers affidés, nous les propriétaires des médias – mensonges, allons publier quelques sondages, mettre tout notre appareil médiatique au service de ce clown, nous allons le financer généreusement et le faire passer lui et ses  « bobos » en réflexion pour les sauveurs de la nation en péril, Mario l’ouragan ou Legault l’épatant, à un point tel que l’un d’entre vous (vieux partis) sera balayé par le tsunami de la propagande du « renouveau » que nous allons soulever pour soutenir nos vieilles politiques éculées déjà présentées par les « lucides » l’an dernier et rejetées par la population. ».

Legault est tellement conscient de l’impopularité réelle de ses vieilles « nouvelles » politiques qu’il annonce par avance son plan de match : « Je pense que le prochain gouvernement doit avoir un mandat clair et ensuite très rapidement au début du mandat, un peu comme Roosevelt dans les 100 premiers jours, il doit faire des changements majeurs sans regarder les sondages, sans s’inquiéter de la réaction du public. » (9).

Pas idiots nos deux bozos à la tête des deux vieux partis menacés ! Les dirigeants des vieux partis rivaux (libéraux et péquistes) font pression sur leur députation et réajustent leur programme électoral en glanant dans le programme à Mario (et bientôt dans celui à Legault) les mesures que leurs militants avaient d’abord refusé d’endosser. C’est ce qui faisait dire à Mario aux élections de 2008 que les deux vieux partis pillaient sa plate forme électorale.

La grande bourgeoisie appellera-t-elle le « nouveau » Legault à la tête de l’État si les deux vieux partis de gouvernement se soumettent et appliquent les politiques des riches ? La bourgeoisie n’est pas dupe, elle maintiendra la pression sur les deux larrons jusqu’à la fin (comme à l’élection de mars 2007) afin de s’assurer que ces lâches mèneront leurs ouailles jusqu’à l’abattoir. Charest ayant appliqué la politique de l’ADQ, maintenant de nouvelles concessions sont exigées et de nouveaux transferts du coût de la crise économique doivent être effectués sur le dos des travailleurs ; d’autres réaménagements des dépenses de l’État en faveur des riches sont requis par les patrons des politiciens. Si Charest et si Marois ne s’y résignent pas, alors Legault le fera et l’un de ces deux vieux partis risque ou bien de disparaître ou bien de pourrir dans l’opposition sans accès à « l’assiette au beurre » gouvernementale pendant des années.

Si libéraux et péquistes marchent au pas de la garde montante de la grande bourgeoisie d’affaire québécoise, alors l’étoile filante Legault disparaîtra comme elle est apparue. Sinon, une nouvelle « star » des médias bourgeois viendra hanter notre destinée pour encore quelques années. Le peuple sache nous en préserver et souhaitons qu’il rejette toutes ces malversations.

____________________________________

(1)  La Coalition pour l’avenir du Québec (CAQ) récolte 33 % des intentions de vote, le Parti québécois (PQ) 21 %, le Parti libéral du Québec (PLQ) 20 %, l’Action démocratique du Québec (ADQ) 11 %, Québec solidaire (QS) 9 % et le Parti vert du Québec (PVQ) 3 %, après répartition des intentions de vote des indécis.     http://www.vigile.net/Les-Quebecois-veulent-Legault
(2) http://acilr-cdril.com/CD_No1/teleglobe_history_Fr.pdf
(3) http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2011/02/20110221-181207.html
(4) http://www.groupecanam.ws/www/v4/gc.nsf/va_redir/histoire?open
(5)http://fr.wikipedia.org/wiki/Action_d%C3%A9mocratique_du_Qu%C3%A9bec#
Origines_:_1994_.C3.A0_2002

(6)  http://www.cnw.ca/fr/releases/archive/June2011/07/c3111.html
(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_(nominal)  et http://www.indexmundi.com/g/r.aspx?v=67&l=fr
(8) http://www.vigile.net/L-alignement-des-astres
(9) http://www.vigile.net/Legault-se-prepare-a-creer-son et http://www.vigile.net/Les-Quebecois-veulent-ils-vraiment

15 pensées sur “LA PATENTE À FRANÇOIS LEGAULT (Vie et mort d’un avatar) !

