LA PETITE BOURGEOISIE PERVERTIE A TRAHI (2e partie)

 

La semaine dernière nous avons publié la première partie de ce texte présentant le segment de classe petit-bourgeois et ses activités politiques.  Cette première partie est visible ici  www.les7duquebec.com/7-au-front/la-petite-bourgeoisie-pervertie-et-trahie/ Cette semaine nous poursuivons l’analyse en présentant l’exemple du comportement politique de la petite bourgeoisie emportée par la tourmente économique et sociale en Argentine dans les années 2000.  

 

            La petite bourgeoisie en Argentine pendant la crise

            La crise économique de 2001 en Argentine (plus de 20% d’inflation par année), offre un exemple patent du comportement du segment de classe petite-bourgeoise en situation de crise économique, sociale et politique catastrophique. Observons ce segment de classe timoré, filouté, empreint de fatuité et qui aspire au mode de vie bourgeois en jouant constamment sur la corde raide, repoussé qu’il est vers le bas de l’échelle sociale par le développement économique impérialiste moderne de plus en plus chaotique.

            Observons d’abord que la petite bourgeoisie en ces temps de crise sévère est en voie de paupérisation accélérée, elle le sait mais elle croit qu’elle peut s’en tirer si elle livre la classe ouvrière pieds et poings liés, sans défense, aux capitalistes monopolistes ses maîtres à penser. Voici comment elle s’y prend pour remplir sa part de ce marché pitoyable.

             En Argentine devant sa déchéance évidente, la petite bourgeoisie est descendue dans les rues chanter et tambouriner sur des casseroles (révolutionnaires) et elle a exigé qu’on lui restitue ses «droits acquis» (slogan typiquement petit-bourgeois – les droits acquis pour les ouvriers ça n’existe pas en société capitaliste – chaque avantage conquis par les ouvriers doit être quotidiennement défendu par la résistance de classe).  Le grand capital n’assure aucun  «acquis» ni aux ouvriers ni à ses sous-fifres petits-bourgeois qui doivent le mérité à chaque journée.

            La grande bourgeoisie de l’Argentine leur a alors proposé une série de polichinelles politiques à travers une suite d’élections «démocratiques». Voter est l’activité politique préférée des petits-bourgeois car c’est par les urnes que la classe petite-bourgeoise manifeste sa capacité de nuisance politique faisant et défaisant les gouvernements des différentes factions capitalistes qui se disputent la mainmise sur l’appareil d’État (Que des factions capitalistes – les partis de la gauche petite-bourgeoise n’ayant absolument aucune chance de décrocher la palme électoral dont il ne saurait que faire de toute manière). La petite bourgeoisie a donc participé dévotement à chacune de ces élections bidon attirant la classe ouvrière dans son sillage vers le marécage électoral péroniste.

             Les sacrifices et la misère de la classe ouvrière s’accroissant, la monnaie nationale périclitant, la dette souveraine étant rééchelonnée, les épargnes des petits salariés s’étant envolés en fumée, dévalués par l’inflation monétaire, les entreprises d’État privatisées, le FMI et la Banque mondiale rassasiés, l’économie de l’Argentine s’est couci-couça temporairement rétablie, permettant à ce tas de parias de reprendre peu à peu leurs activités, leurs studios dans la Cité, leurs grosses cylindrée jusqu’à la prochaine butée économique systémique qui ne saurait tarder. Vous les reverrez bientôt chahutés, les casseroles «révolutionnaires» à la main et chantonner désespérés dans les rues de Buenos Aires enflammées.

             À un moment donné pendant la crise la petite bourgeoisie argentine a menacé de se radicaliser et certains de ses partisans ont été recrutés par les organisations de la «gauche» piteuse et surannée ou par la droite radicale et patentée. La petite bourgeoisie est souvent tentée d’effrayer, et même, de terroriser ses maîtres grands bourgeois en les menaçant de tout faire sauter (terrorisme Felquiste-FLQ, Tupamaros et/ou djihadiste sont au menu politique de la classe petite-bourgeoise). Pire encore, la petite bourgeoisie peut aller jusqu’à  menacer d’ameuter et de soulever les ouvriers insurgés comme en Égypte (Moubarak dégage ! – Qu’un autre larbin s’engage !), en Tunisie de Ben Ali, en Libye de Kadhafi et en Syrie de Bachar al-Assad, et de les diriger vers les saccages et les crimes contre l’humanité où ce sont les ouvriers qui sont sacrifiés en tant que chair à canon des soulèvements petits-bourgeois exaspérés. Le petit bourgeois veut ainsi démontrer que si on le pousse aux dernières extrémités et qu’on le prive de ses émoluments et de son niveau de vie, qu’il croit méritée, alors il peut s’énerver et se battre jusqu’au dernier ouvrier à immoler sur la place du Pirée. Salvador Allende leur a déjà montré la voix vers ce cinéma. Il y a laissé la peau ce pauvre Bobo. Nelson Mandela quant à lui leur a démontré qu’il était préférable de se réconcilier avec les maîtres grands bourgeois afrikaners et de les soutenir politiquement dans l’exploitation de la classe ouvrière grégaire.

