Un peu d’amour pour les handicapés?

CAROLLE ANNE DESSUREAULT :

La plupart du temps, on passe à côté d’eux sans les voir parce qu’on a peur du malaise qu’on ressent en leur présence. On préfère les oublier.

On les imagine mal dans l’intimité. En fait, on ne sait pas comment ça se passe pour eux. On se demande rarement s’ils ont des désirs, s’ils veulent faire l’amour, et même, s’ils en sont capables. Oui, les personnes en situation de handicap veulent l’intimité sexuelle et ont besoin d’être touchées, caressées et aimées.

Ces personnes dont la situation du handicap génère l’obligation de l’action d’une tierce personne pour les actes de la vie quotidienne ne cadrant pas du tout avec les critères de beauté et de normalité de la société vivent l’exclusion et le rejet amoureux plus que les autres. Qui va les aimer?

L’assistance sexuelle, vous connaissez?

Un assistant sexuel est une personne qui offre un moment de tendresse, de caresse, d’humanité à des personnes handicapées. Dans certains pays, ces personnes sont payées pour leurs services. Dans d’autres, cette profession n’est pas reconnue et même associée à la prostitution.

Si certains voient le rôle d’assistant sexuel comme un baume à la souffrance et l’isolement émotionnel de la personne handicapée, d’autres critiquent violemment cette position. Dans une majorité de pays le statut d’assistant sexuel n’est pas reconnu et cette activité peut même être illégale.

Il faut reconnaître que la perception de la personne handicapée comme sujet – de droit, de sa parole, de ses actes, mais aussi de désir – est très récente, Elle n’apparaît en Occident qu’avec les mouvements des Droits de l’homme dans les années 1960-1970 dans un premier temps aux États-Unis. Dès les années 1980, des personnes ont été formées aux Etats-Unis et dans le Nord de l’Europe, afin de fournir une assistance sexuelle aux handicapés. Avant la reconnaissance de cette activité dans certains pays, seuls des prostitués l’exerçaient.

En 2010 les « services sexuels » font débat dans de nombreux pays. Des prises de position ont relancé le débat sur l’accompagnement sexuel des personnes dépendantes. Au droit à la sexualité pour tous s’oppose un refus de la marchandisation des rapports sexuels et de la légalisation d’une forme de prostitution.

L’Allemagne a été un des premiers pays à avoir autorisé la pratique de l’assistance sexuelle. Le terme allemand pour assistant sexuel est Sexualbegleiter.

En Autriche, une formation pour devenir assistant sexuel (Sexualassistenz) existe à Kalsdorf.

En Belgique, le statut d’assistant sexuel existe, mais cette activité est peu répandue.

En Italie, la pratique de ce métier est reconnue.

Les Pays-Bas ont été un des premiers pays à avoir autorisé cette pratique. Il semblerait que les prestations réalisées par les assistants peuvent être remboursées par la sécurité sociale.

En Israël, le corps médical a recours à des assistants sexuels dans le cadre de certaines sexothérapies.

Au Québec, selon les grandes lignes d’un sondage CROP mené auprès de 871 personnes dans le cadre du Salon «Prendre sa place» (article de Johanna Pocobene, Métro), 73 % des Québécois seraient d’accord pour que le Québec mette en place un processus d’assistance sexuelle aux personnes handicapées qui en font la demande, mais 45 % donne leur accord à ce que l’État défraie les coûts reliés à ce service.

En Suisse, bien qu’il existe des formations et que cette activité soit légale, les assistants sexuels ont le même statut que les travailleurs du sexe dans la plupart des cantons, ce que regrettent les assistants sexuels. On constate cependant une exception dans le Canton de Genève. Les assistants sexuels (femmes et hommes) doivent exercer un métier. Ils sont soit employés dans le cadre d’un établissement, soit en intervention à domicile à la vacation (environ 80 euros de prise en charge par les mutuelles).

