LE BLACK BLOC ET LA PETITE-BOURGEOISIE RADICALISÉE

Par Robert Bibeau.  Le 9.05.2018. Sur http://www.les7duquebec.com

 

This article is available in English here:THE BLACK BLOCK AND THE RADICALIZED PETTY BOURGEOISIE

 

Qu’est-ce qu’une classe sociale ?

 

Une classe sociale ne se définit pas par son revenu. Le revenu (salaire, dividendes, intérêts et prestations gouvernementales) est la conséquence d’une situation sociétale et non l’inverse. Le revenu moyen d’une classe sociale, ou de l’une de ses sections, peut varier, mais pas son statut social même si son rôle fluctue dans le procès de production et de reproduction élargie. Ainsi, une classe « moyenne » serait socialement la moyenne de quoi dans le procès de reproduction sociétal ?

 

Une classe sociale se définit par son rôle – sa position dans le procès de production et de reproduction sociétale. Ce positionnement détermine in fine le revenu de ses sujets.  Si un individu membre de la classe bourgeoise – s’activant à une tâche quelconque dans la société globalisée – perd son emploi, alors il est expulsé de sa classe sociale et on dira qu’il est prolétarisé (les chômeurs forment une « armée » de prolétaires). Si un individu gagne le pactole à la loterie et qu’il quitte son emploi salarié pour œuvrer dans une autre activité comme usurier ou commettant dans une société alors il gravit un échelon social et adhère à la classe bourgeoise non pas parce qu’il est soudainement riche, mais parce qu’il pratique une nouvelle profession. C’est ce que l’on fait comme travail et nos rapports aux moyens de production, de commercialisation et de communication qui déterminent le statut social.

 

La classe sociale petite-bourgeoise

 

La petite-bourgeoise est partie de la classe bourgeoise avec laquelle elle partage les mêmes intérêts. Ainsi, la petite-bourgeoisie a pour rôle (pour mission sociétale), pour tâche dans le procès de production, d’assurer la reproduction des forces productives sociales (de la naissance à la mort, et ce pour tous les sujets des classes existantes). En termes plus précis la petite-bourgeoisie assure les soins de santé, de l’accouchement à l’enterrement en passant par les soins médicaux, l’éducation, la formation, la gestion bureaucratique, l’administration publique, la culture, la religion et la morale c’est-à-dire l’aliénation idéologique, le formatage de la pensée (la propagande médiatique appelée frauduleusement information), le divertissement, le sport, les loisirs, tout ce qui est utile à la reproduction élargie de la force de travail (et de ses descendants) requis et nécessaire à la valorisation du capital, c’est-à-dire à la production et à la commercialisation des marchandises et des services non pas au bénéfice de la populace (ce qui n’est qu’une conséquence aléatoire), mais bien pour assurer la reproduction élargie du capital. C’est l’astuce sur laquelle s’est érigé le mode de production capitaliste et que Karl Marx a exposée. Autant dire que la gauche et la droite font fausse route quand elles brament et réclament de l’État fétiche des riches qu’il maintienne les services publics tellement appréciés par les salariés. Ce n’est pas le rôle de l’État des riches de maintenir de tels services et la preuve en est que si vous permutez un parti gauchiste et un parti droitiste ils appliquent les mêmes politiques qu’impose la conjoncture économique.

 

Sous la croissance et la prospérité

 

Tout va bien tant que le mode de production se développe et conquiert de nouveaux marchés dans la prospérité – tant que le système reproduit et valorise le capital – tant que la productivité aussi bien des forces productives sociales (ouvriers) que la productivité des forces de reproduction sociétale – la petite-bourgeoisie administrative bureaucratique et cléricale à l’hôpital, à la garderie, à l’école, à l’université, à la banque, à l’église, au marché, au cinéma, dans les transports, dans l’ONG des paumés, et dans toutes sortes d’institutions de services publics, etc. Tout baigne dans l’huile en ces temps de croissance économique, et avec elle la croissance de la petite-bourgeoisie de service. Même que cette croissance peut provoquer des turbulences entre l’État des riches et la petite-bourgeoisie aspirant à gravir les échelons de la promotion sociale comme on l’a vu en Mai-68 dans Paris assiégé et traumatisé par ses étudiants agités. S’il vous plait, ne pas confondre une insurrection populaire et une révolution prolétaire avec des revendications lycéennes même violemment exprimées.

 

La débandade économique et sociale

 

Mais voici que le système s’embourbe et ne parvient plus à trouver de nouveaux débouchés – de nouveaux marchés pour ses marchandises produites en grande quantité et à prix coupé. Le grand capital désemparé et ne sachant comment parer (ce n’est pas un problème de bonté ou de méchanceté des affidés c’est le fruit des paradoxes du système) coupe de mille-et-une façons dans les revenus de la population et dans les services publics afin de maintenir les taux de profits visant à assurer la reproduction élargie. Ce faisant, le capital rétrécit encore davantage son marché de consommation globale. Le prolétariat aussi bien que l’immense petite bourgeoisie de service voient ses salaires et ses revenus d’aide sociale et de retraite – stagné puis s’étriquer, ce qui entraine de nouvelles demandes des riches capitalistes à l’État fétiche antidémocratique en vue de nouveaux transferts de capitaux publics à verser aux entreprises milliardaires ne parvenant plus à satisfaire leurs actionnaires, ni à faire fructifier leurs capitaux ce qui est pourtant leur « affaire ». Le capital devient volatile, fragile et parfois invisible, on dit qu’il se dissipe en nuage spéculatif.

 

Je ne dis rien ici du crédit à la consommation et de la dette souveraine qui ne font que retarder temporairement l’effondrement inéluctable… La seule énigme étant de savoir combien de temps tiendra l’illusion de la croissance.

 

Protestors dressed in black and with the face covered, hold smoke bombs and a banner reading « Attak » as they take part in a march for the annual May Day workers’ rally, in Paris, on May 1, 2018. / AFP PHOTO / Alain JOCARD

Le chemin de Damas du petit-bourgeois délaissé

 

Comme décrit ci-haut le processus d’effondrement sociétal, commence toujours dans la sphère économique pour ensuite s’étendre à la sphère sociale, politique, judiciaire, idéologique, morale, médiatique, diplomatique et militaire. La crise économique est le fondement de la crise sociétal, car elle entraine l’expulsion de la petite bourgeoisie du procès de reproduction de la force de travail social. L’État coupe dans les services constate amèrement le petit-bourgeois éploré après avoir perdu sa BMW et son loft dans la Cité. C’est qu’il est l’un des premiers congédiés – on dit alors que le petit-bourgeois est en voie de paupérisation (baisse de revenu, expulsion de sa maison, fin des vacances sur la côte, tout ce qui faisait sa fierté s’est effondré). On dit aussi que le petit-bourgeois est en voie de prolétarisation, car le capital l’invite à se recycler en micro-entrepreneur (sic), travailleur taxable et corvéable à volonté. Ou alors le petit-bourgeois devient chômeur, SDF, itinérants ou encore mercenaires, ou bien il devient bagarreur dans le Black Bloc, les groupes anarchistes ou maoïstes, ou dans les groupuscules néonazis et néofascistes, souvent sincèrement enragé contre le système, mais se laissant instrumentaliser pour justifier la répression de la société terroriser et totalitariser, autant d’embuches que le prolétariat devra surmonter quand il se sera résigné à se révolter pour s’émanciper.

