LÉGALISER L’HÉROÏNE ET LA COCAÏNE – POUR OU CONTRE

 
 

Illusion d’un monde sans drogue titrait le quotidien Le Devoir samedi le 18 juin et l’auteur de l’article de constater les faibles résultats atteints par les «combattants» et les «exterminateurs» anti-drogues (1). De ce constat d’échec est né la dernière lubie de la petite bourgeoisie militante (les bobos) qui consiste à nous inviter à signer une pétition en faveur des narcotrafiquants et des banques blanchisseuses de narcodollars pour la raison que la «guerre» contre les drogues est de toute façon inefficace, inutile et entraîne des massacres au Mexique, en Birmanie, en Colombie et en Afghanistan, ce dernier point étant strictement exact (2).

Le prétexte est simple, puisque la guerre anti-drogue est meurtrière, qu’elle est inefficace, quand elle n’encourage pas carrément la contrebande, le crime organisé et la consommation, alors mettons fin à cette soi-disant lutte policière et politique et encourageons la libre circulation et la libre consommation de ces poisons (cocaïne – héroïne – hachich) dont les enfants du peuple et de la classe ouvrière sont les premières victimes comme vous le savez certainement.

La manigance pétitionnaire s’appuie sur une mystification et sur une aberration. La mystification concerne la soi-disant guerre que les autorités gouvernementales internationales et nationales mèneraient pour l’éradication de la production et de la contrebande de la drogue. En 2001 quand les méchants terroristes, ces horribles Talibans, pas ceux avec lesquels l’armée américaine négocie présentement son retrait d’Afghanistan – non, ceux-là sont de bons Talibans (3) -, mais plutôt les Talibans méchants, ceux qui refusent même de négocier les conditions de la défaite et du retrait américain, et bien ces gens sanguinaires et sans pitié avaient éradiqué la culture du pavot (produit = héroïne) des champs afghans.

La glorieuse armée américaine colonisatrice ayant envahi leur pays en 2001, la culture du pavot reprit de plus belle dans les champs afghans sous la supervision des responsables de la lutte anti-drogue du Pentagone et de la CIA qui vit ses sources d’approvisionnement enfin rétablies et les banques « blanchisseuses » de narcodollars enfin ragaillardies (4).

Comme on le voit, la meilleure façon d’éradiquer le trafic de la drogue c’était de laisser en paix les méchants Talibans et d’éloigner les narcotrafiquants du Pentagone et de la CIA de la tentation des champs afghans. Nous pourrions répéter le même constat à propos du Laos, du Cambodge et de la Birmanie pendant et après la guerre du Viêt-Nam. Souhaiteriez-vous que nous examinions les activités des assassins membres des milices paramilitaires colombiennes ou encore celles au Panama avant le limogeage du président narcotrafiquant Noriega que la justice américaine a puni de la prison a vie pour avoir trompé ses caïds planqués à Langley (Virginie) ?

Rien n’est plus simple que de combattre la culture du pavot et de la cocaïne dans les pays du tiers monde. Il suffirait que les pays impérialistes occidentaux utilisent de façon différente les milliards de dollars dilapidés sous le couvert de combattre le fléau de la drogue et sous le couvert d’aider à la reconstruction des pays qu’ils ont bombardés et ravagés ; il suffirait, dis-je, que ces pays garantissent à chaque paysan afghan, colombien et autres, un prix fixe assez élevé pour chaque boisseau de céréales livré sur le marché ; ce prix devrait être réajusté à la hausse (jamais à la baisse) en cas d’intempéries, de sécheresse ou de mauvaises récoltes. Aucune autre forme d’aide occidentale ne serait alors nécessaire. Si les agriculteurs des pays du tiers monde trouvaient un avantage financier à cultiver autre chose que des plantes hallucinogènes, ils le feraient. Évidemment, la CIA aurait ensuite bien du mal à approvisionner son réseau de narcotrafiquants, mais ça ce serait son problème.

C’est là que surgissent les pétitionnaires afin que nous nous mobilisions pour rendre légal ces armes de destruction massive afin de rétablir le commerce des narcotrafiquants (cocaïne – héroïne, etc.). Croit-on que le nombre d’assassinats diminuerait dans nos villes surpeuplées si on légalisait le meurtre ? Pourtant, les sociétés humaines luttent contre le meurtre depuis la nuit des temps et le nombre de meurtres augmente sans cesse ! Il faut cependant poursuivre les meurtriers et combattre ce fléau coûte que coûte et ne jamais légaliser meurtre, assassinats et exécution extrajudiciaire, ceci concerne aussi les armées américaines, israéliennes et autres qui ne se privent pas d’assassiner les civils désarmés (comme en Libye présentement).