En France, sur le plan légal, l’assistance sexuelle est assimilée à la prostitution. Un membre du personnel médical qui organiserait une rencontre sexuelle pour un résidant en institution ou un patient à domicile risquerait d’être accusé de proxénétisme. Un véritable engagement en faveur de l’accompagnement sexuel a cependant émergé à partir de 2007, et en novembre 2010, se tenait à Paris le colloque «Handicap et sexualité». Le député UMP, Jean-François Chossy travailla sur un projet de loi pour légaliser les assistants sexuels.
Plusieurs oppositions se levèrent au cours des années. Entre autres, en mars 2011, du docteur Muriel Salmona (médecin psychiatre) qui déclarait dans Clara Magazine qu’il est illusoire et criminel de penser que l’on pourra contrôler et empêcher de graves violences sexuelles si l’on autorise une assistance sexuelle aux personnes handicapées.
À cette condamnation anticipée, les concepteurs d’une assistance sexuelle structurée opposent l’expérience suisse initiée depuis 10 ans par Ahia Zemp, psychothérapeute et féministe. Cette dernière, elle-même en situation de handicap, fut la créatrice de « l’Institut Handicap et sexualité-contre la violence sexualisée » qui luttait contre les violences faites aux femmes handicapées tout en formant des assistants et assistants sexuels : ces deux activités étant complémentaires à ses yeux,

Enfin, en mars 2013, le Conseil général de l’Essone relançait le débat de la légalisation du statut d’assistant sexuel. Et, le 21 mars 2013, Le sénateur de l’Essone, Michel Berson, opposait une fin de non-recevoir à l’assistance sexuelle qui «constitue une atteinte inacceptable aux droits et à la dignité des personnes humaines».

Le témoignage d’un assistant sexuel

Pendant que les débats se poursuivent et s’étirent sur la légalisation de l’assistance sexuelle, les personnes handicapées vivent dans le moment présent, c’est tout de suite qu’elles ont besoin d’aide.

Un Français, Pascal, 50 ans, livre son témoignage sur Internet. Il est le seul assistant sexuel certifié en France à ce jour et agit bénévolement auprès de personnes lourdement handicapées et en grande souffrance. Kinésithérapeute et psychologue de formation, marié et heureux en ménage, père de deux enfants, Pascal a conscience de faire quelque chose d’extraordinaire et il précise que ce qu’il fait ne rentre pas dans la mission du personnel de la santé – non, il ne faut en aucun cas obliger les infirmières ou infirmiers à rendre ce service.

Pour Pascal, la formation d’aidant sexuel est « essentielle » puisqu’elle apprend à situer la personne handicapée pendant le moment d’intimité. En France, il n’existe pas d’association mettant en contact handicapés et ces assistants sexuels. Et pour cause : une telle association serait accusée de proxénétisme. Mais les personnes passent par des associations basées à l’étranger, comme Sexualité et handicap pluriels (SEHP), en Suisse.

Il raconte l’expérience d’une femme de 35 ans qui pendant des années s’était efforcée à l’insensibilité, à se désincarner presque, pour supporter les soins d’hygiène qu’elle recevait, son corps dénudé. Avec Pascal, elle a eu envie de redécouvrir un corps qui ne soit pas juste source de souffrance, mais de plaisir.

Pascal s’est fixé certaines limites dans sa pratique. Il ne propose pas de rapport sexuel complet, ni pénétration ni fellation, mais des caresses pouvant aller jusqu’à l’orgasme et des corps-à-corps dans la nudité. Il intervient autant auprès des hommes que des femmes, n’a pas de limite d’âge,e mais n’accepte pas des personnes de moins de 30 ans, car la différence d’âge le gênerait.

Pascal précise qu’il y a des personnes qui ont juste envie d’avoir quelqu’un dans les bras ou bien de voir un corps dévêtu. Une femme lui a confié : «J’ai 54 ans, et je n’ai jamais été prise dans les bras d’une personne de l’autre sexe.» Elle voulait connaître cela avant de mourir.

Comme il est bénévole, il n’est pas rémunéré pour le service qu’il rend et ne demande que le remboursement des frais de déplacement. C’est un choix qu’il a fait pour qu’on ne l’accuse pas de se prostituer. Néanmoins, il trouverait plus sain d’être payé, comme dans d’autres pays.