 

Des couches entières de petits-bourgeois déclassifiés, paupérisés, prolétarisés crient leur frustration sur les pavés des cités et remplissent les phalanges des groupes de droite – comme de gauche, insoumis, revendicateurs, appelant de leurs pleurs le retour des « beaux jours », du temps de la croissance trépassée. Tout ceci démontre de la part des uns et des autres (gauche, droite, centre) une grande désespérance face à leur situation sociale inconvenante – dégradante et où chacun pense que l’on peut arrêter le processus d’effondrement social global en bloquant les migrants dans les Alpes, en Méditerranée, à la frontière mexicaine, ou indienne, ou que l’on peut enrayer la violence sociale et la prolétarisation en cassant des vitres, ou en brulant des voitures à Paris – à Montréal – à Berlin – à Rome – à Calcutta. Oublions les policiers infiltrés et les majordomes stipendiés, la majorité croit faire ce que doit, mais elle se fourvoie.

 

Le faux-drapeau « djihadiste »

 

Pour les mercenaires des pays du Moyen-Orient et d’Afrique, c’est autre chose. Là-bas les petits bourgeois deviennent mercenaires terroristes, de soi-disant « djihadistes » (faux-drapeau n’ayant rien à voir avec l’Islam) et ils sont rejoints par les paysans affamés et par le prolétariat désoeuvré.  Tous ont trouvé un nouveau métier, un nouvel emploi, dangereux, mais lucratif, – et pour la plupart – (si on excepte les agents stipendiés par le grand capital qui jouent les sultans ou les imams) – ils n’ont que faire d’un nouveau sultanat. Oubliez les ONG de la « paix et des droits de l’homme » charger de colporter ces fadaises à propos de zélotes exterminateurs de mécréants à convertir, couper la solde et vous verrez l’armée du « djihad » s’évaporer dans les fumées du narguilé.

 

Aucune solution à l’intérieur du système

 

Il n’y a pas de solutions à cette série de crises économiques – sociales – politiques – idéologiques – militaires à l’intérieur du système contrairement à ce que pense les Blacks Blocs et les néonazis et compagnies. Il est impossible de stopper la décadence – ou la prolétarisation de la petite-bourgeoisie – en brisant des vitres et en matraquant des flics. Tout ce que cela rapportera c’est de nous mener collectivement à la troisième guerre mondiale, comme lors des affrontements précédents, communistes contre fascistes dans les années trente, qui préparèrent la Seconde Guerre mondiale. La chair à canon est toute trouvée, ce seront les manifestants des dernières rangées.

 

Les militants authentiquement anticapitalistes doivent reprendre confiance dans la classe prolétarienne, l’écouter et se mettre à son service – pas au service de Mélenchon – du PCF, du NPA, des anarchistes, des marxistes-léninistes, des maoïstes, des Blacks Blocs et autres groupuscules d’enragés, et comprendre que ce n’est que le jour où des dizaines de millions d’ouvriers cesseront la production et « paupériseront » le grand capital transnational que le capitalisme sera durement frappé et terrasser.

 

Alors s’il en est qui souhaite casser du mercenaire de riches, aller renforcer les lignes de piquetage des travailleurs grévistes et si des briseurs de grève s’amènent alors casser du casseur de grèves.

 

 

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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétarien depuis 40 ans. http://www.les7duquebec.com

18 pensées sur “LE BLACK BLOC ET LA PETITE-BOURGEOISIE RADICALISÉE

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    9 mai 2018 à 6 06 15 05155
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    Salut Robert,

    Je ne suis pas du tout d’accord.

    Tout d’abord mai 68 n’est pas un affaire d’étudiants. Sur les barricades du 10 au 11 mai 1968, qui ont tout provoqué, il y avait surtout de banlieusards, c’est-à-dire des prolos et des fils de prolos. En mai 68, il y a eu jusqu’à 56 % de grévistes ! soit bien plus qu’en 1936 ! mai 68 est une révolte prolétarienne.

    Ensuite, le Black Bloc est peut-être composé en partie de petits-bougeois, mais aussi et essentiellement de banlieusards. (Et ils sont d’extrême extrême gauche, aussi les comparer aux nazis, c’est n’importe quoi !)

    Tu dis que tout ça va nous mener à la guerre mondiale, comme pendant la deuxième guerre mondiale. Mais, je dis que la deuxième guerre mondiale, en Europe, n’était rien d’autres que la lutte de classe poussée à son sommet :

    http://mai68.org/spip/spip.php?article3490

    Ensuite, tu dis que les prolétaires vont se réveiller et qu’ils seront des dizaines de millions à stopper la production des marchandises ; moi, je dis que les prolétaires vont être remplacés par des machines parce que les machines sont moins chères, plus efficaces et ne font pas grève.

    Et je pose la question : avec qui fera-t-on la révolution ?

    Amitié,
    do
    http://mai68.org/spip2

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      9 mai 2018 à 10 10 28 05285
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      @ DO

      Merci infiniment de participer à ce débat très important DO

      1) Tu écris ceci : « Tout d’abord mai 68 n’est pas un affaire d’étudiants. » Mai-68 n’est essentiellement qu’une affaire d’étudiants. Pourquoi je dis cela ? Parce que ce sont les étudiants universitaires qui ont déclanchés puis orientés le mouvement. Il est vrai que par opportunisme les bureaucrates syndicaux et les révisionnistes du PCF et les opportunistes gauchistes sont intervenus dans le mouvement – vers la fin pour ce qui est des bureaucrates syndicaux – qui ont fait sortir les ouvriers y voyant la possibilité de récupérer le mouvement et d’obtenir quelques concessions de la part du grand capital français – CE QU’ILS ONT OBTENU À GRENELLE EN EFFET.

      2) Mais Do – les réformes – concessions de Grenelle sont l’avortement de la révolution. Aujourd’hui les cheminots – LES DERNIERS DU CARRÉ DE RÉSISTANTS – sont sur le front – à nouveau dirigé par des bureaucrates syndicaux petits-bourgeois – pour tenter de résister et conserver ces soi-disant acquis – ET TOI ET MOI NOUS SAVONS QUE cette bataille d’arrière garde est perdue d’avance

      3) Dans quelques semaines tout au plus il en sera fini des dernières concessions reçues par les travailleurs en Mai-68

      4) Le BLACK BLOC peut être composé de ce que tu voudra DO ce n’est pas ainsi que l’on « apprécie » l’orientation politique d’une tendance-groupuscule-faction-secte etc. Ainsi les partis fascistes européens étaient formés d’une majorité d’ouvriers – de travailleurs – tout comme les partis communistes dans les années trente et pourtant TOUS FAISAIENT FAUSSE ROUTE ET pratiquaient une politique anti-prolétarienne. La politique – la pratique et la pratique – terroristes du Black Bloc sont des politiques petites-bourgeoises. Dans les années 1970-1980 ce genre de pratiques a menées aux bombes dans Paris, en Italie, en Espagne. Les prolétariens révolutionnaires doivent se dissocier de ces tactiques et réaffirmer que seul un soulèvement de masse très large pourra nous mener à la RÉVOLUTION. (attention l’insurrection populaire n’est pas la révolution prolétarienne mais elle en est une condition nécessaire quoique insuffisante)

