Les batailles de « l’âge sombre »!!!

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Selon la légende de sainte Nonne (son vrai nom est Mélarie,fille de Brec’han un roi gallois, mais on l’appelait Nonne parce qu’elle était entrée au monastère très jeune) Ceredig ap Cunedda l’aurait violé et celle-ci se serait réfugiée en Bretagne continentale, dans la forêt de Talarmon, où elle aurait donné naissance à un fils, Saint Divy.

Note: Une bifurcation du sujet mais un écrit fascinant d’Édouard Schuré sur la Bretagne continentale: « Les légendes de la Bretagne et le génie celtique » (Noel 1891).

http://www.arbredor.com/extraits/reveil.pdf

Un des frères de Melarie fut St-Cynog à qui Saint Germain proposa le royaume de Powys qu’il refusa. Un autre frère fut St-Nectan (468 à 510) (installé un temps à Tintagel) où les chevaliers de la table ronde allaient le consulter avant de partir dans leur quête du Graal (J’ai trouvé cette note à un seul endroit. Ailleurs on n’en parle pas. Voir le lien plus bas). Une de ses sœur St-Wenna de Talgarth s’est organisée pour être près de son frère St-Nectan.

http://www.earlybritishkingdoms.com/bios/nectan.html

Tintagel : Dans la légende arthurienne, Tintagel est le lieu d’origine du roi Arthur. On trouve effectivement aux environs immédiats du village, sur le littoral rocheux, des ruines qui remontent peut être au Ve siècle, et appelées le « château d’Arthur »… Des fouilles plus récentes ont permis de découvrir en 1998, la « Pierre d’Arthur ».

Selon les « Annales Cambriae » St-David serait né en 458.C’est à dire deux ans avant  Iusay.

David de Ménevie ou Dewi ou Divy, connu en gallois sous l’appellation Dewi Sant, est le saint patron du Pays de Galles. Sous le nom de saint Ivi (ou IvyYvi,…), il fait partie des saints semi-légendaires, non reconnus officiellement par l’Église catholique, ayant christianisé la Bretagne entre le Ve siècle et le VIIe siècle.

David était le fils de sanctus rex ceredigionis. Le roi de Ceridigion, à l’époque de David, est connu et s’appelle « Usai ». Tous deux étaient fils de Ceredig, le fondateur du Ceredigion. Le saint fut conçu dans la violence (viol), et sa malheureuse mère « Nonne » (peut-être une nonne), accoucha au sommet d’une falaise au beau milieu d’une violente tempête.

Voyons à quel point Saint Dyvi ne fut pas reconnu par l’Église.

David s’illustra comme enseignant et prêcheur, et créa des monastères et des églises en Galles, Cornouailles britannique et Bretagne armoricaine. Nommé évêque, David obtint de transférer le siège épiscopal de Caërleon, ville alors très peuplée à Ménevie, lieu retiré et solitaire. Il présida deux synodes, et fit un pèlerinage à Jérusalem où sa nomination fut consacrée.

Il a été l’un des rares saints gallois (ou bretons ou irlandais) à être reconnu par le pape Calixe II en 1123.

Bon! Évidemment si on sait que le père du Pape Calixe II avait été excommunié avec son souverain Henri IV, empereur germanique du Saint Empire, couronné par un antipape (Clément III), on peut penser que ce Pape ne trouvait pas très grave de nommé un Évêque Breton aussi ancien et surtout rattaché à la famille d’un roi Breton presqu’inconnu à son époque, combattu par les Anglo-Saxons.

451 : Naissance de Brigitte d’Irlande. Un roi païen écossais et ancien druide, Dubtak, était le père de Brigitte et sa mère une esclave chrétienne baptisée par saint Patrick. Elle fut nommée ainsi d’après le principe divin féminin (Brigit) chez les Celtes. Son père voulut la marier mais elle préféra l’état de virginité et en fit profession entre les mains de saint Melde, disciple de saint Patrick (faire profession de virginité entre les mains d’un homme, ça veut dire quoi au juste? Je me le demande). Le culte de sainte Brigitte est probablement dérivé de celui de la déesse celte Brigit, qui était célébré lors de la fête druidique de Imbolc, au début de février. Brigitte est, elle aussi, fêtée le premier jour de février. Ce culte a été christianisé comme beaucoup d’autres après l’évangélisation de l’Irlande (officiel).

