LA PETITE BOURGEOISIE : DE KENNEDY AU 09/11

LA PETITE BOURGEOISIE INTELLECTUELLE

La petite bourgeoisie intellectuelle a un rôle très précis à jouer dans le processus de reproduction du mode de production et de toute la société en général.

La petite bourgeoisie intellectuelle est une section de classe chancelante, hésitante, toujours menacée de paupérisation, toujours effrayée à l’idée de perdre les privilèges qui lui ont été accordés à même l’usufruit de la grande bourgeoisie. La petite bourgeoisie aimerait tant faire partie des grands, des puissants, de la nomenklatura performante et de la grande bourgeoisie agissante, mais elle est rarement conviée à la table des festivités, la petite bourgeoisie croupissante, sauf pour faire de la figuration en remerciement des services rendus aux capitaines d’industrie. Et en récompense elle reçoit studio dans la cité, grosse cylindrée, vêtement griffé, emploi bien  payé – assurance collective et régime de retraite assuré – jusqu’à la crise économique malheureusement –. En cas de crise la petite bourgeoisie entonne alors son cantique préféré : « Père bourgeois, éloignez de moi ce calice de souffrance que je ne saurais boire », auquel cas le banquier, qui assure sa « crédibilité » (Visa, Amex), répond : « Voici mes fils et mes filles en qui j’ai mis toute mes complaisances, écoutez-les vous embobiner, peuple désespéré. » (1).

SON RÔLE SOCIAL

Cette petite bourgeoisie intellectuelle a pour mission sociale d’inculquer aux travailleurs l’idée que le capitalisme est éternel et le meilleur système économique qui puisse exister, le seul d’ailleurs fondé sur la « démocratie » (des riches) avec l’autorisation pour chaque citoyen de déposer son coupon de participation dans une urne à tous les quatre ans environ, ce qui lui donne droit à la bonne conscience citoyenne du devoir accompli. Quatre ans plus tard, le citoyen refait ce geste « symbolique démocratique » futile et déculpabilisant (futile puisque entre les deux élections les élus n’ont rien fait de ce que les petits bourgeois demandaient mais qu’à cela ne tienne il est si plaisant de vivre sous la dictature des riches qui laissent parfois tomber quelques miettes de leur table à potiche). Voilà la petite bourgeoisie dans son élément « néolibéral » et altermondialiste. Les ouvriers, les immigrants exploités, eux, ont depuis longtemps déchanté et déganté de ces billevesées.

Bien entendu il a des défauts ce système capitaliste – qui n’en n’a pas demandera le petit bourgeois. Mais ces défauts peuvent et doivent être corrigés – pour améliorer ce système et même pour le sauvegarder – c’est notre devoir citoyen altermondialiste, vert, écologiste et démocratique, entonne en chœur la chorale des thuriféraires.

Pour ce faire, il faut observer le système capitaliste et ses politiques, l’ausculter pour trouver et dénoncer les coups fourrés, exposer les manigances des riches, des  puissants et les complots de leurs subordonnés afin que les méchants soient pris, jugés et punis et que les bons soient récompensés….Amen.

Et ainsi s’améliore le système capitaliste, ce qui le rend acceptable et devrait assurer la survie, la planque, le studio, l’auto et la job du petit-bourgeois intellectuel contrit et aigri.

Par ces activités d’enquête – d’investigation – largement publicisées et diffusées par une partie des médias à la solde – la petite bourgeoisie démontre à l’évidence que nous vivons en démocratie – avec de petites « zones » de répression et de dictature à l’occasion et parfois même des activités de censure – rien n’est parfait en ce bas monde! Et justement cette censure est la preuve que le petit bourgeois pourfendeur de complots touche  au poteau – il faut faire bonne mesure – et ainsi la petite bourgeoise intellectuelle prouve par ses activités d’enquêtes fouillées que ce système capitaliste mérite de survivre puisqu’on peut le critiquer, le dénoncer et l’améliorer, mais jamais le renverser, car alors tu verras le plein poids de la loi s’abattre sur toi. Complots oui, insurrection non.

Parfois, vous verrez même le petit bourgeois s’affairer contre un méchant comploteur du onze septembre 2001 – les Tours jumelles qui ont sauté – ou à propos de l’assassinat de J.F Kennedy et je m’abstiendrai de parler de Lady Di. Cessons cette énumération; nous les faisons frissonner de fébrilité. Imaginez tous ces reportages, ces vidéos et tous ces polars électrisants qu’ils pourront cogiter avec cet alambic décrépit (2).

