LE DESSOUS DES CARTES DANS L’AFFRONTEMENT RUSSO-AMÉRICAIN

Pour ceux qui cherchent une explication aux tensions et aux  guerres qui déchirent le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord depuis plus de dix ans – du Pakistan tribal au Maroc royal – voyez la photo coiffant cet article. Ces deux chefs d’État représentent la garde montante de l’impérialisme international, opposée à la garde déclinante de l’impérialisme mondialisé (ici il faudrait une photo de Obama, Merkel, Hollande, Camron). Le récit qui va suivre, tiré du webmagazine Arrêt sur Info, se déroule dans les médinas feutrées pour grands banquiers. Par-là, aucune effusion de sang, que des échanges d’argent, d’actifs réels ou virtuels, mais c’est ici que s’écrit le calvaire des travailleurs-chômeurs-actifs-ou-désœuvrés du monde entier. Nous avons émaillé ce récit de nos commentaires caustiques et décapants. Robert Bibeau. Les7duQuébec.com).

 

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En décembre de l’année dernière, nous avons publié un article fascinant de Dmitry Kalinichenko, «Le piège du Grand Maitre Poutine» (1), qui a attiré beaucoup plus d’attention des lecteurs que nous nous y attendions. Il continue à être cité par de nombreux experts politiques et économiques internationaux. L’article parlait de la stratégie latente de la Russie qui consistait à se débarrasser des obligations américaines et d’utiliser ses pétrodollars pour acheter de l’or monétaire. Il a semblé pendant un certain temps que la dégringolade du rouble l’année dernière, couplée avec les restrictions budgétaires du Kremlin, avait rendu Moscou incapable de poursuivre de façon permanente son plan de diversification du système financier international. Néanmoins, en jetant un coup d’œil à 2015, il s’avère que la stratégie de Poutine fonctionne plutôt bien.

 

En raison de la main invisible du marché, le rapport du prix de l’or – prix du pétrole (2) a plus que doublé dans les deux dernières années. Alors qu’en mai 2014, il en coutait 12 barils de pétrole pour acheter une once d’or, ce ratio est passé à 26 barils/once en janvier 2015 (où il demeure actuellement). En abaissant le prix du pétrole par rapport à l’or, il semble que Wall Street et la City de Londres tentent de contrecarrer la tactique russe de l’achat d’or en échange du pétrole et de gaz naturel (les prix du gaz sont liés au pétrole par l’intermédiaire de BTU).

 

(On comprend pourquoi l’Arabie Saoudite, l’OPEP, l’Iran, le nouvel allié de Washington poursuivent leur production malgré l’affaissement des prix du pétrole et l’apparente contradiction avec les intérêts des producteurs étatsuniens de pétrole de schiste. Robert Bibeau. Les7duQuébec.com).

 

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Cependant, ces actions sont insuffisantes pour atteindre l’objectif visé. La baisse des prix du pétrole et une dépréciation de la monnaie nationale n’ont pas abouti à un ralentissement des achats d’or de la Banque de Russie sur le marché intérieur en roubles. Malgré les menaces et les sanctions, la Russie a continué à augmenter ses réserves d’or (3). La Banque de Russie a acheté un record de 171 tonnes d’or en 2014 et un autre de 120 tonnes dans les dix premiers mois de 2015. Par conséquent, au 1er novembre 2015, la Banque de Russie avait accumulé un total de 1200 tonnes d’or (4) dans ses réserves, qui sont officiellement au cinquième rang dans le monde, mais en réalité, la Russie est en fait à la 4e place, parce que l’Allemagne n’est autorisée à stocker qu’un tiers de ses réserves chez elle. En toute justice, il convient de noter que la Chine n’a pas fourni de données mises à jour sur ses réserves d’or depuis 2009, quand elle avait officiellement 1.054 tonnes. Selon certaines estimations, les réserves chinoises ont triplé depuis (et sont donc estimées à 3 100 tonnes. NDLR).

 

L’année 2014 a encore apporté à Wall Street une autre surprise désagréable. La Russie a émergé en tant que deuxième plus grand producteur d’or du monde (5), dépassé seulement par la Chine. Le leadeurship mondial de la Chine et de la Russie dans les mines d’or leur permet de créer leurs propres systèmes monétaires et commerciaux, construits sur ​​une base solide de l’or, qui seront utilisés par les pays du BRICS comme unité universelle de compte et comme mesure fixe de cout.

