L’athéisme doit-il militer?

YSENGRIMUS   Disons la chose sans mettre de gants: Dieu, être spirituel engendrant et assurant la cohésion du monde matériel, n’existe pas. C’est une catégorie philosophique erronée, une légende populaire montée en graine, une vue hyperbolique de l’esprit bonifiant et magnifiant un ensemble de caractéristiques abstraites fondamentalement incompatibles et incohérentes. La persistance faussement universelle de ce mythe vieillot s’explique assez simplement par le fait qu’il est une projection intellectuelle magnifiante de l’être humain ou du monde (et l’être humain et le monde sont partout dans le monde humain), un peu comme le serait, par exemple, un fantôme ectoplasmique ou un mirage visuel au bout d’une longue route par temps sec. Toute culture où il y a des hommes et des femmes de tailles différentes, des enfants et des adultes, des malingres et des balèzes, produira inévitablement des légendes de géants et de nains sans se consulter entre elles, de par un jeu de projections logiques constantes et similaires du plus petit et du plus grand. L’universalité de ces propensions mythifiantes ne garantit en rien l’existence objective des titans, des lutins et de leurs semblables de tous barils ethnoculturels.

Le dieu (vaguement masculin et débonnaire ou intégralement inerte, neutre et inactif) n’existe pas. Aussi, privée de cette catégorie fondamentale irrecevable, la légitimité tant descriptive que morale des religions s’effondre comme un château de carte. Ne disposant pas réellement des fondements effectifs autoproclamés qu’elles se sont attribuées au fil de l’Histoire sans débat ni critique, les religions et leur perpétuation n’en reposent pas moins sur d’autres fondements qui, eux, n’ont absolument rien de divin. J’en dénombre quatre:

Peur: la panique, l’épouvante face à la maladie, la mort, le danger de perdre un enfant, l’instabilité politique, les cataclysmes naturels, l’incertitude face à l’avenir d’une vie douloureuse sont des carburants puissants de la religiosité. Il est connu qu’une personne en situation terrorisante, dans un accident ou dans des circonstances climatiques compromettant la survie, régresse mentalement et appelle son dieu comme un enfant appellant un adulte à l’aide. Loin de garantir quelque caractère fondamental ou universel à ce dernier, ce fait démontre plutôt à quel point croyance religieuse et déséquilibre ou délabrement mental sont proches l’un de l’autre.

Ignorance: un lourd et archaïque relent de cosmologie simpliste et d’anthropologie délirante gorge les religions, tant dans leur élévation dogmatique que dans leurs recommandations pratiques. Ignorant les causes du tonnerre, des éclairs, de la guerre et de la maladie, l’enfant humain imagine des colères, des illuminations, des déterminations politiques issues d’un cosmos anthropomorphisé. Le recul de l’ignorance et une meilleure connaissance du fonctionnement effectif du monde et des sociétés éloignent la religiosité comme représentation descriptive et explicative du monde. Tout progrès social entraîne de facto une révolution des savoirs qui fait reculer l’esprit religieux

Conformisme: la résorption des peurs irrationnelles et de l’ignorance face au monde ne suffit pas pour terrasser les religions institutionnalisées. Celles-ci s’appuient sur un autre ressort particulièrement insidieux et puissant: le conformisme social et familial. Combien de gens perpétuent des croyances qu’ils n’endossent plus chez leurs enfants, simplement pour ne pas contrarier leurs parents ou leurs ancêtres? Ce genre de soumission de masse, reposant sur des critères émotionnels peut perpétuer des pratiques dévidées des ferveurs censées les fonder pendant des générations. La tradition est une forte d’inertie mécanique dont il ne faut pas négliger la pesante portée réactionnaire.

Pouvoir social d’un clergé: si, en plus de ce lot de plaies, une des castes de votre société se spécialise dans l’intendance de la choses religieuse, là vous avez un puissant facteur de perpétuation sur les bras. Les clergés oeuvrent exclusivement à leur propre perpétuation et, pour ce faire, ils se doivent de voir au maintient en circulation de la camelote qu’ils fourguent. Ils analysent donc très finement la peur, l’ignorance et le conformisme qui mettent le beurre sur leurs tartines malodorantes et déploient de formidables énergies à les perpétuer, les maintenir, les solidifier. Tous les clergés dans tous les cultes sont des agents de freinage des progrès sociaux et mentaux. Les cléricaux sont des ennemis pugnaces et acharnés de la connaissance objective et informée du monde et de la vie sociale.

La religion est une nuisance intellectuelle et morale. C’est une force sociale rétrograde misant sur des pulsions individuelles régressantes. Tout progrès social significatif se complète d’une rétraction et d’une rétractation des religions. Ce long mouvement historique ne se terminera qu’avec la décomposition définitive de toute religion institutionnalisée ou spontanée. Ce jour viendra. Voilà.

Le voilà notre bon et beau manifeste athée. Il est clair, net, balèze, béton, superbe. Je l’endosse avec la plus intense des passions et la plus sereine des certitudes. J’éduque mes enfants en m’appuyant solidement sur ses fondements. Je vis par son esprit et dans la constance de sa rationalité supérieure. Banco. Bravo. On fait quoi maintenant? On l’imprime en rouge sang sur des feuillets grisâtres et on le distribue au tout venant? On en fait un beau paquet de tracts incendiaires que l’on met en circulation dans tous nos réseaux de solidarité? On fait pression sur un parti de gauche ou un autre pour qu’il en fasse une composante intégrante de son programme politique? Mieux, on crée la Ligue Athée du [épinglez le nom de votre contrée favorite ici]. Ce ne serait pas la première formation politique à plate-forme étroite et hyper-pointue. Il y a bien des Partis Verts  et des Parti Marihuanas pourquoi pas des Partis Athées? Bon sang que c’est tentant, surtout dans la conjoncture lancinante et interminable de pollution d’intégrisme religieux actuelle. Je vois d’ici notre première page couverture de tract avec notre mascotte et notre premier slogan:

philosoraptor-la-religion-nest-plus-lopium

Ce serait pétant. Sauf que… La Commune de Paris et le bolchevisme léninien n’ont pas cédé à cette tentation miroitante de l’athéisme militant. Lucides, ces projets politiques se sont contentés de fermement restreindre la pratique des religions à la sphère privée et de forclore toute propension théocratique dans l’administration publique de leur république. C’est certainement une chose à faire et bien faire. Sauf que pourquoi donc, mais pourquoi donc en rester là?

Tout simplement parce que le déclin de la religion, la déréliction, ne se décrète pas, elle émerge. On ne proclame pas plus la fin de la religion qu’on ne proclame la fin de l’enfance. Il faut éradiquer la peur, l’ignorance, le conformisme et bien circonscrire la vermine cléricale dans ses tanières (qui deviennent lentement ses musées). La religion tombera alors, inerte et inutile, comme une feuille d’automne. L’athéisme ne doit pas militer, il doit laisser l’effet des progrès sociaux échancrer la religiosité comme une vieille étoffe devenue inutile. Militons directement et sans transition pour les progrès sociaux à la ville et l’athéisme militera bien pour lui-même dans les chaumières.

Frapper la religion au tronc plutôt qu’à la racine c’est la faire bénéficier d’une intensité d’attention qu’elle ne mérite plus. Cela l’alimente en jetant de l’huile dans le feu de son bûcher. Fabriquer des combattants de dieu en creux c’est alimenter le fanatisme et l’intégrisme des martyrs en plein. Laissons aux cagoules leurs procédés de cagoules et limitons le débat théologique à la ferme intendance de la tolérance multiculturelle et à la circonscriptions de la rigueur doctrinale à la sphère privée. Les enfants des croyants se débarrasseront à leur rythme et selon leur logique et leur modus operandi des croyances éculées qui leur nuisent. Ils les convertiront en ce qu’ils voudront. Nous ne sommes pas ici pour éradiquer la religion mais pour empêcher son héritage mourant de continuer de nuire à la société civile. À chaque culte de construire le mausolée, le sarcophage ou le cénotaphe de sa doctrine à sa manière.

Souvenons-nous et méditons sereinement la profonde sagesse de L’Encyclopédiste Inconnu qui disait: la vérité n’engendre jamais le fanatisme.

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Ysengrimus

Voir ici: http://ysengrimus.wordpress.com/about/

58 pensées sur “L’athéisme doit-il militer?

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    29 juin 2012 à 0 12 41 06416
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    Qu’en termes délicats, ces choses-là sont dites ! Malheureusement, des millénaires de religiosité ont fait que l’homme confond toujours croyance et savoir. Sa naïveté aidant, il a plus chaud dans les pattes d’un rabbin ou d’un imam, voire d’un curé – même si l’image est entachée de pratiques obscènes, que dans celles de ses propres neurones. C’est peut-être pour ça qu’il se raccroche au pouvoir spirituel, par l’intermédiaire des puissances d’argent.

