Le Journal de Montréal et les sites d’injections supervisées: confusion des genres

Raymond Viger Dossier Toxicomanie et Site d’injections supervisées Insite

659428_42488329Confusion du Journal de Montréal

Pas de site d’injections supervisées pour les toxicomanes de Montréal. Le ministère de la Santé refuse de financer un traitement à la morphine pour les toxicomanes de Montréal. Il n’y a qu’un seul site d’injections supervisées au Canada et il se trouve à Vancouver.

C’est ce que nous apprends le Journal de Montréal le 23 août sous la plume d’Éric Yvan Lemay. Il y a cependant une confusion importante que je me dois de corriger ici et qui fausse le débat sur l’ouverture d’un site d’injections supervisées à Montréal.

Un site d’injections supervisées est un lieu pour permettre aux personnes toxicomanes de faire leurs injections dans un lieu sécurisé. Une assistance médicale et psychologique est sur place pour intervenir en cas de besoin. Un site d’injections supervisées NE FOURNIT PAS LA DROGUE AUX TOXICOMANES.

Site d’injections supervisées l’Insite de Vancouver

Le site d’injections supervisées l’Insite de Vancouver n’en fournit pas aux usagers qui utilisent leurs services. J’ai visité le site d’injections supervisées l’an dernier et je vous avais fait un reportage sur cette méthode d’intervention.

Un site d’injections supervisées est une chose, un programme pour fournir de la morphine aux héroinomanes en est une autre. L’article du Journal de Montréal laisse sous-entendre que les sites d’injection supervisées fournissent la drogue aux usagers comme c’est le cas dans le projet SALOME.

Au Québec, nous avons eu les deux débats et il ne faudrait pas mélanger le sens du débat. Plusieurs citoyens sont contre le fait de payer la drogue aux « junkies ».

Ministre de la Santé Yves Bolduc et Philippe Couillard

L’an dernier, le nouveau ministre de la Santé, Yves Bolduc avait reculé dans un dossier que Philippe Couillard voulait faire avancer pour l’ouverture d’un site d’injections supervisées. Ici Yves Bolduc recule dans un programme qui aurait pu aider les héroinomanes. Souvenons-nous que Yves Bolduc est le ministre de la Santé qui aime voir ses citoyens malades. Est-ce que le ministre de la Santé Yves Bolduc est influencé par Stephen Harper qui tente, malgré un ordre de cour, de faire fermer le site d’injections supervisées de Vancouver.

On peut être contre un programme qui fourni la drogue aux héroinomanes tout en étant pour un site d’injections supervisées pour offrir un lieu sécurisé aux toxicomanes. Il ne faut pas créer la confusion entre ces deux débats.

La Santé publique de la Colombie-Britannique

Tel que décrit par la Santé publique de la Colombie-Britannique un site d’injections supervisées n’est pas une dépense, mais une source d’économie importante dans les soins de santé à offrir aux personnes toxicomanes tout en améliorant leurs conditions de vie et la sécurité publique.

NB. Je ne lis plus le Journal de Montréal, mais des gens me font parvenir les découpures des articles dont ils aimeraient que j’intervienne. Je ne le fait pas systématiquement dans tous les cas, mais quand cela cause préjudice aux débats sociaux qui nous concernent, il me fait plaisir de prendre la plume pour mettre mon grain de sel et alimenter la réflexion.

Autres textes Site d’injections supervisées Insite

Projet Salome: héroinomanes, site d’injections supervisées et morphine

Site d’injections supervisées pour toxicomanes: Insite de Vancouver

Pétition en faveur des sites d’injections supervisées

Site d’injection supervisée: le ministre de la Santé du Québec Yves Bolduc main dans la main avec le gouvernement Harper

Ex-travailleur de rue et le Insite de Vancouver, le site d’injection supervisé

Vacances a Vancouver et reportage sur la francophonie en Colombie-Britannique

Une pensée sur “Le Journal de Montréal et les sites d’injections supervisées: confusion des genres

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    29 août 2009 à 7 07 58 08588
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    Faudrait donc donner des cours de maniement d’armes à ceux qui veulent se suicider ?

