Deux émotions vaines qui rendent malheureux!

CAROLLE ANNE DESSUREAULT :

Mon article s’est inspiré du livre du Dr Wayne Dyer intitulé Vos zones erronées.

«Ce n’est pas l’expérience du présent qui rend les hommes fous, mais le remords lié à quelque chose qui appartient à HIER et la crainte de ce qui risque de se passer dans le FUTUR.»

En parcourant ce petit livre, j’ai rapidement tenu devant moi le miroir de plusieurs de mes comportements et leurs racines. Je veux parler ici de deux émotions tout à fait vaines, inutiles, détestables et destructrices, qui m’ont souvent rendue malheureuse. À ce qu’en dit l’auteur, je ne serais pas la seule, parce que selon lui, ce sont les deux émotions qui remportent le trophée dans l’art de rendre malheureux.

Quelles sont ces impostrices (désolée, mais le féminin «d’imposteur» n’existant pas, je me suis permise cette liberté de le créer temporairement), ces bouffeuses d’énergie, ces gapilleuses de la vie, pourtant si précieuse?

Les voilà : la culpabilité et l’inquiétude, ce sont les garces du jour dont il faut se méfier!

Commençons par la culpabilité

Non seulement, elle ne sert à rien, ne crée rien, mais elle est la pire des deux. La tactique de la culpabilité est de nous freiner, de nous bloquer DANS LE MOMENT PRÉSENT, et pourquoi? À cause de notre comportement PASSÉ. C’est comme si on s’enfergeait dans tout ce qui se présente, – elle est toujours dans nos jambes – parce qu’une règle familiale ou sociale n’a pas été respectée. Tout un code tissé de choses qui ne se font pas!

Le sentiment de culpabilité nous polarise sur un événement appartenant au PASSÉ qui concerne soit une chose qu’on a faite ou pas faite. Une chose qu’on a dite ou pas dite. Un regard qu’on a donné ou ignoré. S’ensuit un sentiment de culpabilité qui attrape la colère au passage en se dépêchant d’envahir la planète de notre petite personne. Après, c’est trop tard, on est enlisé dans ses sables mouvants, étouffés, incapables d’agir.

Cette colère qui vient en prime avec la culpabilité va investir complètement NOTRE MOMENT PRÉSENT. Pensons à une guerre, comment les opposants envahissent de force un territoire, l’occupe, pour le soumettre, et lui montrer qu’il n’a pas de valeur. La culpabilité fait du plagiat : elle agit de même.

Le désastre après : un champ de bataille aride, la beauté de la vie a été perdue, les jardins pleins de fleurs n’ont pas été contemplés. La sève n’a pas coulé. On a vécu une vie morte avant même de mourir, même pas une vraie mort, une imitation.

L’inquiétude

L’inquitétude est le trouble qui nous bloque ACTUELLEMENT dans le PRÉSENT à cause de quelque chose relevant du FUTUR. Une chose sur laquelle nous sommes sans pouvoir.

Le sentiment de l’inquiétude dilapide les forces et les possibilités de l’INSTANT PRÉSENT, des moments précieux qui pourraient servir à créer, mais qui nous empêchent d’apprécier la vie. Pourquoi? À cause d’une foutue inquiétude pour le futur qui ne se réalisera probablement pas! On sait tous ça, mais on fait comme si on ne le savait pas!

Je vous demande : «Vous est-il déjà arrivé de vous en vouloir d’avoir fait quelque chose que vous n’auriez pas dû faire?» «Vous est-il déjà arrivé de vous inquiéter pour des événements qui pourraient arriver mais qui ne se sont jamais produits?»

La fabrication de la culpabilisation 

Il y aurait beaucoup à dire sur les sources de la culpabilisation, mais je ne le ferai pas, je serai brève. Parce que nous sommes des enfants de la culpabilisation. Combien d’entre nous ont dû subir le complot parental ou collégial, institutionnel visant à nous transformer en machine à culpabilisation. LA CULPABILITÉ NOUS SOUMET. Pour avoir la paix – pour  garder leur pouvoir – beaucoup de parents (je ne mets jamais tout le monde dans le même panier) jouent sur la culpabilité sans même s’en rendre compte, reproduisant l’enfermement de leur être qu’ils ont eux-même vécu, en culpabilisant à leur tour leurs enfants. «Que vont penser les voisins? Tu devrais avoir honte de toi. Si tu recommences, papa ou maman, ne sera pas content!» «Tu as été gentille toute la journée, mais là, ça ne va plus, tu nous déçois. … il va falloir te mettre en conséquence! … Bon, je te retire tes privilèges de la soirée … » Ne sont-ce pas des tactiques qui ressemblent au dressage d’un animal? Ce sont les mêmes tactiques utilisées en entreprise qu’on peut nommer harcèlement.