      5) EXCELLENTE REMARQUE – DO quand tu écris : « les prolétaires vont être remplacés par des machines parce que les machines sont moins chères, plus efficaces et ne font pas grève. Et je pose la question : avec qui fera-t-on la révolution ? » J’en ferai l’objet de mon prochain éditorial. Cet argument m’est servi depuis des années. A) Le mode de production capitaliste (il faut toujours revenir aux sources fondamentales) évolue suite aux innovations ingénieuses des forces productives sociales. En effet, le capital investit massivement dans l’amélioration technologiques et scientifiques des moyens de production sociaux – pas par bonté pour les ouvriers mais pour hausser leur productivité. Les robots – le numérique – les nano technologies – la technologie spatiale etc. entraînent non pas la disparition du prolétariat – mais sa TRANSFORMATION. Le prolétaire est dernier un écran numérique et il pitonne sur des commandes – des manettes – même dans une aciérie = Il faut s’en réjouir pour nos camarades ouvriers – cette forme de pénibilité des tâches est réduite = bravo. B) En parallèle à ce phénomène de technicisation de la production se produit un processus de relocalisation – redistribution des moyens de production (usines – centres de recherche – transport) à l’intérieur des pays avancés et entre les pays capitalistes mature et les pays capitalistes émergents. Ce que les « économistes » appellent la DÉLOCALISATION. Les tâches encore pénible pas encore informatisées sont déplacées vers les pays pauvres aux populations nombreuses. Un pays comme la Chine en a bénéficié et aujourd’hui il couple main-d’oeuvre peu cher et abondante et forte technicité. Le centre du monde capitaliste est déjà en Chine quoiqu’en pense Donald Trump.
      C) Dernière remarque OUI des millions de travailleurs vont se retrouvés désoeuvrés – chômeurs affamés – et ils feront ainsi partie de l’armée de réserve des enragés qui j’en suis certain ne se laisseront pas mourir de faim sois en certain – ils commenceront par migrer (déjà en cours) et ils s’adonneront à des activités illicites (et elles sont multiples – déjà en cours) puis ils se joindront aux groupuscules de gauchistes ou de droitistes ou terroristes = pareil au même pour nous prolétaire révolutionnaire (déjà en cours partout dans le monde – seul le verbiage change d’un groupuscule Black Bloc ou des mercenaires en Syrie ou au Mali)

      À la fin l’État bourgeois des riches perdra le contrôle et les prolétaires révolutionnaires se lèveront pour renverser ce mode de production et son État des riches ou le monde recommencera un nouveau cycle comme après la seconde guerre mondiale

      Merci pour ton post camarade

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    9 mai 2018 à 11 11 23 05235
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    Robert,

    Es-tu bien sûr que ce nouveau prolétariat dont tu parles ne s’apparente pas plutôt à la petite-bourgeoisie? De toute façon, avec l’intelligence artificielle, ce nouveau prolétariat est lui aussi amené à disparaître.

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      9 mai 2018 à 13 01 06 05065
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      @ DO

      Tu dois relire mon article DO où je donne une définition très précise de la petite-bourgeoisie – la clé – le fondement de cette définition est la position de l’individu dans le procès de production et sa relation aux moyens de production (l’individu est-il propriétaire des moyens de production – d’échanges et de communication)

      Un programmeur informatique qui pioche 8 heures par jour sur une routine informatique – un bout de code – un sous-programme qui recevra un input et crachera une donnée en output à un autre sous-programme formant le logiciel Windows de Microsoft est un prolétaire DO .

      Le problème des marxistes dogmatiques (ce que tu n’es pas DO mais je profite de l’occasion que tu m’offres) passent une grande partie de leur temps à tenter de prouver que rien n’a changé depuis Marx et que ce bon bougre a tout dit – tout prévu – tout prophétisé – ce que Marx lui-même à nier.

      Pendant ce temps le monde change et évolue. Les bases fournies par Marx sont excellentes et me servent chaque jour à comprendre mais la forme des choses elle change. AINSI l’homme est allé sur la lune et il se dirige vers Mars et l’intelligence artificielle évolue à pas de géants tu as raison

      MAIS l’espèce humaine sera toujours le tenant et l’aboutissant des créations humaines et autant la machine à vapeur faisait-elle inutilement peur aux travailleurs – autant l’intelligence artificielle est la créature de l’homme et lui restera asservie

      Mais tu as raison – l’ouvrier sera de plus en plus un technicien plutôt qu’un tâcheron en autant qu’il aura le privilège d’être prêt de la chaine de montage les autres = chômage = nos premières recrues révolutionnaires prolétariennes.

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    10 mai 2018 à 5 05 51 05515
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    Je suis d’accord avec toi sur le fond, notamment sur la volonté des casseurs de casser et qu’importe comment on les nomme, comme l’avait fait élire Malatesta dans son programme de l’UAI en 1920 « la seule voie qui reste au peuple qui veut s’émanciper est d’opposer la force à la force »…

    Et si à un moment donné, la désobéissance civile, donc la confrontation avec l’État sera inévitable, mais si nous, la minorité, faisons tourner la société déjà localement (et en France nous avons un maillage prêt à l’emploi ► les communes !) en ignorant l’État et le système politico-économique qui nous sont imposés, l’obsolescence de ces entités ne fera que croître et elles tomberont quasiment d’elles-mêmes ou avec un petit coup d’épaule « non-violent ». Si nous créons une société parallèle, ici et maintenant et d’où nous sommes, celle des associations libres fédérées, que nous boycottons système et institutions de manière exponentielle au nombre de gens rejoignant les associations libres, c’est en cela que j’entends appeler à ignorer l’État et les institutions et nous coordonner en associations libres, n’œuvrant que pour le bien commun au sein de communes autonomes qui se fédèrent.

    C’est d’ailleurs dans ce sens là qu’il faut lire le sublime d’Errico Malatesta ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/06/pdferricomalatesta.pdf

    Nous pensons qu’il n’y a pas de SOLUTIONS au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu, et qu’il n’y en aura jamais…

    C’est pourquoi nous appelons toutes celles et tous ceux, et en n’excluant personne, qui se retrouveraient dans cette idée force pour : Ignorer le Système ► Créer les bases solidaires de la Société des sociétés organique ► Réfléchir et agir en une praxis commune ► Adapter le meilleur du meilleur de l’ANCIEN au monde d’aujourd’hui…

    JBL

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    10 mai 2018 à 14 02 25 05255
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    @ Robert Bibeau

    « Faux drapeaux n’ayant rien à’ voir avec l’Islam »? Là, mon cher, tu m’as perdu. C’est totalement ridicule! Il suffit de lire le Coran, au hasard, à’ n’importe quelle page et les mots qui reviennent le plus souvent dont : TUEZ-LES…

    Bref… le communisme, clear complètement dépassé. La Russie, la Chine ont compris. Le Venezuela est pour sa part en train de l’apprendre …
    Envoyé de mon iPhone

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      10 mai 2018 à 14 02 27 05275
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      @ Jason

      JE MAINTIENS QUE JE DÉNONCE AUTANT QUE VOUS LA FUMISTERIE PSEUDO COMMUNISTE URSS – CHINE – CUBA – CORÉE – VIETNAM – ALBANIE – ETC. ETC.

