L’ÉCONOMIE TOUJOURS MOINS COMPLIQUÉE (3)

ROBERT BIBEAU :

La semaine dernière nous avons traité du rôle des banques, de la loi de la valeur  et de son reflet bancaire et boursier. Il a été question du reflet monétaire de l’activité économique, ce terme étant général puisqu’il englobe toute forme de monnaie et de crédit (1).  Cette semaine nous allons lever le voile sur la différence entre les notions de «prix» et de «valeur» des marchandises.  Nous allons lever le voile également sur le phénomène de la concurrence en phase d’économie monopoliste globalisée et non concurrentielle (sic) !

Socialisé et socialiste, à ne pas confondre

Quelques correspondants éprouvent des difficultés à comprendre la loi de la valeur, et la loi de la concurrence «parfaite», surtout depuis que l’économie impérialiste est globalisée, mondialisée et contrôlée par d’immenses trusts et de grands oligopoles internationaux. Certains correspondants suggèrent que depuis l’avènement de l’impérialisme planétaire les lois économiques du capitalisme ont été chamboulées et donc que Marx est obsolète et désavoué (!)

Un correspondant écrit : « Ce que j’avance à titre de  thèse, c’est qu’au stade monopoliste avancé, la production industrielle et le marché des marchandises constituent une sphère qui se trouve subordonnée à celle d’une production déjà hautement socialisée, sinon déjà socialiste, celle des trusts ». 

Méprise entre le mot « socialisé » et le terme « socialiste » que nous ne pouvons laisser passer. « Socialisé » – serait-ce de collectiviser la production en série – à la chaîne – fordiste et tayloriste (?) C’est possible, mais ce n’est pas le sens du mot  « socialiste » puisque le pouvoir d’État – politique, économique – n’a jamais été accaparé par le prolétariat et tous les moyens de production, d’échanges et de communication n’ont jamais été expropriés, sans compensation, des mains des capitalistes pour être remis au pouvoir des soviets ouvriers.

 Donc, aucun socialisme qui tienne sous l’impérialisme.  Ces deux modes de production sont incompatibles et ne peuvent coexister.  L’hégémonie de l’un entraîne la disparition de l’autre et vice versa, comme nous avons pu l’observer en URSS, devenue la Russie impérialiste.

Monopole et concurrence

Notre correspondant poursuit : « Dans cette sphère dominante, la situation du monopole le soustrait à la loi de formation de la valeur par le temps de travail, et le produit n’est plus à proprement parler une marchandise au sens classique, puisqu’il  n’a plus à affronter le marché pour trouver son prix. La valeur classique cède le pas à la valeur fixée par les lois du marché des capitaux (et non plus des marchandises) détachés de sa base concrète (le temps de travail). Le monopole pompe ainsi (…)  la plus-value extraite qui existe toujours au sens classique d’une part, et d’autre part impose des prix qui n’ont plus de rapport avec la valeur réelle, que l’on ne sait plus trop où chercher, ce qui lui assure l’équivalent d’une rente » (2).

 Notre interlocuteur nous amène au cœur de la nouvelle école dilettante bourgeoise « marxisante » dont Monsieur Piketty est un des auteurs à succès auprès des impérialistes étatsuniens… la bourgeoisie sait reconnaître les siens (3).

Disons d’abord que sous le mode de production capitaliste en phase impérialiste, toute chose est susceptible de devenir marchandise, un enfant en adoption, une jeune fille kidnappée, une prostituée, l’eau, une plage de sable blond et la Terre mère, tout et n’importe quoi est marchandise commercialisable. Autre caractéristique importante soulignée par Marx, une marchandise a tendance à se vendre à son prix et à sa valeur sociale moyenne, certains produits bénéficiant temporairement d’une plus-value extra alors que d’autres marchandises se vendent sous leur prix de revient et sous leur valeur sociale moyenne, jusqu’à disparaître du marché.

Ces caractéristiques de fixation des prix sont à la fois le résultat, et entraînent dialectiquement la spéculation inflationniste sur les marchés boursiers à l’aide d’une monnaie de singe (le crédit) qui un jour « s’évapore » comme disait un banquier français (4). Si les prix fluctuent, la valeur, elle, ne change pas. La valeur d’une marchandise est toujours déterminée par le temps de la force de travail employé à la fabriquer.

Les lois de la valeur et de fixation du prix d’une marchandise, expliquées par Marx, sont valides pour toute l’époque du mode de production capitaliste, y compris pour sa phase impérialiste qui n’est que son étape finale de dégénérescence, même si cela prend 200 ans à survenir.