La culpabilité s’infiltre partout : enfance, couple, famille, amis, travail …

Au niveau du couple, facile de culpabiliser. Une personne a-t-elle commis un écart de comportement à l’égard des principes de sa moitié? Elle pourrait en souffrir longtemps. «Comment pourrais-je à nouveau te faire confiance après ce que tu as fait?» OU «C’est la troisième fois que je vide la poubelle, j’ai l’impression que tu refuses de faire ta part.» OU «Si tu m’aimais …. »

Les sources de la culpabilisation obéissent à l’échelle sociale

Toute personne en pouvoir a le pouvoir (le chemin libre) d’insuffler à un être en position de non-pouvoir une touche de culpabilité. C’est pourquoi le pouvoir est destructeur. Il agit à la vecticale, de haut en bas.

La famille, l’école, le travail, la religion, les prisons, les conventions (celles qui nous incitent à donner un bon pourboire même si le service était pourri), etc., bien des comportements acquis qu’on exécute automatiquement sans être en harmonie avec eux.

Il faut tout mettre cela à la porte de notre être. Dans notre être, nous sommes les seuls seigneurs et décideurs de ce qui entre dans notre territoire. Je parle ici, bien sûr, aux adultes, parce que les enfants sont sous la coupe de leurs parents pour le meilleur et pour le pire.

LA CULPABILITÉ BRISE LA LIBERTÉ

L’inquiétude

Si nous croyons qu’il suffit de se tourmenter assez longtemps pour changer un événement passé ou un événement è venir, c’est que nous manquons de réalisme.

Se tracasser ne sert à rien. La réelle définition de l’inquiétude, la voici : c’est se bloquer dans le PRÉSENT à propos de choses qui se produiront ou qui ne se produiront pas dans le FUTUR.

Il est sûr qu’il ne faut pas confondre le fait de se faire du souci pour l’avenir et le fait de faire des projets d’avenir. Faire des projets, c’est préparer un avenir plus efficace, ce n’est pas s’inquiéter du lendemain.

S’inquiéter de l’avenir n’améliore pas les choses, en fait, cela tend à affaiblir notre efficacité dans le présent.

Des tactiques pour éliminer l’inquiétude

  • considérer que l’instant présent est fait pour être vécu et non pour s’obnubiler sur l’avenir. Quand on se surprend à se tourmenter, on peut se demander : «Qu’est-ce que je cherche à éviter en me tracassant maintenant? Il faudrait attaquer de front la chose que nous voulons éviter. Le meilleur antidote à l’inquiétude est l’action;
  • se demander : «Est-ce que me casser la tête avec ceci ou cela modifiera la tournure que prendront les événements?»
  • défier ce qui nous fait peur ou ce qui nous tourmente est le moyen le plus efficace de se débarrasser de nos craintes;
  • une autre tactique : s’assigner des périodes de «cassage de tête» de plus en plus brèves. S’accorder dix minutes l’après-midi pour se faire de la bile et ressasser alors toutes les catastrophes en puissance qu’on est capable de passer en revue pendant ce laps de temps;
  • ensuite, faire appel à notre faculté de contrôler nos pensées et cesser de nous tourmenter jusqu’à la période de «cassage de tête» suivante

On ne tardera pas longtemps à se rendre compte de l’absurdité qu’il y a à gaspiller son temps aussi vainement et on finira par effacer complètement cette tendance à se tracasser.

À bas les masques, il est le temps de se libérer

Allez, madame la culpabilité, et madame l’inquiétude,  prenez le bord, et vite. Je ne veux plus vous voir. Mes amis non plus. Je ne veux plus sentir votre parfum sur les enfants, ça me brise le coeur. Vous pouvez errer à la dérive, jusqu’à vous décomposer. Je vous assure que personne ne vous regrettera. Pas dans mon pays qui se plaît à habiter le coeur.

Carolle Anne Dessureault

 

 

 

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Carolle Anne Dessureault

Née au Québec, Carolle Anne Dessureault a occupé plusieurs postes en administration, dont celui de vice-présidente dans un parc technologique de la province. Elle est auteure de plusieurs ouvrages. Médaillée d'argent en art oratoire chez Toast Masters, elle a donné des centaines de conférences sur le bien-être intérieur. Elle a voyagé dans une trentaine de pays. Elle croit profondément dans l'épanouissement de la personne par la pratique de l'attention vigilante : la pleine conscience.

35 pensées sur “Deux émotions vaines qui rendent malheureux!

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    7 novembre 2013 à 3 03 15 111511
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    Chère Carolle Anne,

    Je suis bien d’accord et plus que jamais, tous nos ennuis commencent en nous-mêmes.
    Et il faut les trancher à la racine avant que la maladie grandisse et ne soit plus contrôlable. Il faut apprendre à aimer se retrouver soi-même dans des devis et pensées destinés à connaître et voir les recoins et ressorts les plus secrets de sa personne. Et ça ne se fait pas dans une société tumultueuse et distrayante.

