L’ALLEMAGNE ET LA DEUTSCHE BANK DANS L’ŒIL DU CYCLONE

Bibeau.robert@videotron.ca      Éditeur   http://www.les7duquebec.com

 

Prenez la peine de vous informer à propos des difficultés financières de l’Allemagne, la troisième économie mondiale. Ce qui se passe là-bas sera bientôt le lot des pays occidentaux. Depuis plusieurs jours les médias financiers s’émeuvent des difficultés des banques allemandes. Une vidéo du réseau Le Fil de l’Actualité propose une explication qui obscurcit plus qu’elle n’éclaircit le prétendu mystère de la faillite de la Deutsche Bank, l’une des plus grandes banques d’Europe (1). Pourquoi et comment en est-elle arrivée là ?

 

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La Deutsche Bank en difficulté

 

Ce n’est pas en scrutant les opérations bancaires et boursières journalières de la Deutsche Bank que vous découvrirez le motif de sa faillite appréhendée. En effet, cet examen critique des opérations de la banque allemande laisse entendre que la banque aurait pu agir autrement d’où la conclusion de la présentatrice de l’émission à l’effet que les gouvernements devraient légiférer pour contrôler les banques et les empêcher de spéculer et de mener des opérations boursières trop risquées comme celles des « subprimes » en 2007. Mais si une banque se voyait soudainement empêcher de prêter l’argent de ses épargnants, elle ferait faillite immédiatement plutôt que dans cinq ans.

 

Reprenons point par point le raisonnement qui nous est présenté dans cette vidéo du webmagazine Le Fil d’Actualité afin d’en démontrer l’inanité.

 

 

« La Deutsche Bank possède un capital de 17 000 milliards de dollars US en placement (prêts), pourtant elle enregistre une perte de 7 milliards de dollars cette année, au motif que la Banque Centrale Européenne, imposant un taux directeur à zéro pour cent, rend le prêt d’argent peu payant, forçant ainsi la Deutsche Bank à des placements boursiers mieux rémunérés, mais aussi plus risqués. Pire, le gouvernement des États-Unis poursuit la banque allemande pour un montant de 15 milliards de dollars pour son implication dans l’arnaque des « subprimes » en 2007-2008 aux É.-U. Du capital à prêter la Deutsche Bank en a à satiété puisque l’Allemagne a un excédent commercial de plusieurs milliards de dollars chaque année (272 milliards de dollars en 2015) ». L’analyste poursuit sa fumisterie en disant qu’il y a trop d’épargne en Allemagne et pas assez d’emprunts ce qui est en partie démentit par les chiffres publiés par le FMI qui démontre que l’endettement atteint des niveaux record dans tous les pays de l’hémisphère nord, y compris en Allemagne (2). Donc, oui en effet trop d’épargne mais trop d’emprunt également. Ce qui manque aux investisseurs Allemands ce sont des occasions d’affaires dans lesquelles investir leur capital bancal. Il n’y a nulle part où cette banque puisse prêter cet argent sans risquer de le plomber – car le problème ce n’est pas la « financiarisation ou la monétarisation » de l’économie « irréelle » (sic) comme l’écrivent les économistes, le problème c’est l’étranglement de l’économie capitaliste. Le problème ce sont les marchés anémiés, sans solvabilités, que les « vautours » financiers s’arrachent faute de proies à dépecer. Le capital est disponible à profusion, mais il ne parvient plus à se valoriser – à s’investir « profitablement », ce que les économistes marxistes appellent « l’accumulation capitalistique » – d’où les banquiers – ces argentiers de métiers – sont contraints de lui imposer une circulation forcée à travers le circuit financier qui ne peut que se dégrader au point d’imploser.

 

Car contrairement à ce que prétendent les économistes gauchistes la circulation financière du monétaire ne crée que valeurs boursières imaginaires, via une circulation parasitaire qui accapare une part croissante de la plus-value aux dépens du secteur productif de l’économie (industriel – construction – primaire – transport). Mais attention, ce phénomène n’est pas apparu au stade ultime impérialiste du mode de production capitaliste. Cette pratique existait dès l’origine de ce mode de production, en phase impérialiste elle s’est exacerbée jusqu’à faire imploser le système.

 

Pourquoi l’Allemagne est-elle dans l’œil du cyclone ?

 

L’Allemagne est dans l’œil du cyclone parce que l’économie allemande est prospère et la plus moderne, la plus robotisée, du monde entier. L’économie allemande est celle qui a atteint la plus forte composition organique en capital (Capital fixe/Capital variable, ou, si vous préférez, les immobilisations allemandes divisées par la rémunération des prolétaires allemands). Dans un circuit économique, la valeur marchande produite (valeur ajoutée = Va) par rapport au capital investi donne un indice du niveau de productivité de l’économie. La formule va comme suit : (Va/ (Cc = Immobilisation) + (Cv = rémunération)). De ce point de vue l’économie allemande est très performante, car c’est une économie fortement mécanisée et robotisée, ayant donc une forte productivité. En conséquence, c’est aussi l’économie qui connait la plus forte baisse de son taux moyen de profit. La loi de la baisse tendancielle du taux de profit se lit comme suit : « Lorsque la composition organique du capital augmente plus rapidement que le taux de plus-value, le taux de profit baisse » (Karl Marx).