Ceux qui prétendent mener la guerre à la drogue mènent de fait la guerre aux bandes rivales sur les marchés lucratifs d’Amérique du Nord et d’Europe qu’ils considèrent comme leur chasse gardée. Voilà pourquoi leurs « efforts » ne sont jamais couronnés de succès. Ici je me fourvoie : leurs efforts sont souvent couronnés de succès en ce sens que très souvent ils attrapent leurs concurrents, qu’ils arraisonnent légalement, vous savez ces « dealers » indépendants, rebelles, qui s’obstinent à refuser de verser une commission aux parrains états-uniens de ce commerce très lucratif.

Parfois, pour faire exemple, un gros caïd est sacrifié sur l’hôtel de la répression, comme en politique internationale quand Laurent Gbagbo ou Mouammar Kadhafi sont sacrifiés pour terrifier la communauté des larbins chargés de gérer leur entité néo-coloniale sous la botte impérialiste. Il n’est jamais mauvais que les troublions tremblent devant la colère de leurs parrains tout puissants.

Et nous voilà tous réunis dans la salle d’audience des « chefs d’État et chefs de la diplomatie de l’ONU, de l’UE, des États-Unis, du Brésil, du Mexique et d’autres pays, (qui) vont briser le tabou et appeler publiquement à considérer de nouvelles propositions, dont la décriminalisation et la régulation des drogues. Ce pourrait être un de ces tournants critiques qui ne se présente qu’une fois par génération — à condition que nous soyons suffisamment nombreux à exiger la fin de cette folie. » (5). Vous l’aurez compris, la pseudo folie ici étant de lutter contre le poison des narcotiques et autres drogues assassines plutôt que de les légaliser. On combat farouchement l’usage du tabac mais on devrait réguler l’usage de l’héroïne et de la cocaïne selon ces pétitionnaires ?

Entre nous, quel est l’intérêt pour ce groupe de nous proposer de signer une pétition afin de donner notre soutien aux trafiquants légaux de Washington et de Tel-Aviv plutôt qu’aux trafiquants illégaux de Medellin, de Mexico, de Rio de Janeiro ou de Kaboul (6) ?

Que cette soi-disant lutte pour l’éradication du commerce de la drogue se révèle inefficace, cela ne fait aucun doute. Tant que personne ne pourra arraisonner et fouiller les avions privés de la CIA, les navires du FBI, les chars blindés des escadrons anti-drogues en Colombie et en Afghanistan ainsi que les autos patrouilles de la police à New-York, à Washington et à Mexico, rien ne sera fait de véritablement efficace pour gagner la guerre contre ce fléau. L’humanité combat les criminels de guerre et les génocidaires depuis très longtemps. Puisque cette guerre semble presque impossible à gagner décriminalisons et régulons les génocides ce pourrait être « un tournant critique qui ne se présente qu’une fois par génération », surtout pour les peuples soumis aux génocides. On commence à réguler par quel peuple à génocider ?

La solution au problème du hachich, de la cocaïne, de l’héroïne et de toutes les autres drogues mortelles n’est pas d’en légaliser ni d’en valoriser l’usage auprès des enfants, des adolescents et de la population miséreuse en général, mais d’exiger des comptes de ceux qui sous le couvert de les combattrent dirigent effectivement le commerce de ces poisons.

Un jour peut-être, les petits-bourgeois libéraux et « démocrates », friands d’élections démocratiques, comprendront-ils que le commerce monopolistique de cette marchandise est soumis aux lois générales du commerce des marchandises sous l’impérialisme, et que sans le renversement du système capitaliste lui-même les peuples du monde ne parviendront jamais à éradiquer ces produits dangereux – mortels – décadents produits par une société crapuleuse – assassine – décadente.

D’ici là laissons les « bobos » à leurs supputations naïves à propos des manifestations hypocrites de l’ONU ainsi qu’à leur plaisir anticipé de pouvoir bientôt s’approvisionner à meilleur compte sur des marchés « enfin » légalisés.

Robert Bibeau

________________________

(1) http://www.ledevoir.com/societe/justice/325814/l-illusion-d-un-monde-sans-drogue?utm_source=infolettre-2011-06-18&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne
(2) http://www.guardian.co.uk/world/2011/apr/03/us-bank-mexico-drug-gangs?INTCMP=SRCH
(3) « La situation est confuse autour du sort du Mollah Omar. Selon le Washington Post, le gouvernement américain était en train de négocier avec le célèbre chef borgne en vue de faciliter le retrait des troupes US d’Afghanistan. » http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-chine-menace-les-usa-en-cas-d-94790
(4) http://www.guardian.co.uk/world/2011/apr/03/us-bank-mexico-drug-gangs?INTCMP=SRCH
(5) http://www.avaaz.org/fr/end_the_war_on_drugs_fr/?cl=1082877927&v=9210
(6) http://www.avaaz.org/fr/end_the_war_on_drugs_fr/?cl=1082877927&v=9210

21 pensées sur “LÉGALISER L’HÉROÏNE ET LA COCAÏNE – POUR OU CONTRE

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    22 juin 2011 à 8 08 51 06516
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    Réponse un peu longue j’en suis désolé.