Enfin, dit-il, il découvre que la beauté peut se réveiller même dans un corps blessé, meurtri, abîmé.

Entre prostitution et don de soi

À la différence de la prostitution, l’accompagnement sexuel des handicapés ne peut commencer qu’après un parcours éducatif orienté sur le respect de l’autre, l’éthique et l’écoute.

Catherine Agthe Dieserens, sexopédagogue spécialisée, formatrice pour adultes et présidente de l’Association suisse SEHP (Sexualité et Handicaps Pluriels) reconnaît que les assistants sexuels se doivent d’être équilibrés et au clair avec leur propre sexualité et se sentir à l’aise face au handicap. De plus, l’assistant doit conserver un autre emploi à 50% au moins. Il est aussi tenu d’informer ses proches de son choix.

Le film «The Sessions»

L’excellent film «The Sessions» montre clairement le rôle d’une assistance sexuelle auprès d’un homme handicapé. En fait, le film retrace l’histoire vraie du poète et journaliste Mark O’Brien qui, victime d’une attaque de poliomyélite dans l’enfance, passera la majeure partie de sa vie allongé dans un poumon d’acier. Sa rencontre avec une assistante sexuelle lui permettra de s’ouvrir à l’amour. Un film qui fait réfléchir.

L ‘actrice Helen Hunt a remporté l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle en 2013.

Carolle Anne Dessureault

Sources : Internet (témoignage de Pascal) et divers articles
Catherine Agthe-Diserens et Françoise Vatré. Accompagnement érotique et handicaps : au désir des corps, réponses sensuelles et sexuelles avec cœur.

 

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Carolle Anne Dessureault

Née au Québec, Carolle Anne Dessureault a occupé plusieurs postes en administration, dont celui de vice-présidente dans un parc technologique de la province. Elle est auteure de plusieurs ouvrages. Médaillée d'argent en art oratoire chez Toast Masters, elle a donné des centaines de conférences sur le bien-être intérieur. Elle a voyagé dans une trentaine de pays. Elle croit profondément dans l'épanouissement de la personne par la pratique de l'attention vigilante : la pleine conscience.

20 pensées sur “Un peu d’amour pour les handicapés?

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    17 octobre 2013 à 13 01 08 100810
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    « Sa rencontre avec une assistante sexuelle lui permettra de s’ouvrir à l’amour. »

    J’aime beaucoup votre interprétation. Parce que c’est féminin.

    Je possède ce chef d’oeuvre et j’étais arrivé à une conclusion différente. Je sais maintenant que c’est une conclusion de gars, grâce à votre commentaire.

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      17 octobre 2013 à 13 01 15 101510
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      Vous avez bien raison, tout est affaire d’interprétation. Je rectifie tout de même mon commentaire en lui apportant une précision supplémentaire. Cet homme, Mark O’Brien, était déjà ouvert à l’amour dans son coeur. Il était poète, il vibrait, il souffrait. Dans le coeur humain, l’amour vit, mal ou bien, vécu dans la plénitude ou le manque, mais on parle toujours d’amour.

      Rectifions donc : il s’est ouvert à l’amour PHYSIQUE et INTIME avec une personne, une expérience qu’il n’avait jamais connue et qu’il avait envie de toutes ses forces de vivre.

      Je suis persuadée qu’il aurait préféré que sa vie se déroule autrement et qu’il n’ait jamais été enfermé dans un poumon d’acier. Il aurait probablement préféré être un amoureux valide sur ses deux jambes, en pleine action …

      Merci d’avoir livré votre «interprétation» que j’imagine contraire à la mienne, mais ce serait simplifié.

      Je pose la question : quelle a été votre conclusion?

      CAD

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          19 octobre 2013 à 9 09 18 101810
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          Votre réponse à 18:07 me fait penser au poème de l’handicapé devenu amoureux qui souffrait de ne pas pouvoir caresser avec ses mains cette « merveille » de corps de sa thérapeute dont la vue et la proximité était suffisante pour déclencher une éjaculation.

          Que la chair des mâles est faible.