LA DÉNONCIATION CONSPIRATIONNISTE

Dans un article récent portant sur les événements du onze septembre 2001, nous avons brièvement mentionné qu’il ne nous semblait pas très important de discourir sur les commanditaires du complot (3). Par ailleurs, l’ensemble de notre papier expliquait abondamment que le facteur décisif et important de ces événements n’était pas la chute du World Trade Center, ni de connaître l’auteur de l’attentat, mais bien la résistance héroïque et souvent victorieuse de tous les peuples résolus qui, au lendemain et pendant les dix années écoulées depuis ces attentats meurtriers, ont subi les assauts – les agressions – les massacres et les occupations – de l’Empire afin de les remettre dans le droit chemin de l’obéissance et de la reconnaissance. Ces peuples ont résisté obstinément au prix de leur sang, au moment même où les petit-bourgeois s’amusaient à vilipender, maugréer, exulter pour déterminer si le criminel de guerre G. W. Bush était bien un criminel de guerre ou l’enfant de Mère Térésa.

Nous voulions saluer le tournant historique contemporain que marque la résistance exemplaire du peuple afghan contre les assauts néo-coloniaux des impérialistes qui utilisent l’événement du 09/11 comme prétexte pour enrégimenter leurs propres nations contre les autres nations.

Sarkozy interdit à quiconque de mettre en doute le rapport officiel du gouvernement américain à propos de ces événements. À l’unisson, les conspirationnistes  intiment à quiconque de renier le rapport officiel du gouvernement et de porter allégeance à la version « complotiste » des événements, ce que nous refusons de faire dans l’un comme dans l’autre cas. Nous maintenons que ce débat est factice et futile et ne contribue en rien à détruire le capitalisme. La question n’est plus de convaincre quiconque de détruire le capitalisme, la question est d’organiser son renversement.

Les conspirationnistes et complotistes sont l’exact revers complice des anti-conspirationnistes et des journalistes à la solde, tous unis dans un même combat pour sauvegarder le système et nous distraire de notre colère.

NOUS PROPOSONS

Nous proposons d’éviter cette souricière dans laquelle ces gens nous convient.  Hors de tout doute raisonnable, il y a eu complot le onze septembre 2001. L’ex-président W. Bush et son équipe en sont-ils les instigateurs ? Cela nous laisse complètement indifférent. Si c’est le cas qu’on les punisse et qu’on en finisse (si l’on croit que la justice des riches américains peut les condamner !). Si ce n’est pas le cas, qu’on les punisse quand même, ils ont commis tant de crimes contre l’humanité!

Les peuples afghan, irakien, libyen, somalien, égyptien, tunisien, ivoirien, yéménite, iranien, syrien, cubain, canadien, etc. se moquent totalement  de ces enquêtes, de ces investigations de petit-bourgeois pour prouver que W. Bush et ses conseillers sont des salauds. Ils le savent déjà que W. Bush et son successeur sont des criminels de guerre. Il n’y a que d’autres petit- bourgeois pour se passionner à propos des circonstances de la mort de Kennedy et des attentats du 09/11 et de tout ce fatras, tout comme leurs impresarios et commanditaires, pour se réjouir de vendre de la copie pendant que la misère, le chômage et la guerre terroriste sévissent dans le tiers monde et dans notre monde.

Seule la destruction totale et complète du système capitaliste peut sauver le monde de la fascisation des États bourgeois, de la catastrophe d’une guerre nucléaire, de la crise économique et de tous ces complots des riches (737 trusts internationaux contrôlent 80 % des actifs d’affaires dans le monde). Ce n’est pas de trouver le nom des comploteurs du 09/11 pour les placer en prison qui mettra fin à la conspiration car une fois ceux-là en prison (si jamais ils y vont), que feront les conspirationnistes et les complotistes ? Ils se lanceront à la poursuite d’un autre complot et cela jusqu’à la fin des temps ?  D’ici là, bonne quête supers agents 007.

Pour notre part nous retournons à nos travaux pour mettre fin à ce système qui organise et sponsorise tant de complots dont on n’a même pas idée.

____________________________________

(1)  Écoutez  Renaud décrire ces « bobos » dans sa chanson marrante et pleine de vérité.

http://www.youtube.com/watch?v=Omx94meg8cg.

(2) http://www.legrandsoir.info/GRANDEURS-ET-DECHEANCES-DES-CONSPIRATIONNISTES.html et http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article5140

(3) http://www.centpapiers.com/que-s%e2%80%99est-il-passe-le-11-septembre-2001/81945   et  http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/que-s-est-il-passe-le-11-septembre-100669

19 pensées sur “LA PETITE BOURGEOISIE : DE KENNEDY AU 09/11

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    12 octobre 2011 à 8 08 11 101110
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    Ah oui, c’est la faute de la petite bourgeoisie, aucun doute là-dessus. Quel délire!