 

(Nous sommes très loin des champs de bataille de l’État islamique et de DAESH – ces pauvres marionnettes des jeux politiques guerriers qui se passent mille mètres au-dessus de leur tête de sacrifiés aux ceintures d’explosifs – et des attentats de Paris et de Bamako. Pourtant, nous sommes au cœur réel du conflit qui oppose les deux camps impérialistes rivaux qui inexorablement nous entrainent vers une guerre mondiale. Robert Bibeau. Les7duQuébec.com).

 

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Face à la perspective d’avoir à bientôt faire face à une puissante alliance de l’or russo-chinoise qui remettrait en question l’avenir du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale, les États-Unis ont commencé à employer toutes leurs mesures punitives traditionnelles contre un pays qui a osé défier la puissance financière de l’Amérique dans le monde. Oubliez tout le baratin à propos des «valeurs démocratiques» – ces mesures n’ont d’autre but que de forcer la Russie à vendre son or.

 

Le peuple russe a entendu l’ultimatum de Washington et a parfaitement compris : les États-Unis ont imposé des sanctions afin de renverser le gouvernement légitime démocratiquement élu à Moscou. Mais sans surprise, les sanctions imposées par les États-Unis  contre la population russe – à grands frais pour l’UE – ont eu l’effet inverse. Les Russes se sont ralliés autour du leader de leur nation, et la Chine et la Russie sont maintenant plus proches que jamais. La politique étrangère de la dictature de l’arrogance absolue, menée de manière si grossière par Washington, a eu les conséquences attendues. À force de remplacer la force de la loi par le droit de la force de manière universelle, les USA ont dilapidé tout le capital politique et la crédibilité qu’ils avaient précédemment gagnée auprès des publics russe et chinois.

 

C’est le soutien de la Chine de la position de la Russie qui neutralise toutes les tentatives de Washington de briser Moscou. Même si la Russie était obligée de vendre de l’or, il le vendra … à la Chine, ce qui signifie qu’il restera au sein de l‘«alliance de l’or». Il est à noter que la visite en septembre du président Xi Jinping aux États-Unis n’a pas donné lieu à des accords substantiels (6). La Chine est bien consciente que si Washington arrive à rompre l’alliance entre la Russie et la Chine, la première action d’un l’hypothétique gouvernement proaméricain en Russie serait de mettre un garrot de l’énergie sur le cou de la Chine. Wall Street a besoin de coloniser la Russie au préalable pour ensuite coloniser la Chine. Cela, les dirigeants chinois l’ont bien compris. Incidemment, le même sort attend l’Europe, qui est encore un autre concurrent géopolitique des États-Unis. Cependant, contrairement à Pékin, les dirigeants européens ne l’ont pas encore compris.

 

(L’auteur de l’article livre ci-haut le grand mystère de la politique mondiale en cette Ère d’impérialisme systémique globalisé. C’est à travers les guerres financières – monétaires – boursières que les guerres militaires prennent naissance, en contrefeux, pour résoudre le dilemme de savoir quel conglomérat financier international prendra l’ascendant sur tous les autres. L’affiliation nationale de tels conglomérats n’étant que secondaire – un artéfact de l’ère capitaliste primitive aujourd’hui révolue. En effet, même le conglomérat des institutions financières, bancaires, boursières appelé russo-chinois possède des accointances avec le conglomérat financier international appelé américano-européen. L’enjeu de ces guerres aux multiples facettes est de déterminer quel conglomérat international aura préséance sur l’autre et lequel imposera sa loi aux autres. Robert Bibeau. Les7duQuébec.com).

 

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 valeuror

Il est important de garder à l’esprit que les attaques du dollar contre l’or se terminent toujours de la même manière – dans un KO douloureux pour le dollar. Il n’y a pas d’exceptions à cette règle dans l’histoire monétaire. Il n’y en aura pas cette fois non plus. D’où la règle du marché bien connue: « Quel que soit le maximum atteint par le prix de l’or, ce ne sera pas le dernier ». Il serait naïf de croire que cette règle d’or est inconnue de ces Grands Maitres de la patience, Vladimir Poutine, et Xi Jinping. En augmentant systématiquement leurs réserves d’or, la Russie et la Chine continuent à dépouiller inexorablement le dollar américain de son statut de monnaie de réserve mondiale.

 

(Voilà l’ultime affront – l’ultime défaite – du camp impérialiste occidental que ce camp tente de compenser en agressant militairement la Russie depuis des années – Tchétchénie, Géorgie, Serbie-Yougoslavie, Libye, Syrie, Ukraine, jusqu’au jour où – comme en Turquie récemment – l’acte ultime dépassera les bornes et enclenchera le grand cataclysme mondial. Il faut comprendre que l’attaque turque contre l’avion russe a été planifiée et commandée de Washington afin d’empêcher tout rapprochement entre certaines puissances de l’OTAN (Berlin notamment) et l’empire russe. Robert Bibeau. Les7duquébec.com).