 

Ainsi, des calculs récents montrent qu’en Allemagne la productivité du travail salarié plafonne alors que le taux de plus-value (Valeur ajoutée = Va) diminue pour l’ensemble de l’économie tout comme aux États-Unis (3). Pire, quand le taux de plus-value diminue ceci signifie que le capital ne parvient plus à se reproduire en quantité suffisante pour se régénérer et pour croitre et c’est là un indice de la déchéance du mode de production capitaliste. C’est ce processus que l’on appelle le stade impérialiste du mode de production capitaliste et il survient d’abord dans les économies les plus en pointe, les plus performantes, les plus mécanisées. La phase ou les contradictions inhérentes à ce mode de production, pleinement développées, en paralyse l’expansion et en provoque l’attrition. Rien à voir avec l’apparition du « capital financier », la pseudo « financiarisation ou monétarisation » de l’économie, ni avec la « monopolisation et la socialisation de la production », ni avec la soi-disant « l’exportation de capitaux en lieu et place des marchandises » (sic) qui sont simplement des symptômes, des conséquences de la décadence du système et non sa substance.

 

Examinons une citation de Lénine tirée de son livre « L’impérialisme stade suprême du capitalisme ». Lénine écrit « Traduit en clair, cela veut dire que le développement du capitalisme en est arrivé à un point où la production marchande, bien que continuant de « régner » et d’être considérée comme la base de toute l’économie se trouve en fait ébranlée, et où le gros des bénéfices va aux « génies » des machinations financières. À la base de ces machinations et de ces tripotages, il y a la socialisation de la production ; mais l’immense progrès de l’humanité, qui s’est haussée jusqu’à cette socialisation, profite… aux spéculateurs ».

Lénine adopte ici une position réformiste, au même titre que les analystes du Fil de l’actualité qui prétendent que machinations et tripotages de la part des spéculateurs financiers sont les causes de la crise systémique du capitalisme en phase impérialiste, une phase différente du « capitalisme classique » disait Lénine (4).

 

Appliquons ces principes à la faillite imminente de la Deutsche Bank. En plaçant leur capital financier, dans des prêts risqués – sulfureux, les banquiers allemands n’ont pas tripoté – ils n’ont fait que leur devoir – ce qu’ont fait les banquiers du monde entier ; car bien peu d’occasions d’affaires « profitables » s’offraient à leur sagacité affamée. S’ils ne l’avaient pas fait, leur banque aurait périclité. Les banquiers et les spéculateurs boursiers ont été forcés par les lois du système économique et financier à ces opérations risquées puisque tout autre chemin de valorisation du capital (financier, monétaire, ou autres appellations) leur était fermé. À la prochaine occasion, ils devront récidiver. Aucun système de contrôle gouvernemental – aucune règlementation étatique capitaliste – ne pourra jamais empêcher le capital de tenter de se frayer un chemin au sein de la superstructure financière dans une veine tentative de fructifier, objet ultime de son existence.

 

Pour conclure

 

L’explication ultime de la crise de la Deutsche Bank ainsi que des crises qui secouent le système financier capitaliste réside dans le procès de production (l’infrastructure sur laquelle repose la superstructure) jamais dans les rapports de production, jamais dans la responsabilité de tel ou tel agent économique fonctionnaire du capital. Les malversations des banquiers allemands ne fournissent pas le motif de la faillite de la Deutsche Bank, elles sont simplement la réaction de survie que ces banquiers ont imaginée pour sauver leur institution tout comme les autres banquiers de la Cité et de Wall Street l’ont fait et le feront. La solution à la crise systémique du capitalisme n’est pas de règlementer ou de tenter de contrôler l’activité des banquiers, c’est de détruire le système bancaire capitaliste et l’ensemble du mode de production capitaliste ainsi que l’État capitaliste – son État-major – qui ne pourra jamais sous aucune condition être redressée n’en déplaise aux réformistes et aux opportunistes.

 

À l’échelle internationale, les déboires de la Deutsche Bank démontrent que l’Allemagne se retrouve à nouveau aujourd’hui à la croisée des chemins au sein de l’économie européenne et mondiale. Son développement économique la place en opposition à l’expansion du capital américain, du capital chinois, du capital russe en Europe centrale. Les alliances impérialistes se redessinent. D’un côté la Russie resserre ses liens avec la Chine, le Royaume-Uni aussi. La France resserre ses liens avec l’Amérique tandis que l’Allemagne, isolée, tente de rassembler les pays de sa sphère d’influence européenne.

 

La classe prolétarienne n’a rien à faire dans ces galères impérialistes mortifères qui courent à la guerre et elle doit bien comprendre ces dispositions géopolitiques – refusée de prendre partie dans ces conflits inter-impérialistes et conservée ses énergies pour le marathon final.