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      13 octobre 2011 à 18 06 17 101710
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      N’importe quel texte qui affirme que ‘toute’ une section de la population est ‘toujours’ dans tel état ‘d’esprit’ ou dans telle situation est à peu près certainement non conforme à la réalité.

      Vous faites de la projection M. Bibeau.

      Vous imaginez comment des gens que vous ne connaissez même pas se sentent, ou quelles sont leurs intentions, puis vous tirez des conclusions, toutes aussi imaginaires.

      Et quelle est la probabilité que vous vous trompiez?

      98 %, 99 % ou 100 %.

      Psychanalyse de masse… par ici les cocos.

      (*)

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    12 octobre 2011 à 19 07 01 100110
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    Je pense que la petite bourgeoisie dont vous parlez est un peu plus « grosse ».
    On parle plutôt du « gratin » de cheval… 🙂
    Ceux qui ont un mot à dire et un bon montant à donner.
    La « charité » qui vous revient dix fois… Pour un petit bourgeois, ça n’existe pas. Disons qu’il frisonne un peu sur la perte de ses avantages fiscaux et de sa retraite.
    Ce qui n’est pas le cas des gros joueurs.

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    12 octobre 2011 à 20 08 00 100010
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    Vous perdez votre temps, Gaëtan. Aime LalibertE ne vit que pour ces parasites. N’allez pas les insulter!

    Bourgeois = Parasites! De la vermine à éliminer, en tant que classe.

    Les bourgeois ont leur place en tant que gestionnaires, sans plus, sans tirer profit du labeur d’autrui et sans tirer profit d’une entreprise qu’ils partent en fonction de leurs conditions préalables, favorables.

    Bref, le bourgeois, non-bourgeois, serait un entrepreneur. Il peut trouver un autre intérêt que celui de profiter du labeur d’autrui et il n’aura pas le choix, quand cet «autrui» en décidera.

    Mais en effet, la petite bourgeoisie entretient le système capitaliste.

    Car comme on dit, «diviser pour mieux régner».

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    13 octobre 2011 à 10 10 30 103010
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    Un peu plus complexe que cela je crois.

    Le petit-bourgeois joue un rôle précis dans la société capitaliste. Ce n’est pas très compliqué à comprendre et à voir, ils s’agitent en ce moment dans tous les coins et plus la crise économique s’approfondira plus ils s’agiteront fébrilement, car c’est leur pain et leur beurre qui est menacé.

    Un exemple CONCRET si vous le voulez bien. Hier LE DEVOIR publiait un article sur le réalisateur Hugo Latulippe et son nouveau documentaire 50 intellectuels Lisez quelles sont les préoccupations de ce petit-bourgeois cinéaste

    http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/333399/50-penseurs-pour-un-monde-nouveau?utm_source=infolettre-2011-10-12&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

    Réunir de soi-disant penseurs pour sauver l’Assemblée Nationale et promouvoir le chauvinisme petit-québécois – différent- et sauveur du monde en décrépitude.

    Les petits-bourgeois n’auront pas leur place dans une société socialiste ils devront peu à peu disparaitre non pas en tant qu’individu mais en tant que classe sociale parasitaire, NON ce ne sera pas leur travail de diriger les entreprises ou autre.

    Pour le momnet notre travail consiste à les démasqués et à nuire siononéliminer leur influence néfaste – réformatrice – opportuniste – sur les travailleurs.

    Exactement le contraire de ce que Hugo Latulippe tente de faire avec son verbiage petit-bourgeois pseudo progressiste à la PQ ou à la Legault ou à la Québec Solidaire etc.

    Comeprends-tu ça comprends-tu ça disait la chanson…

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      13 octobre 2011 à 10 10 52 105210
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      Oui, j’ai lu cet « article ». Parfaitement d’accord avec toi sur le fond de la chose.
      C’est le genre « d’action » complètement inefficace. Et bien « intégré » dans l’incompréhension du système en place. Comme si on pouvait y changer quelque chose…
      Quelqu’un disait: on n’écoute plus les intellectuels.
      Lesquels? Les mêmes qui sont là?
      Alors, c’est encore inutile et vain.
      L’intérieur est pourri et ne veut rien savoir du changement.
      La chaise est trop confortable.
      Bonne journée!

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        13 octobre 2011 à 11 11 25 102510
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        Intellectuel est un mot qui ne veut rien dire.

        POur ce qui est de l’article, Latulipe n’a pas tort. L’Assemblée Nationale est déconnectée du reste de la population. On doit changer le modèle économique, et repenser l’approche en éducation, santé, etc…

        Ce n’est pas con ce qu’il dit ce type. Peut-être qu’il ne changera rien d’un seul coup, mais il y a quand même une certaine logique dans ce qu’il dit.

