Chapitre 14: Les Gilets jaunes poussés par la crise économique systémique

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23.10.2019-Chapter 14 Yellows-English-Italian-Spanish-Portugese

Autopsie du Mouvement des Gilets jaunes. Septembre 2019.  L’Harmattan

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De la crise économique à la crise sociale

 

Une crise sociale prend toujours sa source dans une crise économique. Il n’en va pas autrement pour la crise des Gilets jaunes. L’économie mondiale va tout droit dans le mur et elle ralentit en dépit du laxisme monétaire des banques centrales, de l’hyperendettement des particuliers et des entreprises et des déficits cumulatifs des institutions publiques. Un total de 250 000 milliards de dollars de dette mondiale. Il est absolument impossible de rembourser cette dette qui s’accumule à grande vitesse. Il faudrait émettre du nouvel argent de pacotille (sous forme de crédit) pour rembourser la dette en s’endettant encore davantage. Avec 250.000 milliards de dollars de dettes à travers la planète, 1 % d’augmentation des taux d’intérêt correspond au PIB de la France; le remboursement est impossible. Pendant ce temps la machine de production est en panne faute d’un marché, sclérosé faute de liquidités (!) La solution qui s’impose? Dévaluer ces monnaies de pacotille et pour ceux qui ne sont pas encore en faillite acheter de l’or comme le font déjà certains États (Chine, Russie) dont la valeur s’envolera. Notez qu’entretemps les épargnants auront vu leurs avoirs s’évaporer comme fumée de narguilé. Bref, ce sera l’apocalypse financière auquel répondront d’autres révoltes des Gilets jaunes (avec ou sans gilets). Au demeurant, tout ceci a déjà commencé au Liban, au Chili, en Équateur, en Algérie, en Haïti, à Hong Kong, en Inde pour ne nommer que les plus réputés.

 

« Le problème, c’est que suite aux manipulations pour faire baisser le cours de l’or face au dollar, aucune banque centrale ne publie un audit complet de son or physique et de ses produits dérivés. Le dernier audit aux États-Unis date de 1950 et de Gaulle avait déjà des doutes sur la réalité de l’or américain. La France va-t-elle aussi prêter, « swaper » et hypothéquer son or à la banque JP Morgan pour faire de Paris une place de marché importante de l’or ? La question se pose depuis la nomination, l’an passé, de l’européiste mondialiste Sylvie Goulard comme sous-gouverneur de la Banque de France. »

 

La crise a provoqué le Mouvement des Gilets jaunes

 

En réalité, la crise économique a commencé en 2015, date du premier ralentissement de la Chine. Nous en sommes aujourd’hui au deuxième ralentissement de l’activité économique en Chine (le PIB a chuté sous la barre des 6% annuellement. Notez que le PIB étatsunien sera sous les 1,3% en 2019). La situation économique se dégrade lentement, tout comme la grenouille dans la casserole d’eau froide qui ne prend pas conscience de la mort qui approche lorsque l’on augmente la température.

 

La dette

 

Les banques centrales, par leur politique monétariste laxiste, ne savent que prolonger la vie des États malades dont l’hyperendettement devient incurable. En 1958, la dette américaine s’élevait à 280 milliards de dollars. Elle a été, depuis cette époque, multipliée par 75 (par 31 depuis 1981, tandis que les recettes fiscales n’étaient multipliées que par 6) pour atteindre, aujourd’hui, 22.000 milliards de dollars. Suite au surendettement mondial, le cygne noir déclencheur peut apparaitre n’importe où. L’OCDE vient de constater, par exemple, que la dette obligataire des entreprises dans le monde a doublé en dix ans et met en doute leur capacité à rembourser leurs obligations. Le ratio d’endettement mondial est de 318 % du PIB, soit 49 % de plus qu’avant le pic de la faillite de Lehman Brothers (2008). Selon certains experts, l’épargne mondiale serait en train de s’assécher.

 

La dette est, en réalité, une maladie mondiale, incluant la bombe potentielle des produits dérivés bancaires. En Chine, la dette totale est passée de 2 000 milliards, en 2000, à 40 000 milliards de dollars conséquence de son vaste programme d’investissement intitulé Les Nouvelles routes de la soie. Le Japon, avec une dette publique de 250 % de son PIB, ferait défaut si les taux d’intérêt augmentaient de seulement 0,5 % ! On comprend mieux pourquoi le Japon ne peut pas revenir en arrière dans sa politique monétaire. Et partout dans le monde, le système bancaire, avec un effet de levier des capitaux propres de 10 à 50, sera bien incapable de rembourser les déposants en cas de krach financier. Quant à l’État français, il faut savoir que sa dette de 2.000 milliards d’euros représente plus de deux fois la valeur de son patrimoine public et de ses actifs.