 

 

 

 

 

 

12 pensées sur “L’ALLEMAGNE ET LA DEUTSCHE BANK DANS L’ŒIL DU CYCLONE

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    19 octobre 2016 à 13 01 35 103510
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    La traîtresse en chef Angela Merkel ne pense qu’à une chose, privatiser la banque de l’État. Et pour ça, tous les mensonges sont bons.

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      19 octobre 2016 à 15 03 15 101510
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      @ M. Lespérance

      Je ne crois pas que Merckel souhaite ou espère « privatiser » la BCE que tu nomme « la banque de l’État ». Il serait intéressant que tu nous explique quel est le mal à privatiser comme tu l’écris une entreprise d’État ou à étatiser une entreprise privé ???

      À mon humble avis – privé ou d’État -c’est la même chose en terme d’impact dans le système économique capitaliste et aussi en terme d’exploitation de la classe ouvrière.

      Ainsi depuis 50 ans dans différents pays capitalistes à travers le monde ds entreprises sont passées du statut prié à public à privé et à public à privé et cela n’a rien changé dans la crise économique systémique

      quelqu’un disait que de la sotte l’on privatise les profits et on socialise les déficits = les pertes

      Aucun intérêt pour les fins de notre mission civilisatrice ouvrière

      Robert Bibeau

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    20 octobre 2016 à 2 02 40 104010
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    Bonjour Robert,

    perso, je ne conteste pas le principe de la baisse tendancielle du taux de profit dans le système capitaliste lié à la mécanisation, simplement, il s’agit là de conséquence et non de cause. Donc, non de sa substance.

    En effet, cette baisse est dû au principe capitaliste qui est contenu dans l’intérêt prélevé sur les échanges, y compris à chaque phase du processus de production. Sans ce prélèvement, cet impôt, il ne pourrait pas y avoir d’exploitation de la vie d’autrui ou classe ouvrière et donc, le système capitaliste serait vide de sens. (Ce principe capitaliste existait déjà avec les monarchies).

    Par contre, si on change de système ou structure, alors, il n’y a plus obligatoirement de baisse tendancielle du taux de profit lié à la mécanisation automatisation, mais il peut y avoir l’inverse, soit, accroissement tendanciel du taux de profit.

    Tant il est vrai qu’alors, le profit n’est plus calculé sur la base de l’exploitation de la classe ouvrière, mais sur la diminution du temps de travail nécessaire à la production de marchandise. Mais cela n’est possible que si les moyens de productions son communs. Etant entendu qu’en dehors d’une production totalement automatisée, les salariés restent les seuls producteurs, quel que soit le système de redistribution de la richesse produite.

    Car sauf à penser vouloir maintenir l’aliénation de la classe ouvrière, le gain de productivité ne peut être considéré comme négatif, mais positif, car il permet la diminution, voir, la suppression de l’aliénation au travail.

    Donc, ce qui apparaît comme une baisse du taux de profit dans le système capitaliste, devient une hausse du taux de profit dans le système communiste, parce qu’au lieu d’être particulier, le profit est général, commun.

    Cela dit, les implications au niveau de ce que tu appelle la superstructure sont nombreuses, surtout au niveau monétaire, sans pour autant changer les outils existant sous le régime capitaliste, car ces outils ne dépendent pas du régime politique, mais du principe d’une structure hypercomplexe qu’est une société composé de milliards d’individus, interdépendants au niveau économique.

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      20 octobre 2016 à 11 11 48 104810
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      @ Hervé

      J’espère que tu ne me prends pas pour l’un de ces gauchistes ridicules petits bourgeois qui s’offusquent des hausses de productivité, de la robotisation de la production et de la réduction du temps de travail et de ses aspects éreintant ou pénibles.

      S’il faut détruire le mode de production capitaliste ce n’est pas parce qu’il a permis des augmentations de production et de productivité mais parce qu’il ne parvient plus à le faire – et il ne parvient plus à le faire pour des motifs techniques, industriels, mécaniques, mais parce que la loi de sa reproduction élargie – valorisation – reproduction du capital l’amène à ne plus pouvoir atteindre son objectif par le fait même de son évolution.

      En d’autres termes, plus l’objectif de valoriser le capital est atteint moins il devient atteignable ce dont toi et moi nous nous fichons éperdument (peu me chaud que les capitalistes ne puissent plus empocher la plus-value) mais comme ces gens sont au pouvoir et qu’ils forcent le maintien de ce mode de production obsolète – qui a fait son temps – cela nous force à faire comprendre à tout le monde de cesser de tenter de RÉFORMER – RÉPARER LA MACHINE – elle a atteint sa durée de vie utile.

      Il faut penser à créer une nouvelle machine qui fonctionne sur de nouveaux principes – de nouvelles bases = un nouveau mode de production….

      Robert Bibeau. Éditeur http://www.les7duquebec.com

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        20 octobre 2016 à 15 03 34 103410
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        Entièrement d’accord avec toi !