    La réalité de la drogue c’est fuite, lâcheté, manque, renforcer la souffrance, le mal être, la solitude, le manque, oublier, perte, dépersonnalisation, abrutissement, désorientation, pas de repère, s’autodétruire, dépendance, masque, déchéance du corps et de l’esprit, intoxication, anesthésie, larve, lobotomiser, larve, destruction, mort.

    « Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt. »
    D’une manière objective vous désignez pile poil ceux qui sont derrière cette légalisation souhaitée.

    Les drogues sont une arme de destruction absolu.

    Elles peuvent financer les guerres, les opérations secrètes, et en outre elle sont surtout, un excellent instrument de contrôle social.
    La demande peut engendrer l’offre, mais l’offre engendre aussi la demande.

    Si vous voulez mettre au pas un quartier, un mouvement, hé bien bombardez le avec la drogue, faite en sorte que ça deviennent cool, in, space, psychédélique, extase, hors du temps , plaisir, ivresse, stimulant, performance, créativité, fascination, hallucination, etc…martelez des mots pour dire que drogue c’est la liberté, rêve merveille…usez de mot positif et vous avez gagnez la guerre face aux autres « les puritains » qui n’ont rien compris à la vie et qui sont là pour vous empêcher de « vivre ».

    L’histoire du mouvement Black Panthers montre que la drogue fût utilisée comme une arme par la CIA inondant les quartiers noirs pour briser toute forme de revendication et les dégâts sont encore visible de nos jours, après la mort de Martin Luther King il n’y a jamais plus eu de leader noir dont l’aura était mondiale.

     » Si la CIA devait prendre pour cible les réseaux internationaux de la drogue « , écrivaient Peter Dale Scott et Jonathan Marshall dans Cocaine Politics (La politique de la cocaïne) en 1991,  » elle devrait démanteler des sources principales de renseignements, d’influence politique et de financement indirect de ses opérations dans le tiers monde « . Cela signifierait ni plus ni moins  » qu’un changement total de direction pour l’institution « .

    Tout ceci amena, Michael Parenti, un très célèbre politologue et historien américain à écrire dans son livre, L’horreur impériale que la politique de Reagan sur les drogues est  » une imposture  » et le membre du Congrès Tom Lewis l’a décrira en ces termes :  » Nous n’arrêtons que du menu fretin, de petites gens. Pourquoi n’arrivons-nous pas à coffrer les gros bonnets ????  »

    « L’administration Bush Sr (1) n’a rien rétabli de ce qui avait fait les frais des coupes budgétaires de Reagan et n’a développé aucune nouvelle stratégie pour faire de la lutte contre la drogue un véritable combat. il a même réduit les patrouilles frontalières américaines déjà fort clairsemées, amenant le New York Times du 7 août 1989 à conclure :  » Le montant proposé par l’administration Bush pour l’année budgétaire 1990 aurait pour effet de réduire encore le faible nombre d’agents (anti-drogue) le long des frontières.  »
    Comme dans tant d’autres domaines de politique publique, l’administration Clinton n’a rien fait d’extraordinaire en matière de lutte contre la drogue ».

    Un ancien policier de Los Angeles Mike Ruppert dénonce aussi le rôle joué par Wall Street dans le blanchiment de l’argent de la drogue pour des entreprises de la CIA et prévient que la Colombie sera le centre du prochain conflit régional.

    La drogue est partout elle est déjà pratiquement légalisée, elles coulent à flot et inondent le marché, cannabis, cocaine, crak, sans parler des produits de l’industrie pharmaceutique comme la ritaline qui est encore plus toxique (2) que la coke et tous les psychotropes avec son cortège d’horreur, gamins perdus, sans repère hors tous système car incapable d’attention, des larves alors qu’ils ont parfois même pas 12 ans, dernière les drogues sont donnés aux enfants soldats (3) comme on le voir dans ce rapport parlementaire canadien. Rapport que je conseille à quiconque veut comprendre l’ampleur de la richesse que l’on peut accumuler avec ses drogues, une arme de destruction massive.

    Enfin, depuis les l’US army a débarquée en Afghanistan la production d’opium à exploser.
    L’Afghanistan fournit de la drogue à plus de 15 millions de personnes sur Terre, et plus de 90% de l’opium consommé dans le monde provient des champs de pavot afghans. Cette drogue, qui entraîne la mort d’une centaine de milliers de personnes par an d’après l’ONUD (Office des Nations Unies contre la drogue et le crime), constitue un marché important brassant près de 65 milliards de dollars par an.
    Les pour pretextent que cette production finance la rebellion des Talibans quant à certains autres ils prétendent que ce serait une source de financement pour l’armée US .
    Sans pouvoir l’affirmer donc , on peut s’interroger dès sur les motivation de cette déclaration à la légalisation par le machin qu’est l’ONU.
    Le QE3 ne suffira pas à recouvrer la solvabilité économique des US, cette option serait elle une source complémentaire ???