 

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La solution militaire standard de l’Amérique ne fonctionnera pas dans cette situation. La Russie n’est pas l’Irak, la Libye, ou la Yougoslavie. Si les États-Unis lançaient une agression directe contre un pays comme la Russie, ce serait leur dernier geste à jamais. Par conséquent, la Maison-Blanche tente d’utiliser des militants radicaux des pays musulmans et européens comme chair à canon. Il fut un temps où cette approche fut plus efficace. Dans le milieu du XXe siècle, Wall Street et la City de Londres avaient réussi à pousser l’Europe dans une guerre contre l’Union soviétique en utilisant leur protégé Hitler, qu’ils avaient littéralement porté au pouvoir en Allemagne (7). Aujourd’hui, l’Ukraine et la Syrie sont les théâtres de la guerre chaude de l’Amérique contre la Russie et l’Union européenne est le théâtre de la guerre économique de l’Amérique contre la Russie (il est intéressant de noter que tandis que les entrepreneurs européens souffrent sous les sanctions imposées à la Russie, leurs concurrents américains sont occupés à signer de nouveaux contrats lucratifs avec Moscou) (8).

 

(Ce que souligne l’auteur de l’article est véridique. Il oublie cependant d’indiquer que les capitalistes européens sont parfaitement au fait de ces manigances de leur allié et concurrent américain, et ils savent qu’ils sont les dindons de cette farce macabre comme ils furent les dindons de la farce des centrifugeuses iraniennes. Ils en développent du ressentiment et se prépare à faire faux bond à l’alliance Atlantique comme il est de leur intérêt de le faire. Nous irions jusqu’à penser que les attentats terroristes en Occident, à Londres et à Paris notamment, sont des actes souhaités par Washington de la part de leurs protégés de DAESH, financés par leurs pions saoudien et turc, afin de terroriser la bourgeoisie européenne et la prévenir de tout rapprochement avec la Russie honnie. Robert Bibeau. Les7duQuébec.com).

 

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Récemment, les pays européens ont commencé à réaliser que Washington était tout simplement en train de les escroquer. Après tout, un produit n’est, d’abord et avant tout, que de l’énergie qui se manifeste sous la forme d’une marchandise (quant à nous, nous dirions qu’un produit n’est que de la force de travail – du temps de travail – cristallisée sous forme de valeur marchande composée du salaire nécessaire et du surtravail-plus-value à valoriser. NDLR). À cause des ambitions géopolitiques de l’Amérique, l’Europe est en train de réduire, d’elle-même, son propre niveau de compétitivité. Si nous mettons de côté les slogans et les déclarations nobles sur «les valeurs» et considérons juste la question économique, tout devient clair : si l’Union européenne  était coupée de son approvisionnement en énergie russe pas cher, en plus d’être coupée du vaste marché russe pour ses produits, l’Europe ne serait pas capable de survivre dans sa forme actuelle.

 

(La gauche bourgeoise nationaliste européenne se réjouirait de cette alternative, elle qui réclame que la grande bourgeoisie de gouvernance (étatique) ait le courage de défendre les intérêts de la bourgeoisie impérialiste nationale contre les assauts de l’impérialisme étatsunien qui agresse autant ses concurrents que ses alliés. En cela, la gauche européenne défend ses intérêts de classe petite-bourgeoise cléricale en voie de paupérisation. Ce segment de classe est particulièrement important (en nombre) sous le mode de production capitaliste en phase impérialiste, raison pour laquelle nous la voyons agioter partout. La classe prolétarienne pour sa part n’a aucun intérêt à se joindre ni à la grande bourgeoisie nationale capitularde ni à la petite-bourgeoise chauvine revancharde – courroie de transmission des premiers vers ces derniers – c’est-à-dire les ouvriers surexploités ou décimés selon qu’ils conservent le privilège d’un emploi ou pas. Robert Bibeau. Les7duQuébec.com).

 

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Wall Street et la City de Londres, comme avant, ne savent pas ce que Poutine a en tête. Mais tout le monde est bien certain que Poutine mijote quelque chose, et, quel que soit ce qu’il mijote, cela surprendra tout le monde et fera avancer les intérêts de la Russie et de ses alliés. Essayant de donner une signification aux actions de Poutine et son homologue Xi Jinping, Bloomberg a publié un article intéressant, il y a six mois sur l’avenir du marché de l’or:

 

« Ce devrait probablement être très différent de l’ancien standard or », Kenneth Hoffman, le chef de recherche des mines et des métaux mondiaux basé à Princeton, à Bloomberg Intelligence …  Ce ne serait pas un système traditionnel où vous entrez dans une banque et vous en sortez avec une once d’or. Ce devrait être quelque chose de nouveau et différent » (9).

