Les mini-Miss, faut-il en rire ou pleurer? Les mini-Miss ont-elles une enfance?

 

CAROLLE ANNE DESSUREAULT :

Regardons attentivement les photos de ces mini-Miss fardées comme des stars, faux-cils et perruques en surplus, habillées pour séduire. Elles sont adorablement mignonnes, mais jolies à l’image de femmes, – pour ressembler à ce qu’elles pourraient être plus tard – pas comme des fillettes. Que leur reste-t-il de leur enfance, à part leur âge? On leur a montré à plaire, elles veulent séduire, elles veulent une couronne, se démarquer des autres par leur beauté. Qui le leur a montré, sans doute leurs mamans parce que derrière cette parade, bien des mères projettent leurs rêves sur leurs filles. Dans ce jeu, les mères se réalisent à travers leurs filles. Peut-être pas toutes; disons la plupart.

Quelle est la valeur réelle qui ressort de leur apprentissage ardu où chaque jour apporte ses séances de maintien, de finesses, de mimiques à pratiquer devant le miroir, d’exercices de parade, d’essayages de vêtements, de chorégraphies? Tout est centré sur leur physique. Tout revient à elles. C’est le monde de l’apparence dans son absurdité la plus cruelle parce qu’elle joue sur la vanité de l’enfant.

Les mini-Miss sont le produit des Américains. 

Les mini-Miss sont un produit typiquement américain. Les Américains ne manquent pas de confiance en eux et ont peut-être une prétention de croire qu’il est bon de tout américaniser,  de rendre l’univers uniforme à leur image. Au premier concours mini-Miss annoncé à Laval en 2013 a déclenché une levée de boucliers. Seulement en 24 heures, 15 000 personnes ont signé le document contre la tenue de l’événement. La pétition a été lancée par le Dr Alain Vadeboncoeur et signée par plusieurs personnalités québécoises telles que Véronique Cloutier, Louis-Jean Cormier, Guy A. Lepage et Guylaine Tremblay. Mentionnons aussi au coeur de la pétition la féministe Léa-Clermont Dion, et l’économiste Ianik Marcil.

Plus de 35 000 personnes ont signé la pétition et ont dit non. Non à quoi? Non à une enfance formatée sur la séduction. N’est-il pas important de préserver l’enfance et prendre le temps de jouer plutôt que de se donner en spectacle en mini-adultes ?



MusiMax retire Honey BooBoo et Toddlers & Tiaras de leur programmation

De plus, MusiMax avait retiré  Honey BooBoo et Toddlers & Tiaras de leur programmation. Une émission qui pousse plutôt vers le bas.  Ci-dessous, quelques photos de la mère et de la fille, celle-ci dans son naturel (pas maquillée) et après, apprêtée pour la scène :

La France interdit de tels événements – Au Québec, Agnès Maltais n’a pas interdit …

Contrairement aux États-Unis qui, Honey Boo Boo en tête de fil, multiplient les émissions et les concours qui amènent des filles à agir comme des poupées performantes devant des salles remplies de parents hyperenthousiastes, la France a interdit la tenue de tels événements. En France, le Sénat vient d’adopter un texte interdisant les concours de beauté aux moins de 16 ans.

 

 

Une machine à faire de l’argent

Ces concours de mini-Miss sont des mines d’or pour tous les intervenants. Imaginez : les gens de marketing qui jouent sur l’image; les locations de salles fortement rentabilisées par l’adhésion de chaque parent à participer à l’événement; les vêtements, couturiers, tissus; les perruquiers, coiffeurs; les maquilleurs professionnels et les compagnies qui fabriquent le maquillage; les professeurs de danse, d’assouplissement du corps, les chorégraphes; les hôtels, les traiteurs pour les repas, les taxis et limousines, les diffuseurs, les vidéos, tout le personne nécessaire pour réaliser un projet; les émissions de télé tournées par la suite, les pubs, les revues vendues, les livres, les disques, les figurines …. la liste pourrait continuer …

Conclusion

Ces enfants que nous voyons en haut de page sont très jolies et chacune a sa personnalité. Ce ne sont pas elles qui sont jugées, ce sont les adultes qui les entraînent dans cet … ce … cette fosse aux lions … comment s’en sortiront-elles indemnes?

Je parle ici du coeur et de l’estime de soi. L’estime reliée à la valeur personnelle intrinsèque non pas seulement à l’image.

Carolle Anne Dessureault

 


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Carolle Anne Dessureault

Née au Québec, Carolle Anne Dessureault a occupé plusieurs postes en administration, dont celui de vice-présidente dans un parc technologique de la province. Elle est auteure de plusieurs ouvrages. Médaillée d’argent en art oratoire chez Toast Masters, elle a donné des centaines de conférences sur le bien-être intérieur. Elle a voyagé dans une trentaine de pays. Elle croit profondément dans l’épanouissement de la personne par la pratique de l’attention vigilante : la pleine conscience.

61 pensées sur “Les mini-Miss, faut-il en rire ou pleurer? Les mini-Miss ont-elles une enfance?

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    3 octobre 2013 à 8 08 38 103810
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    La question devient:
    Est-ce que les Québécois sont devenus aussi obtus et irresponsables que les Américains.

    Quant je lis la réponse de la ministre Maltais, je suis assez inquiet.

    Je ne peux croire qu’une mère ou qu’un père laisse son enfants dans de telles mains.

    André Lefebvre

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    3 octobre 2013 à 9 09 40 104010
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    Navrant et répugnant. On ne peut dire plus clairement que tout ça est a vendre. Ca rappelle l’incident de Mitterand-le-petit, ministre de la culture de son état. qui faisait l’apologie des bordels pour « très jeunes) de Bangkok, ce qui m’avait suggéré un article sur Avox qui avait fait un peu de bruit è l’époque. Autre époque, autre approche, mais même combat.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/10/09/quand-la-misere-fait-bander/

    PJCA

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      3 octobre 2013 à 12 12 03 100310
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      @André Lefebvre

      Le manque de fermeté de la ministre Maltais me laisse un mauvais goût. Les enfants, tous les ministres le disent, sont la valeur de la société qu’il faut entouré d’amour et d’une éducation saine.

      Nous vivions dans un monde aux lois et aux arrangements si complexes que changer une virgule à un document suscite un moment de panique. C’est peut-être la raison pourquoi tant d’actes se font en cachette.