Le phénomène de monopolisation que nous constatons présentement ne signifie pas que la concurrence ait disparue entre les grands trusts contrôlant 50%, parfois même 75% de la production d’une marchandise quelconque. Les chinois monopolisent 80% de la production des terres rares mondiales et pourtant ils ont des concurrents.

La cartellisation – la monopolisation, qui permet à quelques grandes entreprises de s’entendre pour fixer les prix des produits, exacerbe la concurrence entre elles. Chaque membre du cartel mondial de l’aluminium, par exemple, tente de mener une OPA inamicale contre ses concurrents. Chaque compagnie signataire de l’entente trahit sa signature alors que l’encre n’est pas encore sèche. Chacun tente de s’accaparer les marchés et subit les assauts des hausses de productivité de ses alliés et des entreprises concurrentes. Malgré l’entente de cartel, il n’y a jamais de répit concurrentiel entre elles. Cette guerre de classe inter-capitalistes est menée à une échelle incommensurablement plus grande qu’à l’époque du capitalisme vagissant,  cela s’entend.

Accumuler le capital à travers la conquête des marchés

Pire, la concurrence, non pas pour l’accaparement des marchés de l’aluminium (pour reprendre notre exemple), mais pour l’accaparement des profits globaux et des capitaux généraux en circulation dans l’économie. Cette concurrence est exacerbée entre les trusts, les cartels, les monopoles de chaque secteur de production et entre tous les secteurs de production-commercialisation. Dans notre exemple, la marchandise aluminium n’est que le prétexte – l’objet – de la fabrication de plus-value et de son accaparement-accumulation, pour un investissement profitable et un nouveau cycle de reproduction élargie. Vous devez comprendre que les salaires et les conditions de   travail et les conditions de vie des fondeurs d’alumine ne font pas partie des préoccupations de ceux qui font circuler cet argent-capital pour la reproduire, sinon pour en réduire l’impact sur les profits.

Fondamentalement, l’objectif de développement du capitalisme n’est pas de produire des biens à marchander, afin d’accumuler de l’argent – d’accaparer des marchés et d’être le plus grand producteur d’aluminium, d’acier, de ciment ou d’automobile à travers le monde. Tout ceci n’est que l’apparence des choses.

 L’objectif que poursuit le mode de production capitaliste-impérialiste, indépendamment des acteurs capitalistes qui s’activent à son chevet, est de se reproduire en plus grand (la reproduction élargie). Pour parvenir à se reproduire de manière agrandie (élargie), le capitalisme a développé deux modalités simples et efficaces :

 A) Le travail salarié. Faire produire de la plus-value et du salaire aux ouvriers. Le premier étant accaparé par le capitaliste et le second  étant laissé au salarié, que l’on tentera de dépouiller plus tard sur le marché de consommation par la pratique des prix inflationnistes et la dépréciation du pouvoir d’achat.

 B) L’accaparement privé du capital – de la richesse – de l’argent – de la plus-value et des profits, qui de cette façon, par phénomène d’induction, s’accumulent à un  pôle de l’aimant capitaliste.  Sans ce principe simple tout l’échafaudage s’écroule. C’est l’appropriation privée (y compris par l’entremise de l’État des riches) qui permet l’accumulation et le réinvestissement et la valorisation et la reproduction élargie du capital, vulgairement appelée croissance de «l’économie» et hausse du PIB.

 Une immense entreprise de production d’aluminium (pour poursuivre notre exemple) ne cherche pas tant à devenir le plus grand producteur d’aluminium sur terre mais bien plutôt à devenir la plus grosse anode d’attraction du capital au monde. En cela, chaque entreprise monopoliste, quel que soit son domaine d’activité, est en concurrence acharnée avec tous les autres monopoles de l’aluminium mais aussi contre ceux de l’acier, de la construction de navires, de la construction d’avions, de la production d’automobiles, pour l’accumulation de capital à valoriser et à faire fructifier en nouveau capital concentré. Une loi du capitalisme exige – réclame – induit la concentration. Alors quand « l’économiste » Piketty s’offusque et braille à propos de l’injuste répartition de la richesse sociale, il expose ainsi sa totale ignorance de l’économie capitaliste.

 C’est la raison pour laquelle nous disons que l’impérialisme c’est le règne du capital roi et de la concurrence exacerbée. C’est la guerre économique totale et permanente entre les oligopoles de toutes provenances et pour toute marchandise (qui n’est que valeur d’usage transformée en valeur d’échange monétarisée).

 De la nécessité de la concurrence pour assurer l’attractivité

Revenons aux allégations de notre interlocuteur qui prétend que le règne des monopoles leurs permettraient de fixer les prix des marchandises au niveau qui leur plaît, ce qui rendrait obsolète la loi de la valeur élaborée par Marx.