          Je changerais le mot « amour » dans votre titre pour le mot « affection » bien que je conçoive que le mot amour soit une valise qui contient tout cela, au féminin.

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    17 octobre 2013 à 17 05 59 105910
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    @ Belle, jolie, séduisante et intellectuellement douée Carolle-Anne,

    La romaine Francesca peut aller se rhabiller.

    Excellente recherche et sur un sujet difficile. J’ai été happé pendant 5 ans dans une relation avec une psychopathe diagnostiquée de la sclérose en plaque. L’amour physique ça s’appelle la sexualité, le sexe, baiser.

    Pourquoi les femmes appellent-elles cela l’amour ? Faire l’amour au lieu de baiser? D’où cela vient-il ? C’est frauduleux, c’est manipulateur. C’est voiler quelque chose.

    En anglais c’est « to have sex ». Il y a aussi « to make love » ça fait plus romantique, mais aussi ça déculpabilise quelque part.

    Pour le film, Paul Laurendeau pourrait nous en faire une critique semblable à celle de l’Arnaque, « the Sting ». Il n’est pas reconnu comme misogyne. Enfin.

    Affectivement.

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      17 octobre 2013 à 18 06 07 100710
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      OK, pour la critique par Paul, grâce à vous, j’ai éclaté de rire. C’est la première fois aujourd’hui, c’est bon.

      Bien … j’aime vos commentaires sur moi. Ne vous gênez pas pour récidiver, quand vous le jugerez bon, bien évidemment.

      Merci pour votre participation sur les 7 du Québec.

      Carolle Anne Dessureault

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    19 octobre 2013 à 9 09 47 104710
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    À l’âge de 15 ans la sexualité est solaire, elle brille de tous ses feux et se propage telle une immense poésie tellurique.

    Passé le cap des 45 ans, la sexualité ressemble souvent à une démangeaison frénétique ou lancinante … pourquoi donc ?

    Bien des déceptions auront attenté à cette source d’épanouissement:

    – plusieurs jeunes personnes auront subi des abus sexuels, des déconvenues ou d’affreuses peines d’amour et … puis, l’âge aidant, la société compartimente tout le monde, ce qui est loin de favoriser un épanouissement de la sexualité.

    Souvent, la sexualité prend l’apparence d’une matrice d’auto-satisfaction, alors que les plus belles personnes ou les plus puissantes (en énergie et en ego) accaparent le marché du désir, du plaisir et de la satisfaction.

    De fait, les Rolling Stones ont parfaitement entonné l’antienne satanique:

    «Je ne suis JAMAIS satisfait».

    Certaines personnes handicapées (peu importe le type d’handicap ou le degré) se satisferaient de bien peu, pour jouir en toute simplicité, et ce constat nous fait prendre conscience de l’abîme que notre société perfide et veule aura creusé entre l’AGAPE qui est porté par le désir du partage et un ÉROS qui mène invariablement à THANATOS, puisqu’il est fécondé par l’ORGUEIL et l’APPÉTIT DE PUISSANCE.

    Saint Augustin, à qui les imbéciles prêtent bien des comportements douteux, parlait de l’appétence comme d’une motricité divine nous poussant vers autrui.

    Sur la table du jeu de la vie, il faut savoir abattre ses cartes sans trop se presser.

    C’est le sens de la sexualité des PARFAITS.

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      19 octobre 2013 à 13 01 30 103010
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      Si j’étais un de vos électeurs, je vous demanderais :

      Qu’est-ce que la compulsion de répétition de l’exercice du pouvoir ?