455: Création du Royaume de Kent par les envahisseurs saxons. Bataille d’Aylesford. Les chefs jutes Hengist et Horsa, chargés de combattre les Pictes par Vortigern, font un traité avec eux et se révoltent contre les Bretons ; un premier affrontement a lieu à Aylesford. Horsa est tué, mais son frère Hengist, victorieux fonde le royaume de Kent (officiel). On a vu dans un article précédant que Horsa fut tué en 447 et non en 455.

Les rois Hengst et Hors combattent Wyrtgeorn roi des Bretons à Aegelesthrep et même si Hors fut tué, Hengst gagna la bataille et commença à régner avec son fils Aesc (Chronique des Chroniques par Florence de Worcester décédée en 1118).

457 : Hengst et Aesc combattent les Bretons à l’endroit appelée Creccanford et en tuèrent des milliers (4,000). Le reste des Bretons désertèrent le Kent et se réfugièrent à Londre (Chronique des chroniques).

460 : Décès de Cunedda roi breton. Cunedda ap Edern (en latin : Cunetacius, en anglais : Kenneth) (386 – 460) , également connu sous le nom de Cunedda Wledig(le chef en gallois) était un roi breton guerrier du pays des Gododdin qui fonda la dynastie royale de Gwynedd dans le nord du Pays de Galles.

On ne sait presque rien de Cunedda lui-même. Probablement célébré pour sa force, son courage et son aptitude à rallier les forces romano britannique en difficulté de la région. (officiel). Cependant s’il est le père d’Uther Pandragon, il devient cet Ambrosius Aurelianus, dont nous avons déjà parlé et qui fut roi des Bretons jusqu’en 460; et la fin du règne de l’un correspond à la date du décès de l’autre. Uther Pandragon ne serait donc pas son frère mais plutôt son fils comme l’indique les généalogies.

461 : Décès de Saint Patrick évangélisateur de l’Irlande (officiel).

465 : Hengst et Aesc battirent les Bretons (Gallois dans la chronique Anglo-Saxonne) à Wippedesfleote (Wipped’s passage) tuèrent 12 de leurs chefs et plusieurs autres ; un seul de leur propre saxons nommé Wipped fut tué (Chronique des chroniques).

472 : Naissance de Rivod, comte breton de Cornouaille (date supposée). En 531, ne pouvant être l’héritier de la couronne du royaume de Bretagne, il assassine son frèrMiliau, roi de Bretagne. Puis il devient régentcomte héréditaire et incommutable de Cornouaille.

Sous prétexte que son neveu, Méloir (dit aussi saint Mélar) était trop jeune, il prend le contrôle du royaume et essaie d’avoir sa tutelle, mais en vain.

Sa soif de puissance l’amène à fomenter plusieurs attentats contre son neveu,

473 : En Grande-Bretagne, dernière victoire d’Hengist et de son fils Escrois jutes du Kent, sur les Bretons (officiel).

Hengst et Aesc se battent pour la quatrième fois avec les Bretons. Vainqueurs, ils firent un butin au-delà de toute mesure. Lors de cette bataille, les Bretons s’enfuirent des Angles comme s’ils étaient du feu (Chronique des chroniques et Chroniques Anglo-Saxonnes).

477 : Aelle débarque à Cymenshore, en Grande-Bretagne, avec ses trois fils, Cimen, Wlencing et Cissa, tuèrent beaucoup de Bretons, les repoussèrent dans la forêt appelée Andredeslea et devient le premier roi du Sussez (Chronique des chroniques et Anglo-Saxonnes).

480 : Maelgwn Gwynedd (480 à 547) était roi de Gwynedd. Il fut l’un des dirigeants les plus puissants de la Bretagne du vie siècle. Il est devenu l’un des dirigeants les plus célèbres (et honni) de l’histoire du Pays de Galles Il est l’un des cinq rois fustigés pour leurs péchés par l’écrivain chrétien Gildas (qui l’appelait Malgocunus, ce qui signifie « Grande Crapule ») (Moi je veux bien que Malgo signifie « Grande », mais que « cunus » signifiasse « crapule », j’ai un doute. Ce qui me fait réaliser que certaines expressions québécoises comme « Grosse pl…. » sont d’une ancienneté ecclésiastique insoupçonnée). Remarquez que de les « fustiger » ainsi permettait à Gildas de ré-entrer les noms « d’hérétiques » dans l’histoire,  sans se créer de problèmes,  suite au fait que leurs noms en avaient été effacés. Il sauvait ainsi probablement la plus belle période de l’histoire des Bretons.

Maelgwn fut également décrit comme « le Dragon de l’Île« , probablement en référence à l’île d’Anglesey qui était le centre de son royaume, et il était le plus puissant des cinq rois.