Un monopole qui fixerait ses prix sans tenir compte de quiconque – en ignorant   ses concurrents – c’est-à-dire sans tenir compte de tous les autres producteurs de tous les autres produits disponibles sur le marché mondialisé – ferait faillite ou serait absorbé (OPA) par l’un ou l’autre de ses concurrents, car il chasserait de la sorte tout le capital qu’il cherche pourtant à attirer vers son électrode. Ses ventes s’amenuiseraient comme peau de chagrin, ses prix trop élevés  amenant ses clients à se passer de son produit, ou à trouver un substitut. Exemple, l’aluminium est en concurrence avec l’acier et avec les produits composites pour la fabrication des voitures.

Conclusion: le système d’économie politique capitaliste est dans l’impasse, non pas parce qu’il aurait changé sa manière de fonctionner ; non pas parce qu’il obvie ses lois nécessaires de développement ; mais simplement parce qu’il y obéit aveuglément.  Contrairement aux réformistes, nous disons qu’il ne peut en être autrement. Ce mode de production est caduc. Il a complété sa vie utile et il doit être remplacé par le mode de production socialiste planifié qui sera beaucoup plus performant.

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VOLUME D’ÉCONOMIE GRATUIT. Téléchargez : http://www.robertbibeau.ca/VolumeDeclin.html

 

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  1. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/189621/  et  aussi  http://www.les7duquebec.com/7-au-front/leconomie-ce-nest-toujours-pas-compliquee/
  2. http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-economie-ce-n-est-toujours-pas-151899
  3. Piketty, économiste à la solde qui publie de grosses briques de 650 pages. Superstar de l’économie capitaliste, mais comme ses comparses, incapable de régler le moindre problème du système qu’il conspue :  http://plus.lapresse.ca/screens/4ee1-9d6c-535a8662-bd65-329aac1c606d%7C_0.html
  4. http://www.robertbibeau.ca/VolumeDeclin.html

 

 

15 pensées sur “L’ÉCONOMIE TOUJOURS MOINS COMPLIQUÉE (3)

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    28 mai 2014 à 10 10 36 05365
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    Bonjour, Et le danger prend de l’ampleur lorsque le prix des matières premières alimentaires est spéculé sur les marchés boursiers et que l’on apprend que la FED américaine imprime de la monnaie à partir de rien pour faire l’achat d’actions (matières premières incluses?) qui permet le maintien et l’augmention de ces actions.

    Petit graphique intéressant – européen mais j’imagine semblable par ici: http://a136.idata.over-blog.com/600×826/5/49/36/54/images-de-lutte/luttes-bis/luttes3/lutte-4/luttes5/luttes6/lutte8/differences-prix.jpg

    Il faut impérativement réviser le système.

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    28 mai 2014 à 12 12 55 05555
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    A Gilles H. C’est ce que je m’évertue à écrire = il est impossible de RÉVISER MODIFIER – RÉPARER le système économique – le mode de production-distribution.
    Tout se tient comme dans un château de cartes et enlever une carte – une pièce – entraine l’effondrement du système.
    Quand les capitalistes ne paieront plus les salaires de millions d’ouvriers alors tout va explosé d’ici la tous le innocents seront convaincus que le système est trop puissant. (;-))

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    28 mai 2014 à 14 02 00 05005
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    Faut-il se désespérer de l’image globale résultant de l’assemblage de nos relevés sismographiques et conclure que le fond de l’air effraie et que l’horizon est bouché?

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    29 mai 2014 à 11 11 13 05135
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    Bonjour, Évidemment, si on considère que notre monde est contrôlé par une mafia qui tient à faire porter le fardeau des conséquences de leurs manigances à tout prix aux peuples, il n’y a pas grand choses à faire que d’attendre l’effondrement du système. Quand on regarde les chiffres avancés dans le dernier article de Gilles Bonafi ici même, c’est sûr que c’est irréel.

    Par contre, avec les moyens du bord, il est possible de faire une remise à zéro sans conséquences majeures. Ce ne serait pas la première annulation de dettes de l’histoire.

    Jusqu’à preuve du contraire, les deux résultats sont possible, mais je ne m’avance pas dans quel poucentage…

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    29 mai 2014 à 12 12 56 05565
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    Faut-il se désespérer que le troupeau s’entête à cautionner le système qui est à la base de son aliénation?