      MAIS JE MAINTIENS QUE LES JEUNES MERCENAIRES RECRUTÉS DANS LES PAYS MUSULMANS SOUS-DÉVELOPPÉS – PAUVRES – SOUS ALIMENTÉS – MISÉREUX NE SONT PAS ATTIRÉS PAR LE DJIHAD – LA FUMISTERIE DU DJIHAD MAIS PAR LA SOLDE PAYER A EUX PUIS À LEUR MORT PROMISE À LEUR FAMILLE PAR LES SHEIKS ET PRINCES ARABES DU GOLFE – D’ARABIE ET D’AILLEURS

      CE SONT DES MERCENAIRES COMME LES USA EN ENGAGENT AUX USA DANS DES FIRMES DE TUEURS PRIVÉS – DE LA PETITE PÈGRE POLITIQUE OU LA RELIGION N’EST QU’UN HABILLAGE – UN COVER UP

      SORRY CAMARADE

      ROBERT BIBEAU

      À ÉCOUTER : https://www.youtube.com/watch?v=tZNm3sSwDD4

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    10 mai 2018 à 14 02 36 05365
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    Cher Robert,

    Il est juste de dire qu’il n’y a pas de solutions à l’intérieur du système. Mais reprendre confiance dans la classe prolétarienne me semble un optimisme d’un autre siècle. En effet, la classe prolétarienne ne veut pas sortir du système. Elle est déjà suffisamment insécurisée et paupérisée, sans ajouter à son malheur une aventure douteuse quant à son issue. Je ne vois pas autour de moi le moindre prolétaire tenté par l’idée de cesser la production. Bien au contraire, ils jouent au Loto en espérant gagner le gros lot et devenir enfin millionnaires, ils partent en vacances parce que c’est la seule chose qui leur fait supporter le reste de l’année, ils ne feront pas grève si, dans le mois, ils doivent changer leur smartphone en panne, alors que cet objet leur est absolument indispensable (disent-ils).
    Si un jour les gens, prolétaires, paysans, petits bourgeois, tous confondus dans le même élan, décident de paupériser le grand capital, ce sera parce qu’ils auront un autre projet de société, à la fois concret et faisant rêver. Et si un jour un tel événement arrive, ce sera pour deux uniques raisons : c’est qu’il sera évident que le capitalisme ne traverse pas une crise mais fait infarctus fatal, et deuxièmement parce qu’on leur aura proposé un autre mode d’économie radicalement différent, par exemple une société de l’accès, sans argent ni valeur, sans marchandise ni travail, sans marché ni État, mais avec l’électricité en plus !
    Quelle que soit notre classe sociale, notre idéologie originelle, notre culture politique, si nous ne préparons pas la chute du système, en en proposant un autre qui donne envie, alors il ne restera qu’une troisième guerre mondiale comme issue…. JFA

    JFA

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    10 mai 2018 à 15 03 03 05035
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    Bonjour Monsieur Jean.

    Je vous lis bien : « Je ne vois pas autour de moi le moindre prolétaire tenté par l’idée de cesser la production. Bien au contraire, ils jouent au Loto en espérant gagner le gros lot et devenir enfin millionnaires, ils partent en vacances parce que c’est la seule chose qui leur fait supporter le reste de l’année, ils ne feront pas grève si, dans le mois, ils doivent changer leur smartphone en panne, alors que cet objet leur est absolument indispensable »

    Et je sais que vous avez en partie raison (en partie parce qu’il y a des grèves prolétariennes mais ces médias n’en parle pas sauf à la SNCF et nous savons pourquoi)

    Mais il faut être matérialiste – dialectique et scientifique en politique comme dans les autres sciences.

    Les prolétaires sortiront en grève puis en insurrection puis en révolution qu’a l’extrême limite

    Prenons deux exemples révolutionnaires bien connus La Révolution française et la Révolution Russe. Elles n’ont eu lieu qu’après des guerres et des famines sans nom -généralisées – des milliers de morts – un État décadent en déliquescence totalement miné…. Qui aurait dit en 1905 que des millions de paysans russes honniraient le tsar et en 1787 que ds millions de paysans français se révolteraient ???

    Deuxième erreur que vous commettez en écrivant : « , ce sera parce qu’ils auront un autre projet de société, à la fois concret et faisant rêver. Et si un jour un tel événement arrive, ce sera pour deux uniques raisons : c’est qu’il sera évident que le capitalisme ne traverse pas une crise mais fait infarctus fatal, »

    Va pour l’infarctus fatal je suis d’accord mais je suis en désaccord avec la première partie de votre phrase. Quand je faisais partie d’une secte marxiste-léniniste mes camarades disaient la même chose et donc s’astreignaient à décrire la société communiste d’après la révolution. De fait, ils décrivaient la société soviétique sous la dictature stalinienne – enjolivée. Qui cela aurait-il tenté ??? Les purges, le KGB, le goulag et je ne suis pas un fasciste mais un révolutionnaire réaliste.

    Dans toutes les révolutions précédentes les gens détruisent l’ancienne société parce qu’ils en ont assez – tous sauf cela – ainsi quand l’État soviétique s’est effondré dans 20 pays à la fois où le prolétariat s’est-il levé pour défendre les acquis de la « révolution » ??? Même pas en Albanie. NON dans une insurrection ils détruisent harassé de cette vie impossible puis ils se demandent quelle nouveau mode de production allons-nous construire ??? C’est à ce moment que l’insurrection passe à l’étape de la révolution et à l’origine personne ne sait quelle sera cette société nouvelle.

    Dernière phrase que je veux commenter Vous écrivez : « alors il ne restera qu’une troisième guerre mondiale comme issue…. JFA » En effet, et cela est indépendant de la volonté du prolétariat sans aucun pouvoir aucun dans cette société = aucun, lisez bien = une 3e guerre mondiale décidée par ceux qui détiennent le pouvoir 100% du pouvoir = la classe du Gran capital mondialisé = aura bien lieu elle est inévitable et je ne crois pas que le prolétariat se soulèvera avant cette guerre QUI CRÉRA LES CONDITIONS OBJECTIVES ET SUBJECTIVES DE LA RÉVOLUTION CAR CETTE GUERRE NUCLÉAIRE AMÈNERA LE DERNIER DES PROLÉTAIRES À COMPRENDRE QUE CE VIEUX MONDE A FAIT SONT TEMPS ET QUE N’IMPORTE QUOI SERA MIEUX QUE LE CAPITALISME
    A ce moment la l’unité se fera entre révolutionnaire qui auront mieux à faire qu’à braire

    MERCI INFINIMNT DE VOTRE POST QUE JE VAIS PUBLIER DANS NOTRE MAGAZINE SANS VOUS IDENTIFIEZ (ANONYMEMENT)

    Robert Bibeau Éditeur http://www.les7duquebec.com

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    10 mai 2018 à 15 03 32 05325
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    Résistance politique: analyse sémantique pour lutte de classes épurée…
    Nous sommes d’accord sur les grandes lignes présentées par ce texte de Robert Bibeau, mais trouvons grandement à redire sur la terminologie employée pour élaborer l’argument. Le vocabulaire employé est à notre sens archaïque au sens politique et infuse une confusion qui ne sert pas le but recherché de ramener les gens sur la voie de la révolution sociale.

    Pour couper court, il n’y a que deux classes dans la société humaine sous l’ère capitaliste (et pré-capitaliste dirait les marxistes…) qui nous régit depuis quelques siècles:

    La classe capitaliste parasite, exploiteuse et devenue toute puissante car étant parvenue dans le temps à acheter le pouvoir politique et donc à se l’assujettir. Sont membres de cette classe tous ceux qui par leurs possessions parasitaires n’ont pas besoin de travailler pour mener leur existence de privilégiés d’un système construit autour de leur protection. Ils sont de l’ordre de 0,1% de la population mondiale, c’est à dire peut-être de l’ordre de 7 millions de personnes sur terre en étant large…
    La classe dite du “prolétariat”, c’est à dire tous ceux qui n’ont rien d’autre que de vendre leur force de travail pour subsister et dont le temps de travail est “acheté” à vil prix pour l’essentiel, par la classe exploiteuse. Cette classe constitue de l’ordre de 99,9% de la population mondiale…
    Alors la conjoncture aidant, il est vrai que ce sont établis certains “niveaux de confort”, des strates, au sein de la classe prolétarienne, strates rendues plus fortes avec l’avènement de la société de consommation, la création d’une foultitude de boulots inutiles (ce que l’anthropologue politique David Graeber appelle les “bullshit jobs” qui sont légions depuis la fin de la seconde guerre mondiale…) ; cependant le patron d’une PME et ses ouvriers sont tous des prolétaires ! Le système les étiquette différemment parce qu’il est dans son intérêt d’exacerber les antagonismes dans ce que nous appelleront des “pseudos classes”, créées sémantiquement avec le seul but de nous monter les uns contre les autres. Et cela a parfaitement réussi jusqu’ici.