        Mais il parle aussi de ‘liberté’, donc ça rebiffe immédiatement nos amis socialistes, qui aiment penser qu’un jour ils auront le ‘contrôle’.

        Les libertariens ne veulent contrôler personne. C’est ça qui fait peur aux socialistes… la liberté, et l’absence de contrôle sur les autres.

        Le socialisme, c’est juste un nouveau ‘maître’.

        La liberté de faire ce que tu veux, d’aller ou tu veux, de dire ce que tu veux (sans causer de dommages à autrui évidemment), ça n’a pas de prix.

        Les libertariens veulent la paix, et c’est pourquoi ils proposent un modèle qui respecte la liberté et le libre-arbitre de chacun.

        Et les gens réalisent cela, et c’est pourquoi le mouvement libertarien est en hausse constante.

        (C)

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        13 octobre 2011 à 11 11 27 102710
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        Intellectuel est un mot qui ne veut rien dire.

        POur ce qui est de l’article, Latulipe n’a pas tort. L’Assemblée Nationale est déconnectée du reste de la population. On doit changer le modèle économique, et repenser l’approche en éducation, santé, etc…

        Ce n’est pas con ce qu’il dit ce type. Peut-être qu’il ne changera rien d’un seul coup, mais il y a quand même une certaine logique dans ce qu’il dit.

        Mais il parle aussi de ‘liberté’, donc ça rebiffe immédiatement nos amis socialistes, qui aiment penser qu’un jour ils auront le ‘contrôle’.

        Les libertariens ne veulent contrôler personne. C’est ça qui fait peur aux socialistes… la liberté, et l’absence de contrôle sur les autres.

        Le socialisme, c’est juste un nouveau ‘maître’.

        La liberté de faire ce que tu veux, d’aller ou tu veux, de dire ce que tu veux (sans causer de dommages à autrui évidemment), ça n’a pas de prix.

        Les libertariens veulent la paix, et c’est pourquoi ils proposent un modèle qui respecte la liberté et le libre-arbitre de chacun.

        Et les gens réalisent cela, et c’est pourquoi le mouvement libertarien est en hausse constante.

        (I)

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          14 octobre 2011 à 11 11 55 105510
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          «POur ce qui est de l’article, Latulipe n’a pas tort. L’Assemblée Nationale est déconnectée du reste de la population. On doit changer le modèle économique, et repenser l’approche en éducation, santé, etc…»

          Bullshit. Le problème, on le connait, c’est la répartition de la richesse, que ne permet pas l’exploitation des uns par les autres, au contraire. Il a été clairement démontré que toutes les sociétés capitalistes, qu’il y ait corporatisme ou non, concentraient les richesses créées par ceux et celles qui les quémandent ironiquement, au sein de la minorité parasitaire possédant les moyens de production. Nulle part au monde, le contraire ne s’avère.

          D’autre part, les services que nous nous sommes donnés avec justesse, n’ont tout simplement pas leur place dans un système qui permet l’exploitation des uns par les autres et qui impose, du fait, des dogmes économiques des plus ridicules, dont le profit absolu. Je doute fortement que le «profit absolu» soit le but ultime de l’humanité.

          Et par ailleurs, il est important de noter que seuls les dogmes du système capitaliste, qui ne tiennent eux-mêmes pas compte de l’inexistence du partage de la richesse créée par les affamés, oblige à nous passer de ces services, que CES DOGMES trouvent trop coûteux.

          Alors dites-moi, pourquoi les humains en besoin de ces services s’en passeraient-ils, au nom d’une secte économique qui veut à tout prix concentrer les richesses et de facto, les pouvoirs au sein d’une minorité parasitaire? C’est bien simple, ce que vous prônez, c’est l’individualisme crasse, qui permettra aux parasites de régner comme des maîtres. Il n’y a pas grand à chose à redire là-dessus.

          Les humains se sont donnés ces services, parce qu’ils devenaient moins coûteux per capita ainsi, et que toutes et tous, avant la mise en place de ces services, n’y avaient pas accès. Les services sociaux sont nés des ratées du système capitaliste et ce n’est certainement pas l’abolition d’un État qui donnera aux contribuables, l’assurance d’une meilleure couverture.