    Et ensuite, il faut l’exprimer, comme vous le faites, c’est ça qui conforte cette pratique et socialement, et c’est une aide.

    Merci.

    Bonne journée

    Demy

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      7 novembre 2013 à 7 07 04 110411
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      L’angélisme et le bon sentiment ça fait toujours du bien, mais la réalité comporte bien plus de nuance que simplement de la beauté masquée par quelques erreurs de jugement.

      Je crois qu’il ne faut pas simplifier au point d’encenser de beaux discours ce que la rectitude politique nous interdit de dire : «oui que c’est beau, vous avez raison, je vous aime. »

      C’est plate ce que je dis, n’est-ce pas?
      C’est tellement plate que notre savoir-vivre (sic) nous interdit de dire de telles choses après un si beau discours. Ce sont les tomates assurées.

      Salutations,

      Serge Charbonneau
      Québec

      P.S.: La suite plus bas.

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        7 novembre 2013 à 7 07 33 113311
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        @ Serge,

        Je ne vends pas de tomate et vous êtes trop loin. Allez donc au Marché le plus proche, ce sera plus simple. Il suffit de demander et de payer. 😀

        Pour ce qui est du reste de votre commentaire, soyez assuré que je vous ai bien compris et votre peine irréductible et si légitime. 🙂

        Bonne journée
        Demy

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          7 novembre 2013 à 7 07 57 115711
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          Pour les tomates, je compte bien les recevoir sans avoir à me déplacer.

          Salutations,

          Serge Charbonneau
          Québec

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            7 novembre 2013 à 9 09 52 115211
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            Il ne vous reste qu’à vous mettre de mon côté et vous en recevrez pendant qu’on m’en envoie des epéclées, ils visent très mal en général.

            😀

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            7 novembre 2013 à 10 10 00 110011
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            Je me range avec vous M. West.

            Nous partagerons, je n’aime pas lorsque cela se gaspille.

            Salutations,

            Serge Charbonneau
            Québec

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      7 novembre 2013 à 11 11 35 113511
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      @Demian West

      Bonjour Demy,

      Je conviens avec vous que tous nos ennuis commencent en nous-mêmes, réflexion qui nous conduit à prendre l’entière responsabilité de nos actes et de notre vie plutôt que de chercher un coupable à l’extérieur.

      Je crois comme Wayne Dyer que la culpabilité provient d’une pensée erronée. Reconnaître une erreur est sain, après on fait mieux, c’est tout. On continue sa route. Porter émotionnellement le poids de l’erreur et s’en vouloir, c’est ce qui est malsain et bloque nos énergies.

      «Apprendre à aimer se retrouver soi-même …. voir les recoins et ressorts les plus secrets de sa personne», j’aime et je le fais. J’ajouterais apprendre à aimer à être AVEC soi-même, se tenir compagnie.

      Bonne journée,

      Carolle Anne

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    7 novembre 2013 à 7 07 15 111511
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    La culpabilité nous vient lorsqu’on est incapable d’assumer ses actes.

    Assumer ses actes, c’est pouvoir reconnaître ses torts, c’est pouvoir s’excuser, c’est pouvoir donner raison.

    Assumer ses actes et ses mots, c’est aussi pouvoir les justifier, les expliquer, les redire droit dans les yeux avec non pas de l’arrogance, mais de la franchise et de la sincérité.

    Lorsque l’on crie «baveux» et que l’on se sauve comme un jeune voyou qui a dit une connerie, tôt ou tard on découvre que la culpabilité nous envahit. Incapable d’être resté sur place pour justifier que l’accusation de «baveux» était bien fondée et reposait sur autre chose qu’une déclaration de jeune morveux incapable d’assumer ses insultes non fondées.

    Pour pouvoir nous regarder dans un miroir, nous devons assumer nos actes.
    Je me demande toujours si ces journalistes qui se livrent à de la grossière propagande sont capables de se voir dans le miroir lorsqu’ils se brossent les dents avant de se mettre au lit. Je me demande lorsqu’ils croisent leur propre regard si celui-ci leur reste collé dans l’esprit tellement la honte et la culpabilité pourraient les envahir sachant qu’ils propagent de la fausseté plutôt que de livrer la simple réalité.

    Ces journalistes se sentent-ils coupables ?

    Les gens qui peuvent mentir comme ils respirent se sentent-ils coupables ?
    Je crois que non.
    Les ordures, les mafiosos, les gros toffes, les capitalistes, les généraux qui peuvent faire tuer 100 000 personnes semblent ne jamais se sentir coupables.
    Il faut les mettre devant leurs méfaits pour peut-être leur faire sentir la culpabilité. J’aimerais asseoir notre (sic) général Bouchard du Saguenay au centre des morts que ses bombardements inhumanitaires en Libye ont pu causer. J’aimerais qu’il s’imprègne de cette odeur de cadavres que la Libye encore aujourd’hui doit sentir.

