La Révolution d’octobre et les luttes de libération nationale. Le droit du peuple catalan (2e partie)

Bibeau.robert@videotron.ca  Éditeur http://www.les7duquebec.com

La semaine dernière nous avons publié la première partie de cet article que vous pouvez consulter sur:    http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-lutte-de-liberation-nationale-catalane-le-droit-du-peuple-catalan-a-disposer-de-lui-meme/

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Voici la 2e partie de l’article

 L’illustration  catalane.

 

Une crise politique secoue l’Espagne et menace ce pays d’éclatement, un éclatement qui pourrait s’avérer catastrophique aussi bien pour la péninsule ibérique que pour le reste de l’Europe. Le chauvinisme national menace les pays européens hantés par les tentations séparatistes de certaines bourgeoisies régionales non satisfaites du partage des pouvoirs, des responsabilités et surtout des revenus fiscaux établis lors de la création de leur union nationale, particulièrement en ces temps d’austérité où la bourgeoisie locale des provinces riches de l’empire européen se demande pourquoi partager avec les contrées sinistrées par le développement capitaliste inégal.

 

Selon un expert, la stratégie du grand capital européen serait de détruire les grands États multinationaux afin de renforcer le pouvoir de l’État fédéral bruxellois : « Cela fait des années que l’Europe politique poursuit son rêve d’existence et de puissance. Pour rendre réelle l’existence de cet État européen utopique, il faut évidemment éradiquer les États centraux multinationaux. C’est ce qui est consciencieusement fomenté depuis des années avec ce que l’on appelle la construction européenne ». L’auteur poursuit « Pour détruire les États nationaux, on utilise l’euro, l’immigration, le dumping fiscal et social de même que l’élargissement de l’Union. Petit à petit, à force de traités, la souveraineté des pays a été laminée. Parallèlement, il a toujours existé la volonté de la part de l’Europe de favoriser le séparatisme des grandes régions pour casser définitivement les États nations. (…) Celles et ceux qui sont pour la Catalogne indépendante sont pour le fascisme financier le plus abject, car les pays sont construits sur le principe des ententes de transfert (…) Les riches paient pour les pauvres. C’est la base de tout impôt et de tout système redistributif. Ceux qui défendent l’indépendance de la Catalogne sont les idiots utiles du système totalitaire marchand incarné par Bruxelles » (4).

 

Tout ceci n’est que sophisme et l’auteur commet nombre d’erreurs d’analyse (les riches ne paient pas pour les pauvres – même Monsieur Arnault n’y croit pas, et les autres milliardaires rigolent depuis leur paradis fiscal des iles anglo-normandes où les États complices ne sont pas pressés de rendre justice). Toutefois, l’auteur met le doigt sur une contradiction importante qui ébranle l’édifice multinational européen malmené par la tempête économique mondiale, crise que l’auteur néglige de considérer.

 

L’édifice politique européen s’articule à partir des villes, des régions, des États-nations et de la fédération dont les organismes exécutifs siègent à Bruxelles. Tant que l’économie roulait relativement bien – que chacun des niveaux de la chaîne de commandement politique bourgeois pouvait taxer à volonté et s’endetter autant que souhaitez, les factions capitalistes régionales et leurs larbins politiques locaux se satisfaisaient de ces arrangements de gouvernance. Mais la crise économique s’approfondissant de nouveaux arbitrages s’imposent et les factions bourgeoises plus gourmandes, et les petits-bourgeois paupérisés incapables de sanctionner les riches, planqués à l’étranger, crient à l’injustice et s’en prennent aux petits riches (sic). Évidemment, la go-gauche nationaliste et narcissique ne présente pas les choses sous cet angle, son égoïsme lui ferait honte. Elle préfère proclamer le droit du « peuple » catalan à « l’autodétermination et à se libérer » de l’oppression de Madrid. La soi-disant « liberté nationale » se résumant à ne payer de taxes et d’impôts qu’à son État régional fétiche. Le petit-bourgeois, ayant ainsi contribué à délester Barcelone du poids des régions sinistrées, espère que sa part des miettes que le bourgeois catalan laissera tomber de sa table sera plus grande pour lui. Il se leurre le petit-bourgeois catalan en oubliant que son premier oppresseur c’est le grand capitaliste de Barcelone. De plus, la crise économique systémique s’approfondissant, l’austérité viendra le trouver jusque dans son repère de Méditerranée. Incidemment, le petit-bourgeois catalan de la gauche d’avant-garde (sic) s’est-il demandé pourquoi les prolétaires catalans ne participent pas aux parades et aux démonstrations nationalistes des comarques ? C’est que l’ouvrier se rappelle des tueries de 1936-1939 quand il a servi de chair à canon sur le front au moment de la retirada. Il est également intéressant de constater ce que le grand capital fait de l’utopique « démocratie des riches » quand la fumisterie le discrédite. Le prolétariat participant de moins en moins à ces mascarades électorales n’a aucun intérêt à sacrifier sa vie pour sauvegarder cette fumisterie. Que la petite-bourgeoisie, éprise de « démocratie des riches » se sacrifie pour le salut de la patrie si elle en a envie.