             La go-gauche –pseudo révolutionnaire– raffole de la clientèle étudiante et communautaire compassionnée et friande de justice sociale. Le communautaire c’est son affaire. La go-gauche petite-bourgeoise réclame une redistribution des richesses entre d’un côté les très riches, de l’autre côté les Bobos et les pauvres, accompagnée au passage d’aumônes généreuses destinées aux  lumpenprolétaires, ses supporteurs indéfectibles (se souvenir de la composition sociale du Parti national-socialiste allemand). Les bobos n’exigent nullement le renversement du mode de production impérialiste moderne, seulement d’effrayer le grand capital jusqu’à ce qu’il lui restitue son boulot d’affidé.     

 

            La petite bourgeoisie et la révolution socialiste

             La classe ouvrière doit se tenir aussi loin que possible de l’influence malsaine de la petite bourgeoisie urbaine, fanatisée, agitée et instable qui n’est pas son adversaire principal, nous en convenons, mais n’en constitue pas moins le troufion, le goupillon, la plume et le clavier, le bras de propagande et le bras séculier des grands patrons.

             L’avant-garde de la classe ouvrière consciente doit tenir en respect ce segment de classe dévoyé et l’empêcher d’infiltrer et de noyauter les organisations révolutionnaires de la classe ouvrière comme ce fut le cas en France et au Canada au cours des années 1970–1980, aussi bien que dans la plupart des pays impérialistes modernes qui amorçaient alors leur déclin par un éphémère regain de prospérité avant la grande plongée.

             On se souviendra qu’à cette époque, dans la plupart des pays impérialistes, aussitôt que la crise connut une accalmie et l’économie une légère bonhommie, tous ces orphelins de Kautsky, Bernstein, Trotski, Khrouchtchev, Tito, Gramsci et Mao s’éclipsèrent dans la nature quérir un bon emploi dans les ONG subventionnées, les universités et les CEGEP, les syndicats bureaucratisés, comme conseillers politique de la grande bourgeoise réconciliée, démontrant ainsi une grande ferveur en faveur de l’État bourgeois –l’État bienfaiteur et providentie – temporairement réhabilité, abandonnant la classe ouvrière à ses usines, ses chantiers, ses ateliers, ses mines de misère et à ses emplois précaires.

             Aussitôt bien installés dans leurs nouveaux bureaux, à leur nouveau métier et au volant de leur grosse cylindrée, les petits-bourgeois, pour récompenser leur sponsors firent courir le bruit que la classe ouvrière avait disparue en même temps que leur agitation militante de solidarité. Toutes ces marchandises, ces bateaux, ces paquebots, ces édifices, ces avions, ces autos, cette machinerie sophistiquée, ces produits de qualité, ces vêtements et ces aliments tout cela étaient produit par le capital et des robots et le prolo s’étaient muté en Bobo comme le petit-bourgeois, heureux, content et repu. Dorénavant ce n’était pas l’exploitation des ouvriers qui allaient le tarauder mais la surexploitation de la Terre-mère nourricière. Oubliant pauvre Bobo que ce sont les travailleurs qui manœuvrent ces machines de destruction, qui construisent ces pipelines, ces super tankers, ces avions jumbos pollueurs, ces chantiers, ces usines et ces centrales nucléaires nécessaires et que si l’ouvrier cessait de le faire, cessait de vendre sa force de travail pour valoriser le capital et produire des profits, c’est son avenir à lui le petit-Bobo parasitaire qui serait compromis.

             Et voici nos régiments de Bobos éco-socialistes mobilisés pour dénoncer les ouvriers (qui soi-disant n’existent plus) et les pousser dans le camp de la grande bourgeoisie ; la classe ouvrière étant bien forcée de travailler pour ne pas s’anémier et le grand capital étant bien forcé de faire tourner le capital afin de le valoriser et le faire se multiplier et se reproduire sans discontinuer. La classe ouvrière, elle, sait que ce n’est pas d’entraver la construction d’un pipeline, ou d’un chantier pétrolier hauturier qui fera stopper la dépravation de l’environnement mais de renverser totalement ce mode de production impérialiste décadent.