    La culpabilité…
    Il y a bien des degrés de geste. On peut naviguer de l’insulte à la tuerie. Mais que ce soit pour l’insulte ou pour la tuerie, il s’agit de savoir si notre geste est juste. Le jeune Omar Kadr se sent-il coupable d’avoir retourné la grenade qu’on lui avait lancée pour le tuer ? On a accusé ce jeune de 15 ans d’avoir tué « un soldat US »! Ceux qui l’accusent se sentent-ils coupables et gênés de lancer une telle stupide accusation ?
    Les ordures ne se sentent jamais coupables, c’est comme cela qu’on les reconnaît.

    Je préfère parler de la culpabilité à travers la réalité dans laquelle nous baignons. Les théories de tout acabit, les discours d’experts et les analystes psychologiques ne sont pas ma tasse de thé.

    De dire qu’il ne faut pas se sentir coupable, c’est un peu dire qu’il ne faut pas regretter nos gestes que l’on sait regrettables.

    Je ne crois pas que la culpabilité ne sert à rien. La culpabilité est notre jugement interne, c’est notre petit juge qui nous juge à l’oreille et dit : «Oh! Ce n’est pas bien ce que tu as fait».
    On peut aller en appel et refaire le procès en analysant si nous avons bien agi ou pas. La mauvaise culpabilité est comme un mauvais verdict, comme une erreur judiciaire. Les thérapeutes sont là pour aider à renverser ces erreurs judiciaires.

    Vous avez de beaux sentiments, Mme Carolle et vous êtes sincère, mais la réalité dans laquelle nous vivons n’est pas un conte de fées et nous ne sommes pas pleins de pureté que nous n’avons qu’à découvrir. Nous sommes comme nous sommes, parfois beau parfois sale, parfois gentil parfois pas. Nous sommes ainsi et je crois que faire semblant d’être autrement c’est se jouer à soi-même et aux autres un peu et parfois beaucoup d’hypocrisie.

    Je n’ai jamais cru au regard saint des papes et des «trop» bonnes gens.
    Tout comme je ne crois pas en l’infaillibilité de l’expert.

    Serge Charbonneau
    Québec

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    7 novembre 2013 à 10 10 15 111511
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    Bonjour chère Carolle Anne,

    (Ça fait courrier du coeur d’Ann Launders).

    La culpabilité c’est avoir l’impression d’avoir du pouvoir sur le passé.

    La culpabilité c’est la porte qui empêche de sortir du garde robe et de faire le deuil.

    La culpabilité à laquelle vous faites référence est plutôt la voix de votre parent manipulateur internalisé. C’est la voix du faux moi développé pour survivre à l’absence d’amour des personnes de référence. C’est le résultat de la pédagogie blanche. C’est un genre de névrose. Un baobab.

    Il y a eu avant Galiléo et après Galiléo. Il y a avant Alice Miller et après Alice Miller. C’est plus facile de conduire sur une route inconnue lorsqu’il y a une ligne centrale qui nous indique nos écarts vers la gauche ou la droite.

    Monsieur Demian West,
    Écrire c’est une chose. Une forme de distanciation. Ce qui est thérapeutique c’est la verbalisation. Entendre notre parole permet d’équilibrer les hémisphères cérébraux. Les « auditifs » qui se parlent dans la rue s’auto médicamentent.

    En passant, où en est votre devoir à la maison : (L’expression du refoulement dans l’Art…) ?

    Monsieur Serge Charbonneau,
    Je sens bien votre révolte, votre déception et je crois que vous trouverez dans le lien suivant matière à récupérer, en partie, votre paix de l’âme. Ça prend une instance psychologique comme préalable au sentiment de culpabilité.

    « Mais que ce soit pour l’insulte ou pour la tuerie, il s’agit de savoir si notre geste est juste. » L’exemple de Kadr est parfait. L’armée des psychopathes sont les « bons ». Tout est juste pour EUX.

    http://www.les7duquebec.com/non-classe/la-ponerologie-politique-andrew-m-lobaczewski/

    « Lobaczewski affirme que chaque société devrait enseigner à ses membres des techniques de pensée appropriées et comment détecter les drapeaux rouges de la sociopathie. L’enseignement des techniques de pensée critiques dans le processus éducatif est une étape dans cette direction, mais aux USA aucun enfant n’est laissé faire baisser le niveau gargantuesque du projet [des psychopathes], même cette première étape est absente d’une manière accablante. »

    La bibliothèque des 7 est riche, riche, riche, je crois du meilleur, la crème de la crème des commentateurs et rédacteurs. L’Université pour tous.

    Affectivement.

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      7 novembre 2013 à 11 11 16 111611
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      Le refoulement dans l’art c’est l’art lui-même. Ai-je bien répondu à votre question et sans y répondre comme tout refoulement l’exige ?