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    15 juin 2011 à 16 04 35 06356
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    Je trouve également ce texte très éclairant tout en étant très agréable à lire. Merci bien

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    16 juin 2011 à 6 06 05 06056
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    Entièrement d’accord avec vous Robert!

    Les médias!

    « D’où provient ce soudain « engouement spontané et populaire » pour cette affaire qui a nom La Coalition pour l’avenir du Québec (CAQ) de François Legault ?»

    Des médias! Il y a certainement une concertation à le rendre populaire du côté médiatique. Faites donc un point de presse, vous, voir si les médias viendront vous voir et commenter ensuite vos positions d’extrême gauche… Les médias sont complices du capitalisme. Il nous faut un média de gauche, continu, 24h/24h, 7 jours sur 7.

    Rappelez-vous également que les médias, dont le nôtre (RC), répétaient en 2006-2007, que le «privé en santé» était la voie à suivre. En 2005-2006, quand on demandait quoi changer au sein de notre système de santé, les gens disaient qu’il fallait le bourrer de personnel et de moyens. En 2007, après la campagne médiatique à vomir de Radio-Canada et cie, les gens disaient : «paraît que le privé pourrait nous aider…».

    Chomsky avait raison, il y a tristement, une part de la population totalement malléable. D’ailleurs, regardez-les voter NPD une journée, et potentiellement Legault l’autre jour. Y a de quoi se demander si ces Québécois ne seraient pas capables d’être socialistes un jour et nazi l’autre.

    C’est en effet, très gênant pour l’humanité, que de savoir une bonne de celle-ci, cruche. Chomsky évalue à près de 80% ce bassin de cruches. C’en est triste. Il nous faut un média de gauche pour renverser la tendance. Il faut un média continu 24/24, 7/7. Il faut jouer leur jeu et renverser le tout, à notre avantage. Eux, ils ne cesseront pas demain, de faire ce petit jeu.

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    16 juin 2011 à 8 08 58 06586
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    Sylvain, il y a de ces expressions que je me garderais bien d’utiliser, comme celle de « cruche » pour identifier la manéabilité de l’opinion publique. Je suis convaincu que la population dans sa grande majorité est plus intelligente que nous le pensons. Tous et toutes n’ont toutefois pas les facilités pour disposer d’une information honnête. Je ne pense pas que l’usage de termes qui ont une connoctation méprisante pour le peuple aide à révéler l’amour que nous lui portons et la sincérité de nos engagements pour qu’il soit respecté dans tous ses droits dont celui d’une juste information.

    Encore une fois avec tout mon respect.

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      17 juin 2011 à 5 05 25 06256
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      Je comprends votre position à vouloir demeurer extrêmement poli et à ne pas vouloir user des vrais termes en ce qui concerne une certaine bêtise humaine.

      Mais certes, cette bêtise humaine est relative aux conditionnements la précédant. J’en suis pleinement conscient. N’empêche que, faut être bête en titi pour voter NPD une élection, ADQ l’autre, et conservateur une autre, etc..

      Mais oui, la conscientisation doit se développer, je me suis moi-même senti très bête à une certaine époque.

      Je comprends que ça vous choque, mais je réitère et des études scientifiques, dont celles de Chomsky à cet effet, le prouvent. Alors je ne me sentirai pas bête d’affirmer ce qu’une étude affirme avant moi et surtout, je prends bien soins d’étudier la provenance de cette bêtise collective avant de traiter les gens de «cruche».

      Intoxication médiatique, ect.., mais ils doivent également faire la part des choses, et ce n’est pas donné à toutes et tous de réfléchir. Chaque dîner, au travail, j’essaie de faire avancer la cause des travailleurs, je ne suis pas sorti du bois!

      «Hein? Des classes?» «Hein? Je suis exploité? Je ne me sens pas exploité! Vive les canadiens…, mais ils ont perdu les calices…»

      C’est ça, à mon travail, la limite de réflexion. S’il y a autre chose, c’est chez eux que ça se passe, pas devant moi. Personne ne me contredit dans nos échanges, à peu près, mais ils ont vite hâte de passer à autre chose, à un autre sujet…

      Ça m’attriste également de constater que les conditionnements abrutissant sont tels qu’ils rendent les humains aliénés. Mais c’est un fait! Un fait triste. Aux États-Unis d’Amérique, ce sont les paumés qui se battent le plus fort pour préserver leur pauvreté, ce sont eux qui manifestent contre le «communisme d’Obama», contre l’accès à la santé universel, etc.. Ne voyez vous pas qu’on peut conduire une nation tout au complet dans une direction, en lui mentant? 2001, 11 septembre… Etc..