    Ainsi, faire la “distinction” entre les capitalistes, la “bourgeoisie”, la “petite bourgeoisie” et les attitudes / comportements induits qui leur sont artificiellement alloués, c’est faire le jeu du système qui ne peut survivre que dans le chaos, la division et la discorde. Le boulot du capital est de continuer à monter l’ouvrier contre son patron en expliquant qu’ils ont des intérêts antagonistes alors qu’il n’en est absolument rien !

    Il faut cesser de faire le jeu de la division qui maintient le système en place et cela commence avec l’abandon d’une certaine sémantique de connivence, même si celle-ci peut ne pas être volontaire, mais induite.

    Bref, il y a la classe capitaliste, celle des (liste bien entendu non exchaustive) Rothschild, Rockefeller, Warbug, Schiff, et les milliardaires affiliés Bolloré, Murdoch, Soros, Buffet, Gates, Bezos, Zuckerberg, Bouyghes, les familles royales (GB, Saoud, Hollande, Belgique, etc) et on en passe… et il y a la classe des prolos, nous, vous, votre patron, le gérant de votre banque (et oui), l’instituteur, le médecin, la prof du bahut, l’ouvrier d’usine, l’artisan, l’agriculteur, le flic, le trouffion, l’ingénieur d’une entreprise pétrolière, le journaliste, l’écrivain, le dealer de shit de la cité du coin etc, etc…

    Le but est de faire comprendre au plus de membres des 99,9% qu’ils en font partie, surtout chez ceux des “strates de confort” temporairement supérieures qui effectivement sentent passer le vent du boulet de la paupérisation en marche. Ce n’est pas quand tout va bien pour eux qu’il faut leur expliquer, c’est maintenant ! Ils sont plus disons… réceptifs.

    A ce titre nous sommes tous des prolétaires, comme nous sommes tous des colonisés ! Sortir de ce marasme induit par un système outil du privilège parasite, c’est en sortir par la compréhension ultime de notre complémentarité qui transcendera l’antagonisme pour nous réunifier dans une société des sociétés qui n’œuvrera que pour le bien commun naturellement égalitaire.

    Pour les 99,9% d’entre nous, il ne devrait pas être difficile de choisir notre camp pourvu que notre vision ne soit plus obscurcit par une sémantique erronée participant plus au jeu de la division qu’à un rôle rassembleur pour grand intérêt commun de la grande classe prolétaire mondiale dans son ensemble dont nous faisons bien entendu toutes et tous partie.

    Ceci dit, nous sommes essentiellement d’accord avec le fond de l’article de Robert.

    ~ Résistance 71 ~

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      10 mai 2018 à 15 03 35 05355
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      @ Résistance 71

      Merci – merci

      Je lis bien votre commentaire

      Voici en gros ce que je vais répondre sur notre webmagazine

      Ultimement – à la fin du processus de paupérisation et de prolétarisation en cours présentement (et que je décris longuement dans mon texte) nous en viendrons exactement au point que vous présentez dès le début de votre critique.

      Mais pour comprendre les phénomènes-processus politiques en cours je maintiens que la typologie que je présente où des fragments de la classe bourgeoise sont rejeté – repoussé – éjecté hors du couffin du système et s’en trouve désespérée nous devons bien comprendre que ces gens proviennent des rangs de la petite-bourgeoisie qui aspire à accéder par gravitation sociale à la bourgeoisie moyenne et ultimement au grand capital (tout le monde peut devenir milliardaire dit le dicton et le rêve américain). Sans cette compréhension de l’origine petite-bourgeoise de ces factions on ne peut comprendre leur comportement politique et leur récriminations réformistes (demandant des aménagements raisonnables au sein du capitalisme).

      Je vous annonce même que ce processus de paupérisation et de prolétarisation qui ne fait que commencer atteint déjà des couches de la bourgeoisie moyenne – entrepreneurs – constructeurs – boursicoteurs de petite envergure – marchants tombant sous la concurrence des grandes chaines monopolistiques (IKEA – Wal Mart, etc.)

      Bref, votre typologie est naïve et ne reflète pas la diversité extrême d’un monde en plein bouleversement (et je n’ai pas introduit ici les catégories que l’on retrouve dans les pays de l’émergence = Inde, Arabie Saoudite, Afrique, Afghanistan, Moyen-Orient).

      Vous devez sortir la tête de Paris – c’est permettez-moi de vous le dire un tropisme colonialiste que vous avez hérité de votre mère patrie impérialiste – et dont il faut se défaire absolument. Le monde c’est bientôt 8 milliards d’individus – 200 pays – 5 continents rendus à des degrés-niveaux différents de développement capitaliste.

      CE QUI UNIT TOUS CES GENS – PAYS – CONTINENTS – C’EST QU’INNÉLUCTABLEMENT ILS SERONT TOUS INGÉRÉS PAR LE MODE DE PRODUCTION CAPITALISTE ET QUE DONC TOUS PASSERONT À LA MOULINETTE DE DÉSINTÉGRATION ÉCONOMIQUE – POLITIQUE – IDÉOLOGIUE ET SOCIALE IMPÉRIALISTE CE N’EST QU’UNE QUESTION DE TEMPS.

      Le temps de la grande schématisation – contradiction – binaire – antagoniste – capital contre travail – capitaliste impérialiste monopoliste versus prolétariat unifié n’est pas encore arrivé

      Vous devriez le savoir camarade Lénine et les bolchéviques furent les premiers à commettre cette erreur de penser que l’histoire de l’humanité se concluait dans les steppes de la Sibérie tsariste et du féodalisme des koulaks et des moujiks.

      Prenez votre mal en patience camarade on y arrive. ( )

      Robert Bibeau

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    12 mai 2018 à 9 09 41 05415
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    @foufouille

    J’avoue humblement que dans cette partie de mon article je demande un très grand effort psychologique et mental aux lecteurs FORMATÉS par les médias à la solde – les médias bourgeois omniprésent – à voir le monde en GAUCHE ET DROITE ET MÊME EXTRÈME GAUCHE ET EXTRÈME-DROITE – les deux soi-disant extrêmes se donnant la répartie – comme on l’a vu dans les années trente avant la Seconde guerre mondiale.

    Ce formatage médiatique que les militants reprennent comme des perroquets visent à mobiliser les militants dans l’aile gauche de la bourgeoisie ou encore dans l’aile droite ou extrême droite de la bourgeoisie = L’IMPORTANT ÉTANT QUE POUR TOUT LE MONDE SEUL la classe dominante bourgeoise offre une opportunité = une solution = soit vers des RÉFORMES GAUCHISTES SOIENT VERS DES RÉFORMES DROITISTES – NÉOLIBÉRALES DISENT NOS BOBOS MÉDIATISÉS.

    Un exemple concret de cette mécanique de dupe en marche : Aux dernières élections bidon française la go-gauche unanime s’est ralliée derrière MACRON pour soi-disant faire barrage à la DROITE LEPEN. Voilà le dilemme dans lequel la bourgeoisie enferme nos go-gauches à papa.