 

Selon Martin Tarlie, gestionnaire du fonds américain GMO LLC et spécialiste de la bulle, « la volatilité que nous connaissons est cohérente avec l’explosion d’une bulle financière », même si la correction du dernier trimestre 2018 est peut-être un faux départ avant le gonflement d’une nouvelle bulle, comme ce fut le cas en 1998-2000. Le mouvement sur le prix des actions des trois derniers mois de 2018 peut être comparé, par sa durée et son ampleur, à ce que l’on a connu pendant le krach de 1929 et l’explosion de la bulle Internet en 2000, et celle des « subprimes » en 2008. (1)

 

La France fait face à des problèmes structurels avec un endettement public qui s’est envolé de 20 % à 100 % du PIB depuis 1980. Les petits-bourgeois en Gilets jaunes en cours de paupérisation, se trompent de combat en voulant prendre l’argent de pacotille des riches via l’État prédateur qui la donnera aux plus riches qui ne sauront qu’en faire puisque la crise se caractérise par un excédent de capital volatile et la surproduction des marchandises qui ne trouvent pas preneur. Plus d’un million de voitures neuves dorment sur les quais européens faute d’acheteurs. Pire, ces colossales fortunes dont se targuent les milliardaires ne vaudront bientôt plus rien, que dalle. Que les altermondialistes et les environnementalistes cessent de s’agiter, la vie frugale sans consommer sera bientôt le lot de tous les affamés. Selon les économistes libéraux ce qui importe, pour améliorer le sort du citoyen-contribuable d’une façon durable, ce serait de faire maigrir l’État français, exactement le contraire de ce que réclame les Gilets jaunes populistes.

 

Avec Macron, le produit de la fiscalité énergétique passera de 50 milliards d’euros, en 2018, à 67 milliards, en 2022, soit une augmentation phénoménale de 17 milliards d’euros. La France est, désormais, le pays le plus taxé d’Europe, avec des prélèvements obligatoires de 45,6 % du PIB, contre 40 % en moyenne dans la zone euro. Les dépenses publiques de 55 % du PIB sont aussi 5 % au-dessus de la moyenne européenne.

 

« Il importe donc de mettre fin à la dictature de la taxation verte. La droite doit s’approprier aussi l’écologie en préservant l’environnement et en continuant de combattre la pollution, mais en mettant fin aux chimères du réchauffement climatique. Mais il faut commencer par combattre l’immigration, diminuer le nombre des fonctionnaires et diminuer les dépenses publiques, ce que ne fait pas le « faux dur » technocrate Macron. » (2)

 

L’État français obèse et spoliateur employait 5.666.000 fonctionnaires au 31 décembre 2017, soit une hausse de 47 %depuis 1980, alors que la croissance de la population n’a été que de 24 %. Les dépenses publiques atteignent le chiffre démentiel de 57 % du PIB. La France représente 1 % de la population mondiale, 3 % de la production mondiale, mais 15 % des aides sociales mondiales (!?…)

 

La crise économique aux États-Unis d’Amérique

 

Quant aux États-Unis, c’est un village Potemkine de la prospérité économique hyperendetté. Le marché de l’emploi est officiellement très tendu, mais il faut savoir que le Département du travail comptabilise deux emplois mi-temps occupés par une même personne comme deux emplois distincts. La dette globale des étudiants vient de dépasser 1.500 milliards de dollars, avec une dette moyenne par étudiant de 26.600 dollars. Il en résulte une paralysie de l’économie et de la situation financière de millions d’emprunteurs.

 

Les États-Unis, malgré la hausse de droits de douane, affichent un déséquilibre commercial, en 2018, de 621 milliards de dollars tandis que le déficit commercial avec la Chine s’est aggravé à 419,2 milliards de dollars malgré les surtaxes imposées. La croissance chinoise, qui était de 14,2 % en 1992, sera de seulement 6 % en 2019. Le montant des prêts intérieurs chinois dépasse les 230 % du PIB. Les États-Unis ralentissent tandis que l’empire du Milieu s’essouffle et empile les dettes, avec 50 millions d’appartements inoccupés, soit 22 % du parc immobilier national. Les exportations japonaises de composants et robots vers la Chine ont diminué de 17,4 %.