 

La nouvelle structure de gouvernance impérialiste.

 

L’État dans son organisation n’est jamais que le reflet de la structuration politique du pouvoir économique. Sous l’Union européenne transnationale, l’État national s’estompe parce que le grand capital mondial, qui domine aussi bien les bourgeoisies supranationales, nationales, régionales, que municipales, veut construire une confédération d’États européens interdépendants, constitués d’un État confédéral, chapeautant des États nationaux interdépendants, rassemblant eux-mêmes des régions au sein de chaque nation fédérative (catalan, aragonais, basque, breton, corse, sicilien, napolitain, lombard, flamand, wallon, anglais, écossais, gallois, etc.). Ce projet politique confédéral est mis de l’avant par les laquais politiques au service des patrons du grand capital mondialisé dans sa concurrence contre les autres alliances impérialistes. À capital mondialisé doit correspondre l’État capitaliste intégré et globalisé.

 

Effectivement, au niveau confédéral – ou supra national – les particularismes nationaux sont une entrave à l’unification, à charge pour les marionnettes politiques nationales d’en prendre charge et de les niveler ou de les évacuer vers le niveau régional où les bourgeoisies régionales se satisferont des miettes qui leur restent. Et voici que la « bourgeoisie nationaliste catalane » plastronne afin d’obtenir une plus grande part de la tarte fiscale. Sous prétexte que Che Guevara et Lénine ont appelé à la pseudo « autodétermination » des bourgeoisies nationalistes chauvines, le prolétariat catalan, de multiples origines, devrait se liguer pour obtenir le privilège de payer plus de taxes à Barcelone qu’à Madrid ? Jusqu’à reprendre la guerre civile au cri de « Viva la muerte » en l’honneur du « présidente » Puigdemont planqué à Bruxelles. Les prolétaires madrilènes devraient eux se mobiliser pour que ce soit les capitalistes madrilènes et le « présidente » Rajoy qui obtiennent l’avantage fiscal ?

 

L’opportunisme de la bourgeoisie catalane.

 

En octobre 2017, profitant de la conjoncture politique favorable, engendrer par la conjoncture économique défavorable, la faction catalane du grand capital espagnol, après celle de l’Écosse, mais avant celle de Flandre, du Pays basque et du Piedmont italien, appela la populace locale à entonner l’hymne Els Segadors  bien connu des nationalistes républicains chauvins qui ont fait tant de mal aux prolétaires chair à canon dans l’Espagne des tranchées, des blindés, de la guerre civile et du génocide. Ils espéraient ainsi, après avoir brocardé Madrid, renégocier le pacte de partage de la cagnotte fiscale en prenant des airs de « libérateurs » ces fraudeurs voraces, tout aussi pugnaces que ceux d’en face. Massivement, le prolétariat catalan conscient refusa de participer à cette mascarade référendaire, signifiant ainsi que cette fois il ne verserait pas son sang pour les courtisans du capital.

 

La question est tranchée, les luttes nationalistes chauvines n’apportent que la haine, la mort, le désespoir dans les foyers ouvriers divisés, mais jamais le travail, la prospérité, ni la liberté de classe aussi loin que le regard puisse porter au-delà des frontières du ghetto national. La classe ouvrière n’a pas de patrie et la Terre est son univers de survie. À bas le nationalisme chauvin, vive l’internationalisme prolétarien.

ANNEXE

 

LA PREMIÈRE PARTIE DE CET ARTICLE EST DISPONIBLE SUR LE WEBMAGAZINE:   http://www.les7duquebec.com/7-au-front/la-lutte-de-liberation-nationale-catalane-le-droit-du-peuple-catalan-a-disposer-de-lui-meme/

NOTES

 

 

  1. Bruno Guigue (2017). L’étincelle d’octobre II. https://www.legrandsoir.info/1917-2017-ii-l-etincelle-d-octobre.html
  2. Samir Amin (2017). « Révolution d’octobre et mouvements de libération nationale » https://vimeo.com/239809567?from=outro-embed
  3. Robert Bibeau (2017). Question nationale et révolution prolétarienne sous l’impérialisme moderne. L’Harmattan. https://www.amazon.ca/Question-nationale-r%C3%A9volution-prol%C3%A9tarienne-limp%C3%A9rialis/dp/2343114749/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1496234995&sr=8-1&keywords=Robert+Bibeau
  4. https://www.legrandsoir.info/1917-2017-ii-l-etincelle-d-octobre.html