        Mais je reste quand même dubitatif devant ton inertie face au nouveau principe auquel je ne cesse faire référence, soit, de la responsabilité !

        Rassure toi, j’en comprend l’extrême difficulté à conscientiser réellement, pour en faire la douloureuse expérience.

        Mais le communisme ne peut s’appuyer que sur l’évolution de la propriété vers la responsabilité. Voir les trois articles que je t-‘ai fait parvenir.

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          21 octobre 2016 à 2 02 33 103310
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          Bonjour,

          petite précision, plus que d’un nouveau mode de production, il s’agit d’un nouveau mode de relation de production.

          Par exemple, une conséquence directe de l’abolition de la propriété économique, est qu’il n’y a plus de concurrence entre les produits finis, mais entre les projets de création. De la même manière, il n’y a plus de publicité relatif aux produits finis (du fait de la propriété), mais sur les projets de création.

          Car dans une société communiste, le fait qu’il n’y ait plus de propriétaire, déplace la décision au niveau des salariés.

          Car en dehors d’une automatisation totale du processus de production, y compris la phase d’étude, on ne peut se défaire du salariat !

          Pour l’instant, on reste sur les principes généraux, mais si tu veux passer à l’étape supérieure, fais moi signe !

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    21 octobre 2016 à 9 09 28 102810
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    Je ne suis pas toujours complètement d’accord avec vous!
    Mais:
    Je reconnais l’objectivité et la cohérence de vos analyses… ET je vous remercie pour cela..
    D’accord nous passons de l’ère du capitalisme à l’ère impérialiste!
    Tout devient spéculation et financier..
    Concentration des richesses entre les mains d’une minorité..
    Cependant:
    Je pense qu’un principal dis fonctionnement est d’un côté UNE réelle mondialisation du capitalisme … Mais pas face à un marché mondial . Plus tôt face à des marchés protégés des « réserves  » minimales des petits marchés… qui permettent d’entretenir un système impérialiste !
    Merci pour les réflexions et désolé Si ma réaction n’est pas claire!
    BIEN à vous.

    Mustapha Bouras

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    22 octobre 2016 à 0 12 28 102810
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    Robert
    Tu veux que j’intervienne, et bien voilà sans concession, tu parles dans ton texte de déchéance, ceci est à relié à cette idée que le capitalisme est arrivé à son stade suprême et est en décadence (importante divergence entre nous)

    Ce n’ est pas l’indice de sa déchéance, mais son mode de vie « productivité/concurrence » pour rester sur la marché, quant au stade impérialiste du MPC c ‘est celui de l’ exportation des capitaux qui ne trouvent plus à s’ investir dans le cadre national (reste du monopole féodal) sur lequel s’ est greffé le capital naissant « ses béquilles » comme le disait Marx et qu’il va rejeter pour conquérir le monde, le capital sort de ses langes et avance de manière catastrophique vers « le trust unique » qu’il n’ atteindra jamais. A ce niveau le stade impérialiste c’ est plutôt celui de la socialisation du capital généralisée ( par la société anonymes, la bourse , les actions…). Ton article « marxiste » apporte plus de confusion que d’ éclaircissement, exemple tu opposes l’exportation de capitaux à la place des marchandises encore une fois l’ ABC du marxisme considére que l’ exportation des marchandises s’ accompagne de celle des capitaux.

    Rosa Luxemburg, parle de l’impérialisme comme une phase et non un stade. “ La phase impérialiste de l’accumulation -ou phase de la concurrence mondiale du capital- est celle de l’industrialisation et de l’émancipation capitaliste de l’arrière-pays au dépens duquel le capital réalisait jusque-là sa plus value. ” (L’accumulation du capital T.II p.91 ed. Maspero

    Ici il faut comprendre que la réalisation de la plus value provient de la fabrication de produits pas chers dans les pays industrialisés qui se vendent dans les pays sous industrialisés. C’est d’ailleurs pourquoi Rosa Luxemburg posera la question de la fin du capitalisme, quand celui-ci sera parvenu à la destruction des civilisations non capitalistes, rétrécisant ainsi sa base d’ accumulation.1 Pour Rosa Luxemburg, l’impérialisme est ” l’expression politique de l’accumulation capitaliste ” qui correspond à l’industrialisation et par conséquent au passage de la domination réelle à la domination formelle des grandes puissances de l’époque.