          Mais encore, nous, socialistes et communistes n’en avons pas seulement contre la deuxième vitesse. Il faut comprendre que dans un monde où le capital se concentre inévitablement au sein d’une minorité, que cette dernière sera la seule potentielle actrice, comme moteur économique et que nous en devenons donc, via CE système, dépendants. Nous entendons d’ailleurs les capitalistes dire : «Au moins, ils ne gardent pas tout pour eux, ils ne sont pas obligés de créer des emplois et le font quand même…», plutôt que de critiquer le fait que ce ne soient qu’eux, qui puissent ainsi agir, parce que le système a préalablement concentré la richesse en leur sein.

          En fait, c’est bien simple. Nos amis libertariens sont hypocrites et totalitaires. Ils refusent les faits, les études scientifiques et j’en passe. Ce sont des croyants. Rien à tirer des croyants. Ils sont idéalistes et refusent les débats. On a eu la preuve très souvent avec notre ami «Aime Laliberté d’exploiter les autres…». Ce qui compte, pour eux, c’est de pouvoir exploiter toutes les situations possibles, rien d’autre. Des parasites et leurs larves forment les RLQ et les Tea party du monde entier à vrai dire.

          Oh! Et pour l’État qu’ils disent vouloir diminuer, notons qu’ils préserveront celui de la matraque, pour mater les méchants socialistes qui veulent tout partager avec leurs sœurs et frères humains! Ils préserveront donc aussi, les lois sur la propriété privée, qui permettra d’emblée, l’exploitation et de la sorte, le statu quo, ou l’aggravement des conditions des créateurs de richesses!

          «Mais il parle aussi de ‘liberté’, donc ça rebiffe immédiatement nos amis socialistes, qui aiment penser qu’un jour ils auront le ‘contrôle’.»

          La seule liberté que les libertariens défendent, c’est celle des bourgeois d’exploiter la masse de créateurs de richesse! Pas besoin de vous, les Humains vont s’en tirer sans se faire exploiter. Nous les «libérerons» de leurs chaînes, tenez-vous bien.

          Quant au contrôle, c’est aux travailleurs, aux créateurs de richesse que nous voulons le céder, alors que les libertariens, pour leur part, ne se contentent que de réformer, afin que les exploitants aient moins d’entrave à exploiter leur prochain. Les socialistes ne veulent qu’un meilleur partage de la richesse, l’abolition de l’exploitation et une redistribution relative à la richesse, du pouvoir. Nous voulons des conseils populaires où les contribuables et créateurs de richesses, n’auront plus à quémander leurs exploitants, pour goûter un peu de ce qu’ils créent eux-mêmes!

          Sans les travailleurs, le monde s’écroule. Sans les exploitants et la possibilité de s’enrichir au dépend des autres, la vie continue!

          Les bourgeois sont dispensables, alors que les prolétaires sont indispensables. Chaque patron est remplaçable par un conseil ouvrier. Ils sont inutiles et ce ne sont d’ailleurs pas eux qui créent les emplois, mais la demande, à laquelle ils peuvent répondre par une offre, parce que le système a concentré le capital préalablement nécessaire chez eux.

          Cessez de tenter d’abrutir les travailleurs, ils en ont marre et partout sur la Terre, on se rend bien compte que votre mouvement d’extrême droite est en perte de vitesse. Les États-Unis se réveillent et perçoivent désormais les contradictions de vos beaux discours. Vous êtes entourés de millionnaires et de milliardaires, ces derniers financent vos activités et vous osez dire aux travailleurs que vous avez les solutions. Pathétique!

          «Les libertariens ne veulent contrôler personne. C’est ça qui fait peur aux socialistes… la liberté, et l’absence de contrôle sur les autres.»

          Ben non! Ils ne veulent pas contrôler les autres, ils laissent leurs maîtres bourgeois agir sur cette question! On le sait, tata! Éric Duhaime, qui ne cesse de cracher et diffamer sur la gauche et les syndicats, a vécu une bonne partie de sa vie au dépend des riches pétrolières du Texas! Wow! Un bel exemple! Bouchard, qui parlait de lucidité, a vécu lui aussi avec des gants blancs et n’a jamais eu à travailler pour vrai, lorsqu’il disait des Québécois qu’ils étaient paresseux en comparaison aux exploités du Mexique et de la Chine!

          Votre clique au grand complet, avec Philippe David y compris, est un ramassis de fils de riche et de fils à papa, frustrés d’avoir des bâtons dans les pattes, qui vous empêchent d’abrutir le prolétariat. Heureusement que vous avez les médias de votre bord! Les couches pleines à Péladeau font un excellent travail d’abrutissement! Martineau crache sur les syndicats comme nul autre, avec l’incompétent agent de la CIA, son acolyte, Éric Duhaime.