      Demy

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        7 novembre 2013 à 12 12 12 111211
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        @Demian West

        J’aime beaucoup votre pensée sur le refoulement dans l’art. Il y a des états qui existent que les mots ne peuvent saisir.

        Carolle Anne

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        7 novembre 2013 à 13 01 34 113411
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        La résistance est une protection salutaire. Je respecte cela.

        Le refoulement s’exprime dans l’Art. L’artiste demeure inconscient de son refoulé. Il se croit créateur.

        S’il devenait conscient il serait le maître de son art. Pour plus de précision, vous avez un indice, une piste, une étoile.

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      7 novembre 2013 à 11 11 55 115511
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      @Serge Charbonneau

      Vous dites «la culpabilité nous vient lorsqu’on est incapable d’assumer ses actes», c’est justement ce que je dis dans l’article : la culpabilité nous bloque, nous empêche d’agir, voilà pourquoi elle est nuisible. Je suis tout à fait pour la responsabilité de nos actes.

      On m’a demandé récemment de prendre soin de deux enfants pendant quelques jours, deux enfants qui vivent dans un contexte idéal, amour, argent, santé, beauté, activités, luxe … mais, j’observais les propos de la grand-mère à la fin de la journée qui a fait éclater la plus âgée (3 ans et demi), elle le faisait avec la meilleure volonté du monde. L’enfant voulait regarder une émission de tv avantle repas (comme elle le fait souvent), mais là, la grand-mère a dit NON, je préfèrerais que tu dessines … la petite a commencé à pleurer en protestation et m’a regardée, mais moi je ne pouvais intervenir, ce n’est pas mon rôle … : «Tu n’es pas gentille quand tu ne m’écoutes pas … tu pleures, bien va dans ta chambre … . je ne suis pas contente de toi, moi je suis gentille avec toi … Michael lui ne ferait pas ça …. bon, tu seras privée de tes privilèges ce soir! Je vais le dire à ta mère quand elle va arriver, elle ne sera pas contente de toi.» Ça n’a pas l’air méchant en soi, pourtant, ce sont des paroles qui sèment la confusion entre un comportement qui est dans le faire, et l’essence d’une personne, sa valeur, sa qualité.

      La culpabilité est souvent cachée au fond de soi, on ne veut pas la voir. On justifie. Accuser les autres, les dévaloriser, ce sont, à mon avis, des symptômes d’un transfert de culpabilité.

      Je crois moi aussi à la responsabilisation personnelle qui va avec la liberté. Je m’efforce de l’appliquer, quand je fais des écarts, je rectifie. Surtout, je laisse de l’espace aux autres, je les laisse libre d’être ce qu’ils sont.

      Merci de votre commentaire.

      Carolle Anne

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      7 novembre 2013 à 12 12 08 110811
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      @Le Gaïagénaire,

      Je suis bien consciente que le sentiment de culpabilité vient de la voix d’un parent manipulateur. C’est la voix du faux moi développé pour survivre à l’absence d’amour des personnes de référence.

      On dit bien «parent manipulateur», comme il y a des amis manipulateurs, des conjoints manipulateurs, des enseignants manipulateurs.

      J’aime ce que vous écrivez à Demian :« ce qui est thérapeutique c’est la verbalisation. Entendre notre parole permet d’équilibrer les hémisphères cérébraux.»

      Je me sens comme un oignon. Plus je vais, et plus j’enlève des couches de moi pour m’alléger, me sentir plus libre et vraie dans la simplicité. C’est un long processus, je n’ai pas encore atteint le coeur de l’oignon. Mon regard se porte sur lui.

      Bonne journée et merci de vos propos qui enrichissent le thème.

      Carolle Anne Dessureault

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        7 novembre 2013 à 12 12 32 113211
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        Il dit vrai le Gaïagénaire.

        Par exemple, je me considère comme une personne dans le monde et parmi d’autres. Donc, je me parle et je m’écoute parler, (un peu comme Flaubert parlait ses textes si la comparaison n’est pas trop osée ou vaniteuse car je me dis plus souvent la liste des courses et mes plans foireux pour grappiller quelques avantages par-ci par-là comme une vieille habitude prise pendant l’adolescence expérimentale et ingénieuse de la subtilisation en pays et familles riches, les dire ça les rend plus concrets et ça amorce la pompe ou la machine ) et je me regarde vivre et souvent j’aimerais bien me voir fermer ma grande gueule aussi. Faut reconnaître que ça fait partie du package du moi qu’on a tous reçus en venant au monde avec ce sac à dos pour la grande approche himalayenne.

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          7 novembre 2013 à 15 03 36 113611
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          «j’aimerais bien me voir fermer ma grande gueule aussi»

          Voyons M. West nul besoin de vous fermer vous même la grande gueule, il y a toujours des gens au rendez-vous pour vous la fermer eux-mêmes.

          Bah ! Il y a toujours l’histoire de se tourner la langue au moins 7 fois avant de dire, mais bon…

          Serge Charbonneau
          Québec

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            7 novembre 2013 à 15 03 45 114511
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            Ah non, c’est pas pareil du tout quand je me la ferme moi-même.