Gildas écrivit de lui : « …toi, le dernier de qui j’écris mais aussi le premier en malveillance, supérieur à beaucoup en compétence mais également en malice, généreux par tes dons mais aussi plus complaisant à tomber dans le pêché, fort à la guerre mais encore bien plus pour détruire ton âme… ». Curieux que Gildas le fustige ainsi car Maelgwn fut officiellement reconnu comme un Catholique grand « donateur » à l’Église. Il fit des dons de terres (qui incluaient des familles d’agriculteurs pour faire vivre les monastères et les Églises) dans tout le pays de Galles du Nord au Sud.  Ce qui nous indique que les autres rois de Galles étaient ses « sujets » comme ils l’avaient été d’Arthur appelé Owein.

L’île d’Anglesey était la base du pouvoir des rois de Gwynedd; donc quand Gildas le décrit comme « le dragon de l’île », il a parfaitement raison et nous ajoute une autre confirmation capitale. Il est reconnu que personne ne sait pourquoi Gildas apostrophe ces cinq rois; car il démontre être très « sélectif » dans son choix. Nous savons maintenant pourquoi. Il voulait annuler autant que possible l’élimination du roi Arthur. Sans oublier qu’il a qualifié la mère d’un de ces rois de « lionesse impure ».

La reine dont il parle est la mère de Constantin qui est roi de Damnonia. Il l’accuse de s’être déguisé en abbé et de cette façon, avoir tué deux « enfants royaux » dans une église. Les mots au sujet de sa mère sont : « roi tyrannique, chiot d’une lionesse impure ». Constantin semble vivant à cette époque des écrits de Gildas. Une tradition veut que Constantin ait laissé sa royauté pour devenir moine. Les Annales Cambriae et Annales d’Ulster parlent de la même conversion. Dans la vie de Saint Divy (que nous avons vu) il parle de Constantin qui s’est repenti et l’a rejoint comme moine. Il semble certain que le personnage à vraiment vécu.

Gildas accuse Maelgwn d’avoir extirpé le pouvoir à son oncle en l’assassinant alors qu’il était encore jeune. Il aurait alors fait pénitence et juré de se faire moine, mais son repentir ne dura pas et il retourna bientôt à son attitude précédente. Il aurait alors tué sa femme et son neveu pour pouvoir épouser la veuve de ce dernier. C’est bien là le comportement qu’on pourrait s’attendre du fameux Mordred.

On raconte néanmoins qu’il fut un grand mécène et un législateur capable, bien que certains attribuent cette réputation à sa propre propagande. Il établit sa cour à Deganwy et s’entoura d’une suite de bardes et d’artisans qui écrivirent chaleureusement sur ses réussites. Gildas en prit peu compte et l’accusa d’écouter ses propres louanges au lieu de chanter celles de Dieu. Peu avant sa mort, Maelgwn s’établit comme le dirigeant prééminent de la région, et ses fils Rhun et Brude héritèrent à la fois de Gwynedd et des terres des Pictes, au sud de l’Ecosse. Selon les Annales Cambriae, il serait mort de la « peste jaune » en 547.

À la même époque, a Domnonné, le roi Cado règne de 482 à 537. Sa forteresse  était probablement à South Cadbury dans le Somerset. On y a excavé un fort post romain. Il est supposé avoir participé à la bataille du mont Badon. Il aurait été tué à la bataille de Camlamn en 537 là ou Arthur aurait également été tué.

Ces deux batailles sont mentionnées dans « Annales Cambriae » compilation de chroniques galloises faite par des moines au ou avant le Xe siècle. Les batailles sont mentionnées de la façon suivante :

« Année 72 (v. 516) La bataille du mont Badon durant laquelle Arthur porta la croix de notre Seigneur Jésus-Christ sur ses épaules (Plutôt son bouclier suite à une erreur de traduction) pendant trois jours et trois nuits et les Bretons furent vainqueurs. »

« Année 93 (v. 537) La lutte de Camlan où tombèrent Arthur et Medraut [et il y eut des morts en Bretagne et en Irlande]. »

Évidemment l’argument qui contredit l’existence des personnages est l’habituel «  ces notations ont pu être ajoutée plus tard après les écrits de Monmouth ». J’ai vérifié et la chronologie des notations n’est pas du tout affectée par ces deux dernières. Elles semblent bien faire partie du texte original; donc l’accusation d’ajout est gratuite. Par contre si on corrige la date de 516 à 494 en gardant la même durée pour la suite des événements, on arrive à la date de 515 pour la bataille de Camlan et cela ne dérange en rien la chronologie des annales non plus. Nous verrons bien ce qui s’est déroulé en 515.  Notons que la date du décès de Gildas en 570 est parfaitement exacte.

