Les personnalités du web québécois: Blanc, Arpin et Guglielminetti rencontrent Christiane Charette

Raymond Viger Dossier Web et Internet

Le titre de cette émission de Christiane Charette sur les ondes de Radio-Canada ne me dérangeait pas au départ. Le mot clé du titre de l’émission de Christiane Charette était « personnalité ». Une personnalité est un notable, quelqu’un bien en vue, un personnage remarquable.Ma curiosité me pousse à écouter cette émission. Rapidement, j’ai été ébranlé par ce que j’ai entendu. L’émission de Christiane Charette m’a laissé perplexe. À un point où j’ai dû attendre quelques jours avant de faire ce billet, question de prendre un peu de recul et de l’écrire à froid.

Top 10 des blogues les plus influents selon le magazine Forbes

Inspiré du magazine Forbes aux États-Unis qui a sorti son top 10 des personnalités du Web, Christiane Charette tente de faire pareil. Christiane Charette et ses trois invités Michelle Blanc, Dominic Arpin et Bruno Guglielminetti n’ont pas caché que le magazine Forbes avait pris des semaines de savants calculs pour établir leur liste tandis que le célèbre trio de la blogosphère n’a eu qu’un week-end pour préparer, chacun de leur côté leur liste des top 25 et très peu de temps le lundi matin pour en retirer leur liste des top 10 du Web québécois.

L’influence du Web vu par Dominic Arpin

Dominic Arpin nous donne rapidement une définition sur laquelle il s’est basé pour identifier des personnalités du Web. Dominic Arpin parle de présence régulière sur le Web, de participer à la blogosphère, de faire des hyperliens… Dominic Arpin élimine les gens déjà connus avant d’avoir un blogue, les gens comme Patrick Lagacé. Il cherche à identifier ceux qui se sont créés une notoriété à partir du Web.

Les blogues de Bruno Guglielminetti

Bruno Guglielminetti parle de gens qui communiquent. Bruno Guglielminetti élimine ceux qui ont des profils fermés.

La blogosphère de Michelle Blanc

Michelle Blanc défini l’influence comme les hyperliens que les gens pointent vers notre blogue, un vote de confiance. Le nombre de mention dans les médias traditionnels sont aussi tenu compte pour Michelle Blanc.Parle-t-on de personnalités dans le sens popularité et reconnaissance par le public ou encore d’influence? Michelle Blanc nuance en disant qu’il y a des gens qui sont populaires mais peu influents. Parce que l’influence peut se faire discrète, dans l’ombre et passer inaperçue.

Michel Beaudet et les Têtes à Claques

Je ne critiquerais pas le jeu auquel Michelle Blanc, Dominic Arpin et Bruno Guglielminetti ont participé. Ils n’ont pas caché le peu de temps pour réaliser cette liste et le déchirement entre popularité et influence. De plus, il n’y avait pas nécessairement consensus dans les résultats. Et le cas de Michel Beaudet avec les Têtes à claques en est un bel exemple. Bien classé par Dominic Arpin et Bruno Guglielminetti, Michel Beaudet arrivait 24e ou 25e sur la liste de Michelle Blanc.

Blogosphère internationale?

Encore une fois, j’ai l’impression que la problématique du territoire est venu me brasser. Suis-je Québécois ou Français? Je suis un Québécois, qui a un blogue fait au Québec dont une majorité d’Européens me lisent. À 2 reprises, une vingtaine de médias Français ont parlé de mon travail sur l’Internet, incluant des agences telles que Reuters et Agence France Presse. Ces médias étaient autant la radio, la télévision que les journaux. Mais en France, on se contente de mentionner que je suis un blogueur Canadien!