            Si vous m’en trouvez un qui aura su me la fermer, c’est que vous aurez enfin trouvé la vraie censure. Mais moi je ne l’ai jamais rencontrée, hormis pour des fermetures très subreptices.

            Et j’attends de vous mieux que des proverbes. Vous êtes un très capable !
            ne me décevez pas…
            😀

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          7 novembre 2013 à 16 04 01 110111
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          Cher Demian,
          Vous êtes un défi de croc en jambe, mais c’est pour jouer, je crois.

          Vous savez très bien que Gustave Flaubert était muet. Mais je gage que vous ne savez pas pourquoi il ne pouvait pas parler ?

          Vous êtes un homme béni des dieux comparé à lui.

          Vous trouverez au lien suivant l’analyse qu’a fait de lui Alice Miller à partir de l’Éducation sentimentale, aux pages 40 et suivantes.

          http://fr.scribd.com/doc/179875724/Alice-Miller-L-39-Enfant-Sous-Terreur-Bookos

          Cette allusion à Flaubert est très pertinente puisqu’elle m’a fait réaliser que je peux très bien correspondre à cette « pathologie » du séducteur. Mais j’en suis conscient et libéré de mon idéalisation maternelle. Cependant avis est donné à toutes les belles qui se sentiraient convoitées.

          Affectivement.

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        7 novembre 2013 à 16 04 16 111611
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        C’est Flaubert qui parle:

        Ma toute belle Carolle Anne, c’est très important que le concept de culpabilité soit clair.

        À cet effet je vous tiens le lien suivant :

        http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/alice-miller-la-psy-des-enfants-50457#forum1979189

        « La Culpabilité
        « Les interprétations des faits comme quoi l’enfant ou même la théorie de Freud du complexe d’OEdipe ou l’enfant est rendu coupable de l’abus sexuels de ses parents pour cacher la responsabilité des parents sont dues à la culpabilité, on pourrait dire que ces idées sur la « culpabilité innée » de l’enfant, les gènes du mal ou encore sur la nécessite des fessées sont des visions déformées de la réalité à travers le prisme de la culpabilité, ou l’on considère l’enfant coupable et donc responsable de ce qu’il subis, comme le croient les parents. On fait culpabiliser l’enfant pour ce qu’on lui fait subir.

        « L’enfant se croit coupable de ce que lui font ses parents, le problème est que l’on ne fait pas la différence entre se sentir coupable et être coupable d’avoir commis des actes criminels, comme le montre A.Miller dans cet article : Les Sentiments de Culpabilité

        « Il arrive qu’on me demande d’où je tire ma certitude et sur quoi je m’appuie pour contredire comme je le fais les opinions établies, étant donné que je ne suis membre d’aucune école, d’aucune secte ni de quelque confession religieuse que ce soit, et qu’ordinairement c’est l’appartenance à de telles communautés qui procure à bon nombre de gens une apparence d’assurance. C’est vrai, je ne crois qu’aux faits que je peux vérifier moi-même. J’ai pu comprendre la signification de ces faits grâce à tout ce que j’ai vécu dans ma vie et aux milliers de lettres que j’ai reçues des lecteurs de mes livres depuis 1979.

        « Pour la plupart d’entre elles, ces lettres sont marquées par un déni de la réalité vécue par les personnes concernées presque total et tout à fait frappant, mais que l’exposé des faits révèle nettement à un observateur extérieur. Les lettres sont presque toujours écrites DU POINT DU VUE DES PARENTS, qui sont dans l’incapacité de supporter l’enfant que l’on était, et encore moins de l’aimer. En revanche, le point de vue de l’enfant ne s’exprime pas dans une seule phrase, si l’on met à part la souffrance de l’adulte d’aujourd’hui, ses symptômes physiques, ses dépressions, ses idées suicidaires et les sentiments de culpabilité qui le tenaillent.

        A chaque fois, on me dit que l’on n’était pas un enfant maltraité, que l’on n’était pas non plus un enfant battu, mises à part quelques claques, qui bien sûr comme chacun sait ne comptent pas, ou de coups de pied au derrière occasionnels, qui en fait étaient vraiment mérités, parce qu’on était parfois insupportable et qu’on tapait sur les nerfs de ses parents. Souvent on m’assure qu’au fond on était un enfant aimé, mais qu’on avait de pauvres parents dépassés, malheureux, dépressifs, mal informés ou même alcooliques, qui eux-mêmes avaient grandi sans amour. Rien d’étonnant alors si ces parents perdaient patience et tapaient si facilement. On ne peut qu’avoir de la compréhension pour un tel comportement. On aurait tant voulu leur venir en aide, parce qu’on les aimait et qu’ils nous faisaient de la peine. Mais même au prix des plus grands efforts, personne n’a jamais réussi à les sauver en les tirant de leur dépression et à les rendre heureux.