      Je ne regrette pas mes mots, il faut être cruche pour se faire remplir se la sorte. Oui, il y a un bon nombre d’entre eux qui ne sont peut-être pas aussi dupes qu’on le croirait, mais ça ne se voit pas.

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    16 juin 2011 à 9 09 05 06056
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    correction: lire « malléabilité » au lieu de « manéabilité » dans mon commentaire précédent.
    Merci

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    16 juin 2011 à 10 10 06 06066
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    TOTALEMENT RAISON OSCAR, la population est beaucoup plus intelligente que certains commentaires le laisse entendre.

    Je ne critique pas le peuple en disant que l’argent, le contrôle des médias et le pouvoir permettent de manipuler l’opinion, il y a aussi la petite-bourgeoisie (nombreuse dans nos sociétés impérialistes en décrépitudes et ceci inclut certaines personens de soi-disant gauche qui méprise le peuple) toutes ces forces convergent pour imposer un courant de pensée, une idéologie que le commun des mortels qui a bien d’autres choses à faire que d’analyser toutes les informations et médias-mensoinges dont on l’innonde ce type dis-je finit par croire que ce qu’on lui rabache quotidiennemnet est peut-être vrai.. De plus, bien des gens ont le sentiment de n’avoir aucune prise sur les événements, aucun contrôle, aucune force, que personne ne les écoute, que les politiciens sont des fieffés menteurs et des lâches et qu’ils s’en mettent plein les poches ET ILS ONT RAISON, alors ils décrochent et résistent à leur façon… ils délaissent la politique, les affaires publiques, et se tournent vers leur famille, leur ami et rejettent tout par dépit ET JE LES COMPRENDS.

    Voilà pourquoi tous ces merdeux de sondeur et de politiciens véreux peuvent dire ce qu’ils veulent sur le dos du peuple.

    SVP ne mépriser pas le peuple québécois il est grand, patient et solidaire et un jour il règlera ses comptes avec ces pourris qui lui mange la laine sur le dos et DE GRACE lachez-nous avec votre mouton… le peuple québécois n’est pas un mouton, c’est un loup qui sommeille quand il s’éveillera ca va râler dans les studios de télé. (;-))

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      17 juin 2011 à 5 05 43 06436
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      «Je ne critique pas le peuple en disant que l’argent, le contrôle des médias et le pouvoir permettent de manipuler l’opinion, il y a aussi la petite-bourgeoisie (nombreuse dans nos sociétés impérialistes en décrépitudes et ceci inclut certaines personens de soi-disant gauche qui méprise le peuple) toutes ces forces convergent pour imposer un courant de pensée, une idéologie que le commun des mortels qui a bien d’autres choses à faire que d’analyser toutes les informations et médias-mensoinges dont on l’innonde ce type dis-je finit par croire que ce qu’on lui rabache quotidiennemnet est peut-être vrai.. De plus, bien des gens ont le sentiment de n’avoir aucune prise sur les événements, aucun contrôle, aucune force, que personne ne les écoute, que les politiciens sont des fieffés menteurs et des lâches et qu’ils s’en mettent plein les poches ET ILS ONT RAISON, alors ils décrochent et résistent à leur façon… ils délaissent la politique, les affaires publiques, et se tournent vers leur famille, leur ami et rejettent tout par dépit ET JE LES COMPRENDS.»

      On dirait une langue de bois, Robert. Oui, oui, vous m’aviez bien lu.

      Vous les comprenez, on dirait Legault qui parle! Les mots habituels des politiciens. Et vous le dites comme si j’étais un p’tit frustré dans mon salon, qui en voudrait à la bêtise humaine plutôt qu’aux conditionnements la précédant. N’allez surtout pas me faire de procès d’intention par contre!