      Un des mobiles qui pousse les parents à mettre en rang leurs filles pour ces concours est la gratification monétaire et la reconnaissance … ils sortent de l’ombre. La petite Honey Boo Boo, par exemple, et sa famille reçoivent régulièrement argent, toutes sorte de cadeaux (allant à des montagnes de papier de toilette, des vêtements, piscine … ) … Ils ont l’impression de valoir plus. Ils font parler d’eux.

      Carolle Anne

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        3 octobre 2013 à 12 12 44 104410
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        Autrement dit: Ils « vendent » leur fille.

        Très édifiant! Sommes-nous descendus aussi bas???

        André Lefebvre

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          3 octobre 2013 à 19 07 34 103410
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          André,

          Je ne crois pas qu’ils pensent qu’ils vendent leurs filles. Ils doivent se dire qu’ils profitent du système pour sortir de l’ombre et ne plus vivre une vie de misère.

          Ils ont du beurre à mettre sur leur pain le lendemain matin, là-dessus je ne peux les blâmer.

          C’est comme ces messieurs de la Commissions Charbonneau qui ne croyaient pas voler …

          Carolle Anne

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            3 octobre 2013 à 21 09 19 101910
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            Personnellement, je ne crois pas que les parents de la majorité de ces fillettes vivent une « vie de misère ».

            Mais je peux faire erreur.

            André Lefebvre

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      3 octobre 2013 à 12 12 07 100710
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      @Pierre Allard

      J’y vois moi aussi une incitation aux bordels pour très jeunes. Des esclaves du corps de six, sept, huit ans, ça existe. Les tordus et pervers, amateurs de sensations uniques, voudront maintenant des enfants de quatre ans, trois ans, pourquoi pas deux ans?

      Ceci représente un système adverse à l’amour. Le désir inconscient de détruire ce qui est pur et beau chez l’autre et qu’on n’a plus.

      Carolle Anne

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        22 novembre 2013 à 3 03 37 113711
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        on peut y voir ce que l’on veut …… comme dans toutes les compétitons pour les enfants à seule fin de satisfaire la frustration des parents (sport, échecs, chants, danses, etc.)
        En fait, chacun ne voit les choses que selon son esprit

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      22 novembre 2013 à 3 03 49 114911
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      on peut y voir ce que l’on veut …… comme dans toutes les compétitons pour les enfants à seule fin de satisfaire la frustration des parents (sport, échecs, chants, danses, etc.)
      En fait, chacun ne voit les choses que selon son esprit !
      Pour ce qui est des petites filles en bikini, il y a les plages d’été où les personnes interessées peuvent en voir ! alors, les concours de mini-miss, ça ne doit guère interesser que les familles elles-même ….. ou ceux qui ne sont pas faux-culs ou hypocrites

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    3 octobre 2013 à 9 09 55 105510
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    Devrait y avoir des lois contre ça.

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      3 octobre 2013 à 12 12 10 101010
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      @Serge Morin

      Il devrait y avoir des lois. Le niveau de conscience sociale n’est pas suffisamment élevé pour vivre sans lois. Il marche par interdits.

      D’un côté, les lois renforcent l’interdit et empêchent l’humain de se prendre en main; de l’autre, si on ne fait rien, dans le présent, on laisse le feu brûler toute la forêt.

      On a aussi besoin de présenter des projets solidaires, qui font écho au meilleur chez l’humain qui donnent le goût de travailler pour son propre bien et celui des autres. Ce n’est pas une utopie, c’est affaire de conscience.

      Pour l’instant, commençons par créer des lois pour empêcher des activités qui menacent de dégénérer dans l’abus de pouvoir.

      CAD

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      3 octobre 2013 à 19 07 35 103510
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      J’appuie fortement.

      CAD

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    3 octobre 2013 à 10 10 32 103210
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    Moi je les trouve belles (je n’ai pas dit attirante) ces « poupées » vivantes.

    Qu’est-ce que cela nous dit de l’enfance des mères de ces « poupées » ?

    @ André , vous dites : « Je ne peux croire », vous pour qui les mots sont si logiques, qu’est-ce que vous ne pouvez pas…?

    Affectivement.

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    3 octobre 2013 à 12 12 12 101210
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    @Gaïagénéaire

    Vous les trouvez «belles». Elles le sont.

    Vous avez lu Alice Miller en profondeur, que voyez-vous dans l’enfance de ces mères?

    CAD

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      3 octobre 2013 à 12 12 34 103410
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      @Belle Carolle,

      Afin de ne pas pervertir Alice Miller, voici intégralement ce qu’elle écrit dans le Drame de l’Enfant Doué:

      1. L’enfant éprouve le besoin fondamental d’être pris au sérieux et d’être considéré pour ce qu’il est, comme centre de sa propre activité. Ce besoin est tout aussi légitime que le désir pulsionnel, bien qu’il soit de nature narcissique, et sa satisfaction est une condition indispensable à la formation d’un sentiment de soi sain.
      2. Même chez le nourrisson. “Les sensations internes (!) du bébé et du tout-petit écrit, [sic] M. Mahler, constituent le noyau du Soi. Elles demeurent, semble-t-il, le point central, cristallisateur du « sentiment de soi » autour duquel s’établit le « sentiment de son identité » ”.
      3. Dans une atmosphère de respect et de tolérance pour les sentiments de l’enfant, celui-ci peut, dans la phase de séparation, abandonner la symbiose avec sa mère et faire ses premiers pas vers l’autonomie et l’individuation.
      4. Pour que les conditions nécessaires à la formation d’un narcissisme sain puissent être réunies, il faudrait que les parents de ces enfants soient nés eux-mêmes dans un tel climat [ou aient fait, dans le cas contraire, un travail d’analyse révélateur].
      5. Des parents qui n’ont pas connu ce climat lorsqu’ils étaient enfants ont des besoins narcissiques insatisfaits, ce qui veut dire qu’ils vont chercher toute leur vie ce que leurs parents n’ont pas pu leur donner au bon moment : un être qui s’adapte totalement à eux, qui les comprenne entièrement et les prenne au sérieux, qui les admire et leur obéisse aveuglément.
      6. Ils ne pourront jamais trouver ce qu’ils cherchent, puisque ces besoins insatisfaits datent d’une époque à tout jamais révolue, celle des premiers temps de la formation du Soi.
      7. Un être qui a un besoin inassouvi et inconscient – parce que refoulé – est soumis à une compulsion de trouver des satisfactions de rechange [compulsion de répétition].
      8. Leurs propres enfants sont les mieux placés pour fournir cette satisfaction de rechange à ces parents. En effet, un nouveau-né dépend entièrement de ses parents, pour le meilleur et pour le pire. Il a besoin de leur aide pour survivre, et fera donc tout pour ne pas la perdre, comme une petite plante qui se tourne vers le soleil.