 

 

8 pensées sur “La Révolution d’octobre et les luttes de libération nationale. Le droit du peuple catalan (2e partie)

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    8 novembre 2017 à 12 12 45 114511
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    La Catalogne, avec un PIB d’environ 240 milliards d’€uros (pour 7,5 millions d’habitants), dépasse le Portugal (170 milliards d’€uros pour 10,3 millions d’habitants) ou la Grèce (162 milliards d’€uros pour 10,7 millions d’habitants). Le PIB catalan représente 19% du PIB espagnol. En termes de PIB par habitant, la Catalogne dépasse le reste de l’Espagne, avec 26 900 €uros par an contre 23 000 (mais le PIB/habitant est plus élevé à Madrid). On comprend que la petite bourgeoisie de catalogne menacée comme bien d’ autres en Europe de prolétarisation se révolte en se réfugiant dans le populisme et le protectionnisme comme le sieur Trump.

    Bravo pour ton article courageux Robert GB

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      8 novembre 2017 à 17 05 29 112911
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      @ GB

      En effet GB tu as raison

      Ce nationalisme chauvin visant à mettre la classe ouvrière au service et à la remorque de la petite bourgeoisie se résume au-delà du délire patriotique réactionnaire à une affaire de gros sous.

      Une bande de bourgeois désirant garder une plus grand portion des taxes et des impots pour son profit.

      L’ouvrier continuera de payer pour tout ce brouhaha et en pire car la crise ne s’arrêtera pas aux portes de la Catalogne.

      Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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    9 novembre 2017 à 5 05 07 110711
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    Il est clair que la catalogne, comme l’Espagne il y a plus de 80 ans, s’était essayé à autre chose !

    Grâce à Gaston Leval, par exemple, nous sommes capables d’en faire une analyse poussée, extraire le meilleur et analyser les échecs.

    Révolution sociale : Analyse sur les collectifs dans l’Espagne révolutionnaire et anarchiste des années 1930 (Gaston Leval) https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/09/20/de-chacun-selon-ses-forces/

    Et dans le même temps, d’expliquer que la grève générale, illimitée et expropriatrice à laquelle on appelle, se fera dans l’idée d’Élisée Reclus ; Résistance politique : Ville-campagne se connecter – À mon frère le paysan

    «Est-il vrai», m’as-tu demandé, «est-il vrai que tes camarades, les ouvriers des villes, pensent à me prendre la terre, cette douce terre que j’aime et qui me donne des épis, bien avarement, il est vrai, mais qui me les donne pourtant ? elle a nourri mon père et le père de mon père ; et mes enfants y trouveront peut-être un peu de pain. Est-il vrai que tu veux me prendre la terre, me chasser de ma cabane et de mon jardinet ? Mon arpent ne sera-t-il plus à moi ?»

    Non, mon frère, ce n’est pas vrai. Puisque tu aimes le sol et que tu le cultives, c’est bien à toi qu’appartiennent les moissons. C’est toi qui fais naître le pain, nul n’a le droit d’en manger avant toi, avant ta femme qui s’est associée à ton sort, avant l’enfant qui est né de votre union. Garde tes sillons en toute tranquillité, garde ta bêche et ta charrue pour retourner la terre durcie, garde la semence pour féconder le sol. rien n’est plus sacré que ton labeur, et mille fois maudit celui qui voudrait t’enlever le sol devenu nourricier par tes efforts ! Le lien vers le texte intégral est dans le billet que je me suis permise de mettre plus haut.

    Il faut, à mon sens, trouver le meilleur moyen d’expliquer aux agriculteurs, viticulteurs… qui bien souvent ne sont même plus propriétaire de leur terre, mais la banque, le Crédit Agricole (qui par ailleurs, financent la colonisation elle, aussi bien à Standing-Rock que dans les territoires occupés de Palestine) que l’on peut supprimer cet intermédiaire en procédant (la encore ce n’est qu’un exemple et en analysant les raisons des échecs) comme dans la ville de Germinal de la Sierra, village anarchiste, appelé aussi Colonne Kropotkine sous la Révolution sociale espagnole.

    Sur les banques françaises et les gros assureurs qui financent la colonisation ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/03/29/ces-banques-francaises-qui-financent-la-colonisation/

    Parce que beaucoup ne le savent même pas (ou feignent, ou ne veulent pas savoir).