      Vous les comprenez vous dites? Eh bien! Je leur parle tous les jours, aux prolétaires, ceux de la boîte où je me fais exploiter et ceux des autres boîtes, d’où je me suis fait virer pour avoir défendu mes camarades. Oui, ils ont leurs raisons de ne plus croire, mais ce que vous ne dites pas ici, de peur de les heurter, c’est qu’ils sont néanmoins dans le tort, qu’importe leur grogne contre le système. Ils généralisent. Ils croient aux mensonges qui sont pourtant d’une évidence mensongers.

      Et moi? Ma vie? Elle n’est pas pleine peut-être? J’ai trois enfants, je suis paumé et les deux du couple travaillent. Je fais partie de ces prolétaires qui en arrachent, et qui comprennent très bien le système. Mes problèmes et mes «sur-occupations» ne m’empêchent pas de réfléchir. Oui, je suis d’accord, il faut un début de réflexion pour que le prolétaire se questionne ensuite d’avantage.

      «Voilà pourquoi tous ces merdeux de sondeur et de politiciens véreux peuvent dire ce qu’ils veulent sur le dos du peuple.»

      Je me sens visé, des accusations à peine voilées. Or, je réitère que le peuple est malléable. Et s’il est malléable, c’est qu’il est en quelque part, assez bête pour croire tout ce qu’on lui dit, sans se poser plus de question que la vache s’en pose avant de remuer toute son herbe dans sa gueule. Vous n’osez pas le dire? Comme vous voulez. Il est vrai que cela vous fera de beaux discours… «Ce n’est pas de votre faute, mes pauvres…» Si ça l’est! En bonne partie!

      «SVP ne mépriser pas le peuple québécois il est grand, patient et solidaire et un jour il règlera ses comptes avec ces pourris qui lui mange la laine sur le dos et DE GRACE lachez-nous avec votre mouton… le peuple québécois n’est pas un mouton, c’est un loup qui sommeille quand il s’éveillera ca va râler dans les studios de télé. (;-))»

      Prouvez le contraire! Oui, vous avez raison, les moutons vont s’agiter quand ce sera le tour de l’abattoir, après les nombreuses tontes…

      Téteux…

      J’ai admis plus haut, que le conditionnement était l’origine de la conscience actuelle des humains, qu’ils soient du Québec ou d’ailleurs. Alors je ne vois pas pourquoi vous persistez sur le cas, et surtout, en parlant du «peuple québécois». Seriez-vous en train de tomber dans le chauvinisme, camarade?

      À vous deux, et à l’autre qui applaudit :

      Prouvez-moi le contraire! Prouvez-moi que le peuple est cohérent dans ses décisions. Prouvez-moi que le peuple comprend ce dont il s’agit. Prouvez-moi donc que le peuple n’a pas accès à d’autres informations que celles qu’on lui fiche au fond du crâne par la boîte magique à images.

      Et vous? Que faites-vous ici? Soyez donc conséquents, et francs surtout! Out au long de votre vie, vous avez eu cette facilité à comprendre les rouages de ce système et vous avez également eu de la facilité à l’expliquer aux autres autour de vous. Maintenant, combien de ceux et celles à qui vous avez expliqué les choses en sont venus à faire comme vous?

      Moi, depuis quelques années, certains disaient comprendre mais m’avouaient ensuite, avoir quand même voté pour l’ADQ, parce que le parti était jeune et rempli de jeunes… Ou encore, en France, certains pensent encore que le PS est socialiste! En voulez-vous d’autres, des exemples de bêtise collective, certes entretenue par une intoxication médiatique omniprésente? Oui, le peuple ne demande qu’à comprendre. Mais il est malléable quand même, et les médias en profitent. C’est mal de l’affirmer? Ben oui! Le peuple québécois est différent dit l’un, et il vaut plus dit l’autre…

      Restez donc campés sur vos positions, ça vaut peut-être mieux comme ça après tout. Si vous n’êtes pas capable d’avouer des faits…, n’allez pas vous dire marxiste tantôt… Le déni des faits et le marxisme ne font pas bon couple.