    Je pense honnêtement qu’il faut réprimer les excès de ces religieux, sans oublier que les croyances viennent du fond des âges et que la pensée moderne n’a que quelques décennies d’existence. Ainsi, nous avons plus de force pour aller de l’avant et ne plus revenir en arrière. Car ce qui est néfaste, c’est le jeu de ludion qui s’installe dans une société dont les peurs ne sont pas contrées par des principes fiables. Et, malgré tout ce qu’on peut en lire et dire, la philosophie actuelle, rationnelle et athée dans ses plus grandes largeurs, ne peut rivaliser encore avec des sentiments de vide que comblent tous les systèmes religieux, dans leur ensemble. C’est machiavélique, je vous l’accorde, mais c’est ainsi.

    Il faut s’attendre sans cesse à des retours en arrière lorsque les dérapages politiques se font jour. Mais il y a un risque de retour à la dictature, dans les deux cas : religieux et athée. C’est pour cela que je laisse les gens à leurs croyances, tant qu’ils n’impliquent pas de désordre sur la voie publique. La seule chose que jamais je ne pourrai accepter, c’est le conditionnement de mes sœurs à la volonté de quelque salaud religieux que ce soit. Pour ça, je suis prête à me battre. Le reste m’importe peu, sachant que l’humain est fluctuant, donc instable.

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      29 juin 2012 à 7 07 23 06236
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      « C’est pour cela que je laisse les gens à leurs croyances, tant qu’ils n’impliquent pas de désordre sur la voie publique. »

      Je seconde. Et soit serein et optimiste pour tes « soeurs ». Elles ont pas vraiment besoin de prince charmant et sont parfaitement aptes à abattre le Moloch patriarcal qui se dresse encore, dérisoire. The times they are a changin’…

      « la philosophie actuelle, rationnelle et athée dans ses plus grandes largeurs, ne peut rivaliser encore avec des sentiments de vide que comblent tous les systèmes religieux »

      Je ne seconde pas. Le sentiment de vide vient principalement de l’ignorance, encore si mal combattue, pour ne pas dire sciemment perpétuée. Tissu d’inepties légendaires et de croquignoles répressives faussement onctueuses, les « systèmes religieux » ne méritent aucunement de te voir ployer sous ce genre de fatalisme crypto-fidéiste.

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    29 juin 2012 à 4 04 44 06446
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    L’athéisme, dont le dogme consiste à croire qu’il n’y a pas de «Dieu» (nom générique servant uniquement à la commodité des conversations et sans connotation sectaire) est une religion comme une autre, et comme en produit le monde de la raison matérialiste et que nous retrouvons sous les vocables de psychanalyse, consumérisme, scientisme et, pour les moins développés des cavernicoles velus, le footisme, une des religions ayant le plus grand nombre de fidèles…

    L’athéisme nie la réalité d’un «Dieu» (remarquez que je n’est pas dit «l’existence», ce qui serait un oxymore, puisque dans l’absolu tout ce qui existe est par nature mortel, et que donc faire exister «Dieu» le rendrait l’immortel, mortel…). En niant cette réalité, l’athéisme se condamne, dans sa vision ontologique, à remplacer ce concept abstrait obligatoirement par un autre qui s’appelle : le Hasard, le nom du petit «dieu» des ignorants…

    Tout comme il y a dégénérescence interprétative à confondre la symbolique du svastika avec la croix gammée, il y a la même dégénérescence à confondre le terme «Religion», avec les organisations claniques sectaires, intolérantes, maffieuses et corrompues qui se réclament comme étant les les seules interprètes de «Dieu», comme si ce dernier, s’Il est ce que l’on peut imaginer qu’il soit, puisse avoir besoin d’interprètes aussi crétins, abrutis, qu’indigents… Religion, dans son sens étymologique signifiant relier, qu’il ne faut pas confondre avec asservir…

    Cet article, qui reflète l’intelligence de son auteur (rappelons que l’intelligence n’est pas une vertu, car il peut y en avoir autant dans le «Bien» que dans le «Mal»), tombe dans l’inévitable travers de la raison qui se termine par l’absurde, je m’explique brièvement sur ce point :

    La raison veut qu’il ne puisse y avoir d’effet sans cause, mais elle fait reposer ton son architecture intellectuelle sur une succession d’effets dont elle ignore la cause: le Big Bang…

    Absurde n’est-il pas, cette obstination à ne pas vouloir admettre qu’il puisse y avoir un au-delà de la raison qui ne peut se concevoir qu’en faisant appel à la FOI.

    Tout aussi absurde que celle de l’athéisme qui se condamne à rester dans les limites étriquées d’une raison qui se stérilise et s’appauvrit rapidement lorsque les sources de la Foi se tarissent… Car c’est la Foi qui permet de sortir de la solide camisole de la raison…

    La meilleure définition que je connaisse du mot «Religion» est celle de la devise des maharajahs de Bénarès:

    Il n’y a pas de religion supérieure à la vérité.

    C’est par cette quête incessante de la vérité que l’esprit humain s’élève et rejoint la plus universelle des Religions: la Connaissance, et passe de l’animalité à sa propre divinité…

    Me semble-t-il…

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      29 juin 2012 à 6 06 40 06406
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      « cette obstination à ne pas vouloir admettre qu’il puisse y avoir un au-delà de la raison qui ne peut se concevoir qu’en faisant appel à la FOI. »

      La « foi » (au sens restreint de « foi en dieu » ici) prétend saisir les questions existentielles fondamentales qu’elle brouillonne et transforme en un magmat délirant, fascisant et nuisible. Les questions existentielles ne font pas l’objet d’un « dogme » dans la rationalité athée. Les questions existentielles font simplement l’objet de réponses pratiques.

      Voyez, par exemple le centaure. Il est une de ces réponses pratiques auxquelles je vous convie ici. Un certain snobisme intellectuel trivialise l’identification du centaure à dieu, pour des raisons non explicitées et fumeuses. Erreur. Le principe de mise en place est identique. Un centaure est l’amalgame de traits caractéristiques de deux êtres existants, l’homme et le cheval, débouchant sur un résultat éclectiquement construit et fictif. Le dieu monothéiste est l’amalgame de traits caractéristiques de deux entités existantes, la civilisation et le cosmos, débouchant sur un résultat tout aussi éclectiquement construit et tout aussi fictif. La solution «existentielle» du centaure, c’est la médiation ancienne entre le cheval et l’homme qui nous la livre. La solution du dieu monothéiste c’est la médiation entre civilisation et cosmos, entre culture et nature, entre société en environnement qui nous la livre. Seule l’absence de foi voit clairement dans cette séculaire affaire légendaire. Sauf qu’une fois cela fait, le centaure et dieu n’y sont plus, car de les comprendre adéquatement pousse implacablement à ne plus y croire…

      Que voulez-vous, il faut savoir sortir de l’enfance de la pensée…

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    29 juin 2012 à 7 07 43 06436
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    Euh…Je pense que la Foi serait plutôt la confirmation de l’ignorance; et elle ne s’appliquerait pas seulement à la religion. Elle s’appliquerait, tout autant, à tout ce que nous acceptons sans « comprendre ». Que cela soit des données scientifiques ou des rapports de supposés « faits » qui se sont passés dans des pays éloignés.

    Ceci dit, j’ai beaucoup apprécié cet article par son dynamisme à présenter une conviction. Cette conviction est telle, qu’en fait, elle me semble propulsée par une Foi inébranlable. 🙂

    Je n’adhère à aucune religion; mais je vais essayer d’ébranler cette Foi un tout petit peu, par une recherche de « faits », sans penser, un seul instant, arriver à l’ébranler:

    Voici ce que j’ai retenu des quatre fondements sur lesquels reposent les religions:
    1) « Loin de garantir quelque caractère fondamental ou universel à ce dernier (son dieu), ce fait démontre plutôt à quel point croyance religieuse et déséquilibre ou délabrement mental sont proches l’un de l’autre. »

    Question: Est-ce qu’on constate une diminution du déséquilibre mental dans notre société depuis la diminution de l’importance de la religion?

    2) « Tout progrès social entraîne de facto une révolution des savoirs qui fait reculer l’esprit religieux »

    Question:Sommes-nous actuellement vraiment témoins d’un progrès social, ou seulement de progrès techniques, en Occident?

    3) « Combien de gens perpétuent des croyances qu’ils n’endossent plus chez leurs enfants, simplement pour ne pas contrarier leurs parents ou leurs ancêtres? »

    Question pertinente. Par contre, personnellement, je n’en connais pas; mais…

    4) « Ils analysent donc très finement la peur, l’ignorance et le conformisme qui mettent le beurre sur leurs tartines malodorantes et déploient de formidables énergies à les perpétuer, les maintenir, les solidifier. »

    Question: N’ai-je pas drôlement l’impression de lire une description des « tactiques »politiques actuelles plutôt que des tactiques religieuses; mais…

    Je vais répondre à ces questions et …on verra… 🙂

    Amicalement

    André Lefebvre

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      29 juin 2012 à 8 08 02 06026
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      « Cette conviction est telle, qu’en fait, elle me semble propulsée par une Foi inébranlable. »

      Ben, moi aussi, comme tous les athées de bonne tenue, je crois fermement en une Australie dont je n’ai qu’une connaissance indirecte… Le tarla religieux n’a pas le monopole de la confiance ou de la croyance… Et, surtout, croire en un être suprême imaginaire N’EST PAS croire tout court. L’athéisme ne s’en prend pas à la confiance raisonnée en un certain nombre de connaissances indirectes. L’athéisme s’attaque au mythe de dieu. C’est parfaitement distinct.