      S’appuyant ensuite sur sa propre expérience en tant qu’analyste, Alice Miller pousse encore plus loin la réflexion et constate chez ses candidats que beaucoup ont eus[117] :
      1. Une mère peu sure émotionnellement, dont l’équilibre narcissique dépendait d’un certain comportement, ou d’une certaine manière d’être de son enfant. Ni l’enfant, ni l’entourage ne pouvait rien deviner de cette insécurité qui se cachait souvent derrière une façade dure, autoritaire, voire totalitaire.
      2. À cela venait s’ajouter une étonnante aptitude de l’enfant à sentir, de manière intuitive, donc inconsciente, ce besoin de la mère (ou des deux parents), et il le satisfaisait, acceptant ainsi la fonction qu’on lui avait attribuée inconsciemment.
      3. Le fait de remplir cette fonction lui assurait « l’amour », c’est-à-dire en l’occurrence l’investissement narcissique. Il sentait qu’on avait besoin de lui, et cela lui assurait son existence.

      Alice Miller souligne ensuite qu’une telle aptitude à déchiffrer les besoins inconscients du parent se développe et se perfectionne, de sorte que de tels enfants jouent ensuite eux-mêmes un rôle maternel (de confidents, consolateurs, conseillers, soutiens) envers celui-ci, « et qu’ils s’occupent de leurs petits frères et sœurs, développant pour finir un sensorium particulier pour les signaux inconscients des besoins des autres »[118].

      Elle remarque, d’ailleurs, que c’est le cas de beaucoup de psychanalystes. En résultera, notamment, l’impossibilité de vivre, comme enfant et comme adulte, certains de ses propres sentiments, tels que « la jalousie, l’envie, la colère, la peur, le sentiment d’abandon ou celui d’impuissance », la création d’un « faux Soi », d’une personnalité fictive (« personnalité-comme- si »), qui lui permette de s’adapter aux exigences de son entourage et enfin l’absence de délimitation entre la volonté du parent et celle propre de l’enfant[119].

      Il faut savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va.

      Donc, sans blâmer, à bas les masques, levons le « VOILE ».

      Affectivement.

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        3 octobre 2013 à 13 01 23 102310
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        Merci pour les informations transmises qui ne laissent aucune place aux illusions.

        Oui, à bas les masques. Lever le voile, c’est l’affaire d’une vie.

        affectivement,

        CAD

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          3 octobre 2013 à 14 02 10 101010
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          @Carolle,
          Ça pourrait être très facilement autrement pour l’avenir.

          « 4. Pour que les conditions nécessaires à la formation d’un narcissisme sain puissent être réunies, il faudrait que les parents de ces enfants soient nés eux-mêmes dans un tel climat [ou aient fait, dans le cas contraire, un travail d’analyse révélateur]. »

          Ce travail d’analyse, et c’est ma thèse, devrait se faire auprès de toute les filles, à l’école par une biographie ou ontogenèse, avant qu’elles ne commencent à se reproduire. Idem à l’Université avant d’être admis au 2 ième cycle et pour tous ceux qui toucheront à l’humain au quotidien après le Bac.

          Affectivement.

          Répondre
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            3 octobre 2013 à 18 06 26 102610
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            @ Carolle-Anne

            C’est ce qui est absent chez Krishnamurti.

            Affectivement.

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            3 octobre 2013 à 19 07 32 103210
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            Ah, peut-être que Krishnamurti n’en avait pas besoin. Il y a de ces êtres si concentrés sur la réalité pacifique et unificatrice qu’ils parviennent par leur pouvoir intérieur à ne pas projeter leurs déchets sur les autres.

            Félicitations pour votre thèse.

            CAD

          • avatar
            3 octobre 2013 à 20 08 51 105110
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            @ Carolle,

            Ce qui manque à Krishnamurti c’est cette réalité sans illusion certifiée par Alice Miller, pas ma thèse comme telle.

            En tout cas, vous, vous aimez cette pensée comme autrefois et encore, Jésus Christ idéalisé.

            Ce mythe forçant les femmes croyantes à y comparer leur mari ayant eu d’autre mère que la Vierge Marie pleine de grâces et bénie.

            Ou ces autres femmes à se marier avec le mythe.

            Vous verrez bien que le discours de K. est creux. C’est la grâce que je vous souhaite de tout coeur.

            Affectivement.

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            4 octobre 2013 à 9 09 00 100010
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            @Carolle,

            Cette absence se constate aussi chez Khalil Gibran, (Si tu veux être traité comme un prince, traite ta mère comme une reine) et dans toute la chrétienté (le 4ième commandement).

            Ce savoir l’est depuis que Freud a découvert l’étiologie de l’hystérie en 1895, savoir qu’il a été obligé de pervertir par la théorie des pulsions suite à sa mise au banc de la bonne Société.

            Il m’apparaît invraisemblable que cette idéalisation maternelle n’ait pas été dénoncée par des penseurs comme Socrate, etc.

            Ah, mais j’y pense, ce sont des misogynes…

            Levons le « voile ». Libérons les femmes de cette pression, de cette idéalisation.

            Affectivement.

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            5 octobre 2013 à 7 07 48 104810
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            Carolle,
            « qu’ils parviennent par leur pouvoir intérieur à ne pas projeter leurs déchets sur les autres. »

            « des réflexions étranges et stupéfiantes. »

            Le mépris est-ce un « déchet » projeté sur l’autre ?

            Affectivement.

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            5 octobre 2013 à 8 08 46 104610
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            André Lefebvre répond à la question de Carolle dans son texte intitulé « Qui suis-je? »

            Il y a une seule femme et un seul homme. Cependant il y a des gaucherEs et des droitierEs.