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    17 juin 2011 à 5 05 47 06476
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    Pis Bibeau, moi aussi, j’ai plein de tracas quotidiens, et des tas de d’embûches dans ma vie, ça ne m’empêche pas de demeurer critique à ce qu’on tente de me faire gober, t’sé.

    Je me suis fait recruter sur le net, alors que j’étais aussi bête que les autres. Alors oui, nous nous entendrons pour dire qu’il y a un maintien de l’ordre établi, par des abrutissements (toutefois volontaires) et des bébelles, par des conditionnements. Mais il y a néanmoins une bonne part de la population, ne vous en déplaise, qui avale plus facilement ce qu’on lui impose comme information. Vous n’êtes pas en mesure de le nier, ni Oscar d’ailleurs.

    Ni l’autre en bas, Terez.

    Tout ce que vous pouvez tous dire en choeur, c’est que les médias abrutissent les gens, mais vous n’oserez jamais dire que c’est parce qu’ils sont «abrutissables».

    Et pourtant!

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    17 juin 2011 à 5 05 50 06506
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    Vous remettez donc en doute, tous les deux, les études de Chomsky à cet effet, qui avancent que près de 80% de la population est plus sensible à la malléabilité?

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    17 juin 2011 à 6 06 12 06126
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    Le «pauvre» petit peuple que vous défendez messieurs, devra s’assumer et porter l’odieux de ses choix, conscient ou non lors de ses choix.

    Nous l’avons vu, en 2007, le peuple québécois en failli donner le pouvoir à du «nouveau». Un choix qui allait évidemment, contre ses propres intérêts. Ça n’est certainement pas qu’il est malléable, t’sé, c’est qu’on a tenté de le berner.

    Oui, mais si on a réussi à le berner, c’est qu’il était bernable! Ben coudonc!

    Faites attention de ne pas tomber dans le déni, juste pour être poli devant votre lectorat.

    Moi, je m’assume. Ne vous inquiétez pas pour moi, et monsieur Bibeau, ne vous inquiétez pas, je vais finir par voir la «lumière»… par me «réveiller», comme vous…

    Chauvinisme mon cul! «Le peuple québécois…, bla bla bla»… On aurait dit un bloquiste!

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    17 juin 2011 à 8 08 12 06126
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    Sylvain, je vois que vous aimez les longueurs. Vous me l’aviez déjà fait savoir. Pour revenir aux choses sérieuses, je vous dirai tout simplement que je ne suis pas marxiste, que je ne suis pas en mission commandé sur le « net » et que j’ai pour Noam Chomsky beaucoup de respect. Lorsque j’écris c’est pour exprimer ce que je pense sur les questions qui m’intéressent plus particulièrement. Ma remarque à votre endroit portait sur l’usage du mot « cruche » appliqué au peuple. Je ne pense pas que Chomsky que vous citez ait utilisé un tel mot pour qualifier la malléabilité du peuple. La langue française a suffisamment d’expressions pour exprimer l’ignorance de faits qui résultent de la manipulation de médias qui occupent tous les espaces de l’information ou si vous voulez de la désinformation. Il m’est apparu que le mot « cruche » n’était pas approprié pour exprimer cette réalité et qu’il avait une connotation méprisante. Je vous l’ai fait savoir sans détour et avec respect.

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    17 juin 2011 à 8 08 39 06396
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    DE fait le peuple québécois n’est ni « cruche » ni méprisable, ni méprisant et doit être respecté avec le plus grande affection. NOAM CHOMSKY ne qualifie jamais le peuple américain de cruche ou autres expressions petite-bourgeoises frustrées Cet auteur anarcho-syndicaliste a produit le concept de « PRODUIRE DU CONSENTEMENT » pour exprimer et expliquer le processus de propagande systématique qui ecrase-opprime-enveloppe- la population américaine 24 h/24 et 7 jours sur sept via la multitude des médias omniprésent dans les sociétés décadentes occidentales. Ceci est sans compter les immenses moyens de répression qui vont des corps de polices, la garde nationale et l’armée… Une machine invraissemblable qui rend les révoltés américaisn plus que prudents.

    Moi je parlerais plutôt de « PRODUIRE DE LA RÉSIGNATION  » Le peuple québécois en Amérique du Nord subbit exactement la même répression – endoctrinement – falsification des faits – mensonges politiques.