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        20 octobre 2013 à 8 08 56 105610
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        http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/la-vraie-tragedie-de-lhomme-2/

        « Le raté de la vie n`est pas celui qui ne réussit pas à être le premier, mais celui qui cherche à l`être. Car seule notre vanité nous fait croire que l`on pourrait acquérir une valeur absolue. (FAUX, C’EST UNE IMMATURITÉ)

        « La société n`existe pas. Seuls existent les individus dont l`ensemble constituent la société.(VRAI)

        « Si l`esprit des individus est sain, c`est-à-dire clairvoyant et prévoyant, la société qu`ils fondent, est bien constituée. Si leur esprit est malsain, c`est-à-dire déformé et aveuglé par les imaginations sur le monde extérieur et intérieur, la société est mal constituée. (PAS SAIN, MAIS ONTOLOGIQUEMENT CONSCIENT)

         » La conclusion qui s`impose est donc que l`on ne peut guérir les sociétés malades qu`en soignant l`esprit des individus. Sinon, toutes les améliorations extérieures, aussi bénéfiques qu`elles puissent être, seront tôt ou tard anéanties par l`esprit déformé des individus.(FAUT AGIR EN AMONT)

        « Mais pour cela, il faudrait d`abord que l`individu cesse de se considérer comme sain d`esprit et qu`il reconnaisse la maladie dont il souffre: la vanité. Le mot n`est choquant que parce qu`il désigne la faute individuelle inadmissible, inavouable et impardonnable: celle de ne pas être ce que l`on estime être.(FAUX, LE DÉVELOPPEMENT D’UN FAUX SOI EST L’EFFET, POUR SURVIVRE À L’INCOMPÉTENCE, L’IGNORANCE, LE NON-DÉSIRS DES PARENTS)

        « Il n`y a pas d`âge pour entreprendre ce voyage au fond de soi-même, qui débouche sur notre relation véritable à autrui, qui nous relie à lui et à la vie sous toutes ses formes. Notre véritable révolution n`est ni économique, ni politique, ni idéologique; elle est intérieure ».(RELATION VÉRITABLE À SOI-MÊME )

        La version originale du 4 ième commandement disait :
        « donnes leur juste poids à ton père et à ta mère, et il sera ajouté à tes jours ». Ce qui laisse entendre « ainsi tu ne te feras pas longtemps d’illusion et tu pourras vivre plus tôt pour toi »

        Ceux qui ont changé le sens de ce commandement ont planté un BAOBAB dans le cerveaux de toute la population. Ils se sont fait les complices de tous ceux qui ont intérêt à rendre les enfants coupables des crimes qu’ils subissent. Les handicapés peuvent être tyranniques puisque la plupart ont été…tyrannisés.

        C’est une chaîne qui sert à cacher et excuser l’INCOMPÉTENCE des parents, des enseignants, des profs. des enseignants, des psychos-n’importe-quoi habités par le BAOBAB.

        « The truth will set you free. »

        Mon style est pamphlétaire, mais c’est un style seulement. C’est mon appétence qui me meut.

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      19 octobre 2013 à 21 09 59 105910
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      @Patrice Hans Perrier
      Il est temps que notre société s’abreuve à d’autres sources que celles du pouvoir et de la comparaison, de la critique, du besoin de dépasser les autres, et même pour certains, de cesser de vouloir que les autres aient moins qu’eux.

      Ces attitudes et valeurs affectent évidemment la qualité des relations personnelles. Comme vous le dites, existe un abîme entre l’Agape (partage, communion) et Éros qui mène à l’appétit de puissance et de destruction.
      CAD

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    18 novembre 2013 à 15 03 46 114611
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    dans n’importe quelle situation est toujours bénéfique au bon fonctionnement du couple

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    13 janvier 2014 à 4 04 35 01351
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    Bonsoir
    Mes frères et mes soeurs permettez moi de publier ceci dans votre groupe !Je m’appel bruno fernet. j’ai fait une expérience avec un marabout Voyant féticheur d’Afrique. Au début ça n’allait plus bien avec ma femme, elle a demandé le divorce et ensuite elle a commencé une nouvelle vie avec un autre homme. Avec les problèmes j’ai perdu mon boulot et j’ai fait un accident de voiture. un bras a été paralysé. J’ai fait la connaissance d’un marabout Voyant Féticheur d’AFRIQUE grâce a une voisine . Grâce a ce Marabout Voyant Féticheur, Ma femme est revenue a la maison, j’ai repris mon travail, puis il a aussi guéri mon bras et tout est rentré dans l’ordre, aujourd’hui j’arrive a faire des mouvements avec ce bras qui a été paralysé depuis 3 ans. Vous pouvez contacter ce marabout même les cas les plus désespèré : Amour, protection contre les ennemies et les mauvais sorts, guérit l’impuissance, fidélité absolue (affection retrouvé). Fait venir ou revenir la personne
    Vous qui avez tous essayé et sans résultat ou qui êtes en difficulté, la malchance vous
    poursuit, les problèmes vous paraissent désespérer; ne vous faite plus de soucis.
    Tous vos problèmes seront résolus définitivement ( MEME A DISTANCE ) et tous vos souhaits
    seront réalisés très rapidement et garantis à 100 % je vous jure
    veuillez le contactez par email si vous avez des divers problème dans votre vie.
    C’est un homme nommé Maître bamba moudjid
    Pour entré en contacte le plus vite, c’est de lui contacté par email: bambamoudjid@gmail.com