      « Sommes-nous actuellement vraiment témoins d’un progrès social, ou seulement de progrès techniques, en Occident? »

      En 1870, l’immense majorité de la population de Londres vivait sous le seuil de la pauvreté et la femme n’avait aucune existence juridico-sociale, aucune profession, aucun status. N’épiloguons pas…

      « Est-ce qu’on constate une diminution du déséquilibre mental dans notre société depuis la diminution de l’importance de la religion? »

      Question-pogne, André. Tutututututu, pas de ce genre de faribole entre nous. La religion débilite mentalement, cela ne signifie pas que les seules manifestations de débilité mentale soient de source religieuse… L’abrutissement intellectuel, qui est bien souvent d’origine autoritaire, sait parfaitement se ressourcer, entrer en modernité. Cela ne change strictement rien, aux fins de mon argumentation antireligieuse et vous le savez.

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    29 juin 2012 à 8 08 22 06226
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    Bonjour,
    Paul,

    Nous publions vos articles sur les Voix du Panda avec le plus grand plaisir, je pense que vous vous en doutez comme tous ceux des rédacteurs des 7 du Québec et de CP.

    Par contre merci d’avoir la gentillesse si vous le souhaitez de vous inscrire, avec une adresse e-mail valide à l’adresse suivante:

    http://www.panda-france.net

    Rubrique rédacteurs.

    Ainsi vous pourrez répondre directement, si vopus nous donnez votre accord à la suite d’une adresse e-mail validée vous recevre « un mot de passe » personnel « strictement ».

    Puis vous pourrez débattre comme nous le faisons avec l’ensemble des continents.

    Au plaisr de vous lire positivement ou négativement, nous vous souhaitons de véhiculer vos réflexions de par le monde.

    Cordialement,

    Le Fondateur des Voix du Panda

    Le Panda

    Patrick Juan

    P.S. Vous pouveze aussi me sontacter sur mon adresse courriel personnelle:

    patrick.juan@panda-france.net

    Bien à vous (Y)

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    29 juin 2012 à 8 08 50 06506
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    Je suis tout à fait d’accord avec André…
    vous semblez oublier que la religion n’a pas le monopole de la magouille et de la tromperie pour manipuler la population. Les religions ont belles et bien été utilisées par un groupe de personnes à des fins de pouvoir et de contrôle de la population. Mais aujourd’hui, la religion qui domine le monde et qui se comporte de la même façon, c’est l’économie, avec son dieu l’argent. Avons-nous réellement progressé depuis que la religion est en déclin? … vraiment pas! La seul chose que je vois « progresser » est la technologie… uniquement lorsque ces progrès permettent à des individus de s’enrichir, mais les vrais progrès technologiques qui pourraient réellement améliorer la condition de la vie sur terre sont ignorés et jetés aux oubliettes car ils feraient faire faillite à plusieurs compagnie et feraient perdre l’emprise qu’a l’élite mondiale sur nos vies.

    Beaucoup de personnes détestent la religion à cause des massacres qu’elles ont causés dans le passé et toutes autres actions extrêmes faites par une minorité extrémiste encore aujourd’hui. Mais les religions n’ont pas le monopole de l’extrémisme et même si on les éradiquerait complètement, il y aurait toujours des génocides causés par des psychopathes mégalomanes qui n’ont jamais assez de pouvoir et d’argent.

    En plus, le fait de ne pas suivre une religion ou une secte n’implique pas forcément de ne pas croire en une certaine… spiritualité et la réalité d’une conscience supérieur à l’origine de la création. L’important c’est d’y croire à votre manière et de ne pas imposer cette dernière aux autres.

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      29 juin 2012 à 9 09 03 06036
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      « vous semblez oublier que la religion n’a pas le monopole de la magouille et de la tromperie pour manipuler la population »

      Vous semblez oublier que je recommande ici à l’athéisme de NE PAS militer, et à l’action militante de se concentrer justement, directement, sur les vraies crises significatives…

      « …une certaine… spiritualité et la réalité d’une conscience supérieure à l’origine de la création »
      « …ne pas imposer cette dernière aux autres. »

      En effet, comptez sur moi pour pour voir à ce que ce genre de fadaise créationniste pour fantasmes privées soit soigneusement expulsée de l’intégralité des lois civiques…

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    29 juin 2012 à 8 08 52 06526
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    Bon; d’accord. Pour l’Australie, nous avons, vous et moi, des photos satellites qui prouve son existence. Pour Dieu, je vous concède que n’en avons pas. Avant 1826, la photographie n’existait pas; mais plusieurs personnes connaissaient l’Australie; les autres y croyaient. Personnellement, je ne crois pas en ce Dieu que vous niez. Donc nous sommes d’accord sur ce point.

    Quant à la femme, elle avait une existence juridico-sociale en ancienne Égypte, entre autre. Mais ne nous aventurons pas sur ce sujet inutilement. Par contre, puisque la religion s’adresse à « l’individu social » et non à la société en général, ma question visait un progrès chez cet « individu social ». Encore une fois, ce n’était qu’une simple question résultant de votre affirmation.

    Pour ma « question-pogne », vous avez raison ce n’est pas seulement la religion qui débilite mentalement. Par contre ce qui est débilitant dans la religion, du moins à mes yeux, c’est la « Foi ». je pense qu’il n’y a pas « plus débilitant » que d’accepter l’impossibilité de « comprendre ». En ce sens, je suis encore une fois, d’accord avec votre affirmation.

    Je ne tiens pas du tout à changer votre argumentation antireligieuse; loin de là. Mais comme vos affirmations voulant être « incontournables » touchent un peu mon prochain article, je voulais encourager un certain « flottement » de l’interrogation. 🙂

    Bravo pour votre argumentation; même si je prend une position moins « radicale » sur la notion de « religiosité », je suis radicalement « anti-Foi ».

    Amicalement

    André Lefebvre

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      29 juin 2012 à 9 09 18 06186
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      « comme vos affirmations voulant être “incontournables” touchent un peu mon prochain article, je voulais encourager un certain “flottement” de l’interrogation. »

      On aura donc l’occasion joyeuse d’en reparler dans la bande passante de votre futur texte.

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    29 juin 2012 à 9 09 13 06136
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    @ PL

    Je pourrais contresigner toutes et chacune de vos affirmations. J’en suis cependant arrivé, par pure désespérance, à un solipsisme inconditionnel qui permet tous les espoirs. Dieu ne m’est pas encore apparu, mais qui sait, avec l’âge – et si on change l’eau en vin – s’il ne sera pas à mon dernier chevet 🙂

    En attendant, « Dieu est grand » à la mesure du merdier dans lequel la condition humaine nous fait patouiller, ce qui n’est pas rien !

    PJCA

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    29 juin 2012 à 9 09 18 06186
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    Dans les faits, la religion n’est pas ce qu’on peut appeler un mauvais outil, car il ne faut pas oublier que le fait religieux remonte aux temps les plus reculés de l’histoire de l’humanité, pour ne citer que notre espèce. Ce sont les dérives, comme les interdis qui perdurent au fil des siècles et qui ne devraient plus avoir cours aujourd’hui, qui sont l’essence des déséquilibres sociétaux qu’on peut observer encore maintenant. Pour le reste, les philosophies religieuses ne sont pas pires, ou meilleures que les autres. Ce sont des outils différents, un point, c’est tout. En effet, j’ai constaté bien souvent que les athées les plus virulents étaient en fait de bons vieux conservateurs qui n’acceptaient pas facilement qu’on les interpelle et les contre. L’athéisme est devenu une autre forme de religion. Je parle en mon âme et conscience. Si l’ignorance est le pire des maux de notre société humaine, elle n’est pas forcément le moteur de la croyance. En effet, la croyance se nourrit d’un esprit borné, même instruit. Elle se nourrit de la cupidité et de la lâcheté. Il n’est pas aisé de parler de cela en quelques mots, car les exemples et contre-exemples sont aussi importants que l’humanité entière. Je ne m’aventurerai pas à catégoriser tel ou tel qui prêche, tel ou tel qui prie. Cela n’a pour moi aucun sens, dans la mesure où je sais pertinemment que moi-même je suis tiraillée entre l’être et l’avoir ; entre l’ordure et le savoir ! La seule position viable dans ce cas, est l’écoute et la réflexion !

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      29 juin 2012 à 9 09 34 06346
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      « L’athéisme est devenu une autre forme de religion »

      Non. L’athéisme est une incroyance et le remplacement graduel et douloureux de la croyance par le savoir.

      « Dans les faits, la religion n’est pas ce qu’on peut appeler un mauvais outil »

      Le mauvais outil par excellence. Un outil de connaissance fallacieux, un outil d’illumination truqué, un outil thérapeutique à « solution » strictement symptomatiques (genre morphine ou… opium), un héritage intellectuel brouillon et nuisible. La religion, toujours en harmonie tonitruante avec tout ce qui est de droite, rétrograde, autoritaire, brun, rigide, phallocrate, ethnocentriste, véhicule un très mauvais exemple intellectuel et comportemental.