          Les socialistes veulent donner au peuple les pouvoirs, via des conseils populaires qui effraient en réalité, les libertariens, qui voient leurs maîtres désemparés sous la menace que les travailleurs aient plus de pouvoir et de rapports de force! C’est ça, la réalité. En fait, «Aime Laliberté des grosses pointures de s’enrichir au dépend des masses» fait de la projection. C’est lui qui est effrayé, malgré que tous les médias soient de son côté et qu’ils présentent seulement des topo sur l’extrême droite. À titre d’exemple, François Legault a autant de charisme qu’une patte de chaise et on le voit sur toutes les chaînes, y compris sur NOTRE télévision d’État. Y en marre! Et Aime se plaint pareil.

          Mais quand même, il est assez étonnant que la création du RLQ arriva en même temps que la déconfiture de l’ADQ/Équipe Mario Dumont. Les rats sont sortis du bateau, mais en ont trouvé un autre.

          «Le socialisme, c’est juste un nouveau ‘maître’.»

          Le socialisme, c’est la fin de l’exploitation, le pouvoir au peuple via les conseils populaires où les élus sont révocables en tout temps et le cauchemar des maîtres de «Aime Laliberte de s’enrichir via le labeur d’autrui, sinon via la maladie d’autrui».

          «La liberté de faire ce que tu veux, d’aller ou tu veux, de dire ce que tu veux (sans causer de dommages à autrui évidemment), ça n’a pas de prix.»

          Parlons-en! Au Québec, dans bon nombres de lieu d’exploitation (entreprises), il est interdit de parler de syndicat. Où je travaille, le seul fait de citer le mot suffit pour que l’employeur vous mette à la porte. Sans farce. Et c’est pas mal pareil dans la région de Lanaudière, où plusieurs syndicats sont patroneux et où il n’est même pas rare que le président de ces syndicats de Boss soit le fils du Boss en question. Où je travaille, les gens ont peur et ça va de soi! Et ça me rappelle le sondage bidon de TVA sur les syndicats et ce qu’en pensent les travailleurs québécois! Imaginez! TVA va dans les usines pour demander, devant les contremaîtres et les propriétaires d’entreprise, ce que les gens pensent des syndicats! À quoi s’attendait TVA putain?!? Que croyez-vous qu’un pédophile va répondre à cette question : «Aimeriez-vous baiser un enfant?»? Franchement!

          La liberté d’expression en Amérique du Nord, on en sait quelque chose! La police sait aussi, qu’elle peut nous taper avec le soutien médiatique indéfectible, dans les manifestations!

          Au Chili, où la dictature de Pinochet sévissait, dont Éric Duhaime se dit nostalgique, les socialistes n’avaient plus le droit de parole non plus. Ils avaient droit à une balle, comme c’est le cas des prisonniers libyens, pro-Kahafi et comme ce fut toujours le cas, dans toutes les dictatures capitalistes installées par Washington.

          «Les libertariens veulent la paix, et c’est pourquoi ils proposent un modèle qui respecte la liberté et le libre-arbitre de chacun.»

          La paix? L’exploitation des uns par les autres, ça n’est pas la paix. Et la seule liberté que vous respectez vraiment, c’est celle des mieux nantis versus le droit de se la fermer des moins nantis. Les seuls qui sont avantagés par votre modèle, sont les riches. Les pauvres n’auront plus de recours, puisque l’État ne leur en fournira pas. Il se contentera, ce dernier, de faire respecter les dogmes à la con du capitalisme et de fait, de faire respecter l’ordre établi, soit la dictature de la minorité parasitaire que vous défendez, de toute évidence.

          «Et les gens réalisent cela, et c’est pourquoi le mouvement libertarien est en hausse constante.»

          C’est parce que vous aviez une couverture médiatique qu’il y avait hausse et que vos amis employaient des formules populistes, comme toujours, pour convaincre les exploités, de se laisser exploiter d’avantage. Personne n’y gagne. Aux États-Unis d’Amérique, l’aliénation est telle que ce sont les paumés qui défendent ce modèle, où ils n’ont aucun accès aux soins de santé ou aux hautes études. Le type qui crie «Non au socialisme!» dans les bayous, a les dents toutes croches et des fonds de bouteille achetés chez Walmarde. Il est là, votre soutien.

          Et bien au contraire, ces temps-ci, on entend beaucoup plus parler des indignés de Wall Street, qui n’ont rien en commun avec vos amis sectaires, qui veulent aggraver la situation des travailleurs, les créateurs de richesses dont dépendent ceux et celles que vous défendez maladroitement.

          Oh! Et en passant, vous disiez que le communisme avait tué des tas de gens? Ah! Elle est bonne celle-là! Chaque année, l’ONU annonce d’avantage d’affamés! Et ce n’est pas un hasard qu’ils soient ignorés par vos grandes corporations, c’est leur liberté après tout, d’améliorer leur sort, t’sé! Nono!