Blogue québécois

Pourtant, au Québec, j’ai un minimum de visibilité. Quand la recherchiste de l’émission Isabelle le matin voulait avoir un invité pour une émission sur le suicide, c’est en cherchant dans les moteurs de recherches qu’elle est tombé sur mon blogue et que j’ai été l’invité d’Isabelle Maréchal.La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) m’a demandé de donner une formation aux journalistes qui veulent partir un blogue. Magazine Canada m’a demandé d’animer leur prochaine formation sur le blogue.Les Ministères de l’Éducation au Québec et en Ontario réfèrent nos textes Internet auprès des étudiants du secondaire. À plusieurs reprises des éditeurs de manuel scolaire nous ont demandé la permission pour utiliser nos références dans les manuels scolaires.Suite à la parution de mes billets sur le blogue, des organismes communautaires me consultent pour avoir de l’aide, des écoles m’invitent à donner des ateliers sur différents sujets…Il y a tout de même un minimum de visibilité dans les moteurs de recherche sur nos billets puisque plusieurs journalistes, à la blague, me mentionnent être tannés de tomber sur mes billets en faisant des recherches.Et ce qui est le plus important pour moi, c’est le fait que mes billets, même vieux de plusieurs années, sont encore bien visités et commentés. Ils sont devenus des classiques.

La blogosphère, une somme de gouttes d’eau

Je ne cesserais de répéter que je ne suis qu’une goutte d’eau dans la blogosphère. Une goutte d’eau qui reçoit 100 000 visites par mois. Une goutte d’eau anonyme. Parce que mes sujets de prédilection versent dans le suicide, le jeu compulsif, la drogue, l’alcool, la prostitution… Des sujets peu attrayants et dont on ne cherche pas à se vanter. Un sujet comme le suicide, sur les 4 billets que j’ai écrits, c’est maintenant 150 000 visites par année, plus de 3 000 commentaires de personnes suicidaires qui se confient.Tout cela bénévolement. De jour, de soir et de nuit. 7 jours sur 7. Seul devant cet écran en relation avec des gens anonymes de partout à travers le monde.Quand je regarde l’impact que j’ai sur les Internautes qui viennent me visiter et les commentaires que je reçois, je peux dire que oui j’ai de l’influence, autant sur ces gens que sur notre société. Est-ce que je suis populaire pour autant? Pas vraiment. Parce que la première personne que l’on veut oublier quand on va mieux, c’est celui qui nous a aidé quand tout allait mal. Parce que l’on veut oublier ces périodes de détresse. On veut oublier ces moments de souffrance.Est-ce qu’un top 10 fait en survolant rapidement la blogosphère permet de bien présenter la réalité de celle-ci? Pas sûr. Parce que la blogosphère est la somme de toutes ces gouttes d’eau, ces gens passionnés qui la nourissent dans l’ombre, qui apporte à la blogosphère son âme et son essence.Merci à Renard L’Éveillé pour avoir attiré mon attention sur l’émission de Christiane Charette, émission que j’ai écouté parce qu’un blogueur en a parlé! C’est donc dire que Renart L’Éveillé a eu de l’influence sur moi.Classement des 25 personnalités du web de Michelle Blanc, Dominic Arpin et Bruno Guglielminetti.

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Une pensée sur “Les personnalités du web québécois: Blanc, Arpin et Guglielminetti rencontrent Christiane Charette

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    21 février 2009 à 5 05 37 02372
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    Le 1 fevrier – par pure coincidence, car je ne suis pas au Québec et ne voit pas les émissions de Charette – je suggérais que le manque d’influence en général des blogueurs politiques québécois venait de ce qu’ils ne discutaient pas entre eux et ne suscitaient donc pas au sein de la population l’intérêt de la controverse.

    Voyant le palmarès qu’établissent les experts, je vois qu’il y a une raison encore plus grave. On met sur le même plan le signifiant et l’insignifiant et
    on veut en tirer des conclusions.

    Selon les mêmes critères, Eminem est bien supérieur a Bach et les Beatles – ils nous l’avaient dit eux-mêmes – sont plus influents que Jesus Christ…

    On peut ne pas être d’accord, n’est-ce pas ?