    (1) Pdf  » Guerre contre la drogue  » Une arme de l’Etat et un instrument de contrôle social = http://www.lesvertsguebwiller.com/CRdrogues.pdf
    (2) http://dangerritaline.wordpress.com/2011/03/02/la-drogue-les-amphetamines-la-ritaline/
    (3) http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Committee/371/ille/presentation/labrousse2-f.htm

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    22 juin 2011 à 14 02 25 06256
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    Monsieur jcl31 , vous dites à propos de l’opium Afghan , chiffre 2001 ou 2011 ?
    Le  »POT » , Afghan est aussi très reconnu et c’est pas d’aujourd’hui , parlez-moi-en un ti-peu,,,,,, C’est pas pour rien que Harper et Mc Kay tiennent autant à avoir des troupes la bas , c’est pour protéger la GRC.

    Tsé Mc Kay sait c’est quoi la culture…….

    Monsieur jcl31 , vous dites aussi : si vous voulez mettre au pas un quartier , bonbardez le avec de la drogue……. === Au Québec , c’est fait mais à la grandeur du Québec et ce n’est pas d’hier que j’en parle.

    Par contre partout , dans ce  »PAYS » du Québec , il y a des récalcitrans(RÉTIFS ‘ REBELLES  ») qu’on arrive pas à geler assez pour les obliger à se mettre à genoux.

    Monsieur jcl31 , j’aurais aimé que vous appuyez vos dire et que vous disiez là , le 22 juin 2011 , la production produite en 2001 sous les  »TALIBANS » et celle de 2011 , protégé par Stephen Harper et Peter Mc Kay ?

    L’OPIUM ET LE POT AFGHAN , ne sont plus ce qu’ils étaient , car Peter Mc Kay est passé par là et ces 2 choses ne sont plus  »NATURELLES » , tout comme les  »PATATES » à Peter.
    Jean-Marie De Serre.

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    22 juin 2011 à 14 02 42 06426
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    Si l’alcool et la cigarette sont légalisés, je ne vois pas pourquoi le pot, la cocaïne et l’héroïne ne devraient pas l’être. Toutes ces drogues causent les effets décrits par Monsieur jcl31 et mènent l’humain à sa perte.

    Je n’ai qu’un petit détail (pas trop relié au sujet, je l’avoue) à soulever par rapport au commentaire de Monsieur jcl31:

    Vous dites: « après la mort de Martin Luther King il n’y a jamais plus eu de leader noir dont l’aura était mondiale. »

    C’est faux.

    Il y a eu Michael Jackson.

    Comme tous les autres grands hommes qui se sont levés pour l’Humanité, le système instauré par les illuminati l’a éliminé car trop dangereux.

    Pour finir, toutes les drogues servent les intérêts des illuminati, qu’elles soient légales ou non.

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    22 juin 2011 à 16 04 04 06046
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    @ Jean Marie De Serre
    Pour répondre à vos questions et compléter vos demandes.
    La production d’opium avait chuté en 2001, alors que les taliban étaient maîtres de Kaboul. Et quand ces derniers ont été chassés du pouvoir, la culture de pavot est repartie de plus belle à partir de l’année suivante, avant d’atteindre un pic en 2008.
    Cela étant, le dernier rapport de l’Organisation des Nations Unies (1)contre la drogue et le crime (ONUDC), publié le 29 septembre dernier, indique que la production d’opium a chuté de près de 50% en Afghanistan par rapport à la dernière estimation, pour atteindre les 3.600 tonnes produites, contre 6.900 tonnes l’an passé.

    Seulement, ce n’est pas l’incitation américaine à « développer les cultures vivrières » qui est la raison de cette spectaculaire baisse. Et les champs de pavot n’ont pas non plus été passés au défoliant entre temps, ce qui aurait été un remède pire que le mal quand il s’agit de « gagner les coeurs et les esprits ».

    En fait, cette chute de la production d’opium est à mettre au crédit d’un champignon parasite, qui s’est attaqué aux cultures de pavot.

    Cependant, cela ne devrait pas faire diminuer les ressources de l’insurrection car, dans le même temps, le prix d’un kilogramme d’opium a grimpé de 164% en 2010 pour atteindre les 169 dollars et la surface cultivée de pavot n’a pas diminué, avec 123.000 hectares, de même que le nombre de familles qui en vivent est resté stable, avec 6% de la population afghane.