             Aujourd’hui, que la crise a repris, ces go-gauchistes réclament l’intervention de l’État capitaliste des riches dès qu’un segment ou un autre des salariés se bat pour l’équité et la justice ou qu’il s’oppose physiquement à la police. En 2012 ce sont les étudiants, fils et les filles d’ouvriers qui ont affrontés les flics, aussitôt les petits-bourgeois ont réclamé une commission d’enquête étatique pour désarmer la résistance des enfants des salariés. Aujourd’hui, les bobos réclament une législation de l’État policier pour congédier les femmes voilés, et pour discriminer les salariés sur la base de leurs croyances –religieuses pour le moment, politiques dans quelques temps–. Les bobos appellent l’intervention de l’État pour attaquer les régimes de retraite des salariés trop «gâtés» selon leurs maîtres à pensée les grands bourgeois.

             La petite bourgeoisie est un segment de classe qui parasite l’État capitaliste et lui voue un culte imprescriptible. Quel que soit le problème social comptez sur le Bobo (bourgeois-bohèmes) pour imaginer une pétition, une protestation, une marche au lampion, implorant l’État bourgeois de venir apaiser sa compassion de Bobo éploré, parfois même endeuillé. Plutôt que de se révolter, le Bobo humaniste et idéaliste propose de  pleurer sur les malheurs de l’humanité et d’organiser la charité afin de se défausser.

             Imaginez, au beau milieu de cette crise économique terrible où les salariés sont saqués, matraqués, paupérisés, où les cafés pour mendiants sont achalandés, où les friperies sont dévalisés, où les comptoirs alimentaires ne suffisent plus à la demande, une assemblée de ces Bobos surfaits, issus de la go-gauche universitaire, s’expliquaient mutuellement que le problème de la société de consommation était bien la surconsommation – les pauvres consomment trop et devraient être mis à la diète forcée par l’État policier pensent les Bobos effrontés. Les Bobo seront contentés. C’était justement l’intention de l’État policier il ne demandait qu’une incitation bien articulée.   

             La présente «reprise» de la crise économique systémique (qui en réalité n’a jamais cessé) amène des fragments de la petite bourgeoisie paupérisée à se réactiver – proposant aujourd’hui de recréer une variété de «Parti Communiste Révolutionnaire», de Nouveaux Cahiers du «Socialisme» populiste et néo-fasciste, de nouvelles organisations révisionnistes et divers succédanés de partis «communistes» virtuellement citoyen communautaire et réellement pseudo solidaire, et tutti quanti, tous plus radicaux les uns que les autres (en parole et sur papier exclusivement) – à la mesure de la déception de ces petits bourgeois frustrés, jetés sur le pavé malgré tous les services rendus à leurs maîtres déglingués.

 

            Les fondements économiques du désespoir petit-bourgeois

             Nous l’avons mentionné précédemment, le développement chaotique, inégal et combiné du mode de production capitaliste anarchique et la division internationale du travail impérialiste moderne ont entraîné l’hyper-croissance des secteurs tertiaires d’activité (vente, commerce, marketing, distribution, service, communication, finance, banque, bourse, assurance, éducation, formation, culture, sport, loisir, restauration, hôtellerie, voyage, bureaucratie syndicale, etc.), d’où l’expansion et l’extension importante des emplois pour petits bourgeois accrédités et petits cadres salariés jetables. Cette section de classe prolixe, subjective, idéaliste, narcissique et mystique, aspire à vivre la vie des millionnaires, et à singer, même chichement, même caricaturalement, la vie des gens riches et célèbres qui lui sont inaccessibles sinon à travers la télévision et les spectacles « bling-bling » dont la télé s’évertue à les abreuver.

             Cette multitude de bourgeois-bohèmes (Bobos) trouve intérêt à augmenter les ponctions que l’État effectue sur les revenus des salariés afin de maintenir leurs emplois, et cela même quand elle subit de plein fouet ces hausses de taxes, se trouvant elle-même au-dessus de la pile salariale. Un beau jour, malgré ces taxes et ces impôts exorbitants, la désindustrialisation et la délocalisation industrielle vers les pays émergents combinée à  l’énorme dette souveraine entraînera le gouvernement des riches vers la débâcle économique. Plutôt que de se révolter et de s’enrôler dans l’armée prolétarienne du Parti Ouvrier pour renverser le pouvoir des oligarques, le petit-bourgeois en appellera à la solidarité de l’ouvrier pour qu’il partage sa pauvreté et qu’il signe des pétitions, participe aux défilés des casseroles et chante dans les rues des cités en pleurant sa déchéance «socialisée».