    Les PROLÉTAIRES RÉVOLUTIONNAIRES renvoient tous ces bobo de gauche comme de droite = y compris les extrêmes de chaque côté à leur carré de sable et présentent le véritable dilemme
    TOUTE LA BOURGEOISIE DE GAUCHE COMME DE DROITE D’UN CÔTÉ ET LE PROLÉTARIAT RÉVOLUTIONNAIRE DE L’AUTRE classe contre classe

    Ni Macron – ni Le Pen – on ne vote pas aux élections bidon et on méprise cette mascarade électorale et on se prépare pour l’insurrection – nous nous exprimerons dans la rue et sur les lignes de piquetage mais sans casser de vitres ni incendiés d’automobiles des prolétaires tant que la classe prolétarienne ne nous donnera pas le signal de l’insurrection populaire

    FACILE À COMPRENDRE ????

    MERCI DE TA PATIENCE CAMRADE

    ROBERT BIBEAU http://WWW.LES7DUQUEBEC.COM

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    12 mai 2018 à 9 09 56 05565
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    @Jao Aliber

    SALUT Jao

    Tu as totalement raison de t’attarder à examiner les statistique de la croissance des USA – parce que c’est le bateau amiral du capitalisme mondialisé – tout commence par les USA comme au temps de Marx tout commençait toujours par l’Angleterre victorienne (ce que Marx avait parfaitement perçu)

    Merci pour tes statistiques deux remarques –
    1) Tu dois bien comprendre que la situation est encore pire que ce que tu présentes car une partie de cette croissance est bidon et n’est qu’inflation parasitaire des prix qui gruge le pouvoir d’achat du prolétariat et ne constitue en rien une augmentation de la production.
    2) On ne peut comme tu le fais établir une équation mathématique mécanique entre d.cadence économique et fin du capitalisme.

    N’oublie pas que les forces internes au capitalisme = JE RÉPÈTE = les forces mécaniques – inéluctables – internes au capitalisme le pousseront à la guerre (Donald Trump n’étant qu’un jouet – un polichinelle dans ce drame social) et de la guerre mondiale (la première réellement totale et mondiale) sortira un capitalisme renforcé – radicalisé – qui ira à nouveaux se casser le nez je le sais ou sortira un nouveau mode de production prolétarien communiste

    Je vote pour ce dernier

    robert bibeau http://www.les7duquebec.com

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    13 mai 2018 à 11 11 19 05195
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    Mon cher Robert Bibeau

    J’ai lu avec intérêt votre article et j’ai beaucoup apprécié qu’enfin un auteur pose en introduction les concepts sur lesquels il s’appuie, ce qui, pour moi, est la marque de l’honnêteté intellectuelle. Si j’ai apprécié cette attitude, c’est un peu en raison de mon adhésion au fond, c’est- à-dire à la nécessité de bien distinguer les classes. En particulier, votre dénonciation de la notion de “classes moyennes“, tarte à la crème des débats politiciens qui occultent la notion même de classe et fait le jeu de la classe dominante. Car c’est cette dernière qu’il faut définir.

    Cette définition a été la base de ma réflexion politique depuis les événements de Mai 68 et ma participation aux débats du PSU. A cette époque, j’ai expliqué que, de même que la Révolution Française avait été l’expression politique de l’émergence d’un nouveau mode de production (le capitalisme) engendré par le développement des forces productive en l’occurrence l’emploi de la machine à vapeur, de même Mai 68 était l’expression politique de l’émergence d’un nouveau mode de production, engendré par l’automatisation des entreprises, et dont la classe dominante est la classe compétente . Comme j’ai ajouté que le PSU était, en fait, la force politique de cette classe, cela m’a valu des volées de bois vert de la part de camarades qui croyaient appartenir à un parti prolétarien.

    Depuis j’essaye de faire valoir mon analyse mais je me heurte à l’air du temps qui n’est pas particulièrement favorable à l’abandon du gagne pain des forces politiques dites de “gauche“ : la dénonciation du capitalisme. Cette dénonciation a toutes les faveurs de la classe compétente qui ainsi reporte sur d’autres les méfaits de sa domination.

    J’ai développé mes analyses dans trois livres dont les deux derniers sont parus à L’Harmattan. On en trouve des échos dans mon blog “fontainedelapolitique“, en particulier un texte en 3 parties sur la notion de classe moyenne. Comme vous, je me recommande du matérialisme historique. Mais, au nom même de cette philosophie, je pense que la lutte des classes du capitalisme du XIXème n’est plus celle de la société actuelle,. Si on fait de la bonne soupe dans les vieilles marmites, le maintien de concepts dépassés ou mal définis gâte le goût de la politique. Ceci, à mon avis, explique la désagrégation de tout débat et la victoire de Macron , leader de la classe compétente

    Cordialement.
    Fontaine

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    14 mai 2018 à 10 10 57 05575
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    @ rb

    Par contre je me permets les reflexions suivantes, auxquelles vous aurez peut-être la bonté de me répondre, ou de réfléchir.
    1)
    dans le procès/processus de production et de reproduction élargie
    je mettrai, si vous voulez bien, processus au lieu de procès, qui est peut-être utilisé dans cette acception au Québec mais pas en France il me semble-

    2) J’ai corrigé:

    tant par la productivité des forces productives sociales (ouvriers) que par la productivité des forces
    sinon il manque un verbe à la fin de la phrase et il me semble que ça rend le sens, mais corrigez mieux autrement vous-mêmes si vous voulez merci!
    3) ci-haut: en France on dit ci-dessus mais je n’ai pas de raison de corriger puisque vous êtes du Québec!! merci de nous envoyer vos réflexions!
    4) je me demande pourquoi vous mettez « militaire » en dernier dans votre énumération, plutôt que de dire au début de la phrase « économique, dont militaire »:
    la militaire fait partie de l’économique et je dirais même que, très funestement, c’est le nerf de l’économie (financière a fortiori). Elle est simplement cachée car « secret défense », mais c’est hélas LE socle. C’est bien ça, je dirais, qui rend tout si difficile et si terrifiant à la fois!
    5) en quoi
    les groupes anarchistes ou maoïstes
    font-ils partie de la même masse, pour vous, que tous les autres membres de cette énumération??? voir 8)
    6)
    Là-bas les petits bourgeois deviennent mercenaires terroristes, de soi-disant « djihadistes » (faux-drapeau n’ayant rien à voir avec l’Islam)
    Ici vous simplifiez, cela se comprend parce qu’il est impossible de penser tout en même temps, mais c’est dommage, car cela vous empêche de voir quelque chose d’important concernant notre nature spirituelle (ou la spiritualité de la nature toute entière, càd, à la base, le fait que cette terre ait en toutes ses créations une intelligence, un ordre, une logique, une pensée, une continuité, un réseau de liens incroyable, qui fait que ne naissent pas ou presque pas de « monstres »; et cela est lié au fait que la terre n’est plus que très légèrement radioactive et donc n’estt plus soumise – jusqu’à ce que ce soit à nouveau le cas par notre propre folie destructrice portée par notre esprit d’investigation notez bien… donc par notre recherche aveugle, justement, de nos origines spirituelles – à tous les aléas de la radioactivité. Mettre spiritualité et radioactivité dans la même phrase peut vous sembler incompréhensible, c’est nouveau pour moi aussi qui le fais pour la première fois, mais il y a là un mystère à creuser; plus si vous voulez, une autre fois).
    7)
    chargées de colporter ces fadaises à propos de…:
    pas très clair je trouve; pourquoi « à propos de »? voulez-vous dire: ONG chargées de plastronner avec les idées de paix et de droits de l’homme en jouant les effarouchées face à ces zélotes…? ou les fadaises ne concernent-elles pas la paix et les droits de l’homme mais ce qu’on imagine des zélotes…??? pouvez-vous périphraser? merci!
    8) dans l’énumération ci-dessous
    – pas au service de Mélenchon – du PCF, du NPA, des anarchistes, des marxistes-léninistes, des maoïstes, des trotskystes, des Blacks Blocs et autres groupuscules de petits-bourgeois enragés,
    il y a un tiret après Mélenchon comme si vous le mettiez à part, mais vous êtes d’accord qu’au contraire il est seulement le premier terme de l’énumération, au même titre que tout ce qui suit, et que vous opposez tout cela à la « classe prolétarienne »? je corrige dans ce sens. Mais là encore, pourquoi incluez-vous les anarchistes, marxistes-léninistes, maoïstes? quelle erreur font-ils d’après vous, leur lecture n’est-elle pas exactement la même que la vôtre? ou leur erreur est-elle simplement de se donner une étiquette et du coup de s’opposer à l’ensemble des prolétaires?
    9) que signifie:
    dans l’ONG des paumés
    10) Je suis très étonnée quand vous dites:
    « La petite-bourgeoisie fait partie de la classe bourgeoise et elle partage les mêmes intérêts » je trouve que ça crée de la confusion! je n’imagine pas que Marx ait pu voir les choses comme ça!
    je dirais : « la petite-bourgeoisie consiste non en un état, mais en une tension, celle de « se hisser vers » la classe bourgeoise, soutenue par l’illusion qu’elle partage les mêmes intérêts »
    vous dites vous-même d’ailleurs plus loin:
    « la petite-bourgeoisie de service » cette expression bien vivante montre bien qu’il s’agit d’un rôle qu’on fait jouer à la « petite-bourgeoisie », ce titre est intrinsèquement lié à ce rôle:
    elle ne fait pas partie de la bourgeoisie; c’est un pan de la société qui est mobile, plus ou moins remonté côté bourgeoisie (= grande bourgeoisie) pour lui servir de paravent – sinon celle-ci devrait s’intituler clairement « classe capitaliste », soit rabaissé vers la classe des moyens humains de production, selon ce que veut l’équilibre instable de la société capit. à tel ou tel moment