        « Tout cela laissait subsister les affres d’un sentiment de culpabilité que rien ne peut faire refluer. On se trouve en permanence confronté à cette question : qu’est-ce que je fais de travers ? Pourquoi je n’arrive pas à tirer mes parents de leur détresse et à les sauver ? Je me donne tant de mal. Avec les thérapeutes, c’est pareil. Ils disent que je dois quand même profiter des bonnes choses de la vie, mais je n’y arrive pas, et de cela aussi je me sens coupable. Ils disent que je dois malgré tout devenir enfin adulte, ne pas me considérer comme une victime, que mon enfance est terminée depuis longtemps, que je dois quand même finir par tourner la page et arrêter de ruminer. Ils disent que je ne dois pas chercher de coupable ou de responsable ailleurs, sinon la haine me tuera, que je dois enfin pardonner et vivre dans le présent, sinon je suis un patient « borderline », ou je ne sais quoi encore. Mais comment puis-je y arriver ? Naturellement, je ne veux pas incriminer mes parents, parce que je les aime et que je leur dois d’être au monde. Ils ont eu assez de soucis avec moi. Comment me débarrasser de mes sentiments de culpabilité ? Ils deviennent encore plus forts à chaque fois que je frappe mes enfants, c’est affreux de voir que je suis incapable d’arrêter de le faire, et je replonge à chaque fois dans le désespoir. Je me déteste de ce recours irrépressible à la violence, je me hais quand je suis pris d’une crise de fureur aveugle. Que puis-je faire contre cela ? Pourquoi dois-je constamment me détester et me sentir coupable ? Pourquoi tous les thérapeutes que j’ai vus ne m’ont-ils été d’aucune aide ? Depuis des années j’essaie de suivre leurs conseils, mais malgré tout je n’arrive pas à me libérer de mes sentiments de culpabilité et à m’aimer comme je devrais le faire. »

        Affectivement

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          7 novembre 2013 à 18 06 48 114811
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          @Le Gaïagénaire,

          J’ai lu les articles d’Alice Miller que vous nous référez et je commence à comprendre votre respect pour cette auteure que vous nous citez souvent dont chaque mot veut dire beaucoup.

          Plus particulièrement, le 4e commandement (respecter et honorer les parents, ne pas les accuser), m’apparaît très clair. Il y a des enfants qui se révoltent contre le mensonge des parents, leur désir maladif d’être respecté et approuvé, d’avoir raison, et d’autres qui deviennent des chouchous tant ils se glissent dans leur peau! C’est fou comme je sens tout de suite maintenant les manipulations entre parents et enfants. Je connais une femme qui n’arrête pas de dire à sa petite-fille «Tu dois me respecter, je suis ta grand-mère, j’ai droit à ton respect.» C’est vrai qu’il faut respecter les gens, en fait, il s’agit pour l’enfant de démêler en lui ce qu’il perçoit de malsain et ce qu’on lui dit qu’il doit ressentir. Plus tard, l’enfant prendra sa revanche.

          Ces textes me rentrent dans le coeur. Je retiens l’importance de conscientiser et d’exprimer nos véritables sentiments.

          Écouter l’enfant en soi. J’y fais un lien avec écouter son senti intérieur, l’intuition. Ce qu’on perçoit dans la profondeur de notre être.

          Merci beaucoup pour vos éclaircissements.

          Carolle Anne Dessureault

          de malsain qu’on lui transmet.

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            8 novembre 2013 à 10 10 28 112811
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            Carolle Anne,

            J’ai mis en page certains aspects de mon personnage de séducteur que je vous communique dans une message privé.

            Vous comprendrez pourquoi je ne me sens pas coupable.

            Toutes les filles auraient avantage à connaître ces aspects de mon personnage.

            A+

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    7 novembre 2013 à 15 03 13 111311
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    Quelle monde complexe que celui des sentiments et émotions. Tellement complexe qu’on y retrouve le ciel et le terre .

    A chaque touche de claviers, l’un ou l’autre cherche a s’exprimer sans se présenter de face, prenant un allure détachée ou de front, sous son masque.

    Profondément enfouies dans l’inconscient ou juste balayées du conscient au subconscient, leurs présences dictes toutes paroles et actions, toutes réactions refoulées ou projetées.

    Identifier, nommer, exprimer…pour pleurer, rire….pleurer et rire a la fois, puis être là, présent a ce qui es…au vent qui joue sa mélodie sur le feuillage des arbres environnant ou a l’irrésistible envie de ramasser le cailloux qui brille au soleil, se fondre dans l’Unité de ce qui est et avoir la certitude d.y avoir sa place.

    bonne journée

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      7 novembre 2013 à 16 04 36 113611
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      Ce matin il faisait beau.

      Deux chevreuils broutaient les quelques poussent de verdure dans le champs d’à côté. J’ai pris des photos.