            Encore récemment un cacique, fétiche de ces esbroufeurs et de ces plumitifs, expliquait à ses comparses que l’État pouvait encore emprunter et que le taux d’endettement souverain était affaire de manière de calculer de la part du souverain. Ce parangon keynésien, entiché de J.K. Galbraith, l’économiste des réformistes, ne faisait que proposer de retarder l’échéancier des dettes publiques à rembourser aux banquiers occupés à compter leurs bénéfices anticipés dans l’antichambre de l’Assemblée nationale de la « patrie » en danger. Tous les Bobos collatéraux se sont écrié « Oh miracle ! » leur père bienfaiteur, ex-premier ministre venait de faussement rassurer tous ces paumés désemparés (1).

             Le Parti Ouvrier ne doit jamais s’assujettir ou se laisser travestir et pervertir par ce segment de classe qui, quoi qu’il arrive, cherchera toujours à opter pour le compromis de classe et la réforme du système car le petit-bourgeois croit toujours avoir le choix de sa souffrance même s’il ne l’a pas.

             C’est pour avoir oublié, nié ou renié ces vérités que les différents partis politiques communistes, ancienne manière (khrouchtchévien) ou nouvelle contrefaçon (maoïste) se sont coupés de leur base sociale et ont périclité – noyés sous le trotskysme-intellectualiste, la social-démocratie électoraliste, le titisme autogestionnaire, l’eurocommunisme psychédélique, le réformisme altermondialiste, l’éco-socialisme populiste et l’anarchisme libertaire. Et c’est la raison pour laquelle il faut aujourd’hui construire de nouvelles organisations révolutionnaires de la base ouvrière jusqu’au sommet prolétaire.

             Le petit bourgeois repenti qui voudrait aujourd’hui se liguer en faveur de  l’ouvrier devrait être invité à faire son autocritique sur son passé politique opportuniste, surtout s’il a flirté jadis avec ces apparatchiks, soi-disant communistes, qui sont apparus au printemps de la crise pour disparaître à l’été de la reprise économique éphémère. Alors peut-être que ce Bobo ayant trahi ses intérêts de classe petit-bourgeois aura l’humilité et le dévouement requis pour servir le Parti Ouvriers plutôt que son EGO démesuré.  

                         

(1)    http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/jacques-parizeau-de-la-rhetorique-au-sophisme/

 

 

4 pensées sur “LA PETITE BOURGEOISIE PERVERTIE A TRAHI (2e partie)

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    1 janvier 2014 à 20 08 38 01381
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    Robert Bibeau,

    bonne et heureuse année ! Je tiens à vous saluer cordialement et à vous assurer de mon soutien indéfectible.

    nous partageons peut-être 20 à 25 % de points communs, politiquement ou philosophiquement parlant. Mais, je remarque que vous êtes un personnage droit, un analyste rigoureux et quelqu’un qui ne se dégonfle pas à la première avanie qui se présente.

    il est clair que la petite bourgeoisie tient le rôle de régisseur d’un théâtre qui ne fait plus rire le peuple.

    les bobos n’ont plus la cote en France et s’ils tiennent le haut du pavé dans le Plateau et sur ses pourtours, c’est que Montréal est une ville inféodé au grand capital apatride et une ville qui a assassiné ses classes populaires.

    je préfères le terme populaire à ouvrière. Mais, je ne suis pas un populiste, du reste.

    je partage l’analyse marxiste des rapports de production et de classe avec vous, entièrement. Mais, je ne suis pas léniniste sur le plancher des solutions pratiques.

    toutefois, vous avez raison de dire qu’il faille fédérer les classes populaires (ouvrières, intellectuelles, commerçantes, artistiques, etc.) autour d’un projet qui soit autre chose que de la poudre aux yeux.

    je ne crois pas au Parti ouvrier comme outil fédérateur par excellence. Nous ne sommes plus au XIXe siècle. Mais, les rapports de classes sont demeurés les mêmes, la barbarie a empiré et les classes populaires meurent à petit feu.

    entre un néolibéralisme débridé, un socialisme d’état rigide et dépassé, un anarchisme vague et peu fédérateur, une anarchie dangereusement à craindre … je propose que tous et toutes unissent leur conscience de classe et leur intelligence critique pour que nous puissions mettre en forme une programmatique révolutionnaire.

    une vraie, pas des discussions de salon.

    mais, pour cela, il faudrait que l’intelligence du coeur prévale.

    je vous souhaite cette intelligence du coeur, moi le chrétien libre d’esprit et ouvert au dialogue.

    qu’Il vous garde et vous fortifie, peu importe vos croyances !

