La « tournure d’esprit », un outil du raisonnement!!!

.

ANDRÉ LEFEBVRE:

Ce que nous avons lu du Timée de Platon, pour l’instant, n’est que la relation d’une histoire d’un ami du grand-père de Critias, Solon. Il est très compréhensible que cette histoire ait pu obnubiler ceux qui ont lu le Timée de Platon au cour des âges. Une autre partie de cette histoire se trouve dans le Critias, autre dialogue de Platon que nous verrons plus tard.

Par contre, le merveilleux du Timée de Platon n’est pas exclusivement ce récit; c’est beaucoup plus la qualité intellectuelle démontrée par les personnages. Lorsque Timée prend la parole comme elle lui est offerte par Socrate, Il enchaîne en disant;

« Quant à cela, Socrate, tu as raison : tous les hommes qui ont quelque grain de sagesse, ne manquent jamais au début de toute entreprise petite ou grande, d’implorer une divinité. Pour nous, qui allons discourir sur l’univers, dire comment il est né, ou s’il n’a pas eu de naissance, nous sommes tenus, à moins d’avoir entièrement perdu le sens, d’appeler à notre aide les dieux et les déesses et de les prier que tous nos propos soient avant tout à leur gré, puis, en ce qui nous concerne, logiquement déduits. Que telle soit donc notre invocation, en ce qui regarde les dieux ; quant à nous, invoquons-les pour que vous me compreniez facilement et que je vous expose très clairement ma pensée sur le sujet qui nous occupe. »

Suivra la présentation de l’opinion de Timée sur l’origine ou l’éternité  de l’univers, la matière, les quatre éléments, l’existence de l’âme, de l’esprit et…l’origine du temps. En lisant le texte, on se rend compte qu’il est probablement teinté  des opinions du traducteur puisqu’il fait dire à Timée : « Dieu a fait ceci ou cela » quand Timée est polythéiste. On peut alors penser que la traduction ne parvient pas complètement à nous révéler les nuances exactes de l’esprit grec de cette époque. Par contre, on sait que dans l’antiquité, les dieux avaient eux-mêmes une « origine »; ils avaient été créés, même s’ils étaient considérés immortels par la suite (En réalité Timée dit qu’ils sont également mortels mais vivent plus longtemps que les hommes). C’est certainement pourquoi Timée parle de Dieu qui représente « l’origine des dieux ». La notion que les dieux furent créés, se retrouve aussi chez les Égyptiens tout autant que chez la première civilisation de l’histoire : les Sumériens. D’une certaine façon, le polythéisme est originaire du monothéisme. Ce qui soulève une question historique que nous n’aborderons pas ici; mais ceux qui ont lu mes écrits sur Sumer et L’Égypte se rendront compte que nous y ricocherons comme une pierre plate lancée sur l’eau.

Une chose est certaine, les intellectuels de l’ancienne Grèce n’ont rien à envier aux intellectuels d’aujourd’hui. La question pourrait facilement se poser dans le sens contraire.

J’en profite pour dire, à ce sujet, que la perte de l’enseignement du Grec et du Latin nous a dépossédé de l’apprentissage à cette « tournure d’esprit grec » qui est à la base de notre culture occidentale. « Comment cette culture pourra-t-elle survivre dorénavant? » est une question plus que valable. Pour imager la question, considérons que la base et l’origine du système sanguin est le cœur. Qu’arrive-t-il au système sanguin si nous éliminons le cœur?

Mais je me laisse emporter. Revenons au Timée de Platon.

La présentation de l’opinion de Timée ne peut pas et ne doit pas être lue rapidement. Personnellement j’ai dû, très souvent, relire plusieurs phrases pour comprendre avec exactitude, la notion qu’elles signifiaient. La raison est que nous lisons une traduction; et il est impossible de rendre à la perfection les nuances de pensée présentées dans une langue, par sa traduction, puisque la structure des langues est différente. C’est-à-dire que la structure de penser n’est pas identique.