    Pire même : les terres dédiées à la culture du pavot ont même progressé de 30% dans la province de Kandahar, là où les insurgés sont les plus actifs. Quant à celle du Helmand, qui a été, en février dernier, le théâtre d’une vaste offensive mené conjointement par l’armée nationale afghane et la coalition internationale, elle produit toujours 53% de l’opium afghan.

    (1) voir le rapport pdf de l’ONU > http://www.unodc.org/documents/data-and-analysis/WDR2010/EXECUTIVE_SUMMARY_-_FR.pdf

    Rappel de l’histoire de l’Afghanistan depuis 30 ans :
    1978 – 1992 : Guerre contre l’URSS, la production d’opium est quasi nulle en 1979 : quelques centaines de tonnes d’opium, soit quelques dizaines de tonnes d’équivalent héroïne. A leur départ, l’Afghanistan est certainement le premier producteur mondial d’opium.
    1992 – 1996 : La guerre civile voit les talibans gagner du terrain avec le soutien des Etats-Unis (Madeleine Albright déclara « c’est un pas positif »). (5) En 1995, l’Afghanistan produit plus de la moitié de la production mondiale, soit 2000 tonnes environ.
    1997 – 2001 : Les talibans au pouvoir laissent la production augmenter malgré une politique officielle qui préconise une transition vers l’arrêt à long terme. En 2000, la production afghane est supérieure à 3000 tonnes.
    2001 : Mais à l’été 2000, les talibans décident de lancer un grande opération de suppression de la production et en 2001, l’ONUDC relève une production afghane réduite à 185 tonnes. Il faut noter que sur ces chiffres, 154 tonnes provenaient du Badakhchan, une des rares provinces avec le Panshir à ne pas être sous le contrôle des talibans. Le 9 septembre 2001, le commandant Massoud est assassiné et le 11 septembre, l’attentat de New-York fait que les Etats-Unis ne soutiennent plus les talibans.
    2001 – 2010 : Après l’intervention de l’OTAN, la production d’opium explose pour atteindre 8400 tonnes en 2007 et redescendre à 6900 tonnes en 2009. Le tableau ci-dessous est extrait du dernier rapport de l’UNODC (1).

    http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L516xH225/opiummondejp525f-dfb44.jpg

    @Simon Lefebvre
    Michael Jackson n’a jamais été un leader, à l’inverse de Martin Luther King.
    C’était une victime du business malsain, entouré de rapace.
    Il fut et restera comme Elvis Presley une vrai grande stars mondiale.
    Qui plus est MJ sniffait… MLK j’en doute.

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    22 juin 2011 à 17 05 07 06076
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    Vous dites: « après la mort de Martin Luther King il n’y a jamais plus eu de leader noir dont l’aura était mondiale. »

    Bob Marley

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    23 juin 2011 à 6 06 22 06226
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    Bien sur qu’il y en a eu d’autres.
    Le caractère de fond de mon commentaire se limite t »il au seul fait d’avoir choisi Martin Luther King pour répondre au sujet ?
    Je ne pense pas.
    Et puis, Martin Luther King était pasteur à vocation politico-religieuse et non un chanteur de pop ou de reggae…
    Le choix de Martin Luther King est conditionné parce que ma réponse à une connotation politique et non artistique, tout simplement.
    Bien à vous.

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    23 juin 2011 à 13 01 19 06196
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    @jcl31

    Tout est dit, chapeau à votre commentaire. Voilà un constat lucide de la situation et c’est celui auquel on en vient tous après avoir fait nos recherches, analyses et observations.

    *****************************************

    Je me tue à répéter la même chose.

    D’ailleurs, l’Espagne a décriminalisé les drogues dures et au lieu de criminaliser les utilisateurs, ils les aident à s’en sortir. C’est un succès retentissant jusqu’à date.

    J’écrivais cela en 2009: Prohibition et cannabis

    Voici un extrait concernant la cocaïne:

    Le Projet Cocaïne 1995

    Si vous n’avez jamais entendu parlé du Projet Cocaïne 1995 depuis qu’il a été complété, il y a de cela quatorze ans, c’est parce que l’OMS n’a jamais cru bon le publier ni même d’admettre son existence. Ce n’est que tout récemment que le rapport fut publié par le Transnational Institute, un groupe d’idéologues politiques basé en Hollande. Cette étude sur l’utilisation de la cocaïne était la plus grande du genre conduite, réalisée à l’échelle globale, de l’Australie au Zimbabwe.

    Il suffit de jeter un regard sur les conclusions et recommandations de l’étude pour comprendre pourquoi elle a été gardée loin de l’attention du public durant quatorze années.

    Par exemple, le rapport condamne la « trop grande dépendance envers les mesures policières » et recommande que des programmes « d’éducation, de traitement et de réhabilitation » soient plus nombreux pour balancer de nouveau notre approche à la problématique de l’utilisation des drogues. On peut se demander si l’utilisation abusive de la force policière et de l’État n’est pas un peu le résultat d’avoir enterré ce rapport qui n’avait encore jamais vu le jour jusqu’à aujourd’hui.