482 : Le saint abbé Bénédict rayonne par ses miracles comme l’écrit Grégoire dans ses dialogues (Chroniques Anglo-Saxonnes)

485 : Bataille  d’Aelle de Sussex contre les Bretons près d’un cours d’eau nommé Mearcred’s Burn (Meacred’s Brook) et en tuèrent beaucoup; les autres prirent la fuite (Chroniques Anglo-Saxonnes).

488 : Hengst décède après  avoir gouverné le royaume de Kent pendant 34 ans. Son fils Aesc lui succède et règne 24 ans (Chronique des chroniques).

491 : Fondation du royaume de Sussex par les Saxons (officiel).

Olibrius le jeune était consul. La même année l’empereur Zenon décéda. St-Patrick décède âgé de 122 ans (les potions des charlatans de l’époque étaient certainement efficaces). Aelle et son fils Cissa prennent Andred-cester après un long siège et exterminent les habitants jusqu’aux enfants (Chronique des chroniques et Anglo-Saxonnes).

494 : C’est ici que Bède situe la bataille du mont Badon remportée par les Bretons.

Gildas le Sage(†570) mentionne le « siège du Mont Badonicus » sans donner de détails au § 26 de son sermon De Excidio et Conquestu Brittaniae; il semble considérer ce fait comme un événement important, survenu l’année de sa naissance 43 ans avant la rédaction du texte, mais ne parle absolument pas du roi Arthur ni là, ni à aucun endroit de son texte. Bède le Vénérable mentionne la bataille dans son Histoire ecclésiastique du peuple anglais (achevée en 731), mais il le fait en reprenant mot à mot le texte de Gildas ; là non plus, il n’est pas question du roi Arthur. Dans l’Historia Brittonium (compilation datée du ixe siècle sous la forme qui nous est parvenue), le roi Arthur fait son apparition, et la bataille du Mont Badon est présentée comme l’une des douze qu’il a livrées aux Saxons. Ensuite, la bataille figure dans les Annales de Cambriae à l’année 516, comme victoire attribuée au roi Arthur.

La bataille aurait lieu de toute évidence dans les environs de Bath, sur l’une des collines des alentours, sans que l’on puisse en préciser le lieu exact, la cité n’étant pas l’épicentre de l’affrontement. Au IXe siècle l’historien Nennius dans son historia Brittinium attribue cette victoire au roi Arthur. Il écrivit qu’au Mont Badonis, « en une journée, neuf cent soixante hommes furent tués par l’assaut des guerriers d’Arthur et nul autre que lui ne les défit ». Par ailleurs, les moines gallois au xe siècle qui composèrent les Annales de Cambriae parlent de « la bataille de Badon, dans laquelle Arthur porta sur ses épaules la croix de notre Seigneur Jésus-Christ pendant trois jours et trois nuits et les Bretons furent victorieux ». Le fait que le moine Gildas ne précise pas le nom du vainqueur de la bataille du mont de Badon, le fait qu’il ne l’attribue pas à Arthur (ni à personne en particulier d’ailleurs) quand la majorité des récits ultérieurs le font, alors même que Gildas est un contemporain d’Arthur (et aurait donc dû lui rendre hommage pour cette victoire), constitue un grand mystère et rend Arthur insaisissable (pas si l’Église veut faire disparaître les Bretons pélagiens). C’est l’une des raisons majeures qui font douter les historiens de l’existence du légendaire Arthur (officiel). Par contre, le fait que Bède est Anglo-Saxon peut expliquer qu’il ne donne pas de noms et le fait que Gildas est ecclésiastique peut également le retenir.

L’armée saxonne aurait été menée par Ælle de Sussex ou Cerdic de Wessex, ou peut être par les deux à la fois, laissant penser à une coalition des forces angles et saxonnes pour tenter d’écraser définitivement les forces bretonnes et d’atteindre la mer de Severn pour isoler les Gallois des Bretons du sud.

Les anales Cambriae datent la bataille en 516; mais selon les calculs faits sur les écrits de Gildas, il faut que cette bataille se déroule avant 504 et plus précisément en 494.

Comme dirait  l’autre : « On verra ».

André Lefebvre

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Andre lefebvre

Mon premier livre "L'histoire de ma nation" est publier chez: http://fondationlitterairefleurdelyslibrairie.wordpress.com/ André Lefebvre