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    29 mai 2014 à 14 02 07 05075
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    Bonjour, Au départ, l’individu qui travaillait fort pour obtenir l’essentiel a vu d’un bon oeil la possibilité de se procurer un ‘confort’ (et plus), même au prix de sa liberté. On n’avait pas expliqué clairement toutes les conséquences…

    Comme disent les américains: ‘There’s a sucker born every minute’…

    La seule façon de changer les choses est d’instruire.

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    29 mai 2014 à 15 03 18 05185
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    Je N,AI PAS LU LE TEXTE DE M. BONAFI MAIS J’Y VAIS DE CE PAS IMMÉDIATEMENT (LE LIRE)

    Toutefois je me permets de radoter pour la 10e fois. Jamais je n’ai écrit ceci ou quelque chose s’en approchant : «Bonjour, Évidemment, si on considère que notre monde est contrôlé par une mafia qui tient à faire porter le fardeau des conséquences de leurs manigances à tout prix aux peuples»

    Vous devez parvenir à comprendre. Je suis absolument contre toute théorie de la conspiration – de la mafia – du coup fourré et des sociétés secrètes qui managent le monde. Elles le managent si peu qu’il va de crise en crise vers sa perte inexorable.
    Ces sociétés secrètes et ces complots existent mais ils ont des effets marginaux sur l’histoire de l’humanité. Ainsi le complot du 11 septembre aura engendré quoi au juste ??? Une avancé folle des USA vers leur mort assuré en tant que société en putréfaction s’épuisant dans des guerres génocidaires au prix de sa rapide glissée vers la faillite collective. (10 ans plus tôt ou 10 ans plus tard voila la seule différence sans grande importance).

    Je dis et je redis UN MODE DE PRODUCTION EST UN ORGANISME VIVANT POURRAIT-ON DIRE POUR FAIRE UNE ANALOGIE – DONT LES CELLEULES ONT PAR CATÉGORIE CHACUNE LEUR FONCTION ET QU’ELLES RÉALISENT INVARIABLEMENT – SI UNE CATÉGORIE DE CELLULE NE REMPLIT PAS SA FONCTION IL EST ÉJECTÉ – DÉTRUIT – DIGÉRÉ PAR LES ANTI-CORPS DU SYSTÈME. Exemple un capitaliste qui voudrait demain devenir généreux charitable et donnerait des hausses de salaires inconsidérés à ses ouvriers. Il serait «exécuté» – radié par le système dont la loi inexorable exige le profit maximum et donc l’exploitation optimum.

    Je l’ai écrit le capitalisme ne s’effondre pas parce que ses protagonistes sont incompétents – ignorants – méchants – innocents – mais bien parce que chacun joue son rôle correctement dans ce désastre annoncé – inscrit dans les gênes de la bête. Aucune réforme ne peut fonctionner. Une réforme c’est comme ingurgiter l’eau de la fontaine de jouvence… ca apaise l’esprit mais ça ne rajeunit point.

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    29 mai 2014 à 18 06 59 05595
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    Il ne faut pas se demander comment réformer le système, mais comment l’abattre!

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    30 mai 2014 à 9 09 37 05375
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    Bonjour, Ma définition de ‘mafia’ est: une personne, ou un groupe de personnes, ou des groupes de personnes qui réussissent à mettre en place un système et l’y maintenir dans le but de s’enrichir au dépend de tiers et s’il le faut par l’utilisation de moyens criminels. Je pourrais me contenter de dire ‘criminels’ au lieu de ‘mafia’.

    Maintenant, expliquez moi comment a pu être mis en place – et maintenu – le système monétaire actuel qui a vu le jour autour des années 1600? Et on pourrait ajouter ‘pourquoi’?

    Je n’ai rien contre la monnaie mais contre le système monétaire, qui est une fraude.

    Ces mafias-criminels ne managent pas le monde, elles-ils le manipulent. Pas besoin de théorie de conspiration, ça se produit en ce moment même. Sinon, comment expliquez vous ce qui se passe en ce moment (entre autres, vous avez lu l’article de M. Bonafi?)?

    Moi, je veux comprendre, mais ça prend de bonnes informations pour me convaincre. Je ne suis partisan de rien sinon la justice au sens pur alors je ferai toujours la part des choses.

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    2 juin 2014 à 9 09 43 06436
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    EFFECTIVEMENT GILLES on a pas à être pour ou contre la monnaie. Ce serait ridicule d’être contre la monnaie. Je ne suis pas contre les manches de pelles – elles ont leur utilité quand je suis pris dans un banc de neige l’hiver et le manche de pelle n’y est pour rien si je me suis enfoncé dans la gadoue et les montagnes de snow.