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      9 novembre 2017 à 10 10 15 111511
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      @ JBL

      C’est bien de se souvenir de cette littérature, de cette romance d’une autre époque d’un temps ou l’Espagne sortait difficilement de son passé aristocratique absolutiste féodal qui fut si grandiose pour sa noblesse cléricale et de robe … mais qui n’existe plus mon amie.

      L’aristocratie est devenu capital impalpable voguant sur des impulsions – des ondes d’un satellite à un autre du Mexique à Barcelone en passant par les Ils Caimans – ce sont les vouvelles caravelles invisibles. Mosanto est maintenant propriétaire de la terre sans que l’agriculteur GENTLEMEAN FARMER soi-disant tenancier de milliers d’hectares ne le sache – lui qui a emprunté ses millions d’euros pour faire tourner son roulant à la Banca de Madrid dont il ignore qu’elle est inféodée à quelques multinationales de l’agro-alimentaire planétaire dont des producteurs d’engrais de pesticide et d’insecticide qui tuent les métayers et les ouvriers agricoles immigrés du pourtour de la Méditerranée. L’immense usines de traitement laitiers propriété de capitaux virtuel italien transformeront ce matin les millions de litres livrés par les quelques propriétaire milliardaires latifundiaires et la aussi des milliers d »ouvriers industriels agricoles et des usines seront de corvé pour transformer ce capital « laitier » en profit étranger

      Le paysan labourant la terre et sa charrue tirée par un âne dis-tu ?? Il sont au musé empaillés.

      Bienvenue en 2017 l’année du centenaire de l’impérialisme mondialisé, internationalisé, globalisé déclinant et se préparant à une guerre nucléaire qu’heureusement le paysan de ces temps révolus ne verra jamais.

      Écrit à Montréal Canada, à l’adresse d’une lectrice française de Paris, à propos d’un référendum catalan – Barcelone – aux répercussion européenne bruxelloise.

      Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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    9 novembre 2017 à 13 01 30 113011
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    Salut Robert,

    Tu dis : « le petit-bourgeois catalan de la gauche d’avant-garde (sic) s’est-il demandé pourquoi les prolétaires catalans ne participent pas aux parades et aux démonstrations nationalistes »

    Si c’est vrai, que le prolétariat ne participe pas ; alors, c’est qu’ ils sont vachement nombreux, les petit-bourgeois catalans :

    http://lvsl.fr/wp-content/uploads/2017/10/Diada-Ara.jpg

    Amicalement,
    do
    http://mai68.org/spip2

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      9 novembre 2017 à 14 02 11 111111
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      @ DO

      Ta conclusion est tout à fait pertinente DO

      En effet, sous le mode de production capitaliste en phase ultime impérialiste, les forces productives, les moyens de production étant de plus en plus sophistiqués – performants – robotisés – mécanisés – atteignent de très haut taux de PRODUCTIVITÉ ce qui implique – trop de gauchistes l’oublient – que la valeur sociale relative de la marchandise « force social de travail = main-d’oeuvre salariée spécialisée » augmente – devient socialement plus coûteuse (il n’y a pas que le salaire direct à calculer ici mais les coûts sociaux de reproduction indirects)

      Tout ceci a une incidence immense sur la composition de classe de la société. La portion petite-bourgeoise de la communauté sociale – dont c’est la mission essentielle de gérer, administrer, et fournir tous les services gouvernementaux et sociaux à toutes les classes de la société – a tendance à augmenter démesurément = plus le pays est un pays capitaliste avancé – développé industriellement et commercialement = plus la couche petite-bourgeois est importante en nombre et politiquement et comme facteur de consommation.

      C’est exactement la raison pour laquelle cette couche petite-bourgeoise (que la go-gauche appelle comme les intellectuels bourgeois = classe moyenne (sic)) surdimensionnée est une des premières à subir les effets de la crise économique systémique d »où sa réaction extrêmement vive face à la crise et ses élucubrations pour résister à sa paupérisation, sa prolétarisation exigeant comme des enfants frustrés que papa État providence ne les lâche pas au milieu de la traversée. Ils vont tout faire pour ne pas tomber dans la déchéance pourtant inévitable ils vont ressortir les vieilles rengaines nationalistes chauvines – fascistes – populistes – gauchistes et toutes autres sauf SAUF la révolution et détruire la source même de leur exploitation – paupérisation – LE MODE DE PRODUCTION DÉFAILLANT – OBSOLÈTE.

      En tant que prolétaire révolutionnaire je prends un soin méticuleux à démasquer – écarter – toute cette petite-bourgeoisie hystérique (nombreuse en effet – mais de moins en moins au fur et à mesure du développement de la crise) afin que les ouvriers ne se fassent pas manipuler et transformer en chair à canon comme lors des deux guerres mondiales précédentes, y compris la guerre nationaliste d’Espagne.

      robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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