    Robert, comme Lénine tu fais une différence entre, la libre concurrence et le monopole, pour affirmer que :

    “ la libre concurrence, c’est l’exportation des marchandises, le monopole c’est l’exportation des capitaux, ” cette oppositions n’a pas de sens , puisque nous savons que les capitaux ne sont que le reflet de la circulation des marchandises, et Nicolas Boukharine en est parfaitement conscient:
    “ De la même façon que se forme dans la sphère de la circulation marchande, le marché mondial des marchandises ; se forme le marché mondial du capital-argent, qui trouve son expression dans l’égalisation internationale , du taux d’intérêt et du taux d’escompte. ” page 16 L’éco mondiale et l’impérialisme. Sur ce point Boukharine comprenait mieux Marx que Lénine.
    Et pour enfoncer le clou une petite citation

    “ La circulation monétaire, pour ce qui est de son volume, de ses formes et de ses mouvements n’est que le simple résultat de la circulation des marchandises ” (K. Marx le Capital T 1 Chap III édt Moscou.)

    a te lire GB

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      22 octobre 2016 à 7 07 38 103810
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      @ Gérard B

      1) Je connais cet argument futile à propos de la déchéance – décadence -versus – c’est le processus normal – usuel de fonctionnement du MPC. Sans importance à mon avis puisque n’ayant AUCUNE INCIDENCE sur mon analyse de l’économie-politique capitaliste. Ce n’est pour moi qu’une figure de style que d’utiliser les mots décadence- déchéance – pour indiquer au lecteur que ce MPC est rendue en fin de course et qu’il faut sérieusement pensée à le renverser – pour construire le nouveau. Pas d’intérêt pour les lecteurs de débattre à propos de mon style littéraire Gérard… tenons nous en aux idées.

      2) Ta remarque à propos de l’impérialisme porte sur une réelle divergence de pensée entre nous qui a de réelles conséquences sur l’analyse de l’économie politique du MPC. Tu écris :  » exemple tu opposes l’exportation de capitaux à la place des marchandises encore une fois l’ ABC du marxisme considère que l’ exportation des marchandises s’ accompagne de celle des capitaux. » Gérard tu parviens dans cette seule phrase à te comporter en sectaire-dogmatique et à errer en faits et en économie. Je m’explique A) Tu parles de l’ABC du marxisme pour contrer mon arguent – comme si l’objectif d’une analyse n’était pas de décrire – représenter – expliquer la RÉALITÉ – mais de ressembler au texte de Marx et des autres marxistes. Ce n’est pas mon objectif dans la vie de singer Marx au plus près… je ne suis pas Marxiste Gérard = je suis matérialiste dialectique prolétarien. Et je ne SINGE PERSONNE – J’UTILISE les théories de Marx quand je les trouves utiles. Voilà tout. B) LE FOND MAINTENANT. Je n’oppose pas « capitaux » et « marchandises » comme tu le prétends – Tu as mis le doigt effectivement sur une divergence fondamentale entre ma théorie de l’impérialisme et celle de LÉNINE. J’y reviens plus bas.

      3) Tu cites Rosa Luxembourg mais ta citation n’a rien à voir avec le thème en débat. Rosa dans ce texte explique le processus d’accumulation ce n’est pas l’objet de mon texte sur la Deutsche bank. Aucune réponse de ma part à propos de ta lubie stylistique à propos des mots phase et stade… pour moi ils sont permutables – j’éviterai phase ou stade à l’avenir.

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      22 octobre 2016 à 8 08 09 100910
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      @ Gerard

      4) Un peu plus loin tu écris ceci – je te cite : « réalisation de la plus value provient de la fabrication de produits pas chers dans les pays industrialisés qui se vendent dans les pays sous industrialisés. »
      Merci pour cet aveu non sollicité. Je suis TOTALEMENT en accord avec cette affirmation qui prouve que l’on parle bien du CAPITAL SOUS FORME DE MARCHANDISES et non du CAPITAL SOUS FORME DE CAPITAUX – ce qui soi dit en passant constitue pour toi, Lénine et Rosa une tautologie.

      5) C’est le point que tu ne parviens pas à comprendre depuis un an que je t’explique. ÉTRANGEMENT TU TERMINE TON EXPOSÉ EN te contredisant toi même et tu mets dans ma bouche tes propres mots. Tu écris :  » “ la libre concurrence, c’est l’exportation des marchandises, le monopole c’est l’exportation des capitaux, ” et l’impérialisme serait l’exportation DES CAPITAUX – c’est toi qui l’a écrit quelques lignes plus haut.

      6) LES CAPITAUX camarade c’est le nom que l’on donne aux marchandises (Ces marchandises pouvant être des moyens de production – machines outils – paquebots – des ressources minérales – de la force de travail salarié – les ouvriers chinois qui arrivent en Afrique avec le contracteur pour construire un pont – ou des biens de consommation comme ces produits industriels qui sont dompés dans les pays moins industrialisés). Pour faciliter ces FLUX – ÉCHANGES – TRANSFERTS (ajoute tout tes synonymes mon ami linguiste) CES CAPITAUX ci-haut énuméré prennent la forme – l’apparence de monnaie – d’argent – de devises (ajoute tout tes synonymes mon ami linguiste) de dollars argent – monnaie ou scripturale (crédit, emprunt, actions, obligation, carte de crédit, billets à ordre, traite – ajoute tout tes synonymes mon ami linguiste)