            Contenant et contenu. Cela me rappelle la Trudeaumanie en 1968. Ma blonde a succombé alors que moi je l’ai honnis. Pour moi, c’était le « contenu » de son discours qui m’avait « frappé ». Elle, c’était le beau bonhomme riche et « puissant », idem pour Marguerite Sinclair.

            Les beaux et les belles : « la beauté est utile » disait le Petit Prince. C’est un biais à contrecarré en recrutement des RH.

            « Il y a trop peu d’analyse psychologique des nouvelles.
            Où donc cache-t-on les psychologues de l’information, je veux dire de la formation. » Dans les agences de « duplicité », voyons.

            Alors. Comme disait Paul Laurendeau, quelque part, les femmes tentent de nous séduire par leur intelligence, mais l’amour c’est physique pour nous, construire une maison, installer une piscine, couper du bois, chasser, laver son auto, réparer une tablette, etc. : physique. Et surtout, l’ocytocine, ah! quelle drogue.

            Ces Miss ceci et Miss cela ce sont des « petites filles » dans des corps adultes. Il faut lire la biographie de Dominique Bertrand pour confirmer. L’Éditrice le souligne que c’est malsain de mettre l’accent sur l’apparence des « poupées ». Elle deviendront des proies faciles pour le « méchant loup » selon DW et les « visqueux » selon Lartiste. On passe sous silence les hommes jeunes et vieux victimes des « gold diggers », l’arnaque de la paternité imposée.

            Affectivement.

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    3 octobre 2013 à 13 01 46 104610
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    A Laval…Le maire Vaillancourt aurais trouvé une autre source de revenus…? Acurso divertifi ses investissement ?

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      3 octobre 2013 à 14 02 43 104310
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      Investissement au sens militaire, c.à.d. prendre possession d’un territoire, d’une âme. Comme un cheval de troy en informatique.

      Il faudrait voir le « replay » de la vie du petit Accurso avant 6 ans.

      Affectivement.

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    3 octobre 2013 à 13 01 57 105710
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    Après la femme objet, la fillette objet, c’est totalement abject. La marchandisation de l’humain n’a pas de limite dans l’univers marchand. Les voyeurs vont en avoir pour leur argent.

    Humain, trop humain.

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      3 octobre 2013 à 19 07 43 104310
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      Monsieur Huet,

      Vous venez de toucher l’épicentre : les voyeurs. Ce fut ma première réaction en voyant les photos.

      Le femme objet, on en a assez. Voyez, plus on se libère, plus ceux qui n’aiment pas les gens libres manifestent d’autres intérêts. On pousse les retranchements jusque dans le sordide.

      Les enfants objets. Déjà, on les a ces enfants ; les noueurs de tapis de laine attachés à des chaises; les enfants qui plongent leurs petites mains dans l’eau bouillante pour évider les cocons, pour faire de la belle soie; les enfants qui travaillent dans des boutiques en Inde «très bien considérées» selon les critères du pays – la preuve ce sont celles que le propriétaire nous fait visiter avec fierté, je l’ai vu de mes propres yeux – ces petites filles travaillent en plein jour sous une lumière blafarde et se brisent les yeux …

      Les enfants objets pour le sexe qui paradent dans des costumes de stars, c’est une belle arnaque!

      Il y aurait d’autres choses à dire que je ne dirai pas.

      Merci d’avoir partagé votre opinion.

      Carolle Anne Dessureault

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    3 octobre 2013 à 15 03 36 103610
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    Bonjour Carolle Anne,

    Des esprits passants pourraient dire qu’il s’agit d’amusement et de divertissement, rien de plus. Qui consiste quand même à exposer des enfants (infans: qui ne parle pas) comme des pâtisseries dans une boutique de médias. Il y a consommation avant, pendant et après le spectacle et ce sont les parents qui servent la soupe. La bêtise n’est pas une excuse, car on sait bien de nos jours que l’enfant est une proie sexuelle au moins dans les médias, et l’apprêter pour ce rôle c’est lui distribuer ce rôle. En toute complicité bue avec le prédateur officiel qui est l’homme de spectacle ou l’organisateur de ces nouveaux jeux pervers d’empereur romain.

    Je pense à cet empereur qui aimait à se baigner avec des nourrissons et pour un usage des plus avilissants juste en-deçà du meurtre, et parfois simultané du meurtre. Dans « La vie des douze Césars » de Suétone. Si ces parents savaient qu’ils plongent leur filles dans ces thermes-là, peut-être penseraient-ils judicieusement à effacer leur vie de Ténardier qui a perdu toute dignité, et du même coup, sauveraient-ils leurs enfants pour qu’ils retournent à la liberté de bouffer des nouilles en s’en foutant plein la gueule et en se foutant du maquillage à la graisse de baleine, aussi voudraient-ils grunger et déchirer ces robes disneyland comme la nouvelle drogue dure pour vieux pervers qu’il faut moquer.

    Vu comme ça, le no futur a du future !

    Plus tard, on retrouve ces enfants dans les castings de mode ou dans des errances autour de messieurs aisés, et dès 14 ans, et tout le jeu est de tirer le plus de laid de ces taureaux-là édentés. Quand elles en ont épuisé un elles passent à l’autre. Toutes fidèles à la leçon que leur maman(ma)querelle leur a donnée : C’est alors que vous leur apprenez qu’il s’agit tout simplement de prostitution. Et le choc est rude, car elles pensaient que c’était l’amour. C’est alors que la vraie enfance peut commencer, quand les termes ont repris leur sens. Et souvent, ce sont des vies un peu perdues, car incapables de se mouvoir naturellement dans la vraie vie des défauts séduisants, c’est-à-dire sans attendre une récompense pour chaque acte ou chaque minauderie de la manipulation devenue norme.

    Quand elles s’éveillent il est trop tard… le charme s’est envolé avec le dernier homme véritable qu’elle ne pouvait voir ou reconnaître jusque-là. La cible était ailleurs.

    Très belle dénonciation par Anne Carolle qui sait appliquer les mots dans une ordonnance et une mesure qui savent émaner des réflexions étranges et stupéfiantes. Elles nous arrêtent en plein mouvement d’inertie, pour nous éveiller un instant. C’est déjà beaucoup… 🙂

    Bonne journée

    Demian West

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      3 octobre 2013 à 16 04 47 104710
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      West,
      vous avez toujours la plume imagière qui sait mordre nos esprits. Des textes qui font honneur à l’intelligence et qui brillent toujours d’idées qui surgissent dans nos pauvres esprits un peu abrutis.
      Si vous n’existiez pas faudrait vous inventer. Merci.