    PJCA

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    21 février 2009 à 8 08 47 02472
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    Parfaitement d’accord avec vous M. Allard. De plus, la blogosphère étant tellement grande et immense, comment peut-on affirmer faire un classement si on ne prend pas le temps de s’investir adéquatement et de bien définir les critères de popularité et d’influence. Sur ce point, Michelle Blanc est venu commenter à 2 reprises sur mon blogue. Michelle Blanc a tenté de justifier son top 25 et nous avons eu un petit différent sur les définitions utilisées: http://raymondviger.wordpress.com/2009/02/19/christiane-charette-les-personnalits-du-web-qubcois-selon-michelle-blanc-dominic-arpin-et-bruno-guglielminetti/

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    21 février 2009 à 9 09 40 02402
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    1- Était-ce un Top 25 de blogues ou de sites ? je regarde souvent les Têtes à Claques mais ce n’est absolument pas un blogue !
    2- Populaire (nombre de hits) ou influent ? Pas pareil du tout ! Les 7 du Québec sont plus influents que Richard Martineau, on s’entend là-dessus?
    3- Québécois ou international ? une autre distinction difficile à chiffrer….
    4- Fermé (comme Chantal Hébert, qui ne répond jamais) ou ouvert, comme l’Électron Libre, avec une réponse à presque tous les intervenants ?
    5- La fréquence : certains blogues se renouvellent presqu’à chaque jour ; d’autres passent des semaines sans aucune modification….

    Conclusion : il aurait fallu définir une grille d’analyse sérieuse et s’en servir pour juger.

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    21 février 2009 à 11 11 09 02092
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    Parfaitement d’accord Garamond que la grille d’analyse aurait dû être réfléchi et défini au préalable. La blogosphère est immense et les critères d’analyses le sont tout autant.

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    21 février 2009 à 11 11 23 02232
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    Les pseudos autorités adorent dire aux gens quoi lire, quoi regarder, quoi penser.

    Peut-être qu’on veut éviter que certains blogs deviennent trop influents, alors on essaye de diriger les gens vers des blogues inoffensifs ou rien de vraiment utile qui pourrait éveiller leur conscience n’est discuté.

    Paix!

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    21 février 2009 à 14 02 04 02042
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    Bonjour Aimé Laliberté.

    Je ne crois pas que l’exercice que Christiane Charette a initié voulait faire taire les blogues engagés. Je crois que c’était plus pour faire « comme » les Américains avec leur classement dans le magazine Forbes. Sauf qu’on y a pas mis les mêmes efforts.

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    21 février 2009 à 14 02 51 02512
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    Mon impression est que les Québécois connaissent peu ce qui se passe dans leur propre patelin. C’est la raison pour laquelle j’ai créé La Capitale blogue (302 blogues aujourd’hui) et que j’attends toujours que Montréal et les autres régions du Québec fassent de même 😉

    En fouillant pour regrouper tous ces blogues de Québec et sa région, j’ai découvert des blogueurs qui ont peu d’influence ici mais qui sont très suivis en dehors du Québec (surtout ceux qui bloguent en anglais, la grande majorité parce que c’est leur langue maternelle). Par ailleurs, qui connait Graeme Villeret et son concept Café.com ? Qui suis le Carnet de Dean Louder, un ancien prof de l’Université Laval qui fait en ce moment un voyage à travers l’Amérique francophone et nous raconte ses péripéties dans un français dont plusieurs seraient jaloux? Et le Carnet de Gaston Deschènes, chaque fois tellement pertinent, qui le fréquente? Électron vert de Pierre Langlois, ça ne vous dit rien n’est-ce pas ? Pourtant ses billets sont de loin ce que je lis sur les questions environnementales. Et les autres dont vous n’avez pas idée…

    J’ai moi-même été un des plus lus sur agoravox.fr avant de décrocher parce que mes intérêts étaient davantage ici qu’ailleurs. N’empêche que soblogue.com devrait faire dans les 300,000 visiteurs et plus cette année 😉

    Nous avons beaucoup à faire pour sortir des sentiers médiatiques battus dont je parlais dans mon dernier texte. Il y a tellement à découvrir hors de ces sentiers…

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    21 février 2009 à 17 05 25 02252
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    Comme vous dites, M. Monette, il y a beaucoup à découvrir en dehors des sentiers battus. C’est une des forces de la blogosphère, il n’y a pas de sentiers!!! On peut partir à l’aventure quand on veut et où l’on veut bien.

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    7 mai 2011 à 19 07 57 05575
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