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      14 octobre 2011 à 11 11 09 100910
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      «Les petits-bourgeois n’auront pas leur place dans une société socialiste ils devront peu à peu disparaitre non pas en tant qu’individu mais en tant que classe sociale parasitaire, NON ce ne sera pas leur travail de diriger les entreprises ou autre.»

      À moins de se faire élire par les conseils populaires et ouvriers pour ce, et rappelons qu’ils seront révocables en tout temps, heureusement!

      Quant à Québec-solidaire, il joue en ce moment, de toute évidence, d’un parti réformiste. J’ai ma carte, mais je ne suis pas derrière eux sur le plan final. Je suis communiste, pas réformiste et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’avais quitté il y a quelques années, le Parti communiste du Québec, qui avait en effet, un discours réformiste et pas grand chose de révolutionnaire.

      Cela dit, en attendant, seulement quelques candidats indépendants proposent autre chose, voire une révolution et ce ne sont pas les médias de masse qui en parleront.

      Mais encore, j’éviterais d’avancer que les vieux partis communistes du Canada sont d’actualité. Plutôt dinosaures, les idées qui s’y conjuguent! Il y a encore quelques stalinistes qui ne se gênent pas du tout de l’être.

      Mais contrairement à vous M. Bibeau, je ne mettrai pas tous les membres de ce parti dans le même panier, comme je ne crois pas que tous les membres de Q-s soient des réformistes. Vos basses attaques sur le parti font fi du fait que ce parti est jeune et contrôlé par sa base, et non pas par les visages connus médiatiquement. Il est donc encore possible d’adopter des plans de match qui n’auront rien de réformiste, et tout de révolutionnaire. La gauche qui s’y trouve, se bat très fortement pour ce. Je sais, j’y suis.

      D’ailleurs, au début, on ne voulait pas des communistes dans le parti et depuis le début de la création du parti, à l’intérieur des murs, on entend de plus en plus parler de socialisme. Et pour avoir rencontré Amir Khadir et pour avoir travaillé avec son père Jafar, je peux vous dire qu’ils n’ont rien d’anticommunistes.

      Ce que ça prend, c’est une révolution et non des réformes de ce qui est invivable pour les exploités. On ne veut plus d’exploitation du tout, là-dessus, vous serez d’accord.

      Mais qui propose quelques chose au Canada, M. Bibeau? Franchement là…

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    13 octobre 2011 à 10 10 55 105510
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    C’est plus facile de s’en prendre à son voisin, et de prétendre qu’il est un ‘petit bourgeois’ que de regarder la source du problème.

    C’est comme le gars qui dit que ce n’est pas important de savoir qui a planifié et exécuté les attentats du 11 sept.

    Ben non, toute la politique étrangère et même la politique interne récente du pays découle de cet événement, mais il ne faut pas chercher à identifier les auteurs.

    Vous êtes buzzés pas à peu près dans votre recherche de l’état socialiste parfait.

    En passant, si ce n’est pas les petits bourgois qui gèrent les PME, ça va être qui exactement?

    Le ‘syndicat’ des travailleurs?

    Ça va être beau.

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      14 octobre 2011 à 12 12 08 100810
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      «C’est plus facile de s’en prendre à son voisin, et de prétendre qu’il est un ‘petit bourgeois’ que de regarder la source du problème.»

      C’est pourtant une bonne partie de la source du problème. On a créé la classe moyenne pour mieux régner, parce que cela occasionnait des divisions entre exploités. Parce qu’il faut se le dire, ce n’est pas parce qu’un salarié gagne plus que son voisin, qu’il n’est pas exploité. Ses modalités d’exploitation sont simplement meilleures que celles de son voisin!

      Tant qu’il n’y aura pas de répartition de la richesse et surtout, l’abolition du salariat, il y aura des classes, donc, une lutte des classes qui s’en suivra. Les syndicats, le Conseil du patronat sont en fait les ailerons de requin de cette réalité.

      «C’est comme le gars qui dit que ce n’est pas important de savoir qui a planifié et exécuté les attentats du 11 sept.»

      Un peu comme le gars qui dit que, ce n’est pas important s’il y a exploitation, alors que c’est précisément celle-ci qui permet la concentration de la richesse au sein de la minorité parasitaire qui possède les moyens de production. Eh bien!

      «ous êtes buzzés pas à peu près dans votre recherche de l’état socialiste parfait.»

      Et vous donc, en pensant que ce qu’ont besoin les travailleurs, c’est d’avoir encore moins de pouvoir face à ceux et celles qui les exploitent! Vous prenez vraiment les travailleurs pour des êtres aussi stupides que vous!