    On peut être en désaccord sur la meilleure manière de gérer l’abus des drogues, mais les faits sont une tout autre chose. Ce qui a le plus ennuyé les guerriers de la drogue n’était pas les recommandations, mais bien le fait d’énoncer des faits dérangeants en ce qui a trait aux effets de l’utilisation de la cocaïne. Le rapport indique « que les problèmes de santé reliés à l’utilisation de substances légales telles que l’alcool et le tabac sont supérieurs que ceux occasionnés par la consommation de cocaïne ».

    Comme si cela n’était pas suffisant, on peut lire dans ce rapport que « peu d’experts décrivent la cocaïne comme étant invariablement dommageable pour la santé », et que les problèmes « sont principalement limités aux utilisateurs qui en font de hautes doses ».

    Bien sûr, « typiquement, l’utilisation occasionnelle de cocaïne ne mène pas à des problèmes sévères ni mineurs tant au niveau physique que social… une minorité d’individus commencent à utiliser la cocaïne ou de ses produits dérivés, l’utilise de temps à autre sur une courte ou longue période de temps et n’en souffre que peu ou pas de conséquences négatives, même après des années de consommation ». (Source: The Vancouver Sun)

    Le rapport va jusqu’à mentionner que l’utilisation des feuilles de coca remplissent des fonctions positives thérapeutiques, sociales et sacrées pour les populations indigènes des Andes qui les ont utilisées depuis des milliers d’années.

    L’auteur du Vancouver Sun posait une réflexion importante en guide de conclusion de son article:

    Maintenant, peu importe comment politiquement correctes sont les conclusions du rapport, soit qu’elles sont correctes ou incorrectes. Si elles sont incorrectes, elles doivent être rebutées vigoureusement; mais si c’est le contraire, elles doivent informer notre politique concernant la drogue.

    Mais au lieu de cela, l’OMS a enterré le rapport, largement dû à la pression des États-Unis.

    Pour lire le reste, cliquer ici

    Voilà. S’ils arrêtaient tout le trafic de drogue du jour au lendemain aux États-Unis, c’est 10 millions de personnes qui se retrouveraient sans revenus. C’est un secteur majeur de l’économie américaine qui foutrait le camp. Pensons à cela.

    De plus, un fait que peu de gens osent considérer, c’est que les drogues dures illégales aux États-Unis tuent entre 11 000 et 20 000 Américains par année.

    Les médicaments donnés par des médecins, en milieu hospitalier, et en suivant les doses prescrites par les fabricants pharmaceutiques, tuent ANNUELLEMENT environ 100 000 Américains.

    Ah bon?!

    À quand la guerre contre les médicaments de Big Pharma? À quand leur criminalisation?

    Quel deux poids deux mesures incroyable!

    Ils disent que leurs médicaments peuvent aider les gens? La cocaïne, le cannabis, l’Extasy/MDMA, etc, sont aussi utilisés pour soulager et aider des gens. Des compagnies pharmaceutiques se servent de certaines, des psychologues et médecins en prescrivent d’autres. Le cannabis soulage les cancéreux en phase terminale, ceux atteints du Parkinson, la MDMA fonctionne à merveille dans les thérapies de soldats revenants du front avec des désordres post-traumatiques et des victimes de viol, la feuille de coca sert à une panoplie de produits dérivés utiles dans la médecine moderne, et ainsi de suite.

    Alors, pour des drogues « diaboliques », elles tuent de 5 à 10 fois moins de personnes et elles peuvent même être utiles.

    Donc, il faut se libérer de nos préjugés et conditionnements pour y voir clair dans tout cela. La criminalisation des drogues fait la même chose que lorsqu’ils ont interdit l’alcool: ça pousse le pouvoir et l’argent, le contrôle donc, entre les mains des réseaux du crime organisé et des éléments corrompus à l’intérieur des services secrets et gouvernement.

    Voir l’affaire de Mena, en Arkansas, dans laquelle ont trempé les Clinton et Bush, et la série d’articles « Dark Alliance », du journaliste « suicidé » (de deux balles dans la tête dans sa chambre d’hôtel). jcl31 a touché à ce sujet dans ses commentaires.

    Bref, la guerre et la criminalisation des drogues est plutôt une guerre à la concurrence. Tout cet argent sale est recyclé par des grandes privées comme ce fut révélé officiellement par les journaux américains et fini par financer les « black budgets » et les « blackops » des réseaux comme ceux de la CIA.

    Ce sont des faits, non pas une opinion.

    François Marginean

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    23 juin 2011 à 15 03 03 06036
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    Dire que Monsieur l’Avocat pensait que le Canada était en Afghanistan , pour le trans-afghan……….
    Jean-Marie De Serre.