 

Les prédictions par les principaux médias occidentaux sur l’émergence imminente d’une alliance russo-chinoise pour relancer l’étalon-or sont tellement souvent entendues que cela ressemble maintenant à des signaux ou même des appels à une telle démarche, adressés à Moscou et Pékin.

 

Retour au 18e siècle, le philosophe et écrivain Voltaire avait déclaré: «l’argent papier revient finalement à sa valeur intrinsèque – zéro», et il avait tout à fait raison. Il y a eu de nombreuses monnaies de papier différentes tout au long de l’histoire de l’humanité. Mais chacune d’entre elles, d’une manière ou d’une autre, est finalement revenue à zéro et a disparu. Ceux qui ont vécu pendant les règnes de ces personnages historiques comme Alexandre le Grand, Napoléon, Hitler et Staline croyaient sincèrement que la monnaie existante à ce moment resterait en circulation pour toujours. Mais pas une de ces monnaies n’existe aujourd’hui. Et tous ces dollars et roubles d’aujourd’hui n’ont en commun avec leurs précédentes incarnations d’il y a 100 ans que le fait que leurs noms restent inchangés.

Le dollar et le rouble modernes sont des devises entièrement différentes, avec pouvoir d’achat différent, et une apparence différente. Certaines devises meurent soudainement, certaines reviennent à zéro par une dépréciation progressive, mais d’une manière ou d’une autre, elles ne valent rien au bout du compte (10). De toute évidence, le dollar US affaibli qui a perdu 98% de son pouvoir d’achat au cours des 40 dernières années (tout comme toute autre pseudomonnaie non garantie) est déjà au bord de son basculement naturel à zéro.

 

(Il est intéressant de constater pour nous économiste marxiste qu’après moult tergiversations et convulsions, les économistes bourgeois en reviennent finalement aux bons vieux constats de Marx. La valeur d’usage est chevillée à la valeur marchande qui est déterminée par la quantité – le temps – de travail contenu dans une unité produite. Cette valeur marchande n’est pas déterminée par son quantum monétaire, c’est elle qui détermine ce quantum dollar, euro, yen, yuan, rouble ou or. Ce que l’expert ne dit pas c’est que la dévaluation du dollar est elle-même partie de la stratégie américaine pour flouer ses alliés et ses concurrents – tous gorgés de billets verts qui demain vaudront encore moins qu’aujourd’hui. Et que diriez-vous si demain l’Oncle Sam annonçait la répudiation du dollar US et l’émission d’u nouvelle devise étatsunienne arrimée à l’étalon-or?  Robert Bibeau. Les7duQuébec.com).

 

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Cet argument est de plus en plus utilisé par les partisans d’un retour à l’étalon-or. Cependant, ils oublient que toutes les monnaies or auparavant en circulation moururent finalement tout aussi surement que les monnaies de papier. Pourquoi cela a-t-il pu arriver, puisque les monnaies or étaient garanties par l’or qu’elles contenaient physiquement ? Parce que toute devise or est, d’abord et avant tout, une devise avec une valeur désignée, et non une monnaie basée sur le poids de l’or contenu dans ces pièces ! Les monnaies or avaient une valeur fiduciaire représentée par la dénomination gravée sur elles, ce qui imposait une obligation légale sur tous les acteurs du marché. Cette obligation exigeait qu’ils utilisent toutes les pièces d’or exclusivement en tant que monnaie, avec une valeur nominale spécifiée et attribuée par la loi. Mais finalement, une incohérence inévitable émergea entre la valeur de marché de l’or contenu dans la pièce, conformément à son poids, et la valeur fiduciaire de la dénomination qui a été gravée sur la pièce d’or elle-même. Cette incohérence a sonné le glas pour toute forme de monnaie or dans l’histoire monétaire de l’humanité. Il n’y a pas d’exceptions à cette règle, qui est bien connue à Wall Street.