 

La Fed américaine est en train de capituler et de faire marche arrière face au risque imminent de krach, d’où les cocoricos triomphants des médias sur l’envolée récente à Wall Street, une flambée qui repose sur le sable du crédit. La Fed met fin à la politique annoncée de l’augmentation des taux d’intérêt actuellement à 2 %-2,25 % et a même amorcée la réduction de son « prime rate », et envisage la reprise de la création monétaire et, donc, l’augmentation de ses actifs de dette publique. Les USA vivent le plus long cycle de croissance répertorié depuis 1854, avec de mauvais chiffres de production industrielle, suite à une croissance artificielle générée par des mesures fiscales et l’injection, en moyenne, de 4 dollars de liquidités par la banque centrale pour un dollar de croissance obtenu. La Fed a acheté des centaines de milliards d’obligations de 2008 à 2015, au point d’avoir quintuplé, à 4.500 milliards dollars, la taille de son bilan. Face au «contre-courant» possible évoqué par Jerome Powell, la Fed, comme le Japon, n’hésitera pas à fragiliser le dollar, à réduire les taux d’intérêt pour prolonger la vie du Système et retarder le krach boursier inévitable, jusqu’au jour où, suite à la perte subite de confiance, tout s’effondrera !

 

 

Le Japon continue, lentement mais surement, à se diriger tout droit vers le mur et l’explosion finale, sans espoir de sortir du cercle vicieux dans lequel il s’est installé. La politique d’assouplissement quantitatif continue de plus belle, avec impossibilité absolue de faire marche arrière. La très faible inflation empêche la dévalorisation de la dette publique et l’archipel nippon, face au protectionnisme mondial, a enregistré pour la première fois un déficit commercial en 2018. Au Japon, le GPIF, le plus gros fonds de pension au monde (celui des retraites des fonctionnaires japonais, dont la capitalisation boursière est de plus de 10.000 milliards de dollars), a perdu, fin 2018, la modique somme de 136 milliards de dollars, suite à des placements en actions à la Bourse de Tokyo. On peut imaginer ce qui se passerait dans le monde en cas de krach.

 

La crise économique en Union européenne

 

En Europe, Mario Draghi continue la politique de la fuite en avant, promettant de ne pas augmenter le cout du crédit en 2019, de réinvestir à l’échéance les 2.600 milliards d’euros déjà accumulés par la BCE lors des rachats d’actifs. Draghi annonçait en mars, une nouvelle vague de refinancements « LTRO » des banques qui permet à ces dernières d’obtenir des ressources garanties à un taux fixe et faible sur quatre ans, indépendamment des aléas des marchés. Les banques d’Italie, d’Espagne, de Grèce ont déjà abondamment souscrit chaque trimestre de juin 2016 à mars 2017. Le renouvèlement en 2020 est vital pour de nombreuses banques italiennes en quasi-faillite.

 

La politique économique électoraliste et laxiste des populistes italiens ne fait qu’aggraver la récession, ce qui rend furieux le patronat italien Confindustria. La banque Monte dei Paschi a eu besoin de 8 milliards d’euros, mais il a fallu que l’État italien trouve encore 400 millions d’euros pour sauver la banque Carige. L’Italie ne pouvait compter, jusqu’à fin 2018, que sur la BCE pour acheter ses obligations, d’où la nécessité pour l’Italie d’émettre maintenant des obligations libellées en dollars, alors que les investisseurs étrangers ont vendu, entre mai et novembre 2018, pour 70 milliards nets d’obligations italiennes.

 

Bruxelles prévoit un coup de frein de la croissance en zone euro, de 1,9 % en 2018 à 1,3 % en 2019. C’est pour l’Italie, entrée en récession fin 2018, que le panorama s’est le plus assombri. La prévision de croissance, en 2019, est de seulement 0,2 % alors qu’elle était encore de 1,2 % en novembre 2018, suite aux incertitudes de la politique budgétaire du gouvernement populiste et à la hausse du cout des financements. Le déficit public annoncé de 2,04 % sera impossible à tenir. Bruxelles presse Rome de redresser la barre « avec des perspectives économiques qui s’assombrissent » et « une dette publique qui ne devrait pas diminuer dans les années à venir », tandis que le revenu citoyen démagogique du Mouvement 5 étoiles est lancé. La mesure devrait profiter à 1,3 million de personnes pour un revenu de 421 euros. Le risque est de détourner du travail de nombreux bénéficiaires, d’alimenter le travail au noir et d’enrichir la mafia, très impliquée dans des activités de main-d’œuvre pas chère. Quant à la banque Carige, elle supprime un quart de ses effectifs, souhaite réaliser une augmentation de capital de 630 millions d’euros, mais a échoué à lever 400 millions.