      « les athées les plus virulents étaient en fait de bons vieux conservateurs qui n’acceptaient pas facilement qu’on les interpelle et les contre »

      Faux, fallacieux et facile. J’ai la sereine certitude que la religion, cette aporie spéculative dangereuse et belliqueuse, sera un jour intégralement illégale. Je ne tiens nullement à la « conserver »…

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    29 juin 2012 à 9 09 33 06336
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    « On aura donc l’occasion joyeuse d’en reparler dans la bande passante de votre futur texte. »

    C’est ce qu’il y a de passionnant dans les échanges d’opinions.

    @delpech

    « La seule position viable dans ce cas, est l’écoute et la réflexion ! »

    Absolument!
    Ce qui résulte en « compréhension » confirmant une « connaissance ». Constat qui repousse le « savoir » au niveau de la « croyance ». En ce sens que le « savoir » est ce que nous avons « appris par coeur ». On peut donc posséder un « savoir » sans en avoir aucune « compréhension », c’est-à-dire: aucune « connaissance ».

    @Jeff

    « …n’implique pas forcément de ne pas croire en une certaine… spiritualité et la réalité d’une conscience supérieur à l’origine de la création. »

    J’abonde un tout petit peu dans ce sens. Par contre, tout en était une « possibilité », il est impossible que cette conscience soit « supérieure » au départ. J’espère que mon prochain texte vous le déterminera.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    29 juin 2012 à 9 09 51 06516
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    PJCA,

    Je partage Pierre tout à fait ta position, mais heureusement que nous, nous sommes parlés de vive voix dans le cas contraire je pense que tu es un CLONE 🙂
    +++++++++++++++
    En dehors de cela toi comme tant d’autres étant rédacteurs sur Les Voix, peut tu avoir la « gentillesse » de dire à Paul comment s’incrire sur Les Voix du Panda 😀
    ================
    Je t’en remercie et ici nous nous régalons avec son « article »

    Amicalement,

    Le Panda

    Patrick Juan (C)

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    29 juin 2012 à 10 10 10 06106
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    Tututut (à mon tour) 🙂

    « Non. L’athéisme est une incroyance et le remplacement graduel et douloureux de la croyance par le savoir. »

    L’Athéisme étant de « ne pas croire en l’existence de Dieu », l’incroyance de l’Athéisme dont vous parlez, serait de ne pas croire en « la non croyance de l’existence de Dieu ».

    Mieux vaut dire que l’Athéisme est la croyance en l’inexistence de Dieu. Non?
    🙂

    Amicalement

    André Lefebvre

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      29 juin 2012 à 10 10 26 06266
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      « Mieux vaut dire que l’Athéisme est la croyance en l’inexistence de Dieu. Non? »

      Oh le hideux jésuitisme. Il ne faut pas faire de l’incroyance une croyance. L’athéisme est un savoir qui est un constat d’inexistence. Il impose, contre toute paresse traditionnaliste, une négation d’être qui darde le fardeaux de la preuve contraire en direction du ci-devant croyant-en-dieu. Laissez moi y aller d’un petit exemple. Pasteur dit: “Quand les médecins se lavent les mains avant un accouchement, le taux de mortalité des parturientes diminue massivement. Nous devons donc postuler l’existence d’un petit animalcule qui fourmille sur nos mains et partout, et qui convoie les maladies. Le microbe”. Un académicien des sciences du temps se regarde le bout des doigts et dit: “Je ne le vois pourtant pas!”

      Ici, Pasteur n’a pas dit au gogo que le gogo se devait subitement de prouver l’inexistence du microbe… Cela aurait été une pure absurdité. Non, non, non, Pasteur a assumé de sa personne le fardeau de la preuve sur la notion qu’il introduisait, a pogné son microscope et a rendu les microbes visibles. C’est cela, l’honnêteté intellectuelle élémentaire dans la démonstration du non-empirique.

      Que les croyants-en-dieu en fasse donc autant. Ils ont le fardeau de la preuve, et le poids de la tradition et de la propagande séculaire, dont ils bénéficient implicitement et dont je me gausse bien, ne les libère en rien de cette contrainte intellectuelle minimale. Je n’ai rien à faire dans cette affaire que d’attendre qu’ils se prouvent! Alors on ne me dit pas que je « crois » en une non-existence. La non-existence des lutins réside dans leur pur et simple absence de la vie ordinaire, et me mettre à les chercher tout partout juste pour “prouver qu’ils n’existent pas” est une faute de méthode et un niaisage servile. Cela sert le croyants-en-dieu qui continue ainsi de m’imposer son cadre de pensée religieux, fallacieux et gluant, en me faisant oeuvrer, piocher sur la falsification de SA catégorie centrale fictive. Non merci.

      La fausse symétrie logique du mirage agnostique que vous faites flotter dans l’air ici, André, est un piège intellectuel, un ultime soubresaut de religiosité qu’il faut nettement détruire. L’agnostique continue de postuler la possibilité de l’existence d’une catégorie qui n’est pas. Il est dans le faux, comme le croyants-en-dieu. L’agnostique est, de fait, l’ultime croyants-en-dieu. Il cherche à téter, dans son maelstrom « croyant », l’athée qui pourtant ne s’y trouve tout simplement pas.

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    29 juin 2012 à 10 10 13 06136
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    Quant à:

    « le remplacement graduel et douloureux de la croyance par le savoir. »

    Selon la définition que j’ai donné plus haut du « savoir », votre affirmation change quatre « trente sous pour une piastre ». 🙂

    Amicalement

    André Lefebvre

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    29 juin 2012 à 10 10 21 06216
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    « Dieu ne m’est pas encore apparu, mais qui sait, avec l’âge – et si on change l’eau en vin – s’il ne sera pas à mon dernier chevet »

    Et ce sera alors la consécration de la réalité « Eucharistique ». J’entend par là, son arrivée à ton chevet avec un « os… de bon verre d’eau, changée en vin ».
    🙂

    Elie l’Artiste

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    29 juin 2012 à 10 10 32 06326
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    Croire ou ne pas croire me semble un choix prsonnel très intime. J’avoue éprouver un malaise lorsque des affirmations sont faites d’un côté ou de l’autre.

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    29 juin 2012 à 11 11 03 06036
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    « Ici, Pasteur n’a pas dit au gogo que le gogo se devait subitement de prouver l’inexistence du microbe… Cela aurait été une pure absurdité. Non, non, non, Pasteur a assumé de sa personne le fardeau de la preuve sur la notion qu’il introduisait, a pogné son microscope et a rendu les microbes visibles. C’est cela, l’honnêteté intellectuelle élémentaire dans la démonstration du non-empirique. »

    Donc c’est le gogo qui avait raison de demander à Pasteur de prouver son affirmation. D’accord.

    Mais le gogo se rend compte que même si le médecin se lave les mains, il existe toujours un taux de mortalité des parturientes, sans oublier les bébés. Le même gogo peut donc se demander s’il n’y aurait pas « autre chose » qui pourrait être en cause, non pas du « taux », mais des mortalités elles-mêmes?

    D’autant plus qu’avant le lavage de main, ce n’était pas toutes ou tous qui mouraient. Donc l’existence des microbes, n’est pas la raison des mortalités mais plutôt du taux excessif de mortalité (ou de plusieurs mortalités). Ce qui prouve qu’il existe d’autres causes additionnelles des mortalités en question.

    Supposons que Pasteur ait pensé à une autre cause parmi celles qui existent toujours; par exemple: une cardiopathie. Pasteur aurait pu dire: Le coeur a flanché; et le gogo aurait exigé: « Prouvez que c’est le coeur et non votre manipulation! » Pasteur n’aurait pas pu le prouver à son époque, même avec son microscope.

    C’est donc dire qu’on ne peut pas trancher sur l’existence de ce que nous ne pouvons pas constater. Une absence de preuve n’est pas du tout une preuve.

    Et la question demeure. 😉

    Amicalement

    André Lefebvre

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      30 juin 2012 à 8 08 35 06356
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      « C’est donc dire qu’on ne peut pas trancher sur l’existence de ce que nous ne pouvons pas constater. »

      Pas sans fin, sinon bonjour l’agnosticisme creux… Disons que y a pas de chaine de montagne dans le désert du Sahara là. Au bout d’un moment, on peut arrêter de chercher…

      « Une absence de preuve n’est pas du tout une preuve. »

      Une absence de preuve de l’existence de dieu n’est pas du tout une preuve de l’existence de dieu. Le reste n’est que tataouinage.

      Répondre
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    29 juin 2012 à 11 11 58 06586
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    @ PL La notion de Dieu est intéressante, nonobstant les questions qu’elle soulève… et celles qu’elle jette par terre..

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2010/07/20/pour-en-finir-avec-dieu…-et-avec-latheisme/

    Ne pas oublier non plus l’intérêt d’avoir un « sens » à apposer sur tout ce qui n’en a pas… Le plus important est-il la vérité ou le bonheur ? Pensez à ce poeme de Pushkin à la jeune femme:  » Je ne te demande pas de m’aimer, mais de me dire que tu m »aimes…  »

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/09/04/loisivete/

    PJCA

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      29 juin 2012 à 23 11 31 06316
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      « Ne pas oublier non plus l’intérêt d’avoir un “sens” à apposer sur tout ce qui n’en a pas… « 

      Le seul vrai sens de la vie sociale et de son intellection adéquate est sans dieu. Tout doit se jouer ici-bas, sans soumission et sans transcendance.