 

Il est crucial pour ces Messieurs que la Russie et la Chine soient poussées à frapper une autre monnaie or condamnée. Dès que la Russie et (ou) la Chine émettront une telle monnaie or, elle sera immédiatement attaquée par Soros et d’autres spéculateurs de poche de Wall Street comme lui. Quelle que soit la valeur nominale, en roubles ou en yuans, qui est gravée sur la monnaie or de la Russie ou de la Chine, après un certain temps, cette valeur va commencer à s’écarter de la valeur de l’or contenu dans la pièce. Il deviendra rentable pour les spéculateurs d’échanger, de manière cyclique, de la monnaie papier contre de la monnaie or, ce qui épuisera les réserves d’or du pays et par conséquent conduira au défaut.

 

De la manière dont la situation se présente actuellement, il n’y a personne dans le monde qui puisse répondre à cette question apparemment simple : pourquoi, sachant qu’il est impossible de frapper une monnaie nationale or, la Russie et la Chine poursuivent-elles la course à renforcer leurs réserves d’or ? Actuellement, personne au monde ne le sait, sauf Poutine lui-même et son collègue Xi Jinping.

 

 

(Nul besoin de frapper une monnaie-or pour bénéficier de l’avantage de posséder de grandes quantités d’une valeur étalon sur lequel toute devise nationale ou multinationale devra nécessairement s’arrimer tant que le mode de production capitaliste sera hégémonique. Mieux, les réserves d’or accumulées par le tandem russo-chinois ne doivent surtout pas être transformées en monnaie – valeur de transition ou de « marchandage » commercial –. Les réserves-or demeureront en l’état, en lingots, pouvant servir de réserve pour garantir  des monnaies-devises de l’État national (ou du groupe d’États-nationaux) qui possèdera ces tonnes de lingots-or. Sous le système économique capitaliste le conglomérat financier international qui réussit à accaparer la plus grande part de plus-value produite – garantie par une devise forte – adossée à une valeur étalon certifiée – est le conglomérat hégémonique – s’appuyant sur la violence d’un ou d’un groupe d’États dominants. Ce que l’Allemagne n’a pas réussi par deux fois et ce que les États-Unis ne réussissent plus, et ce que le tandem russo-chinois ne réussira pas davantage, car les lois de l’économie capitaliste entravent le développement de ce mode de production qui est rendu à sa limite. La guerre mondiale sera l’ultime sortilège par lequel cette bourgeoisie dépravée tentera de résoudre ces contradictions insolubles. La classe ouvrière mondiale servant de chair à canon dans ces tractations irréconciliables.  Robert Bibeau. Les7duQuébec.com).

 

 

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Sources et références

 

 

 

 

8 pensées sur “LE DESSOUS DES CARTES DANS L’AFFRONTEMENT RUSSO-AMÉRICAIN

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    2 décembre 2015 à 23 11 57 125712
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    Nous pataugeons dans la-gadoue-la-gadoue-la-gadoue, de narrative en narrative, de victoires-défaites en défaites-défaites, de terrorismes fabriqués-par-nous-mêmes en terrorismes retournés-contre-nous-mêmes. Et tout cela, sur le pont du Titanic qui continue inéluctablement, à chaque inspection, à gagner quelques degrés d’inclinaison de plus vers la verticales des abysses.

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    3 décembre 2015 à 9 09 10 121012
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    @ M. Huet

    Vous vous trompez quand vous écrivez :  » de terrorismes fabriqués-par-nous-mêmes en terrorismes retournés-contre-nous-mêmes »

    NOUS c’est qui dans votre phrase ? MOI et VOUS n’avons rien fait pour créer des terroristes. Mëme que je ne vote jamais aux élections – pour être certain d ne pas contribuer à placer un terroriste à la tête de l’État des riches.

    Je n’accepte pas que le prolétariat assume la responsabilité de fabriquer des terroristes lui qui n’a AUCUN pouvoir = AUCUN, sauf celui de se révolter – de faire grève sauvage illégale et un jour de tout casser – La vous pourrez écrire NOUS.
    Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com

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      3 décembre 2015 à 10 10 59 125912
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      Il n’y aura pas de place pour les ‘adolescents’ dans les canots de sauvetages lors de la grande finale du Titanic.

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        4 décembre 2015 à 1 01 26 122612
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        Y’en a pas cette fois des canots de sauvetage !!!!!
        Les rats ne quitterons pas le navire …………..

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          5 décembre 2015 à 1 01 10 121012
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          Les canots de sauvetage sont troués mais ils ne le savent pas.

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    3 décembre 2015 à 10 10 39 123912
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    Bonjour M. Bibeau,

    J’apprécie beauycoup d’être informé via vos articles

    Merci
    André Boyer

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      3 décembre 2015 à 11 11 36 123612
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      Quand je joue au tarot et que dans ma main de tarot j’y vois un as de pique, je pense « Tout un as de pique ce Bibeau ».

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