 

Mais c’est d’Allemagne que vient la surprise avec une chute de la croissance de 1,8 % à 1,1 % en raison de la faiblesse des exportations, de la baisse de la consommation ainsi que du ralentissement de la production de voitures. L’Allemagne est très sensible au cycle industriel, au ralentissement mondial, aux nouvelles normes environnementales, à l’augmentation des salaires en cours, à l’épargne de précaution croissante des ménages.

 

Le monde entier est tombé dans le piège des taux bas et de l’argent gratuit. Quand l’argent n’a plus de prix, tout le monde s’endette ! La croissance ne repose plus que sur la dette et l’émission laxiste de monnaie par les banques centrales pour injecter des liquidités. Sans les banques centrales, l’épargne ne pourrait pas financer les déficits publics des États et les besoins d’investissement des entreprises. Les taux d’intérêt devraient être aujourd’hui à 20 % et non pas à 0 % !

 

Tout ceci augure mal pour la paix mondiale. Il importe peu que le Mouvement des Gilets jaunes première mouture se soit enlisé, la conjoncture économique catastrophique laisse entendre qu’un nouveau mouvement suivra, maintenant que Macron a commencé à récupérer les miettes concédées.


Notes

 

  1. https://www.andlil.com/definition-subprime-132116.html
  2. Autopsie du Mouvement des Gilets jaunes. L’Harmattan. Paris. 2019. http://www.les7duquebec.com/7-au-front/autopsie-du-mouvement-des-gilets-jaunes/

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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétarien depuis 40 ans. http://www.les7duquebec.com

7 pensées sur “Chapitre 14: Les Gilets jaunes poussés par la crise économique systémique

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    25 octobre 2019 à 0 12 45 104510
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    Sur le livre Autopsie du mouvement des gilets jaunes

    Je suis au chapitre V de votre livre, et je peux déjà intervenir sur quelques points.

    Tout d’abord le mouvement des gilets jaunes, ne fut à aucun moment insurrectionnel , il est le résultat sur le long terme de la disparition des grands centres ouvriers depuis la seconde guerre mondiale, le résultat des délocalisations, de la régionalisation et de la perte d’ influence des « communistes » dans les banlieues où les militants islamiques ont remplacé le PCF. Voir à ce sujet les discours du maire de Saint Denis (Laurent Russier). J’ avais à ce sujet fait le parallèle avec les piqueteros qui étaient dans d’ autres conditions le résultat des échecs du prolétariat.