    Bonnes pensées à vous et merci pour ce texte assez éclairant et secouant je trouve… l’aveuglement des foules est terrifiant…
    (ps mais justement il me semble important d’être et de rendre plus attentif à notre rôle en tant que « classe moyenne » plus ou moins cultivée, plus ou moins prolétarisée, plus ou moins consciente de ce qui se passe; il faudrait vraiment que qn arrive à faire comprendre ce qui se passe non pas en dehors de nous, mais à travers nous, afin que nous sentions quel peut être notre rôle actif.
    Si vous connaissez François Roddier et sa vision de l’économie comme un des domaines où on peut observer la thermodynamique: voir sa conférence https://www.youtube.com/watch?v=6lNz5vmKEFA
    bien sûr peut-être que lorsqu’on tient bcp à une vision (comme pour vous celle de Marx, je suppose) on n’a pas forcément envie de reconnaître la fécondité d’une autre vision, mais c’est dommage car je pense qu’en les combinant on peut trouver qqch d’encore plus précieux. qch qui nous amène vraiment à nous mettre en action, ou en non-action, de façon juste, claire, qui fasse boule de neige parce qu’elle est convaincante et salvatrice aussi bien individuellement qu’universellement.)
    Bien à vous, merci pour ce dialogue et j’espère que vous voudrez bien répondre à mes questions et suggestions
    Hélène

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      14 mai 2018 à 11 11 15 05155
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      @ Madame Hélène

      1) VA POUR PROCESSUS DE PRODUCTION, PROCÈS de production EST UN ANGLICISME
      2) CI-DESSUS EST TRÈS BIEN J’AIME
      3) OK
      4) Guerre Militaire est placée à la suite et distinctif de guerre économique et diplomatique et autres modes de guerre car c’est bien ainsi que se comporte le grand capital qui étale sa force et impose sa dictature en graduant ses contraintes passant d’une forme plus légère de guerre (sanctions économiques, boycott marchands) précédées de pressions politiques et/ou diplomatiques pour enfin face aux récalcitrants envoyer ses armées et tuer directement (alors qu’auparavant le massacre était feutré dans les dispensaires, les épiceries vides et les hôpitaux sans médicaments
      5) –
      6) Il y aurait beaucoup à dire à propos de la spiritualité pour moi matérialiste – athée mais ayant une morale on se reprendra si vous voulez bien.

      7) Les ONG sont partis prenantes de nouvelles formes de sectes politiques ou religieuses humanitaires sans être humanistes

      8) Sur Mélenchon vous avez raison il est partie de l’énumération – sur les go-gauches y inclut mao – trot – ml et autres, je les intègres car NON ILS N’ONT PAS LA VISION PROLÉTARIENNE RÉVOLUTIONNAIRE DE L’HISTOIRE mais sont simplement des sectes petites-bourgeoises gauchistes qui travaillent très fort à élargir le cercle de leurs adhérant, à recruter autour de leurs gourous et sont la plupart du temps totalement ignorants de la science matérialiste dialectique.

      Mais tout ceci est très complexe et je ne refuse jamais de débattre avec eux quand ils le souhaitent = mais ils ne le souhaitent pas – il vous faudra me lire encore abondamment avant de comprendre les différences fondamentales entre le prolétariat et les multiples variantes petites bourgeoises de gauche et de droite (Ainsi pour ma part je refuse catégoriquement ces appellations de gauche ou
      droite) d’où j’écris go-gauche Il y a effectivement la gauche bourgeoise et la droite bourgeoise et à l’opposée le prolétariat ni gauche ni droite.

      9) Vous lisez très attentivement et vous catchez vite je vous félicite. Je maintiens que la petite-bourgeoisie fait partie de la bourgeoisie qui prend grand soin de la ménagée et de la dorlotée tant que la bourgeoisie en a les moyens. Ce que la petite-bourgeoisie lui rend bien en lui offrant son soutien à l’extérieur et à l’intérieur du mouvement ouvrier. J’ai longuement élaboré dans mon texte sur la façon que la petite-bourgeoisie sera sacrifiée par la bourgeoisie déclinante – en faillite – le processus est déjà commencé je parle de paupérisation et de prolétarisation de la petite-bourgeoisie qui est et sera littéralement expulsé de ses emplois (tout tourne toujours autour des emplois – la façon de gagner sa vie) de ses strapontins – de ses cynécures – la bourgeoisie n’y pourra rien elle doit sauver sa peau dans une économie en panade.

      10) La petite-bourgeoisie arrive donc parmi la classe prolétarienne avec ses idées et ambitions acquises au temps de la prospérité – pensant que l’on peut changer la situation et revenir en arrière au temps du paradis perdu – comme elle est cultivée et avec un beau parler la P-B insuffle ses idées et ses combats (exemple le féminisme) aux ouvriers. Vous devez comprendre que si je m’acharne sur les petits-bourgeois c’est qu’ils sont ou seront bientôt nos frères d’armes et de classe (après leur prolétarisation et paupérisation prolongée) afin d’aviser notre classe mais aussi les éléments sains parmi les petits-bourgeois du danger qu’ils représentent pour notre classe mais aussi qu’il faut faire l’effort de les faire abandonner leurs illusions de retour en arrière et de nouvel embourgeoisement. Ils doivent faire comme moi = renoncer à leur statut et idéologie petite bourgeoise narcissique et se consacrer totalement aux intérêts de la classe ouvrière révolutionnaire = avenir de l’humanité, même si elle ne le sait pas encore.

      11) En voilà assez pour aujourd’hui n’hésitez pas à me questionner que l’on fasse un autre bout de chemin demain

      12) Pour M. Roddier je vais regarder je suis ouvert à discuter de toute pensée ET NON JE NE SUIS PAS UN DOGMATIQUE MARXISTE – J’EN PREND ET J’EN LAISSE DANS LES IDÉES DE MARX QUE J’ADMIRE ÉNORMÉMENT IL EST VRAI.