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    29 juin 2012 à 13 01 46 06466
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    @ PL

    Je pourrais contresigner toutes et chacune de vos affirmations. J’en suis cependant arrivé, par pure désespérance, à un solipsisme inconditionnel qui permet tous les espoirs. Dieu ne m’est pas encore apparu, mais qui sait, avec l’âge – et si on change l’eau en vin – s’il ne sera pas à mon dernier chevet 🙂

    En attendant, « Dieu est grand » à la mesure du merdier dans lequel la condition humaine nous fait patouiller, ce qui n’est pas rien !

    PJCA

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    29 juin 2012 à 14 02 52 06526
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    Paul

    J’ai fait erreur; ce ne sera pas pour le prochain article mais le suivant. 🙁

    Amicalement

    André Lefebvre

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    29 juin 2012 à 22 10 08 06086
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    @PJCAllard

    « Peur: la panique, l’épouvante face à la maladie, la mort, le danger de perdre un enfant, l’instabilité politique, les cataclysmes naturels, l’incertitude face à l’avenir d’une vie douloureuse sont des carburants puissants de la religiosité. Il est connu qu’une personne en situation terrorisante, dans un accident ou dans des circonstances climatiques compromettant la survie, régresse mentalement et appelle son dieu comme un enfant appellant un adulte à l’aide. Loin de garantir quelque caractère fondamental ou universel à ce dernier, ce fait démontre plutôt à quel point croyance religieuse et déséquilibre ou délabrement mental sont proches l’un de l’autre. »

    « J’en suis cependant arrivé, par pure désespérance, à un solipsisme inconditionnel qui permet tous les espoirs. Dieu ne m’est pas encore apparu, mais qui sait, avec l’âge – et si on change l’eau en vin – s’il ne sera pas à mon dernier chevet. »

    CQFD

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    30 juin 2012 à 5 05 49 06496
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    @Paul Laurendeau

    «Le seul vrai sens de la vie sociale et de son intellection adéquate est sans dieu. Tout doit se jouer ici-bas, sans soumission et sans transcendance.»

    Si le seul vrai sens de la vie sociale (ce qui n’est qu’un minuscule aspect de la Vie planétaire, solaire et cosmique) était son intellection sans dieu, alors cela condamnerait les individus au strict matérialisme dont nous voyons hélas ! se répandre les calamités dans cette présente civilisation d’ignorants médiatiquement manipuler, de consommateurs asservis à la possession d’objets futiles, rapidement périssables et infiniment polluants.

    Cette religion du matérialisme, dont les temples se multiplient tout autour de la planète sous forme d’hypers centres commerciaux, est la plus esclavagiste que l’humanité a eu à connaître. Concentration carcérale dans des centres urbains totalement déshumanisés, obligations de circuler en utilisant des énergies polluantes, de produire, de se soumettre aux dictats d’employeurs eux-mêmes sous dépendances des pouvoirs financiers aux desseins cupides et sordides. Obligation de faire la fête selon les ordres du calendrier, de partir en vacances selon les instructions du clergé oligarchique de cette religion. D’occuper le peu de temps libre par des loisirs crétins (télévision, sport, console vidéo et, comble de sorcellerie, beuverie et sorties en boites de nuit), uniquement afin de ne pas permettre aux moutons de votant d’utiliser deux de ses plus précieuses facultés : son libre arbitre, et son discernement.

    Le matérialisme et la plus sûre voie de régression de l’espèce humaine, c’est la Religion la plus brutale, la plus polluante, la plus destructrice et la plus guerrière. C’est aussi la plus intolérante, car elle met en place la pire des inquisitions pour traquer les hérétiques, ceux qui pensent que le sens de cette vie sociale n’est que vices corruptions et le plus sûr moyen de réduire l’être humain uniquement à l’esclavage de son animalité, et le placer sous le joug de maîtres manipulateurs.

    Si tout doit se jouer ici bas sans soumission, alors ce n’est pas avec cette vision matérialiste que la chose ne sera jamais possible.

    Et s’il n’y a pas de transcendance possible, alors les chrétiens ont raison avec ce concept imbécile de la damnation éternelle, puisque sans transcendance il n’est donc plus possible de sortir de la fosse à merdier dans laquelle nous sommes, pour cause de manque d’élévation, qui est nécessairement transcendance…

    Contrairement à ce que vous croyez juste, l’absence de soumission n’est pas une libération, mais la pire des servitudes puisqu’elle mène à la loi du plus fort, celle de la violence permanente, de la méfiance et de la peur.

    Il n’y a pas de liberté sans règles, c’est même elles qui permettent l’expression de la liberté. Respect les règles n’est pas soumission, mais libération, c’est ce que dit l’axiome de Thoth : Connaître les Lois c’est être libre…

    Or, s’il y a des lois très imparfaites qui sont rédigées par des êtres imparfaits que sont les humains, il est difficile de nier qu’il existe des Lois supérieures à celles de ces petits humains qui se croient si intelligents au point de s’imaginer capable de défier les Lois de la Providence qu’exprime la Nature… On voit actuellement où cela nous mène… Dans le mur.

    Sans spiritualité l’être humain n’est que futilité, inutilité et une totale insignifiance.

    Il n’y a pas de spiritualité dans le matérialisme, juste l’expression des vices et des perversions les plus crasses de cet animal prétendument doué de raison.

    La voie la plus évidente de cette spiritualité réside dans l’accession à la Connaissance des Lois de la Divine Providence, celles qui dépassent et de loin, les misérables combinaisons juridiques le l’humaine nature…

    «Dieu» n’est que la plus haute idée que chacun sera capable de s’en faire. Ce ne sera jamais la bonne pour cause de perfectibilité chronique de la nature humaine, mais cet exercice est le plus puissant pour développer nos facultés supérieures et c’est par le développement de ces facultés supérieures que nous nous affranchissons des servitudes de l’animalité des sens et du cul de basse-fosse qu’est le matérialisme…

    Me semble-t-il…

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      30 juin 2012 à 6 06 39 06396
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      Développement sidérant de curé rentré. Comprenons-nous bien effectivement. Je nie l’existence de dieu mais, matérialiste (au sens philosophique, non-consumériste), je retiens l’existence d’un monde extérieur à ma conscience et indépendant d’elle. Simplement, ce monde n’est pas spirituel mais matériel. Toute réalité spirituelle est en fait une réalité mentale, dépendante d’un support social, cérébral et pratique, individuel ou collectif. Pas de lumière sans source de lumière. Et ne vous y trompez pas: j’ai de l’idéal en masse…

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    30 juin 2012 à 7 07 14 06146
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    Vos commentaire sont de la branlette intellectuelle. Posez-vous d’abord la question : Quel est le monde dont je rêve ?

    [Posez-vous d’abord la question de quelle est la branlette à laquelle vous vous adonnez? – P.L.]

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    30 juin 2012 à 8 08 08 06086
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    Le choc des convictions produisent différentes solutions. Par exemple, aux USA, on a été obligé de faire une guerre civile pour libérer les esclaves. Ailleurs, on a simplement instaurer des lois après délibérations. Ailleurs encore, l’esclavage existe encore.

    Délibérons; d’où l’importance des commentaires. 🙂

    Amicalement

    André Lefebvre

    [Je seconde. – P.L.]

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    30 juin 2012 à 8 08 48 06486
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    « Pas sans fin, sinon bonjour l’agnosticisme creux… »
    🙂

    Convenons alors d’un calendrier sur le quel se baser?

    Quant au « vide interne » de l’agnosticisme, si on l’accepte, cela laisse entendre une remplissage de l’Athéisme tout autant que de la religion. J’hésite beaucoup. 🙂

    Petit oubli???

    « Une absence de preuve de l’existence de dieu n’est pas du tout une preuve de l’existence de dieu (ni de son inexistence). Le reste n’est que tataouinage.

    Pour le tataouinage, je vous accorde qu’il y en a beaucoup lorsqu’on parle de « preuve », Par exemple », la notion « du moindre doute » qui rend une preuve caduque. On accepte cette notion ou on ne l’accepte pas. On ne peut l’accepter que lorsque cela nous va. Alors; difficile de trancher quand la preuve n’existe même pas. Vous ne croyez pas?

    André Lefebvre

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      30 juin 2012 à 9 09 35 06356
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      “Une absence de preuve de l’existence de dieu n’est pas du tout une preuve de l’existence de dieu (ni de son inexistence). »

      Poncif agnostique. Je ne seconde pas.

      Et ce constant déni de la différence qualitative cruciale entre religion et athéisme. Faire tourner une ritournelle en boucle ne la rend pas moins fausse. Athées, ne militez pas ou alors préparez-vous à bien girer dans la redite…

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    30 juin 2012 à 9 09 03 06036
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    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89gr%C3%A9gore

    « Créations ou destructions des égrégores[modifier]Un égrégore naîtrait, par exemple, d’une fervente prière collective, d’une thérapie de groupe, d’un soin énergétique, d’un rituel qui pourrait être chamanique par exemple, mais qui pourrait tout autant être la résultante d’extrémismes religieux, politiques ou nationalistes.