      DG

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        3 octobre 2013 à 20 08 01 100110
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        @Denis Gélinas

        Bonsoir,
        Merci pour vos mots qui sont un baume.
        Puis-je vous retourner le miroir : si vous n’existiez pas comme commentateur, toujours avec une vision profonde comme un puits, il faudrait vous inventer.

        CAD

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          3 octobre 2013 à 20 08 48 104810
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          Bonsoir M. Gélinas,

          La dernière partie de mon commentaire vous revient totalement, c’est ce que je pense de votre participation sur le site.

          Quant à la première partie, les mots étaient plutôt adressés à DEMIAN WEST qui méritent, au centuple, ce que vous avez dit.

          Voici une erreur de frappe mécanique dont je suis responsable.

          Rendons tous les deux justice à Demian West pour son intestimable pensée saine et brillante.

          Bonne fin de soirée,

          CAD

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            4 octobre 2013 à 4 04 26 102610
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            Merci Mme Dessureault

            « profonde comme un puit », j’éviterai d’y tomber comme Narcisse. 🙂

            DG

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            4 octobre 2013 à 16 04 23 102310
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            Chère Carolle Anne,

            Vos commentaires feraient presque oublier l’article tellement on se sent récompensé par vos gentils mots. C’est devenu si rare ! les gentilles personnes qui savent l’exprimer. 🙂

            En tous les cas, vos articles touchent toujours dans le mil ! Il vaut mieux vous avoir de son côté. 😀

            Bonne journée

            Demian West

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        4 octobre 2013 à 16 04 35 103510
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        Gélinas,

        Une invention c’est une découverte de toute pièce et selon l’autre acception : une imagination un peu délirante !

        Dans ces conditions, je suis très satisfait d’être une invention et même que d’autres m’inventent plus encore. D’ailleurs, dans ce fil, Carolle Anne considère que vous en êtes un autre. Et comme elle est l’éditrice, il ne vous reste qu’à obéir. 🙂

        Après, nous continuerons d’ensemble à être inventifs. Et peut-être trouverons-nous la nouveauté. En tous les cas, il aura été aisé de tous nous réunir contre les monstres que cet article dénonce avec la plus douce fermeté, si l’on peut ainsi dire.

        Mais c’est cette douceur de l’auteur qui accable d’autant plus les voyous, qui profitent toujours d’une certaine invisibilité offerte par l’indifférence, mais là ils sont définitivement obscurcis en pleine lumière.

        Bonne journée

        Demian West

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    3 octobre 2013 à 19 07 58 105810
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    @Demian West
    Bonjour Demian,

    Vous venez d’identifier par vos mots la névralgie émotionnelle qui affectera plus tard ces enfants si elles ne sont pas retirées à temps d’un monde où on s’agenouille devant leur ego – pas loin du narcissisme – lorsque vous mentionnez qu’elles seront plus tard un peu perdues, en tout cas, incapables de se mouvoir naturellement dans la vraie vie des défauts séduisants, c’est-à-dire sans attendre une récompense pour chaque acte ou chaque minauderie de la manipulation devenue norme….» Et le pire, le pire, oui, le pire : «Quand elles s’éveillent il est trop tard… le charme s’est envolé avec le dernier homme véritable qu’elle ne pouvait voir ou reconnaître jusque-là. La cible était ailleurs.»

    Il faut protéger notre environnement, c’est vrai. Il faut surtout protéger nos enfants. Car si nous avons le réflexe de protéger les enfants, nous aurons tendance à protéger la vie en général.

    Les enfants, tout petits, ont encore le coeur pur. Leurs actes répondent à l’amour, leur joie provient du regard aimé des autres sur eux. Après, le raisonnement fait sa place et tasse un peu ce coeur gonflé d’espérance pour y installer des idées toutes faites et surtout un besoin morbide de comparaison.

    Merci Demian de nous avoir exposé si brillamment dans une langue si sensible la vision des «médias-mères et personnages à l’affût du sensationnalisme» dans cette attrape de coeurs innocents. Pour les tuer à court ou long terme.

    Carolle Anne Dessureault

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      5 octobre 2013 à 11 11 57 105710
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      Chère Carolle Anne,

      Je ne me lasse jamais de vous lire, vous êtes reposante. Et comme j’ai l’intention de renaître en koala dans ma prochaine existence (ce qui laisse augurer de la préservation de l’espèce) c’est une qualité majeure que je vous reconnais par le biais d’un effet très direct.

      Donc merci et n’arrêtez pas d’écrire ou de communiquer…

      Bonne journée

      Demian West

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    3 octobre 2013 à 21 09 49 104910
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    Remarquez que je ne suis pas contre l’idée que des petites filles se maquillent; c’est normal pour un enfant. Mais cela reste un jeux et cela leur permet de vivre leur enfance.

    Mais ici, ce n’est pas un jeux, ni pour les parents, ni pour les organisateurs et certainement pas pour les petites filles. Elles se retrouvent « esclaves » d’une confrontation d’adultes projetée sur elles. Cela les marquera pour toute leur vie.

    Et je n’aborde même pas la « viscosité » de plusieurs vieilles personnes dénaturées qui tireront une jouissance maladive du spectacle.

    C’est à désespérer de notre société; ou plutôt de celle que je souhaite. Ce qui ne doit certainement pas être un absolu.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    3 octobre 2013 à 22 10 06 100610
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    Tout comme vous, cette situation m’atteint. Mais vous et moi savez qu’il faut poursuivre notre souhait d’une société mieux accomplie. Si personne ne transporte le rêve, alors nous serons à la merci de ceux qui travaillent les cauchemars.

    Merci André pour vos points lumineux.

    Carolle Anne Dessureault

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    4 octobre 2013 à 2 02 55 105510
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    Les mini-miss !
    Quel étrange dossier!
    J’ai l’ai aperçu passé de loin, je ne m’y suis pas attardé.
    Merci à Mme Carolle-Anne de nous l’avoir si bien ramassé.

    Quel monde étrange dans lequel nous vivons!
    On parle souvent de crise des valeurs…
    Le cas des mini-miss est un exemple.
    Crise ou mélange ou confusion des valeurs. Des valeurs et des fausses valeurs, un peu comme des faux cils.

