LE FINANCIAL TIMES APPELLE À CONSTRUIRE L’ÉTAT CORPORATISTE

Vous ne devez pas penser que l’establishment financier ne sait pas que le système économique capitaliste est en faillite. Vous ne devez pas croire que les énarques de «l’économie de marché» vont lâcher la « pôle-position », s’avouer vaincus et prendre leur retraite laissant la gestion des affaires aux prolétaires. Ces parangons du système d’exploitation vont s’accrocher avant de cramer, et leurs alliés dans les rangs ouvriers – les opportunistes, les réformistes, les sociaux-démocrates, les altermondialistes, les verts et les pseudos gauches – sont déjà à l’œuvre pour propager leurs ‘nouvelles solutions’ à la présente crise afférente (1).

Imaginons un instant un magnat de la banque; un PDG de holding; un conseiller financier réputé pavanant sa limocar sur les boulevards; un nonce que l’on pontifie à Davos; un oligarque que l’on s’arrache pour obtenir un conseil avisé chèrement payé et dont le «mainstream» médiatique, à la solde, reproduit les moindres soupirs; imaginons tous ces gens juchés sur leur perchoir à Times Square et qui s’aperçoivent que leurs thuriféraires ne font que braire et refaire les antiques faillites, comment réagiraient-ils  selon-vous ? Ils descendraient de leur Olympe pour semoncer ces esbroufes.

C’est la tâche que s’est assignée le journal Financial Times cette année (2). Ses éditorialistes ont patiemment commencé à expliquer à leurs commettants que si hier il fallait prêcher le libre-échange, l’économie de marché et le non- interventionnisme étatique dans le but de détruire l’État-providence – pour les pauvres, les travailleurs et les bobos – cette année il faut prêcher le renforçant de l’État providentiel – pour les banquiers et les entrepreneurs –

Maintenant, que tout a été privatisé, et que l’État bourgeois a terminé de gager le patrimoine bancal, mis aux enchères la richesse familiale et dilapidé la fortune nationale, il est temps d’expliquer à l’analyste économique de bas étage et au sous-fifre provincial, au petit requin de la finance locale et au petit bourgeois paupérisé qu’il n’est plus approprié de psalmodier les mêmes billevesées sur le monde nouveau qui aurait ‘changé’. Les propos usés sur l’ère post-industrielle technocentrique, sur la dérèglementation vivifiante, et la puissance des lois du ‘libre marché’ autorégulant, la fin de l’histoire, la mort de Marx et le triomphe du Capital, fini ces insignifiances, mais c’est qu’ils y croiraient si on les laissait piailler ces papagayos médiatiques.

Fini ce brouhaha cacophonique déclare l’éditorialiste en chef du Financial Times, la réglementation et la régulation des marchés sont redevenues nécessaires pour se protéger des déviants qui tentent de tromper le système capitaliste bienséant. Il faut protéger le pauvre du petit profiteur et le riche de l’affamé révolté. L’État doit intervenir et sévir contre la petite criminalité mais de façon plus intelligente et opérante qu’auparavant et ne racheter – ou ‘nationaliser’ – que  ce qui a déjà été pillé, saccagé, et complètement vidé de sa substance (mines éloignées, banques endettées comme en Islande la ‘révolutionnaire’, routes éventrées, pont risqués, usines fermées) afin d’y réinvestir les fonds publics vivifiants et d’en refaire un pactole attractif que l’on privatisera à nouveau par la suite.

Il s’agit  de revamper la devanture de l’étal et de réinvestir les deniers publics là où certains promoteurs privés irresponsables – il y a toujours quelques pommes pourries dans un panier fleuri – ont laissé s’étioler et s’éroder les services indispensables à la bonne marche des profits « justes et raisonnables » (les routes et le transport ferroviaire par exemple). Au demeurant, ce qui a été privatisé et payant devrait rester entre les mains des propriétaires privés bienveillants, ces gens de bonne gouvernance.