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    29 août 2009 à 9 09 29 08298
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    Pour une fois, je suis d’accord avec Bolduc.

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    29 août 2009 à 11 11 58 08588
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    Bien d’accord avec Garamond!

    Perso je trouve ça ridicule de superviser les héroinomanes. Pendant ce temps, le gouvernement continue de traiter en criminels les fumeurs et les cultivateurs de pot…

    Franchement. Ils rient de nous autres. Et tout ça avec nos taxes et impôts…

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    29 août 2009 à 19 07 43 08438
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    Bonjour messieurs.

    Si je suis votre raisonnement, mieux vaux laisser les toxicomanes jeter leurs seringues partout que de les encadrer. Mieux vaut les laisser engorger les urgences des hôpitaux que de pouvoir intervenir et prévenir les frais médicaux. Mieux vaut les laisser avoir leur « buzz » dans la rue et qu’ils risquent de se faire frapper…

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    30 août 2009 à 3 03 24 08248
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    Je suis bien d’accord avec Raymond Viguier , stigmatiser les toxicomanes n’a jamais aidé à résoudre le problème de la toxicomanie. Ils existent et coûtent cher en frais de santé à tout le monde de toutes façons. Je ne sais pas ce que préconisent ceux qui sont opposés aux sites d’injections supervisés pour tenter d’enrayer la toxicomanie , on ne peut tout de même pas euthanasier ces gens là parce que leurs pratiques nous dérangent. Ils sont de toutes manières déjà toxicomanes, les traiter de façon humaine et respectueuse aidera sans aucun doute.

    Pour ce qui est de Bolduc qui par exemple s’est réjoui de voir que les Québécois consommaient beaucoup de médicaments, alors que précisément cela tend plutôt à prouver qu’ils ne sont pas en bonne santé, je me méfierai de tout ce qui peut réjouir un quelconque Bolduc. D’une manière générale l’ensemble de nos ministres de la santé sont à la botte des multinationales pharmaceutiques, c’est dire à quel point ces gens là sont là pour notre santé ! Ils sont plus là pour nos maladies. Plus nous sommes malades, plus ça va bien pour eux. Regardons simplement leurs déclarations tous autant qu’ils sont en matière de vaccination , et plus particulièrement en ce qui concerne la grippe AH1N1 . Regardons combien de milliards ces ministres ont dépensé sans hésiter un instant pour lutter soi disant contre la pandémie. Par ailleurs ils ne manquent pas d’arguments pour dérembourser d’autres soins au prétexte que les assurances santé sont déficitaires… Curieux non ? D’un côté ils n’ont pas de sous, de l’autre ils en ont plein ! et sans limite.

    Les toxicomanes sont un sujet de santé publique préoccupant, d’autant que les comportements de toxicomanes sur le plan social posent souvent des problèmes de violence . Il est donc important de tenter de faire quelque chose pour les aider , pas pour de les rejetter, ce qui ne ferait qu’aggraver encore la situation les concernant. Les aider pour les inciter progressivement à faire des cures pour se désintoxiquer. Et cela passe par des phases où on les aide à continuer à consommer leurs produits de manière plus sécuritaire pour eux mêmes et aussi pour le reste de la population.
    Tous les programmes de désintoxication de quelque drogue que ce soit suppose d’abord de faire un état des lieux et d’accepter les patients tels qu’ils sont et non pas de les culpabiliser (ce qui ne sert en général à rien d’autre qu’à aggraver le problème, ils se sentent déjà tellement mals par rapport à nos sociétés !) . C’est quand ils se sentent au moins respectés , compris , qu’ils peuvent livrer un peu d’eux mêmes pour amorcer le terrain de désintoxication.