    Votre texte est bon, mais vos photos en disent aussi très long. Je ressens comme une déprime profonde lorsque je vois ces petites filles se faire virer en poupée plutôt que de les voir jouer à la poupée (jeu sexiste… les petites filles jouent-elles encore à la poupée où si aujourd’hui elles préfèrent les blocs légo ?).

    Les concours de beauté des minis aux maxis! Rien vraiment pour promouvoir l’égalité de la femme à Lomme ! Les miss…
    Le Carnaval de Québec a abandonné ses duchesses…
    Certaines s’en ennuient. On parle de les faire revivre.
    Est-ce vraiment «LE» créneau féminin que celui de la « beauté » ?
    Et toutes celles qui se trouvent laides…

    C’est un dossier complexe. On pourrait se rendre à la boulimie, et même à l’anorexie. Le ventre plat, les seins fermes, les fesses comme il faut avec le talon haut pour les faire ressortir un peu plus.

    Les mannequins, les revues «féminines» de mode…
    La démarche du «pied devant» de la mannequin.
    La position des pieds légèrement à l’intérieur des mannequins.
    Comment avoir l’air nouille et belle poulette!

    Il y a plein de modèles pour les petites filles et surtout pour leur mère trop grosse et trop laide pour l’emploi.

    Un dossier complexe!
    Les rôles sexés et sexistes.

    Je m’ennuie de la Vie en Rose, ce super magazine fait par des supers femmes qui faisaient valoir autre chose que leur…
    Je m’ennuie des fées ont soif.

    Des mini-miss au voile…
    Des libertés individuelles aux stéréotypes carcans !
    De la religion macho à la religion de la pitoune.
    Du niqab au bikini.

    Si nous avions le temps de penser…
    Si nous avions le temps de dire à nos enfants les valeurs qu’on a vécu, les valeurs qui nous habitent.
    Si on avait le temps de parler de ce qu’il y a sous les maquillages.

    On fait la promotion de la superficialité. Les mini-miss en sont un exemple.
    La superficialité plus facile à atteindre que la profondeur.
    Plus facile de parler de son épiderme que de son cœur.

    Les mini-miss, un dossier complexe.

    Serge Charbonneau
    Québec

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      4 octobre 2013 à 4 04 27 102710
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      Tout à fair en accord avec vous sur la crise des valeurs

      « Si nous avions le temps de dire à nos enfants… »
      j’entend les paroles de Jean Ferrat

      Entre les courses la vaisselle
      Entre ménage et déjeuner
      Le monde peut battre de l’aile
      On n’a pas le temps d’y penser
      Faut-il pleurer, faut-il en rire
      Fait-elle envie ou bien pitié
      Je n’ai pas le cœur à le dire
      On ne voit pas le temps passer

      DG

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        5 octobre 2013 à 2 02 52 105210
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        Pourquoi n’écoute-t-on plus Ferrat et tous ces gens qui disaient de quoi ?

        Il y a aussi des gens aujourd’hui qui disent aussi de quoi.
        Pourquoi sont-ils si difficiles à débusquer ?

        Merci de nous rappeler ces paroles significatives de Ferrat.
        Un chansonnier et poète « ENGAGÉ ».

        Serge Charbonneau
        Québec

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        • avatar
          5 octobre 2013 à 11 11 54 105410
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          Je vais faire un « coming out » : je n’ai jamais aimé ni Jean Ferrat non plus que Brassens et même pas Brel : la question est : suis-je normal ?

          Merci de ne pas y répondre, car j’ai trop peur de l’énormité de ce coming out ! 😀

          DW

          Répondre
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            5 octobre 2013 à 16 04 25 102510
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            @Demian West

            Intéressant! Je suis curieuse de savoir pourquoi vous ne les avez pas aimés, car il doit nécessairement une raison. Vous n’êtes pas un esprit banal, donc, votre commentaire m’intéresse.

            Moi, Ferrat, pas trop. Léo Ferré oui. Brassens, pour sa poésie. Brel, certaines de ses chansons. Serge Reggiani beaucoup, surtout Le premier amour du monde, le premier homme. «Comment pouvaient-ils savoir que c’était la première fois … ». J’ai aimé Barbara, son mal de vivre. Son soleil noir. Sa chansons «Mes hommes» Celle sur le Pont d’Alma où lui et elle se rencontrent …
            Surtout, la musique classique, avec Fauré en premier qui traverse le pont des structures connues. Et tant d’autres.

            Mais je digresse. Votre avis sur vos chansonniers que vous n’aimez pas, pourquoi?

            Carolle Anne Dessureault

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        7 octobre 2013 à 11 11 13 101310
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        Une de ses plus belles chansons avec C’est beau la vie.

        CAD

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      4 octobre 2013 à 19 07 33 103310
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      @Serge Charbonneau

      «Si on avait le temps de parler de ce qu’il y a sous les maquillages», vous formulez là un point vital car cela nous ramène à la question «Qui suis-je?»

      Moi aussi je ressens de la déprime à voir ces petites filles déguisées en madames.

      Mais comme vous le dites, le dossier des mini-miss est complexe.

      Carolle Anne Dessureault

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    4 octobre 2013 à 10 10 18 101810
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    http://ysengrimus.wordpress.com/tag/pornographie/

    « La pornographie réifie les êtres humains. L’érotisme fétichise les objets (tout en restant centrée sur une intimité humaine). L’opposition fondamentale qui opère ici est celle des deux grandes pratiques intellectuelles et mentales du capitalisme (dégagées et articulées par Karl Marx). Réification(chosification de ce qui est humain) et Fétichisme (humanisation de ce qui est chose). Réifier, c’est donc prêter certaines caractéristiques non humaines à une réalité humaine.
    Fondamentalement bourgeoise, commerçante, quantitative, compétitive, la pornographie assure l’intendance d’un cheptel de choses-machines. »

    La réification des bébés en poupées.

    Affectivement.

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    5 octobre 2013 à 2 02 44 104410
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    Nos médias savent faire la promotion de la femme !
    Ici, une nouvelle montrant une victoire du monde civilisé sur les dictatures:

    « Une Birmane ira à Miss Univers, pour la première fois en 50 ans »
    http://www.lapresse.ca/vivre/societe/201310/04/01-4696539-une-birmane-ira-a-miss-univers-pour-la-premiere-fois-en-50-ans.php

    La rédaction de la nouvelle n’est pas sans intérêt, négligeable.
    Le choix des mots et l’allure de la nouvelle nous offrent ce subtil endoctrinement de bonnes valeurs.