    « À chaque époque, naissent de nouvelles formes d’art, de religion, d’architecture ou des systèmes politiques et philosophiques. Ces transformations, traditionnellement liées aux Ères astrologiques, s’opposent aux égrégores censés reproduire toujours le même schéma, les mêmes identifications et les mêmes croyances. Elles sont considérées comme le fruit d’impulsions spirituelles et/ou cosmiques. Ces impulsions périodiques se répandent alors sur l’humanité et l’influenceraient parfois en contrant les égrégores anciens construits par l’humanité. »

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    30 juin 2012 à 9 09 50 06506
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    « Poncif agnostique. Je ne seconde pas. »

    J’aurais plutôt dit: logique banale au lieu de banalité logique. 🙂

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    30 juin 2012 à 13 01 33 06336
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    Pour revenir à « l’absence de preuve »; vous dites:

    « Une absence de preuve de l’existence de dieu n’est pas du tout une preuve de l’existence de dieu. »

    Donc, pour vous, une « absence de preuve » de l’existence de dieu devient une « preuve » de son inexistence.

    C’est assez rare que lorsqu’il n’y a pas de preuve, ce « manque de preuve » sert de « preuve ». 🙂

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    30 juin 2012 à 14 02 40 06406
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    Le simple fait de parler de djeu [sic] n’est-il pas en reconnaître l’existence ?

    [Le simple fait de parler du centaure est une prise en compte toute simple de la fiction, des mythes et des légendes… sans plus. – P.L.]

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    30 juin 2012 à 20 08 23 06236
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    Bon, pourquoi un ange a-t-il changé mon mot « djeu » pour « dieu » ? Ce serait l’oeuvre d’un correcteur d’orthographe automatique ? SVP y ajouter un nouveau mot qui vise à nommer quelque chose qui n’existe pas. [C’est fait. J’ai restitué votre graphie initiale. J’avais pris la chose pour une coquille malencontreuse. – P.L.]

    Je remarque aussi que Paul Laurendeau connait des trucs pour ajouter des commentaires directement dans un commentaire comme il est courant dans son carnet. J’aimerais bien être dans le secret des « djeus » du salon…
    [Procédure assez usuelle d’intervention en incise pour les commentaires courts. Il s’agit d’éviter de fausser les statistiques des réponses de billets en les gonflants des miennes, lorsque celles-ci sont courtes, marginales, infrapaginales ou lapidaires – P.L.]

    @ PJCA Une fois relu mon commentaire de 22.08, je constate que j’aurais pu être blessant, méprisant alors que je tentais de faire ressortir, objectivement, généralement, une relation causale, qui de toute évidence ne vous sied pas.

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    1 juillet 2012 à 1 01 51 07517
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    Pour les monologues, c’est super. Ces réflexions de théologiens dont tout le monde se fout, ça ne fait pas avancer notre société. La notion de Dieu est trop ancrée dans nos sociétés humaines pour que nous nous épuisions à essayer de prouver qu’il n’existe pas. Car, en fait, ce n’est pas le problème, tant qu’il n’y a pas de conflit d’intérêts entre les églises et le séculier.

    Aujourd’hui, Dieu est technologique, jusque dans nos culottes. Les trainées chimiques qui pourrissent notre ciel en sont la flagrante démonstration. Le trafic automobile est aussi un bel exemple de cela.

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      1 juillet 2012 à 7 07 37 07377
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      Donc… l’athéisme doit-il militer? Méditons, sur la question, ces éléments de réponse (que je seconde):

      « Ces réflexions de théologiens dont tout le monde se fout, ça ne fait pas avancer notre société. La notion de Dieu est trop ancrée dans nos sociétés humaines pour que nous nous épuisions à essayer de prouver qu’il n’existe pas [Disons: la notion s’effiloche bien plus qu’on le pense. Laissons la couler tout doucement, selon son rythme – P.L.]. Car, en fait, ce n’est pas le problème, tant qu’il n’y a pas de conflit d’intérêts entre les églises et le séculier. »

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    1 juillet 2012 à 19 07 21 07217
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    @Paul Laurendeau

    Je voulais répondre d’une façon concise à cet article fort intéressant, mais je ne le puis. Il y a trop de choses qui montent …

    Je répondrai donc, si vous me le permettez, dans mon article de jeudi prochain.

    A bientôt,

    CAD

    [Je vais vous lire avec une attention soutenue. – P.L.]

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    4 juillet 2012 à 17 05 30 07307
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    Le vieux Buñuel osait dire de temps en temps qu´il était athée par la grâce de Dieu. Une réversion élémentaire nous pousserait à croire que le contraire est vrai : nous sommes croyants par la grâce des .., mais parlons d´autre chose. En fait; militer pour une seule cause, c´est se réduire toujours un peu. Nous sommes le produit de plusieurs passés, d´une histoire qui ne fut pas élaborée que par un seul fautif / ive; de plus d´une tendance. Ce n´est point trop facile; voyons de nos deux yeux.

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    5 juillet 2012 à 1 01 48 07487
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    Pour toute chose que je ne comprend pas, soit parce que je n’en connais pas toutes les facettes, parce qu’elle m’interpelle peu ou parce qu’elle se heurte à ce que j’ai appris à cotoyer, j’applique la simplicité, comme l’enfant fait lorsqu’il pose la question qui tue (simple et hautement compliquée). Il en va de même pour la foi qui nous a été livrée clef en mains, la plupart du temps dès le jeune âge. Une fois épurée du cadre qu’on a voulu lui donner au moyen de lieux, d’objets, de récits, de représentants plus ou moins dignes (possiblement plus ou moins conscients aussi très souvent), il me reste entre les mains la ferveur de mes actions dans la mesure de leurs faiblesses et leurs grandeurs, dans les yeux la joie et l’émerveillement sur fond de tristesse (car ils sont intimement liés), dans le coeur le calme d’avoir sillonné le monde à dos d’âne parfois et en TGV d’autres fois, dans l’âme la capacité d’amasser cet amalgame de tristesse, de joie, de beauté et de laideur et finalement l’avenue de reconnaître que rien de ce qui fut ou est beau grand simple et douillet n’a de fondement ailleurs que dans les actions regroupées, dignes de ce nom, que je fais dans la vie et encore plus dans les réponses qu’elles m’apportent et dans les questions qu’elles suscitent sans cesse et que le tout forme un puzzle dont je suis une pièce qui participe à modifier avec tout ce qui existe l’hologramme de toute la vie elle-même.

    Quand au reste (ce qui est physique, tangible, plus ou moins intemporel, indépendant ou non de mon interaction) son renouvellement, sa transformation, son adaptation sont un tantinet plus élaborés que la mousse mémoire. La parfaite désintégration des éléments physiques concourant naturellement à la création de la vie d’autres vies tient du génie. Du moins c’est un tour de force. Chapeau j’ai le nombril vert encore. Je sais à peine jouer de ma vie. Cela permet aussi peut-être d’entrevoir qu’il en va de même pour la transformation de ce que l’on ne peut voir, toucher, sentir.

    On aurait mis tout ceci sans raison sous mon nez? On m’aurait tenu à l’écart simplement pour me faire croire que je n’avais de raisons d’exister que de n’en avoir aucune? Cela ne colle pas. Puisqu’une fois en vie, il faut exister, puisqu’il appert que de le faire est plus élaboré que de manger, boire et dormir, quelles raisons aurais-je de ne pas accepter qu’il en soit autrement par le dessin de qui sait ce que j’ignore en partie… puisque je passe ma vie à chercher? Sinon, à moins d’être irrémédiablement à côté de mes sabots, je ne réaliserais pas que je fus conçue différemment et si semblable à tous pour être le maillon d’une chaîne dont j’ignore le début et la fin sans me soucier de l’improbabilité que le tout soit fortuit, répétitif et dû au choc d’un sapin venu de nulle part avec un fer à cheval inventé par mes aïeux? Même une incubation en éprouvette susciterait autant de questionnement et pourtant une partie de la réponse serait assimilable. Bref, l’oeuf ou la poule, on en sort pas. Je n’en sors pas.

    Puisque la vie a ses questions, qui les pose? J’étudie encore, car j’ai été fabriquée sans manuel d’instructions et la nature même de l’existence fait qu’à l’opposé de tout ce qui existe, qui a un rôle, une fonction, donc une démarche plus ou moins prévisible, la conscience fait figure de rebelle et semble bien la seule chose qui empêche qu’un calquage intensif détermine le code à barre de l’individu.