      ROBERT BIBEAU http://WWW.LES7DUQUEBEC.COM

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    1 juin 2018 à 10 10 00 06006
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    « Il n’y a pas de solutions à cette série de crises économiques – sociales – politiques – idéologiques – militaires à l’intérieur du système contrairement à ce que pense les Blacks Blocs et les néonazis et compagnies. Il est impossible de stopper la décadence – ou la prolétarisation de la petite-bourgeoisie – en brisant des vitres et en matraquant des flics. Tout ce que cela rapportera c’est de nous mener collectivement à la troisième guerre mondiale, comme lors des affrontements précédents, communistes contre fascistes dans les années trente, qui préparèrent la Seconde Guerre mondiale. La chair à canon est toute trouvée, ce seront les manifestants des dernières rangées.

    Les militants authentiquement anticapitalistes doivent reprendre confiance dans la classe prolétarienne, l’écouter et se mettre à son service – pas au service de Mélenchon – du PCF, du NPA, des anarchistes, des marxistes-léninistes, des maoïstes, des Blacks Blocs et autres groupuscules d’enragés, et comprendre que ce n’est que le jour où des dizaines de millions d’ouvriers cesseront la production et « paupériseront » le grand capital transnational que le capitalisme sera durement frappé et terrasser. »

    Absolument pas d’accord. Lors de plusieurs voyages à Cuba, j’ai pu constater que dans même dans cette patrie de l’homme nouveau du Che, la grande majorité des gens n’idéalise pas plus les sirènes marxisme que celles du capitalisme, mais que comme nous, et c’est nous dans les pays riches qui leur montrons cet exemple, ils sont très attirés par les sirènes du consumérisme. Comme nous, ils veulent pouvoir consommer plus. Ceci qui implique que chez nous comme ailleurs, les prolétaires, avec la révolution industrielle et comme l’a très bien montré Wilhelm Reich et d’autres, les prolétaires ont non seulement repris à leur compte la morale bourgeoise et qu’ils ont également repris leurs attentes: Consommons-plus, comme dans la pub. Ceci suffit à démontrer que les prolétaires ne forment plus une classe révolutionnaire, et ceci encore moins aujourd’hui alors que nous savons que la plus grande menace qui plane sur nos enfants n’est pas de se faire exploiter mais de crever des suites de la sixième extinction de masse galopante. Consommez plus reste le meilleur moyen de finir de niquer la planète jusqu’au trognon.

    De plus mettre les Black blocks à égalité avec l’extrême-droite est dégueulasse car depuis plusieurs décennies nous assistons à une montée générale de l’extrême-droite, ceci même alors que la gauche socialisme mérite de plus en plus et comme dans les années 30 le qualificatif d’antichambre du fascisme.

    De plus, si la deuxième guerre mondiale a éclaté, c’est parce que nos élites politiques en avait décidé ainsi et parce que les banquier des 2 bords de l’Atlantique ont soutenu la montée au pouvoir d’Hitler et son effort de guerre dés 1923. Les confrontations entre extrêmes ne sont dans ce scénario que du théâtre pour amuser la galerie. « La politique est le secteur divertissement du complexe militaro-industriel. » Franck Zappa

    Quand à la prochaine révolution, elle sera nihiliste, détruire notre mode de vie, ceci si elle a lieu ce qui est tout sauf sur, et elle aura pour but de détruire non pas le capitalisme, mais ce qui rend possible le capitalisme, à savoir notre mode de vie consumériste et industriel, et ceci en espérant qu’il ne soit pas déjà trop tard et que les survivants pourront encore échapper à la sixième extinction de masse.

    Pour revenir au Black blocks, le jour où les manifestants auront compris que les Black blocks sont bien plus des nôtres que les syndicats collabos qui appellent à faire grève 2 jours sur 7 ou seulement la semaine des 4 jeudis, et encore pas toutes et tous en même temps, on pourra en reparler. La violence qu’ils utilisent est une tactique qui est simplement complémentaire des autres. De plus l’histoire nous montre que des mouvements qui ne faisaient que des actions politiquement correctes et non-violente n’ont jamais rien obtenu. Prenez le mouvement pour les droits civique des noirs aux USA. Il a commencé à engranger des victoires le jour où des mouvements comme les Black Panters sont apparu et se sont mis à faire des actions violentes. Même Martin Luther King l’avait bien compris, lui qui soutenait sans réserve l’ensemble des mouvements de cette époque. Nous pouvons dire de même de Gandhy, personnage dont nous n’aurions jamais entendu parler s’il n’y avait pas eu à l’époque des mouvements ultra-violents qui faisaient littéralement sauter les colons anglais. Où de la guerre du Vietnam où les vietcongs ont tués des milliers de soldats US et où des soldats US ont tué des centaines de gradés US. Cela montre bien que la seule chose qui puisse permettre d’obtenir des victoires est d’utiliser de façon complémentaire toutes les tactiques. E

    Enfin, même s’il m’aura fallu des années pour en comprendre les implications, j’ai compris à l’âge de 10 ans qu’à cet âge là, le choix est déjà fait est que la plupart des enfants se sont déjà résignés, suivant ainsi l’exemple de leur parents, à n’être que de fidèles robots au service d’un système qui les dépasse. Donc là aussi les prolétaires ne sont pas une classe révolutionnaire. Que veulent ces petits bourgeois paupérisés: ils veulent avoir accès au productivisme car cela leur donne accès au consumérisme. Tout ce qu’ils veulent est de travailler pour Babylone afin de pouvoir goûter ses fruits empoisonnés. Dans de telles conditions, quelqu’un qui prétend que les prolétaires sont une classe révolutionnaire est soit un ignorant soit un salaud. S’il est ignorant nous ne pouvons pas lui en vouloir, il fait partie de la masse des gens qui ne comprennent rien à notre société. Par contre s’il a compris, cela signifie que tout ce qu’il veut est de pouvoir prendre le pouvoir et, comme cela s’est fait dans tous les pays socialistes, s’allier avec l’industrie – c’est-à-dire avec une branche de l’extrême-droite – contre le peuple.

    Progrès, productivisme et argent sont les 3 mamelles de toutes civilisation consumériste. Marx a raison dans La question juive quand il conclut qu’il faut se débarrasser de l’argent. Malheureusement dans le reste de son oeuvre il tombe dans le piège qu’il dénonce, le fétichisme des moyens, et au nom d’un progrès qui, à l’instar des religions, nous promet en monde meilleur dans un futur hypothétique et qui en pratique ne sert qu’à faire vendre la camelote consumériste, ceci aujourd’hui comme hier, il a besoin du travail obligatoire (il renomme alors les esclaves en prolétaires) et de l’argent, rendant ainsi impossible le vrai progrès: nous débarrasser d’un mode de vie qui, au nom du progrès, ne cesse de tuer les conditions nécessaires au vivant et est la cause directe de la sixième extinction de masse.

    Le premier mythe de la civilisation, celui de Gilgamesh en Mésopotamie est très intéressant. Ils glorifient le progrès qui consiste à avoir tué le gardien de la forêt, abattre des arbres et construire des villes. Résultat: cette région est aujourd’hui connue sous le nom de désert d’Irak. Ceci montre que depuis, la seule chose qui ait véritablement changé est qu’avec l’industrialisation, la planète entière va être transformée en désert et que ce n’est pas en changeant une fois de plus la marque du boulier à compter le fric ni en rebaptisant les esclaves en prolétaires que nous changerons quoi que ce soit d’important.

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