      Je suis sorti prendre le courrier au chemin, ces bêtes m’ont vue, regarder aller et venir, n’ayant éprouvé aucune crainte en pleine saison de chasse, je me suis dit que mes vibrations devaient être belles.

      Affectivement.

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        7 novembre 2013 à 16 04 59 115911
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        Probablement des anges laïcs. C’est leur coutume. C’est une affaire de poste et de vibrisses.

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          9 novembre 2013 à 9 09 41 114111
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          @ DW

          Chez vous peut-être, mais ici c’est la cour arrière des rennes du Père Noël.

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      7 novembre 2013 à 18 06 53 115311
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      @Peephole

      Je fais écho à ce que vous dites sur le fait d’être présent à ce qui est … au vent … etc.

      La nature ne m’apparait plus comme un simple décor nécessaire à l’environnement comme lorsque j’étais jeune. Maintenant, la nature, je la sens. J’aime m’asseoir près d’un arbre, ou y toucher, lui parler même. Entendre comme vous le dites si bien la mélodie sur le feuillage des arbres.

      PLUS QUE TOUT, «se fondre dans l’Unité de ce qui est et avoir la certitude d’y avoir sa place.» Ceci est devenu mon chemin de vie.

      Bonne fin de journée

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    7 novembre 2013 à 15 03 31 113111
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    Quel défi que de percevoir l’autre !
    « L’un ou l’autre cherche a s’exprimer sans se présenter de face, prenant un allure détachée ou de front, sous son masque. »

    Qui donc est franc, qui donc est sincère ? On ne sait jamais, on imagine toujours. On redoute les masques même lorsque les gens se mettent à nu. On ne les croit pas nus.

    Quel monde complexe que celui de la perception des gens !

    Serge Charbonneau
    Québec

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    7 novembre 2013 à 15 03 48 114811
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    Ainsi donc, avec des paroles très simples et sans artifice, Carolle Anne a su déclencher des tempêtes dans les bocaux de cerveaux que des docteurs en psychanalyses n’auraient pas estimées, car par-delà leurs échelles de Richter.

    Y a de la sagesse dans ce genre de tempêtes.

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    7 novembre 2013 à 16 04 04 110411
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    Qu’ai-je à foutre de ce Pierre d’hier qui a fait des bêtises et qui a dit des conneries ? Vous ne voyez pas que ce n’est pas MOI ? Heureusement, sinon je serais mort… Et ce type, demain, qui se prendra pour moi, j’espère qu’il sait se débrouiller, car je compte bien finir mon écuelle avant qu’il ne fasse nuit…

    La contrition parfaite et le ferme propos, on m’a expliqué et il y a un petit sachet de foi sur le bord de l’assiette. Le reste, juste du bonheur… Comment peut-on s’imaginer qu’on dure ! Tenez, je ne regrette même pas de vous avoir dit çà !
    .

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      7 novembre 2013 à 16 04 21 112111
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      Moi je regrette juste d’avoir été jeune, car si j’avais été vieux j’aurais fait autrement. Je m’en souviendrai à l’avenir… 😀

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      8 novembre 2013 à 10 10 19 111911
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      À ceux qui portent le même noms qu’hier :

      http://fr.scribd.com/doc/179875724/Alice-Miller-L-39-Enfant-Sous-Terreur-Bookos
      (pages 42 à 45 du texte et pages 98 à 102 du livre)

      « Lorsqu’il s’agissait d’exprimer ses doutes politiques, même quand ils étaient en opposition criante avec la position des détenteurs du pouvoir, Flaubert pouvait montrer beaucoup de courage. La perspicacité de ses observations est presque insurpassable et ses analyses de l’opportunisme politique, culturel et social reflètent son mépris pour toute forme de mensonge. »

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        8 novembre 2013 à 10 10 27 112711
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        C’est vrai que si on dit une chose publiée hier, elle paraît très différente aujourd’hui, car l’homme change et tout autour de lui change dans le même temps. Bref, c’est une chance, que nous ayons parfois l’impression de nous comprendre d’ensemble. C’est un miracle que nul ne saurait étudier sans qu’il perde définitivement ce qui faisait le réel et la cohérence. Et c’est peut-être la seule utilité organique de la culpabilité : elle entretient un lien avec ce que nous étions hier, comme si nous l’étions encore. C’est une mémoire solide, un organe en formation constante, jusqu’à ce qu’il nous étouffe. Le cancer, c’est cette sorte d’être qui gonfle en nous et qu’il finit pas nous éteindre, avant que l’on comprenne son secret qui est l’immortalité gagnée dans les siècles qui viennent, peut-être les années. Les cellules nous mènent par le bout de notre nez, comme les odeurs elles-mêmes et toutes les hormonales ambitions.

        Il faut retrouver ce noyau mental dans les cellules, pour qu’elles parviennent enfin à parler ouvertement et clairement dans les médias.

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