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    30 août 2009 à 8 08 11 08118
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    Merci Sophie Guillot pour votre commentaire et votre présentation des faits touchant la Santé et la Sécurité publique. Les arguments sont très bien présentés.

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    30 août 2009 à 10 10 12 08128
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    L’hypocrisie de notre société face aux drogues est sans fin.

    Subventionner des drogués alors que les gens ordinaires malades n’ont pas accès aux soins est inacceptable.

    Laisserait-on un homme violent violenter qui que ce soit ?
    Pourquoi s’il est drogué doit-on le soigner alors que l’autre on l’enferme ? Si la violence est inacceptable elle l’est pour tout le monde et qu’il soient gelé ou saoul ce devrait être la même loi qui s’applique.

    Se g’ler pour se défoncer n’est pas un problème de santé ni mentale ni physique. C’est un choix comme un autre avec ses conséquences à moyen et long terme.

    Notre société est surmédicalisée et le monde des drogués est paterné et materné de façon incroyable.

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    30 août 2009 à 10 10 15 08158
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    @sophie guillot … Tous les programmes de désintoxication de quelque drogue que ce soit suppose d’abord de faire un état des lieux et d’accepter les patients tels qu’ils sont et non pas de les culpabiliser

    J’sais pas si vous avez des statistiques mais selon moi, à date, TOUS les programmes de désintox ont foiré, sans exception.
    Mais les salaires des gens en santé ils augmentent, les subventions aussi, malgré les échecs répétés.

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    30 août 2009 à 12 12 51 08518
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    Mais on s’en fout des toxicomanes qui se piquent à la fin! Tant pis pour eux!!!

    Pourquoi aiderait-on ces gens-là à continuer la déchéance humaine? Aider les gens à se piquer, c’est les encourager à continuer et faire la promotion de ce genre de drogues.

    Il est excessivement pathétique que nous ne puissions ouvrir un coffee-shop style Hollande pour permettre aux poteux d’en griller un en toute quiétude MAIS que le gouvernement finance les piqueries… avec NOTRE argent.

    Que les toxicomanes engorgent les hopitaux: je m’en contre-fiche. Je ne vais jamais à l’hopital, car je tiens à ma santé.

    Que les toxicomanes jettent leurs seringues partout… Que j’en vois pas un faire ça dans mon coin parce que j’y fais manger. J’ai des enfants moi.

    Que les toxicomanes se piquent à Montréal et qu’ils finissent par se faire frapper… Tant pis pour eux.

    Si on veut jouer au jeu de la compassion, et bien faisons-le à grandeur, pas juste en sélectionnant un petit groupe de souffrants…

    Le gouvernement encourage les gens à consommer des drogues fortes; il n’y a rien de nouveau sous le soleil. On n’a qu’à constater à quel point la guerre de la drogue est axée sur le pot, pendant que toute la coke continue de passer…

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    30 août 2009 à 14 02 20 08208
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    ok Simon mais la prochaine fois que tu as un besoin pressant des urgences , mettons parce qu’un conducteur imprudent a renversé un de tes enfants ou toi, ou que tu t’es blessé avec un outil, que sais je , j’espère pour toi qu’aucun toxicomane ne sera là à faire que tu attends un bon quarante cinq minutes de plus parce qu’il a fait une tentative de suicide; et pis j’espère pour toi qu’aucun de tes enfants ou petits enfants ne touchera jamais non plus au drogues dures.
    Oui il existe d’autres personnes qui méritent notre compassion et notre aide, les gens sans logements et sans emploi, les femmes qui élèvent seules leur famille, les gens qui sont dépressifs et yen a tout un paquet . Je dis que j’ignore tout de l’histoire personnelle de chacun y compris des toxicomanes et que je ne me permets pas de juger du pourquoi ils en arrivent là. La seule chose que je sais c’est que , puisqu’ils y sont, il faudrait un minimum leur offrir des conditions sécuritaires pour continuer à le faire afin de ne pas se mettre en danger eux et ne pas non plus mettre en danger d’autres personnes; ma soeur qui vit dans un quartier très huppé de Paris trouve en bas de chez elle des seringues usagées , j’aimerais mieux que les toxicomanes ne laissent pas traîner ce genre de choses quitte à ce que la sécu leur paie un centre dans ce genre pour éviter que les seringues soient à la portée d’enfants en bas âge par exemple.