      7) C’est ce CAPITAL monnaie OU SCRITURAL – PAPIER – sous différentes formes que je viens d’énumérées (de Grace ne tilt pas sur le mot monnaie – place le terme qui te convient) que Lénine et Rosa ont appelé DES CAPITAUX… SE PERMETTANT DE DIRE QUE L’IMPÉRIALISME C’EST L’EXPORTATION DE CAPITAUX – ARGENT PLUTÔT QUE L’EXPORTATION DE CAPITAUX – MARCHANDISES. Ridicule – Je te fait remarquer que je m’oppose à cette thèse dans mon texte comme tu m’en accuses si bien

      8) Je n’oppose pas marchandise et argent (deux formes – aspects – apparences – ajoute tes synonymes mon ami linguiste) je dis que le capital dans sa circulation prend ces différentes formes et que la forme déterminante – fondamentale c’est la forme concrète de marchandises – Ainsi si un milliardaire américain impérialiste exporte des capitaux – argent en Chine impérialiste ce sera pour les transformer ces capitaux actions ou argent – en capitaux marchandises (voir ma définition marchandise ci-haut) D’OU non je n’oppose pas marchandise et argent deux formes du capital je dis qu’ils se complètent et que ce type d’exportation existe depuis le début du capitalisme et ne distingue pas du tout la PHASE – ÉTAPE – STADE – ÉPOQUE – MOMENT – (ajoute tous les synonymes que tu souhaites mon ami linguiste) IMPÉRIALISTE du mode de production capitaliste.

      9) Mais qu’est-ce donc que L’IMPÉRIALISME selon les théoriciens matérialistes dialectiques prolétariens ???? À suivre

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    24 octobre 2016 à 23 11 59 105910
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    salut Robert

    Au risque de te déplaire, il faut véritablement que tu assimiles comment les mode de production fonctionne, pour cela il te faut au moins lire ces passage de R. Luxemburg
    son livre l’ accumulation du capital

    La lutte contre l’économie naturelle
    L’introduction de l’économie marchande
    La lutte contre l’économie paysanne
    L’emprunt international

    Tom Thomas dans son livre l’ hégémonie du capital financier, est rigoureux dans sa démonstration.
    Par ailleurs tu dis que j’écris : » “ la libre concurrence, c’est l’exportation des marchandises, le monopole c’est l’exportation des capitaux, ” C ‘est Lénine que je cite et c’ est une de ses définitions de l’impérialisme. Pour moi l’impérialisme doit toujours être employé comme adjectif et pas l’inverse comme le fait Lénine « l’impérialisme capitaliste » l’impérialisme c’ est le passage de la domination formelle du capital à la réelle (prédominance de la plus value relative)
    domination du travail mort sur le vivant…

    Ce passage permet au capital argent de ne plus être qu’ un gestionnaire du capital industriel, il va s’ autonomiser et devenir un capital particulier le capital financier qui pense que l’ argent doit rapporter de l’ argent, le poirier des poires.

    Marx fait une distinction nette entre l’ économie marchande mercantile et le mode de production proprement capitaliste. L’ un va s’ appuyer sur l’ esclavage et le féodalisme. Le capital commercial ne connaît que l’ achat et la vente , la formule de ses opérations est A-M-A’. Il a comme point de départ l’ argent, la forme autonome de la valeur, et pour but l’ accroissement de cette valeur. Il en résulte que ce qui distingue le capital commercial, du commerce des marchandises entre producteurs ( échange de valeurs d’ usage) sous la formule M-A-M.

    « A l’ intérieur de la production capitaliste,le capital marchand se trouve dépouillé de son existence autonome antérieure pour n’ être qu’ un élément particulier de l’ investissement de capital , et l’égalisation des profits réduits réduit son taux de profit à la moyenne générale. Il ne fait plus fonction que d’ agent du capital productif. Les conditions sociales particulières qui surgissent avec le développement du capital marchand ne sont plus déterminantes ici; au contraire, là où il prévaut, règnent des conditions surannées. Tout ceci est même valable à l’ intérieur d’ un même pays où les villes purement commerçantes sont encore beaucoup plus proches des conditions archaïques que les villes industrielles. » (K.Marx T III capital industriel et capital financier , ed. Moscou,p. 343/344)

    « La loi d’après laquelle le développement autonome du capital commercial est en raison inverse du développement de la production capitaliste se vérifie le plus clairement chez les peuples dont le commerce était un commerce d’intermédiaires (carrying trade). Les Vénitiens, les Génois, les Hollandais réalisaient avant tout du profit, non pas en exportant les produits de leur pays, mais en assurant l’échange entre des nations ou des communautés peu développées aux points de vue économique et commercial, par conséquent en exploitant les pays producteurs1.