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    23 juin 2011 à 17 05 40 06406
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    @ JCl31

    MJ sniffait… Elle est bien bonne! Non mais! Quelle connerie! Ton niveau d’ignorance (ou de bêtise) dépasse les limites.

    Pour dire une connerie pareille, es-tu sûr que ce n’est pas toi qui sniffe mon ami?

    Et oui, A L, merci de souligner Bob Marley.

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    23 juin 2011 à 18 06 33 06336
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    Simon,

    Salut mon vieux, j’espère que tu vas bien.

    MJ n’avait pas les manies d’un gars coké. Il avait le nez magané par exemple. Sais tu pourquoi? J’ai lu qu’il avait été empoisonné parce qu’il ne voulait pas ‘jouer la game’ essentiellement. Il était un rebelle et ils l’ont ecoeuré jusqu’à sa mort.

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    24 juin 2011 à 21 09 25 06256
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    La notion de légalisation est le chemin le plus facile et le plus irresponsable qu’une société puisse prendre. Question de corriger le tir : l’enjeu premier n’est pas de savoir qui, entre Big Pharma et les trafiquants criminels, assurera le supply de la drogue. L’enjeu réside plutôt dans l’efficacité des saisies et arrestations, sans que les coûts (publics) reliés à ces opérations ne viennent contrecarrer les politiques austères en matière de finances publiques. Pour ça, je persiste à croire que le problème majeur réside dans la syndicalisation obligatoire des policiers.

    Un coup installé au sein du syndicat, le policier n’a pas la motivation et les incitatifs à «foncer dans le tas», à appliquer une droite sociale en matière de sécurité publique. La réalité est que d’un côté, le syndicat lui assure des conditions béton + retraite dorée. D’un autre côté, ils laissent une majorité des dealers déjà identifiés prospérer et faire leur p’tit business, sans trop les achaler … d’un coup que ces derniers voudraient s’en prendre personnellement à lui (et à son petit ‘paradis professionnel’).

    Une avenue qui me semble plus logique serait l’abolition des syndicats policiers, pour y intégrer plutôt un système de bonus sur la performance. L’incitatif y serait, et ce serait au policier de bâtir, petit à petit, sa notoriété dans le corps policier.

    Fraddé
    P.S : «Reconnais le moment favorable» – Pittacos de Mytilène

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    25 juin 2011 à 14 02 29 06296
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    Monsieur Fraddé , il y a énormément plus simple . tout peut être vu du haut des airs ; champs de pot , pavots , coca etc,etc,etc, et avec la nouvelle technologie des avions qui décole à la verticale , au lieu de larguer une bombe , la technique est tellement à point que l’on pourrait larquer un défoliant sur 100 mêtres carrés et peut-être moins.

    Monsieur Fraddé on détruit à la source……. On n’essaye pas de détruire la tête.

    Jean-Marie De Serre.

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    25 juin 2011 à 16 04 41 06416
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    @ M. De Serres

    Vous avez parfaitement raison, pour l’utilisation des technologies et pour frapper à la source. Qui dit «technologies», dit coûts significatifs, et c’est avec cet argument (des coûts publics) que les hippies et les libertariens purzédurs tenteront de nous bloquer.

    Les coûts publics … ouais. Et … combien ça nous coûte les hospitalisations des toxicomanes, leurs cures de désintoxication et leur réinsertion ? Quel est le coût socio-économique d’une telle main d’œuvre aliénée (temporairement ou en permanence) ? Après, ils veulent légaliser sa production et son commerce pour ensuite engorger davantage notre réseau public de santé déjà déficient ? Au nom d’une idéologie ???

    Sur ces enjeux, la seule différence entre les hippies gau-gauches et les libertariens, c’est de savoir qui pourra produire et faire le commerce des drogues présentement illégales. La gau-gauche veut que ce soit le gouvernement via une société d’État. Les libertartiens veulent que ce soient les pharmacies. Rendu à ce niveau de débat, c’est du pur délire. Désolé.

    Fraddé
    P.S : «Reconnais le moment favorable» – Pittacos de Mytilène

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    25 juin 2011 à 18 06 00 06006
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    As-tu idée combien coûte la guerre à la drogue? Sais-tu combien ça coûte un détenu? Et pour quoi? Parce que tu ne veux pas que Jo Blo sniffe une ligne de coke, Tu préfère qu’il prenne deux Prozac?

    Avant de tirer sur les libertariens et les autres qui sont contre la criminalisation d’une marchandise ou d’une plante, penses à ce que tu racontes.

    Ce n’est pas une solution, vos histoires de guerre à la drogue. Vous ne faites qu’encourager les résaux criminels en criminalisant ces marchandises, tout en encourageant l’industrie des prisons et l’état policier.

    Occupez-vous donc de vos affaires.