    Ca ne servira jamais à rien de les stigmatiser, il faut commencer par leur offrir un accueil humain si on espère un jour les tirer de leur enfer , autant pour eux mêmes et leurs familles que pour l’ensemble de la société.

    Tu ne proposes qu’une chose : les laisser se débrouiller avec leur difficulté. Tu n’es pas loin de considérer à te lire qu’une bonne euthanasie ferait du ménage parmi eux et que au moins on depenserait ton argent de manière « efficace ». Je trouve ça bien singulier de la part d’une personne qui dénonce des agissements type complot et vaccinations, parce que je ne suis pas loin de penser que si tu avais les commandes en main à la place des dirigeants du monde, tu n’hésiterais pas plus qu’ils ne le font à planifier d’éliminer ceux que tu considères comme des nuisibles et des parasites aujourd’hui .

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    30 août 2009 à 17 05 40 08408
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    La fin de ton commentaire m’a fait bien rire Sophie.
    Je trouve effectivement qu’il n’y a pas beaucoup de compassion dans le commentaire de Simon envers ceux qui sont prisonnier des drogues dures.
    Les gouvernements depuis des siècles vont le trafiques de l’héroine,ils devraient payés les frais de désintoxications des adeptes de cette drogue.
    J’utilise le mot drogue,mais je ne le trouve pas exact,car pour moi tout ce qui est naturel a sa raison d’être,c’est son utilisation qui est faussé.

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    30 août 2009 à 21 09 58 08588
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    Je comprends très bien le ras-le-bol de Simon.
    Si tu te piques ben y a inévitablement des conséquences et ce n’est pas à tes voisins à les purger ni à la société à payer pour….

    Car en fait, le marché, l’industrie de la drogue concerne les gens concernés, les producteurs, les labos, les marchands, les pushers, les adeptes. Ce sont eux qui arrangent leur petites affaires ensemble alors pourquoi les gens qui n’ont rien à voir avec ça devraient s’émouvoir, s’épancher, cracher une partie de leur labeur pour eux ?

    La compassion s’ils en veulent, qu’ils aillent à l’église, rencontrent des prêtres, sont bons là-d’dans la compassion !

    Être prisonnier des drogues dures c’est un choix, même si on est malheureux, même si on n’a pas d’famille, même si on veut se tuer.
    Un choix souvent fatal puisqu’on sait tous ici qu’aucune thérapie ne fonctionne, n’a jamais fonctionné ni ne fonctionnera jamais parce que seule la personne concernée, en faisant les meilleurs choix pour elle-même, peut arriver à se guérir si, évidemment, se droguer et être dépendant est une maladie dont il faut absolument guérir, ce dont je doute fort.

    Une fois je descendais la rue Atwater vers Notre-Dame et sous le tunnel ou passe les trains un graffiti, d’aplomb comme le sont souvent les graffitis : FREE ALL DRUGS …. Yeah……

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    31 août 2009 à 9 09 01 08018
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    @ Sophie

    Tes accusations me font bien rire, comme si je désirais la mort de ces pauvres gens… Ce n’est pas parce que je m’oppose à leur financement que je suis pour leur mort championne! Je m’en fiche en bout de ligne car il n’y a pas (ou du moins sûrement pas beaucoup) d’héroinomanes dans ma ville et j’ai choisi cet endroit entre autres parce qu’il m’offrait la tranquilité dont on ne dispose pas à Montréal ou dans les grandes villes.