    La patente à Legault fait partie de cette vaste machination pour que nous ne trations pas des vrais problèmes sociaux qui nous confrontent tous ( Le PLAN NORD de spoliation des ressources amérindiennes pour le bénéfice des impérialistes Indiens, américains, chinois, tec.)

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    18 juin 2011 à 10 10 23 06236
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    «Sylvain, je vois que vous aimez les longueurs. Vous me l’aviez déjà fait savoir. Pour revenir aux choses sérieuses, je vous dirai tout simplement que je ne suis pas marxiste, que je ne suis pas en mission commandé sur le « net » et que j’ai pour Noam Chomsky beaucoup de respect.»

    @ Oscar
    Le marxisme, ce n’est qu’une méthode d’analyse. Ça n’a rien d’une secte ou d’un club social cher Oscar et il s’impose à mon avis dans tous nos débats qui ont eu court sur ce blogue depuis que l’on sert des arguments en guise de défense de nos idées.

    Quant à Chomsky, sans pour autant être d’accord avec lui sur tous les aspects de ses idées (d’ailleurs, c’est un anarchiste soit dit en passant), je ne puis qu’être en mesure de constater son étude sur le sujet, et je ne suis pas de ceux qui rejettent les études, étant marxiste. Alors bref, s’il y a des gens pour duper d’autres gens, c’est forcément, vous serez forcé de l’admettre, parce qu’il y a des gens «dupables». Les pommes tombent des pommiers, pas du ciel, cher Oscar. Il y a donc une raison qui explique que des gens veuillent profiter d’autres gens, c’est qu’ils les savent vulnérables à leur propagande et leur contrôle de la société, indéniablement. Et si vous êtes en mesure de contrer ce qu’il avance, je vous prie de nous faire part des arguments défendant cette antithèse.

    Et les choses, cher Oscar, ne sont jamais simples. Vous défendez par exemple Hugo Chavez (que j’admire également) «simplement», mais vous omettez alors, de parler des répressions contre des syndicats et des travailleurs au Venezuela, qui ne sont d’ailleurs jamais rapportées par les médias de la toile (sauf par les bourgeois).

    «Lorsque j’écris c’est pour exprimer ce que je pense sur les questions qui m’intéressent plus particulièrement. Ma remarque à votre endroit portait sur l’usage du mot « cruche » appliqué au peuple. Je ne pense pas que Chomsky que vous citez ait utilisé un tel mot pour qualifier la malléabilité du peuple.»

    D’accord, le mot était fort, mais j’étais émotif et fâché d’une situation personnelle au travail, où les travailleurs sont carrément exploités par l’employeur, quand ils ne sont pas harcelés par celui-ci, et l’ironie veut que ceux-ci, les travailleurs, ne veulent rien savoir de se syndiquer… «Le syndicat, c’est trop puissant, pis ça ferme les «shop» »…, «les syndicats font juste protéger les paresseux»…, etc.. J’ai tout contré ces affirmations dénuées de sens, aisément, mais n’empêchent, ça fait trop cher sur leur paie avec les cotisations et y en reste moins la fin de semaine pour la bière et le pot.
    Cruche, ça veut quand même dire, camarades, la même calice d’affaire que malléable. Et c’est le cas que le peuple et malléable et conditionné à l’individualisme par le système capitaliste. Que vous ou Robert démente cette affirmation, si vous en êtes capables.

    «La langue française a suffisamment d’expressions pour exprimer l’ignorance de faits qui résultent de la manipulation de médias qui occupent tous les espaces de l’information ou si vous voulez de la désinformation. Il m’est apparu que le mot « cruche » n’était pas approprié pour exprimer cette réalité et qu’il avait une connotation méprisante. Je vous l’ai fait savoir sans détour et avec respect.»

    Vous avez raison sur ce point, je vous l’accorde. Je m’excuse auprès de mes camarades salariés.

    @ Robert

    «DE fait le peuple québécois n’est ni « cruche » ni méprisable, ni méprisant et doit être respecté avec le plus grande affection. NOAM CHOMSKY ne qualifie jamais le peuple américain de cruche ou autres expressions petite-bourgeoises frustrées»

    Bon Robert, calmez vos nerfs un peu. C’est clair que le mot était fort, mais il désignait néanmoins un peuple malléable et précisément, conditionné par un système capitaliste. C’est indéniable.