    Leur capital commercial avait une existence propre et était nettement séparé des branches de production auxquelles il servait d’intermédiaire. Le monopole de ce rôle d’intermédiaire et le commerce auquel il donnait lieu déclinèrent à mesure que se développèrent économiquement les peuples dont l’exploitation l’alimentait et ce fait, qui se manifesta, non seulement par le déclin de quelques branches de commerce, mais par la décadence des peuples purement commerçants, prouve incontestablement que le développement de la production capitaliste a pour conséquence la subordination du capital commercial au capital industriel. Le système colonial en général et la Compagnie hollandaise des Indes orientales en particulier fournissent d’autres exemples du fonctionnement du capital commercial dominant la production.
    Le mouvement du capital commercial étant A-M-A’, le profit du commerçant prend naissance dans des opérations d’achat et de vente qui ont lieu exclusivement dans la circulation ; il est réalisé dans la dernière opération, la vente et il est, comme disent les Anglais, un « profit upon alienation », un profit sur aliénation. A première vue le profit commercial semble impossible lorsque les produits sont vendus à leur valeur. Le commerce a pour loi, non pas d’échanger des équivalents, mais d’acheter à bon compte pour vendre cher. Les produits dont il assure l’échange ont de la valeur et ont un équivalent en argent, puisqu’ils résultent tous et au même titre du travail social, mais leurs valeurs ne sont pas quantitativement égales et les rapports quantitatifs suivant lesquels ils s’échangent sont tout à fait accidentels. Ce caractère s’efface cependant à mesure que l’échange devient plus continu et la reproduction plus régulière, si bien que l’équivalence se réalise, non pas tant sous l’influence du producteur et du consommateur, mais par l’action de celui qui leur sert d’intermédiaire, le commerçant qui compare les prix en argent et en empoche la différence.
    Au début, le capital commercial n’est que l’intermédiaire entre des productions qu’il ne domine pas et dont il ne crée pas les conditions.De même que dans la circulation M-A-M des marchandises, l’argent agit non seulement comme mesure des valeurs et comme instrument de la circulation, mais aussi comme forme absolue de la marchandise et de la richesse, c’est-à-dire comme trésor, de même dans la circulation A-M-A’ du capital commercial, l’argent apparaît comme un trésor qui se conserve et s’augmente à la suite de simples opérations d’aliénation.
    Les peuples commerçants de l’antiquité existaient comme les dieux d’Épicure dans les entrailles de la terre ou plutôt comme les juifs dans les pores de la société polonaise. Le commerce des premières grandes villes ou grands peuples commerçants s’appuyait sur la barbarie des peuples producteurs entre lesquels ils servaient d’intermédiaires.
    Avant la production capitaliste, c’est le commerce qui domine l’industrie ; l’inverse se présente dans la société moderne. »K. Marx, histoire du capital commercial Le Capital T

    L’ émergence du capital financier

    A ses origines, le Capital Financier est enfanté par le Capital industriel et commerçant. Au début, il n’assume que des opérations techniques pour le compte des capitalistes industriels et commerciaux. Mais se faisant, ces mouvements techniques se rendent « autonomes » et deviennent la fonction d’un capital particulier ; le Capital Financier ( Capital argent assumant au début des fonctions techniques).

    Le capital total (1) se fractionne, dans le procès de circulation afin d’opérer des opérations pour l’ensemble du capital restant. Une fraction donc du capital total doit exister sous forme de trésor. Dés lors la gestion du capital argent devient une branche particulière au service de la classe capitaliste dans son ensemble. A ses début donc, le commerce de l’argent, sous sa forme simple, c’est -à-dire séparée du système de crédit est purement technique et il n’intervient que dans la circulation des marchandises dont il est le reflet.

    « La circulation monétaire, pour ce qui est de son volume, de ses formes et de ses mouvements n’est que le simple résultat de la circulation des marchandises » (K. Marx le Capital T 1 Chap III édt Moscou.)

    L’argent est donc le reflet de cette circulation des marchandises, et ce faisant il est lui même une marchandise particulière. Au sein même du Capital Financier, la gestion se subdivise en plusieurs branches,et notamment celle du Capital productif d’intérêt, forme antédiluvienne du capital, qui fut l’objet d’une polémique des économistes bourgeois du XVIIéme siècle (Child, Culpeper, etc..) contre l’intérêt en tant que forme autonome de la plus-value.
    Cette polémique n’était que l’expression de la lutte de la bourgeoisie industrielle naissante contre les antiques usuriers, la bourgeoisie n’hésitant pas à faire appel régulièrement aux pouvoirs publics, (comme le fait aujourd’hui l’ association ATTAC) pour limiter le pouvoir de ce capital et le maintenir sous sa dépendance.

    Avec le Capital portant intérêt, va émerger le système de crédit, sur cette base, la plus value extraite aux ouvriers devra se partager entre le capitaliste actif, et le Capital portant intérêt. Le capitaliste emprunteur devant restituer au prêteur ( le Capital financier) son dividende.