    Déjà les sourires de la photo mettent l’accent au bon (sic) endroit.
    Il y a trop peu d’analyse psychologique des nouvelles.
    Où donc cache-t-on les psychologues de l’information, je veux dire de la formation.

    Aimeriez-vous, Carolle, si vous étiez suffisamment belle (je dis ceci parce qu’inévitablement cette remarque va surgir dans votre propre esprit, j’en suis convaincu. En plus, certains pourraient croire que je ne vous trouve pas belle !), participer à ces concours de beauté. Ces concours qui vous font marcher en balançant le popotin et en mettant le pied exactement devant l’autre à chaque pas.
    Sans oublier la pose des pieds un peu par en dedans en position arrêt.

    Doit-on être considéré pour son contenu ou son contenant ?
    Là est toute la question !

    Dans mon cas, beau bonhomme comme je suis, les gens se sont toujours plus attardé à mon contenant plutôt qu’à mon contenu.
    On est souvent plus populaire par le contenant.
    Il y a plusieurs études sérieuses qui démontrent que les beaux et les belles ont plus de succès et de réussite que les laids et les laides.

    Serge Charbonneau
    Québec

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      5 octobre 2013 à 8 08 50 105010
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      Serge,

      Voir ma réponse, là.

      Le 5 octobre 2013 à 8 h 46 min,
      Le Gaïagénaire
      a dit :

      Répondre
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        5 octobre 2013 à 8 08 52 105210
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        André Lefebvre répond à la question de Carolle dans son texte intitulé « Qui suis-je? »

        Il y a une seule femme et un seul homme. Cependant il y a des gaucherEs et des droitierEs.

        Contenant et contenu. Cela me rappelle la Trudeaumanie en 1968. Ma blonde a succombé alors que moi je l’ai honnis. Pour moi, c’était le « contenu » de son discours qui m’avait « frappé ». Elle, c’était le beau bonhomme riche et « puissant », idem pour Marguerite Sinclair.

        Les beaux et les belles : « la beauté est utile » disait le Petit Prince. C’est un biais à contrecarré en recrutement des RH.

        « Il y a trop peu d’analyse psychologique des nouvelles.
        Où donc cache-t-on les psychologues de l’information, je veux dire de la formation. » Dans les agences de « duplicité », voyons.

        Alors. Comme disait Paul Laurendeau, quelque part, les femmes tentent de nous séduire par leur intelligence, mais l’amour c’est physique pour nous, construire une maison, installer une piscine, couper du bois, chasser, laver son auto, réparer une tablette, etc. : physique. Et surtout, l’ocytocine, ah! quelle drogue.

        Ces Miss ceci et Miss cela ce sont des « petites filles » dans des corps adultes. Il faut lire la biographie de Dominique Bertrand pour confirmer. L’Éditrice le souligne que c’est malsain de mettre l’accent sur l’apparence des « poupées ». Elle deviendront des proies faciles pour le « méchant loup » selon DW et les « visqueux » selon Lartiste. On passe sous silence les hommes jeunes et vieux victimes des « gold diggers », l’arnaque de la paternité imposée.

        Affectivement.

        Répondre
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      5 octobre 2013 à 16 04 36 103610
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      @Serge Charbonneau

      Si j’étais suffisamment belle, plus maintenant, mais avant oui je l’étais suffisamment pour ces concours où je me suis présentée à certaines époques. Drôle de paradoxe pour une personne qui se meurt d’être appréciée d’abord pour son contenu! Comme vous le dites, le contenant a son importance. On aime bien avoir les deux.

      A Denis Lévesque cette semaine on présentait une ex-Miss Canada iranienne qui partageait son expérience. Elle est très belle. Elle est aussi très bien articulée, intelligente, et possède une bonne tête. Ce concours lui a apporté une notoriété qui lui a permis de développer ses ressources, elle a reçu des contrats, a fait de l’argent. Elle a par la suite décidé de consacrer son temps à une cause humanitaire : elle a sorti des cachots une jeune fille de 16 ans qui avait tué l’homme chez qui elle travaillait comme servante et qui abusait d’elle sans aucune humanité. La famille au complet était d’accord. Comme elle a tué cet homme, sous l’effet d’une rage désespérée et une certitude absolue que sa vie ne serait que misère, elle fut condamnée parce qu’elle n’avait pas les moyens de racheter la vie de l’homme. Dans ce pays, la vie d’un homme vaut deux fois plus cher que celle d’une femme. Cette Iranienne a utilisé son contenant pour exprimer son contenu pour une cause humanitaire, sans se taper la poitrine des médailles qu’elle a reçues.

      Pour les mini-miss, c’est un peu différent que les concours pour les plus matures. Des enfants ne peuvent choisir. Des enfants doivent terminer leur apprentissage. Pour ne pas tuer le contenu justement, il ne faut pas déverser sur lui tout trop de contenant, ce qui pourrait le noyer.

      Les études qui démontrent que les beaux et les belles ont plus de succès sont exactes, je crois. Pas nécessairement les personnes les plus heureuses, ça dépend de l’évolution de la personne. Tout le monde préfère être beau, riche et en santé que laid, pauvre et malade.

      Carolle Anne Dessureault

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    6 octobre 2013 à 4 04 29 102910
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    @ Carolle Anne,

    Je n’ai pas aimé toute cette génération de chanteurs « parisiens » et cultivés à la mode germanopratine pour faire court et large à la fois, car leurs propos étaient très politisés (ce qui n’est pas mal) mais sur le mode vraiment unilatéral. Un peu comme la vision politique du couple Montand-Signoret.

    Cette génération d’artistes intellectuels de l’après-guerre a certainement fait voler en éclat beaucoup de contraintes du passé, et je m’en réjouis, mais dans le même temps, ils ont certainement étouffé toute créativité hors de ce modèle sartrien ou camusien comme un credo, une religion de la pensée et de l’art obligatoires.