    Vous soulignez d’ ailleurs que nous assistons depuis quelques années à une montée en puissance de mouvements populaires dans le monde. Mouvements souvent exagérés comme « connective action » que vous qualifiez de « petit bourgeois » . Classification qui dans le contexte actuel mondial n’ a plus grand intérêt si l’ on admet que la domination réelle du capital poussée dans ses limites n’ a à nous offrir que la précarité.
    A ce sujet ce sujet les « grands de ce monde s’étaient «  réunis à San Fransisco en 1995 et ils avaient convenu que l’ économie mondiale n’ avait besoin que de 20% de travailleurs pour faire tourner le monde. Le sinistre Zbigniew Brzezinski allait alors proposer de passer au « tittytainment ».
    Savez-vous ce qu’est le « tittytainment » ?
    Du 27 septembre 1995 au 1er octobre 1995, à San Francisco, le grand hôtel Fairmont accueille 500 membres de l’élite mondiale : chefs d’État, hommes politiques, dirigeants d’entreprises multinationales, universitaires, chercheurs, etc.
    Cette réunion du Fairmont se déroule dans le cadre de la fondation de Mikhaïl Gorbatchev. Elle a une grande importance historique. Elle fait intervenir George Bush père, George Schultz, Margaret Thatcher, Ted Turner de l’entreprise CNN, John Gage de l’entreprise Sun Microsystems, des dizaines d’autres personnalités de tous les continents … et bien sûr l’incontournable Zbigniew Brzezinski.
    Elle a pour thème « l’avenir du travail ».
    Lisez cet extrait qui se passe de commentaires :
    L’avenir, les pragmatiques du Fairmont le résument en une fraction et un concept : « Deux dixièmes » et « tittytainment ».
    Dans le siècle à venir, deux dixièmes de la population active suffiraient à maintenir l’activité de l’économie mondiale. « On n’aura pas besoin de plus de main d’œuvre », estime le magnat Washington Sycip. Un cinquième des demandeurs d’emploi suffira à produire toutes les marchandises et à fournir les prestations de services de haute valeur que peut s’offrir la société mondiale. Ces deux dixièmes de la population participeront ainsi activement à la vie, aux revenus et à la consommation – dans quelque pays que ce soit. Il est possible que ce chiffre s’élève encore d’un ou deux pour cent, admettent les débatteurs, par exemple en y ajoutant les héritiers fortunés.
    Mais pour le reste ? Peut-on envisager que 80 % des personnes souhaitant travailler se retrouvent sans emploi ? « Il est sûr, dit l’auteur américain Jeremy Rifkin, qui a écrit le livre La Fin du travail, que les 80 % restants vont avoir des problèmes considérables. » Le manager de Sun, John Gage, reprend la parole et cite le directeur de son entreprise, Scott McNealy : à l’avenir, dit-il, la question sera « to have lunch or be lunch » : avoir à manger ou être dévoré.
    Cet aréopage de haut niveau qui était censé travailler sur « l’avenir du travail » se consacre ensuite exclusivement à ceux qui n’en auront plus. Les participants en sont convaincus : parmi ces innombrables nouveaux chômeurs répartis dans le monde entier, on trouvera des dizaines de millions de personnes qui,  jusqu’ici, avaient plus d’accointances avec la vie quotidienne confortable des environs de la baie de San Francisco qu’avec la lutte quotidienne pour la survie à laquelle doivent se livrer les titulaires d’emplois précaires.
    C’est un nouvel ordre social que l’on dessine au Fairmont, un univers de pays riches sans classe moyenne digne de ce nom – et personne n’y apporte de démenti.
    L’expression « tittytainment », proposée par ce vieux grognard de Zbigniew Brzezinski, fait en revanche carrière. Ce natif de Pologne a été quatre années durant conseiller pour la Sécurité nationale auprès du président américain Jimmy Carter. Depuis, il se consacre aux questions géostratégiques. Tittytainment, selon Brzezinski, est une combinaison des mots entertainment et tits, le terme d’argot américain pour désigner les seins. Brzezinski pense moins au sexe, en l’occurrence, qu’au lait qui coule de la poitrine d’une mère qui allaite. Un cocktail de divertissement abrutissant et d’alimentation suffisante permettrait selon lui de maintenir de bonne humeur la population frustrée de la planète.(Source : Hans-Peter Martin, Harald Schumann, Le piège de la mondialisation, Solin Actes Sud, page 12)
    Vous pouvez chers camarades vous rendre compte que ce programme est systématiquement appliqué, le sport est mis en avant pour occuper les esprits avec les cocoricos chauvins d’ un monde qui les mets hors circuit, partout nous constatons que le magma révolutionnaire commence son bouillonnement, avec partout à des degrés divers le même constat « l’insécurité sociale » . La répression hors norme du mouvement des gilets jaunes sous entendait des mesures de plus en plus draconiennes sur la population laborieuse et pauvres. Ce qui se produit actuellement dans de nombreux pays, la répression des gilets jaunes fut aussi un exercice permettant à l’ état de parfaire son système de répression à venir. Il est même question que l’ état français vende à l’ étranger «  ses compétences » comme il l’ avait fait en Algérie lors de la montée du FIS.
    La France a tout de même comme caractéristique de vouloir prendre la tête de l’ armée européenne en construction, elle a les moyen d’ injecter 300 milliards d’ euros d’ici 2023 aux armés.
    Tout commence à devenir rapport de force, et la sainte démocratie et les blabla médiatique pour endormir le peuple risquent de tomber dans la poubelle de l’ histoire très prochainement.
    Tout cela pour vous dire chers camarades, que le mouvement des gilets jaunes ne fut qu’un éclair dans la grisaille des échecs du mouvement ouvrier « délocalisé » en Chine et autres. Actuellement, compte tenu de ce que je viens de dire , le prolétariat en occident est fondu dans le peuple, il n’ a pas la force de se battre seul, c’ est maintenant un état de fait. Par ailleurs « les classes moyennes » c’ est mieux que le terme petit bourgeois vont tomber dans le prolétariat et même en dessous du prolétariat. Il en résulte un chassé croisé en Occident où le prolétariat s’amenuise1 (loi intrinsèque du capital qui remplace l’ homme par la machinerie) et les classes moyennes, les fonctionnaires sont remis en cause.
    Voilà pour aujourd’hui 25 octobre 2019 Gérard Bad
    Prochain texte sur l’ écologie et votre chapitre deux.