Ce qui ne me dévalorise pas à mes yeux puisque je n’ai qu’un seul neurone et que je considère m’en tirer, quand même, pas trop mal. De toute façon, qu’y puis-je, franchement? Je ne reprendrai, du début de sa présentation, qu’une seule donnée de Timée sur le temps :

« En effet les jours, les nuits, les mois, les années n’existaient pas avant la naissance du ciel (le temps n’existe pas avant l’espace), et c’est en construisant le ciel qu’il imagina de leur donner naissance ; ils sont tous des parties du temps, et le passé et le futur sont des espèces engendrées du temps que, dans notre ignorance, nous transportons mal à propos à la substance éternelle. Nous disons d’elle qu’elle était, qu’elle est, qu’elle sera, alors « qu’elle est » est le seul terme qui lui convienne véritablement, et que elle était et elle sera sont des expressions propres à la génération qui s’avance dans le temps ; car ce sont là des mouvements. Mais ce qui est toujours identique et immuable ne saurait devenir ni plus vieux, ni plus jeune avec le temps, ni être jamais devenu, ni devenir actuellement, ni devenir plus tard, ni en général subir aucun des accidents que la génération a attachés aux choses qui se meuvent dans l’ordre des sens et qui sont des formes du temps qui imite l’éternité et progresse en cercle suivant le nombre. 

Quoi qu’il en soit, le temps est né avec le ciel, afin que, nés ensemble, ils soient aussi dissous ensemble (Univers ayant une fin temporelle), s’ils ne doivent jamais être dissous (univers éternel), et il a été fait sur le modèle de la nature éternelle, afin de lui ressembler dans toute la mesure possible. Car le modèle est existant durant toute l’éternité, tandis que le ciel a été, est et sera continuellement pendant toute la durée du temps.» 

Voyons maintenant son opinion sur les dieux :

 A la naissance du temps, le monde se trouvait déjà construit à la ressemblance du modèle ; mais il ne contenait pas encore tous les animaux qui sont nés en lui ; il lui manquait encore ce trait de ressemblance. C’est pourquoi Dieu acheva ce qui restait, en le façonnant sur la nature du modèle. Aussi, toutes les formes que l’intelligence aperçoit dans l’animal qui existe réellement, quels qu’en soient la nature et le nombre, le dieu jugea que ce monde devait les recevoir, les mêmes et en même nombre. Or il y en a quatre : la première est la race céleste des dieux, la deuxième, la race ailée qui circule dans les airs, la troisième, l’espèce aquatique, la quatrième, celle qui marche sur la terre ferme (Dieu n’a donc pas créé les humains (homo sapiens)). Il composa l’espèce divine presque tout entière de feu, afin qu’elle fût aussi brillante et aussi belle à voir que possible (pensons à la description de Dieu, dans la Bible, par Ezéchiel), et, la modelant sur l’univers, il la fit parfaitement ronde, et la plaça dans l’intelligence du Meilleur, pour qu’elle le suivît dans sa marche. Il la distribua dans toute l’étendue du ciel, afin qu’elle en fût véritablement l’ornement par la variété répandue partout. A chacun de ces dieux il assigna deux mouvements, dont l’un se produit uniformément à la même place (rotation), parce que le dieu a toujours les mêmes pensées sur les mêmes objets, et dont l’autre est un mouvement en avant (orbite. On se rend compte qu’ici Timée parle des planètes-dieux. Mais cette notion de planète-dieu n’est compréhensible que si les « anciens » ont vu des dieux descendre du ciel dans des « objets ronds » qui volaient à basse altitude comme le mentionne Ézéchiel. Ces « objets ronds » ne pouvaient être autre chose que les autres « objets ronds » (planètes) observées loin dans le ciel), parce qu’il est dominé par la révolution du Même et du Semblable. Quant aux cinq autres mouvements, ils furent complètement refusés à ces dieux, afin que chacun d’eux acquît toute la perfection dont il est capable. C’est pour cette raison que naquirent les astres qui n’errent pas, animaux divins et éternels qui tournent toujours uniformément à la même place (orbite). Quant à ceux qui errent et sont soumis à des conversions (météorites, comètes etc.), ils ont été faits comme nous l’avons exposé précédemment. Pour la terre, notre nourrice, enroulée autour de l’axe qui traverse tout l’univers, Dieu la disposa pour être la gardienne et l’ouvrière de la nuit et du jour, la première et la plus ancienne des divinités qui sont nées à l’intérieur du ciel (La Terre, originellement la planète d’eau Tiamat, est la plus ancienne planète. C’est l’opinion des Sumériens que l’on retrouve ici, chez Timée l’Astronome). Mais les choeurs de danse de ces dieux, leurs juxtapositions, leurs retours ou leurs avances dans leurs orbites, lesquels, dans les conjonctions, se rencontrent, et lesquels sont en opposition, derrière lesquels et en quel temps ils se dépassent les uns les autres et se cachent à nos yeux pour réapparaître ensuite et envoyer aux hommes incapables de raisonner des craintes et des signes de ce qui doit arriver par la suite, exposer tout cela sans en faire voir des modèles imités, ce serait prendre une peine inutile. En voilà assez sur ce sujet ; mettons fin ici à notre exposé sur la nature des dieux visibles et engendrés.