L’État doit redevenir un acteur conscient – réfléchi – pingre de ses ressources  pour ceux d’en bas et prodigue de son capital pour ceux d’en haut qui créent de l’emploi supposément. Évidemment, la vente de ces boniments demande de l’entregent, de l’illusionnisme et de l’équilibrisme. La série d’articles publiés par le Financial Times vise justement à éduquer ses lecteurs financiers à cette nouvelle approche ou il faudra imaginer une nouvelle façon de ramener le balancier pour continuer à piller les coffres de l’État et revamper la crédibilité des politiciens vilipendés et des journalistes disgraciés.??Avec presque 20 % de chômage aux États-Unis depuis plus de deux ans et alors que le dégrèvement d’impôt pour les riches bat son plein,  comment faire gober aux électeurs que davantage de congés fiscaux et plus de fonds publics aux «investisseurs» créateurs d’emplois produiront enfin l’effet escompté ? Comment former les ‘bobos’ et les éditorialistes des  publications provinciales pour qu’ils relaient ce message du Cénacle financier ?

D’abord, journalistes, reporters et éditorialistes ne doivent pas craindre de critiquer le système capitaliste. Ce système est le meilleur au monde parce que justement il accepte et intègre la critique sans broncher et sans changer.

Pour améliorer et réformer il faut d’abord savoir critiquer. Si vous ne souhaitez pas être renversé, acceptez d’être rabroué. De toute façon, les aristocrates ouvriers qui souhaitent s’en tirer sans rien briser ni rien violenter apprécieront les réformes modérées. Prenez cet ex-assistant du secrétaire au trésor sous l’administration Reagan, Monsieur Paul Craig Roberts, reconverti en progressiste-révolutionnaire, et qui attaque Barack Obama par sa gauche, en voilà un qui illustre parfaitement la nouvelle stratégie que propose le Financial Times (3). Ce crooner reaganien sur le retour – de l’époque où la crise actuelle a pris son courre – propose aujourd’hui de reconstruire l’État occidental fort et protectionniste contre l’impérialisme chinois, brésilien, indien, maintenant que ceux-ci poursuivent leurs propres ambitions impérialistes et grappille sur les marchés américains et le capital  européen (4).

Les lois du marché sont excellentes mais de mauvais serviteurs les ont détournées de leurs fonctions innovantes déclare l’éditorialiste de la revue The Economist. Il faut donc réglementer pour surveiller les mauvais bookmakers, en fait pour s’assurer, comme en Grèce, que les politiciens et les fonctionnaires nationaux véreux appliquent les ordres du FMI, de la BM et de l’OMC et ne tentent pas de s’en échapper comme des lâches. Ils doivent frapper leurs commettants du plein poids des restrictions et des privations.

Il faut aussi souligner, recommande le Financial Times dans cette série d’articles,  que s’il n’y avait pas eu des investisseurs intéressés et motivés, la situation serait bien pire que constatée. Une affirmation gratuite mais payante puisque personne ne peut savoir ce que serait cette situation hypothétique sans capitaliste. Les capitalistes ne sont pas responsables des pots cassés et ce sont eux qui vont tout rafistoler dans la justice et l’équité. Parlant d’équité, le politicologue Norman Ornstein signalait que «Depuis 1980, le 1 % d’Américains les plus riches ont vu leur richesse s’accroître de 300 %. (…) en trente ans, le revenu médian d’un homme aux États-Unis n’a connu aucune progression(5).

Plus le mensonge est gros plus il risque de passer croient ces effrontés. Et si le mensonge ne passe pas, qu’à cela ne tienne, de toute façon les ouvriers ne sont pas en mesure de répliquer, endettés qu’ils sont jusqu’à la pauvreté.

Les ouvriers comprennent de mieux en mieux la façon qu’ils se font flouer, et savent mieux que quiconque que les Dieux de la peste de la finance, de la bourse et des banques ne peuvent les réchapper et pourtant ils ne se révoltent pas. Prenez la Grèce, la pauvreté est partout, le chômage est catastrophique, les soupes populaires sont débordées, les mendiants omniprésents, les gens migrent et fuient le pays comme il en fut toujours pendant les siècles passés et pourtant la révolte sourde des ouvriers n’éclate pas au grand jour…Pourquoi ?

Parce que l’État corporatiste grec en construction là-bas joue les croques mitaines et le père fouettard, paie suffisamment ses policiers et son armée (6) et compte sur eux pour réprimer toute velléité des indignés. Les ouvriers attendent de voir ce que les autres entreprendront et comment réagiront les travailleurs européens frappés et enlisés. Dans de telles conditions à tout moment une étincelle internationale peut mettre le feu à leur maison État-national (7).

Robert Bibeau

____________________________________________

(1)   Douze propositions pour limiter les excès du système financier et des banques. http://www.centpapiers.com/12-propositions-pour-limiter-les-exces-du-systeme-financier-et-des-banques/93582

(2)   Le ‘FT’ ou la critique du capitalisme pur. http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/01/26/le-ft-ou-la-critique-du-capitalisme-pur_1635087_3232.html

(3)   Dr. Paul Craig Roberts économiste, il était l’assistant secrétaire au trésor de l’administration Reagan (secrétaire d’état aux finances chez nous), éditeur associé au Wall Street Journal, Senior Research Fellow de la Hoover Institution, Stanford University, il tint la chaire William E. Simon Chair de Politique Economique, Center for Strategic and International Studies, Georgetown University. Il est l’auteur et le co-auteur de neuf livres et a témoigné devant des commissions d’enquête du congrès américain en trente différentes occasions.

(4)   http://www.legrandsoir.info/libre-echange-et-mondialisation-decadente.html

(5)   « Dans cette forme-là, l’économie de marché doit être abandonnée. “Elle s’est avérée non seulement instable mais, et de manière importante, aussi injuste”, dit l’éditorial lançant la série. Aux Etats-Unis, pays censé incarner sa réussite la plus accomplie, le capitalisme, relève Lawrence Summers, ancien secrétaire au Trésor, perd la confiance du public : seuls 50 % des Américains en auraient une idée positive».  http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/01/26/le-ft-ou-la-critique-du-capitalisme-pur_1635087_3232.html   et  http://www.centpapiers.com/equite-et-justice-version-de-%c2%ab-gauche-%c2%bb/93525

(6)   http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/le-peuple-grec-spolie-et-ranconne-102820

(7)   http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=28907

Robert Bibeau

 

15 pensées sur “LE FINANCIAL TIMES APPELLE À CONSTRUIRE L’ÉTAT CORPORATISTE

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    3 février 2012 à 12 12 39 02392
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    Bonjour Robert et merci pour cet article.

    ‘Plus le mensonge est gros plus il risque de passer croient ces effrontés.’

    Donc, voici un article intitulé ‘À quand la révolution?’ paru ce matin dans La Presse, d’un éminent professeur d’affaires internationales des HEC, Martin Coiteux, qui est apparamment un meneur de claques pour Obama, comme c’est à peu près toujours le cas pour La Presse d’ailleurs.

    Quand je dis meneur de claques, ce n’est pas une blague.

    L’éminent professeur d’afffaires internationales termine son article comme suit :

    ‘Imaginez Barack Obama en campagne, défendant avec fougue autant l’équité que la compétitivité. On aurait envie de lui dire: Yes you can!’

    Quel bouffon! Si ce gars là m’enseignait à l’école, je serait mort de rire durant tout le cours. Ce n’est pas de l’analyse financière qu’il faut le monsieur, c’est du ‘cheerleading’.

    L’article devrait s’intituler :

    Une autre preuve que le gouvernement du Québec doit se retirer de l’éducation ou le budget de l’éducation du Québec au service de Goldman Sachs.

    http://www.cyberpresse.ca/debats/opinions/201202/02/01-4492041-a-quand-la-revolution.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_debats_1242600_accueil_POS1

    Le bilan d’Obama est désastreux. Tout le monde sait cela.

    Voici une analyse des chiffres les plus récents sur l’économie Américaine.

    http://www.paulcraigroberts.org/

    Parlant de « révolution’, l’éminent professeur Coiteux ajoute que ‘cette révolution n’est proposée ni par M. Obama, ni par ses opposants.

    Voyons Donc!
    Qui ne connait pas la Révolution Ron Paul?

    Tout le monde sait, OU DEVRAIT SAVOIR, que Ron Paul propose des solutions et une approche tout-à-fait différentes des autres candidats et d’Obama.

    Voici le programme de Ron Paul

    http://www.ronpaul2012.com/the-issues/ron-paul-plan-to-restore-america/

    Les graphiques sont clairs. Ron Paul réduirait les dépenses drastiquement, réduirait le taux d’imposition à 15 %, abolirait diverses agences gouvernementales et réduirait les dépenses militaires de 30 %. Il réduirait le budget annuel de 1 trillion de dollars (mille milliards $) la première année.

    Je call Bullshit sur le professeur d’affaires internationales Martin Coiteux des HEC et La Paresse (quoi de neuf?).

    Dites NON à la propagande des grands médias!

    http://www.youtube.com/watch?v=nZOFqfJtX_M

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    3 février 2012 à 17 05 37 02372
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    Un autre exemple de désinformation, le Wall Street Journal représente faussement le nombre de délégués remportés par Ron Paul, en prétendant que c’est 4 délégués, quand il en a 10. En plus, tous les délégués peuvent changer d’idée à la convention républicaine et voter pour le candidat de leur choix. C’est la seule raison pourquoi les médias et les financiers gardent Santorum et Romney dans la course, pour éviter que Ron Paul soit directement opposé à Romney.

    Mais les gens se réveillent et voient de plus en plus l’arnaque.

    Go Ron Paul.

    http://www.youtube.com/watch?v=aoUIRU7zecw&feature=related

    (C)

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    3 février 2012 à 17 05 40 02402
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    Ron Paul, ça demeure un capitaliste qui reconnait le droit d’exploiter le labeur d’autrui, ses besoins et ses maladies. Tout cela a une conséquences, ou plusieurs. Cela concentre évidemment, la richesse au sein d’une minorité possédante et en cela, le «Ronpaulisme» n’est que du vieux réformisme de ce qui cloche tout de même. Il y a une exploitation et une concentration de richesse au sein d’une minorité, donc une concentration du pouvoir par conséquent. On tourne en rond…

    Ron Paul n’est pas révolutionnaire, il ne veut que réformer le capitalisme corporatif en capitalisme pur, ce qui ne change en rien les conditions de classe des exploités, des prolétaires, des salariés comme on dit dans notre langage commun.

    Ron Paul, c’est tout sauf un émancipateur des Humains, il perpétue la proposition de conciliation de classes, alors que je ne me concilierai jamais à mes exploitants, jamais. Et j’enseignerai tout au long de ma vie, à qui veut le lire et l’entendre, que l’exploitation des uns par les autres n’a rien d’indispensable, au contraire, elle est dispensable et elle doit être abolie pour advenir de cette putain d’émancipation des êtres humains.

    Les Humains doivent se débarrasser de l’exploitation, de ce que propose Ron Paul entre autre.

    Solidairement aux exploités du monde entier, prolétaires, unissons-nous et écrasons la bourgeoisie.

    Sylvain Guillemette

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      3 février 2012 à 18 06 34 02342
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      Salut Sylvain,

      Tu as droit à ton opinion, et je sais comment tu est conscient des luttes de classe, alors je ne suis pas surpris que tu dises cela. Tu as déjà dis la même chose auparavant, même si tu as concédé que Ron Paul n’était pas comme les autres.

      Je comprends ce que tu dis à propos de l’exploitation et je ne pense pas que le message de Ron Paul vise à perpétuer un système d’exploitation.

      Au contraire, le programme de Ron Paul vise à utiliser les ressources des Américains pour promouvoir les intérêts des Américains. Le libre marché décidera ce qui arrivera, mais Ron Paul éliminerait les subventions aux entreprises et une foule de programmes qui bénéficient surtout aux zamis du parti, et il réduirait les impôts de façon drastique, ainsi que les dépenses militaires, et éliminerait la partie de la dette publique payable aux banques.

      Donc, déjà, au départ, Ron Paul ferait beaucoup pour l’Américain moyen.

      Avec Ron Paul, il y aurait plus d’argent disponible dans l’économie, et plus de liberté individuelle. Les USA ne seraient pas en guerre partout à travers le monde et les gens retrouveraient leur libertés fondamentales, comme le droit de prendre un avion sans se faire agresser sexuellement ou bombarder de micro-ondes, le droit de rouler en auto sans devoir affronter des contrôles routiers comme au temps des nazis, etc…

      La guerre à la drogue serait finie et les prisons seraient vidées de ces petits trafiquants et consommateurs de pot qui moisissent en prison, la plupart étant des afro américains et d’autres minorités.

      Donc il existe beaucoup d’avantages au programme de Ron Paul qui serait vraiment 100 X mieux que la situation actuelle.

      En plus, c’est une bataille pour l’avenir de l’humamité qui se joue présentement. On est bien au-delà de la lutte des classes. On est tous dans le même bateau. Certains ont plus de bébelles que d’autres. C’est vrai. Certains se pognent le cul et reçoivent un gros chèque et d’autres travaillent comme des caves et résussissent à peine à survivre. C’est vrai aussi.

      Mias rien ne changera tant que les mêmes corporations et groupes d’intérêts dirigent tout par la porte d’en arrière, en graissant les politiciens avec leur planche à billets.

      Ron Paul ne propose pas beaucoup de mesures socialistes, simplement parce que le fédéral n’a aucun pouvoir à ce sujet. Il laisserait les états choisir et décider eux-mêmes ce qu’ils veulent faire pour les programmes sociaux et autres.

      Les pouvoirs du gouvernement fédéral des USA sont très limités et très spécifiques en vertu de la constitution américaine.

      Je suis d’accord avec toi que l’exploitation des travailleurs existe et qu’il faut être juste et équitable envers tous. Mais il y a plusieurs façons d’y parvenir. Tout le monde a une idée différente de ce qui est juste et équitable. Ron Paul ne va rien imposer à personne. Il veut enlever le gouvernement de l’équation afin que les gens décident pour eux-mêmes.

      Le véritable démocrate est Ron Paul qui veut redonner le pouvoir aux gens ordinaires.

      Ron Paul rétablirait la règle de droit. Présentement, les véritables criminels sont intouchables parce que le système est corrompu à l’os.

      On se bat contre la même chose Sylvain. Tu regardes trop loin en avant. Le danger est immédiat et on essaye de régler le problème le plus urgent en premier.

      Personne n’est capable de tout changer du jour au lendemain, mais Ron Paul va dans la bonne direction, parce qu’il dit la vérité, aussi simple que ça. Ça ne veut pas dire qu’il est parfait, ou qu’il faut le suivre aveuglément n’importe ou, mais c’est lui qui dit les choses comme elles sont, et c’est lui qui peut unir les gens sains d’esprit et de bonne foi contre ceux qui cherchent à nous dominer.

      Mais c’est juste mon opinion, et t’as certainement droit à la tienne.

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        3 février 2012 à 18 06 54 02542
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        Quand je dis ‘le véritable démocrate’, c’est dans le sens qu’il respecte la liberté individuelle des gens, et qu’il est conscient que les dirigeants doivent agir avec les consentement des gouvernés.

        Ron Paul est un républicain qui veut rétablir la ‘république des É-U’, ce qui est évidemment différent d’une démocratie, qui est un système qui mène à ce que nous voyons aujourd’hui.

        Certains disent que la démocratie participative srait mieux, mais c’est loin d’être certain.

        Une chose est sûre, on est en période de transition et l’état providence est fini.

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          4 février 2012 à 8 08 34 02342
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          «Une chose est sûre, on est en période de transition et l’état providence est fini.»

          Oui, c’est ce qu’ils disent, mais pour moi, toute l’économie depuis plus d’un siècle, est bidon. Elle est biaisée.

          Alors les dettes, etc.., alors que les banques ont fait faillite et qu’elles nous font aujourd’hui la morale, je m’en balance un peu je dois t’avouer. Une révolution socialiste et hop, on repart le compteur à zéro et on efface unilatéralement, sans le consentement extérieur, la dette du Canada, ou du Québec, etc..

          La fin de l’État providence, dans le sens de soutien aux entreprises et aux failles du système? Certes, mais à condition que le système tombe également, puisqu’il est totalitaire et donc, arbitraire et qu’il ne peut survivre sans ces pansements.

          Ce que nous imposent aujourd’hui les États, n’est que pure hypocrisie. Nous, créateurs de richesses, n’avons pas à nous soumettre à ce dictat des banquiers et des autres crosseurs qui ont profité du système et qui d’ailleurs, continuent de le faire en se donnant des primes et des bonus, alors qu’ils nous coupent nos services, en prétextant qu’ils sont trop coûteux.

          Ce sont, en effet, les dogmes du système capitaliste corporatif qui nous dictent ce que nous devons ou non, nous permettre. Mais qui est ce système, pour nous faire la morale, alors qu’il s’effondre sur lui-même aux 20-30 ans, à nos frais? Il n’est rien, ce système, il n’est que le règne, l’Empire, de ces crosseurs et ceux-là devraient nous rendre des comptes.

          À nous de jouer, il faut sortir dans la rue, voire, il faut aller encore plus loin et exiger leur départ.

          Solidairement,

          Sylvain Guillemette

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        4 février 2012 à 8 08 26 02262
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        Salut Aime (Tu pourrais nous donner ton véritable nom?),

        J’ai en effet dit que Ron Paul n’était pas comme les autres candidats, qu’il était conséquent, mais je ne l’ai pas dit moins capitaliste et par conséquent, je ne vois pas de porte de sortie dans son modèle. Tout ce que j’y vois, c’est la fin de l’impérialisme, temporaire, jusqu’à ce que le corporatisme reprenne naturellement le dessus, secrètement, sans que Ron Paul ne s’en rende compte.

        Car j’ai aussi dit, que le corporatisme reviendrait naturellement, secrètement s’il le fallait, au sein des bourgeois, qui y verraient un accommodement pour leur clan, et j’ai aussi dit que ces clans se formeraient naturellement, entre gens de même classe.

        Je comprends ce que tu dis, quand tu dis que le message de Ron Paul «ne vise pas la perpétuité de l’exploitation», mais cela sera tout de même le cas. Ron Paul reconnait-il l’exploitation ou pense-t-il, comme toi, que cela n’est qu’une entente commune, entre les classes, voire une conciliation? Il est là, le problème, avec Ron Paul, pour moi. S’il ne reconnait pas qu’il y a de l’exploitation, il ne connait donc pas les mécanismes qui d’emblée, ne pourront jamais partager la richesse et par conséquent, le pouvoir.

        Tout le reste, je veux bien, mais encore, les impôts furent maintenus dans nos systèmes économiques, précisément parce que la richesse ne s’y partageait pas. En réalité, les impôts progressifs sont les patches du Titanic, ils empêchent l’obèse de sombrer. Ils sont nécessaires, dans ce système totalitaire qui refuse obstinément de reconnaître, qu’il ne peut seul, partager les pouvoirs, via le partage de la richesse. Est-ce que ça fonctionne? Non, mais c’est peut-être «moins pire» comme cela, tout simplement. Quant aux subventions, etc.., c’est clair que sans l’État, bien des entreprises seraient tombées. D’un autre côté, ces subventions coûtent plus chères au Québec, que le maintien du «BS».

        Comme je t’ai dit, avec Ron Paul, on aurait au moins la paix un peu partout dans le monde, jusqu’à ce qu’un autre État voyou reprenne les rennes, et le règne. Mais la richesse ne s’y partagerait pas plus, elle continuerait inévitablement de se concentrer au sein de la minorité possédante qui naturellement, se lierait pour former une classe, en exploitant une autre.

        Pour ce qui est du contrôle aux États-Unis d’Amérique, ça n’a pas toujours été le cas, et tu le sais bien. C’est tout nouveau cet État policier omniprésent. Il l’a toujours été en fait, mais à divers degrés disons.

        «La guerre à la drogue serait finie et les prisons seraient vidées de ces petits trafiquants et consommateurs de pot qui moisissent en prison, la plupart étant des afro américains et d’autres minorités.
        Donc il existe beaucoup d’avantages au programme de Ron Paul qui serait vraiment 100 X mieux que la situation actuelle. »

        Je ne peux pas dire le contraire, quant à la situation actuelle. En fait, je ne dis pas que Ron Paul ne serait pas mieux que les autres, je dis qu’on peut faire encore plus, et mieux, mais que cela ne passe pas par Ron Paul et le capitalisme.

        Rien ne changera effectivement, tant que le corporatisme sera comme il est, mais il l’est, et il est bien implanté. Et d’autre part, ce que je dis, c’est que cela se recréerait naturellement, voir secrètement s’il le fallait pour cette classe parasitaire qu’est la bourgeoisie. Elle ne demanderait pas à Ron Paul sa permission.

        «Ron Paul ne propose pas beaucoup de mesures socialistes, simplement parce que le fédéral n’a aucun pouvoir à ce sujet. Il laisserait les états choisir et décider eux-mêmes ce qu’ils veulent faire pour les programmes sociaux et autres. »

        Je dois avouer ici, que je ne connaissais pas cette position.

        «Je suis d’accord avec toi que l’exploitation des travailleurs existe et qu’il faut être juste et équitable envers tous. Mais il y a plusieurs façons d’y parvenir. Tout le monde a une idée différente de ce qui est juste et équitable. Ron Paul ne va rien imposer à personne. Il veut enlever le gouvernement de l’équation afin que les gens décident pour eux-mêmes. »

        Je suis content de te lire le dire. Mais soyons sérieux Aime, si ce sont tout simplement les gens qui décident, qu’est-ce qui empêchera l’employeur de donner ce que LUI, veut donner? C’est dangereux pour la classe prolétaire, qui vend sa force de travail. J’ai l’impression qu’on reviendrait dans le temps… D’autre part, je crois que l’entrepreneur pourrait prendre sa place, en tant que travailleur, comme les autres. Il ferait ce qu’il aime, et ferait tout simplement sa part, comme les autres. Et les autres continueraient leur travail, toutefois, en se conditionnant à gérer eux-mêmes, leurs moyens de production, avec les bons conseils de l’entrepreneur et des autres acteurs de la société. Tout ce que je dis au fond, c’est que personne n’a besoin de tirer profit des autres, et que tout le monde peut s’entendre, sans ce parasitisme, qui n’est en rien indispensable aux Humains.

        «Le véritable démocrate est Ron Paul qui veut redonner le pouvoir aux gens ordinaires.»

        C’est ce que je disais, il est différent des autres, je l’admets. Mais j’ai bien peur que tout cela mènerait au départ du système capitaliste, et nulle part d’autre.

        «On se bat contre la même chose Sylvain. Tu regardes trop loin en avant. Le danger est immédiat et on essaye de régler le problème le plus urgent en premier.»

        Je comprends ta position Aime, mais selon moi, il y a tout de même un danger immédiat à voir le capitalisme primitif se réinstaller, même s’il peut paraître plus pur, en raison de l’inexistence temporaire des «corporations». Et oui, en effet, on se bat un peu contre la même chose, avec une solution différente.

        «Personne n’est capable de tout changer du jour au lendemain, mais Ron Paul va dans la bonne direction, parce qu’il dit la vérité, aussi simple que ça. Ça ne veut pas dire qu’il est parfait, ou qu’il faut le suivre aveuglément n’importe ou, mais c’est lui qui dit les choses comme elles sont, et c’est lui qui peut unir les gens sains d’esprit et de bonne foi contre ceux qui cherchent à nous dominer.
        Mais c’est juste mon opinion, et t’as certainement droit à la tienne.»

        Je ne dis pas le contraire, et en effet, j’ai mon opinion. Mais bon, tu as un gros problème Aime, Ron Paul a été écarté et ne sera pas candidat si on se fie aux médias.

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    3 février 2012 à 22 10 39 02392
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    Faisons de l’ingénierie inversée.

    Décidons d’abord le résultat voulu à l’aide des machines à voter électroniques facilement manipulables et non vérifiables, et donnons ensuite l’illusion, par divers moyens, que le résultat prédéterminé est plausible.

    Go Ron Paul! (&)

    http://www.youtube.com/watch?v=yFczAKYHRM8

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      4 février 2012 à 8 08 35 02352
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      Mais Aime, ils l’ont déjà écarté dans les médias, Ron Paul. Je crois que c’est peine perdue pour cette année.

      Désolé.

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