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    2 janvier 2014 à 12 12 46 01461
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    Merci cher Patrice.

    Tu as parfaitement identifié ce qui nous sépare – Moi je suis convaincu que 1) La classe ouvrière existe toujours – et je t’invite à élargir ton regard sur la Terre entière et pas seulement en Occident – La Chine et l’Inde et le Bengladesh comptent des millions d’ouvriers mais les USA également même si les médias n’en parle jamais. 2) Que cette classe ouvrière est la seule qui a intérêt et OBLIGATION de faire la révolution. C’est cela ou elle se retrouvera sur un front militaire quelconque en train de sacrifier sa vie pour sauver les milliardaires des États-Unis. Tu sais probablement que le Canada un pays pas particulièrement agressif comparer aux USA compte tout de même 625 000 retraités militaires dont nombre d’estropiés qui coutent 22 milliards par an en taxes et impôts. Et il y a tout de même 70 ans depuis la 2e guerre mondiale – Imagine la prochaine guerre thermonucléaire !!!

    C’est autour des ouvriers radicalisés, déterminés que les autres classes et segments de classe pourront et devront faire l’unité MAIS jamais les ouvriers ne doivent refaire l’erreur de 1945 – laisser aux petits-bourgeois – aux bureaucrates syndicaux, aux intellectuels ripoux la DIRECTION de leurs organisations, de leurs luttes – sinon ils connaitront à nouveau toute la série de trahison et de défaite qu’ils ont connus depuis 70 ans

    Voila mon message et l’histoire prouve que j’ai raison de le répéter sans relâche.

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    7 janvier 2014 à 18 06 56 01561
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    Je suis entièrement d’accord avec Robert même si je n’ai que 33 tours du Soleil d’existence. Je respecte néanmoins Patrice, ton point de vue, car je sais bien qu’on ne passe pas toutes et tous par les mêmes cheminements.

    Je suis par contre d’avis, comme Robert, que le prolétariat a donné sa chance aux soit disant compromis, qu’il a déjà subi plusieurs défaites qui démontrent que ses gains n’étaient que soupape sur la pression, et encore, évoquée d’ailleurs par Léandre Bergeron si je ne m’abuse, ou c’était un autre… Qu’importe.

    La classe ouvrière est partout;
    Elle est au dépanneur du coin,
    Elle est à la station service ESSENCE (pétrolières),
    Elle est chez WALMART, qu’on boude alors que les autres bourgeois* (commerces) leur font compétition et ne rêvent que de cela, une «opportunité» de les remplacer à la BOURSE…

    Elle est chez tous les fabricants à rabai$ du monde qui tapissent vos espaces libres de babioles inutiles que vous devrez tassez pour épousseter cet espace…

    La classe ouvrière est partout dans le système, c’est également elle qui la tient à bout de bras, autant la «classe moyenne» qui donne espoir aux «ratés» de ce système pourri, que ces paumés qui œuvrent en bas de l’échelle, en vendant leur force de travail contre un salaire qui ne leur donne de libârté, qu’une seule fin de semaine, parfois même divisée dans la semaine (1 jour de congé).

    Sans la classe ouvrière, tout autour de vous usiné, machiné, travaillé, ne pourra être que produit par des artisans possédant eux-mêmes leurs propres moyens de production, mais ces derniers pourront «possiblement» faire d’eux de nouveaux bourgeois qui par la cupidité, désireront améliorer leur sort, au détriment de celui de la CLASSE OUVRIÈRE.

    Robert a raison. Nous avons été trahis, autant par nos pseudo «syndicats» qui ne font pas mieux que de faire pareil comme les capitalistes, les fonds de certains SYNDICATS m’en témoignent.

    Il n’y a plus de place pour les compromis, les prolétaires en ont marre. Seulement, il faut justement et précisément faire attention aux «Philippe David» de ce monde qui promettent un changement de saveur, avec la même recette! Ce sont des opportunistes et l’anarchie qu’ils proposent promet la domination néanmoins, de ceux qui en possèdent le plus. Le bal recommence.

    Mes respects quand même Patrice, tu n’es pas mon ennemi.

    *C’est de eux que Robert parle quand il dit ne pas les vouloir dans les rangs des prolétaires.

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