Cette notion des dieux, selon Timée et les Grecs anciens, n’est pas une création intellectuelle  de Timée, on le conçoit aisément.   Elle tire son origine d’ailleurs, dans l’histoire qui a précédé celle des Grecs. Et comme la contestation de l’existence des dieux proférée par Thales de Milet précède cette présentation de Timée de plusieurs années, l’origine de la notion se situe plus loin dans le temps.  J’ai souligné les phrases, plus haut, qui rattachent cette notion à celle des sumériens qui précèdent les grecs d’au moins 2,500 ans et voici que Timée en ajoute la preuve :

« Quant aux autres divinités, exposer et connaître leur génération est une tâche au-dessus de nos forces : il faut s’en rapporter à ceux qui en ont parlé avant nous. Ils prétendaient descendre des dieux ; aussi devaient-ils connaître leurs ancêtres. Il est donc impossible de refuser créance à des fils de dieux (les Nephilim de la Bible) , quoique leurs affirmations ne se fondent pas sur des raisons vraisemblables ni certaines. Mais, comme c’est l’histoire de leurs familles qu’ils prétendent rapporter, il faut se conformer à l’usage et les croire (C’est donc, selon Timée, les Néphilim qui rapportent l’histoire qui suivra). Admettons donc sur leur parole et disons que la génération de ces dieux fut celle-ci. De la Terre et du Ciel naquirent l’Océan et Téthys, de ceux-ci Phorkys, Cronos, Rhéa et tous ceux qui vont avec eux ; de Cronos et de Rhéa, Zeus, Héra et tous leurs frères et soeurs dont nous savons les noms, et de ceux-ci encore d’autres rejetons. Or, lorsque tous ces dieux, ceux qui circulent sous nos yeux et ceux qui ne se montrent que quand ils le veulent bien, eurent reçu l’existence, l’auteur de cet univers leur tint ce discours