    Aider les héroinomanes revient à aider les gens à se suicider: pas étonnant que notre gouvernement finance ça avec leur plan de dépopulation!

    @ tous

    Je réitère mon idée: vous ne trouvez pas ça pathétique vous, des centres d’injections supervisés alors qu’environ 1 Québécois sur 2 fume du cannabis et aimerait bien pouvoir le faire légalement, voire dans un café, bien relax?

    @ Alain

    En passant, l’héroine N’EST PAS naturelle. L’opium l’est, elle.

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    31 août 2009 à 9 09 06 08068
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    Oh j’oubliais…

    Des 500 millions de dollars qui servent à combattre les crimes reliés aux drogues au Canada, savez-vous quel montant est dépensé annuelement contre le cannabis???

    400 millions.

    Ça veut dire qu’il reste 100 millions pour combattre la coke, l’héroine, le crack, le crystal meth, l’ecstasy, le speed, l’acide, etc…

    Mais continuez à financer les piqueries! Ça c’est un gouvernement qui veut notre bien!

    Contrôler le traffic de l’héroine au pays pour ensuite ouvrir des piqueries supervisées afin que le citoyen puisse croire que le gouvernement veut son bien est précisément la MÊME CHOSE que ce qu’ils font avec le tabac: contrôler le traffic au pays pour ensuite mettre des tits messages sur les paquets qui disent que fumer, c’est dangereux…

    Merci beaucoup, Monsieur le gouvernement!

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    1 septembre 2009 à 21 09 53 09539
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    Simon je suis prête à endosser une partie de ce que tu défends mais ce qui me gêne dans ta position c’est

    MAIS QUE FAIS TU DONC ALORS POUR CEUX QUI SONT PRESENTEMENT TOXICOMANES pour les sortir d’affaire ??
    Ou crois tu comme decembre qu ‘ils sont de toutes manière irratrapables ??
    Je lis à travers ton commentaire que tu as fait des choix personnels pour te protéger toi et ta famille. C’est parfait, mais que tu le veuilles ou non tu vis en société, et cela suppose, indépendamment de la « compassion » ( en passant s’il n’y que ça, ça aide pas beaucoup ) vis à vis des gens dans la difficulté, cela suppose effectivement des actes de solidarité vis à vis des autres.
    La compassion active s’accompagne d’actes concrets pour tenter d’aider le mieux qu’on peut ceux qui en ont besoin.
    J’ai bien compris que le gouvernement et les états décident des trucs qui semblent aberrants, que même ils le font peut être intentionellement pour nous soumettre, nous exploiter et peut être même pour nous éliminer.

    Mais tu ne proposes strictement rien de concret dans tes remarques pour aider les toxicomanes qui sont dans la merde eux. C’est pour ça que j’ai sous entendu que sans doute tu imaginais qu’il faille les éliminer physiquement , et ça, ça serait pas fort, puisque ça serait faire précisément ce que tu reproches aux Etats et contre quoi tu te bats pour toi et tes proches.

    Peut être je me trompe, peut être je suis à côté de la plaque, mais je pense que ces centres sont un pis aller. Mieux vaut ça que de ne rien faire, cela peut être un début pour leur tendre la main afin de les aider à se désintoxiquer.

    On peut pareillement être farouchement opposé à l’avortement mais je crois de la même manière que ce genre de position revient à se mettre la tête dans le sable, parce que de tous temps qu’on le veuille ou non , que l’on trouve ça moral ou pas, les femmes ont pratiqué des avortements clandestins et dans ce temps là leur sort était pire encore. Alors si elles doivent se faire avorter, autant que cela se fasse minimalement avec une aide médicale pour qu’au moins en voulant tuer le bébé qu’elles portent, elles ne se tuent pas elles mêmes, ou qu’elles ne se mutilent pas .
    Cela ne veut pas dire qu’on encourage l’avortement. Ni que les femmes allant se faire avorter y vont de gaité de coeur.