    Et sur le mode du leurre le plus fashion, c’était une vraie mode qui savait laver les cerveaux. Mais comme disait le théoricien Adorno : « On ne peut connaître que son époque. » Bref, on n’y échappe pas. Pourquoi un Philippe Clay, qui était un bon chanteur, fut-il relégué au rang de conservateur répugnant et repoussoir, parce qu’il y avait une doxa impérieuse que ces plus grands artistes ont collée sur toute la société. Et que la société dans son ensemble n’est pas Saint-Germain-des-Près.

    Ce gauchisme blig bling qui se gave de propos en guise de pitié pour les miséreux et qui demande, tel Montand, 800000 Francs de l’époque pour une émission télé dans laquelle il devait dire au public qu’il devait désormais se serrer la ceinture : ça ne prend pas. Et ça a résolument gâté tous ces artistes-là.

    Je suis persuadé, qu’ils seront oubliés par les générations futures, comme on se souvient très mal des grands chanteurs du XIXème siècle ou des acteurs réputés de ce temps. Il suffit de demander aux jeunes générations qui est Jacques Brel, et vous aurez des surprises et une bonne leçon sur la gloire du monde.

    Pour ma part, je pense qu’il y a une grande dose d’imposture dans ces courants de l’art qui veulent dire au monde dequel côté il devrait tourner. Regardez les Nouveaux Réalistes en art pictural qui ont bouffé toute la scène artistique pendant 30 ans, et réduisant à néant collatéral toute autre expression, est-ce là le rôle de l’art ? certainement non ! et chaque époque nous a servi ce rouleau compresseur des icônes dévoratrices des moyens ou discrets ou humbles créateurs ou créatures souvent plus édifiants et accueillants.

    Finalement, je n’aime pas les artistes qui écrasent la société. Même si l’ensemble de la société a fini par croire que ces artistes l’ont libérée, ce qui est un leurre. Un syndrome de Stockholm puissance leadership.

    Je préfère un Trenet et un Gainsbourg à l’évidence légers et qu’il ne nous ont jamais fait la leçon, ils proposent, invitent, entraînent, et réjouissent puis provoquent sans plus de falbalas de mots compliqués et faussement réfléchis. Et ils côtoient aisément le rock voire le punk. Il faut un certain laisser-aller dans la dégustation de chansons, sinon c’est les travaux forcés pendant les vacances scolaires. Un non-sens…

    Merci pour toutes vos attentions et appréciations que je goûte une à une avec la plus appliquée présence pour n’en pas laisser une miette à quiconque…

    Bonne journée

    Demian West

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      6 octobre 2013 à 4 04 36 103610
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      La façon dont cette génération a totalement empêché et verrouillé ma génération née autour des sixties est une tragédie culturelle dont il faudra un jour faire le constat et le récit complet. Car ils ont préempté tous les postes, tous les discours de la bien-pensée obligatoire jusqu’à l’étouffement de la génération suivante à l’aide du coussin même du berceau.

      Ils ont été la première dictature soft.

      Finalement, on n’est pas si loin du sujet de votre article. 😀

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        6 octobre 2013 à 5 05 41 104110
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        Bien sûr, tout ceci est ma façon bien personnelle de voir et qu’elle est peut-être partagée par quelques-uns avec des variantes qui enrichissent et amoindrissent aussi le propos.

        Et je me réjouis que d’autres savent penser autrement, car si j’étais seul à pérorer ce discours et sans qu’il s’y oppose des vues contrariantes et imprévues surtout, ce serait bien triste et assez ch… 😀

        DW

        Répondre
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      7 octobre 2013 à 11 11 00 100010
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      Merci Demian d’avoir pris le temps de préciser votre pensée et surtout vos impressions profondes. Je reste émerveillée de la profondeur de votre esprit (je dis bien «esprit», contenant invisible qui reçoit vos pensées) et de la fluidité de votre expression écrite, et probablement verbale aussi.

      Je me rends compte en vous lisant que je m’étais attachée à l’aspect «sentimental» des chansons parisiennes de l’époque de Saint-Germain-desPrés, pas trop aux personnalités. Je n’ai pas le culte de l’idolâtrie de la vedette.

      Votre discours sur l’étouffement de la créativité hors du modèle sartrien ou camusien me touche davantage. Sartre, je comprends, mais Camus, lui, me rejoint. Je sais qu’en France vous n’aimez pas beaucoup Camus alors que moi dans mon Canada moins astiqué (à propos, avez-vous déjà lu «La tuque et le béret» de Louis Caron : l’histoire rafraîchissante d’un Français – un peintre – qui débarque en hiver au Québec dans les années ’50, les deux pieds dans la neige, le béret sur la tête, et qui ne comprend rien à l’accent des «Canayens» qui va se lier avec un pure laine d’ici avec sa tuque sur la tête, personnage haut et coloré qui ne parle pas du tout pointu je vous l’assure, a plutôt un langage épais, mais très imagé, plein de gros bon sens .. une belle amitié naîtra entre ces deux hommes …) pardonnez ma digression, je reviens rapidement à Albert Camus que je continue à relire, surtout le Mythe de Sisyphe (que voulez-vous je suis sensible à son élan de conscience, quand il mentionne notre responsabilité individuelle et collective DANS NOTRE FAÇON DE REGARDER L’AUTRE… une indifférence à la souffrance de l’autre …) et surtout ses Chroniques. Bon, je reviens à notre propos premier.

      Moi non plus je n’aime pas les gens qui écrasent la société. Croyez-moi, j’y suis extrêmement sensible dans toutes ses dimensions. Je suis consciente aussi des pirouettes que font souvent les gens de la scène ou qui ont une certaine notoriété, les galas bénéfices qui mangent les bénéfices des petits épargnants, on pourrait en parler longtemps.

      Je termine sur une note joyeuse. Vous avez mentionné Trenet. Je l’adore. Je fais partie d’une chorale et nous travaillons présentement sur L’ÂME DES POÈTES. J’aime aussi JARDIN D’HIVER de Salvador.

      Je vous souhaite une excellente fin de journée.

      Carolle Anne Dessureault

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    22 novembre 2013 à 3 03 40 114011
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    on peut voir, dans ce genre de manifestation, ce que l’on veut …… comme dans toutes les compétitons pour les enfants à seule fin de satisfaire la frustration des parents (sport, échecs, chants, danses, minimiss, miss univers, etc.)
    En fait, chacun ne voit les choses que selon son esprit !

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      22 novembre 2013 à 11 11 23 112311
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      Je t’ai reconnu DW.

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