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    26 juin 2011 à 11 11 17 06176
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    @ Aimé

    Votre réponse ne me surprend guère … surtout venant d’un libertarien qui trip sur Bob Marley. C’est à se demander si vous êtes un libertarien-hippie ?? Vous savez, il y a des mélanges qui ne sont pas toujours bons à faire.

    As-tu idée combien coûte la guerre à la drogue? Sais-tu combien ça coûte un détenu?

    Qu’est-ce que je disais …

    Ce n’est pas une solution, vos histoires de guerre à la drogue. Vous ne faites qu’encourager les résaux criminels en criminalisant ces marchandises

    Ben ouiiiiiiiiii. J’encourage l’industrie illicite des drogues illégales en valorisant l’arrestation de ses leaders et la destruction de leurs centres de production (à la source). C’est logique, n’est-ce pas ?!

    Occupez-vous donc de vos affaires.

    Bien, comme payeur de taxes et d’impôts qui doit payer pour un système de santé UNIVERSEL déficient, dont une partie de la clientèle sont des gens intoxiqués aux drogues et à l’alcool (sans compter ceux qui font, à la longue, des cirrhoses ou qui ont le pancréas défoncé) , et que je dois également payé pour leur réhabilitation et leur réinsertion sociale/professionnelle, parce qu’à la base, ce sont des gens irresponsables dans une société laxiste moralement libérale… je crois que j’ai le DROIT de dire mon mot sur cet enjeu. Malheureusement pour vous, ce que j’entends depuis ce printemps en matière de saisies et de démantèlement de réseaux illicites au pays, il semble que notre gouvernement fédéral ait pris la voie de la raison, celle que je défends.

    Fraddé
    P.S : «Reconnais le moment favorable» – Pittacos de Mytilène

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    26 juin 2011 à 22 10 29 06296
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    Fraddé,

    Ah! C’est les producteurs que tu vises. Évidemment, c’est dur d’être contre ça, à première vue. J’espère que tu sais de qui tu parles quand tu dis ca? Tu pourrais avoir des surprises. Et c’est aussi pourquoi la guerre à la drogue est une guerre contre le peuple, mené par… sais tu qui? C’est à ça que tu devrais penser Fraddé.

    Regarde les statistiques concernant la production d’opium en Afghanistan. Est-ce que ça a baissé depuis 10 ans? Penses à ça Fraddé, parce que dans la vraie vie, ce n’est pas comme dans les films à Holywood.

    C’est pourquoi au bout du compte, je préfère le laissez faire (légalisation), car l’histoire du traffic de la dope est une fable, dans le sens que tout est planifié. Les réseaux sont bien établis, avec des collaborateurs à tous les niveaux.

    Pour vraiment enrayer le traffic international, il faudrait aussi enrayer ce qu’on appelle ‘la corruption’, et il y a des joueurs très très pesants dans ce jeu, qui sont ni plus ni moins intouchables.

    Le traffic existe parce que les autorités veulent qu’il existe. Il est illégal parce qu’il est très lucratif. De cette façon on assure un monopole à ceux qui ont les bonnes connexions.

    Je ne crois pas à ce prétendu désir de légaliser la dope. Je crois plutôt que c’est un os, qu’ils lancent au peuple, sachant qu’on va discuter, bla, bla, bla, pendant qu’eux autres avancent dans leur projet.

    Bla, bla, bla, bla.

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    27 juin 2011 à 19 07 47 06476
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    @ Aimé

    Regarde les statistiques concernant la production d’opium en Afghanistan. Est-ce que ça a baissé depuis 10 ans?

    Hmmm, petite rectification, ici. La hausse de la production d’opium en Afghanistan n’a pas nécessairement servi à hausser les ventes d’héroïne, mais a plutôt servi les intérêts des producteurs de morphine et codéine. Ces producteurs sont de grandes entreprises légales reconnues, qui forment ni plus ni moins le noyau central de la pharmaceutique.

    Et après, les libertariens comme vous suggèrent que ces derniers, dans un contexte où les drogues, aujourd’hui illégales, devenaient légales, prennent le contrôle de leur production et de leur vente ?? Ces mêmes entreprises liées comme les doigts de la main avec l’État, qui, depuis 2001, assurent leurs intérêts (leurs cultures et collectes) dans le pire pays du monde, avec en renfort les troupes engagées et subventionnées par l’État. Précisons ici que la position gauchiste sur l’enjeu n’est guère mieux, car ces supporters veulent que l’État soit l’unique producteur et vendeur de dope.

    Non! Pour une humanité non-robotisée, consciente de ce qu’elle fait, pour nos enfants et leur avenir, disons un NON catégorique à toute légalisation des drogues. Ce ne sont pas tous les produits et toutes les inventions qui sont bons pour le commun des mortels. Si c’est trop vous demander, les Hollandais seront ravis de vous accueillir chez-eux.

    Fraddé
    P.S : «Reconnais le moment favorable» – Pittacos de Mytilène

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