    Aider les toxicomanes à pratiquer dans des conditions sanitaires acceptables, ça protège tout le monde , les toxicos et les autres et ça peut même permettre de commencer à leur dire qu’on est près aussi à les aider sérieusement pour se sevrer.

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    1 septembre 2009 à 22 10 54 09549
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    La guerre à la drogue n’existe pas, n’a jamais existé.

    Ce qui existe c’est la guerre POUR la drogue.

    Je suis d’accord avec Simon, je veux fumer mon joint tranquille.

    …Mieux vaut ça que de ne rien faire, cela peut être un début pour leur tendre la main afin de les aider à se désintoxiquer. …Sophie

    Franchement Sophie, on dirait que vous ne comprenez rien.
    Depuis que les thérapies médicales existent, AUCUNE, ne guérit les drogués. Puis-je être plus clair que ça ?
    Toutes ces dépenses médicales pour soigner ces gens ne donnent AUCUN résultat.
    Des milliards pour des centres de désintox = 0 résultat.
    Mes les intervenants sont ben contents d’avoir un job et les médecins la chickachick !

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    2 septembre 2009 à 2 02 47 09479
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    à decembre

    Je connais personnellement d’anciens toxicomanes qui n’en sont plus et grâce non pas à des « médicaments » mais bien parce que des personnes leur ont bel et bien tendu la main, les ont aidé , assisté; la toxicomanie est un tel enfer qu’à moins d’avoir une volonté de fer et un caractère bien trempé , ce qui est rarement le cas des personnes qui se sont faites avoir par cela, il n’est pas possible de s’en sortir seuls.

    ça existe d’anciens toxicomanes qui témoignent et sont debout.

    Mais tout de même je ne peux pas endosser des propos tels que :
    « mais on s’en fout des toxicomanes à la fin , qu’ils se piquent tant pis pour eux. »
    Qui se traduisent littéralement par un
     » moi je m’en fous je suis à l’abri, que les autres crèvent la gueule ouverte ce n’est pas mon problème ».

    Je ne suis pas toxicomane, je n’ai personne dans mon entourage proche qui le soit, ce n’est pas pour ça que j’estime que ça ne me concerne pas et qu’on a qu’à les laisser mourrir tout bonnement.
    Encore une fois, decembre toi non plus, tu ne proposes rien de concret à faire pour tenter d’aider les toxicomanes à s’en sortir en prétendant que aucun traitement ne marche et qu’ils sont de toutes manières foutus , ce qui est faux. C’est pas les cachets qui les en sorte, ce sont les gens qui se sentent un minimum concernés par leur sort. L’indifférence et le mépris que vous leur exprimez les tuent au moins aussi sûrement que la drogue.

    Au fait pourquoi se droguent ils ? Comment en sont ils arrivés là ? Ne peut on rien faire pour éviter que d’autres tombent dans cette saloperie ?
    Et non, c’est pas vrai qu’on peut rien faire.
    C’est difficile, parfois long, ça marche pas toujours, c’est entendu, mais on peut faire quelque chose.

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    2 septembre 2009 à 3 03 00 09009
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    Pardonnez moi mais avec un manque flagrant de solidarité dont vous faites preuve sur ce sujet , je prétends que

    1) vous n’aurez pas une indépendance par rapport au Canada avant bien longtemps,
    2) les gens qui tentent d’imposer des vaccinations de masse au monde entier ont la part belle, parce que vous ne serez là que pour défendre votre pomme et contre une armée, je ne donne pas cher de votre obstination et de votre fermeture vis à vis de l’autre.

    Seul on ne peut pas grand chose, même avec un porte avions, mais ensemble, on est très puissants, bien plus que vous ne pourrez jamais l’imaginer.

    Répondre

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