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    12 avril 2014 à 18 06 25 04254
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    je suis tout a fait d accord avec le fait qu un handicapee puisse avoir besoin de rapport sexuel,la situation est t el que la plupart des gens ne regarde que l exterieur de l etre humain et cela les bloquent.Pour le coté rénumération je suis aussi d accord et cela devrait etre selon les resources $ des personnes.

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    13 avril 2014 à 8 08 04 04044
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    J’ai des craintes car par expérience tous les besoins des humains que l’homme a essayé d’atténuer par de nouveaux services ont des effets positifs et négatifs.
    Assurance chômage et Bien Être Social sont deux exemples. Ces deux services ont été institués avec la meilleure volonté du monde et les deux ont dégénérés.
    Les profiteurs ont vite fait d’être les plus grands bénéficiaires de ces deux services, à un point tel que les personnes visées ont de plus en plus de difficulté à l’obtenir.
    Comment établir un processus juste et équitable pour qui est éligible au service?
    Juste un exemple quel sera le critère pour une personne défiguré? Vous aimeriez être juge? Pas moi.
    Comment éviter les abus des intervenants qui avec le temps vont devenir en situation de pouvoir envers leurs clients?
    Comment allez-vous gérer la poursuite des héritiers envers l’intervenant qui hérite de tout l’avoir de son client? Etc etc etc
    Avons-nous réellement besoin d’un autre NOBLE service dont la MAJORITÉ du budget va aller à l’administration et non aux personnes qui en ont besoin?
    En théorie tout est noble et facile, en pratique c’est différent, l’humain étant ce qu’il est.
    Pour la majorité des intervenants se ne sera toujours qu’un service, mais leurs clients eux vont développer de l’amour. (L’amour est plus fort que la police)
    Comment entendez-vous gérer tout cela?
    Il ne faut pas créer un service qui leur causera plus de misère que de bonheur ils en ont déjà assez.
    Il faut y penser avant car après, il sera trop tard.
    Ce n’est qu’une opinion

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    13 juin 2015 à 10 10 15 06156
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    Moi je suis homme socialement handicaper seulement je serais disponible bénévolement pour me faire regardez nu par des femmes handicaper a montreal je ne peut recevoir libre en toute ,sans voiture ni ordinateur chez-moi donc beaucoup de discretion avec vous imail je suis mature a travailler comme modele nu pour photographe et artiste

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      10 novembre 2015 à 16 04 48 114811
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      Bonjour Monsieur Roy,

      J’aimerais vous contacter.

      Merci

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        3 mai 2016 à 10 10 49 05495
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        JE suis DISPONIBLE gratuitement Montréal a toute heures et lieu qu.il vous plait j’ai deja manifeste nu légalement dans les rues de Montréal pour donner et recevoir des tendresses ou très modèle d’art pour groupe

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        5 septembre 2017 à 8 08 29 09299
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        lucroy at y½a=h¼o,0,.c¯a je suis de Montréal libre toute la semaine prochaine ne demande rien échange

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    8 mars 2016 à 19 07 42 03423
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    Aimerais rencontrer femme-30-50 ans,avec handicap léger…

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    5 mai 2016 à 13 01 04 05045
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    Disponible comme aidant sexuelle gratuit a Montreal pour les femmes matures sans handicap intellectuelle

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