Dieux de dieux, les ouvrages dont je suis le créateur et le père, parce qu’ils ont été engendrés par moi, sont indissolubles sans mon consentement. Il est vrai que ce qui a été lié peut toujours être délié ; mais il n’y a qu’un méchant qui puisse consentir à dissoudre ce qui a été bien ajusté et qui est en bon état. Par conséquent, puisque vous avez été engendrés, vous n’êtes pas immortels et vous n’êtes pas absolument indissolubles. Néanmoins vous ne serez pas dissous et vous n’aurez point part à la mort, parce que ma volonté est pour vous un lien plus fort et plus puissant que ceux dont vous avez été liés au moment de votre naissance. Maintenant, écoutez ce que j’ai à vous dire et à vous montrer. Il reste encore à naître trois races mortelles. Si elles ne naissent pas, le ciel sera inachevé, car il ne contiendra pas en lui toutes les espèces d’animaux, et il faut qu’il les contienne pour être suffisamment parfait. Si je leur donnais moi-même la naissance et la vie, elles seraient égales aux dieux (Pensez au Seigneur qui ne veut pas que l’homme devienne « comme l’un de nous » dans la Bible). Afin donc qu’elles soient mortelles et que cet univers soit réellement complet, appliquez-vous, selon votre nature, à former ces animaux, en imitant l’action de ma puissance lors de votre naissance (Ce sont donc les Dieux et non Dieu qui créèrent « trois races d’homo sapiens à partir d’animaux ». C’est ce qu’affirment les Sumériens 2,500 ans avant Timée, sans spécifier: « trois races ». Cette durée « avant Timée » est à peu près la même que celle « d’après Timée » jusqu’à nous; soit 2,500 ans). Et comme il convient qu’il y ait en eux quelque chose qui porte le même nom que les immortels, quelque chose qu’on appelle divin et qui commande à ceux d‘entre eux qui sont disposés à suivre toujours la justice et vous-mêmes, je vous en donnerai moi-même la semence et le principe. Pour le reste, c’est à vous de fabriquer, en tissant ensemble le mortel et l’immortel, des animaux auxquels vous donnerez la naissance, que vous ferez croître en leur donnant de la nourriture et que vous recevrez de nouveau, quand ils mourront. »

Il est évident que ceci est l’interprétation grecque de l’histoire de la création des hommes par les dieux sumériens; principalement du dieu Enki (dont l’emblème est le serpent) qui « fabriqua » une main-d’œuvre avec un « animal » à qui il donna une essence divine, pour s’acquitter du labeur des dieux qui en avaient assez de travailler dur. Timée parle ensuite des « lois de la destinée » qui est une notion typiquement sumérienne. Par la suite il élabore la notion de la supériorité de l’homme sur la  femme, qui, encore une fois, tient son origine tout de suite après la disparition des sumériens, à l’arrivée du culte de Marduk qui fit disparaître l’importance des déesses.

Timée dans sa présentation s’applique à expliquer tout ce qui existe dans l’univers. C’est tellement complet, précis et bien enchaîné que cela demande énormément de « focus » pour parvenir à comprendre, au fur et à mesure de la lecture. C’est un travail intellectuel formidable de la part de Timée. Alors, que penser du travail intellectuel de Platon qui aurait « imaginé » le scénario, selon certains, pour passer ses propres idées sur la « citée parfaite » au lieu de  » son opinion sur la ou les divinités » ?

Finalement, dans le Timée, nous n’avons pas « d’argumentations » de la part de Socrate comme dans plusieurs des autres dialogues. Il est donc plus que probable que Platon a présenté ses propres idées dans l’énoncé qu’il attribue à Timée. Nous avons donc là, la pensée la plus profonde et la plus moderne de son époque.

Nous poursuivrons avec un autre dialogue de Platon qui, malheureusement,  n’a pas été terminé. Je parle du Critias. La raison pour laquelle j’ai choisi ces deux dialogues, le Timée et le Critias, est qu’ils semblent  risquer de disparaître  simplement parce que les « autorités » ne sont pas tellement en accord avec leur contenu. Principalement à cause de l’Atlantide qu’elles considèrent comme un récit imaginaire et inutile. Évidemment je ne me permettrai pas, pour l’instant, d’en profiter pour accuser la volonté des autorités à vouloir faire le « nivellement par le bas ». Mais heureusement que j’ai terminé mon article d’aujourd’hui, car je ne garantirais pas que j’y résisterais si elle durait encore dix minutes.

Par contre, essayez de visualiser ce qu’il en resterait,  si jamais, le simple citoyen décidait d’éliminer tout ce qu’ils pourraient considérer, comme imaginaire et inutile, des paroles des autorités. Si l’une de ces décisions est inéquitable pour l’un, elle devrait l’être tout autant pour l’autre. D’autant plus qu’il est ici question du respect envers l’histoire de la pensée humaine.