    De tout temps et en tout lieu je n’ai pu entendre, voir ou connaître quelqu’un qui aurait fait la pluie à partir de rien, encore moins la nostalgie précieuse qui l’accompagne, ni quelqu’un qui aurait su vivre sans fouler au pied quoi que ce soit ni qui que ce soit. Puisqu’il m’importe d’avoir de telles pensées, de tels sentiments qui vont au-delà des structures de vie que l’on peut calquer d’époque en époque et qui sont limitées au niveau du quotidien, de l’immédiat et si les seules réponses à la vie sont elles aussi au-delà de ce que mes yeux peuvent percevoir, je rends les armes et je m’incline. Somewhere, someone, maybe God, maybe ce que je qualifierais d’hologramme (1) de la vie de tout humain m’échappe. Je dois croire qu’une merveilleuse symbiose existe car la nature, les gens, m’envoient trop de signes à l’effet que la vie est plus que le corps, plus que l’esprit.

    Après…et surtout, il m’apparaît que chacune des situations que nous vivons n’est en fait qu’une ode à l’amour. Plus j’apprend à jouer de l’amour, plus la vie a de sens. Pourtant l’estomac a besoin de nourriture et équivaudrait donc à justifier la façon et le rôle d’exister, mais il semble incapable d’épeller le mot vie et l’esprit qui le nourrit peut le tuer. Tous les McDonald du monde peuvent disparaître, les routes asphaltées, le Dow Jones et ses précieux disciples, j’ai cette tenace impression qu’assise sur un rocher face à la mer j’aurais appris autant qu’en foulant tous les chemins du progrès de l’autre vie, celle de l’avoir, et que malgré tout je demeurerais ignorante. Preuve que les invisibles choses recèlent les secrets qui manquent à mon existence, dont j’ai conscience mais devant lesquelles je ne peux qu’être guidée pour apprendre à les palper, les soupeser, les apprécier, en deviner un monde plus grand que celui qui m’entoure, impuissante sinon dans mon ignorance.

    J’ai bien tenté de claquer la porte au nez du plus grand que moi lorsque j’ai cru qu’il m’avait laissée seule au bord de la catastrophe (ahlala), ou lorsque les pantins qui le vendaient jouaient une pièce de théâtre si médiocre que j’avais décidé de fuir à jamais l’auteur, mais ma volonté de négation n’a pas suffi à détruire ce que je n’ai pas créé. J’ai à peine écorché la grande chose et mon orgueuil s’est enfui, vaincu, la queue entre les pattes. Comme un enfant, un jour… cheveux blancs, REER en poches, piscine creusée, mariage et amitiés en bagages, j’aurai peut-être envie de demander au contrôleur: mais où va le train? Show me more. Je ne peux plus être athée. Je ne peux plus non plus écouter ce que la gueule jappe. Je regarde le tumulte et j’écoute le silence.

    (1) Chaque morceau d’hologramme peut restituer la même image que l’hologramme entier vu sous un certain angle, netteté mise à part, même si l’on a cassé la plaque.

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    5 juillet 2012 à 5 05 45 07457
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    Bonjour Monsieur LAURENDEAU,
    Je pense aussi qu’il faut « éradiquer la peur, l’ignorance, le conformisme, (…) », mais pour « frapper la religion à la racine », il faudrait aussi, me semble-t-il, faire découvrir aux croyants que l’irrationalité héritée de nos lointains ancêtres ne se concrétise sous forme de croyance religieuse qu’à la suite d’une éducation religieuse, confortée par un milieu croyant unilatéral occultant toute alternative laïque.

    Il importe que les croyants prennent conscience de l’origine essentiellement psychologique, éducative et culturelle de la foi, ce qui laisse des traces indélébiles dans le cerveau émotionnel et affecte, fût- à des degrés divers, le cerveau rationnel, et donc le libre arbitre ultérieur, indépendamment de l’intelligence et du niveau intellectuel ultérieur.
    Ces croyants réaliseront alors que toutes les religions exploitent depuis toujours la crédulité humaine et la quête de sens, en imposant leur Vérité absolue et exclusive, ce qui constitue une malhonnêteté intellectuelle et morale.
    http://michel.thys.over-blog.org/article-une-approche-inhabituelle-neuroscientifique-du-phenomene-religieux-62040993.html

    «L’athéisme ne doit pas militer », mais à mon sens, il doit informer, ouvrir des horizons philosophiques, permettre à chacun de se forger à son rythme sa « vérité », par définition personnelle, partielle et provisoire, au contact de celle des autres.
    J’ajouterai qu’il doit quand même se défendre.
    Certes, les religions (sauf l’islam et l’évangélisme) sont en perte de vitesse, aucun dieu ne s’étant jamais manifesté concrètement, et parce que dans la majorité des pays intellectualisés (sauf les USA, notamment), de plus en plus de gens privilégient l’autonomie de la conscience à la soumission religieuse.
    Mais les religions réagissent par des tentatives notamment médiatiques de reconfessionnalisation des consciences ( jeunes de préférence), de réinvestissement de l’espace public et de recléricalisation de la politique, notamment européenne.
    L’action prosélyte des religions doit donc, à mon humble avis, entraîner une réaction laïque.

    Merci d’avance pour votre commentaire.

    Cordialement,
    Michel THYS
    à Ittre (près de Waterloo),
    en Belgique.

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    5 juillet 2012 à 6 06 12 07127
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    «L’athéisme ne doit pas militer», mais à mon sens, il doit informer, ouvrir des horizons philosophiques, permettre à chacun de se forger à son rythme sa «vérité», par définition personnelle, partielle et provisoire, au contact de celle des autres. J’ajouterai qu’il doit quand même se défendre.

    Je seconde. Ne doutez pas une seconde de ma fermeté personnelle sur la question. Mais de là à fonder un mouvement politique… Ce serait comme fonder un mouvement politique contre les pirates maritimes ou les voleurs à la tire, leur donnant de ce fait un droit de cité cohésif que, vermine commune et disparate, ils ne méritent absolument pas. Le ton de martyr larmoyant des religions en déclin fait flèche de tous bois, y compris du sédiment toxique et risqué d’une anti-reconnaissance qui est encore bien trop une sorte de reconnaissance. Extinction, voilà le bon ton. Qu’ils gardent leurs fantasmes à la maison. Pas de ça sur l’agora.

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    6 juillet 2012 à 2 02 42 07427
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    « Fonder un mouvement politique » serait en effet une énorme erreur.
    En Europe, l’intégrisme religieux se développe de plus en plus, au point qu’en
    Belgique, pour tenter de contrecarrer le laxisme électoraliste actuel, notamment en faveur de l’islamisation croissante, il faudra sans doute en arriver au chantage électoral …
    Au Parlement européen de Bruxelles, le lobbying religieux conservateur, et même sectaire, est favorisé et s’oppose notamment au mariage gay, au droit à l’avortement, à l’euthanasie, etc. On y compte sur les doigts d’un manchot les vrais défenseurs de la laïcité (Véronique DE KEYSER, notamment).
    Oui, l’athéisme doit se défendre et même attaquer !
    Michel THYS

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    6 juillet 2012 à 2 02 49 07497
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    Quand les européennes et les américaines seront obligées de porter la Burka, elles comprendront alors, mais un peu tard, que favoriser les autres cultures sous prétexte d’humanisme, ce n’est pas la bonne solution pour avancer ; et cela en favorisant les dictateurs, religieux et militaires. Mais il faut que nous buvions le vin jusqu’à la lie pour nous révolter. Nous sommes pris entre les feux millénaires de sociétés arriérées et l’hyper-technologie de notre sociétés.

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    6 juillet 2012 à 3 03 38 07387
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    Sans compter que, si elle a lieu dans quelques années, l’entrée de la Turquie (80 millions d’habitants, quasi tous musulmans) dans la Communauté européenne en ferait « démocratiquement » le plus important pays d’Europe ! Une catastrophe pour les non-croyants, se trouvant alors en état de « légitime défense ».
    L’arrivée d’un tel concurrent ne serait évidemment pas vue non plus d’un bon oeil par les chrétiens et les juifs. Je crains même, le cas échéant, de nouveaux affrontements inter-religieux (il est loin l’oeucuménisme d’après guerre !).
    Il serait donc grand temps, à mes yeux d’athée, de faire savoir « urbi et orbi » (autrement que par des affiches sur des autobus) que « Dieu » n’existe pas, même s’il a une existence subjective, imaginaire et donc illusoire dans la tête des croyants où les religions l’ont mis dès l’enfance, et donc à l’insu de leur plein gré.
    Michel THYS

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      6 juillet 2012 à 6 06 58 07587
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      Répondre à l’intégrisme par l’intégrisme, très peu pour moi. S’insinuer veulement dans le débat théologique, débattre sous sa loi vieillotte, son carcan féodal, c’est la façon la moins efficace imaginable d’invalider la théocratie. On ne combat pas la droite religieuse dans une logique religieuse. On l’abat comme entité politique, en déracinant l’attrait toxique que lui confèrent la misère et l’incurie sociopolitique ambiante.

      Tu veux militer contre leur dieu? Tu viens de tomber dans le cloaque logique des adeptes de dieu. Tu viens de leur fournir la martyrologie à laquelle ils aspirent si ardemment. Carburant formidable… pour eux. Ne va pas niaiser sur leur terrain. Tire-les sur le tien. Ignore ouvertement leur cadre de pensée, invalide in absentia leur gadoue mentale. Aie plutôt un coup sociétal et intellectuel d’avance. Instaure la rationalité sociopolitique en abattant les vrais parasites terrestres, « séculiers » et « temporels », les puissants, les accapareurs du bien collectif. Et tu verra alors la déréliction progresser et la religion racornir.