    (1) -Je ne veux pas seulement dire en nombre, mais aussi en qualité de travail en stabilité , le travailleur précaire prend le dessus avec l’ atomisation des lieux d’ emplois.

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    25 octobre 2019 à 9 09 49 104910
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    question

    Il y a toujours quelque chose qui me rebute, je ne peux pas comprendre au début de l’article : Un total de 250 000 milliards de dollars de dette mondiale. Qui sont les prêteur ? Si l’un doit, l’autre prête ! Et qu’est-ce qui est prêté ? Des billets de Monopoly ?

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    25 octobre 2019 à 10 10 00 100010
    Permalink

    @ Louis

    LES PRÊTEURS SONT D’ORIGINES MULTIPLES :

    A) LES FONDS DE PENSION DES MILLIONS DE TRAVAILLEURS
    B) LES ÉPARGNANTS DU LIVRET A COMME VOUS DITES EN France
    C) LES ASSUREURS QUI PLACENT AINSI VOS PRIMES D’ASSURANCE
    D) LES CIE DE CARTES DE CRÉDITS QUI VOUS OUVRE UNE LIGNE DE CRÉDITS N’AYANT ELLES – MÊMES RIEN EN BANQUE
    E) LES BANQUES QUI OUVRENT UNE LIGNE DE CRÉDIT AUX ENTREPRISES N’YANT RIEN DANS LEURS CCOFFRES… OU SI PEU
    F) LES BANQUES CENTRALES QUI ACHÈTENT LES OBLIGATIONS DES GOUVERNEMENTS N’AYANT ELLES-MÊMES RIEN DANS LEURS COFFRES OU ÉMETTANT DE LA MONKEY MONEY (Monopoly est un doux euphémisme)
    G) LE SPÉCULATEUR BOURSIER QUI LÈVE LE DOIGT POUR ACHETER 1 MILLION D’ACTION DE TESLA ALORS QU’IL N’A PAS UN SOUS AU BOUT DE SON DOIGT ET QU’IL REVENDRA DANS DEUX JOURS À UN AUTRE SPÉCULATEUR BOURSICOTEUR QUI N’AURA PAS PLUS D’ARGENT QUE LUI ALORS QUE L’ACTION BIDON DE TESLA AURA AUGMENTÉ SPÉCULATIVEMENT = DU VENT QUI APPEL DU VENT et qui génère du vent et forgent des milliardaires de pacotille

    TOUT LE MONDE ROULE AVEC DE LA VALEUR QUI N’EXISTE PAS ALORS QUE LE CRÉDIT LUI ROULE PLEIN RÉGIME JUSQU’AU JOUR OU LA CONFIANCE S’EFFONDRE ET TOUT LE MONDE VEUT ENCAISSER SON FRIC = QUI N’EXISTE PAS DANS LE SENS QU’AUCUNE MARCHANDISE NE DONNE DE LA VALEUR À CE CRÉDIT factice.

    EN EFFET QUAND VOUS CONTRACTEZ UNE HYPOTHÈQUE SI ELLE EST RAISONNABLE ET QU’ELLE EST ÉQUIVALENTE à LA VALEUR RÉELLE DE LA MAISON SI TOUT TOURNE MAL LE PRÊTEUR PEUT RÉCUPÉRER SA MISE DE CRÉDIT EN SAISISSANT VOTRE MAISON MAIS SI VOUS AVEZ HYPOTHÈQUER VOTRE MAISON POUR UN MILLION D’EURO ALORS QU’ELLE EN VAUT 300 000 euros L’EXCÉDENT CE N’EST QUE DU VENT = DU CRÉDIT NON ADOSSÉ À DES VALEURS RÉELLES = UNE PERTE SÈCHE POUR VOTRE PRÊTEUR ce qui sera le lot de tous ceux que j’ai énuméré plus haut (A,B,C,D,E,F,G)

    Voilà ce qui nous attend tous lors du prochain crash pire que celui de 2008 qui en donna pourtant un avant-goût.

    C’est clair maintenant ????

    Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

    Répondre
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