À suivre

André Lefebvre

 

avatar

Andre lefebvre

Mon premier livre "L'histoire de ma nation" est publier chez: http://fondationlitterairefleurdelyslibrairie.wordpress.com/ André Lefebvre

7 pensées sur “La « tournure d’esprit », un outil du raisonnement!!!

  • avatar
    4 juin 2013 à 10 10 10 06106
    Permalink

    Bjr André, tjr un plaisir de lire tes textes.
    J’en suis a la 4e lecture de celui-ci, tout n’est pas clair pour moi et j’aurat a le relire encore après avoir obtenu quelques précisions.

    Ici : « En effet les jours, les nuits, les mois, les années n’existaient pas avant la naissance du ciel (le temps n’existe pas avant l’espace),  »

    Comment affirmer, hors de tout doutes, que le mot ‘ciel’ fait référence a l’espace plutôt qu’a la matière contenu dans l’espace ?

    Ici: « De la Terre et du Ciel naquirent l’Océan et Téthys… » (de la matière et des éléments ? , du nucléaire et de l’électromagnétisme. de la gravité ??? )

    Je crois que terre et ciel font ici référence a des concepts différents de ceux que nous leurs accordons de même que d’autres termes utilisés dans ce texte.

    Ici : ‘ Il reste encore à naître trois races mortelles. …’ , cromagnon, néhandertal. homo-sapiens ? ou autre chose ??? Race= quoi, ici ?

    Intéressant, mes pas tjr clair !

    Répondre
  • avatar
    4 juin 2013 à 19 07 39 06396
    Permalink

    La cosmologie moderne a un grande part d’imaginaire concernant son contenue, 23% de matière sombre, 73% d’énergie sombre et seulement 4% pour ce qui est relativement connue par la science moderne. De quoi est faite cette matière sombre? Quelle sont les propriétés de l’énergie sombre? Nous avons là de quoi peupler notre imaginaire. Donc la lecture du Timée de Platon a encore sa place dans notre éducation moderne par la forme du discours et ses structures. Une façon de penser qui vaut son pesant d’or si je peux m’exprimer ainsi.

    Répondre
  • avatar
    4 juin 2013 à 20 08 33 06336
    Permalink

    Peephole:
    Si on s’en tient à ce seul texte, on peut l’interpréter de plusieurs façons; mais si tu as lu auparavant des textes antérieurs aux Grecs, par exemple: l’ENUMA ELISH des Assyriens qui origine des Sumériens, tu découvres que les planètes sont des dieux. Mais ces dieux sont également des êtres anthropomorphes qui boivent, dorment, mangent et copules. Et, de plus, ils viennent du ciel.

    Comment imaginer un être anthropomorphe qui soit également une planète que l’on voit dans le ciel. Pour relier les deux données, il faut que d’un objet rond, comme les planètes, descende du ciel et que des dieux anthropomorphes sortent des objets ronds en question. Et c’est ce « détail » que fournit le récit d’Ézéchiel dans la Bible.

    « Avant la naissance du ciel » peut évidemment signifier : « Avant la naissance des planètes » du Soleil et de la Lune (qui marquent le temps); mais le texte dit bien que ces planètes sont les dieux et ne dit pas que ces « dieux » ont produit le temps et l’espace. Je conçois qu’il est difficile d’accepter que les grecs savaient que le temps n’existe pas avant l’espace; mais les sumériens savaient que l’espace et le temps n’existaient pas avant le « mouvement » et c’est finalement eux qui affirmaient que « Tout n’est que mouvement ». Connaissance qui fut récupérée par certaines anciennes civilisations.

    Pour que l’océan et Thétis naissent du ciel, il faut que ce ciel soit autre chose que des planètes.

    Pour les trois races, je…

    Répondre
  • avatar
    4 juin 2013 à 20 08 50 06506
    Permalink

    À Robert Huet:

    Tu as parfaitement raison; d’ailleurs les scientifiques ne s’en privent pas car:
    1) La matière noire (23% de l’univers) n’a jamais été aperçue et n’interagit pas avec la matière ordinaire. Ce qui la rend « imperceptible ». Donc: « Imaginaire ».
    2) L’énergie sombre est une énergie non perçue, elle non plus, qui accélère l’expansion universelle qui, selon la science, devrait « décélérer » à cause de la gravitation.