    Alors oui, bon, le mot est trop fort, je m’en excuse auprès des camarades. Sinon, y a rien de faux dans ce que je dis, puis je n’ai jamais dit que ce peuple était méprisable ou méprisant. Là, vous me mettez des mots dans la bouche. Cruche, ça veut dire à mon avis, facile à contenir et maintenir dans une docilité sans pareil. Si vous êtes en mesure de dire que le peuple n’est pas malléable, je vous prierais de nous fournir les preuves statistiques, etc.. Ce qu’on constate, et je l’ai par exemple hier chez un ami d’enfance, c’est qu’une bonne partie du peuple embarque dans le système de consommation par exemple, ou de conditionnement du style de vie à adopter.

    Mon ami hier soir, me disait qu’Amir Khadir le gossait et qu’il était pour les lois spéciales contre les travailleurs grévistes… Je lui ai demandé pourquoi exactement et il m’a répondu les termes à peu près dupliqués des prétentions de Radio-Canada. Qu’Amir tirait sur tout ce qui bougeait, et sur les grévistes qui prenaient le monde en otage. J’ai du passer une bonne demi-heure à lui expliquer la cohérence des gestes d’Amir et son rôle quant à la défense des travailleurs et lui faire la morale et des rappels historiques sur des luttes syndicales sans lesquelles nous serions encore bien loin en termes d’acquis sociaux au travail.

    Mais très franchement, aujourd’hui, il doit se retaper du LCN au coton et il oubliera probablement tout ce que je lui ai dit hier. Il s’en fiche, il est individualiste. Si ce n’était pas un ami d’enfance, je ne verrais pas ce type. C’est un bon ami, mais qui se fiche éperdument de la société, hypocritement. Peu importe le temps que je mets sur ce camarade salarié, il ne comprend pas. Il trouve ça compliqué.

    Vous pensez peut-être que demain tout le monde sera autour de la table, mais les marxistes, justement, savent très bien que cela se conditionnera sur des générations, et non en claquant des doigts. Parce que oui, le peuple est malléable et qu’on veut nous, le conditionner à s’émanciper des profiteurs et des parasites. Mais entre vous et moi, y a du travail, ce n’est pas ça qui manque quant à la conscientisation du prolétariat. Non Robert?

    «Cet auteur anarcho-syndicaliste a produit le concept de « PRODUIRE DU CONSENTEMENT » pour exprimer et expliquer le processus de propagande systématique qui ecrase-opprime-enveloppe- la population américaine 24 h/24 et 7 jours sur sept via la multitude des médias omniprésent dans les sociétés décadentes occidentales. Ceci est sans compter les immenses moyens de répression qui vont des corps de polices, la garde nationale et l’armée… Une machine invraissemblable qui rend les révoltés américaisn plus que prudents. »

    En effet. Ça les rend paranoïaques. Ça les rend violents et indifférents des autres autour d’eux, leurs semblables. Ils en viennent à ne plus comprendre qu’ils font partie d’une classe et qu’ils ont des intérêts communs à unir leurs forces. Ils en viennent, comme dans certains États états-uniens, à rejeter l’idée d’un accès universel à la santé, malgré leur pauvreté évidente. Chomsky démontre facilement qu’on peut diriger une population là où on le désire, avec la propagande. Certes, nos blogues contrecarrent leurs plans, mais à quel point, pourrait-on se demander…

    «Moi je parlerais plutôt de « PRODUIRE DE LA RÉSIGNATION » Le peuple québécois en Amérique du Nord subbit exactement la même répression – endoctrinement – falsification des faits – mensonges politiques.»

    Précisément. Et ça fonctionne. Ne prenez que l’exemple du Journal de Montréal. Le lock-out… Il s’est vendu des tonnes de copies quand même… Incroyable que ces couches pleines plaisent, mais il est là encore, une question de conditionnement.

    Aux camarades prolétaires,

    Je m’excuse pour les propos tenus à votre égard, je ne désirais point insulter mes camarades.

    Sylvain Guillemette

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