      «En passant, si ce n’est pas les petits bourgois qui gèrent les PME, ça va être qui exactement?»

      Les travailleurs! Pas besoin de se faire exploiter et ça ne me manquera jamais!

      «Le ‘syndicat’ des travailleurs?
      Ça va être beau.»

      Ce sont déjà les travailleurs qui font tout, alors? Mais encore, vous faites ce constat dans une ère où les travailleurs n’ont pas été conditionnés encore, pour ce. Trop facile. Vous êtes finalement un peu comme le type qui rit de celui qui pour la première fois, vogue sur une planche à voile. Trop marrant de voir le type se planter, plutôt que de vous dire, «il va apprendre…».

      Les Humains sont capables de tout faire, sans se faire exploiter. L’exploitation ne fait pas partie de mes besoins essentiels.

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        14 octobre 2011 à 13 01 26 102610
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        Sylvain,

        Je n’ai pas de doute que certains travailleurs, s’ils étaient correctement formés, pourraient gérer leur entreprise, mais qui ferait le travail plus dur si tous les travailleurs devenaient administrateurs?

        Dnas notre société ‘capitaliste, tu peux changer d’emploi, de domaine ou même partir ta propre entreprise.

        Peut-être que tu détestes ton travail, et que ça te rend misérable.

        SI c’est le cas, tu devrais penser à trouver un autre boulot, ou partir ta propre entreprise seul ou avec des collègues.

        Rien n’est impossible. Il n’en tient qu’à toi.

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          14 octobre 2011 à 13 01 33 103310
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          L »exploitation’ dont tu parle est un terme subjectif.

          Lorsqu’un travailleur accepte de fournir son travail moyennant une certaine rémunération que l’employeur accepte de payer, il y a un contrat.

          Rien n’oblige le travailleur à conclure ce contrat.

          Tu parles d’exploitation parce que tu trouves que la rémunération que tu reçois n’est pas sufissamment élevée. Peut-être que c’est vrai, peut-être que non. Combien te faudrait-il de plus pour que cela ne sois plus de l’exploitation?

          Peut-être qu’un autre que toi, qui n,a pas tes obligations personnelles, diraient que tu fais un bon salaire, alors que tu crois être sous-payé?

          Tout est relatif. Mais ce qui est certain, c’est que c’est TOI et seulement TOI qui accepte de faire ce travail moyennant le salaire convenu.

          Si tu veux améliorer ta vie, laisses faire la révolution russe, et fais des changements au niveau personnel.

          Amicalement.

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    13 octobre 2011 à 11 11 38 103810
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    En plus, c’est plutôt douteux ‘intellectuellement’ d’associer Kennedy à vos théories, quand c’est le dernier président à avoir confronté ouvertement ceux qui tirent les ficelles, à en avoir informé le public, et à avoir payé le prix ultime pour ce geste.

    Mais c’est correct, les Québécois sont tellement mal informés que vous pouvez leur raconter n’importe quoi, en prenant un air sérieux, et ils vous croiront. Du moins, c’est ce que certains semblent penser.

    (C)

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      14 octobre 2011 à 12 12 10 101010
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      JFK était néanmoins une pute à bourgeois et un bourgeois si ça trouve, lui-même. Que de belle histoire que celle de son père et la mafia!

      Tout un héros! Effectivement! Il a signé l’autorisation de l’épandage de l’Agent Orange au Viet Nam, où les «méchants socialistes» sévissaient, t’sé!

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        14 octobre 2011 à 13 01 20 102010
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        Sylvain,

        Personnellement, je ne crois pas aux fausses idoles, ou adorer des héros.

        Je ne connais pas tous les détails de la présidence de JFK. Son père avait des connexions avec divers personnages qui l’auraient aidé à se faire élire, mais au lieu de retourner l’ascenseur, JFK et son frère Robert qui était aussi le procureur-général voulaient plutôt s’attaquer au crime organisé aux É-U.

        Agent Orange, je sais ce que c’est et que ce fut utilisé au Vietnam. Je n’étais pas au courant que JFK l’avait autorisé. Rien n’est impossible.

        C’est difficile pour un président des É-U de faire à sa tête. JFK en est la preuve. Son frère Robert aussi, abbattu durant sa campagne à la cheferie du parti démocrate.

        Puis, il y a John Jr., qui avait la revue George, et qui est mort dans un écrasement d’avion plutôt suspect.

        Donc, les Kennedy ont eu leur large part de tragédies.

        Je ne comprends pas ce que vous leur reprochez exactement, à part être des ‘bourgeois’ (expression à définir).

        Vous ne trouvez pas cela un peu simpliste?

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