    Remarque que cette décélération est « déduite » en prenant pour base la loi de Newton où les « masses » s’attirent « à l’infini ». Cette « attirance » n’existe pas réellement, elle n’est qu’une conséquence de déformations de la géométrie de l’espace (Einstein); mais la science tient mordicus à Newton sinon …tout s’écroule. Donc cette « énergie sombre » n’existe que dans l’esprit des scientifiques qui se basent sur Newton. Aussi longtemps que les scientifiques n’admettront pas que les masses ne s’attirent pas, ils tourneront en rond et continueront de chercher des « gravitons, des bosons de Higgs etc.

    On ne sait même pas ce qu’est réellement la « masse », sauf qu’Einstein nous explique que c’est une « énergie » et non une « quantité de matière ». Si la « masse » est une énergie, elle « fait » quelque chose; et ce qu’elle fait est qu’elle « déforme la géométrie de l’espace là où elle se retrouve ». Elle ne déforme pas tout l’univers puisque la majorité de celui-ci est… »PLAT ».

    La seule façon de concilier toutes les données…

    Répondre
  • avatar
    4 juin 2013 à 20 08 52 06526
    Permalink

    La seule façon de concilier toutes les données de la science est de comprendre que TOUT N’EST QUE MOUVEMENT.

    La question devient: comment les Sumériens pouvaient-ils savoir?
    🙂

    André Lefebvre

    Répondre
  • avatar
    4 juin 2013 à 21 09 10 06106
    Permalink

    À Peephole

    Au sujet des races nous savons que nous débutons par l’homo habilis. Il y eu ensuite les 1) Néandertaliens suivit des 2) Cromagnons et 3) l’homme moderne. Cela fait trois races.

    Le dieu sumérien Enki prit un « animal » terrestre (habilis?) lui insuffla l’essence divine » (intelligence) et, à certains de ceux-ci, leur fournit un « enseignement » qui les rendit supérieurs aux premiers.

    C’est également l’histoire de la création dans la Bible: Dieu fit un homme avec de la « poussière terrestre », le plaça au paradis où le « serpent » (Enki) lui donna la connaissance pour en faire une être civilisé (Adam suivit de Caïn). Une troisième « race » fut produite avec la lignée de Seth.

    Tout cela est la « même histoire » de l’humanité avec certaines nuances qui fournissent des « détails » additionnels.

    Quant à dire que les dieux furent le produit de l’imaginaire effrayée des primitifs, j’ai connu des « sauvages » et même des Pigmés; et aucun d’eux ne devenait « fou de peur » lors d’un orage avec des éclairs. Ils n’avaient pas peur du tout et attendaient patiemment que l’orage soit terminée pour aller à la chasse. En fait, ils avaient beaucoup moins peur de l’orage et des éclairs que … moi. Donc ça me surprendrait beaucoup qu’ils aient imaginé le dieu Zeus à cause de la peur des éclairs.
    🙂

    André Lefebvre

    Répondre
  • avatar
    4 juin 2013 à 21 09 21 06216
    Permalink

    Pour « Océan et Téthis », les Grecs reprenaient, encore une fois, un enseignement déjà séculaire que l’ont retrouve chez les Égyptiens où « Océan » est l’océan primordial qui est le « Chaos » où nait Téthis qui est une planète d’eau (chez les sumériens).

    Les Grecs en font la fille d’Ouranos ce qui ne concorde pas avec les données antérieures aux Grecs. Il semble avoir eu une « correction de leur part pour quelque chose qu’ils ne comprenaient pas.

    Mais les Égyptiens savaient très bien que notre système solaire était né d’un « nuage primordial » où régnait le chaos total que nous appelons le « nuage de poussière primordial). Cette notion de « Chaos primordial » est très claire chez les Égyptiens et les Sumériens, 2,000 ans avant les Grecs.

    André Lefebvre

    André Lefebvre.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *