Le Forum social mondial de Montréal – 2016 – un bilan

Bibeau.robert@videotron.ca     Éditeur  http://www.les7duquebec.com

 

Un autre monde est nécessaire, est-il possible ?

 

Le 12e Forum social mondial s’est tenu du 9 au 14 aout 2016 à Montréal (Canada). Encore une fois le FSM a réuni des militants sociaux engagés, des employés d’ONG stipendiés, des syndicalistes bien payés, des collectifs contre la guerre illuminés, des universitaires, et des intellectuels de renom, de fait, il n’y manquait que la classe ouvrière révolutionnaire, nous y reviendrons. Ce 12e Forum a connu une grande affluence grâce à une couverture médiatique importante. Cette participation masque pourtant un essoufflement des capacités de mobilisation parmi la petite bourgeoise paupérisée, les étudiants endettés, les jeunes désœuvrés, les chômeurs affamés, les retraités délaissés et les lumpen sacrifiés. C’est que cette Cour des miracles des causes perdues les plus diverses ne fait plus recette parmi ceux qui voudraient réformer cette société dont ils ne comprennent pas le fonctionnement, mais contre laquelle ils ont quantité de griefs.

 

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Ils étaient plusieurs milliers de promoteurs des causes les plus diverses à se retrouver pour s’émuler, se coordonner, échanger et s’illusionner sur l’efficacité présumée de leurs activités militantes. Ce n’est pas la bonne volonté qui faisait défaut, mais plutôt la clarté des propos, et surtout il manquait la classe sociale qui fera un jour jaillir de ses mains un nouveau mode de production et un Nouveau Monde dont la plupart des participants n’ont aucune idée. Enfin, ce genre de rassemblement permet au service de police de rafraichir leurs fichiers d’activistes.

 

Si un autre monde est nécessaire, comme le proclame le slogan de l’événement, il est assuré que ce n’est pas au milieu de cette foire d’empoigne qu’il va émerger, même si certains groupes altermondialistes, écosocialistes et syndicalistes, prétendent que l’opposition aux paradis fiscaux, à la spéculation boursière, aux pouvoirs financiers, à la destruction de l’environnement, à la liquidation des services publics, à la pauvreté, à l’iniquité sociale, et en faveur d’un salaire minimum garanti ont beaucoup progresser pendant ces fraternités… Permettez-nous d’en douter. Il est peu probable que l’un ou l’autre des États policiers qui nous oppriment se laissera impressionner par le cahier des doléances rassemblées au cours de ce Forum médiatisé.

 

Dis-moi qui te paie et je te dirai qui tu es

 

C’est l’État bourgeois qui finance la quasi-totalité de ces manifestations, assemblées et forums de contestation. Que ce soit via les Fondations largement subventionnées comme la Rockefeller Fondation, la Ford Fondation, la Tide Fondation et consorts (1), que ce soit via les syndicats d’affaires lourdement financés par l’État (2), via les ONG stipendiées, via les facultés universitaires, les associations populaires, et les partis politiques réformistes ou de la gauche opportuniste, tous subventionnés. Quel que soit le canal par lequel le capital s’insinue il le fait pour conserver le contrôle sur la critique réformiste, pour que même dans l’adversité les militants se tournent vers lui – l’État – pour lui quémander plus de justice sociale, moins de sacrifices, afin que chacun intériorise le principe que l’État est tout puissant et que le révolté doit y verser tous ses espoirs, même si jamais exaucés. Voilà pourquoi la participation décline dans ces mouroirs du désespoir contestataires. L’État-major du capitalisme ne peut magnifier la révolte anticapitaliste, on s’entend.

 

Tout ceci n’est pas le fruit d’un « complot » fomenté par une loge maçonnique (sic), mais une fonction idoine de l’État de droit et de ses appendices. C’est leur mission de récupérer – digérer – ou expulser – tout corps étranger qui pourrait perturber le bon fonctionnement de la société. Voyez comment les partis de gauche, issus des différentes vagues révolutionnaires (1871, 1917, 1936, 1968) ont été assimilés comme appendices de l’État bourgeois. Ces partis de la gauche bourgeoise électoraliste n’ayant plus aucune crédibilité parmi les classes sociales endeuillées, une nouvelle tactique d’intégrisme politique a été adoptée. Elle s’adresse désormais à la « société civile », aux sommités fabriquées par les médias à la solde et aux agents indépendants flottants à la surface du corps social en mouvement.

 

La critique doit s’exprimer, mais ne rien changer… ou si peu !

 

Tous les malheurs que ces gens ont stigmatisés à travers ces journées de palabres sont des conséquences directes de la crise économique systémique du mode de production capitaliste. Crise économique sur laquelle les oligarques boursiers, les ploutocrates financiers, les énarques étatiques, les thuriféraires politiques, les opportunistes gauchistes n’ont de prise, ni aucune capacité d’inverser les tendances boursières et monétaires. C’est ce constat d’impuissance que les experts et les « sommités fabriquées » sont chargés de mystifier comme nous l’avons observé dans nombre d’ateliers. À la fin, les participants quittaient l’assemblée confondus avec le sentiment d’une grande impuissance devant cette mascarade de politiciens lilliputiens.

 

Dans quelques ateliers, un certain nombre d’experts économistes, des « N’a qu’à » comme les désignes nos camarades Français, proclamaient que : L’État « n’a qu’à » nationaliser les banques ; L’État « n’a qu’à » légiférer contre les paradis fiscaux ; l’État « n’a qu’à » règlementer l’activité boursière et bancaire ; L’État « n’a qu’à » interdire ou sanctionner la pollution ; L’État « n’a qu’à » taxer les riches, etc.  Chaque participant savait très bien que rien de cela n’a jamais été fait, et que rien de cela ne sera jamais fait. L’État bourgeois ne mord pas la main qui le nourrit. Le serpent ne se mange pas la queue. On pourrait en dire autant des organisateurs de ces foires de la contestation qui ne mordront jamais la main de l’État qui les stipendie. Bref, l’État bourgeois socialement omnipotent subventionne sa propre contestation pourvu que celle-ci ne remette pas en cause celui-là.

 

Il y a longtemps que l’État bourgeois « démocratique » – un des thèmes récurrents au courant de cette kermesse de la « société civile-citoyenne » – (sic) a appris qu’il vaut mieux permettre à la critique de s’exprimer afin de mieux l’endiguer, puis l’exciser. Le présentateur arnaqueur comprend qu’il lui faut dire et redire à la populace en colère que le père Fouettard étatique est responsable de ses malheurs et que l’État-justice est son dernier recours « providentiel ». Allez bonnes gens, laissez votre portefeuille ou votre carte de crédit à la caisse et entrez consommer, et si vous n’avez pas d’emploi – et donc aucun pouvoir d’achat – veuillez quitter sans rien demander, la friperie et le comptoir alimentaire sont à côté.

 

Tout repose sur l’économie… mais il faut le nier

 

Si des milliers de frustrés se sont quand même mobilisés pour assister à ce tohubohu des révoltés, c’est que l’amertume est immense parmi toutes les classes sociales en souffrance, y compris chez les capitalistes financiers, parmi la bourgeoisie commerciale et des services, parmi les industriels et les politiciens opportunistes, sans compter la petite bourgeoisie pléthorique sous le capitalisme des services, de même pour la classe ouvrière et les prolétaires révolutionnaires. Chaque classe sociale souhaite tirer les marrons du feu et s’enfuir dans ses bottes de sept lieues. Mais ce ne sera pas possible. Le mode de production capitaliste ne peut être réformé, il ne peut que s’effondrer. Il faudra le renverser mais c ne sera pas l’œuvre des petits-bourgeois.

 

De telles tombolas populaires ont leurs utilités et les prolétaires révolutionnaires ne doivent pas les bouder. Tous ces gens doivent allez, et iront de toute façon, jusqu’au bout de leurs illusions et ils supplieront  l’État bourgeois d’éloigner les tourments de leur firmament, jusqu’au jour où, repu de leur frustration, ils arriveront à la conclusion que c’est la classe prolétarienne révolutionnaire – justement celle si peu représentée et jamais mentionnée dans ces activités – qui détient la clé de cette nouvelle société émancipée qu’ils ont tant souhaité, et que seul le prolétariat saura construire de ses mains, mais pas avant d’avoir renversé l’État de la société des opprimés et des aliénés pour s’émanciper.

 

Il nous faut aller parmi la multitude essaimer la bonne nouvelle, une solution est à portée, c’est de renverser l’État embourgeoisé, mais de grâce camarades, protégez-nous des « avant-gardes » de la gauche bourgeoise en débandade, nos ennemis, on s’en charge.

 

 

(1)   http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/forum-social-mondial-de-montreal-2016/

(2)   http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/argent-des-syndicats-lintegralite-du-rapport-perruchot/

 

 

 

18 pensées sur “Le Forum social mondial de Montréal – 2016 – un bilan

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    17 août 2016 à 11 11 20 08208
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    Je suis foncièrement en désaccord avec l’analyse présentée ici. Je crois bien la comprendre, de même que ses fondements théoriques, économiques et politiques. Peut-être cette analyse politique se révèlera-t-elle juste à long terme, ou dans d’autres contextes socio-politiques que le nôtre en «Occident moderne supposément riche et développé»? J’en doute personnellement. Mais je suis surtout convaincu que cette analyse n’a à peu près aucune chance de se réaliser ici, au Québec/Canada/Amérique du Nord/Occident.

    J’ai participé, certainement d’une manière moins suivie que l’auteur, à quelques activités du Forum social mondial. J’espère en tirer moi-même un certain «bilan», fort partiel et limité, qui en arrivera à des conclusions très différentes de celles proposées par Robert B. dans le texte ci-dessus. Et je le proposerai volontiers aux 7 du Québec, dès qu’il sera prêt, pour alimenter la réflexion et la discussion.

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      17 août 2016 à 17 05 10 08108
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      @ M » Boisvert

      C’est avec une grande joie que nous publierons votre bilan même partiel et vos réflexions sur le FORUM SOCIAL

      Soyez en assuré.

      Robert Bibeau. Éditeur http://www.les7duquebec.com

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    18 août 2016 à 7 07 24 08248
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    Le seul « mérite » que peut avoir ce forum c’est de nous montrer une fois de plus le fossé abyssale entre les deux classes sociales antagonistes qui se creusent à mesure que la crise capitaliste s’aggrave.
    Les bonimenteurs de tous bords présents à ce forum veulent nous faire croire que leur monde est réformable.
    Comme ils se savent impuissants à enrayer la crise, voire inverser durablement la tendance de la baisse du taux de profit, ils renforcent l’omniprésence de l’État en développant l’idéologie de sa toute puissance, alors qu’il est particulièrement impuissant à résoudre les problèmes liés à sa propre gestion du capital (suivant la technique du sapeur Camember qui creuse un trou pour reboucher celui qu’il a fait).., puisque sa raison d’être est de socialiser les pertes et profits en faisant payer par les prolétaires la valorisation du capital en général, exercice qui devient de plus en plus périlleux au regard des dettes colossales, privées et public, et du blocage de l’accumulation capitaliste.

    Le mouvement social s’exprime dans la plus grande confusion . Cette confusion est visible dans la dispersion des forces révolutionnaires encore incapables de tenir compte des leçons du passé, alors que la classe ouvrière n’a plus de miettes à négocier avec la bourgeoisie (comme en 68), pour entamer une analyse du capitalisme moderne, des ressources possibles qui reposent sur la forte productivité développée depuis les années 70, de la baisse du temps de travail contraint et de sa conséquence, une situation inédite pour les travailleurs, la gestion du TEMPS LIBRE (qui est chômé dans le capitalisme).

    Alors, je pense que la seule issue pour le capital est de renforcer l’omniprésence des États les plus riches pour piller les États les plus faibles. Ce sont des guerres sans fin qui pourront aller jusqu’à la destruction de la nature et l’extinction de l’espèce humaine .

    C’est bien le système capitaliste dans son ensemble qu’il faut combattre et y mettre un terme très rapidement par des révolutions politiques puis sociales.
    Pour cela que les forces révolutionnaires tirent les bonnes conclusions des révolutions du passé pour ne pas retomber « dans la même gadoue », s’entendre sur des bases communes et se doter d’un outil INDEPENDANT des États et de la bourgeoisie.

    Pierre Lehoux

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    18 août 2016 à 15 03 39 08398
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    Je reprend ce concept mentionné dans l’intervention de Pierre L. : « Alors, je pense que la seule issue pour le capital est de renforcer l’omniprésence des États les plus riches pour piller les États les plus faibles. Ce sont des guerres sans fin qui pourront aller jusqu’à la destruction de la nature et l’extinction de l’espèce humaine. »
    Ce concept est parfaitement condivisible mais dépassé. Aujourd’hui au lieu de « États plus faibles » on devrait écrire « Classes plus faibles », y encluant la classe moyenne. Car le pillage des populations (pas seulement de certains États) se poursuit dans tous les États du monde par l’entremise d’une classe dirigeante corrupte et asservie aux puissants du monde, États Unis et multinationales en primis. L’exemple de Israël est significatif: on exploite une partie de la population (les Palestiniens) et on exproprie ses resssources. Toute resistence est écrasée avec le prétexte de la lutte au terrorisme. Même à l’intérieur du camp oppresseur, la classe moyenne israelienne (et aussi celle des autres pays) est en train de s’appouvrir et en futur elle sera aussi la cible de la repression. Je pense que s’il n’y aura pas un changement de cap décisif, le futur de l’humanité ira dans cette direction.
    Il y aura une petite catégorie de superpuissants (1-2 % de la population) étroitement liée à la deuxième catégorie.
    La deuxième catégorie sont les gens armés (militaires, polices, services de sécurité, services secrets, ecc. – 5 % de la population) qui défendent les superpuissants et y sont étroitement liés (les militaires qui deviennent chef de l’État), repriment les catégories inférieures et effectuent le travail de pillage.
    La troisième catégorie se sont ceux qui produisent pour eux mêmes et pour les catégories supérieures (50 % de la population). Ils reçoivent tout-juste le nécessaire pour survivre et espèrent inutilement pouvoir monter dans les catégories supérieures.
    La quatrième catégorie sont les éxclus, les châumeurs, les invalides, les pauvres, etc.
    Donc notre cible doit-être les superpuissants et leur serveurs / complices (multinationales, capitalistes, impérialistes, etc) du moinde entier et pas seulement certains États agressifs.
    Enrico

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      18 août 2016 à 16 04 51 08518
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      Je crois que l’on fait fausse route du moment que l’on propose une division du monde et de l’histoire en termes D’ÉTATS (pauvres – riches – puissant – faibles – dominés – dominants)

      De fait, un État n’est qu’une superstructure – le grand ordonnateur des rapports sociaux de production dans un pays donné. Un État est aussi puissant – riche – dominateur que la bourgeoisie qui le dirige – le commande. Mais dans chaque État-nation-pays la classe prolétarienne est exploitée que le pays-ÉTAT soit appelé riche ou pauvre – faible ou fort. Cela ne change rien aux conditions de la classe ouvrière. La classe ouvrière des Etats-Unis par exemple n’est pas riche et puissante parce que l’État-nation étatsunien est puissant militairement. On sait que cette armée – celle de réserve notamment – est utilisé comme police anti-émeute dès que le prolétariat (blanc ou noir ou latino) étatsunien se soulève.

      Il faut revenir à l’analyse de classes antagonistes in-state et inter-state

      Classe moyenne ça n’existe pas camarades. C’est une invention des sociologues – intellectuels bourgeois de Chicago. Une classe qui serait moyennement ouvrière et moyennement bourgeoise ??? Allons-donc. La soi-disant classe moyenne est simplement la petite bourgeoisie parasitaire qui fourmille dans les sociétés capitalistes industrialisées avancées et qui est en cours de paupérisation accélérée d »où vous la voyez s’agiter menaçant d’utiliser les gros mots comme CASSEZ LE RÉGIME – FAIRE LA RÉVOLUTION – oulala elle est en colère la petite-bourgeoisie parce qu’on lui rationne la pâtée

      La crise c’est la crise pour tous alors on oublie la BMW et le loft et on s’aligne pour le comptoir alimentaire et al friperie OUI MA CHÈRE.

      Notre cible c’est le grand capital camarade mais cesse de t’inquiéter quand le prolétariat se mettra en branle il va tous les balayer mais ni toi ni moi ne savons quand et où

      Ce que nous savons par ailleurs c’est que la racaille petite-bourgeoise qui s’appelle elle-même l’avant-garde fera tout pour distraire – amuser la foule – piaffer – crier – vociférer et liquider – Présentement c’est elle notre cible – Justement elle était ramasser au Forum Social citoyen – citoyenne (il se croit encore au temps de la révolution française)

      Robert Bibeau Éditeur http://www.les7duquebec.com

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        19 août 2016 à 3 03 45 08458
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        Si la classe moyenne est une erreur, en terme marxiste, les « couches moyennes » de la population existent bel et bien. Le fascisme s’est appuyé dessus lors de sa prise de pouvoir car ce sont souvent ces petits bourgeois qui s’alarment de ce que l’État ne fait pas correctement son travail.
        Ils proclament le retour à des « valeurs morales » qui sont sensées être son attribut, ils réclament plus d’État pour mieux gérer leur capital national.
        La grande bourgeoisie au sortir de la 1ère guerre mondiale était en grande difficulté pour diriger elle-mêmes la reconstruction. Elle a toutefois financé les programmes fascistes qui ont permis aux États de développer la seconde phase de la mondialisation fondée sur le colonialisme.

        Si les crises passées ont connu un accès rapide du fascisme au pouvoir il se pourrait bien que la crise actuelle entraîne le même élan vers un néofascisme qui serait le prolongement de la démocratie bourgeoise afin de renforcer la concurrence dans les guerres de pillage du monde entier (au nom de l’intérêt général).
        Il ne faut pas oublier que, avec la productivité qui est l’aiguillon interne de la production capitaliste, la concurrence en est l’aiguillon externe.

        La bourgeoisie sait qu’elle ne viendra pas à bout de cette crise mais la survie du système la contraint à se dessaisir, parfois de son sceptre et de sa couronne au profit des éléments les plus protectionnistes bien que cela ne l’enchante guère car les guerres que se livrent les États sont plus destructeurs de capital et que dans la situation du capitalisme moderne, avec une forte productivité, les destructions les plus extrêmes ne relanceront JAMAIS le processus de l’accumulation capitaliste car le capital se retrouvera dans la même situation, avec une productivité due au machinisme, qui emploiera de moins en moins d’ouvriers (actuellement seulement 10% travaillent dans le secteur productif).

        De plus le néofascisme entre en contradiction notable avec le principe même du capitalisme devenu mondial (libéral). Le capital ne peut être « national » car le simple fait de revenir à une monnaie nationale entraîne une inflation énorme, insupportable pour toute économie (rappelons nous les raisons de la prise de position de Marx à l’époque de l’adoption de la « corn law » au Royaume Uni).
        Un autre exemple : les mesures de rétorsion des États contraints par le protectionnisme entraîneront le blocage complet des échanges, donc des pénuries de toutes sortes, dévastatrices.

        Pour répondre à Robert Bibeau, il y a bien deux types d’États qui correspondent aux deux types de capitaux. Les capitaux dominés, investis dans la sous traitance industrielle, évoluent dans une sphère particulière et ne peuvent pas concurrencer les oligopoles dans l’accaparement de la plus-value. Ils restent donc à des niveaux inférieurs de taux de profit.
        C’est dans cette sphère qu’est produite l’essentiel de la plus-value mondiale mais c’est dans la première qu’elle remonte pour la plus grande part, y formant la base du profit moyen supérieur.
        De fait, les flux financiers aboutissent à vider le « Sud » et à remplir le « Nord » et donc à faire évoluer la mondialisation vers une sorte de bipolarisation (qui est le prolongement du caractère originel du capitalisme).

        PL

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  • Ping :FORUM SOCIAL MONDIAL – BILAN – La Voix De La Libye

  • Ping :Revenu minimum garanti – l’arnaque!

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    10 septembre 2016 à 11 11 17 09179
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    Pourquoi vouloir encore expliquer le monde en faisant « des classes sociales » sinon pour trouver « un ennemi à abattre », une « solution de facilité », qui ne résoudra au final aucun de nos problèmes complexes ?

    Cette approche est totalement dépassée par la réalité : Les riches se bouffent entre eux, les pauvres se bouffent entre eux. Et pourquoi cela ? Parce que nous vivons dans une société qui utilise de la monnaie, qu’elle soit étiqueté « capitaliste » ou « communiste ».
    L’utilisation de la monnaie engendre tous les problèmes que vous soulevez, non parce que « la monnaie est le diable », mais tout simplement parce que c’est à la fois un outil d’échange, à la fois un outil d’exclusion. L’un ne va pas sans l’autre.

    Pourquoi l’un ne va pas sans l’autre ? Pourquoi vouloir « soigner le monde » tout en restant dans un paradigme monétaire est totalement dénué d’intelligence ?
    Parce que la monnaie a une valeur en soi, contrairement à ce que des idéologues veulent imposer.
    Dès qu’on oublie que la monnaie doit avoir une valeur en soi pour être un support à échange (échangeriez vous contre des feuilles d’arbres ?), le système part en vrille, que ce système soit capitaliste (hyper-inflation) ou communiste (démotivation à travailler, corruption toujours là, etc).

    Et cette valeur en soi (de la monnaie) est basée à la fois sur l’utilité (cette utilité est toujours là vu que « rien ne se fait sans argent dans un monde monétiste/ qui oblige à l’utilisation de monnaie), à la fois sur la rareté.

    Oui, l’outil monnaie doit être suffisamment rare pour avoir de la valeur et pour que le système fonctionne.
    Que cette rareté monétaire soit basée sur les métaux (rareté des métaux), ou sur le marché (offre et demande).

    Au final, notre société basée sur cet outil, interdit l’abondance, car l’abondance ne rapporte pas assez : il est plus rentable de laisser pourrir des fruits lorsqu’il y a surproduction, que de les vendre à perte. Et il en va de même pour tout bien ou service.

    Seulement, comme les nouvelles dans les journaux parlent toujours de « milliards » dépensés ou pas, le citoyen n’a pas l’impression que « la monnaie est rare ». Des milliards ? Oh il y en a plein !
    Oui, mais pas pour chacun. Forcément, sinon à ce moment là, la monnaie (l’argent) ne vaut plus rien.

    Le rapport de cette présente analyse rapide avec le forum social et votre article ?
    Et bien, si les personnes qui ont participé vous semblent « tourner en rond », ce n’est pas étonnant. Aucun ne s’attaque au réel problème.

    Et votre article entretien cette fausse route. C’est très dommage. Car un Etat injuste ne fonctionne que parce que vous acceptez l’esclavage lié à l’utilisation de la monnaie.
    Prenez le temps d’y réfléchir.
    Et pour toutes les questions liées à une civilisation sans monnaie ni troc ni échange, http://www.voter-a-m.fr/index_2.htm
    pour toutes les questions liées à « la monnaie n’est qu’un outil, ce n’est pas le problème » :
    http://www.voter-a-m.fr/index_3.htm

    L’avenir est à un système post-monétaire, et il n’y aura pas besoin de se battre contre le système actuel. Plus il sera informatisé et robotisé, plus il s’auto-détruira.
    Ni avant garde, ni arrière garde, juste des données.
    Bonne continuation à vous.

    Marc Chinal

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    28 septembre 2016 à 8 08 53 09539
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    La monnaie n ‘ a aucune valeur en soi y compris lorsqu elle est indexée sur l ‘ or ou depuis Bretton Wood sur le dollar.
    Elle n ‘ existe que parce que, dans un système axé sur la propriété privée, les échanges se font entre individus séparés dans la production.
    D ‘ un côté il y a les puissances intellectuelles qui partagent le pouvoir avec les capitalistes, de l ‘ autre ceux qui n ‘ ont que leur force de travail à vendre.
    Donc la valeur « en soi » n ‘ existe pas.
    Cette même valeur d ‘ échange représentée par la monnaie (qu elle soit virtuelle ou non) est en train de disparaître avec les progrès de la productivité qui participent à la fameuse « décroissance  » conséquence de la diminution de la quantité de travail contenue dans les marchandises produites (seule unite de mesure valable puisque reposant sur la plus vue produite et réalisée par les travailleurs uniquement car les machines n ‘ en produisent pas).
    En résumé moins de travail, moins de plus value donc moins de profits qui retournent dans la production puisque les gains de productivité sont de moins en moins rentables.
    Ce système à atteint ses limites puisque la plus value relative ne suffit plus pour obtenir du capital additionnel.
    Les capitalistes, pour tenter de conserver leur taux de profit moyen, accroissent l ‘ exploitation ouvrière notamment en augmentant l ‘ intensité du travail. Mais là encore les limites sont atteintes. Alors les capitaux les plus faibles sont détruits mais ces mesures ne suffisent pas à stopper la crise ni même à la faire disparaitre.
    La seule solution la plus radicale est la destruction pure et simple de la planète ou bien une mesure radicale révolutionnaire qui fera disparaître le pouvoir bourgeois par une révolution politique.
    Encore une fois ce n ‘ est pas l ‘ argent qui est responsable de la crise mais bien le haut niveau de productivité jamais atteint.

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      28 septembre 2016 à 10 10 07 09079
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      Un peu de confusion dans ton intervention mais ce n’est pas grave.

      Tu écris « Cette même valeur d ‘ échange représentée par la monnaie (qu elle soit virtuelle ou non) est en train de disparaître avec les progrès de la productivité qui participent à la fameuse « décroissance  » conséquence de la diminution de la quantité de travail contenue dans les marchandises »

      Le début de ta phrase est exact – mais la valeur d’échange n’est as ne train de disparaître…. et la productivité ne participe pas à la « décroissance »… tu confonds camarade.

      Le début de la chaine est la valorisation du capital (oublie la monnaie pour l’instant) et en effet la crise économique du capitalisme vient du fait que le capital ne parvient plus à se reproduire – se valoriser – à la fois pour son propre remplacement et ÉLARGIE – i.e. en plus abondant – plus de valeur d’échange à la fin du processus de production qu’au début – à la racine du processus de production.

      La productivité est un concept qui synthétise le rapport entre le capital investit – engagé – et le capital généré – produit. Ainsi, souvent la productivité est le résultat de la mécanisation de la production (pas toujours mais habituellement) Mécanisation signifie d’engager plus de capital constant pour relativement moins de capital variable – Prend note que le capital constant transmets sa valeur d’échange à la nouvelle marchandise produite mais il ne crée pas de nouvelle valeur – il la transmet seulement – VIA la force de travail = soit le capital variable, seul capable de produire de la plus-value = I.E. de la valeur d’échange NOUVELLE qui sera confisquée par le capitaliste (privé ou public – étatique-nationalisé – ou entreprise anonyme). C’est la raison pour laquelle nous matérialiste dialectique prolétarien disons que les nationalisations – le contrôle étatique des moyens de production que Lénine et les bolcheviques appelaient le socialisme – l’État socialiste – ne constitue pas une voie vers le développement du mode de production communiste.

      Tu dois comprendre que tout ceci n’a rien à voir avec la « décroissance » au sens où la gauche bourgeoise l’entend.

      MAINTENANT ÉTUDIONS LA CONCLUSION DE TON INTERVENTION: TU ÉCRIS « ou bien une mesure radicale révolutionnaire qui fera disparaître le pouvoir bourgeois par une révolution politique. »

      Tu as raison et tu as tort à la fois. Tu oublies le plus important. Mes études depuis quelques années m’ont amené à enfin comprendre l’erreur de Lénine et des bolchéviques.

      Lénine a tenté de se disculper de cette erreur en dénonçant ce qu’il a appelé les « économistes » et toute la gauche a suivi.

      La révolution prolétarienne doit 1) être menée par la classe prolétarienne – pas par son parti mais par la classe massivement 2) s’attaquer d’abord et avant tout au pouvoir économique de la bourgeoisie – retirer tout moyen de production, d’échange et de communication du contrôle – de la propriété – de la gestion – de la classe bourgeoise et de ses représentants 3) ensuite et en même temps détruire l’État bourgeois entièrement – NON pas en prendre le contrôle pour le perpétuer soi-disant sous contrôle du PARTI DU PROLÉTARIAT – le détruire car ce pouvoir politique est l’émanation du pouvoir économique capitaliste et il ne sait faire qu’une chose – perpétuer – consolider – le pouvoir économique et politique capitaliste.

      Robert Bibeau Éditeur http://www.les7duquebec.com

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    30 septembre 2016 à 15 03 02 09029
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    Lorsque tu écris que :
    « Mécanisation signifie d’engager plus de capital constant pour relativement moins de capital variable  » tu définis l ‘ augmentation de la composition organique qui est justement la cause de la devalorisation du capital.
    Le capital tend à diminuer la quantité de travail vivant qu’il emploie en même temps qu’il tend à augmenter la puissance des machines et la quantité de marchandises produites. Or évidemment, seul le travail vivant peut produire la pl car il est à la fois seul fournisseur de surtravail et facteur indispensable de sa réalisation en pl lors de l’achat des marchandises par les salariés.

    La compréhension de ce phénomène est indispensable à la compréhension de la crise généralisée du capital.
      Pour le capital en général, dont la reproduction est en cause dans la crise systémique, cela revient évidemment à diminuer le capital variable (Cv) à engager (la quantité de « travail nécessaire ») afin d’augmenter la plus-value. Il y a plusieurs façons de le faire. Toutes ont pour point commun la coercition du chômage et la violence étatique, légale ou illégale. Marx les a regroupées en deux grandes catégories. D’une part, l’extraction de la plus-value « absolue » qui consiste à augmenter la quantité de travail vivant fournie, soit en allongeant le temps de travail, soit en augmentant son intensité sans augmenter le salaire en proportion. D’autre part, l’extraction de la plus-value « relative » obtenue par des hausses de productivité grâce au perfectionnement des machines qui permet de diminuer le capital à engager (Cc + Cv). Cc augmentant moins que Cv ne diminue pour une production de valeur donnée.
    Or une conséquence évidente de cette augmentation, toujours obtenue par un accroissement de la puissance et de l’efficacité des machines et une diminution corrélative de la quantité de travail humain contenu dans chaque marchandise, est que cette diminution finit par produire, à la longue, et malgré l’élargissement de la production et de la consommation5 qu’autorise cette productivité accrue, un effet contraire à celui attendu concernant la valorisation du capital.
    Dans la phase de production proprement dite, cette diminution – qui porte d’abord sur Cv, c’est-à-dire sur la quantité du travail qui revient à l’ouvrier sous forme de salaire, direct et indirect – induit l’augmentation du rapport Cc/Cv ou « composition organique » du capital selon la formule de Marx. Laquelle est un facteur bien connu de diminution du taux de profit. D’une façon plus générale, la diminution relative de la quantité de travail vivant qui s’échange contre Cv finit par entraîner la diminution de la pl qui est la part non payée du travail et la base même du profit.
    Bref, pour résumer en simplifiant, on peut dire que cette baisse de la quantité de travail employé relativement à l’augmentation des forces productives scientifiques incarnées dans les machines, à laquelle chaque capitaliste contribue en cherchant à augmenter son profit particulier, tourne périodiquement en catastrophe pour le capital en général et donc aussi pour tous les capitaux particuliers qui ont chacun de leur côté, et sans le savoir, scié la branche sur laquelle ils étaient tous assis: le travail prolétaire.
    Excès de profit parce que la pl produite sous forme d’argent à la fin d’un cycle de production ne trouve pas, en tout ou partie, à se réinvestir en capital additionnel, c’est-à-dire en moyens de valorisation, du fait même de la faiblesse du taux de profit et donc du risque accru d’une perte. C’est de l’argent « décapitalisé », de l’argent qui ne peut plus être capital .
    Mais le volume des affaires dégringolant, les capitalistes décident autre chose: ils ne veulent pas de crédit. Ni en faire, ils ont déjà trop d’impayés. Ni en recevoir, ils sont déjà trop endettés. Donc, ils ne prennent cet argent que dans la mesure où ils doivent boucher le trou des impayés et rembourser leurs dettes, pas pour investir en faveur de la croissance. 
    la bourgeoisie n’existe qu’en se nourrissant du travail prolétaire. Marx le sait bien puisque c’est lui qui l’a établi définitivement. C’est pourquoi, il précise que si la bourgeoisie n’y parvient plus, c’est qu’elle ne peut plus régner. 

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      30 septembre 2016 à 15 03 49 09499
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      @ Pierre

      Belle démonstration de ta compréhension des lois inéluctables de l’économie – politique capitaliste – sauf à la fin de ton plaidoyer ou tu glisse vers l’idéalisme anti-matérialisme dialectique.

      NON les capitalistes ne décident pas qu’ils ne veulent pas de crédit – les capitalistes ne décident de rien par eux-mêmes – les lois du mode de production sont implacables.

      Ce crédit exorbitant n’étant adossé à aucune valeur réelle – concrète – tangible – a aucune marchandise remplie de plus value – à aucun travail vivant – ce crédit s’écroule et emporte avec lui les chateaux de cartes spéculatifs que le grand capital financier à ériger pour collecter la valeur salaire épargné par des millions de petits épargnants – prolétaires pour leur vieux jours….

      Les capitalistes ne le décident pas le système s’effondre sous ses propres lois d’accumulation – tout ce que les capitalistes savent faire c’est de mystifier ce processus – de tromper les gens sur l’origine du processus et son inéluctabilité. Ainsi ile souhaitent que le système repartent un cran en arrière – après une guerre ou ils auront détruit quelques uns de leurs concurrents et relancer la machine comme avant pour une autre guerre mondiale

      et ainsi de suite – C’est ce cycle infernal que le prolétariat a pour mission d »abolir – non pas pour construire l’État capitaliste-socialiste de transition (sic) mais pour construire un nouveau mode de production communiste qui n’aura rien à voir avec le présent mode de production capitaliste

      C’est ça une RÉVOLUTION – pas de construire la NEP ou l’État socialiste de transition (voir ailleurs dans ces pages sur cette question)

      Robert Bibeau Éditeur http://www.les7duquebec.com

      Merci de ton commentaire camarade, excellent – merci

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    1 octobre 2016 à 3 03 50 105010
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    Les individus poussés par la nécessité de satisfaire leurs besoins sociaux auxquels le capitalisme est incapable de répondre détruiront l ‘ État tout d ‘ abord cat celui ci est devenu « le » capitaliste gestionnaire de l ‘ ensemble du système.
    Mais au cours du processus de transformation du système de production il en viendront à se transformer eux mêmes car ils lutteront pour faite disparaître les divisions actuelles entre les deux classes antagonistes.
    Il leur faudra s ‘ approprier , progressivement l ‘ ensemble de la production de leur vie.
    Donc pas de grand soir mais un processus plus ou moins long avec des luttes très dures pour abattre la bourgeoisie encore active dans la production .

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    5 octobre 2016 à 6 06 07 100710
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    « ……………La monnaie n ‘ a aucune valeur en soi y compris lorsqu elle est indexée sur l ‘ or ou depuis Bretton Wood sur le dollar………….. »

    je vous invite donc à échanger contre des feuilles d’arbres, et vous verrez bien si la monnaie n’a aucune valeur en soi.
    L’URSS a essayé de faire de la monnaie en nombre, donc sans valeur, et on a vu ce que ça a donné. Dès qu’une monnaie n’est plus demandée, sa valeur s’écroule.
    Ne pas reconnaître cela, c’est… déstabilisant.

    Marx a commis une grosse erreur : il croyait que c’était « à la fin » que la monnaie disparaîtrait, mais c’est tout l’inverse. Le préambule à tout changement, c’est de ne plus utiliser de monnaie. Ainsi, pas de soldat, pas de propriété par delà l’usage, pas de salariat esclavagiste, pas d’expulsion, etc.

    Pourquoi ne pas vous intéresser au point de vue post-monétaire. Cela vous évitera de tourner en rond dans des sémantiques qui font fuir depuis des décennies tous les citoyens. Car… de votre lutte, vous en êtes où ?

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      5 octobre 2016 à 7 07 38 103810
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      @ Chinal

      1) Il fut un temps dans l’histoire humaine où EN EFFET les sociétés utilisaient des biens (pas des feuilles d’arbres mais des coquillages, des peaux de fourrures, du sel, etc.) à titre de monnaie – c’est-à-dire à titre de biens universels afin de faciliter les échanges. Il suffisait que ce bien soit assez universel – en demande par tous ou presque our que deux fourrures de renard s’échange contre un couteau puis pour une paire de raquette puis pour une sqwa…. ainsi de suite.
      2) Vous savez pourquoi les sociétés humaines ont finalement abandonné ce type de monnaie pour passer à la monnaie métallique (étain, or, argent) puis à la monnaie papier – puis à la monnaie numérique ou électronique ???

      3) Marx n’a pas commis l’erreur que vous lui imputez – Il n’a jamais dit À LA FIN LA MONNAIE DISPARAITRA Il a dit APRÈS – AVEC LE RENVERSEMENT DU MODE DE PRODUCTION CAPITALISTE – donc APRÈS ce mode de production la monnaie disparaitra…. sous le mode de production prolétarien communiste.

      4) Le seul moment où les sociétés humaines ne connaissaient pas la monnaie ce fut lors du communisme primitif et OUI il y avait la guerre perpétuelle entre bandes pour s’approprier l’éléphant tuer par une harde – la guerre perpétuelle pour s’approprier les femelles de la harde rivales et l’expulsion de la harde d’une caverne particulièrement convoitée par une band rivale.

      5) Ce n’est pas la monnaie qui provoque les guerres mais la rareté ds ressources.

      6) Je n’ai pas d’intérêt pour le point de vue post-monétaire – vous avez parfaitement raison car pour parvenir à ce mode de production d’abondance sans monnaie je dois d’abord participer au renversement du présent mode de production monétaire décadent.

      MERCI vraiment beaucoup pour votre intervention CHINAL

      Robert Bibeau. Éditeur revue http://www.les7duquebec.com

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        6 octobre 2016 à 18 06 26 102610
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        1°) les exemples que vous citez étaient déjà de la monnaie.

        2°) parce qu’il fallait faciliter les échanges monétaires.
        La monnaie métallique étant compliquée à produire, elle était un « bon support pour en contrôler la rareté ». Mais le métal est lourd, alors on a pris le support papier puis électronique. Mais toujours il a fallu que cette monnaie soit suffisamment rare pour avoir de la valeur.

        3°) C’est bien ce que je dis. La disparition de la monnaie sera une conséquence des changements, alors que les post-monétaires disent que les changements n’existeront pas sans la suppression de l’utilisation de monnaie.

        4°) Vous parlez du monde pré-monétaire. Nous nous parlons du post-monétaire, après avoir compris que l’utilisation de monnaie était une impasse.

        5°) La rareté des ressources est organisée pour que les choses aient un prix. Un bien trop abondant (des fruits en trop grand nombre) fait écrouler le marché et on laisse pourrir. L’abondance est l’ennemi de la monnaie.
        Vous focalisez sur « les biens rares », mais… de quoi parlez vous ?

        6°) « ……………… pour parvenir à ce mode de production d’abondance sans monnaie je dois d’abord participer au renversement du présent mode de production monétaire décadent………………… »
        votre démarche est dans « apporter du soin au système monétaire », or c’est impossible puisque la monnaie sera toujours un outil d’exclusion (principe de l’échange).
        Mais pourrez-vous l’entendre un jour ?
        Vous êtes le garant que le système continuera d’asservir en étant un faux opposant au système.

        7°) désolé.
        MC.

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