      La Turquie, c’est pas juste des musulmans. C’est aussi toute une tradition républicaine non-théocratique qui, elle, n’est pas ton concurrent mais ton allié. Si tu penses ces quatre-vingt millions de personnes comme des « concurrents musulmans », tu avoues simplement à quel point tu es mal dé-christianisé. Légitimer la xénophobie par l’athéisme, c’est salir l’athéisme et c’est perpétuer les fausses solutions de droite sous d’autres formes.

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    6 juillet 2012 à 15 03 29 07297
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    @ Paul LAURENDREAU
    Si je vous ai bien compris, il suffit d’attendre que les religions disparaissent d’elles-mêmes. Cela arrivera en effet, et c’est déjà le cas en France, en Belgique, aux Pays-Bas, notamment. Mais en Afrique, sur tout le continent américain, en Asie, dans les pays européens tels que la Pologne, l’Irlande, etc., cela ne se produira pas avant quelques générations, si pas plusieurs siècles, si j’en juge par la persistance émotionnelle des croyances religieuses, par le prosélytisme religieux favorisé par des politiques théocratiques, par les prétentions d’hégémonie planétaire de l’islam et des évangéliques en particulier, etc.
    A moins évidemment de « laisser faire », de permettre aux religions de dominer les consciences, de se désintéresser de émancipation des peuples et du progrès humain …
    Avant notamment l’offensive créationniste et le prosélytisme évangélique, je vous aurais donné raison. Depuis, je crains que la religion ne tombe pas « comme une feuille morte », si ce n’est en même temps que meurent les croyants. Ce sont les jeunes qui sont actuellement en danger d’être endoctrinés partout, voire fanatisés dans le cas de l’islam.

    Les « progrès sociaux », la promotion du « savoir », évidemment nécessaires, que vous prônez ne suffiront pas selon moi, car les croyances religieuses existent aussi bien chez les plus défavorisés que chez les plus nantis, aussi bien économiquement qu’intellectuellement.

    A mes yeux, l’athéisme, en effet, n’est pas un »savoir », mais le fruit de la réflexion et du libre examen, à partir de la constatation de faits d’observation, dont l’absence du moindre indice concret et incontestable de l’existence réelle d’un dieu. Il est ensuite une réaction au prosélytisme religieux.

    L’autodéfense athée n’est nullement un « intégrisme », parce que l’athéisme bien compris n’est imposé à personne et n’est pas prosélyte : il doit se découvrir, ou pas, en ayant eu connaissance des raisons de croire ou de ne pas croire.
    Je ne milite pas contre le dieu des croyants, puisqu’il n’existe pas, mais contre les religions qui imposent la croyance, et je ne « tire » pas les croyants sur leur « terrain » théologique, mais sur le mien, qui est psycho-neuro-physiologique, et donc assez récent, ce qui explique sans doute que vous ne l’ayez pas encore intégré dans votre compréhension du phénomène religieux. A moins que vous le contestiez..
    Votre commentaire à cet égard m’intéresserait vivement.
    http://michel.thys.over-blog.org/article-une-approche-inhabituelle-neuroscientifique-du-phenomene-religieux-62040993.html
    Il va de soi que je prétends pas avoir raison : ce ne sont que des hypothèses explicatives.

    En 1922, le franc-maçon ATATURK a imposé dictatorialement la laïcité, le droit de vote des femmes, etc. Cela ne pouvait évidemment pas durer : actuellement, à part l’armée qui reste en principe politiquement « laïque » (mais pas philosophiquement), la population est musulmane à près de 100%. Niez-vous l’influence démocratique que ce pays pourrait avoir au sein de l’Europe, enfin et péniblement en voie de déchristianisation ?
    Je ne cherche pas à légitimer la xénophobie par l’athéisme : elle n’a rien à y voir, pas plus que ma « déchristianisation ».

    Enfin, je ne suis pas sûr qu’un athéisme irrespectueux des croyants, qui ne sont jamais que des victimes d’un système dans lequel une religion les a embrigadés, soit a meilleure façon de les amener à remettre en question leurs certitudes et à s’ouvrir aux options qui leur ont été occultées, du moins lorsqu’il n’est pas trop tard, sous peine de se déstabiliser en l’absence des alternatives de l’humanisme laïque, qui propose de donner un sens non confessionnel à l’existence.
    L’Athéologie » de Michel ONFRAY me semble témoigner de la nécessité de ne pas heurter les croyants.
    Par contre, ses attaques contre les religions sont évidemment totalement fondées.

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      7 juillet 2012 à 7 07 28 07287
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      « Cela arrivera en effet, et c’est déjà le cas en France, en Belgique, aux Pays-Bas, notamment. Mais en Afrique, sur tout le continent américain, en Asie, dans les pays européens tels que la Pologne, l’Irlande, etc., cela ne se produira pas avant quelques générations… »

      Bonjour, cher vieil euro-centrisme auto-satisfait. Votre méconnaissance de la déréliction mondiale généralisée contemporaine est proprement sidérale. Il ne s’agit pas de « laisser faire »… Il s’agit de NE PAS laisser faire des militants à causes circonscrites dans votre genre qui prennent le débat en surface et non à la racine et finissent, pas à pas, par légitimer une xénophobie virulente fort mal déguisée en petit rationalisme de toc. Les anti-religieux directs ressemblent bien trop aux religieux, dont ils embrassent fatalement la logique, pour que le tout de leurs motivations ne soit pas au fond hautement suspect.

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    7 juillet 2012 à 10 10 30 07307
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    La seule manière d’éviter un retour en arrière, c’est d’avancer intellectuellement. Au lieu de croire, pour un oui ou non, on doit répondre : je pense. Quand on dit : je crois !, on produit un effort démesuré avec la bouche, simplement pour répondre à une question aussi triviale que celle-ci : as-tu tiré la chasse ?

    Quand on dit : je pense, on ouvre son esprit, au lieu de le fermer en répondant : je crois. Car le « je crois » est si difficile à sortir qu’on ne veut plus s’aventurer dans autre chose. On s’emprisonne spirituellement, intellectuellement, et on donne à l’autre une image médiocre de soi-même.
    Quand on répond : je pense… on permet à l’autre de réfléchir, et à soi-même de s’interroger. On ouvre son esprit et on communique vraiment, au lieu de s’emprisonner dans tel ou tel concept figé.

    Voilà ce qu’on devrait apprendre en priorité aux générations en devenir.

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    7 juillet 2012 à 12 12 57 07577
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    Bonjour Paul,
    Je ne permettrais pas de vous dire, même pour rire, ou par effet boomerang : « Bonjour cher vieil québéco-centriste auto-satisfait ».
    J’aurais apprécié qu’au lieu de m’envoyer une brève réponse ad hominem, peu respectueuse des idées qui ne vous conviennent pas, vous eussiez condescendu à m’expliquer ce que vous entendez par « déréliction mondiale généralisée contemporaine » en regard de la définition du Larousse (« état d’abandon et de solitude morale complète »).
    Du fait de ma « méconnaissance sidérale » de ce concept, j’en suis réduit à présumer que vous faites allusion à la perte du sens des valeurs morales dans nos « civilisations » matérialistes actuelles.
    Si tel est le cas, je m’explique cette déréliction d’une part par le fait que toutes les religions (même le christianisme prônant l' »amour du prochain »), incitant à la soumission, ont prouvé leur piètre aptitude à développer une conscience morale autonome, respectueuse des valeurs humanistes telles que le respect de la dignité humaine, la liberté de pensée, etc. Et d’autre part, par le fait que la morale laïque, incitant à l’autonomie, à l’acceptation de la différence de l’autre, est occultée ou combattue dans tous les pays à prédominance religieuse.
    Mais je n’espère plus vous voir engager un débat courtois à ce sujet, pas plus qu’à propos de mon approche inhabituelle de l’origine de la foi et de sa persistance.
    Jusqu’à preuve du contraire, je dois en déduire que que vous ne souhaitez pas évoluer dans vos conceptions,pour ne pas dire vos certitudes.
    C’est votre droit, comme c’est celui des croyants, mais je m’en étonne.
    Nous parlons la même langue, mais nous ne sommes décidément pas du tout sur la même longueur d’onde.
    Au revoir, donc.
    Laïquement vôtre, malgré nos divergences.
    Michel THYS

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    7 juillet 2012 à 14 02 00 07007
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    @ Paul Laurendeau , les anti-religieux directs ressemblent bien trop aux religieux , comment faire ici aussi , pour que mon commentaire se retrouve sur  »FACEBOOK » ?

    Je viens de demander la même chose sur la Page à Papi……..Très intéressant ce que je viens d’y afficher , au sujet des Municipalités. Vous ne passerez pas à côté de cela. Et un point c’est tout , les élucubrations genre Compte de Sponceville , allo………..

    Le Futur pour les  »JEUNES » , n’est pas demain , mais drette hier…………..
    Jean-Marie De Serre.

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    16 septembre 2013 à 8 08 14 09149
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    C’est vraiment trop en donner à la religion que de militer contre…

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