    Le système de crédit, correspond à l’émergence de la domination réelle du capital et il se manifeste surtout dans les pays industrialisés de l’époque et en premier lieu en Angleterre. Les transformations des moyens de production exigent des investissements si importants que seules les banques peuvent en assumer le crédit. Des lors le capitalisme particulier est supplanté par le capitalisme collectif qui agit au travers des sociétés anonymes. Marx ira jusqu’ a dire que « c’est là la suppression du capital en tant que propriété privée à l’intérieur des limites du mode de production capitaliste lui-même. » 

    L’importance du rôle de la société anonyme, dans le capitalisme, n’ est pas assez mis en avant comme étant en opposition avec le capital privé, (Voir a ce sujet la critique du programme d’Erfurt, Engels à Kautsky 29 juin 18912) il en résulte que les « privatisations » des lors qu’ elles sont des SA ne sont nullement des entreprises privées au sens ou nous devons l’ entendre. En effet avec la SA, «  la fonction est séparée de la propriété du capital ».(2) . Il ne faut donc pas s’ étonner de voir « l’ exploitation des autoroutes séparées de la propriété des autoroutes, celle de lignes de chemin de fer séparée de la propriété du réseau lui-même… » il en résulte que le propriétaire de ce capital ( actionnaires , fond de pension) ne se préoccupe que de l’intérêt, qui est le loyer de l’ argent.) Le capital devenant dés lors simple titre de propriété.3 Marx à ce propos déclare:

    « ..il faut encore souligner cet aspect important du point de vue économique : comme le profit prend ici purement la forme de l’intérêt, de telles entreprises demeurent possibles si elles rapportent simplement l’intérêt et c’est une des raisons qui empêche la chute du taux général de profit, parce que ces entreprises, où le capital constant est immense par rapport au capital variable, n’interviennent pas nécessairement dans l’égalisation du taux général de profit. » Capital T3,chap.XXVII, p 461 ed. Moscou)

    Il faut comprendre par la, que les capitaux investis dans les grandes entreprises productives, ne produisent déduction de tous les frais, que des intérêts plus ou moins élevés. Ceux ci n’ entrent pas dans l’ égalisation du taux de profit dans la mesure ou ils ne fournissent qu’ un profit inférieur au taux moyen de profit ( il est actuellement de 16%). S’ils devaient être pris en compte le taux de profit serait encore plus faible. Mais si à l’ époque de Marx l’ entrepreneur privé s’ attribuait 10% de profit sur les 15% qu’il récoltait et en cédait 5% au capitalisme préteur, il n’ en est plus de même aujourd’hui, le capital financier est devenu hégémonique, et exige que le loyer de l’ argent soit au minimum de 15% et plus, de ce fait, il entre directement par la grande porte de la baisse générale du taux de profit. L’ association Attac fait de ce changement l’ axe principal de sa critique du capital financier «  euthanasier le banquier » voulant « réguler » le capitalisme en liquidant son mauvais coté « la spéculation »…

    Remarquons, que pour Marx le Capital financier est lié à la constitution de la SA et à la transformation du capitaliste actif en technocrate, et du propriétaire privé en capitaliste financier. La question qui se pose ici est celle de la formule voulant l’ abolition de la propriété privée des moyen de production et d’échange . En effet la propriété capitaliste est de plus en plus anonyme ( fonds de pension fonds souverains..). Elle est réduite à une propriété sur des titres, actions cherchant en permanence la meilleure valorisation du « poirier devant donner des poires. »

    «  Transformation du capitaliste réellement actif en un simple dirigeant et administrateur de capital d’ autrui et des propriétaires de capital en simples propriétaires, en simples capitalistes financiers. Même si les dividendes qu’ils touchent incluent l’ intérêt et le profit d’ entreprise, c’ est à dire le profit total ( car les émoluments du dirigeant sont ou devraient être un simple salaire pour une sorte de travail spécialisé, dont le prix est réglé sur le marché du travail comme pour n’importe quel autre travail), ce profit total ne sera plus perçu que sous la forme de l’ intérêt, c’ est à dire
    comme simple rémunération pour la propriété du capital qui est ainsi complètement séparé de sa fonction, dans le procès réel de reproduction, tout comme cette fonction, dans la personne du dirigeant, est séparée de la propriété du capital. Le profit se présente comme simple appropriation de surtravail d’ autrui (il ne s’ agit plus d’ une partie du profit, l’ intérêt, qui tire sa justification du profit de l’ emprunteur); il résulte de la conversion des moyens de production en capital, c’ est à dire leur aliénation, vis à vis des producteurs effectifs, de leur opposition, en tant que propriété étrangère, à tous les individus réellement actifs dans la production depuis le directeur jusqu’ au dernier journalier. » Capital T3,chap.XXVII, p 460/461 ed. Moscou)

    Ici nous avons l’ impression d’ en revenir à saint Simon, qui opposait producteur actifs et l’ exploiteur oisif, nous trouvons même le terme « aristocratie financière » pour désigner les propriétaires de capital de prêt.

    Voici camarade une longue démonstration de la saga du capital, avec citations qui me semble indispensable pour une bonne compréhension du « matérialisme dialectique » comme tu l’ affirmes si souvent.
    G. Bad

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  • Ping :LE SOPHISME DE L’OFFRE ET DE LA DEMANDE !

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