    Idem pour la monnaie. Elle n’a pas d’âme la monnaie pas davantage que les banquiers. Je n’en veut pas aux banquiers et je ne leurs attribuent aucun maléfices – aucun. Les banquiers sont des instruments au même titre que la monnaie – les monnaies – d’un système économico-politique qui les transcendent tous.
    Si un banquier ne joue pas le jeu économique qui est le sien en système économique capitaliste il sera balayé – démissionné – remplacé par un banquier zélé qui manipulera la monnaie et les autres instruments d’échanges économiques de la façon attendue par le système économico politique capitaliste.
    C’est cette mécanique incontournable – indépassable – inéluctable que vous devez parvenir à comprendre. En effet, dans les années 1600 probablement les banquiers florentins (qui n’étaient pas des gens de religion juive soit dit en passant) et les banquiers bourguignons et les banquiers vénitiens et génois (de grands commerçants) Ont inventés le papier sur ordre -la monnaie – adossé à de la monnaie – l’or, l’argent frappé ou non frappé. qu’ils conservaient dans leur château – armés.
    Cette monnaie ne visait qu’a permettre à l’économie de guerre notamment de continuer ses activités tout en protégeant l’argent des brigands. Les régnants et les régents étant les lus importants de ces brigands.
    Puis la monnaie dans sa forme et sa fonction continua d’évolué jusqu’à aujourd’hui.
    La constitution de l’impérialisme moderne (1890-1945) – qui se poursuit évidemment amena la fusion du capital industriel et du capital bancaire dans le CAPITAL FINANCIER – et la monnaie sous toutes ses formes fut requise pour jouer un nouveau rôle dans l’économie… rôle qu’elle continue à jouer aujourd’hui.

    La monnaie est subordonnée – assujettie – soumise – au fonctionnement – développement – crise de l’ensemble des économies impérialistes. Ce n’est pas elle la monnaie qui commende l’action – la manifestation – la parade – pas plus que le manche de ma pelle ne commande le déneigement… Et le fait que ce soit moi qui utilise la pelle et le manche de ma pelle pour faire ce que dois – ne fait pas de moi un mafieux ni un employé de la voirie municipale.
    Imaginez que le banquier n’est qu’un instrument au service de l’économie politique capitaliste dont la profession n’est pas de manipuler mon manche de pelle mais de manipuler l’argent – la monnaie – les capitaux.

    Il en sera toujours ainsi tant que le système capitaliste-impérialiste sera dominant sur Terre. UNE SEULE SOLUTION = RENVERSER – DÉTRUIRE CE SYSTÈME AU COMPLET ET EN CONSTRUIRE UN NOUVEAU ou le banquier – et le capitaliste n’aura plus sa place – plus aucun pouvoir – plus aucune mission à remplir.
    Mais il y aura encore l’argent pour un temps mais qui ne sera que comme le manche de ma pelle – un instrument utile pour une tâche très précise et utile.

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    2 juin 2014 à 11 11 47 06476
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    Bonjour, ‘Ont inventés le papier sur ordre -la monnaie – adossé à de la monnaie – l’or, l’argent frappé ou non frappé. qu’ils conservaient dans leur château – armés.’ : Oui, mais la fraude a commencé quand ils émettaient plus de monnaie papier que la réserve en or – et avec intérêt en plus – et c’est cela que je condamne.

    ‘UNE SEULE SOLUTION = RENVERSER – DÉTRUIRE CE SYSTÈME AU COMPLET ET EN CONSTRUIRE UN NOUVEAU ‘ : Je suis d’accord mais comme je vous l’ai déjà mentionné dans un autre article, je pense qu’il est impossible de le renverser-détruire. S’il n’est pas réviser par ceux qui le maintienne en place, il s’autodétruira (et je n’ai pas le goût d’aller dans les détails de cela…).

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    5 juin 2014 à 12 12 01 06016
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    Bonjour, Parlant d’intérêts… : http://www.zerohedge.com/news/2014-06-05/nirp-has-arrived-europe-officially-enters-monetary-twilight-zone

    En résumé, la Banque Centrale Européenne va modifier son taux d’intérêt à la baisse – et négatif en plus – pour les banques privées qui y font des dépots. Cela signifie que les banques privées devront payer pour que la BCE garde leur argent. Ceci dans l’espoir que les banques privées retirent cet argent et en ‘innondent’ le marché favorisant ainsi la reprise de l’économie…

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    5 juin 2014 à 15 03 51 06516
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    Ce n’est pas une reprise économique qu’on devrait souhaité mais savoir comment ne plus dépendre du système et l’abattre.

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  • Ping :Les Voix du PANDA » Blog Archive » CRISE, AUSTÉRITÉ ET RÉSISTANCE À LEUR GOUVERNANCE (Nous sommes tous prolétaires)

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